sujet; [EVENT #2] it's a revolution i suppose

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Event#2 ; It's a revolution I suppose.



(CHE GUEVARA) « The revolution is not an apple that falls when it is ripe. You have to make it fall. »

Brûlure. Elle lèche ta peau, irradie à ton avant-bras, te coupe le souffle. Le Maître appelle. Et le Maître ne souffre aucune attente. Automate, tu pivotes, abandonnes ton rebut sans autre forme de procès. Ca fait mal. Tu voudrais que ça s’arrête, ton esprit déjà embué par l’empreinte de peur des Détraqueurs ne se débat plus avec aucune idée : la révolte est morte. Agir pour en finir. Ton serpent est sur le retour après avoir vérifié l’état du jeune Malfoy, il rampe sur le sol et pousse sans ménagement quiconque se trouve sur sa route. Obéir. Arrêter les insurgés. C’est ce que tu veux ? Non, mais rien d’autre que cette sensation cuisante n’effleure ton cerveau endolori, et la baguette serrée fermement entre tes doigts te rappelle simplement qu’il te faut faire ce pourquoi tu as été recrutée : tu n’as plus grand chose à perdre, n’est-ce pas ? Une silhouette reconnaissable entre toutes, à l’angle de ton regard. Tu cesses de bouger, partagée entre l’urgence de rejoindre un Lord à la colère vibrante et celle d’apaiser mille de tes craintes auprès de lui. Le temps, l’agitation autour, tout semble t’être étranger, comme si tu étais tirée par des fils invisibles, marionnette d’une fidélité ébranlée mais vivace. « Rejoins le Maître. » Le sifflement du Cobra est autoritaire. Ta rébellion mordante, tu t’approches, résolue à ne pas perdre ta peut-être dernière chance. « Burke. » Ollivander est avec lui. Il semble la protéger. Ca sous-entend qu’il va bien. Ca sous-entend qu’il est entier. Débâcle dans l’obscurité de tes réflexions. Ca brûle. Tu réalises que tu n’as rien à lui dire. Il fait ce qui est bien, il fait ce qu’il faut. Pas besoin de toi dans ses pattes.

Dans tes yeux vairons survit un quelque chose de sois prudent, un souffle de survis, par pitié, résidus d’un amour hésitant, au bord des précipices de vos obligations, de vos rejets, de vos lignées. Mais les mots ne viennent pas, tu pivotes et tu t’en vas. Pas un regard de plus en arrière. Le mouvement se fait vers les barrières et tu ne peux te permettre de rester piégée dans la foule, entre les monstres assoiffés d’espoirs et les corps pliés sous le poids des tourments. Ca brûle et ça ne négocie plus. Tu enjambes un cadavre, femme sans vie qui n’aura pas eu le loisir de faire ses adieux, sans qu’une once d’émotion ne vienne étreindre ton coeur incendié. Il faut tout faire pour en finir, quitte à y laisser ta peau, n’est-ce pas ? Le Magister réclame des âmes. Le Magister réclame que sa volonté soit faite, divinité exigeante qui ne connaît ni amour, ni compassion, ni pitié. Un désert aride, corrosif. Les paroles insurgées raisonnent encore dans ta mémoire qui tente de nier. N’ont-il pas raison ? Est-ce la paix promise ? Ca brûle, encore. Suivre le Lord. Massacre d’innocents. Cette guerre n’en finirait jamais avant que toute révolte ne soit éradiquée. Un geste de la main vers le bas. Le serpent sait ce qu’il lui reste à faire. Comme on dit pas de quartier. Même si, sans nul doute, tu payerais plus tard, en tête en tête avec ta conscience, cette décision.

Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Tout se brouillait dans mon esprit mais je tentais de rester consciente. Ma baguette n’eut pas le temps d’atteindre la main de Liam. Mon père, oui Rabastan Lestrange, se montrait protecteur envers moi. Si le geste m’avait surpris ma semi conscience ne me permettait pas d’agir comme je l’aurai voulu. Nous avions besoin de baguette pour nous protéger, c’était essentiel, vital même, mais je n’étais pas en état de me battre contre mon père. Nous bougions, je le sentais plus que je ne le voyais. Mes yeux clos je tentais d’éviter le moindre mouvement me laissant simplement porter par les bras protecteurs de Liam. Le froid… l’air glacé qui brulait mes poumons. Les détraqueurs. Liam m’avait déposé derrière le comptoir et si je ne voyais rien je savais sans peine qu’un détraqueur avait pénétré dans la boutique. Il ne me prenait pas pour cible directe mais je ressentais une indicible peine qui m’accablait. La douleur aurait presque été secondaire. Immobile j’entendais Liam jeter le sort du patronus et déjà l’atmosphère se réchauffait légèrement. Un fin sourire aux lèvres j’étais heureuse qu’il ait pu le produire, il avait au moins un souvenir heureux et sincère et c’était important à mes yeux. La voix d’Absynthe m’angoissa mais je me doutais que Liam devait être épuisé… il fallait que je fasse quelque chose mais quoi ? Je parvenais à me mettre assise dos contre le mur et j’observais ce comptoir. Je découvrais au fond quelque chose qui ressemblais à une bouteille en verre. Je parvenais à me hissé jusqu’au comptoir et attrapais ladite bouteille dont j’ôtais le vieux bouchon poussiéreux. L’odeur âcre de l’alcool me parvint rapidement et j’avalais une gorgée, deux puis trois. Du Whisky pur feu, sans doute du bon d’ailleurs. Je n’étais pas particulièrement adepte de l’alcool mais je devais avouer que ça réchauffait et je l’espérais, anesthésiait un peu mes douleurs. Cela me permettait au moins d’être plus éveillée pour me permettre d’agir ou tout du moins réfléchir intelligemment. Je fermais la bouteille et la reposait à sa place avant de me remettre contre le mur ou la douleur de mes côtes était amoindrie. Trouver la position idéale n’était pas chose facile mais je faisais avec les moyens à ma disposition. Absynthe  ça va?? Il va bien?? Donne-moi ma baguette s’il te plait.   Je ne pouvais pas me lever seule mais j’avais assez de force pour user de ma baguette. Elle s’approcha de moi et me tendis ma baguette que je prenais rapidement. Liam? Liam tu m’entends? Prends une baguette.   Nous étions chez Ollivanders il avait l’embarras du choix mais il fallait faire vite. Je pointais ma baguette sur ma jambe. Ferula.   Une attelle que je replaçais correctement afin qu’elle soit bien serré, non sans laisser quelques jurons m’échapper tant la douleur était intense. Calme toi Absy ça va aller…   Il fallait que je compartimente… la douleur et la peur d’un côté et la réflexion de l’autre, toutes ces années d’entrainement pour maîtriser l’art de l’occlumancie était très utile. Gwen, il m’appelle…   Son bras, elle venait de relever sa manche et je découvrais la marque qui bougeait. Alors dépêche-toi de répondre.. Vas-y Absynthe on se retrouve chez toi, tous, sains et saufs tu as bien compris??   Elle devait prendre soin d’elle comme je prendrais soin de moi. Mais mon ton était clair, elle devait partir, je ne savais que trop bien ce qu’elle risquait si elle ne répondait pas au lord. Liam aussi devait se lever, le perdre était impensable.  Liam aide moi à me relever s’il te plait on ne doit pas rester là… l’arrière-boutique à gauche, j’y suis déjà entré. De l’arrière-boutique nous n’avions qu’une entrée à surveiller… il fallait d’une façon ou d’une autre qu’on se protège au mieux.
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I wipe my brow and I sweat my rust, I'm breathing in the chemicals. I'm breaking in, shaping up, then checking out on the prison bus. This is it, the apocalypse. All systems go, the sun hasn't died, deep in my bones, straight from inside. 

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IT'S A REVOLUTION, I SUPPOSE

THIS IS IT, THE APOCALYPSE



Mon corps était lourd, terriblement lourd. Mes pensées, vives, étaient coincées dans un corps lent et vidé de toute énergie. Ce sort m'avait exténué. Semi-loup, Irlandais mais surtout rebut depuis presque un an, prisonnier d'Azkaban pendant deux ans. Mon corps, je ne l'écoutais pas, je ne l'écoutais plus. Il ne parlait plus, sauf en présence de Gwen, d'Ysolde ou Duncan. J'avais appris à le taire mais ce sort était le geste que je pensais de trop. L'énergie s'était vidée et je m'écroulais lourdement au sol. Mon envie était de rester debout, de rester fort pour Gwen et sa vie mais il fallait croire que l'événement était irrésistible. Au sol, je ne distingue pas les faits et gestes, trop occupé à lutter avec le Morphée du patronus. Le sort resta sans effet, jusqu'à cette claque monumentale qui eut pour conséquence de faire tourner ma tête vers elle. L'amie de Gwen au nom d'un alcool. La fée verte. Je lâchais un grognement, me redressant d'une traite, ce qui ne manqua pas d'engendrer une valse autour de moi. Enfin, pour mes yeux. Gwen me somma d'attraper une baguette, nous étions visiblement chez Ollivander. Je reconnaissais vaguement les lieux.

Me levant péniblement, j'observais autour de nous. Nous étions trois, en proie à la barbarie et à la folie des autres. Jouant le rebut discipliné, j'acquiesce d'un signe de tête et m'en vais quérir une baguette. Je n'en étais pas digne, je ne savais même pas quoi en faire. La brandir, et ? Tuer ? Encore du sang ? Il en avait assez coulé. Les rues de Londres étaient rouges, désormais glacées et cela n'avait pas fini. L'émeute était sanglante et comme d'habitude, le peuple avait la victime de ses rêves. Piégée et abusée par les insurgés et les mangemorts. Tous ne valaient pas mieux l'un que l'autre et je ne comprenais pas l'absence de troisième voie. Un mouvement des sorciers et surtout, pour les sorciers. Pas d'opportunisme, ou du moins, pas d'opportunisme apparent. Mangemorts et Insurgés se battaient pour leur égo, se cachant derrière des motifs plus ou moins nobles mais surtout très douteux. L'ordre d'un côté, la liberté de l'autre, et les sorciers au milieu mais la quête du pouvoir en fond.

