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MessageSujet: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyMar 20 Jan 2015 - 5:43

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Le 24 novembre 2001

Il a fait une rechute, à peine quelques heures après sa visite à Nyssandra Ollivander. Un sort qui a repris le dessus sur lui et l'a ré-expédié dans les vapes et les cauchemars. Alors les Belliqueux ont demandé aux Pacifistes, encore, de le prendre sous leur aile pour le soigner, quelques jours de plus. Ils ont accepté, évidemment, se disant que Davius inconscient est plus facile à maîtriser que Davius conscient. Ils n'ont pas eu tort et il a passé trois jours supplémentaires au lit, à vomir tripes et bile, à halluciner tout et rien, à sentir le mal au centre de son corps tenter de l'avaler. Il a encore rêvé de Voldemort et il a le sentiment qu'il ne pourra plus jamais dormir.

C'est seulement au troisième jour, Jésus de pacotille, qu'il a repris conscience. Un peu. Assez pour percevoir des voix non loin de lui, pour réussir à se focaliser sur ces conversations qui ne le concernent pas. Ou qui le concernent ? Il les a entendu, il a tendu l'oreille. Parler du « jeune homme qui est venu le voir pendant sa convalescence », et ce « même après Halloween ». On ne lui en a pas parlé, pourtant, quand il a eu assez de force pour aller visiter Nyssandra Ollivander. Il a écouté, patiemment, laissant son cerveau faire les liens. Il a fini par comprendre.
Et il a hurlé, soudainement, comme un mort se relevant de son cercueil – d'un cri guttural qui a fait hurler Susan à son tour, celle-ci ne s'attendant vraisemblablement pas à ce qu'il reprenne vie avec autant de hargne. Les yeux fous, hallucinés, et pourtant la voix ferme. Il a exigé de le voir, sinon ils allaient voir ce qu'un homme capable de survivre au Lord Noir pouvait leur faire. Les menaces ont fusé, il s'est même relevé de son lit de fortune, à moitié nu, agitant sa baguette sous la gorge des volonatires peu désireux de satisfaire les désirs de ce patient récalcitrant. Et pourtant. Il s'est montré assez convaincant.

Allez savoir comment ils ont réussi à contacter le petit aussi rapidement, mais ils l'ont fait. Il faut croire qu'à force de les secouer, les Pacifistes savent se montrer coopératifs, quand c'est le moment. Tant mieux. Soit ça, soit Susan en avait assez de l'entendre hurler dans leur planque qui se devait de rester secrète. Pour ce qu'il en était, tous savaient que Rook voulait voir le gamin. Son gamin.

Il est nerveux. Est-ce que Samwell a bien réussi à s'échapper de ce labyrinthe terrible ? Est-ce que c'est bien lui qui va venir ? Il passe sa main dans ses cheveux, sur son visage, sur ses nouvelles cicatrices, sur les ecchymoses qui ont refait leur apparition sur ses bras et son torse. Il a peur. Il ne sait pas de quoi. Il tourne en rond, un lion en cage, quand la trappe du grenier s'ouvre pour laisser passer un nouvel arrivant. Un nouvel arrivant trop maigre, blessé, il peut le voir lui-même, fatigué, un arrivant qu'il a vu dans pire état, qu'il a soigné, cajolé, pour lequel il a pleuré, un arrivant qu'il dévisage comme s'il ne l'avait jamais vu, avant de laisser un seul mot passer ses lèvres : « Sam. »

C'est lui. C'est bien lui. Davius s'avance, un pas, deux pas, hésitant, avant de brusquement combler le vide entre eux et de serrer le petit dans ses bras, avec assez de force pour l'étouffer. Les larmes piquent ses yeux. Bon sang. Il le pensait mort. Et il est là.


Dernière édition par Davius Llewellyn le Lun 2 Mar 2015 - 19:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyLun 2 Mar 2015 - 17:45

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Morts. Tant de mort. Tant de sang. Des pertes. Tremblant, tu avais l'impression que tu ne pouvais plus en prendre, plus une seule. Il y avait eut Julian, puis Dulcinea. Ou l'inverse, tu ne savais pas qui avait été touché en premier. Probablement que son père aussi avait été tué, sinon tu n'aurais pas pu t'échapper, pas pu t'enfuir. Il fallait pourtant que tu ai tout perdu. Ton meilleur ami, celui qui était en vie, celui qui t'avais redonné foi en la vie la seconde où tu l'avais vu. Comment pouvaient-ils se faire si cruel et te l,arracher le même jour ? Tu étais presque resté dans le labyrinthe. Presque resté  derrière, refusant de suivre les insurgés, rien que pour pleurer sur le corps de ton frère, t'enfuir sous lui, te faire passer pour mort, te faire enterrer avec lui. Alors que l'insurgé au visage inconnu tirait sur ton bras, tu t'étais rappelé avoir un père, quelque part, peut-être encore en vie. Un père qui pourtant détestait que tu le nomme ainsi, puisque aucuns liens de sang ne vous réunissaient véritablement. Tu avais pris tes jambes à ton cou, courant, t'enfuyant dans l'espoir de le retrouver.

