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Juno ∞ Sabal
because once you're mine there is no going back

Les premiers rayons du soleil traversèrent les carreaux des fenêtres du salon. Une belle pièce en soit, elle manquait juste cruellement de chaleur. De chaleur humaine, car un feu crépitait dans l’âtre réservé à cet effet. Les paumes posées sur les accoudoirs du fauteuil, mes pupilles étaient fixés sur les flammes. De belles flammes, une couleur  de lave, de soleil, de lumière. La nuit s'éclipsait pour laissait place à l'aube. J'étais resté là toute la nuit, en attente. A attendre des nouvelles de l'informateur que j'avais envoyé. Je m'étais assis sur ce fauteuil et je n'avais pas bougé depuis. J'avais oublié le sommeil, j'étais resté à attendre des nouvelles qui ne sont jamais arrivés. Pourquoi mettait-il autant de temps ? Ma fille n'en avait probablement plus beaucoup avant que ces ordures ne lui fassent du mal. Ces chiens ne reculaient devant rien ! Ils n'étaient qu'une bande de lâche pour oser enlever une enfant de quatre ans, ma fille, mon petit trésor. Rien n'avait plus de valeur que ce petit être, pas même ma propre vie. J'allais retrouver ma fille, quoi qu'il m'en coûte. Ils ne lui feront aucun mal, je ne pouvais me l'autoriser.

Quittant mon immobilité, je me levais, quittant ainsi le siège que j'avais occupé pendant plus de huit heures. Mes muscles crissèrent, mes os ronchonnèrent. Les blessures diverses et variées incrustées dans mon corps se réveillèrent alors que je sortais du salon, quittant ses meubles nobles, sa cheminée d'époque, son style ancien et ses souvenirs douloureux. Ma fille y avait joué, elle y avait rigolé, je l'y avais enlacé et raconté milles et unes fantaisies. Elle aimait les contes, les légendes, elle disait que plus tard elle trouverait les licornes et les centaures pour s'en faire des amis. A cela je répondais que son futur sera ce qu'elle en fera. Je ne comptais pas dicter la vie de ma fille, je ne voulais pas être ce style de parent là, je ne l'avais jamais été. Je ne voulais pas qu'elle grandisse et suive mon exemple. Je me refusais à la laisser s'endurcir comme je l'ai moi-même fait. Je ne pouvais l'imaginer tomber dans l'ombre de Voldemort et vouloir devenir une Mangemort aguerrie comme je l'étais à présent. Non, elle ne devait pas vouloir devenir comme moi. Elle n'était qu'un petit être de lumière, lorsque j'étais l'ombre dans les plus sombres rues de Londres et d'Angleterre. J'avais voué ma vie à Voldemort et je commençais presque à oublier pourquoi. Mais j'aimais mon métier, j'aimais traquer, j'aimais attraper, j'aimais faire régner la peur et la douleur. Cela ne faisait pas de moi un monstre, juste une blessure ambulante qui empoisonne quiconque s'approche de trop près. Je ne changerais plus ce que je suis, je ne pouvais que m'en contenter et l'apprécier.

J'arrivais dans le corridor d'entré, attrapa ma cape que j'enfilais par dessus mon costume d'un noir de corbeau. Je vérifiais que ma baguette se trouvait bel et bien à ma ceinture, dans on étui et sortie de la demeure. Je procéda aux sortilèges d'usages, ceux qui empêchaient quiconque d'entrer et me retournais pour partir. Je franchi le grand portail en fer forgé noir et transplana. Le sol se dématérialisa et mon poids fut plus irrégulier, plus lourd, puis plus léger. Je fermais les yeux en pensant fortement à ma destination. Le transplanage n'était pas la chose que je préférais au monde, j'avais déjà eu de mauvais souvenirs. Le voyage fut plus rapide que je ne le pensais car très vite le sol carrelé du hall du Ministère de la Magie vint frapper contre la plante de mes pieds. J'attendis de me stabiliser avant de me redresser de toute ma hauteur et de rajuster ma cape. Une pression soudaine dans mon dos me fit avancer de quelques pas avant que je ne découvre que quelqu'un venait de me rentrer dedans, me retournant vers la source de la collision je fis face à un sorcier d'une vingtaine d'année, auparavant plongé dans la lecture de la gazette. Sa lecture interrompue, il fixait avec des yeux ronds ma silhouette, craignant ma colère. Mes yeux sombres le dévisagèrent alors qu'il recula de plusieurs pas, la gorge trop noué pour s'excuser. Je ne m'obligea pas à lui prêter d'avantage de mon temps et fit volte-face afin de continuer ma route. Aujourd'hui, j'étais attendu à la salle des enchères de Rebuts. Non pas que je comptais investir, non, je devais y retrouver une connaissance, un collègue dont je désirais m'offrir les informations pour une mission sur laquelle je travaillais depuis des semaines. C'était une mission provenu directement du Magister et je me devais de réussir. Les information de mon collègue en matière de lieux m'étaient indispensables car je n'avais pas le temps de collecter ces informations par moi-même.

J'entrais alors dans la salle aux enchères et fit balayer mes yeux bruns le long de la salle. Une moue contrariée s'affiche furtivement sur mon visage alors que je ne le trouvais pas. Fichtre, le bougre ne se serait-il tout de même pas défilé ? Non, il devait avoir un peu de retard. La séance allant bientôt commencer, je pris place dans les premiers rangs, histoire de pouvoir avoir une bonne vue sur la marchandise qui allait nous être présenté. A vrai dire, je m'ennuyais déjà. Ces ventes n'étaient pas ce qui m'intéressait le plus. Ainsi débuta la séance. Je ne compta pas le nombre de rebuts qui nous furent présentés avant qu'elle n'entre en scène.   
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Sabal Ҩ Juno
« On ne voit pas ma citation, alors fuck. »


De l'ombre à la lumière, les regards divergent ; ils se font plus lourds, plus appuyés, mais les visages prennent une forme humaine sur laquelle on peut lire les pensées qui l'anime. Avec un peu d'attention, on distingue grâce au rictus la plaisanterie vicieuse du désir inavoué de faire souffrir. On traduit la fièvre par les yeux brillants, on comprend la honte par les joues cramoisies. Les ténèbres n'offrent que nos propres échos aux questions avides de réponses ; elles n'offrent que des chimères obscures où la réalité se mêle à l'imaginaire, et l'on y voit ou entend tout ce que nous souhaiterions voir ou entendre. Pour de nombreux Rebuts, Azkaban a été un purgatoire autant qu'un Enfer sans véritable fin. Rendus fous par la culpabilités et le chagrin, ils y ont vu des visages d'êtres aimés se dessiner sur les pierres rugueuses et ont entendu la voix des défunts sous les lamentations des Détraqueurs. Ils ont subi la même souffrance à un degré moindre car, pour Juno, elle a été multipliée par le nombre d'insurgés retenus captifs en ces lieux sombres. Même si son cœur s'est refroidi et endurci comme les murs de sa prison, le désespoir ambiant l'a condamnée à ne plus pouvoir choisir les chemins qu'elle emprunterait à l'avenir... Sa décision a brisé en morceaux de glace son cœur froid et dur. Elle a voulu être Rebut.

Et elle assume ce choix maintenant, en se tenant derrière le rideau rouge avec les autres futurs esclaves. Son destin ne l'enchante guère. La seule pensée qui la soulage, aussi sarcastique soit-elle, est qu'elle ne pourra pas tomber plus bas qu'à genoux face aux Sangs-Purs. Alors elle attend que son tour vienne. Elle attend qu'on la jette dans la fosse aux lions et qu'on lui ôte toute sa dignité – à ses yeux, elle l'a perdue depuis longtemps. Peut être depuis le jour où, entre les bras sanglants de Priam, elle lui a promis qu'elle ne se laisserait pas prendre et qu'elle s'est retrouvée derrière les barreaux crasseux de sa cellule. Ou depuis que, se jurant de ne pas s'agenouiller face aux Mangemorts, elle a pleuré et supplié quand ils menaçaient d'utiliser le sortilège Doloris. Chaque fois qu'elle s'est trouvée nue et désarmée devant ses bourreaux a contribué à sa perte de fierté.
Puis, quand une énième cicatrice s'est déployée du bas de ses reins couverts de bleus à sa nuque rougie par les coups, sa dignité a définitivement pris son envol.

Le cliquetis de ses chaînes lui rappelle l'effroyable vérité qu'elle a dû accepter dès l'aube. C'est un métal magique qui enserre ses mains fines et pâles, transies de peur et de dégoût, et empêche toute évasion possible. Juno songe que ces salopards ont pensé à tout, qu'elle est condamnée à errer dans leurs cuisines jusqu'à ce que les Insurgés renversent le pouvoir. Pourtant, un proverbe stupide trotte dans sa mémoire et la rassure : « Sois proche de tes amis, et encore plus de tes ennemis ». Une illumination. La jeune femme sera proche des soupes, des épices, des poisons. Sa position ouvre un large éventail de possibilités. Une mort rapide ? Certainement pas ; elle offrira à son futur maître une mort lente et douloureuse sans qu'on puisse en détecter la cause. Au fil du temps, ses membres s'ankyloseront, son esprit ralentira. Tous les matins, Juno croisera ses yeux terrifiés à l'idée que la Mort le prenne le soir-même et en quittant sa chambre, elle sourira. Encore ce rictus triomphal qui fait remuer ses lèvres charnues lorsqu'une victoire s'ajoute à son palmarès.

