sujet; should i stay or should i go now ? {Alice}

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• nom complet ; Alice Barjow. A entendre son patronyme, vous voudriez probablement la mettre dans le meme lot que le reste de sa famille et surtout à la boutique Barjow & Burke qui trone dans l'Allée des Embrumes. Grave erreur, Barjow n'est que son nom de famille.

• surnom(s) ; Alice, simplement. Les sobriquets, les surnoms affectifs, très peu pour elle.

• naissance ; La jeune femme est née le 30 Avril 1971 à Londres, plus précisément dans la clinique de Sainte Mangouste où, à 3 minutes près, la jeune femme serait née le 1er Mai.

• ascendance ; La blonde est de sang melée, sang qui ne l'a jamais importuné, ça n'a rien de bien extraordinaire. Ce qui entache réellement sa réputation et qui la couvre de honte, c'est plutôt la famille à laquelle elle est rattachée.

• camp ; Neutre. La blonde n'est pas contre le régime imposé mais, au vu des récents évènements, elle refuse d’être complètement inactive. Ce qui compte réellement pour elle, c'est son ambition, survivre et réussir sa vie.

• métier ; Elle travaille chez l'apothicaire sur le Chemin de traverse. Un métier qui lui a permis de s'émanciper, de quitter les obligations familiales qui l'a poussaient dans une voie qui ne lui plaisait pas. Elle est aujourd'hui l'une des meilleures parce qu'elle l'a voulu, parce qu'elle s'est sacrifiée pour obtenir ce qu'elle voulait. Aujourd'hui, si Alice se tait face aux agissements de son patron, un espoir vif et malsain s'est fait son chemin dans son esprit, espérant voir le vieil homme mis à pied et prendre sa place. Parce qu'elle le mérite.  

• réputation ; La blonde est respectée, jugée avec un esprit ouvert et sans le poids d'une famille à la réputation qui l'a longtemps empêchée de faire ses preuves. C'est une femme forte, indépendante et fière. Si aujourd'hui, sa vie pourrait presque être une vie de rêve, il lui manque une chose. Un vide cruel. Une famille, un mari et des enfants.  

• état civil ; Célibataire depuis bien trop longtemps. Célibataire par choix. L'amour lui a brisé une ancienne vision du monde, son "innocence" on peut dire. Cette expérience lui a laissé un gout amer mais aussi une envie redoublée de prouver qu'elle était autre. Qu'elle était d'abord Alice avant d’être Barjow.

• rang social ; L'Elite Sorcière. Grace à sa volonté, sa détermination et son ambition, elle a atteint le sommet.

• particularité(s) ; Aucune. A part si vous acceptez que ses remarques toujours justes et pleins d'acidité sont sa particularité, la chose qui la caractérise le plus.

• patronus ; Une autruche. Et elle n'en parle jamais.

• épouvantard ; Finir sa vie seule. Se retrouver, à 60 ans, dans une maison vide, poussiéreuse, glorieuse mais abattue. Le coeur vide, sans jamais avoir connu l'amour.

• risèd ; Être une égérie : indispensable, puissante et remarquable. Une femme qui sait se débrouiller, que l'on admire et qui est entourée d'une quantité impressionnante de personnes qui ne demandent qu'à l'écouter.

• animaux ; Elle avait un chat persan, Carmen, mais elle vient de le retrouver dans son grenier, mort. Sa présence va probablement lui manquer et rien ne dit qu'elle ne va s'en acheter un nouveau sous peu. La blonde possède aussi un hibou grand duc, Edwin, un animal assez grincheux et fier. Son portrait craché d'après Clyde.

• baguette ; Sa baguette mesure 26 centimètres, est en bois de cerisier et possède un ventricule de dragon. Obéissante et souple, celle-ci représente bien le calme et la détermination d'Alice.


