sujet; (MISSION#1 ; YPSEZIA) Sorrow for innocents

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Sorrow for innocents.



(ADELE) « Hold your breath and count to ten.
Feel the earth move and then, hear my heart burst again. »

La capuche couvre d’une ombre ton visage quand tu parviens au lieu de rendez-vous. Tu avances, danse sombre de tissus fluides qui jouent avec le vent. Ta tenue couleur d’encre reflète ton humeur à l’idée de fouler le même sol qu’Ypsös Burke. Une année à le fuir pour qu’on t’assigne à une mission à ses côtés. Le Lord aurait-il, malgré lui, le sens de l’humour ? Tu ne dis rien, observes les alentours, Daeva glissant près de toi. Que dire ? Que tout cela te débecte ? Que l’objet de cette rencontre te révulse tout autant que le compagnon de route ? La créature écailleuse goûte l’air de sa longue langue, légèrement dressé à l’approche de l’homme intimidant qui fut, une nuit, ton amant. Ironie du sort quand tu nous tiens. « Plus vite ce sera fait, plus vite tu seras débarrassé de ma présence. » lâches-tu, acide. La première pique est lancée, ouvertes hostilités. Pourquoi fallait-il que ce soit lui ? Lui dont le simple regard te perce l’âme de parts en parts, lui dont l’enfant est mort dans le secret. La rumeur de ta fausse-couche s’était certes répandue, mais sans l’identité du père, sans confirmations, elle avait fini par s’essouffler. Qu’en a-t-il pensé ? Toi, une traînée, peut-être.

« Daeva. Cherche le chemin. » L’animal frôle les jambes du sang-pur, narguant de sa supériorité supposée l’être ayant blessé sa propriété. Reptile possessif à l’égoïsme sans doute fondamental, s’il était possible d’attribuer de tels traits à un sang froid au venin morteL Lorsqu’il s’éclipse, se fondant dans le décor, tu poses enfin tes yeux bicolores sur sa silhouette sportive. Ses doigts sur ta peau, son souffle contre ton oreille. Mouvement de recul. Bruissement de tissu. Le flash fut presque aussi net que s’il fut une vision et non une réminiscence de souvenir trop longtemps écarté, renié. Regard brûlant. Tu reprends le contrôle sur tes émotions, tu tentes de conserver cette distance glaciale entre vous. Ca n’est pas le moment. Vous êtes en mission, pas là pour régler vos comptes. Est-ce seulement envisageable, de collaborer sans que tu ne lui craches au visage le venin de ton amour-haine ?

« Je laisse au Mangemort expérimenté le loisir de donner les premières directives. » lui dis-tu, de cette voix de miel froid qui est la tienne, balayant l’horizon d’un geste ample de la main. Théâtralité un brin moqueuse. Tu lui aurais bien fait la révérence mais les chaussures compensées et la robe ne touchant pas le sol ne te donnent pas l’allure d’une princesse de conte de fée ; la seule clarté se situe sur tes collants, gris. Au moins, tu te fondrais sans risque d’être repérée par le peps des vêtements. Même comme ça, tu doutais cependant qu’Ypsös fasse abstraction de tout ce qu’il connaît de toi, de ton corps et de ton âme brûlante de glace.

475 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Pour un peu, on pourrait presque en rire. Rire jaune, assurément. Et quelque part, sans doute est-ce qu’il fait intérieurement, ses pensées tournées vers le risible, l’ironie et l’humour noir, alors que ses prunelles scrutent l’horizon, ses lèvres laissent échapper la volute de fumée rougeâtre dont la fragrance déjà se colle à sa peau, ses vêtements. Au regard des mégots au sol, il s’agit de la troisième. Une pour chaque quart d’heure qu’il a d’avance, une pour chaque moment d’impatience. Il n’aspire qu’à la fin de cette mission, avant même qu’elle ait commencé, et pour ce qu’elle représente, mais bel et bien pour le caractère accompagnant, la créature qui a osé heurté ses pensées, ses sentiments, son indifférence. Et s’il ne se retourne pas, il l’entend toutefois derrière lui, ce pas qu’il a apprit à reconnaître par sa discrétion et la grâce qu’il dégage. Et c’est à peine s’il retient un frisson de dégoût alors qu’il entend les graviers glisser sous un rampement plus léger. S’il apprécie le symbole du serpent, le reptile ne demeure pas son animal de compagnie de prédilection. Loin s’en faut. « Plus vite ce sera fait, plus vite tu seras débarrassé de ma présence. » Le ton de la donzelle est sec, acide, chargée d’une haine qu’il n’aspire pas même à comprendre. Il a depuis longtemps cessé de chercher à estimer le caractère de ces créatures. Mauvaises, voilà tout ce qu’elles sont. Et s’il ne dit mot, il se contente de tirer une dernière taffe de sa cigarette et d’en jeter le mégot inachevé au sol, sans même chercher à l’écraser du talon. Et pourtant, n’est-ce pas un regard qu’il ose vers la belle ? Cette déesse qu’il connaît depuis son enfance, dont il a apprit à connaître le caractère, les bonnes manières, jusqu’à la langueur de son corps ?