C'est une force nouvelle qui émerge de sa souffrance. La vengeance, vive et ardente comme le feu.

La porte s'ouvre toute grande. La clarté soudaine l'aveugle le temps que la silhouette grande et mince d'un Mangemort se dresse sur le fond lumineux, et Juno comprend : c'est son tour. Une centaine de visages se tourne dans un même mouvement pour suivre son entrée. « L'Hydre de Lerne. Il faut en couper chaque tête » songe-t-elle avec fureur. La jeune femme fait un pas, deux pas, trois pas vers son destin. Son cœur martèle au rythme de ses pas hésitants, au rythme de son âme déchirée qui crie vengeance. Vengeance ! Vengeance ! Des flammes vindicatives dansent dans ses iris sombres ; elle est bien là, la vengeance, toujours aussi vive et ardente. Des cernes d'un violet pâle la soutiennent. Ainsi exposée au grand jour, sa peau pâle et éclatante dans la luminosité de la salle des Enchères, Juno paraît bien frêle, chétive et maladive en comparaison avec la grande gueule éternellement close parmi les autres. La faim a creusé ses pommettes hautes, affiné sa taille et ses jambes fuselées. On la croit plus docile et malléable alors qu'un incendie réduit ses derniers lambeaux de faiblesse à l'état de cendres. Elle renaît. Sous ses airs de chaton meurtri, une véritable lionne menace l'assemblée de ses crocs.

Si la plupart des Sangs-Purs la raillent sur son ascendance et ses faibles exploits, il en reste quelques-uns pour admirer le reflet moiré de sa chevelure sombre, la gracilité de son corps tremblant, ses paupières ourlées de longs cils noirs et de larmes d'ire. Ses vêtements soulignent à peine ses formes et le malheureux surpris à tenter de les deviner reçoit de la jeune Rebut un regard rageur. « S'ils ont autant de respect pour leur sang, qu'ils regardent ailleurs, pense-t-elle en courbant la tête. »

D'autres la détaillent à l'annonce de sa particularité. Une Empathe, c'est valorisant. C'est cher, surtout, et c'est cela qui est valorisant. Le courroux cède sa place à l'ennui ; un soupir vient gonfler sa poitrine.
Et tandis que les voix et les prix s'élèvent, Juno aperçoit deux yeux aussi froids et durs que son cœur dans la foule. Une impression de déjà-vu l'obsède. Le dhole, elle l'a déjà vu fureter non loin de ses séances de torture ; une réputation de bourreau redoutable, impitoyable et cruel le suit comme son ombre, et elle le sait. Un instant, elle prie pour qu'il ne l'achète pas. Puis, elle espère.

Le dhole ; à ses yeux, ce n'est qu'une aberration, à monstre à abattre. À la mémoire de tous ceux qui ont péri par son sadisme, il mérite aussi de mourir.
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Juno ∞ Sabal
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Des êtres tous aussi insignifiants les uns que les autres. Voilà ce qui déferlait sous mes yeux depuis déjà une bonne demi-heure. L'ennui commençait doucement à faire son nid, comme une vipère s'infiltrant délicatement et furtivement dans la demeure d'un petit rongeur avec pour seul but de lui dévorer sa progéniture. C'était ainsi que l'ennui agissait, comme un serpent. D'abord, tu te dis que ce n'est pas si embêtant que ça, puis tu essaie de payer attention à l'assemblé, à une personne de l'assemblé, à la décoration, au bruit, aux odeurs, à n'importe quoi. Puis finalement, oui, tu te fais chier. Et je me faisais chier, les mises aux enchères ça ne m'intéressait pas. Je préférais l'action à ces jeux de cours. Car, après tout, ce système n'était qu'une monarchie à deux balles. Une monarchie qui me convenait et qui m'offrait de nombreux avantages, certes, mais une monarchie quand même. Je préférais l'organisation sauvage que nous avions au début, lorsque nous n'avions ni manoirs, ni richesses, ni rejetons se pressant pour nous embrasser les pieds. Je préférais ces temps où les gens avaient peur de nous et préféraient baisser la tête et passer leur chemin en frissonnant de peur. Les gens n'avaient plus peur, ils feignaient cette dernière. J'en savais quelque chose pour passer de nombreuses heures dans les rues, dans les forêts, sous couverture, à traquer la moindre information me permettant d'effacer ma cible. J'entendais les gens parler, je les entendais rire, je les entendais se plaindre. Ils n'avaient plus peur. Hors c'était une tâche que je m'étais imposé, instaurer la peur dans le cœur de mes cibles. Car la peur obsède, elle paralyse, elle fait faire des erreurs. Sans peur, notre ennemi sera plus sur de ses actes, il sera plus réfléchi, plus calme, moins enclin à l'erreur. La peur. C'était tout ce qui comptait. Et la peur venait après l'horreur, après la douleur, après la perte et les larmes. Si il fallait passer par-là, alors je passais par là.

Alors que je croisais mes bras sur mon torse, attendant toujours l'arrivée de mon informateur, je laissais traîner mes yeux sur l'estrade où défilait un nombre ridicule de prisonniers ayant acceptés de devenir rebuts afin d'échapper à Azkaban. Azkaban....faibles, petits merdeux, ils avaient acceptés de devenir les possessions d'êtres sans morales afin de ne pas faire face à l'horreur pur. J'y avais fait face. Je n'étais pas mort pour autant. Pendant longtemps je n'avais plus été capable d’aligner deux pensées logiques l'une après l'autres, pendant longtemps les cris restèrent ancrés dans ma tête et mes muscles ne se décrispèrent qu'au bout de quelques années mais...j'avais survécu. Eux n'étaient que des faibles. Pourquoi est-ce que je devrais accepter l'un d'entre eux sous mon toit ? Le dégoût, ouai, c'est tout ce que j'éprouvais à l'instant présent. Puis le rideau se souleva une nouvelle fois et la lumière parti à la conquête d'un nouveau morceau de viande. Lorsque la jeune femme, parce que ce fut une jeune femme, devint plus visible à mon regard d'homme et de mangemort, ma curiosité fut titillé. « Juno Ava Saitō. Née-moldue. Ancienne Gryffondor. A participé à la Bataille de Poudlard, pas de rôle majeur au sein de celle-ci, encore moins dans l'Ordre... » Une née-moldue, un rictus de dégoût et déception m'échappa alors qu'elle avait pour le moment eu l'honneur d'attiser ma curiosité. Une Née-Moldue, elle ne valait pas plus que mes chiens. Mes chiens, eux, étaient obéissants au moins. « ... possède un don d'Empathie. L'entraînement n'a néanmoins pas pu déterminer son niveau de maîtrise. » et si jusque là j'avais été déçu, ces mots lancés par le maître aux enchères eurent raison de moi. Je me redressais sur ma chaise. Une empathe. Quelle étrange créature que cette demoiselle, dont je n'avais pas pris la peine de retenir le prénom. Aucun rôle pendant la bataille, pas plus dans ce satané Ordre du Phoenix, pas de passé, pas de qualités, juste un don d'empathe dont on ignorait la puissance et l'importance. Un agneau lancé dans la prairie aux loups. Hum...elle avait du potentiel, du potentiel pour devenir un parfait petit pion. Son don, j'en avais besoin. Il me le fallait. Je ne savais pas pourquoi, je trouverais une raison, je lui trouverais une utilité, même minime. Cette femme, il me la fallait.

Les enchères débutèrent. Je levais la main pour faire signe que je débutais les enchères. Une autre main se leva tout de suite après, augmentant le prix. Je ne pris pas la peine de voir quel était le visage de mon adversaire, je relevais la main. Je l'aurais. Et c'est ainsi qu'un duel de fortune débuta entre moi et mon adversaire, mais je ne céderais pas. Ô non, cette rebut était à moi et à personne d'autre. J'en ferais un pion, un joli pion car je ne pouvais dénuer ses qualités physiques. Quel dommage que son sang soit d'une telle médiocrité. Qu'à cela ne tienne, si un jour elle fait un pas de côté, je la tuerais de mes propres mains, ce sera un cafard en moins sur cette planète. Je n'aurais su dire combien de temps l'enchère dura, mais ma fortune commençait à prendre un coup et ça me faisait froncer le nez. Puis ce fut fini, mon adversaire s'avoua vaincu et je levais une dernière fois la main. Quarante mille gallions...putain, elle avait intérêt à les valoir ! « Adjugé, vendu. Vous pouvez prendre possession de votre Rebut maintenant. »

Je me levais nonchalamment, me tailla un chemin vers l'allée centrale et me dirigea vers la porte qui donnait accès à la petite salle de remise des lots. Car après tout, c'est tout ce qu'elle était. Un lot que je venais de remporter et avec laquelle je ferais ce que bon me semble car, désormais, elle était à moi. J'entrais dans la pièce qui était, semble toute, plutôt coquette avec ses fauteuils en velours vert foncé, ses rideaux lourds et ses tapis de grand prix. Cela allait lui faire bizarre, tant de luxes après tout ces mois en centre d'entrainement où le quotidien était rude et tribale. Oh quelle ne s'y habitue pas, elle retrouvera sa misère une fois que je lui aurais assignée ses quartiers. Le luxe, il ne valait mieux pas qu'elle s'y habitue, elle ne fera toujours que le croiser et l'effleurer du regard. Je vins me poster près des grandes fenêtres, laissant mon regarder vaguer le long des toits en attendant de recevoir mon prix, ma rebut. Un bruit de porte qu'on ouvre résonna dans la pièce  et je restais statique tandis que le bruit des chaines qu'on ôte tiqua le long de mes tympans. Bien. Le dhole allait prendre son bien et s'éclipser. Rien de plus, rien de moins. Je me retournais, faisant face à la jeune femme que je venais d'acheter. Je restais ainsi immobile, la fixant de mes yeux sombres et perçants. Elle était répugnante, avec son corps de pauvre chien et son sang de rat. Pendant quelques secondes j'eus presque envie de la leur rendre, leur souillon. Mais qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire de ça moi ?! Arf, je ne m'étais jamais procuré d'elfe de maison. Je dirais qu'au moins un humain pourra me tenir la conversation, si sa bouche sait émettre un quelconque son qui ne soit pas désagréable à mon oreille. Je m'avançais de plusieurs pas jusqu'à ce qu'elle puisse entendre le son de ma voix. « C'est quoi ton nom ? » dis-je d'un ton plutôt faible. Je ne parlais jamais très fort, je n'en avais pas l'utilité. Mais au travers de ma voix, de son timbre, ce sont les ombres et l'obscurité qui s'exprimaient.
 
