sujet; she's like the wind (luna)
MessageSujet: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 15:05

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Luna Pandora Lovegood
feat Hannah Murray • crédit heardies

Insurgés • Scénario
• nom complet ; Luna Pandora Lovegood, bien que cette identité n’existe plus, officiellement. Elle a effectivement été déclarée morte il y a quelques temps, lui rendant par la même occasion sa liberté.  • surnom(s) ; Loufoca, un surnom qui l’a suivie durant toute sa scolarité à Poudlard. Elle faisait comme si elle ne l’entendait pas ; cela ne la dérangeait pas vraiment, et de toute manière, elle déteste les conflits. Ensuite est venu son surnom actuel, Looony, qui, quand on y réfléchit bien, n’est pas spécialement une amélioration. Néanmoins, ce dernier est important : c’est son nom de code auprès des insurgés. • naissance ;  Elle est née dans la demeure familiale, à Loutry St Chaspoule. Sa mère ne voulait pas donner naissance à sa fille dans un hôpital, qu’elle jugeait trop froid. Luna a vu le jour le six février 1981, vers dix heures quinze du matin ; elle a donc 21 ans. • ascendance ; Elle est vraisemblablement de sang-mêlé : bien que ses deux parents soient sorciers et fils de sorciers, il y a eu dans la famille quelques nés-moldus à un moment donné.  • camp ; Sans surprise, elle fait partie des insurgés depuis sa sortie de captivité. • métier ; Elle ne travaille pas, comment le pourrait-elle ? Elle n’est même plus censée exister. À moins que fugitive soit un métier à temps plein, bien sûr. • réputation ; Déclarée morte par Lucius Malefoy suite à un tour de passe-passe concocté par Hermione grâce à l’aide de Draco, elle n’a plus vraiment à s’en faire des rafleurs – à moins que quelqu’un la reconnaisse. Elle essaie d’utiliser du polynectar le plus souvent possible, mais n’a pas toujours le temps de camoufler son identité. À défaut, elle lance parfois quelques sorts pour modifier légèrement son apparence. • état civil ; Célibataire, qui a le temps pour l’amour, de nos jours ? Luna n’était déjà pas très dégourdie à Poudlard, préférant son monde intérieur aux contacts sociaux ; la guerre n’a rien arrangé à sa situation. • rang social ; Achetée par Lucius Malefoy lors des toutes premières ventes de rebuts, elle fut son esclave pendant quelques semaines, avant d’être sauvée par Hermione. Aujourd’hui, elle est une fugitive. • particularité(s) ; Sans être réellement dotée d’un don, Luna possède une empathie hors du commun, couplée à des intuitions particulièrement perspicaces qui l’ont souvent amenée à comprendre avec une aisance étonnante autrui. Certains l’ont parfois soupçonnée d’avoir des visions ; il n’en est rien, elle est simplement hyper sensible. • patronus ; Son patronus représente un lièvre, dont elle ignore la signification réelle. D’après ce qu’elle sait, il représente l’équilibre et l’intuition, ainsi que la renaissance. Étrange ironie du sort, pour quelqu’un comme elle. • épouvantard ; Que dire lorsque sa pire peur a déjà été réalisée ? Extrêmement proche de son père, il est décédé durant la guerre. Elle ne s’en est toujours pas entièrement remise. C’était la forme que prenait son épouvantard à l’époque : son père décédé. Une peur bien rationnelle pour quelqu’un d’aussi fantasque qu’elle. • risèd ; Elle n’a jamais été confrontée au miroir du riséd. Si elle l’avait été, à l’époque de Poudlard, elle se serait vue chevauchant un héliopathe, probablement accompagnée de ses amis à qui elle donne énormément d’importance. À présent, elle se verrait certainement tout simplement de retour à Poudlard, un numéro du Chicaneur en main. • animaux ; Elle n’a pas d’animaux, il serait compliqué d’en posséder un dans ses conditions de vie. Pourtant, elle adore ça : à Poudlard, il lui arrivait souvent de discuter avec le chat de l’une de ses camarades de dortoir. Elle se demande parfois s’il se souvient d’elle. • baguette ; Faite en bois d’aubépine, elle possède en son sein une plume de griffon. Longue de 25 centimètres, elle est souple mais fragile, précise mais capricieuse. Elle n’obéira de ce fait jamais à un autre sorcier. • miroir à double sens; Son miroir s’est brisé lors de sa capture. Hermione a conservé les deux morceaux, et les a rendus à Luna ; elle en donna un à Draco pour pouvoir garder contact avec lui. Son miroir étant jumeau de celui d’Hermione, cette dernière peut donc elle aussi contacter Draco.

