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Defying gravity.



« As long as I survive, you will be part of me. » ♱
- Glassy sky.

« Laisse-moi t'aider. Laisse-moi essayer, Luce. Je peux être ta famille. » L’ouragan s’arrête. Tu as le souffle court, la respiration encore sifflante mais quelque chose semble s’apaiser, lentement, dans ce coeur qui bat à tout rompre, à t’en briser l’âme, à t’en déchirer les sens. Je peux être ta famille. Tu as le visage baissé, les cheveux devant les yeux et l’estomac noué. Il a implanté quelque chose. Ce refrain lancinant de solitude se tait, soufflé comme la flamme d’une bougie. Peut-être que tu as cherché à te faire du mal, à te détruire, à faire passer la folie par le meurtre et la torture. Peut-être que tu as longtemps cherché le chemin vers un bonheur jugé inaccessible. Tu aurais même épousé un Carrow ou Lestrange pour ne pas.. ne pas mourir seule. Laissez-moi partir dans ses bras. « Trouver ton bonheur, Luce. Tu n'as pas besoin d'eux. Laisse-leur ton cousin. » Sommeil. Dormir. Froid. Plus la force. Tu sens sa main sur ta joue, et quand tu l’as regardé, tu as bien compris le recul, le choc, la surprise. Il t’a bien dit de leur laisser Lysander, de partir, mais le rebut, non, il ne pouvait ni comprendre, ni intégrer. De toutes façons, Duncan te déteste. Mais Fred.. il est là lui. « Je suis là. » dit-il. « S'il te plaît, Luce, je suis là. » Ses bras. Tu t’y laisses aller, doucement. Ca réchauffe. Du baume sur les plaies, parce qu’enfin, tu cesses de pleurer. Tu as envie de lui dire que tu n’aurais besoin de rien d’autre que lui. Ca te brûle les lèvres, de lui supplier le pardon, de lui demander de rester près de toi. Ca t’écorche toute entière, ce désir de liberté, de fuite. Courir, loin, pour oublier. Tes doigts s’accrochent à ses vêtements, comme une enfant qui retrouve la sécurité, le réconfort d’un doudou. Elle s’en fout, de la boue, de la saleté. Je peux être ta famille, c’est sans doute ce qu’on t’a dit de plus doux, dans ta vie. Tu as envie de t’y laisser couler, quelques minutes encore, dans cette idée qu’il pourrait rester avec toi, sécher tes peines, consoler, panser toutes ces plaies. C’est stupide, pourtant, tu le sais bien. Fred Weasley mérite mieux qu’une vie enfermé à tenter de faire vivre une amie indigne, une meurtrière. Une accro à la magie noire. C’est ton Excess personnel, ton essence de plaisir immédiat et brut.

« Je ... » Toxique. Tu es toxique pour le rouquin. Il est jeune, il est fort, mais il souffre et il n’a pas besoin de que tu lui serves de prison, que tu casses un peu plus son existence, son innocence. Il sait tes excès, il sait toute cette folie, cette brutalité. Il ne sait pas, jusqu’où, désormais, tu vas. « Si tu as quelqu'un que tu dois protéger là-bas, alors » Draco. Son nom s’impose à ta semi-conscience. T’es tellement bien, là. T’as lâché prise. Tu respires encore, mais doucement, on pourrait presque penser que tu t’es endormie, ton apparence tristement paisible, pitoyablement collante et sale. T’as déchiré ta tenue et tu t’en fiches. Draco, Duncan, Lucifer. « Retourne-y. » Je veux rester la, force-moi. Aucun mot, pourtant. Le silence, seulement. Dis, tu m’aimes un peu ? Il n’y a pas de frontières à ton amour. Les gens savent classer, ils ont les amours, les amants, les flirts, les amis. Pas toi. Toi tu aimes peu mais éperdument. Tu accepterais tout. Tu ferais absolument n’importe quoi pour ces rares privilégiés qui se sont attirés ton empathie. Et Fred.. tu te saignerais jusqu’à la dernière goutte si ça pouvait le faire vivre. T’es pas certaine que ça soit bien, d’aller jusque là pour un ami. Tu sais que tu le désires pas, juste.. « Mais promets-moi que - » Tout ce que tu veux. Juste qu’il fait partie de toi. C’est ça. Cette sensation que si on lui faisait du mal, tu en mourrais aussi. « - tu prendras soin de toi. Et que tu vivras. Moi, je t'attendrai. » Tu peux pas promettre ça, si ? Tout ce que tu veux, mais ça, tu contrôles pas. Tes cauchemars, tes crises, ta peur, ta solitude, le danger, l’adrénaline.