Mais elle siffle et persiffle, et il n’esquisse pas un seul geste alors que le reptile s’aventure au devant de sa personne, à croire qu’il cherche à venger sa maitresse d’une faute dont il ignore tout. Comment pourrait-il d’ailleurs, lui qui ne cherche ni à la comprendre, ni à la revoir, respect d’une situation qu’elle semble avoir elle-même instauré, sans qu’il ne puisse que supposer de la véritable raison. Cette nuit, cette unique et semble t’il tragique nuit… Ah s’il avait su ! Peut-être, sans doute même… Non, il n’aurait rien changé. Il ne se considère nullement fautif, il n’a rien fait de mal si ce n’est avoir répondu à ses attentes. Elle le voulait, il le lui a donné. Il peut sans peine se souvenir de son regard bicolore, de son souffle cherchant le sien, de son corps se pressant contre le sien. Sans peine. Finalement, il n’esquisse qu’un soupir de dédain, alors qu’il suit le reptile qui sera sans aucun doute utile à la mission. C’est à cela qu’il doit s’en tenir, et semble lui convenir.

Hélas, grand hélas, elle a osé ouvrir de nouveau ses lèvres rosées dont il pourrait s’emparer sans aucune honte. Et il se retourne sur elle, s’approche trop près pour ne pas laisser percevoir la menace qui bande son corps, ce self-contrôle dont il use pour ne pas la tourmenter gestuellement ou mentalement. « Tu veux une première directive Lucrezia ? Commence par jeter cette image de pétasse des glaces et comporte toi comme une adulte ! » À peine cinq minutes qu’ils sont ensembles, et déjà les hostilités commencent… De toute évidence, il n’a jamais été d’un calme placide… ou alors jusqu’à un certain point, « Je n’ai pas demandé à partager cette mission avec toi, de fait, si tu n’es pas capable de mettre de côté tes griefs contre moi, aussi mystérieux soient-ils du reste, alors dégage ! » Parce qu’il n’a pas l’intention de subir le courroux de la blonde toute la soirée, parce qu’il a d’autres chats à fouetter, parce qu’il irait sans doute plus vite sans une femme jouant les écervelées pour le ralentir.
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(ADELE) « Hold your breath and count to ten.
Feel the earth move and then, hear my heart burst again. »

« Tout à fait digne de toi, ce langage. » lâches-tu amèrement, préférant te murer dans le silence, telle la pétasse des glaces qu’il t’accuse d’être. Comme si ça l’avait dérangé, toutes ces années. Tu optes pour suivre les traces de ton serpent, à l’affût du moindre mouvement. Il vous faut retrouver des passeurs, des anguilles habituées à la fuite et tu n’es pas certaine que votre duo soit efficace, pas avec cette tension ambiante que tu essayes d’ignorer, sans succès. Tu lui en veux de t’avoir rendu faible à ses charmes, de t’avoir fait frémir sous ses doigts. Tu ne digères pas cette unique nuit de perdition et, pire encore, tu ne digères pas l’envie pernicieuse de recommencer. Il t’est plus difficile de reste près de lui que tu ne veux bien l’avouer. Enfoiré de charmeur. « Il n’y aurait pas de mystère si tu cherchais à comprendre, Burke. » finis-tu cependant pas dire, acide. Votre amitié en éclats depuis longtemps ne semble plus pouvoir être recollée, pas après ta fuite. Et tu sais qu’avouer ne mènerait qu’à sa haine infinie. Il ne semblait pas vouloir d’enfants, cela dit.

« Y a eu du mouvement, par ici. » Le ton est plus bas. Tu cherches les sifflements de ton serpent, l’animal s’étant éloigné, prenant de l’avance pour servir d’indicateur, de cartes des alentours. Il semble cependant que plus personne ne se trouve de ce côté-ci. Jeu de cache-cache. Tu aimais ça, avant. Avant lui, qui se trouve être l’ombre disséminant le poison de la rancoeur dans tes veines. « Je suis navrée pour.. » aveu murmuré. Il était encore temps de t’excuser, au cas où rien ne se passe comme préviens, dans la perspective que vous puissiez payer un échec, chacun de votre côté. Le Lord ne tolèrerait pas que cette mission échoue et tu ignorais si tu serais capable de retenir les vérités cachées de ton âme, s’il venait à menacer ta vie. Celle de ta famille t’importait peu, heureusement. « Oublions tout ça, tu veux bien ? Nous ne résoudrons pas cette situation sans coopération cordiale et même si l’idée de mordre ton charmant cou ne me déplairait pas, j’imagine qu’il vaut mieux effacer le passé. » Tout effacer. Ton regard d’enfant sur lui, tes questions sur ses livres, sa gentillesse passée, ta peur de finir épouse Burke. L’ironie du sort faisait que, désormais, tu ne refuserais pas d’être sa femme. Bougon mais sans doute plus enclin à te supporter que la moyenne. Mais ça c’était avant.

