sujet; DUNEZIA ~ Moonlight Requiem
MessageSujet: Re: DUNEZIA ~ Moonlight Requiem    DUNEZIA ~ Moonlight Requiem  - Page 2 EmptyMer 7 Jan 2015 - 23:19

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Un bref murmure l’interroge sur son statut d’homme ou d’enfant lorsque Rosenbach lui a carbonisé le dos. L’interrogation interloque l’ancien Gryffondor. Quelle importance cela peut-il avoir pour elle. Presque deux longues années se sont écoulées depuis. Cela doit être un vieux souvenir pour Rosenbach même s’il a aperçu à chacune de ses ventes. La jeune femme qui lui fait face ne peut ni comprendre ni compatir à ce qui lui est arrivé. Un monde les sépare voir même plusieurs d’ailleurs. Vous n’avez jamais été du même. Elle devait être du genre à ne côtoyer que ses condisciples au sang le plus pur et à ne forger des alliances qu’avec les plus méritants et prestigieux d’entre eux. Lui, à contrario, cherchait de véritables qualités chez les autres, les acceptant tels qu’ils étaient et se jouant bien de savoir si être dans leurs bonnes grâces allait lui rapporter une meilleure place dans une hiérarchie aussi étriquée que les rapports qu’ils entretenaient entre eux.
Cela ne l’empêcha pas pourtant de s’enquérir de ce qu’elle faisait pour Noël. Mais il parut se heurter à un mur de glace comme toujours. La blonde travaillait ce jour de fête.
L’allusion a un peu de baume en cette journée bien que sa famille ne semble pas apprécier la gaieté et les messages de bonheur et d’espoir véhiculés par Noël et ce, même si les serpents de sa maîtresse sont conviés n’a pas l’effet escompté. Une fois encore, le roux se heurte à un mur infranchissable, une barrière qu’il ne parvient ni à comprendre ni à anticiper. Sa réponse indifférente finit de le refroidir. A un tel point qu’il en vient même à regretter sa proposition. Que lui a-t-il pris ? Quel intérêt cela peut-il avoir ? Que cette vipère reste donc seule et isolée comme elle sait si bien le faire puisque cela semble l’enchanter. L’écossais se sentait redevable à cause de la présence de cette chevalière qu’il ne portera jamais quoiqu’il arrive mais qui est tout de même là. Ses parents lui ont appris la gratitude. C’était à une autre époque, dans un autre endroit et dans ce qui lui apparait être un autre monde. Celui des moldus… Cet univers qu’il a regagné aux prémices de la fin de la guerre pour protéger les siens. Après avoir caché sa baguette, Duncan était persuadé qu’on le laisserait tranquille. Il n’utilisait pas ses dons, ni son arme et vivait comme le plus normal des propriétaires terrestres. Mais cela n’avait pas suffit. Ses parents s’étaient trompés pour la première fois de leur vie et quelque chose s’était brisé irrémédiablement. Chez les sorciers, rien n’était aussi simple que la bonté, la gentillesse ou la gratitude. Seul le pouvoir existait. Le pouvoir d’être, de paraitre et de détrôner le voisin pour monter toujours plus haut au détriment de valeurs qui lui semblaient pourtant si basiques : la famille, l’amour, la fraternité ou même le courage et le respect.
Ses deux questions sonnent comme un écho lointain en lui. L’Ecosse, sa patrie, son chez lui. Lieu qu’elle semble ne jamais avoir vu de sa vie et sur lequel elle vient de le questionner. Une période de silence s’écoule. Duncan ne sait quoi répondre. Veut-il seulement partager cela avec elle ? Se retrouver à nouveau face à l’iceberg que rien ne semble émouvoir et devant lequel l’espace d’un instant il s’est radouci bêtement ? Non ! On ne l’y reprendra plus.

- Je comprends que vous ayez mieux à faire à Noël. Vous avez vos propres traditions visiblement. Je vous y laisserai., lui fait-il froid et tranchant en retournant t’asseoir dans le lit.
La question de savoir s’il répond à la sienne concernant son pays reste en suspens durant une minute. Le regard bleu de l’ancien Gryffondor se perd dans le lointain et retourne devant la grille d’accès au domaine familial et ses étendues d’herbe moelleuses que leurs quelques cheveux broutent gaiement. Chaque membre de la famille avait le sien, adapté et fidèle au caractère de son compagnon humain. Celui de Duncan, un grand shire sombre comme la nuit, répondait au nom de Dorcha* qu’il avait hérité de la couleur de sa robe.