• WIZARDS •
Perso prédéfini

The stars have faded away

► Avis sur la situation actuelle : Le monde dans lequel elle vit ne la dérange pas. Elle peut vivre, posséder un endroit où dormir des plus luxueux, participer à ses fêtes qui régissent le monde sorcier, là où l'Elite se rejoint, là où elle a sa place. Ce monde ne l'intéresse pas en dehors de ce qu'il peut lui apporter. Alice voit et entend ce qu'il se passe, elle voit même ses rebuts jetés à même le sol mais elle ferme les yeux. Pour son bien, la neutralité lui permet d'obtenir un niveau de vie correct. Pour autant, ce sentiment qui lui déchire l'estomac quand elle a pour la première fois posée les yeux sur Norma, Alice ne le supporte pas. Ses jeunes qui fuient, même si elle ne l'avouera jamais, réveillent en elle des sentiments qu'elle croyait enfouis au plus profond d’elle-même, impossible à réveiller. Alice ne se considère pas sans coeur, bien que son apparence froide et professionnelle puissent le laisser penser. Elle n'est pas un monstre, une vie humaine reste une vie humaine. Et, à sa manière, elle a fini par se laisser porter par ses instincts maternels, probablement l'un de ses plus grandes faiblesses.

► Infos en vrac : Elle porte une attention particulière à sa manière de paraitre. Coquette et fière, la jeune femme se tient toujours dignement, une queue de cheval parfaitement réaliser ou des boucles soyeuses qui se glissent sur ses épaules. Alice met un point d'honneur a être charmante, ce petit détail lui permettant de s'assurer une certaine clientèle mais aussi, de cette manière, de cacher le véritable malaise qui semble la hanter de plus en plus. La blonde est en permanence en conflit avec son père. Alice n'arrive pas à trouver un quelconque intéret dans ses reliques qu'il entasse dans sa boutique, mettant rapidement au clair ses intentions face à son paternel. Les repas de famille sont souvent ponctués par leurs disputes et si Alice ne laisse rien paraitre, elle sait qu'elle est la honte de la famille aux yeux de Monsieur Barjow père. Alice est opportuniste. Peu importe pour quelle raison, si la jeune femme peut gravir les échelons, elle fera ce qui faut pour éliminer la compétition. C'est pour cela qu'aujourd'hui, elle suit d'un oeil de lynx les agissements de son patron, guettant le moindre faux pas pour que la boutique finisse par lui appartenir. Si une pointe de honte pointe son nez à cette idée, la jeune femme la rejette rapidement. Alice n'a que peu d'amis et s'en contente très bien. Déjà à Poudlard, soit on la considérait à cause de son nom de famille, soit son caractère froid et trop franc rebutait les quelques personnes qui osaient l'approcher. Elle aura travaillée d’arrache-pied pour s'écarter de la réputation attachée à son nom, au prix de nombreuses expériences qui lui manquent aujourd'hui. Alice, elle aime son frère même si elle le montre peu. Montrer son affection n'a jamais été son fort et malgré leurs différences et cette fausse animosité qui règne entre eux, la blonde serait prête à tout pour Clyde. Alice est une Serdaigle et cette maison lui ressemble énormément. Plongée dans des livres et des parchemins 24/24, il était rare que l'on voit la jeune femme en dehors de la bibliothèque, endroit qu'elle connait par coeur. Ses notes ont toujours été exemplaires, principalement en potions, et personne ne pouvait égaler sa façon de rabaisser ceux qui osaient la contredire. Son orgueil n'a d'égal que de son intelligence et Alice a apportée de nombreux points à sa maison par ses actions. Alice n'est tombée amoureuse qu'une seule fois. Certes, certains hommes lui ont fait tournés la tête à Poudlard dont celui qui lui a volé son premier baiser dans un coin isolé des cachots mais celui qui a volé son cœur est celui qui a brisé ses rêves. En prétextant que rien n'était possible entre eux de par son héritage familial, la jeune femme a perdu cette fausse illusion qui lui restait : celle que le monde pourrait oublier un instant son ascendance. Et grâce à cette homme, elle a coupée son coeur de toutes relations qu'elle a pu avoir, préférant juger par le physique. Aujourd'hui, si Alice est une sorcière exemplaire, elle le lui doit bien mais d'un autre coté, sa solitude lui pèse grandement. Comme son frère, Alice a grandi aux cotés des Burke-Rowle, familles qui aurait presque pu ne faire qu'un. Mais contrairement à Clyde, ses relations avec les enfants de la fratrie n'ont pas toujours été des plus brillantes, principalement avec Ivory. Aujourd'hui, la jeune femme tente du mieux qu'elle peut d'accepter la disparition de Maddox en supportant son cadet. En passant sa vie à se débarrasser de son nom, Alice s'est forgé une carapace presque destructrice. Elle connait son travail par coeur, joue de ses charmes pour gagner ses clients et peut parvenir à ruiner un simple client par quelques mots bien formulés, une manipulation qu'ils n'arrivent pas à déceler. Elle est douée et le sait. Alice, c'est une femme comblée, débordante d'ambition et de pouvoir mais en manque d'une famille, la sienne. Celle qu'elle voudrait créer. Probablement l'une de ses plus grandes faiblesses. C'est pour cela que la blonde n'a pu laisser cette insurgée mourir sur les pavés froids, luttant pour sa survie. C'est pour cela que Norma Steinberg porte désormais le nom de Jane Barjow et vit sous le toit de la belle : une manière comme une autre de compenser son besoin maternelle. Si Alice se donne complètement à Jane en mentant et la couvrant d'affection, elle ne se doute pas de ce que Norma fait dans son dos. Alice aime avoir raison et la plupart du temps, à l'irritation de beaucoup, elle a raison. C'est un peu la voix de la sagesse, celle qui vient mettre un terme au rêveries et aux fausses promesses. Alice sait que cela insupporte mais elle ne peut s'en empêcher, ponctuant ses paroles par un regard froid.