« Nous risquons de ne pas passer inaperçus… » Si le décor pouvait devenir sympathique, il n’en restait pas moins assez calme pour que deux silhouettes deviennent automatiquement suspectes. Vous deviez tout de même obtenir l’itinéraire de passeurs, ainsi, à moins de vous faire vous-même passer pour des fuyards en recherche d’aide, il te semblait compliqué d’obtenir des informations. Ou que ton cher légilimens ne joue de sa faculté. Maudite faculté. Trop discret, trop talentueux, tu te méfiais particulièrement de ce qu’il était capable de faire.. cela dit, cette fois, ce serait un atout de taille.

506 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Et s’il ne répondit pas, il ne put toutefois s’empêcher de reculer, comme si la princesse de glace en face de lui était toxique, un poison qui l’achèverait s’il daignait respirer qu’une fois de plus sa fragrance entêtante. Exaspérante. Voilà bien tout ce qu’elle était, et ce depuis… un temps indéfini. Il n’a jamais réellement comprit le revirement soudain de son comportement, de l’enfant douce qu’elle était à l’adolescente peste, l’adulte froide et retranchée devenant la brûlante passionnée… jusqu’à ça. Était-ce là une stratégie typiquement féminine destinée à rendre fou tous les hommes les approchant ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que la réussite était franche. Et elle s’éloigne la bougresse, se mure de nouveau dans ce silence exaspérant, et cette froide attitude qu’il exècre, pour n’y avoir vu qu’une carapace dérangeante. Et pourtant, ne vient-elle pas de s’adresser de nouveau à lui  sous le couvert d’un reproche à peine déguisé ? « Parce que maintenant, c’est de ma faute ? » libère t’il, amer, à la limite d’un rire sardonique. C’est bien le propre de ces demoiselles que de tout rejeter sur autrui.

Mais voilà qu’il la dépasse, s’évade de sa présence pernicieuse, de ce besoin irrépressible de lui ôter la vérité de la bouche, de lui bouffer les lèvres à en perdre haleine. Elle n’est rien de moins que fidèle à l’image qu’il a de toutes les créatures de son sexe. Et s’il ne prête attention à ses paroles enfin censées, ce n’est que pour se pencher sur les dites traces de mouvements, se glissant enfin dans la peau du traqueur qu’il est, qu’il a toujours été. Il observe, et bientôt, son regard s’affiche un peu plus loin, à la suite de pas. Il finit par hocher la tête, comme pour assurer d’une piste fiable. C’est un début, mais il ne doute pas un instant que ces traces n’iront pas très loin. Les passeurs ne sont pas réputés pour être si peu discrets. Et s’il se redresse, ce n’est que pour mieux s’éloigner de nouveau, suivre le chemin emprunté par le reptile quelques instants plus tôt, sa baguette à portée de paume. Agacé, il l’est, devinant d’ores et déjà l’échec cuisant de la mission. Colère à partie, il n’arrivera à rien, et le Cercle sera hors de portée. Il ne peut se le permettre. Pour autant, peut-il ordonner à son ancienne maitresse de demeurer en ces lieux, de rentrer chez elle et de continuer à lui foutre royalement la paix ? Inutile même d’y songer : la bougresse est aussi tenace que lui. Et pourtant, elle parvient encore à le surprendre, à déverser des mots qui le font s’arrêter net avant de se retourner sur elle. S’il écoute, ce n’est que pour percer les secrets qu’elle possède. Il pourrait utiliser son atout principal, lui arracher la sournoise vérité, comprendre les méandres de son esprit… hélas, il n’en fait rien, ne s’adoucit que vaguement à l’entente d’un souvenir qu’il ne pourrait oublier malgré toutes tentatives. Sa chaleur vaut ses morsures, et l’une d’elle ne s’est effacée qu’au bout de quelques jours, presque deux semaines. Bougresse. « Tu joues un jeu dangereux Lucrezia. Ne viens pas me tenter si c’est pour mieux t’enfuir après. » murmure t’il d’un ton bas, las…

Car voilà qu’il continue déjà sa route, observe les alentours et cherche à repérer d’autres traces laissées négligemment. Il leur fallait une stratégie, et il ne doutait pas un instant que jouer les mangemorts en était une bien mauvaise. « Rappelle ton familier, il risque de nous trahir. Il est temps de nous faire passer pour nos ennemis. »
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(ADELE) « Hold your breath and count to ten.
Feel the earth move and then, hear my heart burst again. »