The stars have faded away
► Avis sur la situation actuelle :
C'est difficile, de mettre des mots là-dessus. Tant d'horreurs, tant de cris et de larmes : si elle y pense trop, elle a peur ça la submerge. Engloutie par la noirceur du monde. Elle n'en veut pas, de ce monde-là. Elle n'en a jamais voulu. Parfois, elle regarde les étoiles et se sent si petite qu'elle pourrait disparaître ; d'autres nuits, elle croit reconnaître le visage de ses parents, lui souriant tendrement. Ils la rassurent et l'apaisent, lui assurent que tout est sur le point de s'arranger. Luna a une foi inexorable en l'humanité, mais ces derniers temps, celle-ci tend à s'amenuiser. Elle ne peut pas toujours fermer les yeux, elle ne peut pas toujours feindre d'ignorer la brutalité extérieure, et encore moins depuis que celle-ci l'a touchée. Esclave, aux mains de Lucius Malefoy, elle revoit parfois encore sa silhouette se dessiner dans l'ombre, ses cheveux blonds briller, et elle imagine sa bouche s'ouvrir, sourire mordant, gouffre béant prêt à l'avaler. Heureusement, elle chasse vite ces illusions, secoue la tête et se reprend. Elle n'a pas vraiment le choix, elle n'a pas le temps pour la peur. Tout ce qui lui reste, c'est le combat, et la patience. Cela finira bien par changer, tout change un jour ou l'autre. Elle attend un lendemain meilleur, elle se concentre sur le prochain lever du soleil, sur le prochain chant des oiseaux. Petits pas à petits pas, elle s'en sortira.