Dans les allées désordonnées de la boutique, les boîtiers de baguette ont été pillés. Je montais alors sur l'échelle douteuse, gravissant les marches jusqu'à arriver à ce qui n'avait pas eu le temps d'être pris sauvagement. Mes mains rugueuses s'essayaient, sans grand succès, à différentes baguettes. La dernière de la rangée attira mon regard, alors que je la découvrais avec soin. Visiblement en bois de cerisier avec une plume d'hippogriffe en son coeur, elle mesurait 34,8 centimètres et semblait être prédisposée aux sortilèges informulés. Je fis le geste, la symbiose était parfaite. Je laissais alors échapper une larme de joie perler sur ma joue, heureux de voir que j'étais un sorcier et non un simple objet en mode. A mon retour, j'en profiter pour relever Gwen, n'ayant pas suivi leur conversation, j'observais la Marque des Ténèbres sur l'avant-bras de son amie. Un air d'effroi se dessina sur mon visage. Elle était des leurs et Gwen, elle, les cotoyait. Cette double facette la Belle Lestrange était déroutante et je comprenais que les gens puissent se laisser abuser par les apparences trompeuses. Elle souhaitait aller dans l'arrière-boutique, avec une seule entrée à surveiller mais surtout aucune échappatoire. Je la portais, me remémorant mes retrouvailles avec Ysolde dans les lieux. Une fois à l'arrière-boutique, je vis qu'il y avait une fenêtre, qui pouvait nous servir d'issue en cas d'attaque trop importante. Divers objets pouvaient servir de piège pour établir une stratégie. Diverses poudres et ingrédients de réserves pour la conception de baguette. Je déposais délicatement Gwen au sol, lui volant un baiser une fois que nous étions seuls. « Repose-toi Gwen. Ce moment de répit risque d'être le seul. » Je caressais sa joue avant de trouver de quoi établir une bonne ligne de défense, en plus de nos deux baguettes. Farfouillant, je trouvais diverses plantes et poudres étranges. Peut-être qu'en y mettant le feu, cela permettrait de gagner du temps ? J'en profitais pour effacer nos empreintes de pas grâce au sortilège d'oblitération avant de lancer le cave inimicum, afin d'être prévus en cas d'intrus. Une fois la porte verrouillée, toujours baguette en main, je visais la porte. « Evanesco. » D&sormais invisible, il fallait connaître en détail toute l'échoppe d'Ollivander pour nous trouver. J'augmentais la sécurité encore en plus, en lançant le sortilège d'impassabilité. Je rejoignais alors Gwen, tentant de lui offrir un sourire rassurant. Quitte à mourir, autant que ce soit en bonne compagnie. « Preasidum Facere » Désormais protégés, il n'y avait plus qu'à attendre que toute cette folie se rendorme.
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Ils ont quitté la RITM à toutes jambes et lui-même court aussi rapidement qu'il peu, loin de la future explosion – il la sent d'ailleurs réchauffer son dos, en même temps qu'il entend les cris des sacrifiés à leur cause, les cris des charognards qui n'ont pas su se ranger du bon côté. Des journalistes. Sa cheville lui fait mal, mais il l'oublie rapidement alors que l'adrénaline s'empare totalement de son corps. Zone 4, zone 4, zone 4, le mantra se répète dans l'esprit de Davius. Les insurgés se séparent dans leur course, toujours à l'affût de semer leurs éventuels poursuivants, et quand il arrive sur les lieux du carnage, toujours sous le visage du journaliste dont il a pris l'apparence, il est un instant tétanisé.

Des Détraqueurs. Partout. Comme une lourde brume au-dessus des rues. Accompagnés de Mangemorts sur des balais, à terre, partout. De sorciers, de civils, de silhouettes mortes, crevées, sans âme, blessées, brûlées, de feux de joie.

Pourquoi n'as-tu rien fait, Davius ?