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Sabal Ҩ Juno
« Ma citation est tellement cool qu'on ne la voit pas ! Lol ! »


C'était l'ennui qui assombrissait ses yeux sauvages mais maintenant, voilà l'éclat dément de l'intérêt qui les illumine. Chaque main levée, fébrile, traduit sa convoitise. Le dhole a toujours ce qu'il veut. Des informations, des réponses à ses questions, ou des Empathes... Un véritable duel s'est engagé aux Enchères. Mais par ses regards meurtriers, son dernier adversaire abandonne. Juno laisse échapper un râle ; une alliance étrange entre le contentement et la terreur lui fait baisser la tête. La jeune femme sait que ce ne pourra jamais être pire qu'Azkaban, seulement, la sombre notoriété de son maître la met mal à l'aise. Il sera très prudent, peut être trop, et cette prudence compliquera l'aboutissement de son projet macabre. Une seule idée lui vient quand on la mène dans la salle de remise des lots : il faut gagner sa confiance et la garder le plus longtemps possible.

La pièce recèle de trésors inimaginables, mais après tant de mois passés dans la crasse, tout ce luxe lui paraît presque intolérable, futile. Ses yeux n'osent pas errer sur les belles tapisseries de soie, ou les fauteuils damassés, mais préfèrent rester figés sur Lui. Il l'attend, debout près d'une fenêtre encadrée de lourds rideaux, assombrissant les lieux. Cette aura dangereuse et mystérieuse qu'il dégage paralyse la jeune femme un court instant. « C'est ce qu'il veut, instiller la peur à ses ennemis. Un peu comme les Seigneurs Siths », se rappelle-t-elle avec un léger rictus, qui disparaît aussitôt que son maître quitte sa contemplation. Dans le contre-jour, la clarté lui dessine comme une auréole blanche et lumineuse. C'en serait presque comique, vu sa sinistre réputation. À cette pensée, un sourire frétille sur ses lèvres sans les étirer pour autant ; le dhole n'est pas laid, au contraire, mais l'atmosphère lugubre qui l'entoure éclipse son attirance déroutante.

Un long moment, il n'y a qu'un jeu de regards entre eux ; lui, qui la détaille avec un dégoût révoltant et elle, qui l'observe sans mot dire, trop absorbée par ses idées vengeresses. Juno lutte contre la répugnance qu'elle perçoit chez lui. Un frisson dévale sa cicatrice chaque fois que les yeux noirs et pénétrants du dhole passent de son visage d'albâtre à ses pieds de marbre. Elle ressent son hésitation, son aversion et un malaise profond qu'elle ne parvient pas à identifier. Quelque chose le tracasse. Quelque chose sans rapport avec sa récente acquisition : c'est plus ancien et ça le ronge insidieusement. La vivacité de sa douleur arrache un sourire satisfait à Juno. Lui aussi, il peut souffrir, et ça, il ne faut pas l'oublier...
Enfin, le dhole finit par lui adresser quelques mots :

« C'est quoi ton nom ? »

À côté, on perçoit toujours les coups de marteau de l'huissier de justice et sa voix stridente qui présente les Rebuts, fait grimper les prix et félicite les acquéreurs. Le dhole ne gronde pas très fort mais son souffle est assez impressionnant pour en détacher chaque syllabe dans le silence lourd de la salle. C'est comme une soudaine obscurité projetée par une seule voix. Sa question, si elle n'étonne pas Juno, la met un court instant dans une rage folle. « Tu pouvais pas écouter l'huissier, abruti ? Juno Ava Saitō, ça te dit rien ? » La jeune femme sait qu'elle ne devrait pas faire attendre sa réponse mais la tentation est trop forte, jusqu'à ce qu'elle aperçoit les mains puissantes de son maître se crisper sur sa baguette. Une crainte terrible éclaire alors ses prunelles. Azkaban les a rendues vives et brillantes comme l'onyx, et leur étrange intensité évoque un ciel d'été noir et orageux, torturé par des éclairs d'effroi. Ses doigts minces tremblent toujours quand, en plongeant ses yeux terrifiés dans ceux du dhole, elle répond :

« Juno. C'est Juno... »

Sa voix se fond en un murmure doux, rendu rauque par son mutisme constant et les cris déchirants provoqués par le Doloris. Elle paraît inconnue à la jeune femme. Tant de temps s'est écoulé depuis qu'elle a abandonné la parole au profit des hurlements et des sanglots...

« S'il vous plaît... » commence-t-elle en lorgnant la baguette

Il n'y a plus aucune nuance dans ses suppliques ; plus de peur, plus de joie, juste une voix blanche et paisible. Seul l'éclat de ses yeux et du nacre de ses lèvres tremblantes expriment ses sentiments ; quel monstre impassible lui ressemble le plus, parmi tous ces Mangemorts ? Sûrement lui, le dhole, et ses yeux noirs sans émotions. C'est une vérité difficile à concevoir, de se comparer à ses bourreaux. D'ailleurs, elle ne devrait plus craindre leurs sortilèges ; la folie n'a jamais pris le dessus sur la raison, et le désespoir non plus. Le cerveau qui gonfle, les entrailles en feu ? Elle les a endurés jusqu'à la fin.

« Non, allez-y, si ça peut vous faire plaisir » finit-elle par marmonner

Puis, se détournant pudiquement, ses yeux mélancoliques errent sur les vitres impeccables ; elles renvoient son reflet pathétique et brisent ses derniers espoirs. La lionne n'est plus. Le contraste saisissant entre sa peau diaphane et la noirceur de ses cheveux la laisse pantoise. Le pire, c'est cet éclat paranoïde de bête blessée qui habite ses iris et lui donne cette profondeur peu commune ; que peut-il penser de plus, sinon qu'elle n'est qu'un petit animal fragile, dompté et souillé par deux printemps à Azkaban ?
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Juno ∞ Sabal
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J'avais depuis fort longtemps apprit l'art et la manière de jouer avec les mots et leurs significations. Cela devait être la raison pour laquelle je ne parlais jamais à outrance, car j'en calculais chaque échappé. Jamais un mot de trop, jamais un mot oublié, jamais une confession inappropriée ou dangereuse. Mon travail m'avait rendu maître des langues liées et déliées. Faire parler les gens était mon métier, mon avenir et mon but premier. J'avais ainsi entendu des myriades d''informations, des utiles, des primordiales, des incongrues et des dénuées d’intérêt. Lorsque l'on vous demande de faire parler quelqu'un, on cherche une information précise. Cependant, pour pouvoir parvenir à cette information, il faut la jouer fine, il ne faut pas foncer tel un serpent sur sa proie. Non, il faut jouer de stratagèmes, de questions anodines et d'autres un peu moins pour finalement découvrir ce que l'on cherche. Je me voyais dans cette discipline comme un maître à par entière. Ces années d'interrogatoires avaient incrustées en moi des anecdotes toutes plus variées les unes que les autres. Parfois, dans un sursaut de délire, certains prisonniers avouaient leurs plus grandes frayeurs, d'autres pleuraient en marmonnant leurs plus profonds regrets. Il y avait ceux qui perdaient totalement la raison et ceux là n'étaient alors plus d'aucune utilité. Ils sortaient connerie sur connerie, en parlant de leur mère et finissant par philosopher sur un morceau de pain rassie. J'avais vu des centaines de visages, certains plus amochés que d'autres, les uns plus beaux que les autres. Je me souvenais de chacun d'eux, je me souvenais de chaque pair d'yeux, de chacun de leurs regards. Ils me hantaient lorsque je me retrouvais plus faible qu'à l'ordinaire. Nul tortionnaire ne peut prétendre dormir la conscience tranquille, est menteur celui qui l'affirme.