► Infos en vrac :
Elle aimait le Quidditch, lorsqu'elle était à Poudlard, bien qu'elle ait commencé à réellement s'y intéresser lorsqu'elle eût des amis qui y jouaient. Pour sa part, elle n'était pas très douée sur un balais, et le cours obligatoire de première année fut catastrophique. Ses notes furent excellentes durant toute sa scolarité en potion, sortilèges et botanique - quant à la métamorphose, elle n'est jamais parvenue à transformer le verre en souris et elle finit même par tout bonnement le faire disparaître. Passionnée de contes et de mythes, elle y consacrait beaucoup de temps, ce qui explique que ses références ne soient pas toujours comprises, encore aujourd'hui. Néanmoins, quand on prend la peine de lui prêter attention, on s'apercevra qu'elle raconte très bien les histoires qui lui ont plu. Même si elle ne les prend pas vraiment pour des histoires. Le nombre de tics que cultive Luna est assez impressionnant. Je vais en citer quatre. On pourrait d'abord mentionner  sa crainte des joncheruines, qui la pousse à toujours agiter les mains en l'air lorsqu'elle pénètre dans une pièce, histoire de les éloigner.  On lui a pourtant répété à quel point elle pouvait avoir l'air stupide à faire ça, mais, comme vous vous en doutez, elle s'en moque. La baguette toujours coincée derrière l'oreille droite comme d'autres y mettent leur crayon, elle s'est déjà retrouvée dans un cas de figure embarrassant : s'étant endormie en oubliant de l'enlever, le lendemain, la baguette était complètement coincée dans des noeuds coriaces. Ça non plus, ça n'a pas aidé sa réputation. Elle a tendance à marcher en sautillant, sans beaucoup de grâce pourrais-je ajouter. Elle tient ça de sa mère, et a commencé à le faire lorsque celle-ci est décédée, comme pour garder un peu d'elle à ses côtés. Elle parle aux arbres, et à toutes sorties de créatures qu'elle jure présentes, mais qui sont, aux yeux des autres, totalement invisibles. Cela lui arrive même en plein milieu d'une conversation avec quelqu'un d'autre. Loyale des pieds à la tête, Luna ne penserait jamais à trahir un ami. Le trio sait donc depuis longtemps qu'ils peuvent compter sur elle.  Elle est d'ailleurs un peu trop gentille à ce sujet-là, vu que, même si on la trahit, même si on l'oublie, elle restera fidèle. Amis, à la vie, au delà de la mort. Rêveuse, ce que de nombreuses personnes qualifieraient de défaut, elle le voit comme une qualité. Son monde à part, sa bulle, l'a protégé pendant des années de l'extérieur. Il l'a conservée, remise sur pied, il lui a permis de tenir quand elle voulait tout abandonner. Pour terminer, bien que ce ne soit pas la première chose à laquelle on pense lorsqu'on rencontre Luna, la jeune femme est très intelligente. On pourrait comparer sa manière de fonctionner à l'intelligence du coeur. En effet, elle possède une intuition puissante, qui ne l'a presque jamais trompée. En ce sens, elle complète bien la manière de pensée que possède son amie Hermione, bien plus logique et terre-à-terre. Ensemble, elles fonctionnent extrêmement bien. On l'a parfois décrite comme insensible, mais elle ne pense pas l'être. Certes, après des années de brimades et de moqueries, c'est toujours un peu étrange de la voir aussi souriante qu'au premier jour, si peu rancunière, comme si rien ne s'était passé. Cela ne veut cependant pas spécialement dire qu'elle est insensible ; elle ressent différemment, c'est tout. Naïve, elle l'est, et elle l'a toujours été, bien que ce trait de caractère tende à diminuer légèrement depuis quelques années. On pourrait lui faire gober n'importe quoi, tant que c'est joliment emballé. Elle a appris à se méfier davantage, mais ne veut pas sombrer dans la paranoïa comme elle a vu certains de ses camarades le faire. Rêveuse, encore une fois, de l'autre côté de la barrière : ça l'a souvent coupée des autres, retranchée dans son petit monde, l'empêchant de se lier à quelqu'un pendant longtemps.   Elle possédait un tatouage de rebut, mais Lucius Malefoy l'a effacé après l'avoir retrouvée "morte", pour le plus grand bonheur de l'ancienne Serdaigle. Auparavant assez excentrique dans sa manière de s'habiller, habituée aux radis en guise de boucles d'oreille, elle a néanmoins dû oublier toutes ces fantaisies pour mieux se fondre dans la masse et ne pas être reconnue. Ses cheveux, qui lui arrivaient pratiquement aux fesses, ont eux aussi été raccourcis jusqu'aux épaules, et elle en change régulièrement la couleur. Beaucoup de rumeurs couraient sur elle à l'époque, et certaines persistent encore maintenant. Il n'est pas étonnant de voir des sorciers s'interroger lorsqu'on la voit parader, toute de végétaux vêtue, ou en train de discuter avec le brin d'herbe qu'elle tient entre ses doigts fins. Luna n'est toutefois au courant d'aucune rumeur, comme d'habitude.