Nothing compares to you

• pseudo & âge ; Blackbird/20 ans. • comment as-tu trouvé le forum ? par Bazzart I love you • ton avis, tes suggestions ; il est beau, le scénario est trop perfect, les gens ont l'air trop cools, bref  gaah  • connexion ; tant que ma box fonctionne, 7/7 What a Face • quelque chose à ajouter ?   gangnam  gangnam




Dernière édition par Alice Barjow le Lun 1 Déc 2014 - 15:56, édité 4 fois
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Here comes the hurricane


――――――-―• When she was just a girl •――――-―――
Elle était allongée sur une chaise longue, un parasol couvrant son visage du soleil éblouissant, une chaleur les plongeant dans un été les plus chauds qu'Alice ait vécue. Un livre sur ses genoux et ses lunettes sur le nez, la blonde ne porte que peu d'attention à son entourage, concentrée à déchiffrer les ingrédients qui composent cette potion qu'est le Felix Felicis. Son livre, elle l'a empruntée dans la bibliothèque de ses parents, le titre emplissant la jeune femme de curiosité doublée d'excitation à l'idée d'en découvrir toujours plus. Seule, Alice se perd dans la lecture, oubliant ceux qui l'entourent, plongée dans son monde à elle. Âgée de 10 ans, la jeune fille s'est déjà affranchie de nombreuses choses contre toute attente et à la stupeur de sa famille, principalement de son père qui voulait voir son ainée suivre ses traces. Non, Alice refuse de jouer dans la terre pour dénicher quelques reliques qui n'ont aucun sens à ses yeux. Elle refuse de se terrer dans cette boutique glauque dans l'Allée des Embrumes où tant de sorciers étranges la dévisagent, un frisson de dégout se répandant en elle. La blonde refuse ce qui fait d'elle une Barjow et le regard de son père sur elle s'en ressent. Enfant, elle le laissait l'entrainer, avec Clyde, dans ses histoires. Quand son cadet semblait fasciné, Alice, elle, finissait par bailler et clairement s’ennuyer. Pour beaucoup, devenir la honte de la famille serait une gêne, quelque chose d'impensable. Et dans un sens, elle le ressent, cette pique au fond de son coeur qui lui prouve que derrière son air insensible aux remarques du père, la blonde regrette, si ce n'est qu'un tant soit peu, de ne pas l'honorer, de ne pas rendre son père fier. Quand bien même, Alice a choisi sa voie en luttant pour prouver qu'il est et ce depuis son plus jeune age. Soupirant, la jeune femme glisse un marque page dans son livre et sa main glisse sur le coté pour trouver un verre frais de jus de citrouille, un rafraichissement agréable vu la température extérieure. Se relevant lentement et gracieusement, la jeune fille voit au loin son frère et Maddox, suivi de près par la jeune Ivy, tous les trois à la peau rougi par le soleil et des sourires carnassiers aux lèvres. Alice pousse un soupir et se dirige vers leur maison, croisant le regard de son père. D'une voix sure, la jeune fille s'approche de lui. Père. J'aimerai rentrer pour étudier ce livre, la chaleur me fait tourner la tête. ; Pourquoi n'irais-tu pas avec ton frère, je suis certain qu'ils auraient bien besoin d'une quatrième personne dans leur petite affaire. Un simple frémissement de ses sourcils montrent l'agacement de la blonde. J'ai réellement chaud, Père. Et vous savez ce que je pense de ses... activités. Se toisant du regard, la blonde finit par détourner le regard, gênée par ce qu'elle voit dans les yeux de son père. Si c'est ce que tu souhaites, fais donc. Sa bouche s'étire en une fine ligne et Alice se retient de lui jeter une remarque acerbe. Acquiesçant simplement, la jeune Barjow prend la route de leur maison, son regard croisant quelques secondes celui de Clyde qui détourne rapidement le regard. Alice ne manque pas de voir l'incompréhension dans les yeux de son frère et le retour de cette pique dans son coeur la fait froncer les sourcils. Cependant la blonde ne se retourne pas. La tête haute, les épaules droites et l'allure fière, elle quitte le terrain, prouvant encore une fois à quel point elle est différente de ceux qu'elle appelle famille.