Dès que le calme avait été retrouvé, et que tu avais joins la planque des insurgés, tu avais commencé ton enquête pour le retrouver. Apparement, il avait été blessé. Il se cachait chez les pacifiques, ceux qui ne changeaient rien, même s'ils y croyaient vraiment. Tu avais exigé d'aller le retrouver. T'avais passer trop de jours et trop de nuits à son chevet pour pouvoir le compter. Des nuits à pleurer, à lui supplier de pas te laisser tomber, de pas t'abandonner.  Juste avant qu'il se réveille, tu avais même péter un câble. Ça ne faisait en réalité que deux jours, mais pour toi, c'était une éternité, trois jours en tout que tu n'avais pas dormi, pas fermé l'oeil, tu étais à bout de forces. Tu avais éclaté, pleurant, déni total de sa situation. Tu t'étais mis à lui crier de se réveiller, que tu savais qu'il t'entendais, qu'il le faisait exprès pour te punir. T'avais commencé à tout casser autour de vous, petite bombe à retardement alors que ta condition de loup pesait aussi sur ton caractère brûlant. Ils avaient dû t'immobiliser, t'avais amener loin, avec celle qui vous servait de psychologue, pour que tu lui parles, de lui, ta situation, votre situation. T'étais justement, encore avec elle lorsqu'on est venu te chercher. Il est réveillé, il veut te voir. Ton coeur avait raté quelques battements, une envie de vomir te prenant, par nervosité. T'avais renversé ta tasse de thé, puis tu t'étais jeté pour aller le voir, courant, te fichant de bousculer de gens pour te rendre jusqu'à son grenier.

La trappe claque derrière toi alors que tu bondis finalement devant lui. Après tu figes. Trop d'émotions en toi. La peine, le bonheur, l'amour. T'as juste envie de pleurer, comme un bébé. « Sam. » Tes lèvres tremblent, un larme coule sur ta joue alors qu'il s'avance vers toi, hésitant avant de finalement bondir dans tes bras comme tu te jettes dans les siens. Il te serre et tu t'aggripes à lui, jusqu'à lui faire mal probablement, tu t'en fiches. Il ne te serres pas encore assez fort à ton goût. T'enfuis ton visage dans son cou, contre sa peau à cette odeur familière. Tu la mouilles de tes larmes et tu t'en fiches de comment c'est pas viril.

« Putain, me fait plus jamais ça. » Râles-tu contre lui, une main remontant pour attraper sa nuque, s'agripper à ses cheveux, pour pas qu'il recule et te voit pleurer. Ta ta fierté quand même et elle a mal en ce moment. Même si t'aurais envie autant de lui foutre des baisers plein le visage que de le mordre. Rage et amour, un mélange trop violent pour les pacifistes qui environnement votre espace.


Dernière édition par Samwell Paternoster le Mer 4 Mar 2015 - 16:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyMer 4 Mar 2015 - 6:09

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Sam agrippe ses cheveux avec force, il va bien lui scalper la nuque tiens, il appuie sur ses blessures qui semblent ne jamais vouloir tout à fait guérir, mais il s’en fout. Il s’en fout de ça, et des larmes qui mouillent son cou, et des sanglots même pas retenus qui font trembler le petit. Un petit aussi grand que lui, plus grand même, il a grandi le louveteau, mais son petit. En réponse, il le serre encore plus fort, de toutes les forces qu’il peut mobiliser alors qu’il vient à peine de se relever, et les dévalent bien sur ses joues. Lui qui ne voulait pas pleurer se retrouve incapable de retenir la chose plus longtemps. « Putain, me fait plus jamais ça. Moi ? C’est toi que j’pensais mort, crétin. Sa voix s’est un peu étranglée dans sa gorge, un peu ébahie et coincée dans un rire effaré à la fois, mais il a réussi à répondre. Et arrête de jurer, merde. »

Sa voix se brise tout à fait et il fond en larmes. Aucun contrôle sur lui-même, toujours aucun contrôle de ses émotions, et depuis son retour du duel avec le Lord Noir (il n’a pas réussi à le tuer, Merlin, il n’a pas réussi, il en meurt, il avait une chance inouïe et il l’a gâchée), tout est encore plus instable. Alors il pleure en serrant Samwell dans ses bras, heureux de l’avoir retrouvé avec apparemment tous ses morceaux, bien vivant et toujours le même gamin impossible.
Il finit par le relâcher un peu, pour mieux le regarder, l’inspecter, prendre son visage dans ses mains pour l’empêcher de trop bouger, pour détailler ses traits. Il réussit à sourire, de joie, et essuie ses larmes du revers de son bras nu. Il est à moitié dévêtu, chose nécessaire pour les soins qu’on lui a donné, mais bon sang qu’il n’en a rien à foutre. Le petit l’a vu bien plus nu que ça. Il est maigre, son gamin, il a été maltraité. Lui qui n’a jamais été bien gros et n’a toujours eu que la peau sur les os, la vie de rebut n’a pas été glorieuse.
De rebut. Il en hurlerait.
La chose le frappe. Il était un rebut – il est libre. Libéré par un sort ? Ou parce que… Il hausse un sourcil interrogateur et laisse ses yeux descendre, pour regarder son corps, mais il ne voit aucune marque visible du sceau de son possesseur. De son acheteur. Peut-être aussi a-t-il la vision floue. Peut-être la marque est-elle cachée. « Ils sont morts ? » Ils. Son maître, ses maîtres, les infâmes, ceux qu’il irait bien tuer lui-même, maintenant s’il le faut, à mains nues si sa baguette refuse encore de coopérer, s’ils s’avèrent encore vivants. Il n’a pas peur. Merde, il s’est battu contre Voldemort et a survécu. Combien de sorciers peuvent se vanter de la même chose ? Il n’a certainement pas peur de ces merdeux, peu importe qui ils sont. La peur le prend soudainement. Et s’ils ne sont pas morts ? Et s’ils font comme à Halloween ? Sa poigne se resserre sur les bras du gamin, ses yeux s’ouvrent grand, trop grand, alors qu’un vent de panique, vient troubler sa voix, la fait monter d’une octave, le fait légèrement secouer Sam, comme pour lui extorquer une réponse : « Dis-moi qu’ils sont morts, Sam… dis-moi qu’ils vont pas te rappeler… je vais les tuer, si c’est ça, je vais les tuer… » C’est presque suppliant, halluciné, sifflé entre ses dents, paranoïa. Ils ne rappelleront pas le petit à eux. Il va les tuer, s’ils ne sont pas morts. Ils ne lui enlèveront pas le gamin une nouvelle fois. Pas cette fois. Plus jamais.
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyMer 4 Mar 2015 - 16:36

