sujet; [EVENT #2] it's a revolution i suppose

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Des cris, des larmes, du sang. Tout se mélangeait dans la tête. Absynthe avait raison tout ne pouvait pas bien se terminer c’était une certitude mais il fallait espérer que les cadavres ne seraient pas trop nombreux, essentiellement chez les plus jeunes qui n’avait pas choisi d’être là. Déjà des hommes et des femmes tombaient. Des éclairs vert significatifs flamboyaient ici et là touchant ceux qui, parce qu’ils n’en pouvaient plus, avaient quitté leurs foyers pour venir protester contre un régime politique qui les affamait et les trainait plus bas que terre. Je protégeais les innocents, les enfants. Trop occupée à cette tâche, je n’avais pas vu cet homme qui nous visait de sa baguette. Il était dans mon dos, face à mon amie qui tentait de me protéger de son corps. Quand l’explosion eut lieu, je n’eu le temps que de protéger mon visage avec mes mains. Maigre protection bien sûr quand un mur vous tombe dessus mais c’était un réflexe comme un autre. Assomée, inconsciente, l’espace de quelques instants je n’étais plus capable de faire quoi que ce soit et surement pas me protéger de ceux qui profiterait de l’occasion pour m’achever. une voix me parvenait lointaine mais je ne la reconnaissais pas. Liam avait fait fuir un homme mais je l’ignorais. Je distinguais mon prénom, la voix d’Absinthe, je papillonnais des yeux pour faire le point, évacuer la poussière. Je toussais et grimaçais aussitôt. Divers pierres de tailles différentes recouvraient la partie basse de mon corps. J’arrivais, non sans mal à ôter celles sur mon ventre. ça va... je crois... Non ça n’allait pas du tout, ma respiration était difficile et sifflante, quelques côtes n’avaient pas du supporter le choc et mes jambes étaient douloureuses. J’ignorais encore que mon amie avait tué le responsable  de cette explosion c’est ce qui expliquait que j’agisse avec tout le calme dont je disposais malgré la panique qui naissait dans tout mon être. Je n’avais pas lâcher ma baguette, seul objet de survie, je l’utilisais pour déplacer rapidement les plus gros blocs et libérer mes jambes. Malgré le sang je découvrais ma jambe gauche recouverte d’ecchymoses et de plaies mais la droite était bien plus désagréable à regarder. Une plaie importante au mollet permettait à mon sang de fuir mon corps et tout au bout mon pied formait un angle des plus douteux. Me relever était purement illusoire. J’allais rester ici entrainant non seulement ma perte mais aussi celle de mon amie. Une larme roula sur ma joue, la douleur, la peur et le choc avaient raison de mes barrières. Autour de nous c’était le chaos, bientôt certains m’écraserait pour passer. J’entendais des hurlements, on parlait de barrière magique, nous étions bloqué ici... nous allions mourir. La voix de Liam me paru déjà venir des cieux et je ne comprenais qu’assez tardivement qu’il était réellement là... Liam!! Sa présence me rassurait autant qu’elle m’effrayait, lui aussi allait mourir ici... Je savais que mon amie lancerait un sort sur quiconque m’approcherai je lui disais alors. Absynthe, non il est avec nous... Il nous parlait de partir mais ou? Qu’avait il à la tête??? Il était blessé et tout ce sang... Il fallait agir, bouger...   Je... je ne peux pas bouger... J’essayais de me relever seule, en m’appuyant sur Absynthe mais rien n’y faisait, la douleur me clouait au sol. J’étais glacée, le choc sans doute, jusqu’à ce qu’un hurlement ne se fasse entendre et que le mot “détraqueur” ne soit lancé. Les détraqueurs en plein coeur de la ville??? Mon regard passa de l’inquiétude à la terreur, j’étais incapable de lancer le sortilège du patronus... Ainsi donc je finirai ronger par mes propres secrets.. au fond rien d’illogique pour Cedrella...
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Event#2 ; It's a revolution I suppose.



(CHE GUEVARA) « The revolution is not an apple that falls when it is ripe. You have to make it fall. »

Roman Travers était tombé, saigné, assassiné. Et le souvenir de cette rafle te revint en mémoire, traînant avec elle les relents de la peine, le fantôme de cet enfant perdu, de cette mort à laquelle tu avais échappé grâce à lui. Roman Travers était tombé, et avec lui les traces d’une fidélité en perdition. Tu lui avais payé la dette de ta vie pourtant, quelque part, au fond de toi, tu te sentais coupable de n’avoir esquissé aucun mouvement pour assurer sa protection comme tu l’avais fait au Ministère, comme tu l’avais fait durant la dernière attaque. Il n’y avait autour de toi que désordre et pleurs, hurlements et colère, malgré tout, tu ne bougeais pas, te remettant de ta rencontre impromptue avec le mur. Les attaques sur la population s’enchaînent, la barrière est installée, sans distinction de bien ou de mal, notion amenuisées par la haine. Et plus la haine assombrissait le coeur de ceux que tu pensais connaître, plus la lumière semblait vouloir percer le voile obscur couvrant ton âme perdue dans les méandres de la tristesse. Comment pouvait-on en arriver là ? Tu scrutes aux alentours, plaquée contre la pierre froide, ne voyant plus en cette chère Susanna la lucide amie, ni en ces êtres perchés sur les balais des compagnons amicaux. Il n’y avait qu’aveuglement dans ce capharnaüm d’amalgames et de méprises.

Boucles rousses qui fendent la foule. Duncan. Ton Rebut est là. Et tandis que tes oreilles perçoivent le mot « détraqueur », tu entreprends de le rejoindre comme tu peux. « Daeva. » Le sifflement est un ordre indiscutablement sec, s’échappant d’entre tes lèvres, faisant fît des potentiels jugements ou regards. Tu es peut-être fourchelangue mais tu ne risques pas de jeter tes nerfs sur Londres tout entière pour un infime petit échec. Lord Voldemort et sa légendaire patience, n’est-il pas ? Tu éloignes son nom de ta mémoire, tu compartimentes, brusquement. Tu dois trier, vite. « Duncan ! » T’entendra-t-il ? La créature rampante bouscule, esquive, remue et menace pour te trouver. Quand tu rejoins l’animal, longeant toujours tant bien que mal ce qui aurait été une allée agréable dans d’autres circonstances, tu comprends qu’il faut que tu cesses d’avancer pour songer à protéger. Te protéger et protéger les autres. Détraqueurs, ont-ils dit. Rassembler le bonheur. Si peu, si dur.