- C’est un endroit … naturel. Loin de vos babioles et des sentiments étriqués et violents qui … Cela vous déplairait sans aucun doute. Trop de bonté et de chaleur humaine.

Les paroles sont froides, sèches presque cruelles mais il n’en a cure… Rien ne semble la toucher après tout.
Se positionnant au milieu du lit, Duncan s’appuie nonchalamment contre la tête de celui-ci, se perdant à nouveau dans la vision de ce qu’il a perdu et qui lui manque tant.




* Dorcha veut dire "sombre"
771 mots
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MessageSujet: Re: DUNEZIA ~ Moonlight Requiem    DUNEZIA ~ Moonlight Requiem  - Page 2 EmptyVen 9 Jan 2015 - 0:14

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Moonlight requiem



(WICKED) ▽ « Remember this: Nothing is written in the stars. Not these stars, nor any others. No one controls your destiny. »

Vos babioles et vos sentiments étriqués et violents. Les mots heurtent la barrière émotionnelle, fissurent à l’impact, créent une nouvelle faille. Longtemps demeure le silence, les yeux vairons résolument fixés sur la fenêtre. La nature. Tu te souviens de l’herbe à Poudlard, de tes nuits dehors à l’encontre du règlement, à laisser Mephisto dominer, jouer, siffler doucement à ton oreille. Tu te rappelle la tête de George suivi de Fred, de leur carte et leurs soupçons, de leur tolérance. Quelque chose te fait sourire. Quelque chose fait naître au coin de ta bouche une moue amusée, d’une sincérité tendre. Cette nuit-là fut sans doute l’une des plus rassurante de ta vie : il y avait deux être qui ne te jugeaient pas, ne te fuyaient pas. Tu te réfugies derrière l’un des derniers souvenirs heureux qu’il te reste, ne sentant pas, déjà, la craquelure s’agrandir. Et sur le bord de tes lèvres meurt une première larme. Trop de bonté et de chaleur humaine. Un mouvement, souple. Tu te tournes et t’extirpes de la pièce, incapable de souffrir une minute de plus les remarques du rebut. C’est à des heures pareilles qu’il te prend l’envie d’appeler Draco au secours, sa brusquerie, sa froideur, l’insubmersible gamin si fort quand tu es si faible. Tu n’en feras rien. Tes yeux papillonnent et tu tangues vers les escaliers : tu veux de l’eau. Il te faut de l’eau.

…*…

Un quart d’heure. Tu es restée prostrée un quart d’heure dans tes appartements, enfermée. Tes babioles. Le serpent qui trône sur ton annulaire, d’argent et d’émeraude, capte ton attention, ramène entre tes larmes un brin de conscience. Etriquée et violente. Inspiration profonde, expiration. Compartimenter les émotions. Remettre de l’ordre. Il devient nécessaire que tu remettes de l’ordre dans ta vie, que tu cesses d’être si sensible, surtout aux remarques d’un être ingrat à qui tu as eu le malheur d’accorder un tant soit peu d’attention. Il ne mérite pas que tu prennes son regard à coeur, n’est-ce pas ? Tu te redresses, difficilement, pour te rincer le visage, te rafraîchir les idées. « Daeva, viens. » L’animal glisse de sous ton lit, s’extirpe de sa cachette, ses yeux en fente croisant les tiens, son regard presque luisant à la lumière n’exprimant que cette froideur qui terrifie tous les ophiophobes. Tes doigts viennent glisser sur les écailles noires de l’animal dressé devant toi, docile. On croirait presque qu’il te soit tendre et dévoué.