Cette une pair d'yeux bien particulière qui me firent face. Une multitude de choses y découlait pour venir s'ancrer dans mes rétines. J'y voyais l'effort fourni, la peur passée, la colère grondante. Elle en avait vécue des choses, et je n'allais nullement la plaindre parce que ce n'était pas prêt de finir. Qu'elle ne s'imagine même pas avoir du répit, car j'allais devenir son prochain enfer. Je n'allais rien lui épargner, elle allait être mienne et je lui ferais subir ce que j'aurais envie de lui faire vivre. Elle était trop faible, trop maigre, trop blanche. Il allait falloir la retaper, et je n'allais pas user de la manière forte. Je n'étais pas bon pour ça, mon sang russe et de vélane m'avait privé de douceur depuis mon plus jeune âge. Pour le moment, elle n'était qu'une beauté apeurée, la peau sur les os et les yeux foncés d'une lueur destructrice. Lorsque j'en aurais fini avec elle, elle aura recouvré de sa sublime. Je refusais d'être le maître d'un morceau de viande sec. Ma rebut sera dangereuse, elle sera impitoyable, mordante, piquante, magnifique. Elle sera mon pion, un pion de grâce que j'irais envoyer faire ployer mes adversaires. J'allais devoir la mâter, lui montrer que j'avais l’œil sur le moindre de ses gestes. Lui montrer que je n'étais pas stupide, que je savais qu'elle allait d'abord tenter de sauver sa peau. Je n'étais pas aveugle, j'avais moi-même était prisonnier, j'avais moi-même dû faire tout ce qui était en mon pouvoir pour rester en vie. Ô non, elle n'allait pas aimer ce qui l'attendait, mais honnêtement, je m'en fichais royalement. Elle n'était qu'une loque au sang horripilant, j'en ferais un joyaux pleine de piques qui n'obéira qu'à moi et moi seul.

Ma question résonna dans la pièce calfeutrée. Pourquoi je lui demandais son nom ? Ô j'aurais bien pu l'appeler la chose pendant tout le long de ses années de service, mais ce n'était pas à la hauteur du dhole. Non. Son prénom, je voulais qu'elle finisse par le maudire, par le détester tellement il lui rappellera toutes ces fois où je l'aurais détruit pour en faire ma chose. Mais sa bouche resta close, elle ne me répondit pas. Un rictus menaçant vint s'inscrire sur mes lèvres. Ô non, elle n'allait pas déjà commencer à se rebeller contre mon autorité. J'avais été poli, je lui avais demandé correctement, sans menaces, sans promesses de représailles. Et elle, elle ne trouvait rien de mieux que de me laisser face au silence ? Quelle mal éduquée que cette pauv' fille ! Ma main droite glissa doucement vers ma ceinture alors que les minutes passèrent et qu'elle ne daigna toujours pas répondre. Quelle culot, j'allais lui donner envie de se taire, de façon plus définitive. Son regard foncé fit l'allé retour entre mon visage et ma baguette et c'est une lueur bien familière qui vint illuminer ses orbites brunes. « Juno. C'est Juno... » Aaaah et bien voilà, mademoiselle su se comporter de façon raisonnable finalement. Elle n'était peut-être pas si stupide que ça. Juno, c'était donc son prénom. Sa voix l'avait énoncé avec une telle difficulté que je devinais aisément le nombre de mois où elle n'avait plus été autorisé à ouvrir sa petite bouche. Bien, au moins n'allait elle pas être trop assommante et pénible à entendre, si seulement elle daignait se taire dans les jours et mois futurs. « S'il vous plaît... » oh vraiment ? J'étais déçu, oui, j'étais déçu. Sil vous plait...non, ce n'était pas bon ça. Je n'aimai pas que l'on me demande ainsi les choses, je préférais la hargne, la poigne, un peu de passion que diable ! Mais...je ne pouvais pas réellement lui en tenir compte, après tout elle désirait simplement éviter un énième sort de torture et je pouvais comprendre, totalement. Je ne bougeais donc pas, plongée dans ma réflexion. Allais-je aller jusqu'au bout de ma menace, ou serais-je magnanime pour le coup....cruel dilemme. « Non, allez-y, si ça peut vous faire plaisir » AH ! Ça c'était bien mieux, ça j'aimais. Un rictus moqueur s'incrusta sur mes lèvres alors que je rangeais ma baguette, elle n'était peut-être pas une cause perdue. J'avais besoin qu'on me réponde, qu'on me rentre dedans. La finesse, ce n'était bon que pour traquer, le reste du temps je préférais les forts caractères, c'était plus amusant, plus excitant. « Juno donc...aaaah...déesse grecque du mariage, protectrice des femmes. C'est un prénom tout en poésie. Tentons de ne pas l'oublier, n'est-ce pas ? » dis-je d'une voix toujours peu élevée mais qui gronda contre les murs, contre les corps et trembla contre les os des personnes présentes. Je reculais de deux pas et lança un regard au sorcier présent dans la pièce « Et, donc, vous allez nous laisser sans rafraîchissements ? » dis-je d'un ton faussement surpris. Mon interlocuteur sembla surpris et hésitant quelques instants avant de jeter un oeil à la demoiselle. « Oh je vous en pris, sans baguette et avec ses petits bras de moineaux elle n'arriverait même pas à me briser un doigt. Filez. » il obéit. Je laissais échapper un soupir alors que je libérais mes mains des gans en cuir noir qui les avait gardé protégé jusqu'à présent. « Assis-toi. » dis-je d'un ton sans appel à...Juno, oui c'était ça, Juno. Je montrais un fauteuil du bout de la main et prit place dans celui qui était en face. La porte se rouvrit pour laisser passer le sorcier qui posa sur la table à côté de mon fauteuil une bouteille de whisky pur-feu, deux verres et une cruche d'eau. Je me saisis d'un verre et y versa de l'eau. Je le posais sur la table et pris le second verre que je remplis de whisky avant de le tendre à Juno. « Prends ça, tu vas en avoir besoin. Ce qui va suivre...ça fait pas forcement du bien » je parlais bien évidemment du marquage. Oui, car généralement, se faire marquer par un fer chauffé à blanc sans anesthésiant quelconque, ça fait mal. « Cela étant dit, où tu le veux ? Je te laisse le choix de la localisation, le symbole étant non-négociable. Maintenant si tu veux mon humble avis de grand méchant pas beau, l’omoplate droite me semble être un lieux parfait. » je fixais alors mes yeux sombres dans les siens, attendant sa réponse, mon verre d'eau entre mes doigts fins et minutieux.
 
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Sabal Ҩ Juno
« Deux escargots sont sur une plage. Soudain ils apperçoivent une limace et l'un deux s'écrie : "Mon dieu c'est une plage de nudiste !" »


Aucune avanie ne la contrariera. S'il a songé à l'attendrir ou à lui faire payer le prix de son statut, il n'aura droit qu'à son sourire railleur. Cette fois, Juno tiendra sa promesse : le dhole souffrira, le dhole mourra puisqu'elle n'en a cure, elle, de souffrir ou de mourir. Trop de Mangemorts l'ont brimée pour qu'il pense en faire son parfait petit pion ; trop de larmes ont été versées, trop de sang a coulé, trop de supplices l'ont rendue amère, revancharde, fougueuse. Les soirs où ses barreaux réussissaient à peine à filtrer le clair de lune, elle observait ses camarades aliénés par les sorts et maudits par Azkaban. Des ombres mouvantes qui pleuraient en appelant une mère ou un père, des silhouettes pâlottes et pourtant si sombres, entourées par les ténèbres et une ineffable puanteur. Juno s'était nourrie de l'obscurité. Ses yeux si vifs avaient subi la même éclipse que les yeux de son frère ; si vides, si mornes, si froids. Ses poignets fins portent toujours la trace des chaînes et son dos est le chef d'œuvre de ses tortionnaires – une multitude de cicatrices tantôt longues tantôt courtes qui se croisent et se rejoignent sur la plus large, un douloureux tableau d'art abstrait. Quelques nuits, elle avait encore senti son sang ruisseler le long de ses blessures, chaud et visqueux comme celui de Priam sur ses mains. Même un Oubliator ne pourrait effacer l'inénarrable ; alors si le dhole pense à l'apprivoiser en lui faisant miroiter de nouvelles souffrances ou le soulagement suprême, qu'il sache que la lionne n'a jamais existé, au fond, mais sa sauvagerie existe, subsiste. Et maintenant, libérée de ses chaînes, elle menacera sans cesse d'attaquer car ses prunelles sombres sont devenues hostiles et ont récupéré leur éclat d'antan.

Qu'il la scrute ! Qu'il lui réserve une destinée particulière, qu'il prévoit de la mâter, qu'il lui donne une vie infernale ! Juno n'est pas faible même si elle en donne l'impression. La convoitise qu'exerce son don l'a rendue toujours plus méfiante face aux autres. Et dans les yeux menaçants du dhole, elle parvient à lire tous ses plans ; elle-même n'est pas stupide, elle perçoit chaque idée diabolique de son maître sous ses airs doux. S'il manque d'originalité, il tentera de la monter contre son propre camp et d'en faire sa machine de guerre mais elle sait qu'il lui réservera d'autres surprises de taille... Les yeux toujours rivés sur les fenêtres, Juno serre les dents, prête à endurer des nouvelles vagues de souffrance intolérables. Ses paupières se closent, ses sourcils se froncent mais rien ne vient. Puis, elle perçoit l'amusement du dhole et sait qu'il a rangé sa baguette – une simple déduction, la bonne, cependant. La jeune femme ne peut arrêter un soupir de soulagement. Cette fois-là, elle y échappe. Seulement, il ne l'épargnera pas la prochaine fois. Il tente l'approche douce et cette idée la froisse. « Ai-je l'air si inoffensive ? » se lamente-t-elle en osant adresser un sourire narquois à son maître.

