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MessageSujet: MF ◘ peace was never an option   MF ◘ peace was never an option EmptyVen 9 Jan 2015 - 14:35

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marcus flint ► 19/05/1993

Le pan de la robe danse sur le sol, tandis que ses pas rapides brisent le silence du couloir actuellement vide. Le temps clément et ensoleillé autorise les sorties au parc, et tous semblent en profiter pour réviser le examens qui approchent à grand pas. Ce dont il ne semble pas se soucier, alors que les lettres de ses parents se suivent pour lui assurer qu'ils sont derrière lui et lui souhaitent un bon courage dans ces moments difficiles et stressants. Pourtant, jamais il n'a semblé si serein, si sûr de lui. Le serdaigle ne se sent pas le besoin de replonger dans ses parchemins. Peut-être trop sûr de lui, persuadé de pouvoir se présenter sans préparation et réussir les examens avec une facilité déconcertante. Cette méthode a toujours fonctionné et lui a toujours permit de se trouver parmi les meilleurs de sa maison. Après tout, ses connaissances lui ont toujours fait gagné des points pour sa maison. Des points qui compensent ceux qu'il perd en s'amusant aux dépend des autres étudiants. Toujours présent pour s'amuser d'eux, à leur faire subir toute sorte de blagues puériles et pourtant si délicieusement drôles. Il aurait eu sa place au sein des rouges, aussi impulsif qu'eux. Mais son cerveau l'a toujours maintenu à l'écart de gros ennuis, contrairement à certains de la maison au lion.

Il ne sait pas vraiment où il se dirige, se contentant de suivre ses pas. Indifférent aux élèves installés dans l'herbe, à seulement quelques mètres de lui, plongés dans leurs bouquins et transpirant le stress. Rien ne l'atteint, et rien ne l'a jamais atteint. Malade, disent les médecins. Atteint d'une maladie moldue qui l'empêche d'éprouver la moindre empathie pour les autres. Qui l'empêche de se conformer aux normes sociales, et qui l'aide à briser en toute connaissance de cause les règles établies par la direction de l'école. Mais lui ne s'estime pas malade. Simplement déconnecté des problèmes qui ne sont pas les siens. Après tout, les malades souffrent. Endurent difficilement leur maladie. Lui n'est pas comme ça, lui se porte très bien.

Finalement, au bout de plusieurs minutes, ses pas s'arrêtent. Le regard figé sur une silhouette immobile, dressée devant lui. Arborant un air étonné, comme s'il ne s'attend pas à voir arriver Wayland devant lui. Peut-être cherche-t-il à l'éviter, avec toutes ses excuses pour justifier ses refus de l'accompagner. « Marcus. » Quelques secondes défilent, alors que les deux garçons restent parfaitement muets, semblant ne savoir quoi dire à l'autre. Cela fait plusieurs jours maintenant que Wayland n'est pas allé vers lui, et a fait en sorte qu'il ne vienne pas vers lui. Depuis son dernier refus, justifié une nouvelle fois par les révisions aux B.U.S.E, prétextant qu'il ne doit surtout pas les rater. Pour ne pas décevoir son paternel. « Tu ne devrais pas être en pleines révisions ? » Les mots sifflent, empreints d'une espèce de rancune. Et les mots du serpentard reviennent dans son esprit. Pas d'échec toléré. Il ne semble agir que par ou pour son père. Tant de mielleries venant d'un serpent, c'en est presque touchant. Mais Wayland ne voit que le refus, se persuadant lui-même que le serpentard a décidé de ne plus le voir. Parce qu'il n'est rien de plus qu'une mauvaise fréquentation. Rien de plus qu'une mauvaise herbe à éradiquer pour la survie du jardin. Après tout, peut-être est-ce vrai. Jamais ils n'ont révisé ensemble, jamais ils n'ont fait quelque chose de louable. Uniquement des mauvais coups, souvent imputés à leur jeunesse et leur impulsivité. Sans doute n'est-ce qu'un défouloir pour le serpentard, cerné par ses études et un père étouffant. Pourtant, pour le serdaigle, ces amusements ne sont pas que ça. Un exutoire, une façon de voir qu'il peut effectivement ressentir quelque chose de vrai. Quelque chose qui se rapproche vaguement du plaisir. Le mot est juste. Faire ce qu'il fait aux autres est plus que de simples blagues, et visiblement Marcus ne comprend pas ça. Ou ne veut pas le comprendre. Il ne te mérite pas, lui souffle-t-on à l'oreille. Et seul le silence répond à cette affirmation. Car il sait qu'elle n'existe pas, qu'y répondre ne ferait qu'attirer une méfiance déjà existante chez le serpentard.