Quand tu réapparais dans l’encadrement de la porte, tu as changé de tenue, vêtue d’une robe noire fluide, élégante mais réservée à l’intérieur. On ne te verrait jamais sortir avec une tenue si simple et tes longs cheveux détachés, sans aucun ornement. « Te persuader que je suis un monstre dans sa tour d’ivoire est une perte de temps, Duncan. » Le timbre de ta voix prend des accents presque ronronnants, de miel, de sucre, de charme et de danger. La barrière fissurée a relâché la pression, aucun barrage, aucun mur pour t’empêcher d’exprimer d’autres facettes, d’autres cordes à ton arc. « Il s’agit là de ma dernière tentative de communiquer. Si cela échoue, je te ramène d’où tu viens. » Pas l’Ecosse mais bien la vente, qu’il trouve un Maître qui lui convienne mieux, puisque tu n’es qu’horreur, glace et princesse à babioles. « J’aimerais tout de même comprendre : pourquoi tant de préjugés ? Tu n’as absolument aucune preuves de ce que tu avances et pourtant tu t’évertues à me traiter telle une enfant superficielle dont l’existence se résume à cette demeure. »

Comprendre. Tu détestes ne pas comprendre mais tes traits ne dévoilent aucun agacement, aucune menace, pas même l’iceberg, simplement un sourire en coin alors même que les larmes coulaient, quelques instants plus tôt. Le cobra glisse sur le sol, passe près de tes jambes alors que tu es appuyée contre le bord du mur, et se dresse pour venir réclamer l’attention qu’il estime mériter plus que l’être humain prisonnier. Tu lui accordes, d’un geste tendre, une caresse sur la tête, glissant sur son cou, malicieuse. Tu ne peux pas nier l’affection que tu lui portes, elle rayonne dans cette façon de lui céder sans brusquerie. Tu fais figure de charmeuse de serpent délicate, attendant les réponses de Duncan.

698 mots.
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MessageSujet: Re: DUNEZIA ~ Moonlight Requiem    DUNEZIA ~ Moonlight Requiem  - Page 2 EmptyVen 9 Jan 2015 - 22:20

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Ses dernières paroles provoquent le silence de son interlocutrice. Un calme qui se prolonge tandis qu'elle garde les yeux résolument tournés vers la fenêtre.
L'ancien Gryffondor ne bronche pas. Une réaction finira par se apparaitre quoiqu'il arrive. Soit elle quittera la pièce, soit elle s'énervera à moins qu'elle ne se mette à le punir comme tant d'autres avant elle. Certes, il n'a jamais été sa victime jusqu'à présent mais qui sait ? Peut-être n'était-ce qu'une façade admirablement entretenue avec un soin minutieux dont il se sentirait le jouet.

Discrètement, ses deux saphir se posent sur la visage de celle qui se présente comme sa propriétaire légitime. Un sourire ou plutôt une moue amusée est née sur ses lèvres. C'est inhabituel et Duncan ne peut que se sentir en danger en l'instant. Combien de fois n'a-t-il pas vu cette mimique sur les traits de ses précédents propriétaires ? Rosenbach en avait fait sa marque de fabrique à un tel point que le roux aurait aimé effacé à coup de baguette ou de tout objet tranchant la bouche de son maitre de l'époque pour ne plus jamais voir apparaitre cette expression sur ses traits hideux.

Quelque chose brille sur le bord de des lèvres de la jeune femme, faisant froncés les yeux à l'occupant de cette prison qu'est cette chambre. Une brève incompréhension se peint sur son faciès alors qu'il s'interroge sur la nature de ce qu'il a vu. Une larme ? Un soupir cynique s'échappe de sa gorge à cette idée. Sa pseudo propriétaire n'a pas ce genre d'émotions... Impossible ! Mais la voilà déjà qui se détourne sans lui prêter attention et quitte le lieu, le laissant seul ... et perplexe.
Duncan n'a aucun regret sur les paroles qu'il a prononcées à son égard. L'honnêteté et la franchise font partie de sa personnalité. Ses deux traits de caractère sont cependant devenus des défauts plutôt que des qualités au vu de la tournure qu'a pris son ton, il en est parfaitement conscient.

Un gros quart d'heure s'écoule durant lequel l'écossais ne bronche pas. Il ne bouge pas vraiment non plus et n'attend rien de spécifique si ce n'est le châtiment qu'il subira pour avoir oser s'élever contre elle, pour l'avoir sans doute meurtrie alors qu'il pensait la chose inaccessible et irréalisable. Le contexte actuel est responsable de tout cela ... Mais il est également responsable de ses actes à plus d'un titre. On l'a forcé à changer, à évoluer et à s'affranchir de son monde doré et merveilleux où il n'était qu'un adolescent innocent et naïf. Utopiste ont dit certains ! Mais qu'est-il désormais ? Un esclave qui réfute son appartenance à cette caste quitte à piétiner les autres. Rebut humain au sens propre du terme datant de bien avant la création de cette condition par le Magister, solitaire et exclus ne survivant de jour en jour qu'en entaillant les autres pour retrouver et sauver, en sacrifiant la sienne, l'âme d'autres : celles de son frère et de ses deux meilleurs amis qu'il a perdu de vue depuis bien trop longtemps.