Alice se tient droite au milieu de cette foule d'élèves qui discutent, se disputent et rigolent, leur lançant des regards vifs pour les sommer de se taire. Ils attendent devant ses grandes portes depuis quelques minutes, l'appréhension et l'excitation se faisant ressentir en elle. Poudlard, son échappée belle. En quittant ses parents sur un bref dernier baiser et un simple échange avec son frère, la jeune femme s'ouvrait un nouveau monde, de nouvelles opportunités et une chance de faire ses preuves. C'est pourquoi, durant toute la durée du voyage, la jeune fille n'a donnée que son prénom, omettant délibérément ce nom de famille qu'elle traine comme une malédiction derrière elle. Pour s'éviter le jugement qui, elle n'en doute pas, en découlera après cette soirée. Pour apercevoir un tant soit peu ce que c'est d’être considérée pour ce qu'elle est et non pour sa famille. En s'avançant dans la Grande Salle, les personnes autour d'elle poussant des cris d'excitation à la vue du plafond enchanté, la jeune femme ne peut s’empêcher d'esquisser un sourire. S'ils avaient pris le temps de lire l'Histoire de Poudlard, ils le sauraient depuis un moment. Alice s'installe devant, tout devant, en ligne de mire avec le Professeur McGonagall et le Choixpeau, son excitation se discernant dans ses prunelles vertes brillantes. Elle est l'une des première à se présenter, d'un pas léger et la tête haute, comme Alice s'est jurée de rester. Fière. En quelques secondes, après une délibération du Choixpeau qui, par un quelconque sortilège, lui murmure à l'oreille d'une voix nasillarde, Alice se retrouve chez les bronze & argents. Serdaigle. Un sourire victorieux se répand sur ses lèvres. Elle avait espérée ce choix, cette maison. Et dans les applaudissements qu'elle reçoit, dans la foule qui l'entoure et qui lui sert la main en guise de bienvenue, Alice se sent chez elle. Et elle croit en la possibilité d'un renouveau. Un rêve brisé par une voix en pleine transition, oscillant entre l'aigu et le grave, une voix désagréable. Barjow comme la boutique de l'Allée des Embrumes ? Son sourire disparait et son regard se fait distant, presque noir. La jeune fille l'ignore royalement et s'installe le plus loin possible de ce garçon boutonneux dont l'haleine lui avait donnée des nausées. Non, elle ne se laisserait pas abattre. Pas aujourd'hui, ni demain. Jamais.