Dernière édition par Wayland B. d'Anjou le Lun 26 Jan 2015 - 15:34, édité 1 fois
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Je ferme le livre. Un peu sèchement. Les pupilles fatiguées. Par trop de lecture. Les jambes cotonneuses. Par trop d’inactivité. Le cerveau surchauffé. A force d’essayer d’y imprimer trop d’informations d’un coup. J’ai besoin d’une pause. Avant de devenir complètement amorphe. Je repousse le bouquin sur la Confédération Internationale des Sorciers. Susanna lève les yeux de son propre ouvrage. On est restés muets depuis plusieurs heures maintenant. On a vite abandonné l’idée de se poser mutuellement des questions. Sur l’histoire de la magie. Nos connaissances étant trop vagues. Presque inexistantes pour ma part. Après avoir débattu sur l’histoire des gobelins. Vainement. On a préféré se refugier à la bibliothèque. Avant de provoquer une dispute stupide. Sur un sujet ennuyant. Qui n’en vaut pas la peine. Je me lève de ma chaise. Contourne la table. Pour venir derrière elle. Et glisser mes mains sur ses épaules. Courbant l’échine pour approcher mon visage du sien. Je marmonne vaguement un besoin de prendre l’air. Et dépose mes lèvres sur sa tempe. Avant de quitter la bibliothèque. Je descends les escaliers. Pour prendre la direction du parc. Mais avant de l’atteindre, j’aperçois Wayland. Il ne pas encore vu. Je patiente. Jusqu’à ce que ses prunelles croisent les miennes. « Marcus. » Je reste silencieux. Ignorant quoi lui répondre. N’étant pas certain de ce qu’il faut dire. Ou non. « Tu ne devrais pas être en pleines révisions ? » Un reproche. Une pique. Sur ma volonté naturelle de réussir mes examens. Comme la majorité du château. Une envie qu’il ne partage pas vraiment. Il ne m’en donne pas l’impression, en tout cas. Alors qu’il aime se cultiver. Pendant des heures à la bibliothèque. Mais son assurance dépasse tout ça. Il se pense assez intelligent pour passer les B.U.S.E. Sans révision. Sans aucun coup d’œil sur ses cours. Je pense qu’il se surestime. Complètement. Un serdaigle un peu trop arrogant. Je ne remets pas en question son intellectuel. Mais je pense qu’il faut un peu plus que ça pour réussir. Il ne doit pas avoir la pression de sa famille. Aussi pesante que celle que m’offre la mienne. J’ai abandonné l’idée de le forcer. Je ne suis pas sa mère. Ni son professeur. Il fait ce qu’il veut. Faut croire que notre amitié repose uniquement sur les conneries faites ensemble. Ça nous suffit. Je ne lui cours pas après. Et lui non plus. Au contraire. J’ai l’impression qu’il m’évite. Depuis quelque temps. Juste avant que j’abandonne l’idée des révisions ensemble. Je n’ai pas réellement compris pourquoi. Et n’ai pas cherché vraiment plus loin. Je ne pensais pas tomber sur lui avant les B.U.S.E. « Et toi, tu ne devrais pas être en train de te cacher ? » Je lui renvoie sa pique. Le ton n’est pas cassant. Il est même rieur. Qu’il ait eu envie de me fuir, je m’en balance. Je lui fouterai la paix avec les révisions. Si c’est ça qu’il veut. Ça n’a aucune importance. Il se plantera. Ou non. Et on oubliera ça. Même si j’imagine déjà son insolence s’il réussit. Sa fanfaronnade résonnera longtemps. Après ça.

« Allez Tolly, ça fait longtemps qu’on a plus foutu le bordel, viens avec moi. » Je passe devant lui. Et traverse le couloir. Nos pieds finissent par fouler l’herbe du parc. Les rayons solaires nous brûlent les rétines un instant. On continue. Ignorant les élèves plongés dans leurs parchemins. J’emmène Wayland un peu plus loin. On finit par arriver. Et on grimpe les escaliers. Ceux qui donnent accès à la volière. On franchit les marches bétonnées. Pour pénétrer dans l’oisellerie. Où les hiboux dorment silencieusement sur leur perchoir. Je sors ma baguette. « Tu ne penses pas que c’est trop calme ici ? »  Je me détourne du serdaigle. Avant de lancer des étincelles vers le plafond. Pour effrayer les chouettes. Le silence se brise. Surprises par le sortilège, elles s’agitent instantanément. S’envolent furieusement. Nous brisent les tympans. Avec leurs hululements stridents. Je lève le bras au dessus de ma tête pour me protéger de leurs griffes. Certaines sortent. D’autres tournent en rond. C’est la fuite que je voulais provoquer. Les faire toutes décamper. Et entraîner un flot de chouettes énervées dans le parc. Pour créer une petite panique parmi les élèves studieux. Et priver les étudiants d’envoyer leur courrier. Au moins pour quelques heures. Ma baguette lance de nouvelles étincelles. Pour les inciter à sortir de la volière. Les rapaces s’affolent encore plus. Mais semblent enfin comprendre que la volière n’est plus sécurisée. Pour le moment.


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marcus flint ► 19/05/1993

Sa réplique ne semble pas aussi violent que la sienne. Pas plus qu'elle n'est rancunière. Lui le prend sur le ton de la rigolade, une nouvelle fois. Ne comprend pas ce que le serdaigle ressent, et ce qu'il ne dit pas. Oh, ce n'est pas la peur de le perdre qui l'anime. Ni de le froisser. Après tout, il semble habitué aux critiques, si l'on en croit ce qu'il raconte sur son paternel. Mais à dire vrai, Wayland lui-même ne sait pas vraiment pourquoi il ne dit rien. Pour ne pas paraître faible, peut-être. Pour ne pas dévoiler la jalousie qui l'anime, alors que la proximité avec Susanna semble inversement proportionnelle à celle qui existe entre les deux garçons. Il n'a pas les mêmes atouts qu'elle, et le comprend. Mais il est incapable de voir en quoi une quelconque sexualité est mieux que l'adrénaline de leurs conneries. Que cette attente du châtiment. Que cette excitation au moment d'accomplir le méfait. Mais il ne dit rien de tout ça, pas plus qu'il ne répond à la pique amicale lancée par son ami.

« Allez Tolly, ça fait longtemps qu'on a plus foutu le bordel... » Depuis que tu as arrêté. La rancune est tenace, et ne semble pas vouloir quitter l'esprit de Wayland. Lui qui a cette étrange impression d'être rejeté par celui qu'il pensait être son ami. Lui qui ne cherche pas à comprendre les raisons pour lesquelles le serpentard agit de la sorte. Les verts et argents ne sont-ils pas censés ne pas s'intéresser à des choses aussi futiles que les examens ? Tolly reste persuadé que l'excuse est toute autre. Que Marcus cherche à lui cacher les véritables raisons de cet éloignement. Il se persuade que ce n'est rien d'autre que la faute à cette fille, Susanna. Elle tente de les séparer. D'éliminer cette mauvaise influence qu'à Tolly sur son ami. Quoi d'autre sinon ? Il ne voit que cette raison, vraie ou non, pour justifier un tel comportement alors qu'ils ont toujours été dans les sales coups depuis leur arrivée à l'école. Mais le serdaigle ne prend pas le temps de réfléchir, lorsque Marcus lui propose de le suivre et commence à s'éloigner. L'occasion est trop belle pour être gâchée. Il ne veut surtout pas manquer l'opportunité de recommencer, peut-être une dernière fois, ces conneries qu'il aime tant. Avant de le voir disparaître sous les griffes de cette Carrow incestueuse.