« Si j’y retourne pas, ils vont le torturer. Il.. Il payerait pour ma trahison. » La bouche pâteuse. Tu n’aimes pas lui parler de ça. Sans doute que tu as un peu honte, parce que lui te pensait différente des autres. Brûlure sur ton avant-bras, à peine. Réminiscence. Non, le Maître n’appelle pas, et même si par instinct tu plaques ton autre paume sur la Marque, tu sais que ça n’est que ta conscience qui joue avec ta peur, avec les conséquences d’une potentielle traîtrise. T’aimerais que ça aussi, ça s’arrête, que ton corps cesse de rappeler les douleurs, la Marque, le poids mort sur ton ventre, la cicatrice dans ton dos. C’était la fatigue, qui jouait le bourreau. « Est-ce que nos sentiments valent le risque, Fred ? Est-ce qu’on peut se permettre d’être égoïstes ? T’es un héros et je suis qu’une pourriture qui essaye de.. limiter la casse. » C’est ainsi que tu le vois. C’est un héros, sa vie en danger pour une juste cause, sa bonté au service des fuyards, des traqués, des malheureux. Un Weasley et une Rowle. T’avais oublié, comme c’était bien quand il était là, et devoir partir.. ça fait mal. « Je te promets de vivre si tu en fais autant. » Un deal comme un autre. Tu bouges, t’extirpes de l’étreinte pour ramasser ta baguette puis le bijou, que tu lui tends. « C’est cassé mais si vous le revendez, vous pourrez peut-être en tirer quelque chose. » Fatiguée, triste. Partir avec lui. Non. Te raisonner. « Essaye de pas m’oublier, Weasley.. » faire bonne figure, même si tu sais qu’en rentrant, tu vas t’effondrer dans ta baignoire, déverser ta colère, ta frustration, bien d’autres larmes. Tu recules, un peu, maladroitement. Si tu le touches encore, tu sais que t’y perdras tes résolutions. Partir, il ne te reste qu’à partir.  

1475 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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LUCREZIA ROWLE & FRED WEASLEY #1

I
l est égoïste. C'est une chose que la guerre lui a apprise. Qu'il est égoïste. Il donnerait n'importe quoi (tout tout tout) contre George, même si ce n'est que pour quelques instants. Il fuierait le pays avec sa famille (avec toute sa famille) si c'était possible - et il n'aurait même pas trois secondes de regret à l'idée d'abandonner Potter. (parce qu'au fond, il le déteste, il le déteste, il le déteste) Il resterait ici, éternellement, avec Luce à oublier la guerre, les ravages et les brisures de ce monde - et peu lui importe ceux que Luce doit abandonner pour rester avec lui. Il est égoïste, il aime égoïstement, désespérément parce qu'avec les feux qui consument leur univers, il ne sait pas comment aimer en acceptant que l'autre puisse partir hors de sa portée. Que l'autre puisse l'abandonner.

Il ne peut pas.
Et parfois, pas tout le temps, ça lui fait un peu peur, cette horrible personne qu'il est sans George. Comme maintenant. Avec Luce, sa jolie Luce ... (elle est juste un peu trop cassée, un peu trop malmenée - mais c'est sa Luce avec sa jolie âme abîmée par les rustres) Merlin, elle croit qu'il est encore une belle personne, un beau cœur et ne voit pas qu'on l'a brisé et qu'il y a des choses laides qui s'échappent de lui. Son égoïsme. Sa colère. Son désespoir. Fred n'est pas tellement beau, au fond. Ou peut-être que c'est juste que George a emporté avec lui tout ce qu'il y avait de bon chez eux, ce foutu lâcheur (connard, tu es parti et t'as rien rien rien laissé derrière toi). Même si c'est la vérité, il n'a pas envie que Luce le voie. Elle en pleure déjà, et c'est affreux, il ne veut pas faire pleurer Luce. Il ne veut pas qu'elle l'abandonne (pas encore pas encore pas encore).