Fred et George. Tu grattes la poussière sur ta mémoire, tu défais des toiles d’araignées de ton esprit la douce chaleur du passé. Il faut faire fondre la glace pour espérer, un jour, retrouver Fred. George est mort. Chasser la pensée, s’accrocher aux rires. A ton premier rire sincère. Ta première étreinte. Le premier contact sans violence, sans rejet, d’une peau étrangère. Deux en fait. Et les tignasses rousses, les sourires, les inventions. Il y a une larme au bord de ton regard, joyeuse pourtant. La première fois que George a été couvert de vert par tes bêtises. Serait-ce une esquisse de bonheur ? Tu l’as. Tu l’as, le souvenir heureux, qui au fond est un enchevêtrement. Difficile de t’y tenir. Ne pas abandonner. Le premier cadeau de Noël. Les réussites. Les malices. La complicité. Vos secrets. Vos doux, si doux secrets.

« Trouve ceux qui ont en ont besoin, aide-les. » Et qu’importe le risque, la folie que représente le fait de laisser ton serpent, attiré par la peur des proies potentielles, aller à la rencontre des civils affolés, des Mangemorts ou pire, des insurgés. Il te mènera à tes objectifs ou, du moins, s’arrêtera face au premier qui tombera. Tu ne veux pas être faible. Tu ne veux pas à nouveau regretter. Toi qui vis sans cesse avec la sensation d’avoir un détraqueur coincé dans le coeur, aujourd’hui, tu veux faire face à tes désespoirs, tes douleurs. Réparer les autres pour, peut-être, te réparer toi.

Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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It's a revolution I suppose
Emrys sous polynectar

Tout est en train de dégénérer, tu t'en rends bien compte. Et tu te rends compte bien trop tard que tu ne peux plus transplaner. Ils ont levé les barrières, les mangemorts sont dans la place pour réprimer le peuple et vous capturer, vous, les insurgés. Tu te mordilles la lèvre, partagé entre l'envie de fuir cette catastrophe et celui de rester, au cas où on aurait besoin de ton aide. C'est ridicule, tu sais que tu ne serviras à rien si tu te fais capturer et le polynectar cessera bientôt de faire effet. Tu as vu ta tête sur les affiches, on n'aurai donc aucun mal à te repérer et à te balancer aux mangemorts, voir à te massacrer vu combien la foule est en colère. Hum, oui, tu ferais mieux de partir. Ta baguette en main – du tilleul argenté, voilà une baguette qui ne passe pas inaperçu – tu essayes de progresser quand un sort te frôle et qu'un autre fait s'écrouler un mur non loin de là. Les sortilèges continuent à fuser, tu te retournes un instant pour dévier un sortilège qui te visait puis stupéfixer un autre sorcier. Tu n'aimes pas attaquer, mais pour le coup tu sais que tu ne vas pas avoir le choix. Puis tu te détournes à nouveau et continue de progresser... Jusqu'à t'arrêter. Une demoiselle – Guenièvre – est à moitié sous le mur qui s'est écroulé il y a quelques instants, et deux autres personnes sont près d'elle. Tu es assez près pour voir les dégâts et... Contrairement à la règle de prudence la plus élémentaire, tu t'avances. Que fais-tu Emrys ? Cela ne te concerne pas ! Et pourtant... Qu'est-ce qui te pousse à les rejoindre ? Le fait qu'il y ait des blessés ? La présence des détraqueurs dans les rues ? Tu n'as pas de mal à créer un patronus, tu te concentres sur Elijah, sur ta sœur et ta nièce, surtout cette dernière, ses premiers pas, ses grands yeux posés sur toi... Oui, ce sont des souvenirs suffisamment heureux pour que ton « Expecto patronum ! » fasse apparaître la chevêche Athéna qui t'est caractéristique. Celle-ci te tourne autour, repoussant les détraqueurs. Et toi, tu t'arrêtes devant les personnes que tu as repérées, lorsqu'une baguette magique est pointée sur toi. Tu lèves la tienne en l'air.

-Attend ! Attend, ne tire pas ! Je veux juste vous aider ! Je peux la soigner, c'est tout ce que je veux, la soigner ! Tire pas !

Ce n'est qu'une mesure de précaution, et tu es bien content d'être sous la protection du polynectar pour le moment. Cela ne durera pas mais puisque la brune te laisse passer, tu ne te poses pas plus de questions et vas directement voir la demoiselle au sol. Tes vieux souvenirs de médicomagie remontent aussitôt à la surface. Ce ne sont pas des blessures très graves à première vue, les « Episkey. » s'enchaînent pour refermer les plaies de moindre gravité, tu laisses les ecchymoses qui t'inquiètent moins. Elle pourra marcher avec, sinon tu aurais besoin d'une pommade spéciale pour les faire disparaître et tu n'en as pas sur toi. Tu relèves les yeux vers elle, sans pour autant croiser son regard.

-Pour tes jambes, ça devrait aller. Est-ce que tu as mal autre part ? demandes-tu, avant de te tourner vers les deux autres. Vous me lassez vous soigner aussi ou vous préférez vous débrouiller seuls ?

Tant que tu es là, tu peux toujours les aider. Peu importe le camp, pour l'instant, à tes yeux, tout le monde est dans la même galère. Et il faut très vite bouger de là, parce des personnes immobiles font des proies bien trop faciles. Et toi il faut que tu t'éloignes, parce que tu sais que d'une minute à l'autre, ton apparence changera et redeviendra celle du jeune homme de vingt ans que tu es... Mais tu ne partiras pas avant d'être sûr que la jeune femme va pouvoir se déplacer seule.