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Tu le serres jusqu'à vous étouffer, tous les deux, comme deux sales cons. Parce que le plus cruel dans tout cela, c'est que tu lui avais même pas dit au revoir. Une nuit, t'étais jamais rentré. Amoureux transis de cette garce de louve. Celle qui t'avais fait son prisonnier pour te faire payer le prix de ta morsure, celle qui était sensé être un cadeau. Tu n'étais pas moins convaincu qu'elle était encore une malédiction. « Moi ? C’est toi que j’pensais mort, crétin. » Tu ris au travers de tes larmes. Putain, il t'as manqué. Ça te fait mal. T'as la poitrine en feu à cause de lui et les yeux rougis de larmes, tes petites lèvres tremblantes. « Et arrête de jurer, merde.» Un autre rire au travers de la pluie, l'ouragan sur tes joues. Tu pleures Sam, comme un foutu bébé. Son bébé à lui. Tes doigts s'enfoncent dans sa peau. Tu veux plus le perdre, jamais. Tu l'aimes et tu sais pas comment lui dire, t'as jamais su. « Merde, tu m'énerves déjà !» Souris-tu dans tes tremblements, contre la peau de sa clavicule. Ta façon à toi de lui dire combien tu l'aimes. Combien tu ne supportera plus de le perdre. Surtout que tu sens ses larmes venir mouiller ton cou à toi aussi. Qu'est-ce que t'aurais fait s'il était plus là. Un attentat suicide probablement. Aller voir Voldemort avec des explosifs pleins les poches, pour lui donner un câlin qui lui ferait exploser sa tête de serpent. Il prend finalement ton visage entre ses mains. Il sourit. Putain, il sourit. Ça te réchauffe tes organes glacés, essuyant ses larmes du revers du bras alors que tu laisses les tiennes sécher en sillons salés.

Il fait vraiment une inspection complète, alors que pourtant, c'est lui qui est amoché, pas toi. Tu ne sais même pas ce qu'il fait, ce qu'il cherche. Tu t'en fiches, tu le laisserais faire n'importe quoi, t'es trop heureux de le retrouver. Il pourrait même déchirer ton t-shirt pour examiner tu sais pas quoi, ton précieux t-shirt. Parce que, chez les Grimaldi, t'as passé le trois quart de ton temps à moitié nu dans leur cave. Comme un putain de chien. La rage remonte en toi alors que tu penses à cette sale garce dont tu avais presque été convaincu d'être amoureux. « Ils sont morts ? » Un autre ouragan se déverse en toi. Oui. Ta garce. Ta Lupa. Celle que t'as sentis mourir, sentant une partie de toi te quitter. T'osera pas l'avouer pourtant, ni à toi ni à personne. « Dis-moi qu’ils sont morts, Sam… dis-moi qu’ils vont pas te rappeler… je vais les tuer, si c’est ça, je vais les tuer… » C'est au tour de tes mains de remonter jusqu'au visage de Davius. Saisissant doucement ses joues, cherchant dans ses yeux de quoi te donner un peu de contenance.

« Oui... Ils.. Ils sont..» Non. Des larmes vibrent dans ta voix comme de tonnerre. Putain. Putain. Putain. Le dire c'est encore pire, ça rend la chose encore plus vrai, même si t'as vu son corps, que tu t'aurais pu te laisser brûler avec lui. « Ju... Julian aussi...» Ton visage tombe de nouveau contre sa poitrine où tu te réfugie. Tu t'en fou du manque de virilité de tout cela. Les mecs ont pas le droit d'avoir des sentiments, merde ? Julian c'était aussi une partie de toi et en perdre deux en même temps, c'était trop, encore trop. Ce serait qui après ? Juliet, Davius, Pansy ? T'avais mal, t'avais la rage. Tu pleurais toutes les larmes de ton corps contre celui que t'avais toujours reconnu comme étant ton père, ton père spirituel. Tu t'en fichais qu'on vous prenne pour de tapette, tu voulais juste dormir dans ses bras ce soir et qu'il te murmure que tout irait bien. Qu'il était avec toi et qu'il ne t'abandonnerais jamais.
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyJeu 5 Mar 2015 - 17:23

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Il prend son visage entre ses mains, mouvement identique au sien, pour le calmer. Pour l’empêcher de paniquer plus et de partir fissa, avec son incapacité patente de transplaner et sa magie qui déconne encore sévèrement, pour tuer des fantômes. Parce qu’ils sont morts. Le petit le lui dit sur un ton tremblant, n’ose même pas prononcer le mot. Il est si jeune. La chose est frappante. Il a plus que jamais l’air d’un gamin, d’un enfant.