Alors il se force.
Il la prend dans ses bras, il la serre contre son cœur. Il fait semblant d'être fort. Il fait semblant qu'il peut encore tenir sur ses jambes. Semblant semblant semblant. Il lui demande juste d'aller bien, de prendre soin d'elle (par tous les Mages, il voudrait demander plus, tellement tellement tellement plus). « Si j’y retourne pas, ils vont le torturer. Il.. Il payerait pour ma trahison. » Il acquiesce, ses mots s'entassent dans sa gorge et ça fait une boule là, juste là. Il a un peu de mal à respirer, il n'ose pas ouvrir les lèvres de peur de dégueuler ses mots égoïstes (parce que Luce l'abandonnerait alors, c'est sûr sûr sûr). « Est-ce que nos sentiments valent le risque, Fred ? Est-ce qu’on peut se permettre d’être égoïstes ? T’es un héros et je suis qu’une pourriture qui essaye de.. limiter la casse. » Ses doigts écartent doucement la main qui recouvre la Marque et la remplacent. Il accepte ses anciennes fautes, ses anciennes cicatrices. Il déteste les Mangemorts, mais pas Luce. Jamais jamais jamais. Il accepte ce qu'elle a été, ce qu'elle est (parce que c'est ce qu'il a toujours fait au fond, il ne sait pas rejeter sa jolie Luce au cœur piétiné par la sociéte). Il acceptera même de porter ses pêchés à sa place si elle le demande. « Je ne suis pas un héros. » C'est Bill, le héros. C'est Percy, aussi, parfois. C'est Ronald, malgré tout. Fred est un fantôme, un esprit en colère. Parfois il en a tant qu'il ne sait pas quoi en faire. Ca se cristallise dans ses tripes, autour de sa douleur, autour de sa solitude - et il ne sait pas trop s'il doit laisser ça là ou s'en débarrasser. « Tu n'es pas une pourriture. » Parce qu'elle est jolie, sa Luce. Dans son corps, mais surtout dans son cœur. Les gens sont trop cons pour le voir. Trop cons trop cons trop cons. « La famille, ça en vaut toujours la peine, Luce. » Il ne parle pas de sang, ou de nom. Il parle du cœur, de ces gens chers qu'on ne veut pas perdre - chez ces rouquins, la famille, c'est toujours important. Ca vaut toujours tout. Au milieu des Sangs Purs malheureux et tordus, c'est ça leur richesse. Et Luce est sa famille aussi. « Je te promets de vivre si tu en fais autant. » Il acquiesce. « Je promets sur la Magie. » Il peut faire ça. Même si c'est en rampant, même si c'est en pleurant. Même dans la douleur. Il peut faire ça pour Luce. (rien que pour elle elle elle) (il fera tout tout tout pour elle)

Quand elle s'arrache à lui (à eux), il n'essaie pas de la rattraper. Il essaie d'être raisonnable. D'être fort (fort fort). « C’est cassé mais si vous le revendez, vous pourrez peut-être en tirer quelque chose. » Quand il accepte l'objet, les doigts se frôlent. Ce n'est pas romantique. Sans le vouloir, il laisse un peu de boue sur la peau blanche. Ils ne sont pas amants, il ne la désire pas comme on désire une femme. Mais ça lui réchauffe un peu le cœur, ça fait taire un peu les monstres glacés qui dévorent ses tripes. Il aime Luce, mais il n'est pas amoureux de Luce. Finalement, c'est bien plus. Elle est bien bien bien plus. Luce, c'est son évidence. « Essaye de pas m’oublier, Weasley.. » Elle se retranche derrière les noms, il essaie de sourire (il essaie vraiment vraiment vraiment, il ne veut pas quitter Luce sur une grimace, ce n'est pas comme ça qu'ils devraient se quitter). Mais c'est un peu raté. La courbe est bancale, la gravité tire sur les coins de sa bouche. Et finalement, c'est l'égoïsme qui l'emporte, encore encore encore. « On n'oublie pas une partie de soi, Luce. » Il veut la reprendre dans ses bras, ne pas la laisser partir. Ses doigts gigotent, au bout d'une main trop libre alors il la fourre dans une poche. Ne remarque pas que le miroir est froid à nouveau. Il ne sait pas dire au revoir, c'est une de ses (nombreuses nombreuses nombreuses) incapacités. « FRED ! » Le nom gronde, fait frissonner les blés qui les entourent. Il ferme les yeux. Peut-être que ça s'en ira loin loin loin. « FRED ! » C'est Percy qui vient le chercher en hurlant son prénom d'inquiétude, il a trop tardé. La région est souvent déserte, mais c'est dangereux pour Percy. « Je- » « FRED ! » La voix se rapproche. « N'oublie pas la promesse, s'il te plaît. » L'urgence dans sa voix tient autant du fait qu'il doit (veut veut veut) aller faire taire Percy (il ne perdra pas Percy aux rafleurs à nouveau, jamais jamais jamais) que du besoin qu'il a d'entendre Luce affirmer qu'elle vivra (même si c'est au prix de sa propre mort). « FRED ! » « Je vais l'occuper. Je ... » Il hésite. Ces mots passaient facilement à l'époque. Il lui a dit si souvent. Avec un rire, avec un sourire, avec une grimace. Il lui a dit si si si souvent et sur tous tous tous les tons. Il ne sait pas si elle voudra encore d'eux alors qu'ils sont cassés, boueux, et tristes. « Je suis content de t'avoir vue. » Même si c'est douloureux de se séparer de nouveau, de se priver de sa chaleur si douce douce douce. « Au revoir. » Le gamin égoïste refuse que ce soit un adieu. Il l'a dit, après tout. Il l'a promis, après tout. Il l'attendra.
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