――――――-―• she expected the world •――――-―――
Alice. La blonde reste plongée dans son manuscrit, s’empêchant de tourner la tête vers sa meilleure amie. Non pas que celle-ci la dérange mais la raison pour laquelle Orlane veut lui parler est si puérile et ridicule qu'elle préfère l'ignorer. Elle, la préfète de Serdaigle et Orlane, la fille qui passait son temps à aller voir ses garçons jouer au Quidditch, lui faisant un résumé complet de " ses corps puissants qui volent auprès d'elle". Si Alice en avait le coeur, elle en rigolait mais la plupart du temps, elle ignorait Orlane. Bien que celle-ci ne rate pas une occasion pour lui faire apercevoir un bout de peau que l'on aperçoit derrière une robe mal lissée. Ce qui fait profondément soupirer Alice quand des doigts fins soulèvent son menton, plongeant son regard ennuyé dans celui brillant d'Orlane. A-liiiiiice. Il te regarde. Et c'est à son tour de paraitre confuse. Qui ça, il ? Un de ses sourcils se soulève et sa tête se penche sur le coté légèrement, provoquant l'exaspération de son amie qui pousse son visage vers la direction d'une table de Serpentard bruyants qui lui fait froncer les sourcils avant que le regard de l'un d'eux ne lui fasse cligner des yeux à plusieurs reprises. Oh, lui. Un sourire se propage sur le visage du garçon et Alice détourne le regard, agacée. Non, elle ne l'apprécie pas, au combien même les autres semblent le suivre partout en bavant. Les garçons en général ne l'intéresse pas. Non, Alice n'est pas attirée par les femmes pour autant. Seul son futur compte. Ce qu'elle entraperçoit dans ses rêves, ce conte de fée où c'est elle qui décide de ce que sa vie sera, pas sa famille. Une Barjow sans réellement l'etre. Et la distance qui se fait sentir entre les membres de cette famille et leur fille ainée. L'amour n'a pas sa place dans ce monde, bien au contraire. Et ? Je n'ai pas de temps à perdre Orlane, le professeur Binns attend ses dix rouleaux de parchemins pour après-demain. J'imagine que tu as déjà fini, n'est-ce pas ? Celle-ci lui lance un regard faussement blessée et se passe une main dans les cheveux. Un jour où l'autre, il faudra bien que tu laisses quelqu'un te tourner la tête Alice. On dirait que tu as envie de finir vieille fille. Alice tique face à cette pique mais ne dit rien, replongeant dans son écriture. Nulle doute que le Serpentard la regarde encore, vu la persistance avec laquelle Orlane plante sa plume dans son coude. Mais peu importe, la blonde ne cédera pas aux fausses avances d'un garçon en poussée d'hormones. Non, Alice ne se doute pas qu'il lui volera son premier baiser quelques semaines plus tard, à la fin d'un cours de potion et qu'elle aimerait ça. Ni qu'Orlane frôlera la crise cardiaque en l'apprenant. Ni qu'elle allait pratiquement l’empêcher d'avoir des enfants quand il osera poser ses mains sur ses hanches en la prenant par surprise.