Il commence rapidement à comprendre où les pas du serpentard les amènent, tandis qu'ils traversent les couloirs déserts de l'école. Et ses doutes se confirment lorsqu'ils atteignent les escaliers de la volière et les montent, toujours en silence. Les hiboux semblent paisibles, endormis. Une cible bien trop facile pour lui, suffisamment pour apporter quelques regrets au garçon. Visiblement, le serpent s'assagit. Il ne tient pas à s'attaquer à un élève et préfère diriger son attention sur les hiboux. Ces bestioles pleines de plume que le serdaigle déteste tellement. Ironique, au vu de sa maison arborant un aigle. « Tu ne penses pas que c'est trop calme ici ? » Wayland reste toutefois silencieux à la question. Et se doute qu'elle n'attend pas de réponse. Alors qu'il reste silencieux, fasciné par cette scène qui ne demande qu'à prendre fin, le serdaigle n'entend pas le sortilège de son camarade. Seuls les cris des animaux le sort de sa torpeur, sans lui laisser le temps de se protéger des griffes d'une chouette imprudente. Qui reprend sa place dans les hauteurs de la volière, sans se soucier de la légère blessure infligée. Une blessure qui aliment une rage bouillonnante dans le ventre du garçon. Tandis qu'à côté de lui, Marcus ne prête aucune attention à ce qui est arrivé, se contentant d'envoyer un nouveau sort pour maintenir leur état de panique. Et, il le comprend finalement, les faire sortir de la volière. L'idée derrière tout ça semble toute simple ; effrayer les élèves en bas qui ne verront rien d'autre qu'une nuée de chouettes. Et les empêcher d'envoyer un quelconque courrier, le temps que tout soit remis en ordre ici. Mais elles ne semblent pas le comprendre, et se contentent de tourner en cercle et éviter les sortilèges lancés par le serpentard.

Finalement, au bout de quelques minutes, Wayland sort également sa baguette. Soucieux de ne pas laisser le serpentard s'amuser seul. Soucieux de participer à la fête, et de la rendre enfin amusante. Mais avant,  il se doit de venger l'affront que lui a causé cette stupide chouette. Celle qui a osé poser ses griffes sur son visage, qui a osé couler de son sang. « Expulso. » La baguette dirigée vers l'animal, le sort est lancé. Implacable, ne laissant aucune possibilité à la bête plumée de l'éviter. Ne lui laissant pas plus la possibilité de battre ses ailes pour rattraper la force d'expulsion qui l'envoie par la fenêtre ouverte. Et, finalement, lorsqu'elle parvient à équilibrer sa course et à s'immobiliser, un second sortilège la frappe de plein fouet. Et semble bloquer ses ailes contre son corps, ne lui laissant aucun autre destin que celui d'une chute libre. Chute qui s'achève sur l'herbe du parc, à quelques centimètres d'élèves en pleine révision.« Maintenant, on s'amuse. »



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MessageSujet: Re: MF ◘ peace was never an option   MF ◘ peace was never an option EmptySam 10 Jan 2015 - 17:54

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Du coin de l’œil, je vois le serdaigle sortir sa baguette. Peut-être a-t-il enfin compris mes intentions. Comme il le fait toujours. Comme je le fais quand c’est lui l’investigateur. Les explications sont futiles entre nous. Quand il s’agit de foutre le bordel. De voler. De simplement s’amuser. A notre manière. « Expulso. » Je me retourne immédiatement. Pour observer Wayland. Croyant d’abord à une bonne idée. Laborieuse peut-être. Que de jeter les chouettes une par une. Hors de la volière. Si on est assez rapide, l’effet de masse des volatiles pourra être efficace. Mais je déchante vite. Un deuxième éclair s’écrase contre la chouette. Qui tombe raide. A plusieurs mètres du sol. On n’entend pas sa chute. Seuls les cris affolés des élèves nous parviennent. Surpris de voir l’animal se joindre à eux. Eteint très certainement. Vue la hauteur de la volière. Il a du y rester. « Maintenant, on s’amuse. » Etait-il réellement utile de tuer une chouette pour ça ? Depuis quand la torture et la mort sont source de divertissement ? Même si j’avoue qu’enfoncer mon poing dans le visage de Julian a eu quelque chose de jouissif. Mais j’associe ça à de la vengeance d’un adolescent. Un peu trop jaloux. A force de voir rôder le poufsouffle autour de Sue. La mort du gamin trop audacieux ne m’attristera pas non plus. Mais de là à la souhaiter. Ou à la provoquer. C’est autre chose. Dont je ne suis pas encore capable. Je reste donc muet. Préférant ne faire aucune remarque à Wayland. Préférant penser que la mort du rapace n’est pas souhaitée. Pas réellement. Qu’il s’agit d’une erreur de jugement. Simplement. Malgré sa réplique déplacée. Malgré la brillance dans ses yeux. Et son sourire affiché. Je ne suis pas un défenseur des animaux après tout. J’attribue ça donc à l’excitation. De semer un peu la panique. Il a toujours était un peu dérangé. De toute façon. C’est sans doute ça que j’apprécie le plus chez lui. Il surprend. Déconne. Et ne se prend pas la tête. C’est un serdaigle, mais parfois il agit sans réfléchir. Ce paradoxe n’a fait que nous rapprocher. Et je ne peux pas lui reprocher ça. Alors que j’ai toujours apprécié ce côté décalé. L’encourageant presque. La maturité nous rattrapera bien assez tôt.

Je me détourne de Wayland. Sans un mot. Sans félicitation. Sans réprimande. Ignorant son acte à la limite de la convenance. Ce n’est plus un enfant. Il n’a pas besoin de mon approbation. Ou de mon objection. Je me concentre à nouveau sur les oiseaux. Qui virevoltent toujours paniqués au dessus de nos têtes. Je pointe ma baguette sur une chouette. Pour lancer un amplificatum. L’animal grossi d’une trentaine de centimètres. Pas plus. Je manque encore de pratique. Mais ça suffira. Je répète le procédé une dizaine de fois. Sans compter les fois où les rayons du sort s’éclatent contre les parois de la volière. C’est laborieux. Etant obligé de me souvent me protéger le visage de leurs griffes. La dernière cible semble néanmoins plus impressionnante. J’observe un instant  les victimes de l’amplificatum parmi les autres. Elles se remarquent. Au moins un peu. Sur la centaine d’hiboux présents. Mes pieds font craquer la paille. Qui recouvre le sol. Je bute dans un squelette de souris au passage. Quand je rejoins Wayland. A l’autre out de la pièce circulaire. « On peut essayer de leur lancer un oppugno pour les attirer sur le château. » Je cris presque. Pour recouvrir les hululements. Devenus encore plus bruyants. On a dû attirer l’attention déjà. Avec leurs piaillements. Il ne nous reste plus beaucoup de temps. Avant que quelqu’un monte voir ce qu’il se passe ici. Que ce soit un élève curieux ou un professeur alerté. « J’imagine que si on lance le sort à deux, le nombre de hiboux ensorcelés sera plus important. »