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it's a revolution i suppose
Event 2
 Le monde semble tourner autour d’Absynthe. Se briser en un millions de petits éclats. Parce qu’il y a à ses côtés Guenièvre qui souffre. Guenièvre allongée sur le sol avec du sang qui coule le long de sa jambe pour aller rouler sur le sol. Et Absynthe à envie de hurler. De crier. Et de détruire chacun des misérables qui ont mis son amie dans cette situation. Parce qu’elle lui rappelle tant de mauvais souvenirs. La douleur gravée dans la voix de Guenièvre lorsqu’elle lui répond, sa voix tremblante. Tout cela lui fait penser à l’état dans lequel avait été sa sœur. Et surtout à la manière dont elle avait été incapable de vraiment l’aider. Ses yeux se plissent. Son cœur explose. Absynthe veut les faire souffrir. Les punir pour tout ce qu’ils réveillent en elle.

Des souvenirs qu’elle avait cachés. Tout fait pour oublier. Mais qui reviennent la hanter …


Ses sortilèges sont quasiment lancés à l’aveugle. Méthodiquement. Sauvagement. Mais de nouveau la voix de la brune l’interpelle et Absynthe reprend presque ses esprits. Se calme du moins. Elle se rend compte que protéger Guenièvre est plus important que l’irrépressible besoin de vengeance qui se fraie un chemin le long de son cœur. Alors elle inspire. Expire. Et cesse de lancer des sorts à tout va. Se contente juste de stupéfixier tous ceux qui approchent. Cette fois elle sera plus forte. Elle ne se brisera pas comme elle l’avait fait avec sa sœur. Cette fois elle arrivera à protéger Guenièvre. Coute que coute. Absynthe se met aux côté de Guenièvre. La protégeant comme le plus fidèle des gardiens. Lorsqu’elle lui indique un brun en le prénommant Liam elle hoche la tête. Caresse les cheveux bruns qui tombent sous ses doigts avant de lui murmurer « Tout va bien. Je ne lui ferais pas de mal. Je m’occuperais de lui. »

Ses mots coulent en cascade. Probablement induits par l’effet du choc. Mais en l’absence de Lazarus, son maitre c’est Guenièvre qui reçoit toute sa loyauté. Elle lui doit bien de toute façon. Alors elle protégera qui Guenièvre lui dira de protéger. Aidera qui elle lui dit d’aider ! Et puis soudain il y a LUI qui apparait. Cet homme inconnu qui coure vers elles. La baguette d’Absynthe se tend. Un réflexe. Mais les mots qu’il prononce poussent à le laisser s’approcher. Non sans murmurer d’abord une phrase venimeuse. « Je jure que si vous faites autre chose que la soigner vous aller très rapidement espérer être mort » Méchante Absynthe envers cet homme qui ne semble que vouloir les aider. Mais elle est prudente surtout. Elle sait que dans le chaos environnant tout le monde n’est pas ce qu’il parait être.

Mais néanmoins elle le laisse travailler. Le voit réparer la jambe de Guenièvre avec aisance. Absynthe elle surveille les environs. Mais les gens sont moins nombreux depuis que les Détraqueurs sont arrivés. Rien d’étonnant à cela. Elle s’apprête à se détendre. A répondre à la question que lui pose le soigneur. Mais elle voit un homme inconnu arriver, par derrière. Ami ou ennemi qu’importe. Puisqu’il ne dit rien pour Absynthe en profite pour le stupéfixier. Ainsi il ne pourra faire de mal à personne s’il est ennemi. Et si ce n’est qu’un civil il est probablement plus en sécurité inconscient. Son regard retourne sur l’homme qui se tient à côté de son amie un soupçon de dédain dans la voix. « Et pendant le temps ou vous me soignerez qui vous protégera dites-moi ? » Elle utilise le vous. L’inclus lui. Signe qu’elle le protégera aussi. Il mérite bien ça pour avoir soigné Guenièvre n’est-ce pas ? Mais bien sûr à ce moment Absynthe ne sait pas qu’il s’agit d’un insurgé déguisé bien sûr …
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La foule s’agite et le ballotte d’un point à un autre sans réelle distinction ou envie globale. L’ancien gryffondor a beau se débattre, essayer de s’imposer. Rien n’y fait. Même ses deux mètres ne parviennent pas à venir à bout de ces êtres tantôt paniqués, tantôt d’une cruauté sans nom. Car dans cet amoncellement d’humains se tapissent comme il a pu le constater des monstres. Des mangemorts assoiffés de sang visant au hasard, insurgés, citoyen lambda, rebut, homme ou femme, vieux ou jeune, enfant ou vieillard, se promènent parmi la foule déversant leur folie comme une digue rompue.
Ses yeux bleu continuent de parcourir les visages à la recherche des traits qu’il a entraperçu il y a peu. Son meilleur ami. Liam O’Daire. L’homme qu’il a cru illusion il y a moins d’un instant. L’être cher sur le bras duquel il a cru apercevoir … non, qu’il est certain d’avoir vu le tatouage ne pouvant signifier qu’une seule chose. L’esclavage. Sa propre situation. Une vie de moins que rien à payer de sa chair et de son sang une situation qu’on a ni cherché ni souhaité pas plus que provoqué.
L’écossais a beau faire. Poussant des coudes, il ne parvient pas à retrouver la trace de celui qu’il recherche en vain. Un peu plus loin, un enfant tétanisé est roulé en boule, les traits inondés de larmes. Face à lui, se tient un sorcier armé d’une baguette… Rosenbach. Ce dernier lui fait face, un sourire ravi sur les lèvres tandis que Duncan ne peut que rester figer, un cocktail d’émotions pulsant dans ses veines le laissant abasourdi. Légère crainte, humiliation, haine, colère, rage … Voilà tout ce qui se débat au fond de lui. Sa baguette met moins d’une seconde à se pointer sur l’homme qui visiblement ne s’attendait pas à une telle surprise. Sans prendre la peine d’y réfléchir, un sort fuse de la baguette propulsant l’affreux personnage contre le mur le plus proche. L’enfant hurle lorsqu’il voit le corps s’écraser contre la brique mais bien vite, la réalité se dessine et il n’attend guère son reste avant de s’enfuir.
Jetant un coup d’œil à la ronde, le jeune homme voit alors la cohue redoublé. La raison lui apparait assez vite : des détraqueurs. Le gouvernement veut réprimer cette insurrection et peu importe le nombre de victimes innocentes qui tomberont pourvu que la rébellion soit sous contrôle au plus vite. Demain, les journaux titreront la chute ou les blessures aggravées des fidèles du Magister mais le silence sera fait sur les gamins tels que celui qu’il vient d’aider qui ont péri, ont été traumatisé, battu ou ont vu mourir un parent sous leurs yeux parce que le destin et le hasard étaient contre eux. Des dommages collatéraux voilà ce qu’ils seraient. Rien de plus. Rien de moins !