« Tu joues un jeu dangereux Lucrezia. Ne viens pas me tenter si c’est pour mieux t’enfuir après. » Tu ne bouges plus, tu l’observes, presque interloquée par ce ton soudain las, par cette façon de ne plus t’envoyer activement sur les roses. Décontenancée, tu ne sais comment justifier la fuite dont il t’accuse, coupable que tu es d’avoir laissé ses draps vides et les marques de la passion sur sa peau. « Je ne t’ai visiblement pas trop manqué puisque tu n’as jamais cherché à reprendre contact. » lâches-tu, l’agression comme seule défense, seule arme face à cet homme dont la présence te perce chaque seconde le coeur, déchire le souvenir de cette douleur, de cette perte. Il vit sans savoir et tu portes seule le poids de la faute, désireuse de préserver son indépendance, sa réputation. S’il s’est répandu la rumeur selon laquelle tu aurais perdu un enfant, elle n’est arrivée qu’aux oreilles des purs mondains chercheurs de ragots, lui n’est pas de cet acabit - ce qui fait sans nul doute une part de son charme. « Je suis partie et c’est impardonnable mais j’ai eu de bonnes raisons de ne pas revenir, Ypsös. Des raisons dont tu ne sauras jamais rien, pour ton propre bien. » La grossesse t’est restée inconnue jusqu’à la perte de l’enfant, trois mois de fuite d’une réalité, d’une attirance, d’un désir dont tu as voulu tout nier. Et quand l’idée de le revoir t’a effleurée, tu es tombée. La chute fatale à la glace de ton âme.

« Rappelle ton familier, il risque de nous trahir. Il est temps de nous faire passer pour nos ennemis. » Un hochement de tête pour seule réponse, et le sifflement entre tes lèvres « Daeva. Dissimulation et surveillance. » L’animal obéit, sans riposter, sans chercher la rebellion, d’une docilité à toute épreuve quand les missions priment sur le reste. Il ne tente rien, ne se permet aucune remarque acerbe sur ton comparse. Il pourrait, pourtant, témoin de ton instabilité, premier à tout faire pour t’obliger à n’être pas faible, à passer outre ton coeur ; le serpent, garant de ta froideur, de ton professionnalisme. Il faut une main de fer pour contrôle telles créatures, comme on dresserait un chien, il faut affirmer sa position. Avec lui, de part sa proximité avec les réactions humaines, il te faut une vigilance permanente. Que Burke met en danger par son seul regard, ce regard dans lequel tu voudrais te perdre encore. « Tu penses vraiment qu’ils avaleront la couleuvre si facilement ? On n’a rien de frère et soeur cherchant à fuir. A moins que tu ne désires vraiment jouer l’époux protecteur désireux de mettre l’épouse en détresse à l’abri. » L’ironie teintant ta voix souligne combien tu es sceptique sur votre aptitude à jouer la comédie, toutefois l’option est-elle si stupide ? Pas sûr. Ypsös, par sa carrure, entre parfaitement dans le rôle du protecteur. Il n’y a que toi qui dénote. Ta distance, ton rejet. Passe encore sur ta tenue si sombre qui peut passer pour le signe du deuil dont lui n'a pas conscience, mais ton caractère, cet air de reine des neiges ne passera sans doute pas. Allons, un peu de douceur miss Rowle, pour la bonne cause.

531 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Il ne répond plus, se tait, observe les alentours, se glisse dans la peau du traqueur qu’il est, qu’il sera toujours. Fidèle à sa réputation, ses prunelles s’étrécissent, il fait fit de tout ce qui l’entoure. Seule le timbre de sa compagne semble le déconcentrer et le ramener à la réalité. Là, une fois de plus, elle s’offre un rôle qui l’agace, lui donne envie de gronder tel l’animal auquel on le compare bien souvent, se retourne et l’observe aussi froidement que son ton se fait las, agacé, prompt à repartir de nouveau dans ces notes basses qui prouvent son hostilité à l’égard de la princesse et de la situation. « Cesse une bonne fois pour toute de t’octroyer ce foutu rôle. Tu es partie, point. » Une pause, alors que de nouveau il se rapproche d’elle, prêt à lui voler son poignet, à brûler sa chair. Il n’y a qu’elle pour le plonger dans cette étrange dualité. Qu’elle pour lui donner à la fois l’envie de lui vomir de déguerpir et à la fois de rester. Peut-être au fond, est-ce parce qu’elle a finit par déteindre sur lui, à mesure des années. Et pourtant. Est-ce vraiment le cas ? Ou n’est-ce qu’une stratégie pour deviner chacune de ses pensées, des émotions qu’il peut provoquer ? Car il ne serait guère étonnant que ce soit cela, lui qui aime observer autrui, lui qui se passionne sur toutes les émotions humaines. Il sait, il peut le sentir… Il met la douce dans des états contraires, sans jamais pourtant comprendre pourquoi. Il lui suffirait pourtant d’un regard… « Que tu sois partie parce que tu n’assumais pas d’avoir fini dans mon lit, ou parce que tu craignais de réitérer l’expérience, je m’en fous Lucrezia. Quant à tes soi-disant excuses pour me protéger, ce sont là les plus pathétiques qu’il m’ait été donné d’entendre. Deux choix s’offrent à toi : soit tu oublies ce qu’il s’est passé et on arrête tout, définitivement, soit tu assumes et tu cesses de te mentir. De NOUS mentir. » Une précision qui lui semble justifiée. Au fond, il lui importe de connaître la vérité, parce qu’elle refuse de se justifier après avoir attisé sa curiosité. Maintenant, ou plus tard, cela lui importe peu. Il veut juste achever cette mission sans plus de problèmes qu’il n’y en a déjà. À commencer par le choix du partenaire.