Dernière édition par Marcus Flint le Sam 24 Jan 2015 - 13:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MF ◘ peace was never an option   MF ◘ peace was never an option EmptySam 10 Jan 2015 - 21:29

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marcus flint ► 19/05/1993

Le vol de l'animal est rapide, beaucoup plus que ce dont il a l'habitude. La trajectoire horizontale est fulgurante, bien que courte. Et la chute libre ne laisse aucune chance à l'oiseau, qui s'écrase durement contre l'herbe. A cette distance, les deux étudiants n'entendent pas le bruit des os éclatés de l'animal et seul le cri des élèves en bas indique qu'elle n'a pas su reprendre son envol avant de caresser l'herbe verte de Poudlard. Les yeux brillants d'une excitation qu'il n'a que rarement ressenti, Tolly se retourne aussitôt vers son camarade. Espérant que ses sorts posent le message au serpentard : le temps perdu doit être rattrapé, surtout si cette séance n'est pas rapidement suivie d'autres. Mais il ne dit rien, reste impassible au meurtre que le serdaigle vient de commettre de sang-froid, sans aucun remord ni regret. Et finit par se détourner de lui, en silence. Pas de réprimande, pas de félicitations. Rien d'autre qu'un silence qui ne donne aucune indication quant à ses pensées, et qui enfonce Wayland dans sa rancune. N'est-il pas capable de reconnaître la beauté de l'exécution, à défaut de partager le plaisir du bleu ? Visiblement, non.

« On peut essayer de leur lancer un oppugno pour les attirer sur le château. » L'idée n'est pas si stupide que ça. Même si effrayer quelques élèves en envoyant de simples bestioles n'est pas la solution qui emballe le plus Tolly. Il veut plus que ça. Il veut passer à une étape supérieure. Lancer des bombabouses ou subtiliser un livre de la bibliothèque ne lui suffit plus, il veut aller plus loin. Il veut s'amuser sur les élèves, les atteindre physiquement. Sans doute n'aura-t-il pas l'aval de son compagnon. Mais pour le moment, il doit visiblement se contenter de ça, des idées de son camarade. « Difficilement réalisable. A moins qu'un gamin n'entre par pure coïncidence ici, on n'a personne à viser. Quant à ceux dans le parc... » Le parc, oui. Attaqués par les volatiles, ils tenteront de se réfugier à l'intérieur. Et permettront aux oiseaux de les suivre, inlassablement, à travers l'école. Apparemment, le serpentard pense à la même chose que lui, et l'idée auparavant trop gentille montre tout son potentiel. En lançant suffisamment de sorts, sur suffisamment de cibles, il peut avoir de graves effets. Et ne laisser que l'option de la fuite face à l'assaut d'une centaine d'oiseaux.

« Alors allons-y. » Et, sur ces mots, les deux acolytes dirigent leur baguette vers la fenêtre grande ouverte de la volière. Visant les élèves installés de nombreux mètres plus bas, sur l'herbe, le nez plongé dans leurs livres et parchemins de papier. Des livres qui finissent rapidement leur chemin sur le sol alors que les volatiles quittent leur refuge pour se jeter sur les étudiants et les agresser de leurs becs et griffes acérés. L'objectif semble être une réussite, puisqu'en quelques minutes seulement, la plupart des élèves visés ont déserté le parc pour se réfugier au château, dans l'espoir que les murs de pierre soient suffisants pour les protéger de l'assaut des chouettes et hiboux.

« Que faites-vous ? » La voix interrompt les sourires joyeux des deux fauteur de trouble. Une voix juvénile, sans doute venant d'un première ou deuxième année. Se retournant aussitôt, Wayland commence à détailler le jeune imprudent. Un deuxième année, de sa propre maison. Un de ces gamins inexistants à ses yeux, capables de l'énerver en quelques secondes seulement. Comme cette saleté de gamin le fait actuellement. « Tu devrais partir, maintenant. » Le ton est menaçant, ton visage dur l'est tout autant. Et le plan semble parfaitement fonctionner lorsque l'élève dévale les marches en sens inverse, en courant à moitié. Il en parlera. L'idée traverse l'esprit du garçon, avant de s'y loger à l'encre indélébile. Et Tolly se met lui aussi à dévaler les marches, sans un mot pour Marcus. « Attends ! » La voix est plus grave qu'à l'accoutumée. La baguette à la main, le serdaigle continue de suivre le gamin qui ne semble pas vouloir s'arrêter, sans doute trop apeuré. « Impedimenta! Le sort fuse, file à travers le couloir désert et termine violemment sa course contre les jambes du malheureux qui s'écroule immédiatement.

Implacable, sans l'once d'un regret pour ce qu'il vient de faire, Wayland s'avance lentement vers sa cible. Rien ne laisse transparaître la moindre compassion ou pitié dans le regard du serdaigle. Peut-être n'y a-t-il là-dedans qu'un zeste de folie, un petit rien de sociopathie. Et un regard vide, froid comme l'hiver, qui peut tuer s'il venait à se transformer en arme. « Levicorpus. » Au milieu des cris et supplications, le gamin s'élève lentement dans les airs. Pendu par les chevilles, sans échappatoire. A la merci de Wayland, de toutes ses envies, de toutes les folies qui peuvent lui traverser l'esprit. « Everte Statim. » Dans un silence pesant, le corps finit par être projeté en arrière pour mieux s'étaler contre les carreaux. « Tu n'ira nul part. »