« Ju… Julian aussi… » Oh. Cette fois, Sam pleure tout à fait et il peut seulement le serer plus fort, le bercer légèrement, se balançant sur ses pieds sans s’en rendre compte, des shhhh passant entre ses dents alors qu’il caresse ses cheveux. Il l’a consolé bien auparavant, comme il a consolé et réconforté ses propres enfants, mais ce n’était pas aussi terrible. Aussi douloureux. Il a perdu un ami, le petit, il a perdu une partie de lui, et il a l’impression que c’est la première fois. Peut-être pas, mais c’est peut-être la fois où cela fait le plus mal. Ses larmes mouillent son torse, franchement, il s’en fout, et il finit par attirer le petit jusqu’à son lit de fortune, où il l’assit de force. Ses jambes sont faibles, il sent la tête lui tourner un peu à vrai dire, et la position assise est salutaire. En espérant qu’il ne fera pas une rechute encore… une, c’est bien assez.
Il fera attention. Il ne tentera pas de transplaner d’ici un bon moment.
« Ça m’a rendu fou, d’te voir dans l’arène… » Il murmure, en vérité. Parce qu’il a réellement eu peur, il a vraiment craint, il aurait sauté dans l’arène pour courir à sa rescousse, s’il avait pu. Il n’a pas pu. Alors il a fait ce qu’il devait faire, soit une diversion – qui a entraîné des conséquences imprévues. Il n’avait pas prévu se battre contre Lord Voldemort lui-même. Un honneur, une chance, une terrible chose, un malheur, tout cela à la fois. « … de savoir que t’étais vivant et que t’allais peut-être mourir… » Du même geste. Dans le même moment. Le soulagement mêlé à la peur. Il essuie les larmes du visage de Samwell de ses deux mains aux paumes rugueuses, blessées, sans porter attention à ses propres larmes. Celles-ci ont cessé de couler, une fois que les sanglots se sont calmés (bien que sa poitrine se soulève encore de façon incontrôlée, prise parfois de spasmes de tristesse), et il prend un ton calme, celui du père qu’il a été, du protecteur qu’il veut être : « Des gens meurent tous les jours, gamins, pour cette foutue guerre. C’est injuste. C’est pour ça qu’on se bat. » C’est inévitable, inexorable, il ne peut rien y faire. Il sait que la mort est nécessaire, mais que celle-ci ne doit pas être en vain. Que les morts ne doivent pas l’être pour rien, ne doivent pas rester sans vengeance, sans personne pour porter leur souvenir.

Le questionnement mijote, alors que ses deux bras restent ballants, que ses mains viennent prendre de Samwell, pour les réchauffer. Elles sont osseuses. Brisées. Qu’est-ce qu’ils lui ont fait ? La colère gronde, veut sortir, mais il doit la contrôler. Il le doit, il le faut. Il se voit dans le reflet de ses yeux; il a l’air pitoyable. Plus qu’à son habitude. « Tu reviens parmi nous ? » Nous les insurgés ? Nous les Loups ? Ceux de la forêt, ceux sauvages, ceux au sein desquels l’Auror rôde ? Ceux qui font exploser le monde, le font brûler ? La question est doucement posée. Il appréhende.
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyLun 9 Mar 2015 - 18:14

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Julian. Tu pleures. Ça pulse en toi. Cette injustice, cette rage contre l'humanité toute entière. Tu casserais tout si tu écoutais le monstre qui grogne à l'intérieur de toi, tu ferais exploser leurs maisons une a une, te fichant bien de qui tu tuais en échange. Il n'y avais que deux personnes que tu voulais savoir en sécurité, le reste du monde pouvait brûler, se noyer dans son sang, tu t'en fichais, tu t'en ficherait. Julian. Son rire résonnait encore dans tes oreilles. Son sourire, cette accolade qu'il t'avais donné. La chaleur de sa main dans la sienne, la beauté de ses yeux qui brillaient. Cet amour, inconditionnel qui avait fait qu'on vous traitait trop souvent de tapettes. Tu t'en fichais. Tu lui aurais foutu d'innombrables baisers, sur les lèvres même, si tu pouvais le ravoir auprès de toi, aujourd'hui. Davius te serres, serres l'ouragan en formation contre lui, comme si ça pouvait l'étouffer, l'arrêter. Y'as rien à faire, ça va tout détruire, tout casser. Tu te sens tellement impuissant, s'en est cruel. Il te traîne jusqu'à son lit où vous tomber tous les deux. Heureusement qu'il est encore là, lui, sinon tu sais pas ce que t'aurais fait de ta peau, qui t'aurais tué en premier. Attentat suicide, kamikaze dans le bureau du magister. Tic, tac, boom. Tu t'en fichais d'être, de devenir un putain de terroriste. Il tente de te calmer avec ses shhh soufflé doucement. Ça ne fonctionne pas, ça ne fait qu'amplifier la rage qui bouille en toi. « Ça m’a rendu fou, d’te voir dans l’arène… » murmures-t-il finalement. Tu sais que c'est vrai. Tu courrais pour ta vie et ce n'est qu'un coup de chance ta survie, la mort de tes maîtres. Du moins, c'est ce que tu veux croire. Peut-être que c'est elle. Tu refuses pourtant de la penser capable d'organiser quelque chose d'aussi horrible, même si c'est pour ton bien. « … de savoir que t’étais vivant et que t’allais peut-être mourir… » Tu le serres plus fort. T'es là. Tu sais pas pour combien de temps avec que tu refasses le con, mais t'es là maintenant et c'est tout ce qui compte. Il essuies ton visage et les larmes le couvrant. Tu en avais besoin, de lui, son réconfort, ses bras chauds. Sa poitrine tremble encore, te berçant de sa tristesse, de la cruauté des bourreaux qui sont les vôtres. Ses putains de mangemort. « Des gens meurent tous les jours, gamins, pour cette foutue guerre. C’est injuste. C’est pour ça qu’on se bat. » Tu hoches de la tête vigoureusement, te confortant dans ce que tu penses déjà faire de ton avenir proche. Ses bras te lâchent, ses mains prenant les tiennes, ses mains meurtries, de celles qui ont tiré sur le diable, en personne. Putain, tu peux presque sentir de sa noirceur en lui, celle qu'il combat. Tu aurais envie de la prendre, de sucer sa morsure de serpent, à défaut de t'empoisonner toi-même. « Tu reviens parmi nous ? » Demandes-t-il doucement. Il réussis à t'arracher un sourire. Un sourire qui en oublie ses joues séchées de force. Un sourire avec quelque chose de violent, de cruel. Parce que t'es prêt. Prêt à vous montrer pires qu'eux. Parce que tout ceux qui ne sont pas avec vous, sont contre vous.