C'est grisant. La voilà, debout derrière le comptoir, sa hanche contre le rebord de celui-ci, le regard naviguant entre les clients, les jugeant par leurs manières de se porter ou leurs habits. Des femmes coquettes qui se regroupent autour des chaudrons, des enfants fascinés par les poissons qui naviguent dans le petit aquarium au bout du comptoir et des hommes, charmants et confiants, qui passe leur temps vers elle plutôt qu'a trouver ce qu'il souhaite. Et qui fait doucement sourire Alice. Se faire engager par cet homme a été des plus simples, celui manquant cruellement de personnel et la blonde remplissait plus que de raison ses conditions. Lui qui n'a pas porté rigueur à son nom de famille, qui a posé sur elle un regard bienveillant et empli de sagesse qu'Alice jalouse et envie. Mais face à ses clients qui se bousculent, ses personnes qui parlent tout en lançant des coups d'oeil vers le comptoir, là où elle se trouve, la blonde se sent portée par une forte envie de faire ses preuves. Se glissant hors de sa chaise, la jeune femme s'oriente dans la foule, souriant légèrement, gracieuse. Comme une femme de haut rang le ferait, comme elle a toujours voulu être. Loin de la saleté, du désordre et de l'obscurité de la boutique paternelle. Un enfant, probablement âgé de 6 ans, lui rentre dedans. Son premier réflexe est de remettre celui-ci à sa place et de lui demander de regarder où il va. Comme Alice le fait avec tout ceux qui l'importunent. Mais c'est sans compter l'endroit où elle se trouve. S'agenouillant, la blonde attrape la main du petit garçon pour le remettre sur ses pieds. Fais attention, tu risques de te faire écraser les doigts si tu reste comme ça. Son regard pétille de malice et d'amusement et, inconsciemment, la blonde perd sa rancune envers l'enfant, fondant devant tant d'innocence. Merci M'dame ! Mon papa, il arrive pas à trouver ses ingrédients, j'voulais l'aider en venant. Les lèvres d'Alice s'étirent en un fin sourire, sa main tenant toujours celle de l'enfant. Maintenant ou jamais. Et si tu me montrais ton père ? Je pourrais peut-être l'aider moi aussi, ça me parait amusant ! Dans un cri d'excitation, le blond l'entraine avec elle jusqu'aux crocs de vipères, tirant la manche d'un homme aux traits tirés mais charmants. Se parant de son plus beau sourire, Alice tend la main vers lui. D'après les dires de votre fils, vous semblez avoir besoin d'aide, je me trompe ?
Encore merci jolie dame ! On reviendra, hein Papa ? L'enfant tient dans sa main une patacitrouille à moitié dévoré, ses yeux brillants toujours autant. L'homme sourit à son fils et, avec un dernier regard pour Alice, ils quittent la boutique, la porte claquant derrière eux. Satisfaite, les mains sur les hanches, elle les regarde disparaitre dans la foule, la fierté et l'orgueil de sa vente suintant de chacun de ses pores. Par ma barbe, Alice. Cet homme est l'un de mes clients les plus exigeants et tu as réussi à lui vendre plus que moi à ta place. Le vieil homme se tient à ses cotés, sa main passant sur son crane où quelques cheveux résident encore. Son regard chaleureux renforce la fierté de la jeune femme qui lui répond en se courbant légèrement, comme une révérence. Je tiens mon savoir du meilleur apothicaire du coin, vous savez ? Il part d'un rire qui remplit toute la boutique et sa main sert doucement l'épaule de la jeune femme. De la reconnaissance brille dans son regard. La blonde a longtemps cherchée à voir cette lueur dans celui-ci de son père sans réussir à le rendre fier. Elle qui n'a de Barjow que le nom, qui n'en est une que de par ses yeux typiquement verts,comme son frère et leur père. Face à ce vieil homme qu'elle ne connait personnellement que depuis quelques mois, Alice se sent soudainement empli d'un regain de volonté à prouver qu'elle peut mieux faire. Qu'elle peut encore leur prouver qu'elle est bien supérieur à la norme.


――――――-―• But it flew away from her reach • ――――-―――
Alice, ma belle. Pensais-tu réellement que quelqu'un comme moi oserait se montrer avec une fille comme toi ? Je te croyais intelligente, tu me déçois. Qui voudrait partager la vie d'une simple et insignifiante Barjow ? Et il quitte la boutique, sa cape claquant sur le sol comme ses mots sur son coeur. Alice le regarde partir sans broncher, les mains à mi hauteur entre son estomac et son cou. Son regard ne cille pas, sa gorge s'assèche et son coeur ne faiblit pas, battant un rythme douloureux qu'elle ressent dans tout son corps. La jeune femme se racle la gorge pour assainir la sensation âpre qui lui donne la nausée, sans grand succès. Elle ne sait combien de temps elle reste plantée là, à repasser ses mots acides dans sa mémoire, à les tester sur sa langue pour en supprimer la douleur. A refuser de verser des larmes qui, pourtant, menacent de tomber de ses prunelles rougies par l'effort. Alice reste plantée là, supprimant ses souvenirs. Ce jour où il est rentré dans sa boutique, un sourire sur ses lèvres, capturant l'attention et l’intérêt d'Alice par son intelligence et sa belle façon de parler. Lui qui, à travers de petites attentions et des regards appuyés lui avait capturé le coeur si rapidement. Lui qui lui avait parlé de sa maison secondaire, près du littoral, la targuant de détails sur sa superficie et sa beauté. Lui qui lui a fait croire à ce petit détail qui lui manque : l'amour. Il l'a bien berné, jouant de manipulations et de ruses pour attraper son coeur et le briser. Pour la rendre faible et misérable, rampant à ses pieds pour le retrouver. Comme il l'a déjà fait avec de nombreuses autres femmes. Mais pas Alice. Après avoir passée de longues minutes à effacer méthodiquement chaque souvenir, retirant le collier qu'il lui a offert le mois dernier, la jeune femme aperçoit son reflet, ses cheveux blonds encadrant un regard noirci par l'amertume, la colère et la détermination. Le collier, datant du 14ème siècle, fera une très belle collection dans le magasin de son père, elle en est plus que certaine, déterminée à lui rendre sa monnaie de sa pièce. Mais sans lui donner la joie de la voir pathétique, à pleurer la perte d'un amour à sens unique. Loin de là. Si Alice est connue pour une chose, c'est sa manière de retourner les évènements dans son camp. Et si celui-ci lui a bien appris quelque chose, c'est qu'elle ne peut compter que sur elle-même et sa réussite sociale, quand bien même sa vie privée en pâtira.