Et s’il l’observe siffler, ce n’est que pour mieux se concentrer sur les sons qu’elle émet. La curiosité de la langue, ou le constat d’une différence notable entre le seigneur des ténèbres et elle. Et bientôt, son regard se pose sur le reptile qui s’avance, prédateur dont il pourrait craindre la morsure fatale. . « Tu penses vraiment qu’ils avaleront la couleuvre si facilement ? On n’a rien de frère et soeur cherchant à fuir. A moins que tu ne désires vraiment jouer l’époux protecteur désireux de mettre l’épouse en détresse à l’abri. » Et c’est à peine si tu retiens le rictus qui barre tes lèvres. À peu de choses près, elle a vu juste. Il regarde le décor, tente de trouver la faille qui pourrait permettre l’achèvement de la mission le plus rapidement possible, mais rien. « Pas que l’épouse. La mère de mon enfant. » laisse t’il échapper, inconscient certainement d’avoir touché une corde sensible, alors qu’il l’observe, et poursuit sur sa lancée. « Nous ne sommes pas mariés, de toute manière, les passeurs sont loin d’être idiots… Des fiançailles entre sang-purs, ça passe rarement inaperçue. En revanche, tu portes mon enfant, et, en bon futur père que je suis, je refuse que tu mettes ta vie en danger plus que nécessaire. Seule solution pour éviter une telle chose : te mettre à l’abri du seigneur des ténèbres. Tu vois quelque chose à ajouter ? » Glisse t’il avec ironie, alors que de nouveau, ses prunelles s’éloignent de sa silhouette.
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(ADELE) « Hold your breath and count to ten.
Feel the earth move and then, hear my heart burst again. »

La respiration se coupe. Tout s’arrête. L’âme meurtrie brûle ton coeur ensanglanté et tu sens tes jambes se dérober sous ton poids. Tu résistes pourtant, te rattrapant à la première chose solide te passant sous les doigts - lui. La nausée. Un poing dans l’estomac, une lame dans ta poitrine. Il est parvenu à faire, en une phrase, une unique cruauté, plus de mal que n’importe qui. L’Elite prenait généralement soin de ne pas évoquer ce genre de cas devant toi, comme une unique préservation de la créature sans coeur qu’on pourrait froisser. Mais lui, éloigné de ces ragots, ou plus préoccupé par d’autres, n’a rien vu. La mère de son enfant. Tu romps rapidement le contact, reculant vivement, désemparée, incapable de dissimuler la brutalité des émotions qui te traversent, te torturent, te poussent vers le précipice de tes limites. Il a vu une crise. Il sait. Il t’a récupérée ainsi la.. la fameuse nuit. Reconnaître les signes d’une rupture nerveuse ne sera pas plus compliqué pour lui qu’arracher une sucette à un mordu.

Le rire qui s’échappe de tes lèvres est nerveux. Que peux-tu bien répondre ? Les larmes au bord des yeux, refusant de s’en échapper, dans une tentative de maîtrise sans doute peu fructueuse. « Non. » lâches-tu, amère. « Oublie cette idée. » Tu lui tournes le dos, le blond de tes cheveux contrastant avec le noir de ta tenue et l’état obscur dans lequel tu te trouves, le tremblement de ta main, le noeud au fond de la gorge. « Et oublie-moi avec ! » Tes doigts contre ta bouche, retenant un haut le coeur plus violent. La tension trop forte. Presque fiévreuse. Il te faut respirer, il te faut un bol d’air, qu’on t’y oblige. La vision flou, le coeur piétiné.

Pourtant c’est l’occasion ou jamais. Si tu ne craches pas le morceau maintenant, tu ne le feras jamais. Prendre ton courage à deux mains, ne pas être lâche une nouvelle fois. Alors tu fais volte-face, sur la défensive, te méfiant de tes propres mots, des réactions à venir. « Tu veux que je joue mon propre rôle, Burke ? » Ta voix mal maîtrisée ne dissimule en rien la souffrance, la peur, les pleurs retenus. « En bon futur père t’as rien vu ! T’as pas cherché à comprendre ! Enfin Ypsös, es-tu aveugle à ce point ?! » La colère t’échappe. L’envie de le frapper, de l’étrangler, de lâcher Daeva sur sa gueule d’ange - ce que le serpent agité ne refuserait d’ailleurs pas. Casse-croûte d’enfoiré. « Pourquoi je fuirais mon amour d’enfance sans explications, mh ? Pour ça ! Parce que tu m’aurais pas épousée, parce que je l’ai perdu le jour où j’ai compris les conséquences de nos actes ! » Tes mains passent dans tes cheveux, désemparée. Il faut que tu partes. Tant pis pour le Maître, tant pis pour la punition à venir : tu dois le laisser, tu dois fuir toute cette.. inextricable situation. « Continue seul. Tu es un meilleur traqueur. » Ce qui, à dire vrai, n’était qu’une excuse. Il traquait pas expérience mais tu étais douée pour écouter les serpents, pour repérer les anomalies du décor, observatrice froide - du moins autrefois. Avant qu’il n’ose cette idée absurde et foncièrement douloureuse. Et tu n’as même pas remarqué que tu l’as qualifié d’ « amour ».