Quand, enfin, Lucrezia Rowle reparait, c'est dans une posture nouvelle. Sa robe légère en voile a cédé la place à une tenue aussi sombre et fluide que la nuit à l'extérieur. A ses côtés, se glisse son précieux cobra, Daeva, l'être dominant de sa fosse, celui dont Duncan se méfie le plus tant il ressemble à sa propriétaire.
Son ton aussi a changé. Devenu mielleux presque sirupeux, à lui en donner la nausée, le danger en suinte pourtant très clairement aux yeux du rebut rebelle qui prend le parti de se dresser fièrement contre elle quoiqu'il arrive.
La blonde le menace, l'informant qu'en absence de ce qu'il considère comme une réédition, elle le ramènera d'où il vient : la vente aux enchères. L'endroit en question lui est plus que familier. Au vu du nombre conséquent de maîtres qu'il a obtenu, cela n'a rien d'anormal. Cependant, cela a la conséquence également d'amenuiser la crainte ou le désespoir qu'un tel retour pourrait provoquer chez tout autre homme dans sa situation. A contrario, un rire moqueur et cynique s'élève d'entre ses lèvres alors que ses deux lapis-lazuli la foudroient du regard, la provoquant davantage de par son attitude fière et insoumise.
Mais cela ne semble toutefois toujours pas refroidir la vipère qui lui fait face et qui veut comprendre. Comprendre pourquoi il la déteste. Connaitre les raisons qui le poussent à avoir tant de préjugés à son sujet.et à la voir comme une gamine superficielle et artificielle qui n’existe qu’à travers ce qu’il a vu d’elle : cette maison et ses foutus bijoux. Mais pourrait-elle seulement concevoir tout ce qu’il a vécu, tout ce qui fait qu’il est lui, que le jeune homme qu’il était autrefois a été brisé en milles morceaux. Essayer de passer outre ses préjugés serait démolir une barrière, une protection qu’il a mis plusieurs années à mettre au point au gré des maîtres qui l’ont maltraité. La laisser tomber ne serait-ce que d’un iota l’affaiblirait et il finirait par s’effondrer complètement. Or qui sauverait son frère ? Qui l’emmènerait lui ainsi que ses deux meilleurs amis loin de tout cet enfer ? Qui les protègerait ? Qui ferait donc toutes ses choses s’il n’était plus là ? Il se devait de tenir quitter à subir à nouveau encore et toujours ces mêmes châtiments toujours plus ignobles, dégradants, sournois, vicieux ou pervers.
Secouant la tête tout en relevant un regard assombri vers Lucrezia, Duncan s’extirpa du lit sur lequel il était resté jusqu’alors.

- Je vous juge ? Ô pauvre petite sal… vipère. Vous pouvez abuser les autres mais vous ne me la ferez pas. Vous n’êtes qu’une enfant capricieuse qui berne son petit monde en raflant des personnes innocentes qui ont la malchance de naitre dans ce qui est réprimé. Pensez-vous donc que j’ai demandé à être arraché à mon domaine ? Non et pourtant vous et les vôtres êtes venus m’y cueillir avec ma famille alors que j’étais prêt à renoncer à ma magie pour vivre en paix ! Et pour quoi ? Par cupidité ou par amusement Alors ne me sortez pas vos simagrées de petite garce que vous êtes pour m’amadouer en essayant de me faire croire que vous n’êtes qu’une pauvre créature bien mal lotie qui n’essaie que de convaincre les autres de ses bonnes intentions ! Tsss…

Se souvenant de la présence de la chevalière, l’écossais s’en empare avant de la lancer en direction de Daeva qu’il rate consciemment au fond, il doit bien l’avouer.


- Quant à me ramener aux enchères, faites donc. Si vous pensez m’effrayer ou y voir un moyen de pression, vous vous leurrez. J’y suis retourné plus de fois que je ne m’en souviens désormais. Cet endroit ne me fait pas peur.