Dernière édition par Wayland B. d'Anjou le Lun 26 Jan 2015 - 15:35, édité 1 fois
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« Difficilement réalisable. A moins qu'un gamin n'entre par pure coïncidence ici, on n'a personne à viser. Quant à ceux dans le parc... » Ceux du parc. Ils vont fuir vers le château. Face à l’attaque des chouettes. Elles pourront s’engouffrer dans les couloirs. Et semer la pagaille. Tant souhaitée. On n’a besoin d’aucun échange verbale. Pour se mettre d’accord sur le plan. Complicité retrouvée. « Alors allons-y. La baguette levée vers les étudiants posés dans l’herbe. Et on lance le sort en même temps. Provocant l’attaque des volatiles. Ils s’échappent de la volière. Et foncent vers leurs cibles. On observe, rieurs, les élèves s’enfuir. On n’a pas le temps de s’en réjouir plus. Un jeune serdaigle fait irruption. Et se tient dans l’encadrement de la porte. La mine déconfite. Les bras ballants. La surprise affichée sur son visage enfantin. « Que faites-vous ? » Et merde. Le gamin ira sans doute rapporter. La même idée semble traverser l’esprit de mon partenaire. Sa menace claque l’air. Son ton ne sonne pas comme d’habitude. Et il y a quelque chose de différent dans son regard. Je ne saurai pas dire quoi. Je n’ai pas le temps d’y réfléchir plus longuement. Que le gamin s’enfuit. Wayland à ses trousses. Lui hurlant de l’attendre. J’hésite un instant. Trois secondes de trop. J’ignore ses intentions. Mais s’il veut convaincre l’autre élève de se taire. Je préfère être présent. A cause de ce mauvais pressentiment. Qui me glace le sang. Quelque chose cloche chez Wayland. Je ne peux plus le nier.

Je dévale les escaliers de la volière. Ils sont déjà loin. Mais encore à porter de vue. Ils se dirigent vers le château. J’ignore les regards intrigués des quelques élèves encore présents dans le parc. Rescapés de l’attaque. Ils n’ont pas dû être ciblés par nos sorts. Ou ils n’ont pas dû être assez puissants. Je traverse le parc. Aussi rapidement que me permettent mes jambes. Encore engourdi de plusieurs heures d’inactivité. Due aux révisions de la journée. Je pénètre enfin dans l’enceinte du château. Evite le coup d’aile d’une chouette égarée. Puis tourne dans le couloir où je les ai vus disparaître. Je m’arrête. Immédiatement. Horrifié par le spectacle. Le corps du gamin flotte dans les airs. Tête en bas. Suspendu magiquement par la cheville. Le corps du gamin qui s’envole. Brusquement. Le corps du gamin projeté contre la fenêtre. Avant de tomber lourdement sur le sol. Il va le tuer. Bordel, il va le tuer. Non. Je chasse cette pensée macabre de mon esprit. Je m’approche d’eux. D’un pas pressé. Wayland remarque ma présence. Mes prunelles croisent les siennes. Je n’y décèle plus rien. Hormis une détermination nouvelle. A laquelle il ne m’a jamais habitué. Une détermination lugubre. Qui m’alarme. « Expelliarmus. » J’agis impulsivement. Sous le coup de la panique. Je ne dois prendre aucun risque. Je me donne du temps pour le calmer. Et une sécurité face à un nouveau visage. Qui me fait douter de la nature de mon meilleur ami.

Le sortilège fait sauter la baguette de Wayland. Je me rue immédiatement à l’endroit où elle s’est échouée. A quelques mètres derrière lui. D’un coup d’épaule, je le pousse au passage. Pour être sûr d’y arriver le premier. Je récupère la baguette. Et m’éloigne de lui de quelques pas. Avant de me retourner vers lui. Mes pupilles s’arrêtent une seconde sur le corps inanimé du jeune serdaigle. Encore étalé sur le sol. Encore sous l’influence du choc. On peut encore limiter la casse. Le réveiller. Le faire croire à une hallucination. Après une chute naturelle. Et épargner à Wayland une punition trop sévère. Ni même aucun châtiment. « Arrêtes, avant d’aller trop loin. » Je t’en prie reviens à la raison.



Dernière édition par Marcus Flint le Sam 24 Jan 2015 - 13:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MF ◘ peace was never an option   MF ◘ peace was never an option EmptyDim 11 Jan 2015 - 18:46

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marcus flint ► 19/05/1993

Ils sont peu nombreux à assister à la scène, alors que Wayland court après l'élève de seconde année, lui intimant de s'arrêter. Et aucun d'eux ne semble apte à réagir, à s'interposer entre les deux alors que la voix de l'aîné n'a rien d'innocent. La violence s'entend au timbre de sa voix, et aucun étudiant n'ose intervenir, de peur de recevoir un sortilège du serdaigle. Ce sale morveux va tout raconter aux professeurs, et le châtiment risque d'être exemplaire à quelques jours des examens. Wayland ne veut pas de ça, il ne veut pas ruiner ses chances -qui sont proches d'excellentes- de réussir ses B.U.S.E et continuer ses études dans l'excellence qu'il pratique aujourd'hui. Il ne veut pas voir son destin partir en fumée à cause d'un stupide gamin incapable de tenir sa langue dans sa bouche. Incapable de comprendre qu'en tentant de se réfugier auprès des professeurs, il joue avec le feu et risque fort de se brûler gravement, mortellement. Alors le serdaigle agit comme il l'estime nécessaire, visant le jeune étudiant d'un premier sortilège qui stoppe sa course, avant de le soulever à plus d'un mètre au-dessus du sol, la tête en bas. Le gamin se débat, tente de laisser échapper un hurlement. Mais le troisième sort est plus rapide que lui, et le projette jusqu'à la fenêtre qui s'éclate par la force de l'impact. Les morceaux de verre suivent la chute de l'enfant, qui semble avoir déjà perdu connaissance. C'est à ce moment qu'apparaît Marcus, empoté par ses heures de révisions, incapable de suivre le rythme de son camarade. Leurs regards se croisent, et Wayland peut y lire la peur et la méfiance. Ainsi donc voilà comment son ''ami'' le voit ; monstrueux, fou, sans aucune empathie ou sentiment. Un monstre. Et alors que le serdaigle s'apprête à ouvrir la bouche, Marcus tend dans un réflexe mal avisé sa baguette vers lui, et lance finalement le sortilège qui désarme le serdaigle.