Un bruit attire son attention : un mur vient de s’écrouler non loin de là. Le regard du jeune homme se porte vers le point d’effondrement. Gwen a subi quelques dégâts mais déjà quelqu’un se porte à son secours. A trois, ils parviendront bien à lui venir en aide. Une mangemorte se trouve à ses côtés. L’abasourdissement se peint alors sur les traits du roux lorsqu’il aperçoit son meilleur ami. Liam est là-bas, il l’a retrouvé ! Ses pas commencent à le mener vers celui-ci lorsqu’une voix l’appelle en arrière. Se tournant pour découvrir la personne qui s’adresse à lui, Duncan se voit repousser vers cette dernière qui s’avère n’être personne d’autre que Lucrezia Rowle, la personne qui s’est offert le luxe de sa compagnie bien que leurs chemins aient failli se séparer plus d’une fois.

- Mistress…, se contente-t-il de murmurer, Vous allez … bien ?

Duncan a beau tenter de voir vers l’endroit où il a vu Liam, la foule a recommencé à se compacter l’empêchant de distinguer quoique ce soit entre les bras, les sorts, les corps et la fumée ainsi que … les détraqueurs.
L’une de ces créatures s’approche d’ailleurs d’eux, tranquillement comme si elle se délectait d’avance du festin. Mais c’était sans compter la décision de l’ancien lion de se défendre. Sa baguette vient de lui être rendue pour ne plus la quitter, jamais ! Dès lors, il lui sera plus facile de faire face au monstre de cauchemar qui leur fait face. Un patronus… Son patronus. Un puissant cheval qui parviendrait bien à en imposer !
Un souvenir joyeux c’est ce qui lui manque. Duncan fouille sa mémoire dont semble s’être échappé toute trace de bonheur. S’accrochant au souvenir de sa première année à Poudlard à jouer les casses-cou avec ses meilleurs amis, une première tentative de création de patronus fut faite … mais échoua piteusement. Ce n’était pas assez fort mais comment parvenir à trouver quelque chose de fiable, d’assez puissant alors qu’à l’approche de la créature, des flashs de son passé de rebut lui traversaient les pupilles ?
Continuant à trier maladroitement ses souvenirs, l’écossais s’essaya une nouvelle fois à produire sa seule défense en puisant l’énergie nécessaire au creux de sa famille. Son père qui lui avait tout appris. Celui-là même qui l’avait grondé, puni. Le premier à lui avoir enseigné les valeurs qui étaient les siennes, à l’avoir mis sur son cheval. Et le rire de sa mère le soir depuis la terrasse de leur domaine. Son baiser du soir avant de s’endormir lorsqu’il était tout jeune. Ses bras tels un havre protecteur. Et puis leur propriété, la sienne désormais sous le timide soleil d’Ecosse avec des prairies tranquilles à perte de vue.
Mais contrairement à ce qu’il pensait voir apparaitre, ce n’est pas l’imposant et habituel cheval qui se dessine sous ses yeux mais un être équin décharné… un sombral. Certes, tout aussi imposant que son congénère mais beaucoup plus intimidant et moins chaleureux.


- Vous ne devriez pas rester à mes côtés, Mistress. Je ne compte ni rendre ma baguette que je viens de retrouver ni laisser de pauvres innocents se laisser massacrés par les mangemorts.

Sa voix est calme et posée. Pas de cynisme ni de rage juste une réalité et une pointe de sollicitude envers la jeune femme qui lui fait face et dont il croit connaitre le camp et les penchants.
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 12403
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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Malfoy suspendit les sorts d’entrave et de désarmement – simples et efficaces – dont il balayait la foule, la moitié de son attention tournée vers le mannequin devenu effigie Potterienne, et braqua brutalement pour mieux distinguer la scène. Cris d’effroi, giclées de sang, gerbes enflammés : Roman, tombé, nourrissait le brasier. « Non, non, non ! » murmura-t-il entre ses dents alors que la colère lui glaçait le sang et, par réflexe, il tenta de détourner les flammes pour qu’elles engloutissent l’obscure assassin et le consument de leur fureur. Sans succès : la silhouette visée disparut et où qu’il regarde, elle était indiscernable dans la masse indistincte et grouillante que formaient badauds, insurgés sous couverture, mangemorts et collabo. Un juron mourut entre ses lèvres et ses maléfices se firent plus hostiles, à l’encontre de la plèbe qui ne représentait qu’un bouc-émissaire peu satisfaisant. Le meurtre froid eut toutefois l’effet d’enhardir la clameur qui s’élevait aux alentours et qui visait tant le gouvernement que les Insurgés ; le blond serra les dents. Oh ils pouvaient fulminer, craindre les retombées – ils étaient complices, pour avoir fourni à l’ennemi cette occasion rêvée.