538 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Il n’imagine pas la bourde commise, la faute irréparable. Il ignore l’impact de ses propres paroles parce qu’il est juste trop occupé pour écouter les rumeurs de bas étage, trop indifférent pour se soucier des autres, et trop agacé par la distance qu’elle à imposé en s’enfuyant après avoir partagé un peu plus qu’une simple amitié délavée avec lui. Et s’il avait su, s’il avait connu la vérité, s’il avait fait l’effort de laisser son regard trainer dans le sien pour lui extirper des réminiscences douloureuses… alors il aurait su, et jamais, grand Merlin, jamais, il n’aurait accepté une telle mission avec elle. Le mal est fait pourtant, et il l’ignore, alors qu’elle se tait, qu’il continue de chercher les méandres de son plan. Qu’elle soit sa conquise porteuse de son enfant lui paraît être la meilleure solution… Car après tout, n’est-ce pas dangereux pour une mère d’être face au Lord ? D’être envoyée dans des missions pouvant à tout instant ruiner sa santé ? Et puis enfin, il se rend compte de sa réelle présence, alors qu’elle s’éloigne vivement de lui. Il a déjà vu cette attitude, car c’est celle qui l’a poussée dans ses bras, puis à fuir. S’il n’esquisse aucun geste pour la retenir, c’est parce qu’il attend. Attend la suite des évènements. Et son regard se plisse, soucieux pour une fois.

« Non. » Laisse t’elle finalement échapper, et c’est un haussement d’épaules qui anime l’homme, dont les doigts viennent de s’emparer d’une cigarette volée dans le creux de son paquet presque vide. Il fumerait presque trop… si la moitié de ses catins n’étaient pas taxées par son grand frère à la chevelure ébène. Et tandis qu’il enflamme la dulcinée, les mots retentissent, tels des coups de feu semblable à ces armes moldues dépourvues de tout intérêt. L’oublier avec cette idée ? Un instant, il fronce les sourcils, finalement conscient que quelque chose ne tourne pas normalement, que les prémices de quelque chose qu’il n’avait pas imaginé sont en train de se dévoiler à lui. Clope au bec, il ose enfin un pas, comme la dernière fois, pour la récupérer, récupérer sa santé mentale et l’aider à s’apaiser. N’est-ce pas ce qu’il a toujours été avant tout ? Un ami avant d’être l’amant d’une nuit ? Mais alors qu’il s’approche, elle fait volte face, l’oblige à reculer d’un pas. Le comble pour un homme comme lui qui ne recule devant rien ! Hélas, le faciès qu’elle offre ne lui laisse guère matière à discuter, car jamais, jamais il n’a eu à faire à un tel état de détresse et de colère. De toute évidence, il ne l’a même jamais voulu, amant éphémère incapable de conserver une réelle relation avec qui que ce soit. Pas même elle, sans qu’il ne soit coupable cette fois. Et la sentence tombe, couperet dont il se serait bien passé, vérité cruelle qu’on lui met devant la gueule sans qu’il n’y soit préparé. Son rôle ? Ses sourcils se froncent, alors que sa cigarette se consume seule, volute rougeâtre qui s’envole vers les cieux sans qu’il n’en récupère un léger brouillard. En bon futur père il n’avait rien vu… Il n’est pas idiot, bien au contraire, et la réalité de la chose est pire qu’un doloris animé du magister.