La surprise est totale, la réaction inexistante, tandis que la baguette vole dans les airs avant de se poser sur le sol à quelques mètres d'eux. Encore figé par la stupeur, Wayland n'esquisse pas le moindre mouvement lorsque celui qu'il considère comme son ami le bouscule pour se jeter sur le morceau de bois. « Arrêtes, avant d'aller trop loin. » La baguette entre ses mains, il ose ordonner au serdaigle d'arrêter, après l'avoir désarmé par surprise. Après l'avoir attaqué. Immobile, silencieux, il se contente de fixer le serpentard, le regard empli d'une colère qu'il peine à retenir. « Rends la moi. » Le ton vibre, cache avec peine ce ressentiment qui l'habite. Il n'est plus question de son ami. Seulement d'un sorcier qui vient de le désarmer, qui vient de prendre possession de sa baguette. Mais le serpentard refuse, s'éloigne de quelques pas. Le laissant bouillonnant de colère, d'une rage indescriptible qu'il n'a jamais connu jusque-là. Ne laissant à son esprit qu'une seule idée pour récupérer sa propriété. Sans un mot, il s'avance vers lui. Lentement. Avant d'écraser son poing contre le visage du serpentard, dans un geste rapide qui ne lui laisse aucune chance de riposte. Le serpentard titube, lâche la baguette mais n'a pas le temps de reprendre son équilibre alors que Tolly revient à sa hauteur pour lui porter un nouveau coup, puis un troisième. La colère prend le pas sur la raison, submerge le garçon, le noie dans un océan de haine. Rien d'autre n'existe désormais pour lui, tandis qu'il laisse Marcus à terre pour récupérer sa baguette. Et s'approche du gamin inconscient, le regard pointé vers celui qui n'est devenu rien de plus qu'un adversaire. Un ennemi. « Et qui es-tu, stupide serpent, pour me donner des ordres ? » Le visage inexpressif, la voix teintée de folie, il quitte le serpentard des yeux pour reporter son attention sur l'élève de deuxième année. Évanoui, sans aucune chance de se défendre. Sa vie tenant entre les mains de son aîné, alors qu'un sentiment de puissance le bouscule. Pour la première fois, il tient la vie de quelqu'un entre ses mains, entièrement soumise à sa volonté. « Diffindo. » Le tissu se déchire, laissant entrevoir une ligne écarlate sur la peau de l'élève. Laissant le sang couler librement le long de son bras, disparaître sous le tissu encore intacte avant de ressortir par la manche, glissant lentement sur sa main pour finir sa course sur le sol froid. Et lorsque le fou se retourne, Marcus s'est déjà remit sur ses deux pieds, la baguette tendue vers lui, le nez en sang. « Petrificus totalus. » Le geste est vif, trop même car le sort passe à quelques centimètres de Marcus avant de mourir contre le mur derrière lui.

Pendant quelques secondes, les deux garçons restent immobiles, la baguette de l'un pointée vers l'autre. La scène semble surréaliste alors que du corps inanimé de l'enfant continue de couler un filet de sang causé par le sortilège. Les tuer, pour qu'ils ne disent rien. Tous. Et Marcus est comprit dans le lot. Il est capable de l'attaquer, rien n'indique qu'il ne le sera pas lorsqu'il faudra témoigner contre Wayland. Lorsqu'il faudra l'amener devant un tribunal pour sa violence, et détruire sa baguette. Le silence est finalement rompu par les élèves qui n'ont jusque-là pas bougé le moindre petit doigt. Une fille se lève rapidement et se met à courir dans le couloir, sans doute pour prévenir un professeur de la scène qui se déroule actuellement. « Oubliettes ! » Le sort n'est pas dosé, Wayland ne cherche pas à le doser. Et lorsqu'il atteint l'étudiante, celle-ci s'écroule immédiatement sous la force de l'impact. Ce qu'elle a oublié, il n'y prête pas attention. Tout est bon pour s'éviter le châtiment. « Si tu n'étais pas aussi lâche, rien de tout ça ne serait arrivé. » Les mots sont dirigés vers le serpentard. Ce lâche qui a abandonné son ami, pensant que simplement l'éviter réglerait le problème.



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MessageSujet: Re: MF ◘ peace was never an option   MF ◘ peace was never an option EmptyDim 11 Jan 2015 - 23:22

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Je recule de quelques pas encore. Lorsqu’il m’ordonne de lui rendre sa baguette. Il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond chez lui. Au moins aujourd’hui. Je n’ai jamais remarqué cette animosité et cette détermination. Qui brûlent dans les opales de Wayland. Que j’imagine empoisonner ses veines. Son cœur. Et son esprit déraisonné. Je ne comprends pas son comportement. Je ne comprends pas ce qui a changé par rapport à d’habitude. Plus de cinq ans d’amitié. Qui volent en éclat. Soudainement. Qui se brisent à chaque battement haineux du palpitant du serdaigle. Sans raison. Sans qu’on s’y attende. Quelque chose s’est cassée chez lui. Je veux simplement qu’il arrête. Qu’il se calme. Et qu’on trouve une solution ensemble. Quel que soit son problème. Mais les mots restent bloqués dans ma gorge. Quand je le vois approcher. Quand son poing s’abat. La douleur traverse ma joue. Déchire l’épiderme de ma pommette. Et revient une dernière fois à la charge pour me broyer l’arrête du nez. Elle me fait lâcher instantanément les baguettes. La surprise et la force de Wayland me projettent à terre. Mon dos heurte violemment le sol. Je retiens un gémissement. Mes doigts se collent sur le septum. Réflexe ridicule pour stopper la souffrance. Qui me brouille la vue. « Et qui es-tu, stupide serpent, pour me donner des ordres ? » Je ne cherche même pas à répliquer. Les mots ne suffiront plus. Pas pour le moment en tout cas. « Deffindo. » Je ne vois pas à qui il lance ce nouveau sort. Mais aucun cri ne déchire l’air. Il doit continuer à s’attaquer au jeune serdaigle encore inconscient. Il va vraiment le tuer. Détruisant ses dernières limites. Mes phalanges libèrent mon nez encore douloureux. D’un revers j’essuie machinalement le sang qui coule. Avant qu’il n’atteigne mes lèvres. J’attrape ma baguette encore au sol. Et me relève. Je n’ai pas le temps d’agir plus. Qu’un nouveau sortilège s’écrase au mur derrière moi. Le temps de virer mes prunelles sur Wayland. Qu’il lance un sort sur une fille qui tentait de s’échapper. Elle s’effondre sur le coup. C’est foutu. On ne trouvera jamais d’excuse. Avec deux blessés. Avec des témoins qui tombent l’un après l’autre. Même la diversion de l’attaque des chouettes ne nous donnera pas assez de temps. Pour nettoyer tout ça. Et inventer un quelconque mensonge. Les professeurs ne tarderont pas à débarquer ici. Une fois les volatiles gérés. L’animation se portera ici. Quand tout le monde reprendra leurs activités. «Si tu n’étais pas aussi lâche, rien de tout ça ne serait arrivé. » Il délire. Je n’ai rien fait. C’est lui qui est devenu distant depuis que je sors avec Sue. Lui qui m’a évité. Pour fuir mes demandes de révisions. Lui qui a couru après son camarade. Pour l’attaquer. Lui encore qui continue désespérément de s’en prendre à tout le monde. A n’importe qui, qui a le malheur de se mettre sur son passage. « Arrête tes conneries Tolly. Je ne t’ai pas forcé à lancer les sorts. Tu te fous dans la merde tout seul. » Je ne peux plus le raisonner. Il faut que je l’arrête. Avant qu’il n’aille plus loin. Ensuite, le dernier recourt qui nous reste, c’est la fuite. Abandonner ce couloir. Et  laisser les autres découvrir le désordre. Quant aux deux personnes témoins encore conscientes, on priera pour qu’ils aient trop peur pour dire la vérité. Ou on pourra leur faire du chantage. Leur rendre des services. N’importe quoi. Qui n’inclus pas une autre attaque. Histoire de ne pas aggraver son cas encore plus. Il faut qu’il s’arrête là. Avant qu’il n’atteigne le point de non-retour. « Bloclang. » Le sortilège meurt sur le bouclier de protection du serdaigle. Qu’il vient de faire apparaître. Il est trop rapide. Trop à l’affût du danger. Trop paranoïaque pour se laisser faire. J'essayais de le rendre muet. Pour le rendre incapable de pratiquer la magie. Mais qu'il soit encore en état de se tirer. Je ne veux pas l'attaquer réellement. Je ne peux pas faire ce qu'il fait. « Si tu ne veux pas m’écouter, barre toi de là avant qu’un professeur n’arrive. » Je ne sais pas pourquoi je gaspille encore ma salive. Un espoir ridicule peut-être. De retrouver mon meilleur ami. Dans son état normal. Qu’on oublie ça. Qu’on passe à autre chose. Et que dans dix ans, on en rit. D’avoir été aussi cons.