« Juno donc...aaaah...déesse grecque du mariage, protectrice des femmes. C'est un prénom tout en poésie. Tentons de ne pas l'oublier, n'est-ce pas ?
T'as plutôt intérêt, songe-t-elle en guise de réponse. »

Aucune réaction extérieure. La jeune femme préfère garder son masque de marbre, son visage figé dans l'albâtre. Elle commence à s'habituer aux grondements du dhole. Ils n'ont déjà plus rien d'impressionnant pour elle. Mais quand il s'adresse au sorcier près de la porte, c'est une autre histoire. Elle sursaute. Juno avait complètement occulté sa présence, trop occupée à cerner la personnalité torturée de son maître. Alors, lorsque celui-ci lui jette un œil soupçonneux, elle lui renvoie l'image d'une douce oiselle innocente et docile.

« Oh je vous en pris, s'agace le dhol. Sans baguette et avec ses petits bras de moineaux elle n'arriverait même pas à me briser un doigt. Filez. »

Il n'a pas tort. Même en poussant un des fauteuils massifs sur son petit orteil, elle n'obtiendrait qu'une gifle, un pied dans l'estomac, et peut être un Doloris. Quelle dangerosité, il dégage... C'est comme si rien ne peut l'atteindre, pas même la mort d'un de ses proches, pas même sa propre mort. Juno finit par douter de son but. La vie de ce taré ne vaut pas la sienne, et il pense certainement pareil : son sang le dégoûte au plus haut point. Juno n'est pas dupe. Alors, lorsqu'il lui propose de s'asseoir, elle le toise d'un air méfiant, presque de défi. Le moelleux du coussin lui paraît étrange. L'habitude de se poser à même un sol dur et glacé lui est restée.

« Merci, fait-elle d'un ton morne en attrapant le verre qu'il lui tend. »

La soif tenaille sa gorge et l'appel est difficile à ignorer, mais ses lèvres ne tremperont pas dans cette eau infâme. Elle l'écoute en silence, anxieuse, et ne sait trop quoi répondre à cette proposition ; la seule chose qu'elle souhaite, c'est qu'il ne voit pas son dos. Ces cicatrices hantent trop son corps et son esprit meurtris. Parfois, elle tente de les oublier mais la douleur revient, plus vive encore que les fois précédentes. Le dhole en serait ravi. Elle hait son dos à présent, elle hait cette étendue laiteuse marquée çà-et-là par les atrocités subies.

« Vous pouvez encore me rendre, murmure-t-elle de sa voix douce aux nuances brisées. Parce que, moi, je ne me rendrai jamais. Je ne suis pas Legilimens mais je ressens tout ce que vous comptez faire de moi et... »

Elle se tait une fraction de seconde. C'est du suicide mais peu importe.

« Je ne me rendrai jamais, reprend-elle avec un rictus douloureux. Vous ne pouvez pas comprendre la souffrance d'une Empathe enfermée entre les murs d'Azkaban... Je sais à quoi vous jouez, avec vos manières douces. Rien ne marchera avec moi. Même la manière forte ; alors, allez-y, rendez-moi folle par le Doloris, vous n'obtiendrai plus rien de mon don. Et je ne vaudrai même plus toute la fortune que vous avez dépensé. Oui, c'est ça, peu importe où vous voulez la foutre, votre marque à la con. À l'omoplate droite, oui. Mais dans ce cas, détournez-vous... »

Sa voix tremble légèrement à la fin de sa tirade, dite avec une telle rapidité qu'elle s'interroge sur tout ce que le dhole a compris ; elle scrute la baguette rangée, espère qu'il ne la sortira pas. Son cran la surprend elle-même. Combien de temps lui tiendra-t-elle tête ? Peut être plusieurs mois, plusieurs jours, ou peut être cédera-t-elle dans les minutes qui suivent son affront ?

Non. Elle résistera jusqu'à son dernier souffle. Celui du dhole.
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Once you're mine there is no going back



J'avais rarement touché à l'alcool, et quand je dis rarement, c'est que cela ce comptais sur les doigts d'une main. Et encore, j'incluais cet hiver de mes sept ans où mon père me fit goûter le champagne un soir de réveillon. L'alcool et moi n'avions jamais été de très grands amis. C'est pour cela que je tenais dans mes mains meurtrières un verre d'eau et non pas un verre de whisky pur-feu, boisson pourtant fétiche et adorée de tout les bons monsieur de notre société. Qu'est-ce qu'un Lord du crime sans son verre d'alcool scotché à la main ? Non. Je n'aimais pas l'alcool, ou du moins, je n'étais pas fan de ses effets. Désinhibition, accoutumance, addiction, perte de réflexes et j'en passais des belles et des pas mûrs. J'avais déjà vu de trop près ce que l'alcool pouvait faire, les ravages qu'il infligeait au cœur d'une famille banale. Je n'avais pas envie de devenir le digne héritier d'un père alcoolique et faible. J'avais déjà assez honte d'être le fils d'un née-moldu qui a retenu prisonnière une créature de la nature pendant plus de quinze ans afin d'assouvir ses pulsions sexuelles sur une beauté parfaite et incapable de s'y soustraire...Ma mère avait été la victime de sa beauté en tombant sur mon...mon père. L'amertume, c'est tout ce qui venait couler dans mon esprit et le long de ma gorge lorsque mes pensées s'en allaient vadrouiller du côté des souvenirs d'enfance. L'amertume de ne pas avoir pu bouger le petit doigt lorsqu'il l'a frappé, lorsqu'il l'humiliait, lorsqu'il l'a faisait pleurer à chaudes larmes, l'insultait...et lorsqu'il l'a tué. Cet enfoiré avait tué ma mère de sang froid, sans regrets, sans hésitations, sans penser. En deux secondes ce fut terminé. En deux secondes la personne a qui je tenais le plus au monde m'avait été enlevé par le monstre qui m'effrayait depuis ma naissance. Ces souvenirs me traversèrent l'esprit alors que j'attendais la réponse de ma jeune rebut. J'y repensais parce que j'avais soudainement l'impression de me retrouver dans les chaussures de mon père. Je possédais désormais Juno tout autant que lui avait possédé ma mère. Sauf que lui avait passé ses nuits à ses côtés, l'avait embrassé, lui avait fait un fils et frappé, frappé sans cesse et sans raisons. Je ne comptais pas être déraisonné. La violence physique gratuite n'était pas ma tasse de thé et je n'adhérais pas à l'humiliation publique, sauf si elle venait à aller trop loin. Mais le coup ne partira jamais sans raisons. C'est une chose que je ne me permettais pas. Son sang et son statut pouvaient être tout ce qu'il y a de plus insignifiant, personne ne méritait une marque de violence gratuite. Si elle me cherchait, je frappais, si elle ne me cherchait pas et faisait tels mes ordres, alors rien de mauvais ne lui arrivera et peut-être qu'un jour elle sera heureuse et saura se contenter du peu qu'elle aura. Car ce sera toujours plus que ce qu'elle pu connaître à Azkaban.

Oui parce qu'à moins que je ne me trompe, je n'avais pas la gueule d'un détraqueur.

« Vous pouvez encore me rendre. Parce que, moi, je ne me rendrai jamais. Je ne suis pas Legilimens mais je ressens tout ce que vous comptez faire de moi et... »

Et...? Et elle n'était pas contente ? Pauvre petit chose, pauvre petite demoiselle à qui l'on fait faire des choses qu'elle ne veut pas faire. C'est vrai, c'est si terrible d'être en vie, d'être saine et sauve après avoir connu l'enfer. Pauvre bête au sang de souillon qui ne peut espérer rien d'autre qu'un peu de mon indulgence. Elle partait pourtant sur de si bonnes bases et voilà qu'elle foutait tout en l'air. Qu'elle idiote, qu'elle pauvre petite idiote de Sang-de-Bourbe !  Je m'étais fourvoyée sur son compte, elle ne méritait pas mon indulgence, elle ne méritait pas ma sympathie et elle n'aura jamais le droit à rien d'autre que le plus bas de gamme, que le plus inconfortable, le plus exécrable car elle n'avait pas à se dresser ainsi contre mon autorité. Il allait falloir lui rappeler qu'elle place lui revenait.

« Je ne me rendrai jamais. Vous ne pouvez pas comprendre la souffrance d'une Empathe enfermée entre les murs d'Azkaban... Je sais à quoi vous jouez, avec vos manières douces. Rien ne marchera avec moi. Même la manière forte ; alors, allez-y, rendez-moi folle par le Doloris, vous n'obtiendrai plus rien de mon don. Et je ne vaudrai même plus toute la fortune que vous avez dépensé. Oui, c'est ça, peu importe où vous voulez la foutre, votre marque à la con. À l'omoplate droite, oui. Mais dans ce cas, détournez-vous... »

Je la laissais terminer sa tirade, pour voir jusqu'où elle osait aller, pour voir à quel point elle pouvait user de sa salive comme l'on use du venin d'une vulgaire vipère aussi petite qu'une allumette. Ô elle parlait bien la petite, mais un vocabulaire de circonstance ne changeait en rien le fond de ses paroles. Un fond que je ne pouvais tolérer. Un soupir déçu s'échappa du fond de ma gorge alors que je reposais mon verre sur la table. Lorsque ce dernier fut posé, je ramenais mes mains pour en faire craquer les doigts, rapidement, je ne tenais pas à l’impressionner par ce stupide bruit d'os qui craquent, de bulles d'air qui éclate. Je me levais doucement, détachais la cape qui était toujours accroché autour de mon cou et la laissa retomber sur le siège que j'occupais quelques instants auparavant.