« Putain de ouais, que je reviens avec vous. » Rigoles-tu sans pourtant penser à ce qu'il feront de ta condition de loup. Ils t'attacherons, tant pis, serré, ils t’assommeront. Ils s'occuperons de toi, tu leur laisses pas vraiment le choix. Avoir été rebut pendant un moment a fait de toi un insurgé pire que ce que tu étais à la base. Ils sont fichus, ses connards. « On parles déjà de bombes avec Vincianne. Mais... Toi t'as encore besoin de repos. Tu... Tu te sens comment ? » Demandes-tu doucement. Tu sais tout, on t'as tout raconté, tu sais déjà tout. Ton admiration pour lui n'as fait que grandir et que dire de la fierté d'être son gamin, son putain de gamin. Ta crise de larme est terminé, tu caches pourtant cette peine de Julian derrière un sourire en coin, complice. Tu pleuras ce soir, seul, dans ton lit de fortune.
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyJeu 30 Avr 2015 - 7:24

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Ils parlent de déjà de bombes, Vincianne et lui. Évidemment. Il pousse un long soupir découragé. Ils récupèrent un gamin famélique et malingre, maltraité par des Mangemorts et des collabos de merde, et la première chose que cette Française impossible fait, c'est planifier une activité bombes avec lui. « Arrête de jurer comme ça, merde. » Se faire battre n'a même pas aidé son caractère. Tss.
Mais il revient. Il est avec eux.
Il est heureux, merde.
Il serre les mains de Sam plus fort juste avant de les relâcher et de s'asseoir sur le lit de fortune, sentant le monde tourner quelque peu autour de lui. Davius doit être prudent, sinon Susan va encore lui tomber dessus par rapport au fait qu'il fait n'importe quoi. Elle a bien raison. Comme s'il lisait dans les pensées du lycanthrope, il pose une réponse à son angoisse intérieure, la connaissant par cœur depuis le temps où ils vivaient ensembles dans une cabane dans Daeva : « T'es pas le seul loup de la bande. On trouvera un moyen. Franck saura quoi faire. » Parce que s'il est incapable de supporter le chef des Loups, celui-ci sait quand même se débrouiller avec les loups-garous. Une qualité pour tous ses défauts, c'est ça de gagné.

« Mais... Toi t'as encore besoin de repos. Tu... Tu te sens comment ? Un autre soupir. Plus profond, un râle même, alors que ses yeux pâles passent du plancher au visage de Sam. Dans ses prunelles se lisent une triste franchise. Vidé. »

De tout. De toute énergie. De toute émotion, de toute sensation, avec ce grand vide magique au milieu de lui, si profond qu'il peut le sentir. Le coma a été nécessaire, lui a permis de revenir, de revivre, mais il en a trop demandé dès son réveil – il en a subi les conséquences. Il est magiquement épuisé et cet épuisement qui le dépasse et auquel il ne peut rien, sauf attendre que la magie noire cesse de se distiller dans ses veines par des blessures et des cicatrices qu'on ne peut pas voir, le dévore. Il n'a aucune idée du temps que cela prendra pour qu'il soit sur pieds. Combien de temps il sera un si piètre sorcier, incapable de rien, un boulet bon qu'à faire de la merde et à classer les boîtes de conserve dans les quartiers généraux. Cette pensée le fâche. Ses dents se serrent, presque trop fort, son crâne en souffre déjà et des points grisâtres dansent devant ses yeux. Une chance qu'il est assis. Il est tellement faible. Plus qu'il ne l'a jamais été. Même la torture n'a jamais été aussi douloureuse. « Ça va... s'arranger. C'est de la magie trop profonde et vicieuse pour les connaissances que nous en avons. Susan a réussi à maîtriser les sorts les plus dangereux, avec l'aide de Vincianne et de Morgana, mais là, tout ce qu'on peut faire, c'est attendre qu'ils aient fini de bouffer mes pouvoirs. On verra ensuite ce qu'il en reste. S'il en reste. »
Amertume dans sa voix. Il s'imagine déjà en demi sorcier, en Cracmol en devenir, incapable de faire quoi que ce soit. Sa baguette va bien. C'est réellement lui, le problème, c'est sa magie qui doit recracher tout ce venin. Il attrape la carafe d'eau laissée par Susan et s'en sert un verre, qu'il boit d'une traite avant de s'en servir un autre. Vide d'eau, également, desséché dans tous les sens du terme. Davius a laissé le silence reprendre un peu le place, mais il le rompt finalement, un air sombre prenant place sur ses traits tirés et terreux : « T'imagines même pas... comme c'était affreux. Pas la torture. Pas de mourir. Pas ses hurlements silencieux. Pas la douleur. Rien de tout cela. Il chuchote, les larmes aux yeux à nouveau, les sanglots étouffés dans sa voix. D'échouer. Encore. »
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyDim 3 Mai 2015 - 5:57