Dernière édition par Marcus Flint le Sam 24 Jan 2015 - 13:40, édité 1 fois
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marcus flint ► 19/05/1993

Ils n'ont jamais été appréciés. Égoïstes, fourbes, toujours prêts à attaquer même leurs plus proches amis dans le dos. Les serpentard ont une certaine réputation et aucun d'entre eux n'a fait quelque chose pour mettre à mal les préjugés que les trois autres maisons ont sur eux, et ce depuis la fondation même de la maison par Salazar. Aucun, jusqu'à Marcus. Différent des autres, ressemblant presque à un gryffondor sur certains points. Et l'un des rares à s'entendre et à être honnête avec un étudiant d'une autre maison. En entendant les histoires sur cette maison perfide, Wayland ne s'imaginait pas finir ami avec l'un d'eux. On lui disait de se méfier, que ce garçon vert ne serait source que d'ennuis en tous genres. Qu'il essaierait de distiller l'esprit de vert et argent dans l'esprit du jeune garçon. Mais lui ne les écoutait pas, trop heureux d'avoir un camarade de conneries. Trop heureux de pouvoir faire tous les coups possibles et imaginables avec quelqu'un qui lui ressemblait bien plus que ce que les gens pensaient. Un ami fidèle, sincère, avec qui cette relation durerait après Poudlard. Mais finalement, cette espérance semble aujourd'hui vaine, utopique. Tant le serpentard a montré toute sa perfidie et sa fourberie en attaquant son ami dans le dos. En lui enfonçant un poignard directement dans le cœur, sans même le prévenir. Il n'est pas différent des autres. Il est pire. Tolly ne veut pas le détester, ne veut pas lui faire subir ne serait-ce que la moitié de ce que ce gamin vient de vivre. Son ami, son meilleur ami. Aujourd'hui devenu le pire traître de ce pays, le pire traître de cette planète. Devenu aujourd'hui son Judas. Alors le garçon le sait pertinemment, il doit le châtier, ne pas être victime de la même faiblesse que le messie moldu. Ne pas pardonner ce genre de crime. Le punir, comme il se doit, pour en faire un exemple.

La vipère tente de se justifier, de culpabiliser Wayland. Tant d'efforts inutiles de la part de ce traître qui n'a pas hésité une seule seconde à lui lancer un sort dans le dos. Cette vipère qui refuse le face-à-face, qui craint la magie du serdaigle. N'est-ce-pas là la caractéristique des serpentard ? Hypocrites, faibles, couards. Ses mots n'atteignent pas le garçon, qui ignore ses explications stupides. Il ne s'attend désormais qu'à une seule chose ; un nouveau sort lancé par ce traître de serpentard. Et il ne s'y trompe pas. L'accusation passée, le serpent tente de le réduire au silence, de lui bloquer la langue. Mais la vigilance – la paranoïa, diront certains – de Wayland repousse le sortilège. Le bouclier ne flanche pas lorsque le sort entre en contact et s'éclate contre lui. Et à nouveau, les deux garçons se retrouvent face-à-face, la baguette tendue vers l'autre, chacun prêt à décocher un nouveau sortilège. L'amitié se brise, disparaît sous les ruines causées par la vague de haine qui emporte le cœur du serdaigle. Tandis que le serpentard tente, en vain, de le ramener à la raison. Mais ce que Marcus ne comprend pas, c'est qu'il est dans son état normal. Pour la première fois, il n'a pas à se cacher derrière une éthique aussi futile que vaine. Il n'a pas à se cacher derrière un comportement qui n'est pas le sien, pour le simple plaisir de ses parents, de ses professeurs, de tout le monde. Pour la première fois, il sent son cœur léger, déconnecté de la réalité. Caché derrière cette personnalité dévastatrice, qui tourbillonne telle une tempête, qui ne laisse aucune chance à ceux qui s'interposent sur son chemin. A ceux qui, comme Marcus, osent donner des ordres sans en avoir les capacités. « Ne me donne pas d'ordres. » Il crie presque, laisse toute sa haine parcourir son échine, s'infiltrer dans le moindre recoin de son cerveau. Plus rien ne compte, si ce n'est cette rage qui le dévore de l'intérieur tel un feu immortel. Un feu qu'il doit faire sortir, pour ne pas en mourir.