Alors qu’il prononce ces paroles, le bijou atterrit dans le couloir où une détonation résonne alors qu’une sorte de bouclier se déploie bousculant la jeune femme.
Passant au dessus d’elle en ignorant les sifflements courroucés du cobra, l’ancien Gryffondor s’arrête dans l’encadrement de la porte. L’explosion de la bague a déclenché quelques flammes qui dont une flammèche qui vient lécher son avant-bras droit enflammant la chemise auquel il tient tant qu’il s’empresse d’éteindre mais dont une partie de la manche est désormais calcinée.

- Et après vous avez ne serait-ce que le culot de me sortir que je vous juge mal ? Après ça ! , murmure-t-il en lui tournant le dos.

Lorsqu’il se retourne, son regard se pose sur la jeune femme qui a été visiblement secouée par l’explosion. L’espace d’un instant, à la voir dans cette situation, les yeux du roux expriment une vague inquiétude. La blesser, blesser les autres, il ne l’a jamais voulu et aura toujours bien du mal à le tolérer. Mais c’est plus fort que lui, qu’eux, que tout ça. Attaquer ou se faire attaquer … Ses deux saphirs expriment également durant ce court laps de temps la lassitude, la fatigue et un peu du désespoir qui l’habite. Mais cela ne dure qu’un court moment avant que Duncan ne reprenne le dessus.


- Surtout ne vous donnez pas la peine de vous déplacer pour moi. Je retourne de ce pas, par moi-même et sur mes propres jambes jusqu’au bureau d’enchères. Je vous laisse à votre solitude méritée, à vos bibelots et à votre absence de cœur. Qu’ils puissent vous tenir compagnie, veiller sur vous et vous réchauffer lorsque vous serez seule comme d’habitude.

La plantant là, le jeune homme s’éloigna dans le couloir gagnant la porte d’entrée qu’il passe sans même jeter un coup d’œil en arrière.





1429 mots
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MessageSujet: Re: DUNEZIA ~ Moonlight Requiem    DUNEZIA ~ Moonlight Requiem  - Page 2 EmptySam 10 Jan 2015 - 0:21

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Moonlight requiem



(WICKED) ▽ « Remember this: Nothing is written in the stars. Not these stars, nor any others. No one controls your destiny. »

« Il suffit ! » Le ton est monté, sec, autoritaire et dur. Mais la chevalière vole, ne faisant faire qu’un tour à ton sang. Tu sais. Tu sais comment tu l’as crée, tu sais aussi que le sortilège appliqué est imprévisible, changeant aléatoirement son effet. Tu n’écoutes plus ses paroles pleines de haines parce que tu sens arriver la catastrophe et tu n’as aucun moyen de la contrer. La sensation de brûlure lèche ta jambe nue et t’arrache un sifflement douloureux tandis que tu te rattrapes difficilement au premier meuble que ta main parvient à rencontrer. « Espèce d’inconscient intolérant ! » Car il a manqué de réflexion. Te traiter de gamine et jeter son cadeau comme on jetterait une peluche à une mère qui nous a contrarié. L’effet est cuisant. Tu goûtes à ta propre magie dans de désagréables circonstances et tu n’as aucun moyen de le poursuivre. « Egal à tous les hommes, brutal et borné. » Daeva siffle, menaçant, contrarié, agressif. Le sifflement te vrille les oreilles tandis que tu t’acharnes à effacer la sensation cuisante qui parcourt ton mollet, décharge désagréable qui n’est qu’un effet secondaire ; tu n’as reçu que l’atteinte nerveuse, pas les flammes, pas l’essence. Ta peau, aussi intacte que si rien ne s’était produit. Pourtant ton cerveau focalisé sur ce qu’il perçoit ne se méfie plus.

« Pas de faiblesse.. » entends-tu. Cette fois, ça n’est pas ton imagination, ça n’est pas l’habitude de l’entendre depuis des années. Le serpent est en colère. Le serpent a pris l’attaque pour une déclaration de guerre. Et le serpent riposte, dressé près de toi, les crochets dehors et la coiffe gonflée de cette fierté royale qui est celle d’un cobra. « Arrête. » « Il n’a pas à diriger ! » Tu clignes des yeux. Les commentaires de l’animal ne sont pas ce qui te fait tanguer. Tu ne sens plus ta jambe et tu heurtes lourdement le sol, momentanément défaite de ta capacité à réagir. Et là où tu ne prends pas de décision, l’animal ne cherche pas plus loin que l’instantanéité. Il n’a pas la réflexion de l’humanité, seulement quelques similitudes, de ces réflexes empruntés au dressage, or le dressage n’a plus aucune influence lorsque celle qui donne les ordres tombe. Alors la défense est de mise. Danger : riposte.