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S'il ne le savait pas, après toutes ses années, c'était qu'il était encore plus idiot que ce que t'avais pu lui hurler au visage, dans des montées d'hormones louves, rouges, rageuses et mordantes, pire que toutes celles que les femmes pouvaient bien avoir. Il ne devait pas être surpris, Davius, que tu veuilles les faire exploser, les uns après les autres, cette bande de cons.  Sauf la maison de la petite brune aux yeux de terres, celle qui avait promis de t'aider et qui l'avait peut-être fait, quelque part. Celle a qui tu rêvais trop souvent depuis ton arrivée chez les insurgés, maintenant que tu ne pouvais plus la surveiller, de loin, ou de près. Est-ce qu'elle allait bien, elle s'en tirait, elle avait peur. Merde. Si Davius pouvait lire dans tes pensées, il t'aurait très certainement giflé, avec tout l'énergie qu'il lui restait. Parce que tu jouais avec le feu, mordant la queue du diable à belle dents alors que tu rêvais de lui dérober sa fille, par pur égoïsme, pour avoir quelqu'un qui a besoin de toi, comme il a besoin d'air. Parce que ce que tu trouvais difficile depuis ton arrivé chez les insurgés, c'était les têtes bourrées d’orgueils, c'était de ne pouvoir serrer personne, longtemps, trop longtemps, dans le fond d'un cachot. Depuis combien de temps tes bras ne s'étaient pas fermés autour d'une personne comme tu avais pu le faire avec Davius ? Longtemps. Trop longtemps. Alors ta rage, ton manque, d'elle, de cette parfaite inconnue à la peau trop douce pour son bien, tu la leur ferait payer, à eux, aux siens. « Arrête de jurer comme ça, merde. » Tu te contentais de faire comme si tu l'avais pas entendu. T'arrêterais pas de toutes. T'aimais trop quand il te le rappelait, qu'il te foutait même des taloches derrière la tête, qu'il te donnait de l'attention, l'impression que t'existais, que t'étais quelque chose pour quelqu'un, pour lui.

C'était comme une confirmation, qu'il ne t'avais pas oublié pendant tout ce temps dans ton ombre et ta misère. Voilà comment tu lui revenais. Sale. Pire. Et amoureux. Enfin, ça t'en savais trop rien, l'amour c'était pas vraiment ton point fort. Un peu comme tout ce temps que t'avais bien pu passer avec Juliet, sans lui dire que tu l'aimais, alors que quelque part, s'avait sans doutes été le cas, non ? Tes mains sales dans celle du seul membre de ta famille te restant, celle que tu t'étais construite à coups d'amour à la dure, coup sur la gueule qui résonnent jusqu'au coeur. Ça n'empêchait pourtant pas que tu l'aimes à lui donner ta vie, même si tu ne lui dirais jamais. Puis, le sujet de ta condition reviens sur la table. Ce qu'il en sera, de toi, de vous, de vous tous. Tu veux bien essayer, mais au premier incident, tu fous ton camp, tout simplement. « T'es pas le seul loup de la bande. On trouvera un moyen. Franck saura quoi faire. » T'aimerais bien, t'aimerais bien que ça fonctionne, mais la peur te serre le ventre. T'espérais simplement que si tu venais à retrouver une bande de loup, tu ne te ferais pas de nouveau massacré, comme cette fois où Davius t'avais rapiécé. Assez parler de toi. Toi t'étais un détail, un ensuite, maintenant il y avait lui, Davy et sa condition. Il soupirait à ta question, ses yeux affreusement vide de couleur remontant vers toi, de ce regard triste alors qu'il répond : Vidé. » Un sourire qui n'as rien de joyeux vient embrasser ton visage. Ta main allant retrouver la sienne. Putain, tu serais prêt à lui donner la moitié de ta magie, maintenant, si ça pouvait le faire aller mieux, même si ça te rendait plus faible. Tu vois à sa mâchoire toute sa rage. Celle qu'il contient, même difficilement.