Elle tombe seule, cette clope dont il a oublié jusqu’à l’existence. Il essuie la colère d’une femme bafouée, d’une mère tuée dans l’œuf. Il recoud la situation dans son esprit, et son regard habituellement vif semble un instant éteint, comme pour mieux aider le Burke à digérer la situation. Ébranlé ? Peut-être, et pourtant, il préfère ne rien montrer, alors qu’elle continue à parler, que son serpent s’agite. Il ne doute pas un instant que la bestiole rêverait de faire de lui un casse-croûte à la hauteur de ses attentes, mais il ne compte pas le laisser imaginer la chose plus longtemps. C’est finalement un rire nerveux qui franchit ses propres lèvres, sous cette main qui passe dans sa propre chevelure couleur des blés. S’il ignore comment sortir de ce pétrin, il refuse de s’y trouver tout seul quoi qu’il en soit. À bien y réfléchir, s’il avait su… « Toujours à faire tes propres conclusions hâtives dans ton coin Luce. » laisse t’il couler, alors que les notes de sa voix se font de plus en plus basse, synonyme certainement d’une intense fureur. Envers qui pourtant ? Elle ? Lui ? Eux deux ? Il n’en sait rien. Il pourrait se blâmer autant qu’elle de toute évidence. « TU aurais dû venir m’en parler, à l’instant même où tu l’as su ! » Il se redresse, lui qui s’est renfermé un instant durant. « T’ai je déjà donné matière à penser que j’allais te jeter dehors ?? Que j’allais te considérer comme toutes les putains qui traversent mon lit ?? » Non. « Pas.une.seule.fois. » blâme t’il, appuyant sur chacune des syllabes. S’il ne l’avait pas épousé, au moins aurait-il reconnu son propre enfant. Si elle n’était pas devenue sa femme, il aurait tout de même veillé à ce qu’elle ne manque jamais de rien, en digne maitresse qu’elle aura été, même l’espace d’une nuit. Sa reine qui se fout de lui. Mais une brise de vent le rappelle à son devoir, à cette mission qu’IL leur a confié. S’il inspire profondément, ce n’est que pour atténuer cette colère qui gronde, ce besoin furieux de lui balancer tout l’acide de ce qu’il pense de leur situation. Et si elle fait mine de partir, voilà qu’il enserre son poignet assez fermement pour l’obliger à demeurer. « Cette conversation est loin d’être terminée Lucrezia, et crois-moi, tu n’y échapperas pas… Parce que je vais te traquer si tu oses une nouvelle fois fuir, et ce n’est pas ton foutu reptile qui m’empêchera de te retrouver. Suis-je bien clair ? » L’acier de son regard est suffisant pour dissuader, mais il sait pertinemment que la reine de glace pourrait y être insensible. « On avance. Autant oublier la discrétion. » Lâche t’il, alors que son regard accroche un point fixe, quelque chose qu’il ne remarque que maintenant, alors que sa colère se fait plus forte, ses émotions plus denses… Et le doute s’installe, alors qu’il semble reconnaître les prémices d’un sortilège astucieux.
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Sorrow for innocents.



(ADELE) « Hold your breath and count to ten.
Feel the earth move and then, hear my heart burst again. »

« TU aurais dû venir m’en parler, à l’instant même où tu l’as su ! » Il te fait peur. Les émotions à fleur de peau, tu perçois sa colère, dont naît la crainte. Tu sais qu’il pourrait te briser comme une allumette, délicat Légilimens dont la force physique est largement supérieure à la tienne. Un mouvement de recul. Les mots se bousculent au bord de tes lèvres mais rien n’en sort, rien ne se formule convenablement. S’il t’aurait traité comme les autres putains ? Oui, sûrement. Tu n’es rien d’autre. Une fille de passage. Tu refuses d’entendre qu’il te considère différemment, cherchant à te protéger de ces espoirs morts. Il y a tant de larmes dans tes yeux qu’elles ne peuvent que trahir ta douleur tandis que tu tentes d’articuler une idée cohérente. « Je.. Je l’ai su quand.. » Quand tu l’as tué. Quand tu l’as perdu. Quand il est mort. Fuir. Tous tes muscles te poussent à la fuite. Et il ne te laisse pas faire, sa main enserrant ton poignet, te privant de la possibilité de partir. Partir, ne plus jamais croiser son regard de braise, la chaleur de sa peau. Réminiscence. Son parfum, ses lèvres, ses bras. Nerveusement, telle une enfant prise en faute, tu hoches la tête, signe que tu comprends ce qu’il te dit, ce qu’il exige : finir cette conversation dont tu ne sais plus aligner les tenants et les aboutissants.