Quitte à brûler tous les autres.

« Endoloris ! » Le sort vise Marcus. L'atteint de plein fouet. Mais le serpentard ne bronche pas, ne semble ressentir aucune douleur. Le sort ne fonctionne qu'avec la plus grande volonté de faire mal, dit-on. Visiblement, celle de Wayland n'est pas assez grande. Torturé entre le besoin presque obsessionnel de le faire souffrir, et cette partie de lui qui refuse encore et malgré tout de voir son ami terrassé par sa propre baguette. Son hésitation le perturbe, lui déchire le cœur, et empêche le sort de fonctionner. Mais il ne laisse pas le temps au serpentard de réagir. « Accio baguette. » En à peine une demi-seconde, la baguette de l'élève inconscient se retrouve entre les mains du serdaigle. Son esprit tortueux regorge d'idées pour blesser son ''ami'', l'empêcher de le déranger dans ses actions. « Waddiwasi. » La baguette posée sur la main du serdaigle est dirigée vers Marcus, prête à filer à une vitesse phénoménale. Avec la distance, il ne lui suffit que d'une simple seconde pour l'atteindre, pour traverser le tissu de sa robe, pour se figer dans la chair de sa jambe. Pour lui arracher un cri de douleur. Tandis que le serdaigle reste impassible, semblant ignorer totalement la douleur de son ami. « Je ne veux pas te tuer. Laisses-moi tranquille, retournes avec ta catin. » Il reste immobile face à lui, le regard fixé vers cette blessure qui a obligé Marcus à poser un genou à terre. Sans se rendre compte que les élèves restés figés jusque-là en ont profité pour fuir les lieux. Pour prévenir le premier responsable qu'ils croiseront. Pour arrêter cette barbarie que Wayland est en train de commettre.



Dernière édition par Wayland B. d'Anjou le Lun 26 Jan 2015 - 15:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MF ◘ peace was never an option   MF ◘ peace was never an option EmptyLun 12 Jan 2015 - 15:26

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« Ne me donne pas d’ordres. » Un véritable gosse. En pleine crise de caprice. Une révolte démesurée. Dont je ne saisis toujours pas la source. Ni le déclic qui a pu le rendre aussi excessif. Oui, je l’ai toujours trouvé un peu fou. Un peu dérangé. Mais à un niveau plus faible. Même si plus élevé que la normale. « Endoloris ! » Un picotement traverse l’intégralité de mon corps. Tiraille faiblement mes muscles. Et un pincement au cœur. Provoqué par le sortilège ou par le choc de son audace, je l’ignore. Il ose me lancer un sortilège impardonnable. Il fait voler en éclat notre amitié. Que je pensais pourtant solide. Forte. Les brisures s’écrasent lourdement au fond de mon palpitant. Ecorchent les parois. Et tuent le dernier espoir que j’avais pour lui. Il est perdu. Je ne peux plus rien pour lui. Personne ne le peut. La sanction ira au-delà d’une simple punition. C’est l’expulsion qui lui sera réservé. Et un passage devant le Magenmagot. Je crains de devoir témoigner dans la salle d’audience. L’accuser et le descendre m’est impensable. Il était mon meilleur ami. Un gamin intrépide et éclairé. Avec qui je partageais de bons moments. Un partenaire de conneries. Un camarade presque attachant. Rien de plus. Pas un fou qui attaque tout le monde. Avec cette brillance au fond de sa rétine. Preuve du plaisir procuré. Ni avec cette persécution ressentie. Qui déforme et durcisse ses traits.

Je n’ai pas le temps de comprendre la suite de ses intentions. Qu’une douleur violente se loge dans ma cuisse. M’obligeant à me courber. Mes genoux s’écrasent durement contre le sol. Une crampe poignant me paralyse un instant ma jambe. Me brouille la vue par la même occasion. Sous l’étoffe, les perles de sang coulent le long de l’épiderme endolori. « Je ne veux pas te tuer. » Non, seulement me faire souffrir. Pour une raison lugubre sortie tout droit de son esprit tordu. Un plaisir de voir l’autre se tordre de douleur. Un amusement que je ne comprends pas encore. J’ignore ce qui le pousse à agir de cette manière. J’ignore ce qui a fait pencher la balance. Ou si c’était déjà ancré en lui. Une partie de sa nature prisonnière, enfin libérée de ses chaînes. J’ai été aveugle. En même temps, qui aurait pu s’en douter ? En voyant sa silhouette tapie au fond de la bibliothèque. Et son visage enfantin s’illuminer en lisant des bouquins. « Laisses-moi tranquille, retournes avec ta catin. » L’insulte charge directement sur ce palpitant fatigué. Je ne supporte pas qu’on s’en prenne à Susanna. Même verbalement. Elle ne mérite pas sa médisance. Ses paroles avilissantes. Son mépris. Son irrespect. Elle n’est même pas là. Elle n’a rien à voir là dedans. Elle ne lui a jamais rien fais. « Va te faire foutre. » Mes phalanges se referment sur la baguette figée dans ma cuisse. Je serre les dents. Et d’un coup sec l’arrache de là. J’étouffe un cri quand la foudre provoquée par la douleur irradie. Cramant les cellules proches de la blessure. Me rendant difficile de me relever. Alors, je reste à terre. En position de faiblesse. Je Remarque la fuite des élèves encore présents dans le couloir. Alors que Wayland semble encore profité des conséquences de son sort sur moi. Je dois le distraire. Avant qu’il s’en aperçoive aussi. Et s’en prenne à eux. La baguette levée, je lance le premier sortilège qui me passe par la tête. « Repulso. » Il n’a aucun mal à l’éviter. Maîtrisant parfaitement le charme du bouclier. « Repulso. » Je continue malgré la protection toujours présente. Gagner du temps, c’est tout ce qui importe à cet instant. « Incarcerem. » Les étincelles meurent une nouvelle fois contre le bouclier. J’abaisse ma baguette. Affaibli. Je veux simplement me réveiller. Et réaliser que tout ça n’est qu’un cauchemar. Retrouver Wayland dans la journée, lui raconter, et se moquer de ce rêve à la con. Puisqu’il est totalement stupide. Irréalisable.



Dernière édition par Marcus Flint le Sam 24 Jan 2015 - 13:40, édité 1 fois
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