« Ça va... s'arranger. C'est de la magie trop profonde et vicieuse pour les connaissances que nous en avons. Susan a réussi à maîtriser les sorts les plus dangereux, avec l'aide de Vincianne et de Morgana, mais là, tout ce qu'on peut faire, c'est attendre qu'ils aient fini de bouffer mes pouvoirs. On verra ensuite ce qu'il en reste. S'il en reste. » Tes yeux s'élargissent; c'est quoi cette connerie ? Davy aura plus de pouvoirs ? Tu vas lui donner les tiens, et c'est pas une blague. Le monde a plus besoin de lui que de toi. On a pas besoin de toi ici. T'es qu'un autre gamin troublé, troublant. Qu'un petit soldat qu'on as pas peur de foutre en première ligne d'attaque. Un petit soldat de bois, pas très solide et qui s'enflamme à la moindre flammèche. Il boit son eau, pendant que tu cherches comment le recoudre, à ta façon. Pourtant toi, c'est pire, tu sais plus où planter ton aiguille, parce qu'il n'as pas de plaies béantes, il est un déjà à l'intérieur et tu ne sais pas comment t'y glisser, comment le guérir comme tu voudrais le faire. C'est deux verre d'eau plus tard qu'il trouve le courage de parler pour rompre ce silence qui te dévore, te noircis, toi aussi, de l'intérieur. « T'imagines même pas... comme c'était affreux. Commences-t-il alors que l'orage débute également dans ses yeux, sa voix baissant pour chuchoter sa honte et ses sanglots qu'il ne veut pas avoir. D'échouer. Encore. » Tes lèvres se pincent ensemble. Oui. Non. Tu ne peux pas vraiment comprendre, même si tu voudrais, faire n'importe quoi, pour qu'il aille mieux, pour qu'il aille à merveille, qu'il soit sur pied. Les larmes montent également à tes yeux alors que tu ne veux pas pleurer, plus pleurer. Tu fais donc ce que tu sais le mieux faire, te faufilant doucement, sans le moindre mot, à ses côtés, sur le lit de fortune. Le repoussant vers le fond du lit pour prendre place à ses côtés. Te roulant à ses côtés comme le gamin que tu es encore, ta main remontant derrière sa nuque pour coller vos front, t'enfoncer aux fond de ses bras devenus trop maigres. Tu t'en fiches de te faire traiter de putain de tapette, avec lui, ça compte pas, c'est juste... vos gueules.

« On l'aura. On l'aura tous ensemble. On les aura tous. Et tu sera de la partie, arrête tes conneries. Si tu retrouve pas tes pouvoirs, il te transplanterons les miens, ou ils essayerons, je sais pas, je t'aime putain... » Grognes-tu avant d'enfoncer ton nez dans son torse, comme pour effacer la déclaration trop évidente que tu as fait. Celle d'un fils qui a jamais vraiment dit à son papa qu'il l'aimait, parce que c'est pas super viril tout ça, pleurer, se serrer l'un contre l'autre et se dire qu'on s'aime, nan ?
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyLun 4 Mai 2015 - 6:12

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Échouer.

Encore. Toujours. Fois après fois. Il ne sait pas que Voldemort a des Horcruxes, que son âme est séparée en trop de morceaux, qu'il n'a aucune chance contre le mage noir. Il sait seulement qu'il est un des rares Aurors encore debout, encore vivant, et qu'il est chaque fois incapable de faire de pourquoi il a donné sa vie. Ce pourquoi sa famille est morte, ce à quoi il a juré allégeance.
C'est difficile. Il ne sait pas combien d'autres échecs il saura prendre. Surtout que celui-ci est cuisant – et être devenu l'indésirable n°4, quatrième tête à abattre après le golden trio, n'est qu'une infime consolation à son cœur de fugitif. Plus que jamais, les souvenirs de jadis se font présents. Le désir de dormir. De se coucher et de fermer les yeux.

(mais les souvenirs sont noirs, actuellement, noircis encore plus)
(il n'y a que les cris, Davius)

Samwell le repousse vers le fond du lit, venant le rejoindre. Cette couche est nettement trop petite pour deux hommes de leur taille, mais il s'en fout, franchement. Il l'enlace et cette étreinte le réchauffe. Il a perdu trop de poids, pendant ces longues semaines de coma, et il sait qu'il n'aura pas l'occasion d'assez se remplumer. « On l'aura. On l'aura tous ensemble. On les aura tous. Et tu sera de la partie, arrête tes conneries. Si tu retrouve pas tes pouvoirs, il te transplanterons les miens, ou ils essayerons, je sais pas, je t'aime putain... » Un petit sursaut de rire, affectueux, et il serre le jeune homme contre lui, fermant les yeux. Le monde danse trop, autour de lui, et le noir de ses yeux est un meilleur remède que garder ses yeux ouverts. « Moi aussi je t'aime, gamin. » C'est si facile à dire. Presque trop.
Il lui a déjà dit, mais le redire, savoir que Samwell est vivant et peut l'entendre le dire, est... plus que ce qu'il désirait. Il l'a enfin retrouvé et il se dit qu'il a peut-être échoué à tuer Voldemort, mais au moins, ils n'ont pas échoué à retrouver son gamin.
Les sanglots naissants se sont calmés. Ses doigts caressent distraitement les cheveux sales du lycanthrope. Son corps est à l'affût. Il est trop faible pour bien des choses, mais il écoute. Le battement du cœur du garçon, sa respiration qui s'est apaisée, son propre souffle qu'il entend légèrement siffler. Il se sent vieux. Il se sent faible. Il en a assez. Il ne peut même pas se reposer... pas vraiment. Pas de repos pour ceux qui veulent sauver le monde. L'impression que cela ne se terminera jamais. Davius sent sa respiration s'affoler encore, les larmes vouloir remonter – elles coulent, brûlantes, sur ses joues, mais il se retient de pleurer avec plus d'intensité. Ça suffit, de pleurer. Ce n'est plus le moment. « Je suis tellement... fatigué, Sam. »

Un aveu, à demi-mots. L'aveu que lui aussi en a assez, en a marre. Pourtant, le sorcier n'a pas encore assez donné. Il se tuera au combat, c'est certain, et c'est bien la seule façon qu'il acceptera de mourir. Tout plutôt que d'abandonner.