Un claquement de portes, des voix qui s'élèvent. Impossible, ça n'est pas possible. Alice referme la porte derrière elle, le coeur gros, tremblante. A l'abri des regards. Perdue. Que s'est-il passé ? Elle laisse son coeur battre à plein régime, sa main se portant dans ses cheveux où l'ordre régnait autrefois, désormais ne ressemblant plus qu'à une masse emmêlée de cheveux. Comment c'est possible, ça n'aurait pas du arriver, pas à lui. Le dégout monte en elle mais pas contre lui, plutôt pour ce que le monde ressent envers les gens comme lui. Elle même avait à plusieurs reprises dénigré cet espèce, la traitant d'erreur. Mais pas lui, pas Clyde. Et s'il fallait rajouter de l'horreur à tout cela, la disparition de Maddox ne faisait qu'amplifier son sentiment de défaite et de terreur. Que s'est-il passé ? La blonde si sure d'elle, si forte et digne d'un véritable modèle pour les futures générations s'écrase contre le sol, le dos à la porte, ses yeux fixant un point imaginaire. Sa baguette, dans sa poche, frémit, des étincelles rouges se faisant voir à son extrémité, preuve de l'enchainement de sentiments qui se propage en elle. C'est tout juste si elle réalise ce qui vient de se passer, la lueur vide dans le regard de son frère la hante. Elle a peur pour lui, peur pour Maddox. Elle se sent soudainement fragile, une sensation qu'elle n'a pas ressenti depuis son enfance. Ses bras se serrent autour de ses jambes, le coeur battant. Mais si elle a peur, comment lui doit-il se sentir ? Lui qui se retrouve porteur d'une malédiction si terrible. Lui qui a perdu leur ami. Clyde a toujours été un aventurier, un homme qui savait ce qu'il voulait, qui ne reculait devant rien. Et pourtant, en le voyant ce jour là, son souffle s'est coupé. Il n'était plus que l'ombre de lui-même et cette simple réalisation a l'effet escompté sur le corps et l'esprit de la jeune femme. Se relevant, ses doigts rencontrent une larme qui glisse sur sa joue. Son unique moment de faiblesse. Elle se l'autorise parce qu'elle est seule. Si seule. Et parce qu'à partir de demain, elle le soutiendra comme elle l'a toujours fait. Même s'il l'a rejette, Alice ne le laissera pas plonger dans ce cercle vicieux qui semble déjà s’être emparé de lui.


――――――-―• So she ran away in her sleep • ――――-―――
Elle la regarde dormir, ses sourcils broussailleux se fronçant par moments, hantés par un cauchemar qui n'en est pas réellement un. Alice ferme la porte de la chambre et s'adosse contre celle-ci, reprenant son souffle. A t'elle pris la bonne décision ? Sans nulle doute, beaucoup l'auraient laissée se vider de son sang sur les pavés, désartibulée et souffrant le martyre. D'autres l'auraient probablement soignés pour mieux la revendre au marché noir. Et Alice aurait du agir comme tout le monde : ignorer l'évidence qui la fixait avec un regard haineux et empli de douleur. Elle aurait du claquer la porte et rejoindre son appartement en fermant les yeux, comme elle a appris à le faire. Des millions de questions se bousculent dans l'esprit de la femme. Et sa réputation, qu'en adviendra t'il si cela se sait ? Alice a mis tant d'années à en arriver à ce stade, à participer aux soirées les plus chics qui font la une de la Gazette du Sorcier, à posséder une réputation en or, loin de là où elle a commencée. Elle qui s'est sacrifiée corps et âme pour qu'on l'a reconnaisse comme Alice. Et la voilà, risquant le tout pour le tout pour cette jeune fille, cette insurgée qui, auparavant, n'aurait pu inciter le moindre geste de sa part. C'est au plus profond d'elle mémé que la réaction a eu lieu. Dans une zone qu'elle pensait scellée depuis des années. Une tendresse insoupçonnée s'est emparée d'elle, un regain d'affection maternelle qui l'a surprise mais l'a poussée à soigner Norma, cette jeune fille. Oui, elle ne sait pas ce qui lui a pris mais une sensation réconfortante et chaleureuse entoure son coeur, la rendant presque euphorique. Elle sourit doucement, se souvenant des gestes doux qu'Alice offrait à la jeune fille dont la souffrance n'est plus qu'un lointain souvenir. Se dégageant de la porte, elle se glisse dans sa réserve personnelle d'ingrédients pour préparer la potion. Norma restera avec elle, c'est une certitude. Elle ne la laissera pas repartir dans un monde aussi cruel que celui dans lequel ils vivent.