« On avance. Autant oublier la discrétion. » Il porte le regard au-delà de ton épaule et tu ignores ce qui l’inquiète, sans doute a-t-il perçu une présence, Daeva de même, glissant sur le sol avec finesse, sans un bruit, se dissimulant ; l’attention des êtes humains souvent trop peu portée sur leurs pieds, sur ce qui pourrait surgir de nulle part, sous leur nez. « Ca n’est pas perdu. Querelle d’amants parce que je refuse de me séparer de toi. » Ta mine triste n’a pas besoin que tu joues la comédie. L’ennemi n’a pas pu intégrer la totalité d’une discussion dont les détails sont restés muets, ainsi l’attaque pourrait toujours être déviée. Qu’est-ce qui vous empêchait de passer pour innocents, demander qu’on vous écoute avant d’opter pour vous tuer. ? « Danger. A gauche. » entends-tu, du sifflement étouffé de la créature rampantes. Pas le temps de réfléchir, tes bras passent autour d’Ypsös, l’entraînant sur le côté, le poussant à s’écarter de la trajectoire de l’éclair rouge qui fend l’air. Tu n’es pas bien grande, ne lui cachant donc pas le champ de vision pour se défendre s’il perçoit une nouvelle attaque avant que tu ne te retournes. Un simple protego s’échappe de tes lèvres alors que tu lèves ta baguette, fais volte-face. S’il restait une chance de faire penser que vous n’êtes pas d’atroces meurtriers en quête de sang et de soit-disant justice, tu n’avais pas envie de la gâcher avec un de ces sortilèges sadiques qui te démangent - état nerveux oblige, tes envies ne faisaient pas dans la dentelle. « .. ou on rentre dans le tas. Ils n’ont visiblement pas l’air ouverts à la discussion. » et tu n’es pas patiente. Tu n’as pas envie qu’il se fasse tuer par ta faute, ta propre mort t’indiffère, pas la sienne. « Stupefix ! » Loupé. Ta main tremble encore un peu. Tu dois te reprendre, vite, c’est une urgence. Un pas de recul, le souvenir de ce qu’il adviendra de vous si vous échouez, si le Lord apprend l’étendue de ta bêtise. L’adrénaline qui pulse dans tes veines. Tu te sens aussi impuissante qu’inutile. Daeva se rapproche, contourne, se glisse derrière, ombre parmi les ombres, ton attention ne se portant volontairement pas sur lui afin de ne donner aucun indice. Soit vous êtes foutus, soit vous faites une pirouette verbale pour retourner la situation, en espérant qu’ils ne soient pas débiles profonds - les tuer serait aussi stupide que vous faire tuer : vous avez besoin d’informations, après tout. Revenir bredouilles et vivants ? Impossible.

648 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Blessé par la nouvelle ? Furieux ? Il ne saurait dissocier ses propres émotions, se renferme dans sa coquille, comme il semble avoir l’habitude de le faire sitôt que quelque chose, quelqu’un peut l’atteindre. Il laisse sa propre colère parler, son regard se faire d’acier, son visage se fermer. Il est humain, certes, mais le contexte actuel ne laisse pas de place à ce panel de sentiments, pas plus qu’il n’aurait du laisser de place pour une telle conversation. Les mots sortent, acides, et c’est à peine s’il désire s’attendrir face à la moue désespérée de sa compagne, quand bien même il préfère ce visage à celui de la poupée inexpressive. Elle le rebute, l’agace, le rend fou et pourtant, il la protège encore, malgré cette révélation inattendue. Il ne peut la laisser partir et essuyer le courroux du Magister. Parce que tous savent combien il peut se montrer imaginatif et impitoyable dès lors qu’il est déçu, en colère… ou même seulement heureux. Le genre de personnalité que l’on craint sans s’en cacher, et à qui l’on préfère rester loyal quoi qu’il puisse arriver. Alors il la retient, pour ça quelque part, mais en partie parce que cette discussion n’est pas terminée, parce que cette fois, il ne la laissera pas partir, parce qu’il a le contrôle et qu’il n’est pas prêt de la lâcher. Il n’y aura de nouvel abandon, de désertion. Il ne le permettra pas, quitte à mettre sa menace à exécution et la traquer, quitte à se rendre directement chez elle et s’y installer jusqu’à ce qu’elle revienne. Qu’elle le prenne pour dit après tout.

Et son regard se perd derrière elle, alors qu’il ne daigne toujours pas la lâcher, alors qu’elle murmure des paroles qu’il n’entend pas, étouffés par sa concentration. Et s’il plisse le regard, ce n’est que pour se retrouver projeté plus loin, attirée par la force de son ancienne maitresse, tandis qu’un éclair rouge le frôle. Le juron ne tarde pas à franchir ses lèvres, alors que sa propre baguette rejoint sa paume et que les sortilèges de protection fusent pour les entourer tous les deux. Visiblement, leur réputation n’est pas à refaire, pas plus que celle de leur opposant. « …ou on rentre dans le tas. Ils n’ont visiblement pas l’air ouverts à la discussion. » C’est un rire jaune qui franchit ses lèvres, sous l’admirable constatation de sa partenaire. Et pourtant, il leur faut faire fi de ces envies meurtrières qui recouvrent chaque pores de leur peau. Jouer la comédie jusqu’au bout, tel le plan initial imparfait, se faire passer pour des victimes, ou au moins une sur deux. Un sort un peu plus sérieux le manque de peu, et c’est une lueur glaciale qui s’empare de son regard, alors qu’il fait tourner Lucrezia de sorte à ce qu’elle se retrouve derrière lui, élan protecteur qui n’est pas feint. De toute évidence, il ne la laissera pas se faire tuer avant d’avoir achevé cette discussion, ni tant que la mission ne sera pas terminée… pas plus qu’il ne pourrait le supporter. Et si sa baguette renvoie un sortilège, ce n’est que pour être plus offensif encore, démonstration de pouvoir certainement, alors qu’enfin, la raison le pousse à agir avant qu’il n’y ait un mort de leur côté, ou du leur. « Assez ! Nous avons besoin de votre aide ! » Hurle t’il enfin, s’adressant à celui qui est désormais son ennemi personnel et qui finira tôt ou tard mort sous sa baguette.
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