« Permettez. »


Lui dis-je d'un ton détaché alors que je reprenais le verre de whisky pur feu qu'elle avait entre les mains. Je me retournais pour reposer le verre sur la table, à côté de mon verre. Je ne tenais pas à casser de si beaux verres, ce serait un tel gâchis ! Bien...maintenant ça allait devenir désagréable. Je me retournais vers Juno. Je restais immobile quelques secondes, la fixant d'un œil noir et sombre, en colère. Qu'elle n'ose même pas lever le ton, qu'elle n'ose même plus user de mots inappropriés, de menaces cachées. C'est en une fraction de secondes que ma main droite vint se frayer un chemin jusqu'à son cou, un cou que j'encerclais de mes doigts agiles avant de la soulever de son siège. Les années passaient à courir, à soulever, à frapper, à torturer, j'étais apte à ce genre de fantaisies. Je pris naturellement soin à ce que seul la pointe de ses orteils ne touchent le sol, histoire de lui donner l'illusion qu'elle pouvait peut-être réussir à retrouver le pouvoir sur sa gravité.

« Si il y a bien une chose qui m’horripile, Juno, c'est l'insolence. Et tu es insolente. Que tu te rendes ou pas je m'en fou, tu n'as pas le choix. Luttes si ça te chante, les choses n'en seront que plus désagréables pour toi. Je n'utilise les sorts impardonnables que lorsque cela en vaut la peine, et tu ne fais pas parti des choses qui en valent la peine car sans ton don tu ne vaux rien. Tu m'entends ? Rien. Tu es insignifiante... » lui sifflais-je au visage alors que mon ton n'avait pas augmenté, il n'était devenu que plus dur, plus menaçant, plus grondant.

Je relâchais ma prise sur son cou alors que son corps faible s'écroula au sol. Je rajusta les manches de mon costume ainsi que le col de la chemise où les deux premiers boutons étaient détachés.

« Et ne vient même pas prétendre connaître Azkaban et ses blessures. » crachais-je en faisant signe au sorcier présent de ramener le fer. Quelques secondes s'écoulèrent avant qu'il ne revienne, un fer à la main. Je m'avança vers l'homme et tendit la main pour lui présenter le dessin du symbole qu'il devait incruster à jamais sur la peau de Juno, désormais mienne. L'empreinte d'une patte de renard. Le dhole allait marquer son territoire, sa possession de la rebut. Cette humaine était désormais celle du dhole. « Sur la cheville droite, et faites ça proprement. » ordonnais-je avant d'aller me poster près de la fenêtre. Non, je ne tenais pas spécialement à sentir en direct live l'odeur de la chair qui brûle, sans façon. Mon regard se remit alors à trotter sur les toits, sur les cheminées et les rues entourant le Ministère.
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Sabal Ҩ Juno
« Deux escargots sont sur une plage. Soudain ils apperçoivent une limace et l'un deux s'écrie : "Mon dieu c'est une plage de nudiste !" »


Le regard perçant du dhole s'est assombri au fil de ses mots. Si elle s'en est douté avant d'entrouvrir les lèvres, Juno se prédit un avenir incertain, obscur, à l'image de la cave dans laquelle elle finira probablement. « Sauf si t'arrêtes tes conneries, pense-t-elle avec regret. Mais j'arrêterai sûrement pas pour sa belle gueule. »
Le visage placide de la lionne s'est assombri au commencement de sa tirade. Si elle assume ce qui s'ensuivra, les regrets se mêlent à sa crainte incohérente et lui susurrent qu'elle aurait dû la boucler. Mais ce sont des pulsions suicidaires qu'elle ne peut contenir.

Alors, Juno pense des choses étranges. Elle pense qu'elle aurait dû mourir avec Priam lors de la Bataille de Poudlard – tirer sa révérence, oui, ne pas reparaître des rideaux de la salle des Enchères dans le costume d'une Rebut. Cette culpabilité la pèse depuis trop longtemps. Elle pense qu'elle aurait dû pleurer à la mort de ses parents – verser autant de larmes que sur son propre et triste sort, seule et éplorée dans sa prison rugueuse. Ce comportement lui donne l'impression que sa vie a plus d'importance. Maintenant, elle pense surtout qu'elle devrait attiser la colère du dhole pour se consumer dignement.

Tout son être misérable comprend le sarcasme, la déception et l'irritation de son maître. Peut-elle vraiment lui en vouloir ? Elle n'est qu'une Rebut, insignifiante, qui ose se dresser contre son autorité avec le plus fragile des courages, mais dont le courroux est aussi fort que le sien. C'est un combat de titans qui ne prendra jamais fin. En revanche, la tirade de Juno, elle, en a une. Et lorsque ses derniers mots franchissent ses lèvres, un soupir de déception s'échappe des babines du dhole. Son souffle caresse sa peau glacée, lui arrache des frissons de peur et dégoût. « Et merde... » Une colère sourde agite l'animal, mais c'est la symphonie claquante des os brisés qui l'impressionne le plus ; ses mains sont puissantes, suffisamment large pour lui rompre le cou d'un seul geste. « Tant mieux, songe-t-elle avec un rictus enchanté. J'aurais pas eu à laver ses caleçons. » Elle l'observe ; le dhole détache sa cape dans des gestes lents et précis puis, se lève du fauteuil, lui décochant une énième politesse avant d'ôter son verre de ses mains fines. Juno le regarde faire sans ciller. Encore un Mangemort précieux qui manie mieux sa baguette en bois... Un instant, il la scrute de ses iris froids et colériques. À quoi pense-t-il vraiment ? Son appréhension gâte son Empathie : la rage provient-elle du dhole ou de la lionne ?

Une exclamation de stupeur lui déchire la gorge. Ça, elle ne l'avait pas vu venir. « Quel enfoiré ! » Ainsi balancée, les pieds frôlant le sol, le nez frôlant le museau du dhole, ses préocupations sur les sentiments lui semblent bien lointaines. Ses doigts redoutables resserrent leur emprise tandis que ceux de Juno cherchent à atteindre ses yeux brillants de cruauté, à les enfoncer dans ses orbites. Le sang bat à ses tempes. Sa vision se trouble, sa respiration se fait moins profonde. Mais ses prunelles sombres soutiennent toujours avec fureur celles du dhole, réduites à deux ovales noirs et flous. « Si j'y survis, il me le paiera... » se promet-elle en écoutant vaguement son sermon. Il lui paiera cette humiliation au centuple.

« Si il y a bien une chose qui m’horripile, Juno, c'est l'insolence. Et tu es insolente. Que tu te rendes ou pas je m'en fou, tu n'as pas le choix. Luttes si ça te chante, les choses n'en seront que plus désagréables pour toi. Je n'utilise les sorts impardonnables que lorsque cela en vaut la peine, et tu ne fais pas parti des choses qui en valent la peine car sans ton don tu ne vaux rien. Tu m'entends ? Rien. Tu es insignifiante... »

Insignifiante ? Elle le sait ; elle l'endosse et elle porte fièrement cette malédiction. Un ricanement guttural fait vibrer sa gorge quand elle glisse des pattes du dhole. Quelle charmante attention de lui avoir ôter son collier de doigts ! Les marques la brûlent, la démangent ; la jeune femme masse sa peau rougie, ses traits fins tordus dans une grimace de douleur. Il n'a rien compris : il aurait dû la tuer. Peu importe ses insultes et ses rappels, Juno ne se plierait jamais à ses volontés macabres. Trahir son camp ? Après ne pas l'avoir défendu ? Non, elle s'en voulait trop pour ça, pour courber l'échine après tant d'années à souffrir. La respiration saccadée et transie de rage, elle peine à se redresser pour lui faire face. Sa voix, si faible, caresse à peine les tympans du dhole.

« Vous appréciez votre position, maître, gronde-t-elle dans un murmure ravageur, houleux comme une mer d'été. Vous pouvez tuer, torturer et vous repaître de la souffrance que vous causez. Vous êtes un monstre, mais vous le savez déjà, ça. Mon seul crime, à moi, c'est de ne pas être née d'une putain au Sang-Pur... »

Un nouveau rire dément la secoue.

« Oh, oui, vous aimez que tout le monde vous obéisse dans la peur, continue-t-elle après une brève quinte de toux. Vous aimez tout obtenir de n'importe qui, même d'une pauvre et insignifiante Rebut. Car oui, je suis insignifiante, maître. Oui, vous serez toujours le gagnant dans nos luttes. Mais ce n'est pas terminé. »

Au fond, rien n'a vraiment changé depuis l'époque où elle insultait ses geôliers en espérant apercevoir la Mort au bout du tunnel, aussi laide et douce que Priam l'avait conté. Ses paupières frémissent, elle ferme les yeux. Son frère lui ouvre les bras dans l'obscurité. Non. Elle a une autre promesse à tenir, encore plus grandiose que la précédente ; chasser le dhole et l'abattre, observer son corps auréolé de son sang, serait la plus pure des catharsis. Alors, quand une main lui attrape brusquement le poignet et l'accule face contre terre, elle ne se débat pas. La vapeur du fer rouge près de sa peau la laisse indifférente.