Alice le regarde. Sur ses jambes frêles, il attrape quelques ingrédients et les glisse dans un sac sous le comptoir quand personne ne le voit. Il se démène pour aider ses insurgés à l'insu de tous, sauf de la sienne. Dans son regard, une lueur mauvaise brille. Rempli d'ambition et d'opportunisme, la blonde suit ses mouvements comme une lionne prête à sauter sur sa proie. Plus douce et gentille que jamais, Alice l'aide dans toutes ses besognes, s'occupant de la réserve et du comptoir, comme une bonne employée. Elle le rend fière et s'infiltre un peu plus chaque jour dans la direction de l'établissement sans qu'il ne s'en rende compte, celui-ci lui demandant conseil plus que de raison. Mais elle reste Alice, son employée et non Alice, la patronne. Elle lui doit beaucoup, il est comme un grand père de substitution qu'elle aurait retrouvée assez tard. Il lui a tout appris, son sens du commerce, sa diplomatie exacerbée, ses combines pour mieux vendre. Elle lui doit sa vie, sa réputation, la chance de devenir une femme de haut rang. Mais pourtant, Alice souhaite le voir tomber aux mains du Ministère. Le voir disparaitre pour mieux prendre en main cet endroit qu'elle considère déjà comme sien depuis des années. Et quand bien même ce genre de réaction peut provoquer une légère honte chez la blonde, elle se dit que, s'il avait été dans sa situation, il aurait fait la même chose. Dans le monde dans lequel ils vivent aujourd'hui, l'ambition et l'opportunisme sont des qualités essentielles pour survivre. Et Alice les manie à la perfection.


Dernière édition par Alice Barjow le Mar 2 Déc 2014 - 16:37, édité 9 fois
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SOEUR DE MOI, BIENVENUE gaah (avec The Clash en titre, cool cool !) t'es trop belle, huhu. Merci de tenter mon scénario, si tu as la moindre question, n'hésite pas à venir toquer à la porte de ma boîte à mp. jule Bon courage pour ta fichette, Ivy se prépare en coulisses pour te faire la danse de la joie (avec la pluie qui tombe et tout le bataclan) hinhin
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bienvenue et bon courage pour ta fiche love
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Bienvenue sur le forum !
Bon courage pour ta fiche I love you
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la belle jenmo I love you
bienvenue, très bon choix de scénario yeux
il nous faudra un lien rougit
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Brother mine (jte la fais à la Mycroft/Sherlock, dans le fond, Clyde/Alice me rappelle ses deux là dans leur relation hehe ) ; j'te remercie encore pour ce merveilleux scénario, j'espère vraiment que je serai à la hauteur :russe: j'ai déjà commencée à rédiger un bout d'histoire dans l'aprem, j'espère finir dans le week end pompom je l'attend avec impatience alors gaah (oh Ivy, swee Ivy hehe )

Abraxas ; oh god hug hug voir Hayden après avoir vu le teaser de Star Wars, ça me tue gaah merci à toi mon beau love

Brynmor ; Stan sex hug merci à toi mon beau placard

Lysander ; le pseudo + Jamie = bed tu veux ma mort ? gaah merci à toi et avec grand plaisir perv perv
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Bienvenue pompom
Bon courage pour ta fiche cute
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Natalie I love you I love you merci ma jolie potte
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super trop méga bon choix de scénario !
alice barjow, quoi ! love
bienvenue parmi nous et bonne rédaction de fichette ! foufou
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