Riposte inattendue dont il était aisé de deviner la source, le brouillard s’abattit sur la ville sans crier gare. Il entraînant avec lui un froid tout aussi surnaturel, qui pénétrait l’ossature et gelait les cœurs de désespoir. Malfoy frissonna, ses phalanges s’agrippèrent au bois de son balai avec une telle force que le sang les déserta ; il avait déjà trop souvent collaboré avec ces monstres qu’appréciait tout particulièrement le Magister pour ne pas reconnaître leur approche. Un réflexe nerveux le poussa à regarder autour de lui, à scruter les environs dans l’espoir de les voir approcher avant qu’ils ne surgissent, mais ce fut en vain : ombres mouvantes, aussi malsaines que discrètes, les Détraqueurs envahissaient la ville, gagnaient du terrain en toute discrétion et ne se laissaient voir qu’au moment d’attaquer, asphyxiant leurs proies de par leur aura avant même de fondre sur elles. Soit, au moins n’avait-il pas à s’en soucier outre mesure : ils n’étaient pas là pour les partisans du Magister. Ou du moins l’espérait-il : on ne savait jamais vraiment, avec le Maître qu’il servait. D’où il se trouvait, l’écho des râles de victimes prises de court lui parvenait, il surprenait des bribes de suppliques rapidement étouffées par les bouches avides des monstres libérés. Il se concentra essentiellement sur les jets lumineux qui perçaient le brouillard sous l’effet des Patronus invoqués, curieux de découvrir si des Insurgés se tenaient de l’autre côté des baguettes dressées. Mettant de côté le malaise que causait la proximité des créatures, il abaissa l’anse de son balai pour surgir aux côtés de la première source lumineuse, usa d’un Expelliarmus pour désarmer le sorcier, mais ne put aller plus loin : impossible de savoir s’il s’agissait seulement d’un manifestant ou d’un Insurgé sous couverture. Aussi laissa-t-il seulement la proie au Détraqueur, qui se fit un plaisir de la vider de son énergie pour lui interdire tout espoir de lutte. Autant passer à la cible suivante – une fois la révolte étouffée, ils auraient tout le temps d’identifier ceux et celles que les créatures auraient affaiblis. Les allers-retours s’enchaînèrent : un silence de mort semblait s’abattre peu à peu, là où les exclamations avaient fait rage un instant auparavant, et la brume qui se dissipait offrait la vision relativement abjecte de corps à genoux ou affalés les uns sur les autres, tantôt haletants tantôt inertes, et de sorciers se recroquevillant sur eux-mêmes, montrant baguette blanche pour être épargnés. Les armes du Lord traquaient avec acharnement les silhouettes mouvantes qui tentaient de fuir ; ménage radical et efficace, les Mangemorts n’ayant plus qu’à avancer sur leurs pas.

Ce fut d’ailleurs en suivant l’un des Détraqueurs que Malfoy déboucha à l’intérieur d’une boutique – ou de ce qu’il en restait –, évitant tant bien que mal les décombres. Les fondations détériorées menaçaient de s’écrouler au moindre sort de trop ; Draco ne put que se questionner sur l’identité de celui qui s’y terrait, et dont la présence avait ainsi attiré la créature avide d’âmes. Il eut sa réponse lorsque le corps décharné fit halte au-dessus d’une forme inanimée qu’il ne distinguait qu’à moitié. Il la vit se pencher, devina l’apparition de la simili-bouche béante, vit l’évanouie convulser et réprima un haut le cœur : ce n’était pas une rebelle, seulement une proie facile. « Contente-toi de faire ce pour quoi tu as été appelé ! », claqua-t-il avant de pouvoir s’en empêcher, regrettant l'impulsion à l'instant où l’attention de la chose se tourna vers lui. Brandir sa baguette, s’efforcer de paraître menaçant et espérer que le Lord n’ait pas encore jeté sa milice en pâture à ces horreurs était tout ce qu’il pouvait faire – il se savait incapable de produire le seul sortilège efficace pour repousser un tel ennemi. L’humanoïde le jaugea, flottant de plus en plus près de lui comme pour le faire fléchir, et il eut la certitude que la moindre faiblesse révélée lui serait fatale. Les secondes s’égrenèrent telles des heures, la tension faisant trembler son bras étiré depuis trop longtemps, mais le Détraqueur fit finalement volte-face et s’éloigna lentement.

Le soulagement lui fit courber le dos et ses mains prirent appui sur ses genoux alors qu’il tentait de se ressaisir. Ses paumes étaient moites, son palpitant lui semblait pulser au ralenti et, alors même qu’il n’avait pas eu à essuyer une véritable attaque, il lui semblait avoir été drainé de tout ce qui aurait pu s’assimiler au bonheur. Son regard anthracite, terne, glissa sur le jeune femme qui reposait plus loin – le choc le fit trébucher en avant tandis qu’il se précipitait pour l’atteindre. C’était Pansy. Pansy. « Pansy… ! » Il aurait voulu la secouer, l’obliger à ouvrir les yeux ; mais il répugnait à la brusquer et opta finalement pour s’assurer qu’elle était aussi intacte que possible. Battements de cœur réguliers, pas de plaies ouvertes visibles – mais des ecchymoses naissants, comme si des mains trop larges l’avaient agrippée avec assez de force pour marquer leur passage. Rien, toutefois, n'était aussi affolant que ses paupières résolument closes et, inconsciemment, il se retrouva incapable de cesser de murmurer son prénom tandis qu'il s'échinait à lui faire reprendre connaissance.

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I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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WIZARD • always the first casuality
Pansy Parkinson
‹ disponibilité : dispo bitches
‹ inscription : 25/10/2014
‹ messages : 4640
‹ crédits : prométhée
‹ dialogues : 'lightcoral'
[EVENT #2] it's a revolution i suppose - Page 5 1481838266-pangif

‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : vingt-quatre ans (née le 5 mars 1980)
‹ occupation : rentière déchue, mondaine destituée.
‹ maison : le choixpeau s'est a peine attardé sur sa tignasse brune avant de l'envoyer à Serpentard, dont elle est devenue préfète en 5ème année.
‹ scolarité : de 1991 à 1998.
‹ baguette : Elle faisait 19 centimètres, en merisier et cheveux de vélane, capricieuse et imprévisible, sensible aux sentiments négatifs. Cette baguette a cependant été volée par le Limier et aujourd'hui, elle en utilise une autre, bien moins adaptée à sa main.
‹ gallions (ʛ) : 7128
‹ réputation : Rien qu'une sorcière de salon, une bonne à pas grand-chose en dehors des ragots et commérages, une peste se régalant du malheur des autres, une idiote aveuglée par ses sentiments, moralisatrice en dépit de son propre penchant pour les écarts et les erreurs. Le roquet de Malfoy, puis celle que Blaise Zabini a cocufié, abandonné puis engrossé avant de partir à nouveau. Une garce qui mérite tout ce qui lui arrive. Une enfant gâtée, malgré l’aide donnée aux insurgés dans l’infirmerie de fortune de Poudlard.
‹ particularité : Complètement à la dérive depuis la fin de la guerre, on la croise souvent alcoolisée et cruelle, prête à se greffer à la moindre rixe, au moindre esclandre.
‹ faits : Elle a perdu la garde de ses filles, les jumelles Violet et Briar-Rose (née en Aout 2002) à la fin des combats, car on a jugé son sang pur comme inapte à les élever et ce même si leur père, Blaise Zabini, est considéré comme un héros de guerre. Elle a également perdu sa fortune et son statut et n’a plus aucune influence. Personne n'est tendre avec elle car les anciens rebelles la voient comme une garce à abattre et les sorciers lambda n'ont l'image que d'une gamine pourrie gâtée qui vivait dans une tour d'ivoire alors qu'ils crevaient de faim. Condamnée à vivre dans une demeure autrefois grandiose mais maintenant totalement insalubre, elle ère coincée entre sa mère tyrannique et sa tante furieuse, désœuvrée et désabusée.
‹ résidence : Dans l'hôtel particulier Parkinson, situé dans le quartier de Barkwith, sur le Chemin de Traverse. Ancien symbole d'une grandeur aujourd'hui étiolée, la demeure tombe en ruine et menace de s'écrouler depuis les émeutes de janvier 2002. Ses parents possédaient un manoir à Herpo Creek, il n'en reste qu'un tas de cendres et elle n'a plus accès à son bel appartement de la Bran Tower depuis la désertion de Draco durant laquelle elle a également pris la fuite.
‹ patronus : Une hirondelle à peine corporelle
‹ épouvantard : Les corps inanimés de Briar-Rose et de Violet.
‹ risèd : Simplement un matin ordinaire, des draps clairs et propres, une chambre lumineuse, des rires d'enfant emplissant le couloir avant que les deux têtes brunes ne sautent sur l'épais duvet. Un avenir pour elles, aussi, surtout.
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Une voix lointaine mais familière, si familière, perçait le froid glacial et esquivait la douleur pour l'atteindre. Ayant l'impression de tendre les bras pour rejoindre la surface et crever les vagues, Pansy cherchait un semblant de direction, comme perdue dans un chaos étrangement cotonneux, étouffé, un enfer personnel où elle était inexorablement seule. Son corps était à présent en sécurité, pourtant. Heurté, oui, contusionné et bientôt courbaturé, mais en sécurité entre les mains de Draco. Il avait chassé le détraqueur et il l'avait trouvé. Le danger semblait pourtant loin à présent et suivant la voix, elle parvint à ouvrir les yeux, hagarde, avalant plusieurs longues goulées d'air et hoquetant brusquement, proche de l'hyperventilation. Sa tête la lançait et elle grelottait, ayant l'impression d'être trempée, mélange de sueur froide et de cette sensation détestable d'avoir été jetée toute habillée dans la tamise en plein hiver.

L'espace d'un instant, un sanglot vint se coincer dans sa gorge, quelque part entre le mal qui se répandait dans son corps, la fatigue, la peur... Et puis un hurlement à lui glacer le sang encore d'avantage se fit entendre et elle tourna la tête, observant l'embranchement le plus proche, où une énième scène infernale était en train de se déroulée sous les baguettes mal intentionnées des insurgés... Elle soupira, avalant ensuite sa salive comme une poignée de glace pilée et sentant un vertige la saisir brièvement, elle attrapa la main du jeune Malfoy pour se redresser et finir assise contre le mur plutôt que vulgairement allongée sur les pavés sales. « Tu devrais y aller, je me débrouille » murmura-t-elle faiblement, avant de se râcler la gorge en réalisant que la moitié de ses mots avaient été avalés.

« Je... ça va, ça va aller, ne t'inquiète pas » souffla-t-elle, agacée par sa faiblesse, tirant sur son dos pour sembler plus droite, plus solide, son port de tête presque à même de tromper un non-initié. Elle força un sourire et pressa entre ses mains glacées les doigts du jeune homme, pour l'inciter à l'écouter. « File, va remplir tes obligations, je vais rentrer directement et tu n'auras qu'à me rejoindre une fois tout ça terminé... » articula-t-elle, croyant presque elle-même à la simplicité du plan. Elle refusait de se plaindre et elle refusait de montrer la moindre fragilité qui aurait pu pousser Draco à déserter pour s'occuper d'elle. Elle ne voulait pas être un poids, un souci sur sa conscience. Elle irait bien, elle en était capable, elle n'avait qu'à se concentrer.

Inspirant profondément, s'appuyant sur le mur le plus proche et tirant sur la main de Draco, elle parvint à finir sur ses pieds, se sentant déjà tituber mais n'en disant rien. A la place, cherchant son équilibre, elle glissa une main sur la nuque du jeune sorcier, l'attirant à elle pour appuyer son front contre le sien. D'un souffle, son nez effleurant celui du mangemort alors qu'un voile humide couvrait déjà ses yeux, elle demanda « Fais attention, jure-le moi... » avant d'esquisser un pâle sourire, feint. Une seconde plus tard, l'ayant gardé pour elle encore un tout petit peu, elle le libéra et fit volte-face en fronçant les sourcils, cherchant à s'éloigner d'un pas déterminé pour qu'il ne vienne pas l'aider, pas cette fois.

Elle connaissait le chemin. Il y avait moins de cinq minutes entre son domicile et l'endroit où elle se trouvait actuellement. Elle pouvait le faire, elle pouvait se dépêcher, ignorer ses vertiges et les faiblesses répétées dans ses jambes, elle pouvait ignorer sa tête qui la lançait et la peur qui lui tenait le ventre. Elle n'avait qu'à presser le pas, discrète comme une ombre, pour aller s'enfermer chez elle maintenant que le chaos se concentrait à quelques endroits stratégiques. Elle songea à celui qui l'avait tiré de la foule, image floutée au possible, après l'aide reçue par Lucrezia, se demandant si le jeune homme allait être de ceux qui risquaient de blesser Draco. Instinctivement, elle regarda par-dessus son épaule, ayant l'impression de perdre un peu plus le fil des événements à chaque seconde s'égrainant, sentant le froid qui la rongeait encore et tremblant à l'idée de croiser un autre détraqueur. Combien allaient être moins chanceux qu'elle, elle qui n'accusait pas encore le contrecoup, le choc...