« Habituez-vous à mon insolence, chien ! clame-t-elle en serrant les mâchoires. Car vous n'obtiendrez que ça de ma personne. »

Ses rires se muent en hurlements de douleur et en sanglots muets. Et le fer la marque à vie de l'empreinte du dhole.
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Azkaban n'imitait pas l'enfer sur terre. Non, Azkaban était l'enfer. Un enfer avec des murs sombres et griffant. Un enfer hurlant d'agonies diverses et multiples. Des cries, des hurlements qui courent le long des murs pour venir s'incruster dans la moindre parcelle de chair laissé à l'abandon. Les autres faisaient autant de mal que les détraqueurs et les tortionnaires. Leur agonie, leur folie venait ronger les esprits encore aptes à penser pour n'en faire qu'un miasme de souffrance. Quatorze ans, j'avais passé quatorze ans à Azkaban. J'y étais rendu fou, à me frapper le crane contre les murs pour que ça cesse, à enfoncer mes ongles dans ma chair pour les faire se taire. Je ne pensais plus, je n'espérais plus. Non, tout mourrait à Azkaban. Ils m'avaient pris mes souvenirs heureux, ils m'avaient pris l'amour que j'éprouvais pour ma femme. Vyk'...son souvenir revenait me hanter, me brûler. Elle m'avait sauvé d'Azkaban, elle m'avait réparé alors que j'étais devenu fou, me parlant à moi-même, récitant des mots insensés, frappant à tout va, hurlant que l'on me laisse crever. Le dhole était naît à Azkaban. Je n'avais jamais été capable de remercier Vyk', pour simple remerciements je lui avais offert un mari qui n'était plus capable d'aimer sa femme, sa sauveuse. J'étais entré jeune homme à Azkaban, j'en étais ressortie vieille carcasse aux désirs vengeurs. La prison des cauchemars avait cet effet sur l'homme, elle lui donne envie de se venger, de tout, de n'importe quoi, de se venger pour toutes les horreurs subies. Parce que d'un coup, le bonheur des autres devient insolant, que la moindre remarque met le feu aux poudres, que chaque parcelle du corps cri sang, vengeance, douleur, horreur. Les chaînes d'Azkaban sont autant matérielles que psychologiques, elles nous suivent bien après notre remise en liberté et ce sont ces chaînes qui nous empêchent d'aller de l'avant. Elles nous empêchent d'être heureux, d'aimer, de faire le bien. Je n'étais plus capable du bien, juste d'actes barbares. J'en étais conscient, et je l'acceptais. Je n'espérais plus trouver l'amour, je n'espérais plus pouvoir passer une nuit de sommeil paisible. Non, mes actes et mon camp m'avaient privé de ma fille. Ils me l'avait enlevé. Et pour ça, j'hurlais vengeance.

Que la fureur du dhole s'abatte sur les Insurgés qui avaient osé s'en prendre à mon enfant. Ce seront les ombres et les suppliques d'Azkaban qui s'empareront de leurs esprits. Je deviendrais leur cauchemar pour pouvoir redonner des rêves à ma fille, à ma si petite fille.


« Vous appréciez votre position, maître, vous pouvez tuer, torturer et vous repaître de la souffrance que vous causez. Vous êtes un monstre, mais vous le savez déjà, ça. Mon seul crime, à moi, c'est de ne pas être née d'une putain au Sang-Pur... »

Je sentais la rage gronder, je sentais mon sang bouillir. Non, c'était trop facile de m'attaquer ainsi alors que je la libérais d'Azkaban. Son venin périmé me crachait des choses que je savais déjà. Je savais être un monstre, je savais que j'aimais ma position. Était-ce dont tout ce qu'elle avait en réserve pour espérer me toucher ? Était-ce son but ? Ou ne faisait-elle que la liste de mes qualités et défauts dans un but purement distractif ? Je l'ignorais, je ne voulais pas le savoir. Je voulais juste qu'elle la ferme. Ou pas. Non, qu'elle continu à parler, à cracher ds immondices, à me rappeler les postulats de ma condition. Moi, je ne l'écoutais déjà plus. Un rire guttural s'échappa de derrière moi. Elle était folle. C'est ça, elle était tarée. Tout aussi tarée que moi, mais rien en elle ne sera jamais similaire à ma personne. Jamais sa folie n'accédera au même titre que la mienne. La sienne était démente, elle provenait d'un petit animal blessé. Une fois que je l'aurais mâté, une fois que je l'aurais modelé à mon image, sa folie naissante deviendra son arme et elle ne sera plus aliénée, non, elle sera magnifique et mortelle. Qu'elle parle, qu'elle me crache son venin pour que je puisse faire l'état des lieux de sa santé mentale. Et sa santé mentale n'avait plus grande chose d'intact après Azkaban. Bien, je connaissais ces blessures, ces lacérations d'âme. J'allais soigner Juno, oui, j'allais lui panser ses blessures pour lui en créer de nouvelles. Il fallait qu'elle recouvre de sa superbe, si un jour elle l'a été, pour devenir encore plus.

« Habituez-vous à mon insolence, chien ! Car vous n'obtiendrez que ça de ma personne. »

Puis un cri. Un frisson me parcouru l'échine alors que je fermais les yeux. La douleur, vive, brûlante, entêtante. Je n'avais que trop de fois était brûlé moi-même. La morale des aurors s'échappait bien vite lorsqu'ils faisaient face à un mangemort. Eux aussi, derrière leurs masques de justice et de bonne conduite, aimaient torturer et infliger des douleurs insoutenables à leurs prisonniers. J'avais hurlé, j'avais craché mes poumons sur le sol avant de ne plus pouvoir émettre un son, de ne plus pouvoir emmagasiner assez d'air. Le cri est possible jusqu'à un certain degrés de douleur. Après ce n'est que le silence, le silence de l'agonie. J'avais été de nombreuses fois complice de ce silence, mais bien avant je l'avais subit, il était devenu le camarade avec lequel on joue à cache-cache. Tantôt on le subit, tantôt on le fait subir. Je me remémorais ces soirées d'été où la chaleur était déjà écrasante et où les fers s'accumulaient sur ma peau. Je ressentais à nouveau la chaleur intense contre ma peau, quand elle fond, quand elle brûle, quand même les hurlements ne sont plus capable de rivaliser avec la douleur. Oui, j'étais un monstre, mais un monstre qui ne souffrait plus de ces atrocités. Et je préférais mille fois les infliger que les recevoir.

Le marquage dura quelques secondes à peine, mais cela me sembla une éternité, face aux hurlements de Juno. Elle était faible, elle n'était rien d'autre qu'une enveloppe vide. Seul son don la rendait enviable et désirable. En d'autres temps, je l'aurais probablement déjà tué. Mais là, non, j'allais attendre, j'allais la tester, j'allais l'observer. Voir si elle méritait son prix. Et dans le cas contraire, je n'aurais aucun mal à m'en débarrasser, qu'elle rejoigne donc ses proches décédés dans un lieu qu'elle mérite et qui n'est pas cette terre. Je me retournais pour faire face à ma rebut, elle était là, désormais marquée de mon empreinte, elle ne pourra plus jamais fuir. Elle était faite comme un rat, et les rats ne vivaient jamais très longtemps. C'était probablement un miracle qu'elle soit encore en vie cette gamine. Je m'approchais d'elle pour la relever en lui saisissant le bras. Il était l'heure de tirer notre révérence, je n'avais plus rien à faire ici. Je récupéra rapidement mes biens.

Sans un mots je sortais de la pièce, traînant ma chose par le bras, et retrouvais rapidement le grand hall. Je me retournais pour empoigner le second bras de Juno et focalisa mes pensées sur ma demeure, sur son bras de petites pierres blanches qui menait aux deux grandes portes d'entrées. Le sol se déroba sous nos pieds et je sentis mes organes se compresser, mes os craquer et un vertige infini se répandre dans tout mon être. Aussitôt, le sol se matérialisa à nouveau sous nos pieds et je rouvrais les yeux. Une brise glacée vint caresser mes joues alors que le ciel menaçait de cracher quelques flocons. Il ne faisait pas chaud, c'était le moins que l'on puisse dire. Je lâchais le bras droit de Juno, gardant son bras gauche prisonnier de mon emprise. Je rejoignis les grandes portes, sortie ma baguette et enchaîna plusieurs moulinets du poignet avant qu'elles ne s'ouvrent. Se dressa alors un hall d'entrée décoré sommairement dont les couleurs principales étaient le brun du bois, le rouge sombre des tapis, plusieurs tentures de Durmstrang, des chandeliers et, au centre de la pièce, un grand escalier en bois ombre qui menait à l'étage secondaire. Je lâchais le bras de Juno avant de me retourner pour refermer la porte. Je décrochais ma cape, ôta mes gants et posais le tout sur le porte-manteau en acacia qui trônait près d'un fauteuil plutôt simplet. Je me retournais pour prendre la veste de Juno avant de me rendre compte qu'elle n'en avait pas. Bon, et bien l'affaire réglée. Je remarquais soudainement son accoutrement. C'était triste, mais alors très triste. Elle faisait tâche avec mon intérieur, ça n'allait pas être possible. Non, j'irais lui dégoter une tenue plus approprié dans l'après-midi, pour le moment, une chose m'intriguait.

Je me retournais, m'avançant un peu dans le hall d'entrée et siffla deux coups. Un court, un plus long. Quelques secondes s'écoulèrent avant que des pas rapides se firent entendre, des pas en approche. Deux silhouettes canines se mirent à dévaler les grands escaliers alors qu'un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres. Osiris et Ramses, deux beaux bergers australiens qui m'avaient coûté un peu moins que Juno. Ramses vint renifler ma main droite avant de s'asseoir en remuant la queue. Osiris, lui, passa à côté de moi sans me regarder et se précipita sur la rebut. Je me retournais pour voir la suite des événements et fut surpris lorsque je le vis s’asseoir face  à elle, attendant je ne savais quoi. Acceptée par un chien, c'était déjà ça. Je sortis à nouveau ma baguette avant de la diriger vers les deux gamelles en acier des molosses et une formule plus tard elle furent remplies. Les deux canidés se détournèrent de nous afin d'aller s'abreuver et se sustenter.