Ca n’est pas le cobra noir qui stoppe la course mais une vipère dissimulée dans l’herbe dont les crocs viennent se planter avec vivacité dans la peau d’une cheville. Pas de pitié, pas de chance offerte. Tu ne peux, par ailleurs, pas intervenir, sujette à un trouble important bien que très momentané. L’effet ne dure qu’à peine quelques minutes. Il te faut un peu plus de temps pour retrouver la mobilité, pour coordonner tes gestes jusqu’au jardin. « Cesse cela, Daeva. » ordonnes-tu à la créature rampante soudainement agitée, t’engouffrant dans le couloir avant de passer la dernière porte, celle qui te sépare du jeune rebut ingrat et révolté. Tu as pris soin d’attraper dans un tiroir de l’anti venin. « Si tu bouges, le venin va se répandre. » indiques-tu calmement en t’approchant du fuyard. « Stupefix. »  Tu n’avais pas le choix. Tu savais qu’il ne se laisserait pas faire, que si tu tentais de l’aider, il te repousserait. Il te haïssait de toute façons, sa colère t’importait peu. Et tu maîtrisais la tienne pour la simple et bonne raison qu’il ne devait pas mourir bêtement en essayant de te fuir. L’envie de lui faire payer ses paroles était aussi cuisante que l’effet produit par la bague plus tôt, toutefois la maîtrise était vitale. Tu étais entraînée à compartimenter. Ouvrant le flacon après t’être agenouillé près de lui, tu le verses entre ses lèvres, laissant le liquide couler.

Mission accomplie. Il te faut faire un effort afin de te redresser, de t’écarter de deux pas. « Enervatum. » Le sortilège s’annule. Ton attention se porte sur le responsable de la morsure, un regard sévère à son encontre précédent la reprise de la parole, à l’attention de Duncan cette fois. « La salope ne l’est pas assez pour te laisser agoniser. Tu peux partir, tu es libre. Et ne t’avises pas d’user à nouveau d’insultes dont les conséquences dépassent ton esprit étriqué. Tu l’aimes bien, ce mot, mh ? Il te colle à la peau pour avoir agit avec stupidité ! Les Gryffondor sont impulsifs mais certains sont brillants, fais au moins l’effort d’être digne de ceux-là ! » Tu détestes la bêtise crasse, c’est plus fort que toi. « Oh et pour information, je suis chercheuse. La Rafle me servait à éviter la mort aux plus jeunes fuyards. Mais il fut utile que tu parles plus vite que ton cerveau embrumé : on ne me reprendra plus à tenter de protéger les tiens. » Tu n’as rien de plus à dire. Il ne mérite ni adieux ni gentillesse. Ses préjugés causeront son décès prématurés et une fois le terrain quitté, ta protection ne lui sera plus accordée. Voilà qui était instructif : aucun insurgé n’ouvrira jamais les yeux, risquer ta peau pour eux n’a aucune sorte d’intérêt, ils te jugeront coupable pour ces crimes dont tu es souvent innocente. En boitillant, tu reprends le chemin vers l’entrée.

847 mots.
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MessageSujet: Re: DUNEZIA ~ Moonlight Requiem    DUNEZIA ~ Moonlight Requiem  - Page 2 EmptySam 10 Jan 2015 - 2:24