Il l'entend et il y fait la sourde oreille. Il sait qu'il ne doit pas y porter attention. Il ne doit pas écouter la voix qui remonte dans sa tête et le fait frissonner. L'Auror se remet en marche, cherchant ses comparses, d'autres têtes connues auxquelles se raccrocher. Des têtes connues alliées. Sa main se crispe sur sa baguette. Il ne sait pas, bon sang, il ne sait pas s'il en serait capable, s'il en est encore capable. Il le sait, pourtant, ce sort, il l'a appris par cœur, jusqu'à pouvoir le faire parler, il le connaît, ce foutu Patronus. Sera-t-il capable de le jeter ? PAPA ! Il doit le faire, il doit le faire, il doit le faire. « Spero... patronum. » Rien – un cri de frustration passe sa bouche. PAPA, AIDE-MOI ! Il entend les pleurs de ses filles dans son esprit et se force à penser à leurs rires, à leurs sourires, jusqu'à ce qu'il réussisse à prononcer une nouvelle fois un « Spero patronum » qui fait s'envoler une chouette hulotte d'argent de sa baguette, planant silencieusement au-dessus de lui. Aussitôt, il se sent mieux. « Nous sommes vivants. » Un geste de la baguette et il envoie le patronus délivrer son message de sa voix grave, la trouver. Vincianne. Qui d'autre ? Le rapace nocturne se fraie un chemin dans la foule, jusqu'à ce qu'il voit une louve de fumée tenter d'attraper l'oiseau, joueuse. La voilà. Encore vivante.
Deux hommes passent à côté de lui – il attrape le plus près des deux par le bras. Berserker, déjà prêt à l'assommer et qui heureusement s'arrête quand sa propre baguette vient effleurer sa pomme d'Adam. « C'est Rook. Il se détend. Si peu. Lancer enchaîne. On lève le brouillard ! Faut les empêcher d'arriver à la barrière ! » Compris. Un signe de tête et les deux acolytes disparaissent, le laissant dans la foule. Des Mangemorts. Partout. À abattre. Il a le goût du sang en bouche, sur ce visage qui n'est pas le sien, et ses yeux filous courent sur les silhouettes, cherchant à identifier celles à abattre. Il faut fuir, pourtant, et ses pas vont jusqu'à proximité de l'endroit où la Française fait agir sa magie. Sa baguette se lève et alors que la chouette continue de voler au-dessus de leurs têtes, il est prêt à intervenir si un Mangemort, un animal, un Détraqueur ou peu importe quelle saloperie tentera de s'en prendre à eux. La brouillard se lève, lentement, et les enveloppe. Que les autres arrivent, et rapidement. Ils n'ont pas toute la journée et déjà le Lord marche sur eux. Comme ils se retrouvent...
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Je ne pouvais pas sauver tout le monde, je n’étais pas ce genre de héros qui, d’un coup de baguette, éteint les flammes, soigne toute la population et anéanti les guerres. Non, avec mes modestes moyens j’avais voulu éviter le pire à deux enfants et leur mère et je me contentais de cela. Cela et la survie de ceux qui m’étaient cher. Liam & Absynthe.  Je n’avais de toute façon pas le choix. Dans le chaos qui régnait dans cette capitale rien ni personne ne pouvait éviter la souffrance. Le lord dans sa folie la plus extrême avait lâché les détraqueurs sur la population. Il n’engendrait que plus de souffrance, plus de sang et plus de morts. Si la peur dans le regard des enfants m’avait ému la terreur que j’avais pu lire avant que le mur ne s’effondre resterait à jamais graver dans ma mémoire. Maintenant dans la boutique de baguette, il nous fallait trouver un moyen de survivre et je m’efforçais de repousser la douleur et l’horreur que j’avais pu voir pour agir intelligemment. La marque, Absynthe… Voldemort appelait les siens pour qu’ils lui viennent en aide et elle devait répondre. J’avais assisté plus d’une fois aux tortures que le Lord pouvait infliger à ceux qui l’avaient déçus, je ne voulais pas ça pour mon amie alors je la laissais partir, une boule au ventre incapable de la protéger. Je n’avais pas vu le regard de Liam sur la présence de la marque. Oui, bon nombre de mes proches la portait et j’étais moi-même adhérente. Comment faire autrement lorsqu’on porte le nom de Lestrange ? La vie rêvé n’existait pas, qu’on soit mangemort, insurgé ou simple sorcier. Rien n’était simple mais nous ne pouvions pas nous permettre de parler de cela maintenant. Grâce à Liam j’étais maintenant debout, basculant au mieux le poids de mon corps sur mon autre jambe, celle-ci étant moins douloureuse que l’autre. L’arrière-boutique me semblait en effet moins dangereuse qu’ici. Avant que nous ne refermions la porte je jetais un sortilège de brume anti-gravité qui nous permettrait de gagner du temps si jamais des personnes entraient dans cette boutique. J’étais consciente que ce sort n’était d’aucune efficacité sur les détraqueurs mais nous n’avions, malheureusement, pas qu’eux à combattre. J’esquissais un sourire en sentant les lèvres de Liam sur les miennes, il me volait un baiser et j’en oubliais presque la douleur de mes côtes maintenant que j’étais de nouveau assise. Me reposer… douce illusion dans un pareil moment mais au moins je pouvais respirer, analyser le lieu et jeter moi aussi des sortilèges de protection. La fenêtre représentait certes un moyen de nous échapper mais elle pouvait aussi être une arme. Nous devions y prendre garde. Attendre était au fond le plus angoissant… Je glissais ma main dans celle, libre, de Liam et je lui offrais le sourire le plus doux que je pouvais. Il était à mes côtés, il était vivant, nous étions ensemble. On va s’en sortir.   Tout du moins physiquement, parce qu’à deux nous étions plus fort. Il avait encore du sang sur les mains et mon esprit se refusait à croire qu’il s’agissait du sang qu’il avait pu verser… J’ignorais tout de ce qu’il avait pu faire avant de me trouver à moitié consciente sous les débris du mur. Il m’avait sauvé la vie, par deux fois.