Elle parvint à rejoindre la résidence Parkinson, finissant par courir sur les derniers mètres et enfonçant la porte pour se mettre à l'abri mais uniquement pour découvrir que les lieux avaient été touchés par les émeutes, endommagés... La maison était vide, elle le réalisa bien, faisant quelques pas à l'intérieur... Elle n'eut pas le temps d'appeler un elfe de maison pour s’enquérir de la présence de ses parents, pour apprendre qu'ils avaient filé à Herpo Creek et laissé une missive pour qu'elle les rejoigne via le réseau de cheminée... Elle eut à peine le temps à vrai dire de se faufiler dans le vestibule sombre, en silence, nerveuse à nouveau. Ayant l'impression de se prendre un cognard derrière la tête, toute force la quittant, elle s'affaissa dans l'entrée vide de la jolie demeure, ayant quitté le pavé froid pour s'effondrer à la place, inanimée, sur un parquet sombre, vidée de son énergie.

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Some days I feel everything, others are numbing, can never find the in between, it's all or nothing. Half my bones in city streets, the other in my sheets, and I don't think they'll ever get the chance to meet. I never wanted to be here now, one foot in the grave, other on the ground. I can't process what I'm feeling now, this skin I can do without.
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I wipe my brow and I sweat my rust, I'm breathing in the chemicals. I'm breaking in, shaping up, then checking out on the prison bus. This is it, the apocalypse. All systems go, the sun hasn't died, deep in my bones, straight from inside. 

© code by anaëlle.
IT'S A REVOLUTION, I SUPPOSE

THIS IS IT, THE APOCALYPSE


Une sensation de glace se fait sentir au plus profond de mon être. Cette sensation, je ne la connais que trop. C'était le froid d'Azkaban, c'était le froid de l'effroi. La braise de la foule était devenue glaciale alors que les renforts arrivaient. Je saisissais alors toute l'importance de partir d'ici et au plus vite. A la fois pétrifié par les souvenirs d'un passé douloureux et vivifié par l'envie de vivre un futur incertain, mes poings se serrèrent. Et, alors que je m'avançais vers Gwen, sa voix résonnait dans ma tête. Elle me reconnaissait et je ne pus retenir un sourire, rassuré de la voir avec ses esprits bien qu'attristé de la voir ainsi. Je m'avançais, vers les deux compères alors qu'un homme se rua sur le corps de celle que j'aimais. En retrait, bouillonnant, je connaissais les affres de la jalousie dans un moment incongru. L'homme sortit sa baguette, et d'un éclat bleu, son patronus vint nous protéger de l'infamie des détraqueurs. J'avançais, me tenant au dessus d'eux. Mes mains, pleines de sang encore, n'en avaient visiblement pas eu assez pour aujourd'hui. Je découvre alors avec peine et impuissance les jambes de Gwen. Même si les plaies mineurs étaient soignées, le reste devait être douloureux, bien trop. Je m'étais juré de la protéger, de lui éviter les pires peines et je n'avais pas réussi.

Silencieux, j'effleure la main de la belle Lestrange, lui offrant un sourire se voulant rassurant. A genoux, j'ignore ce que l'homme dit par rapport aux soins. Une noble intention. Face à son mollet ensanglanté, je défais le bout de tissus qui marque l'état de ma condition. Rebut. Un objet. Tenant fermement ce bout de tissus, je regarde Gwen encore, passant l'une de mes mains sur son visage, le peignant d'une trace rouge. « Même pas capable d'éviter les murs hein.. » Humour douteux pour une situation désespérée. La pression que j'exerçais était telle qu'il valait mieux détourner un peu son attention. Une fois le garrot mis en place au dessus de sa plaie au mollet, mon regard s'attarde sur sa cheville mais le temps passe et le danger augmente. Alors que mes yeux baladent l'état de sa jambe, mon regard tombe finalement sur une silhouette familière. Une tête rousse, écossaise. Duncan ? Vivant ? Ce.. Non, il avait réussi ! La chance n'était pas qu'irlandaise. Un large sourire, ému et sincère se dessina sur mes lèvres alors que ce dernier finit par se fondre dans la masse sorcière. « Tenez la. » Les mains tremblantes, mâchoire serrée, je déglutis face à la douleur que je vais causer. Douleur nécessaire pour partir au plus vite de cet endroit. Mes mains chaudes se placèrent sur la peau froide de Gwen, je ne remarquais plus les bruits, les cris, ni même la douleur que je ressentais au crâne ou les gouttes de sang qui chatouillaient mon cou. Non, il n'y avait que Gwen, rien d'autre. « Tu pourras me détester après. » Son mollet frêle dans mes mains puissantes, je descendis à son articulation malheureuse. Le contact se voulait doux, presque agréable dans de telles circonstances, alors que d'un coup soudain, sa cheville reprit sa place initiale dans un bruit sourd. Ma mère m'avait appris certaines choses, basiques, mais qui permettrait de s'en sortir même sans baguette. J'oubliais que tout le monde n'avait pas la résistance d'un semi-loup et j'imaginais à peine la douleur que Gwen pouvait ressentir à cet instant.