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Les foulées qui l’éloignent du manoir des Rowle sont de courte durée. A peine a-t-il franchi la porte et aligné quelques pas qu’un fort pincement partant de sa cheville irradie le long de sa jambe.  C’est douloureux mais pas autant que ce qu’il a déjà vécu par le passé. Vainement, Duncan tente de poursuivre son chemin. Une voix, la sienne claque cependant dans son dos lui expliquant qu’en bougeant le venin se répand. Ce n’est pas vraiment un événement qu’elle a besoin de lui prouver ou même de lui expliquer puisque le venin brûlant et cuisant pulse déjà à la base de sa cuisse.  
Mais alors qu’il s’apprête à protester, le voilà stupefixer par celle qui s’apprête à le renvoyer au bureau des enchères.
S’agenouillant à ses côtés, le jeune homme s’attend à tout clairement. Il s’y est fait depuis longtemps aux brimades. C’est d’ailleurs risible puisque personne ne devrait jamais être blasé de ce genre de comportements immondes qu’avaient eu la plupart de ses maîtres. Mais c’est un antidote qui glisse entre ses lèvres apaisant peu à peu l’incendie qui se propageait dans ses membres. L’expérience n’a duré que quelques instants mais il se sent pourtant fiévreux.
Le sortilège qu’elle lui lance annule le précédent lui permettant de retrouver l’usage de son corps et de ses mouvements mais l’effet maladif qu’il ressent et qui finira par s’estomper ne s’est pas encore atténué.
Lucrezia lui tourne brièvement le dos pour jeter un œil à l’animal responsable de la morsure : une vipère.  Le jeune homme s’apprête à repartir. Elle-même a dit vouloir le ramener au bureau des enchères et il compte bien y retourner lui-même. La fuite n’est, pour l’ancien Gryffondor, ni une option ni une possibilité. Son statut de rebut lui permet d’avoir accès indirectement à certaines informations qui pourraient lui être utiles pour retrouver son cadet et ses deux meilleurs amis. La vie de rebut est donc un choix conscient même s’il ne tolère pas d’être considéré comme tel quoiqu’il arrive.
Les paroles de la propriétaire des lieux résonnent pourtant dans l’air à son égard, l’arrêtant provisoirement. Elle l’accuse d’avoir un esprit étriqué. Il ne peut lui donner tort tout comme l’utilisation d’un mot aussi vulgaire que « salope » doit faire se retourner son père dans sa propre tombe. L’emploi du terme est inexcusable peu importe la colère qu’il ressent.  Cependant son attitude le dissuade de s’excuser. Comme toujours ce serait ployer. Un ancien de ses maîtres s’y est essayé par le passé. Le vieux Carrow a tenté la gentillesse et les bons soins avant de tenter de le dominer et de le réduire à sa volonté. C’est l’une des principales raisons qui ont fait qui lui est difficile d’abaisser ses barrières comme lorsqu’il lui a proposé d’organiser quelque chose de différent pour Noël.
Elle le libère et lui rend sa liberté. Liberté qu’il sait ne pas pouvoir ne serait-ce qu’effleurer du bout des doigts. Ce choix ne lui appartient plus depuis longtemps.
Duncan se détourne donc pour quitter la propriété et gagner l’atrium pour informer le ministère de sa situation. Sa jambe blessée marque légèrement mais peu importe, elle est fonctionnel et c’est le principal.

-  J’ai toujours été libre, Miss Rowle. Qu’importe la condition de rebut qui est la mienne et qui le restera. J’ai mes raisons de l’être que ce soit avec vous où une autre personne. Le terme que j’ai employé est inexcusable j’en conviens. Tout comme je vous accorde que mon esprit est étriqué, certes. Je ne l’ai jamais nié. Du moins pas depuis que j’ai fini aux mains des mangemorts.

Pivotant pour faire face à la bâtisse, il ne voit que le dos de la jeune femme qui s’éloigne.

-  La confiance n’est pas un luxe que je puis me permettre. Pas après ce que j’ai vécu.  Je ne suis pas le seul en tort. Le manque de remise en question peu importe ce qu’on vit est une qualité précieuse. La Glace et le Feu ne font jamais bon ménage si les deux parties ne font aucun effort dans ce sens.

Se détournant définitivement, Duncan continue sa progression en direction de la grille marquant la fin de la propriété des Rowle.

-  Comme vous l’avez souhaité, je regagne le bureau des enchères. Bien que cela ne vous concerne plus désormais, je ne compte pas fuir. Etre autre chose qu’un rebut ne m’est pas permis à l’heure actuelle comme je vous l’ai déjà fait savoir. , lui dit-il plus posément qu’il ne l’a été de toute la soirée avant de brièvement baisser la tête en signe de salutation polie au dos de la jeune femme, Bonne soirée, Miss Rowle.

Outrepassant les grilles, l’écossais se retrouve pour la première fois en dehors de ce qui a été son quotidien depuis plus d’un mois et demi.
D’ici une grosse demi-heure vu le picotement de sa jambe ainsi que son état fiévreux, l’atrium se dressera devant lui prêt à l’enfermer dans une nouvelle geôle en attendant son attribution à un nouveau et énième maître.




839 mots



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