Dernière édition par C. Guenièvre Lestrange le Ven 6 Fév 2015 - 14:58, édité 1 fois
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Respiration profonde, avec des gestes presque assurés, je devais probablement être dans un état second. La terreur n'existait pas, ou alors, la peur était telle qu'elle s'annihilait d'elle-même car elle était surplombée par une inconscience redoutable. Mon pessimisme naturel laissait sous-entendre le pire pour moi, alors que j'espérais le meilleur pour Gwen. Cette fenêtre allait être son échappatoire à elle et j'allais être son bouclier. Fatalisme. Réalisme. Je ne savais pas trop où j'en étais mais je commençais à prévoir la suite avec une certaine amertume. J'aurais voulu lui épargner ces souffrances-là, pu la mettre à l'abris assez tôt tant qu'il était encore temps. Je m'en voulais. Avec une baguette, j'aurais pu la préserver de ce mur ou de ces chiens d'insurgés. Je leur en voulais. Ils causaient leur propre perte à force de trop en faire. Mon regard se posa sur la fenêtre, qui offrait une vue sanglante sur la rue. Les corps gisaient, s'écoulaient, rendaient leur dernier souffle après une agonie certaine. Je déglutis, l'odeur était pesante, mêlée de matière explosive et de sang. Elle m'était familière, car elle ressemblait à celle que j'avais pu connaître cette nuit du 15 septembre 1999. Souvenir amer, douloureux. Mon regard se fronça, avant de devenir plus malheureux encore. La main de Gwen dans la mienne me ramena parmi elle, m'arrachant un sourire sincère.

J'allais tout faire pour qu'elle s'en sorte. Mon objectif premier était de la voir en vie à la fin de cette folie sanglante. Toujours rivé sur les cadavres pavant la rue, un long silence s'installe. Le calme avant la tempête probablement. Et, quelques instants plus tard, un brouillard se lève et parcourt allègrement les rues de la Capitale. Il ne franchit pas la fenêtre de l'arrière-boutique mais nous enlève toute luminosité possible. La pénombre est totale, peut-être pour plus de sécurité. « Tu dois vivre, Gwen. Si ça se finit mal, promets-moi que tu feras tout pour rester en vie. » Je serrais sa main dans la mienne, entrelaçant nos doigts. Mes mains, mes vêtements et mon crâne témoignaient de la violence que j'avais pu exercer et aussi subir lors de ces événements. La plaie, profonde, n'avait pas pu se cicatriser complètement par les soins du sorcier inconnu. J'observais le corps blessé de Gwen à travers les éclats de lumière que le brouillard daignait laisser passer. Un nouveau sentiment de culpabilité m'envahit. J'avais tué, en vain. Cela n'avait préservé personne, cela n'avait ramené personne.

Le bruit de pas dans la rue me mit en alerte directement, je posais alors mon doigt sur les lèvres délicates de Gwen, la portant à l'abris des regards trop curieux. Je sortis ma baguette, me mettant juste sur le côté de la fenêtre. Ma respiration était devenue calme, après avoir été trop nerveuse et bruyante. La silhouette s'arrêta, face à la fenêtre, inspectant la moindre âme sorcière dans les environs. Il fit exploser la vitre, les bouts de verre déchiquetant ma peau, parfois même s'y logeant. Je retins un grognement. « Perds pas ton temps à faire exploser des vitres, y'a des mangemorts à mâter ! » L'homme s'en alla, ils se dirigèrent vers leur point de rassemblement. D'un coup sec, je passais alors ma main sur mon bras, enlevant les bouts de verre sans ciller. Par un réflexe, je fonçais vers Gwen, m'agenouillant devant elle, avant de la serrer dans mes bras. La douleur n'était nullement comparable avec la crainte que j'avais de la perdre. Je la gardais encore contre moi, oubliant ses côtes cassées, oubliant son état. Lorsque je me rendis compte de la force de mon étreinte, je la relâchais, reculant légèrement. « Je, désolé.. »
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Event 2
Le sang qui coule dans ses veines semble soudain se mettre à bouillir. La douleur remonte le long de son bras pour venir la heurter dans sa gorge de plein fouet. La marque. L’appel. Mais elle ne peut pas partir pas vrai ? Ne peut pas laisser Gwen seule ici avec personne d’autre pour compagnie qu’un homme évanoui qui ne saurait la protéger. Même le Lord ne peut pas l’empêcher de rester. Seul Lazarus le pourrait peut-être. Gwen est une personne spéciale. Le restera toujours. La seule qui l’a toujours soutenue. Epaulée. Celle qui ne l’a jamais quitté même quand son esprit s’est effondré en un millier de petits morceaux. Alors elle ne peut pas l’abandonner. Pas maintenant. Même si elle meurt d’envie de courir ventre à terre jusqu’au Magister.