Les sorts d'entrave et de désarmement étaient suspendus, pour mieux laisser le mal pénétrer les rues de Londres. C'était le moment où jamais de pouvoir sauver nos vies abîmées. Mon regard pourpre se pose sur l'homme dont le visage devient.. Mouvant ? Étrange ? Ma mâchoire se serre, redoutant qu'il s'agisse d'un mangemort ou d'un insurgé ou je ne sais quel taré échappé d'Azkaban. Mais, face à la réalité, il n'y avait rien à faire. Qu'importe son camp, il avait pris le temps de soigner celle pour qui me donnait la force de vivre, mon espoir de jours meilleurs. Je pris Gwen contre moi, la portant avec une facilité déconcertante. Fermement, j'avais surtout peur de la voir filer entre mes bras, tomber ou la perdre, tout simplement. « Il faut partir. » Ouvrant la voie, je nous engouffrais dans les échoppes fendues et enfumées, nous laissant en proie à la folie et à la froideur des détraqueurs.
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Et plus la Ténébreuse avance, plus les sorts pleuvent, de protection pour la plupart, sa colère mise à l’écart alors que son frère, ce traître, ce voleur, a osé lui voler sa victime du moment, achevant brutalement son jeu par un sort des plus offensifs, des plus pervers. Si son regard se fait mauvais, ce n’est que l’espace d’un instant, alors que déjà de nouveaux sorts entrent en scène et que son frère s’envole vers d’autres cieux. Et alors que son regard observait cet ennemi justifié, il s’arrêta sur cette scène, d’un homme plongeant une lame dans la carotide de Travers avant de le jeter au feu. Si son myocarde fit une violente embardée, ce ne fut nullement pour pleurer cette mort porcine. Ce ne fut que pour la triste révélation que désormais, son adversaire n’était plus. Assassiné. Et si une partie d’elle rêverait certainement d’aller embrasser son assassin, l’autre ne peut s’empêcher de se faire soucieuse, avertie. Un nécromancien en moins signifie un malheur à venir…

Et si elle s’avance vers le bûcher, ce n’est que pour être brutalement repoussée, avertie par un cri, puis un autre. « Des Détraqueurs ! » Un juron étouffé sous ses lèvres slaves, alors qu’elle peut sentir l’air devenir un peu plus oppressant, un peu plus froid. Pas de cette glace d’hiver, mais un glas plus profond, dénué de tout espoir, de toute vie. Un désespoir dont elle connaît chaque recoin, chaque entité, chaque brume. Et pourtant, quand bien même elle pourrait s’y complaire, elle n’y est pas à l’abri, pas plus que ces gens qui n’ont rien demandé, élite, pauvres, rebuts… Si la recherche d’un souvenir heureux lui paraît insurmontable, faute d’êtres nombreux, c’est pourtant cette volute argenté qui quitte l’extrémité de sa baguette, prend sa forme particulière, cette petite chauve-souris qui se permet déjà d’attaquer le premier porteur de désespoir, s’attelle à le faire fuir pour protéger sa maitresse, son enchanteur. Et alors qu’elle tente de s’évader de cet endroit, ce n’est que pour atterir moins d’un mètre plus loin. Anti-transplanage. Pour sûr, Maksim risquait fort d’en prendre pour son grade ce soir.
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Le soleil disparaissait de plus en plus, laissant alors place à une fin de journée ordinaire. Trop ordinaire à mes yeux. Mais je faisais avec, sans trop de choix. Arrivant chez moi, j’ignorais mes parents, avant de filer à mes quartiers pour me détendre un peu. Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit à la volé et mon père m’informa de ce qu’il se passait dehors. J’aurai préféré au final, que la journée reste ordinaire, vraiment. Sans perdre de temps, j’attrapais mon balai, et j’allais sur les lieux de cette rébellion avant de me poser sur l’un des toits qui entourait la scène. Secouant la tête je regardais le désordre, toute cette cohue, qui ne rimait a rien à mes yeux. Des innocents se faisaient massacrer sans avoir leur mot à dire. Au fil du temps qui passait d’autres mangemorts arrivaient afin d’aider. Certains étaient d’ailleurs déjà dans le tas, surement là, avant que tout cela n’éclate. Manifestant, comme insurgé, tout cela, me gonflait au plus haut point. Ils avaient réellement mal choisir leur moment. Regardant ce que tout le monde faisait, j’attendis encore quelques instants, avant de reprendre le balai, afin de me diriger vers les innocents, ceux qui subissaient sans trop comprendre ce qu’il se passait et les aider à se sortir de là. Discret comme à mon habitude, j’employais, des sorts d’attaque lorsqu’il était nécessaire pour me défendre, n’hésitant pas à leur faire comprendre, que nous autres, mangemorts étions bien plus fort qu’eux. C’était malheureusement, l’évidence même. Amenant certaines personnes au loin, les éloignant de tout ce raffut autant que possible, j’essayais tant bien que mal de gérer la situation avant de remonter dans les airs, voie, ou c’était beaucoup plus facile de lancer les sorts et de ne pas en recevoir. Volant au-dessus de tout ça, je suivais la foule, tout en agitant ma baguette afin de leur faire comprendre qu’ils devaient arrêter tout ce raffut et assez vite. Mon regard se posa alors sur … Cette chose. Mannequin à l’effigie de… Soupirant, je secouais la tête encore plus lasse de tout ça, observant simplement les scènes en bas. Le feu, les cris, d’énervement, comme de douleur, qui ne m’inspirait pas du tout de retourner au sol une seconde fois. Trop dangereux.

Prêt à jeter un sort, afin d’éloigner les gens, je me stoppais net en sentant l’air changer. Non. Non. Totalement figé sur mon balai dans les airs, je me retournais alors que les jointures de mes doigts blanchissaient comme jamais. La fumée sortait de ma bouche, le froid s’installait, ce froid, anormal, qui disait qu’une chose. Les détraqueurs. Ils étaient là, prêt eux aussi à se joindre à la partie, et à ôter la vie de certains. Déglutissant, mal à l’aise, malgré le fait que je ne craignais rien, je décidais de partir de là, afin de m’éloigner d’eux, alors que des patronus surgissaient d’un peu partout, afin d’éloigner les être maléfiques venus nous aider en renfort. Finissant par poser les pieds une seconde fois au sol, j’aidais, ceux qui en avaient besoin, avant d’entendre un cri d’enfant. Comment, un enfant pouvait se trouver sur les lieux ? Utilisant moi-même mon patronus pour éloigner un des détraqueurs, je lui ordonnais de partir ailleurs, s’attaquer aux vraies personnes ayant besoin d’être attaqué avant de prendre le gosse avec moi et l’amener plus loin en lui ordonnant de quitter les lieux et de se mettre à l’abri. Retournant dans le raffut, énervé, je désarmais ceux qui méritaient d’être puni, afin que les détraqueurs puissent s’occuper d’eux. Trouvant cette situation de plus en plus risible, J’essayais tant bien que mal, de m’éloigner des détraqueurs tout en cherchant qui je pourrais aider, dans le besoin si nécessaire.
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