« Je suis content que tu sois là. Les larmes sont à nouveau maîtrisées, essuyées maladroitement du dos d'une main un peu tremblante. Quand j'irai... mieux... » Les mots ont filé. Son esprit fatigué en a assez. Quand il ira mieux, ils iront chasser, comme avant, ils iront se baigner dans un des lacs de Daeva, ils feront peu importe quoi, mais ils feront un truc. La date n'est pas fixée, mais il ne veut pas faire trop de faux espoirs au jeune loup-garou. Les promesses, il a peur de les trahir, sans même le vouloir. Il trouve un souffle, finalement, et dit avec un petit rire, tout en serrant plus fort le jeune adulte contre lui : « ... on ira leur foutre une raclée. »
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MessageSujet: Re: Ghosts (davwell)   Ghosts (davwell) EmptyMer 6 Mai 2015 - 6:39

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Ses mots ridicules sonnent dans ta bouche comme une insulte. Tu ne l'aimes pas. C'est bien pire. Tu donnerais tout pour lui, tes yeux, ton coeur, ta vie. Il pourrait en abuser, tant pis, tant mieux. Rien que de le savoir en vie, entier, ça te fait un bien énorme. Tu le serres, t’agrippant à lui, ta vie semblant en dépendre. Tu aimes l'entendre rire, ça te réchauffe le coeur, alors qu'il a trop souvent froid. Tu te laisses serrer, le serrant toi-même plus fort. « Moi aussi je t'aime, gamin. » Un sourire niais capture tes lèvres. Parce que tu le crois. Même si un jour il t'hurlais le contraire, tu ne le croirais pas. Il t'aime, mais surement pas autant que toi tu l'aimes. Ses doigts caressent tes cheveux et tu te sens comme le petit garçon que tu n'as jamais pu être, avec ce père que tu t'étais choisis, plus ou moins, mais que tu ne regrettes aucunement.

Puis il y a ce nuage sur les retrouvailles. Cette larme chaude qui vient couler jusqu'à tes lèvres, salées, ne provenant pas de tes propres yeux. Affolé, tu lèves ton visage de sa poitrine, le pointant vers le sien. Il pleure, doucement, se désarticule doucement en petits morceaux, à l’unisson avec ta propre destruction. « Je suis tellement... fatigué, Sam. » Tes lèvres trembles, toi aussi, tu vas pleurer. Tu le veux fort, tout puissant. Il est l'infatigable, l'intuable. Des larmes reviennent à tes propres yeux, merde. S'il ne te serrait pas dans ses bras, tu partirais pour aller retrouver Voldemort, lui arracher les yeux avec tes dents pour lui faire payer ce qu'il avait fait à  Davius. « Ça ira mieux bientôt... » Tentes-tu de le convaincre, comme tu tentais toi-même de te convaincre, chaque nuits dans le sous-sol des Grimaldi, le corps en petits morceaux et l'âme plus épuisée encore par toutes les tortures de cette garce.


Il s'est calmé, essuyant ses larmes alors que du bout des doigts tu t'occupes de celles qui se sont égarées plus loin, sur ses lèvres, dans son cou. Plus de traces, comme si ce n'était jamais arrivé. Comme les tiennes, qui se sèchent dans tes cils. « Je suis content que tu sois là..» Tu retrouves un sourire en coin, enfouissant de nouveau ton nez contre son torse. Laissant son odeur familière, rassurante t'envahir, t'enrober. Pas besoin d'une maman, tu l'avais lui.  « Quand j'irai... mieux.. »  Tu relèves le nez vers lui, les yeux brillants d'espoir. Tu voudrais que ce soit demain qu'il aille mieux, que tout se règle. Quand il ira mieux, vous aller boire, foutre la merde, puis il faudra que vous ayez une bonne conversation père-fils, parce que les rêves que tu as dernièrement t'effrayent, te pétrifient. Il rigole, te serres plus fort : « ... on ira leur foutre une raclée. » Sa réplique provoque ton rire également, secoue doucement ta poitrine. Oh oui, vous alliez faire cela, c'était certain. Tes mains reviennent vers son visage, se glissant dans ses cheveux et sa barbe qui n'est pas fait depuis quelques jours.

« J'ai hâte... » Soupires,tu, terminant ton rire sur une petite moue boudeuse, tu voudrais qu'il aille mieux maintenant, tout de suite, sans compromis. Tu te permets de faire ton enfant gâté sur ce point. « Ça me tue. Je ferais n'importe quoi pour que t'ailles mieux. C'est possible magiquement, que je te donne un peu de mon énergie, de ma magie, je sais pas, je préférerais être alité à ta place. En plus, tu dois avoir une infirmière mignonne qui s'occupe de toi, non ? » Tu veux le faire rire, le rendre heureux, lui faire oublier la noirceur qui a fait de son coeur sa maison. Tu veux remballer son coeur dans du velours rouge tendre.  
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