Mais comme d’habitude Guenièvre se montre forte. Plus qu’Absynthe n’aurait pu l’imaginer. Et elle lui dit de partir. De ne pas s’inquiéter. Qu’elles se retrouveront. Et Absynthe voudrait protester lui dire qu’elle ne la croit pas. Mais la marque s’imprime de plus en plus violemment dans sa chair et elle ne sait pas si elle est encore capable de lutter contre. Qui plus est ne pas répondre serait symbole de trahison. Elle en mourrait. Au pire. Aux mieux elle sera torturée durant des heures jusqu’à crier grâce. Et qui sait si son esprit déjà dérangé saurait surmonter ce nouveau traumatisme. Sans doute pas. Absynthe est faible. Fragile. Plus qu’on ne peut le croire. Elle inspire. Expire. Et laisse la douleur se répandre le long de ses côtes. Un léger gémissement lui échappe. Ses mains se crispent sur le sol et elle redresse doucement la tête. Ses cheveux retombent en un rideaux brun doré sur son visage.

Elle se penche sur Gwen. Chuchote. « Promet-moi que tout ira bien. » Ses lèvres effleurent la joue de Guenièvre. L’enlace le plus doucement possible avant de se relever rapidement. « On se retrouve chez toi. » Elle jette un coup d’œil à Liam, désormais réveillé. »Prends soin d’elle ». Un ordre comme une supplique. Elle à besoin de savoir que tout ira bien. Qu’elle ne les abandonne pas. Qu’ils seront là à son retour. Et puis elle court vers la porte. Vers l’extérieur. Désormais l’appel de la marque la pousse. Et ce même si elle donnerait absolument tout pour retourner dans la boutique d’Ollivander . Mais elle ne peut pas. Il est l’heure d’assumer ses choix.

Les sorts s’entrechoquent autour d’elle. Des éclairs de couleurs qui pourraient être beaux s’ils n’étaient mortels. Et elle court. Apporte la mort avec elle également. Pour servir. Après tout c’est une mangemorte pas vrai ? Elle n’a donc pas vraiment le choix. Elle répond à l’appel. Va rejoindre les autres. En espérant que nul n’aura l’idée de se rendre dans la boutique d’Ollivander. Que nul ne dérangera Liam et Guenièvre. Car sinon elle ne le se pardonnera jamais.
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Boom. C’est la loi de la chute des corps. Ce que produit la gravité sur un élément vivant qui tombe dans un système newtonien ? Des bleus et des fractures, c’est un absolu physique. Toutefois, le sort que tu as lancé une fraction de seconde après ton saut a suffisamment amorti l'impact pour t’éviter la majorité des dégâts. Sonnée, tu suis les traces de Sylla qui vient s’enfoncer dans un réseau de ruelles aussi tortueuses que semblables. Secteur 4. Secteur 4. Merlin, c'est de l'autre côté. Barrière. Egout. Le sang bat à tes tempes. Mettre le plus de distance entre toi et le bâtiment, entre ton corps et l’explosion. Une voix froide décompte au fond de ton crâne. Cinq. Une ligne acide de sueur froide coule le long de ta colonne vertébrale. Quatre. La salive se retire de ta bouche, te préparant au tsunami de feu et de briques qui ne tardera pas à s’effondrer sur votre petit groupe. Trois.  Ton souffle écorche tes bronches alors que tu l’expulses à grande peine dans les ténèbres glacées de cette soirée de révolte. Deux. Tu te précipites derrières  un étal effondré. Un. Le temps semble s’arrêter. Zéro. Sourde. Aveugle. Muette. Blast. Lumière qui t’aveugle. Projectiles qui s’immiscent dans ta chair. Tympans qui vibrent de l’énergie libérée. La magie coule le long des murs pour se répandre dans l’asphalte, anéantissant atomes par atomes, la moindre particule vivante dans le bâtiment piégée. C’est une sorte de ménage par le vide. Le reste n’est que dommage collatéral. Quand tu te redresses, quelques secondes plus tard, les cheveux raidis de cendres et de poussières, tu ne peux que constater avec un ravissement morbide le ventre béant de la radio sorcière. Vous venez de lui arracher la langue et l’estomac. La Voix de Londres s’est tue. Et dans ta bouche, pâteuse et sèche des vies immolées, tu savoures avec délice le goût de la victoire.