« A droite, c'est le salon, tu y as accès. A gauche, c'est la salle à manger, tu y as accès. Les repas sont servis à 8h, 12h20 et 20h. La cuisine, tu n'y as pas accès. En haut, peu importe puisque tu n'y as pas accès non plus. » dis-je en situant les pièces du bout de la main droite. Non, pas d'accès à la cuisine, je cuisinais moi-même. Je détestais me faire servir ce que j'allais manger et, ma paranoïa de mangemort obligeait, je n'avais pas envie qu'on verse quelque chose de non voulu dans mon verre ou mon assiette.
J'avançais un peu plus vers le fond du hall, faisant signe à Juno de me suivre.
« Par là, c'est le sous-sol, tu auras donc deviné que c'est là ta nouvelle demeure. J'avais pas prévu de ramener un nouvel animal du coup j'ai rien préparé et c'est plutôt vide. Je t'apporterais le minimum syndicale dans l'après-midi. Des question ? »

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Sabal Ҩ Juno
« Deux escargots sont sur une plage. Soudain ils apperçoivent une limace et l'un deux s'écrie : "Mon dieu c'est une plage de nudiste !" »


La douleur a cet étrange pouvoir d'apathie sur les Hommes. Elle les vide de toute énergie et les laisse à terre, tels de méprisables loques imbibées de sanglots qui ne se déverseront jamais, coincés dans leur gorge avec leurs cris et leurs suppliques. Ainsi, Juno gît près de la petite table, la respiration sifflante, des larmes brillantes entre ses longs cils noirs. Son lamentable discours, suivi de ce marquage odieux, l'a confrontée à sa faiblesse de corps et d'esprit. Même le plus vivifiant des soutiens serait vain pour l'exhorter à redresser la tête avec fierté ; elle n'est désormais plus qu'une chose abjecte soumise à l'humeur du dhole, un pantin dont les ficelles sont tirées par un de ses bourreaux. Quel cruel destin, lionne. Les barreaux de sa nouvelle cage sont informes mais sont bien présents. Elle les sent sous ses doigts tremblants, tandis qu'elle frôle sa chair boursouflée et fumante. Sa marque n'a de sens que pour le dhole : pour la jeune femme, ce n'est qu'une altération de son enveloppe chétive et détestable.

Quant à ses paroles, elles n'ont eu aucun effet sur son maître, et cette issue lui déplaît. Elle a senti la colère lui gonfler le cœur et s'estomper au profit de la surprise et des railleries. La surprise face à son esprit aliéné par Azkaban. Les railleries sur son statut de Rebut et de Née-Moldue. Et son ambition, son ambition d'en faire une arme nouvelle entre ses mains monstrueuses. Mais quand le fer a déchiqueté sa peau, elle a perçu un souvenir douloureux refaire surface dans la mémoire du dhole. Pas une plainte à son égard. Une souffrance physique qu'il a jadis enduré. Et c'est dans ces moments-là qu'elle regrette de n'être qu'une Empathe, et de ne pouvoir se servir des pensées des autres pour en savoir davantage. « Quand est-ce que je vais crever une bonne fois pour toutes ? Cela dit, si ce n'est pas moi qui meurt, c'est lui qui mourra... » se désespère-t-elle en battant des paupières pour chasser ses larmes. À travers le rideau de ses cils, de ses yeux mi-clos, elle voit la silhouette noire de son maître découpée sur la clarté des fenêtres. Qu'il saute contre les vitres, qu'il meurt comme le chien qu'il est...

Son répit est de courte durée. Le dhole s'avance d'un pas vif et rapide, l'arrache à sa torpeur réparatrice en la relevant par le bras. Son épaule émet un bref craquement qui la fait grimacer quand il la tire hors de la pièce, dans un silence digne d'un ecclésiastique. Son mutisme en dit long sur ce qu'il pense – la jeune femme songe qu'il n'est pas si insondable ni mystérieux. Ils débouchent dans l'immense hall du Ministère, secoué par les vagues de populace qui remuent sous l'étrange plafond de briques. Juno déteste cet endroit depuis que le Magister a pris ses quartiers. Il n'y a plus aucune justice désormais. C'est à elle de la faire. Une danse funeste ébranle ses yeux noirs tandis qu'elle toise le dhole, prêt à transplaner hors de ce poulailler. C'est à elle de la faire...

La sensation de transplaner est indescriptible tant elle est désagréable mais quitter les Enchères reste un soulagement pour la jeune femme. Si la cruauté de son maître n'est plus à prouver, elle aurait très bien pu tomber sur d'autres sorciers motivés par la seule pensée de l'humilier davantage, de souiller l'intégralité de son être. Il y a une chose que les Mangemorts d'Azkaban n'ont jamais effleuré, et Juno a longtemps espéré que le dégoût engendré par son sang suffisait à les éloigner. Le dhole n'est intéressé que par son don et cette option l'apaise autant qu'elle la torture ; s'il arrive à l'utiliser à ses fins, il peut être dangereux pour la Rébellion... « Ça n'arrivera pas. Jamais. » se rassure-t-elle en inspirant profondément. L'air est sec et froid, le ciel d'un gris d'acier. Des lourds nuages sombres menaçent de faire tomber la neige. Ils s'étendent jusqu'à l'horizon pâle, jusqu'au toit de la demeure du dhole. Elle n'est pas une maisonnette de briques rouges au cœur de Londres ; elle est grande, obscure, intimidante, à son image. Quant à son maître, il lui lâche enfin le bras droit. Juno peine à suivre sa démarche rapide mais elle a le temps d'apercevoir la marque de ses doigts sur sa peau nue. Marquée du dos, du cou, de la cheville, des bras ; à quand le ventre ou les cuisses ?

Les lourdes portes s'ouvrent dans un grincement austère, déversant la lumière crue du jour dans un hall peu décoré. Les teintes principales lui remémorent la salle commune des Gryffondor. Le rouge des tapis, la noirceur des boiseries, le doré des chandeliers... Un court moment, elle se croit de retour à Poudlard, dans le coin d'une pièce à bouquiner de nouveaux manuels de Potions. Le dhole cesse de lui entraver les mains pour fermer les portes derrière eux. Juno avance de quelques pas, absorbée par ces couleurs d'antan et cette odeur de vieux château rénové. Elle hume le parfum lourd du bois, l'ambre des tapis épais. Ses yeux se posent sur le grand escalier qui trône au centre ; comme elle aimerait qu'il bouge comme ceux de son école, qu'il la mène à la bibliothèque pour ses recherches en Histoire de la Magie ! Deux sifflements lui rappellent sa condition. Juno croit que le dhole souhaite attirer son attention et se tourne vers lui avec un regard noir. C'est une lionne, pas un simple canidé... Puis, elle devine les contours de deux chiens dans l'obscurité de l'escalier. La jeune femme recule. Ils accourent. L'un d'eux s'arrête au dhole, tandis que l'autre lui fait face. « J'aimerais que Nicephore puisse me rejoindre ici... » songe-t-elle en passant les doigts dans les poils soyeux du chien, dans une caresse d'une infinie douceur. Ses yeux se voilent. Tant de gens lui manquent mais elle ne manque à personne. Préférant se remplir la panse, l'animal la quitte pour sa ration du jour. Elle n'écoute le dhole lui donner ses directives que d'une oreille distraite :

« A droite, c'est le salon, tu y as accès. A gauche, c'est la salle à manger, tu y as accès. Les repas sont servis à 8h, 12h20 et 20h. La cuisine, tu n'y as pas accès. En haut, peu importe puisque tu n'y as pas accès non plus. »

Cette nouvelle lui arrache un râle de stupéfaction ; comment mettre à sa vengeance à exécution s'il la porte loin de ses armes ? Ce n'est pas une surprise, néanmoins, car certains Mangemorts, par leur place particulère près du Magister, peuvent souffrir d'une paranoïa qui les force à cuisiner eux-mêmes. Mais elle ne peut étouffer sa colère.

« Par là, c'est le sous-sol, tu auras donc deviné que c'est là ta nouvelle demeure. J'avais pas prévu de ramener un nouvel animal du coup j'ai rien préparé et c'est plutôt vide. Je t'apporterais le minimum syndicale dans l'après-midi. Des question ? »

Ainsi, elle créchera à la cave. Soit. Elle s'en est doutée dès le début. Mais il lui reste une question qui lui brûlent les lèvres depuis qu'il l'a soulevée de son fauteuil.

« Vous m'avez dit de ne pas prétendre connaître Azkaban et ses blessures... » commence-t-elle en sondant ses yeux d'une froideur inconcevable

Juno sait que son raisonnement se tient. Elle est vive d'esprit. Plusieurs pistes l'ont menée à cette conclusion ; la hargne du dhole après sa remarque sur Azkaban, les souvenirs douloureux qui remontent à l'évocation de sa douleur, son âge lui permettant d'être un Mangemort des premiers temps...

« Vous avez été à Azkaban, vous aussi. »

C'est une affirmation qui ne demande qu'à être confirmée. Pas une question. Alors, pour se donner une contenance, elle tente d'en trouver une autre. C'est là qu'elle sent le chien se blottir contre sa jambe tremblante. Sans attendre la réponse du dhole, elle lance :

« Ce sont des bergers australiens, non ? »

Puis, la jeune femme adresse un sourire mélancolique à son maître. L'art de passer du coq à l'âne, Juno l'a étayé depuis son enfance grâce à sa misanthropie.
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