« Corvus. Il ne faut pas rester ici. »La voix grave de Sylla claque dans la brume opaque. Bientôt, tu suis ses traces docilement  en traquant sa haute silhouette. Il était coursier dans une autre vie. Il sait mieux. Secteur 4. Barrière. Se mettre à l’abri. Ton cerveau reptilien d’analyse la situation que par la fuite et l’agression. Trop secouée par la déflagration, ton sens de la logique tente quelques percées mais sans grande réussite. Pourtant, la douche glacée du désespoir te prend aux tripes aussi bien qu’un coup de poing dans le plexus. Le chagrin et l’amertume sont des compagnons bien trop fidèles pour que tu puisses rester aussi près d’un détraqueur. Ils sont ta peur la plus intense. Ils peuvent être ton avenir. Ils peuplent tes cauchemars. Ils sont ta nuit, et les monstres sous ton lit. « Spero patronus ! ». Après trois échecs et une tentative avortée dès les premières secondes, il ne reste de la grenouille qu’un mince filet argenté. Ces créatures font sortir de l’abîme les pensées les plus sombres et refoulées, l’isolation et le ressentiment, la colère, la rage et le profond abattement que tu as ressenti ce jour du 25 décembre. Un vide effrayant et autophage, qui se gargarise de propre faim pour n’en produire qu’une plus glaçante encore. Tes mâchoires craquent pour retenir le gémissement de terreur qui monte de ta gorge. Tu ne seras plus jamais une proie. Tu en as fais le serment. Tu dois trouver un moyen. Et puisque le corps sait mieux, tu le laisses prendre le contrôle. Bientôt, c’est un loup noir qui mord les lanceurs de sorts et se taille un chemin à travers la marée humaine d’une foule bêlante d’horreur. Bientôt, le calme revient alors que tu perçois les traînées vertes et acides de la peur auréolant les corps des humains qui se pressent autour de toi. Jambes. Pieds. Corps sans vie ou blessé. Tu cherches une piste. Retrouve Davius dans la foule et dans le même temps Vince, occupée à défoncer la barrière magique. Si la louve de son Patronus défend son âme, tu défendras sa vie avec tes crocs et tes griffes. Que les forces de l’Ordre descendre, tu es prête à leur présenter Morsure et Dévoration, tes augustes compagnes.
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Event #2
You can torture or bombed us, blasted our district to the grounds. But do you see that ? Fire Is Catching... If we burn, you burn with us!


(colossal titan theme) Sa magie, invisible, s'étend, s'étire et s'étale. C'est un voile qui couvre la barrière, ce sont des filaments qui frôlent l'iridescence brûlante. Doucement. Comme les doigts d'une amante explorent un corps. Fébrilement. Comme une mère cherche une blessure sur la tendre chair de son rejeton. Alors qu'elle se coupe du monde et du chaos qui l'entoure, résonne le timbre calme et inébranlable de son instructeur dans ses oreilles. Les noeuds sont faciles à dénicher, les nouveaux sorts manquent de subtilité. On ne sait plus tisser de nos jours, ou ne prend plus le temps de le faire, et elle l'entend encore l'énoncer à une assemblée de recrues ennuyées. Trop rares sont ceux qui savent admirer la subtilité qui se tapit dans la brutalité de cette magie. Les sorciers modernes pensent tous qu'il ne s'agit que d'éclater une barrière comme on pose des explosifs au hasard. Et ils pensent tous que plus c'est rigide et plus c'est puissant.

Soudain, sa magie repère la faille. Elle s'y engouffre et tâte le noeud, le mantra prend en force et ses mots vibrent avant de se noyer dans les cris et les sorts lancés. Son souffle se bloque dans sa gorge et sa magie gonfle et enfle à égale mesure. Imprégne ses veines, envahit ses muscles. Dans sa nuque, Vincianne peut presque sentir la sueur couler contre sa peau rendue hypersensible par la magie. Ses os vibrent, et ses oreilles bourdonnent. Mais elle se force à accumuler toute l'énergie magique qu'elle peut assembler parce qu'une petite faille ne suffira pas à évacuer tout le monde.

Ils pensent tous que plus c'est rigide et plus c'est puissant. Comme des foutues forteresses moyenâgeuses. Mais c'est comme tout : c'est une question d'équilibre. Faites pencher la balance d'un côté et ça s'effondre.

A ses oreilles, c'est un bruit de cristal brisé qui annonce que la barrière est ébéchée sur la largueur d'une rue. Les bords tranchants sont une iridescence légère, Vincianne les repère de justesse alors que le mantra cesse de faire effet, que sa vision se brouille sous la sueur de l'effort. Ca la jette à terre, ça la met à genoux et sous ses paumes trop sensibles, Vincianne sent encore tout le relief du pavé. ●●● Ne me touchez pas ! ● Croasse-t-elle quand elle repère du mouvement sur sa gauche. Elle sent encore les résidus de sa magie contre sa peau. Elle ne tient pas à ce que ça se déverse sur n'importe qui et que ça disrupte une magie. Ses jambes sont encore tremblantes quand elle se remet sur ses pieds. Cette surcharge de magie n'a rien brisé, mais elle en a trop usé, elle ne sait pas si elle pourra lancer autre chose que des sorts simples pendant la fuite. Son patronus, lui, s'est effacé. ● La rue, là, et elle pointe du doigt la direction à Davius : Attention à un mètre de la devanture de l'apothicaire. Et on fuit par la bouche d'égoût de Fleet Street. Y une rivière souterraine là-bas. ● Soudain, elle voit Fred Weasley et, surtout, sa hyène argentée les rejoindre derrière la barricade (souffle sifflant et teint pâle, on dirait qu'il est prêt à se briser en morceaux sur le pavé londonien), en même temps qu'un chien familier s'approche. Surprise de voir ici le cabot qu'elle a recueilli à Cambridge, Vincianne n'a pas le temps de réagir que le rouquin a lancé dans la rue le symbole d'un phénix dont elle ignore la signification.  ● Londoniens, si vous voulez vivre, suivez le phénix ! Les Insurgés vous offrent une échappatoire pendant que le gouvernement vous massacre., clame Fred sous Sonorus : Suivez le phénix à travers la brêche ! ● C'est le regard de Lilith qui la dissuade de demander au Weasley ce qu'il fait. Ca et la fatigue qui gagne ses muscles endoloris. ● Bien. Allons-y. ● Et la Française s'engouffre dans la faille alors que les Insurgés abandonnent petit à petit les barricades de fortune, battant en retraite parmi la foule qui fuit.
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FONDA • tomorrow's a mystery
Oblivion
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It was a revolution I suppose
All systems go, the sun has died



Le cri de rage du Magister s’imposa dans le brouhaha, manquant de couvrir la complainte chaotique qui couvrait Londres, enchevêtrement de plaintes effrayées, de hurlement de colère, de sortilèges jetés au débotté par les différents partis. Les insurgés avaient réussi à s’échapper après avoir causé le trouble dans le quartier sorcier. Un mangemort, Roman Travers, était tombé comme une simple victime de guerre et s’il ne se souciait pas des dizaines de sorciers blessés qui devaient à présent chercher à se rendre à Ste Mangouste uniquement pour réaliser qu’ils étaient coincés dans un cloaque de débris et de chaos, il était d’ores et déjà agacé par les plaintes qu’il aurait à déléguer et essuyer, par le fait que la situation déjà tendue n’allait en rien s’améliorer. Ils paieraient. Tous. Y compris ses sbires incapables de gérer la foule et une poignée de rebelles affamés sans qu’il ne vienne à leur secours, sans qu’IL, lui, ne les mouche comme des vulgaires bambins incapables du moindre flipendo.

Regardant autour de lui, sa respiration se faisant sifflante alors que la colère menaçait d’être meurtrière à l’encontre des idiots qu’il s’était juré de briser, jusqu’au dernier, pour leur apprendre, le Lord leva rapidement sa baguette et d’un revers de bras, il abattit un sortilège sur la vitrine d’une échoppe qui implosa immédiatement  en une gerbe désordonnée et tranchante, en un fracas qui se pressa d’emplir le silence fugace laissé par le cri d’outre-tombe qu’il venait d’éructer.  Il jeta un regard dans la direction de la silhouette qui se trouvait sur sa gauche, Mangemort se tenant arme à la main. D’un air rageur, il soupira longuement avant de murmurer : « Fais de suite revenir les détraqueurs, ça ne sert plus à rien, ils sont déjà loin, les fléreurs suivent la médiocrité magique évidemment… »

Il déléguait, excédé par l’incompétence générale mais bientôt, une idée lui vint et il ajouta rapidement, sa voix peut-être un peu plus animée : « Non. Non, attends. Qu’ils suivent les insurgés, qu’ils suivent les relents d’espoir et les velléités héroïques de cette bande d’inconscients… » A nouveau il se retourna, regardant les dégâts autour de lui, l’ourlet de ses longues robes trainant presque la poussière couvrant les pavés, comme un vulgaire chaland. Dans un sursaut de rire dédaigneux, il ajouta en guise d’explications : «  La populace sera contente de savoir que nous ne cédons pas aux enfantillages et que nous faisons payer les terroristes. » Il songea au fait qu’il en fallait après tout bien peu pour faire taire la communauté sorcière. Elle oublierait ses protestations, s’unissant, même si momentanément, pour présenter un front fort et fier, orgueilleux de ne pas plier l’échine quand bien même ils avaient tous un genou à terre. « Je veux que les journaux en parle dès demain, qu’ils blâment les insurgés pour tout, que plus personne n’ose les soutenir dans l’ombre, qu’ils goutent à l’isolation totale, ça les fera sortir de leurs cachettes sans précaution aucune... » déclara-t-il finalement, les prémices d’un rictus déformant ses lèvres vipérines alors qu’il faisait délicatement tournoyer sa baguette entre ses mains, la saisissant pleinement pour envoyer un nouveau sortilège destructeur, autant de perte à blâmer sur les rebelles.

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