Nothing compares to you
• pseudo & âge ; vingt-et-un ans, pas de pseudo. • comment as-tu trouvé le forum ? bazzart. • ton avis, tes suggestions ; aucune pour l'instant • connexion ; je compte passer jeter au moins un coup d'oeil tous les jours, pour l'activité cela tournera certainement un peu plus bas. • quelque chose à ajouter ? je vous aime déjà I love you



Dernière édition par Luna Lovegood le Jeu 29 Jan 2015 - 3:41, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 15:05

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Here comes the hurricane
Do not swear by the moon, for she changes constantly

 
Nuit de pleine lune
Des rires et des couleurs. Elle s’en souvient comme si c’était hier. Xenophilius, regarde, elle marche ! La voix chantante de sa mère, lui saisissant la main, et la faisant tourner avec elle, de plus en plus vite, jusqu’à ce qu’elle en ait le vertige. Les histoires du soir, sa chambre ensorcelée pour ressembler à une forêt de fée, une caverne remplie de diamants scintillants, à une mer rebelle. Le vent souffle, souffle ; écoute-le Luna, il te parle. Elle voulait devenir une aventurière, pirate, médicomage, joueuse de Quidditch sans avoir besoin de balais. Elle voulait toucher les étoiles du bout des doigts, et son père la hissait sur ses épaules, elle tendait le bras à s’en faire mal. Des bruits qui la réveillaient la nuit, elle en avait pris  l’habitude. Sur la pointe des pieds, elle allait voir Pandora, en train de travailler à l’une de ses mystérieuses expériences. Elle lui demandait souvent ce qu’elle faisait, ce à quoi sa mère lui répondait toujours, un large sourire aux lèvres ; je vais trouver quelque chose pour que tu puisses voler, Luna, tu aimerais ça, hein ? Luna, Lou, Lufoca. Lunaire et décalée, enfermée dans ses contes et ses rêves, encouragée par Pandora, Pandi, Panda, comme l’appelait son père. Fais bien attention aux joncheruines, tu ne voudrais pas perdre la tête. La tête, elle faillit la perdre, par une nuit de novembre particulièrement froide où une énième expérience tourna mal, juste devant ses yeux. Maman aimante, maman souriante, maman délirante ; maman est partie. Neuf ans, elle ne comprend pas. Partie où ça ? Elle veut pleurer, mais Xenophilius sèche ses larmes, jours après jours, et lui explique. La mort n’existe pas, pas vraiment, Luna. Tu la reverras plus tard, ne t’en fais pas. D’abord, elle ne le croit pas. Elle se débat, elle crie, elle si douce, si calme. Elle s’agite et lui, il insiste. Il faut avoir la foi. Elle le retiendra.

 
Face de lune

« Je me demande bien ce qu’elle fout à Serdaigle. » Un marmonnement, quelques sourires et une petite voix tais-toi, elle est juste là. Effectivement, elle est juste là. Ses cheveux sales relâchés sur ses épaules, qu’elle a naturellement voûtées, elle lit le nouvel exemplaire du Chicaneur que son père prend soin de lui envoyer à chaque fois. C’est une semaine comme une autre, une journée qui ressemble à s’y méprendre à celle de la veille ; lumineuse et enchanteresse. Elle est juste là, et elle les entend parfaitement. Comme d’habitude, elle ne réagit pas. Elle pourrait répondre qu’elle a été envoyée à Serdaigle parce qu’elle est manifestement plutôt intelligente, mais ils n’ont pas l’air de le comprendre – ce n’est pas la première fois qu’elle les renseigne. S’il y avait une place pour la moquerie dans son cœur, elle remarquerait que s’ils ne sont pas capables de comprendre les différences entre les maisons, c’est plutôt eux qui devraient se demander comment ils ont bien pu atterrir chez les bleus et argents. Mais ça, c’est Ginny qui leur a dit, un jour comme celui-ci. Ou peut-être était-ce le même jour ? Parfois, elle s’y perd un peu. « Hé, Loufoca, tu n’as pas vu de ronflak cornu, ce matin ? » Luna redresse la tête, et hausse les sourcils. Elle rit un peu, et secoue la tête avec énergie. « Ils vivent en Suède, ce n’est pas possible que j’en aie vu un ce matin. » Sa réponse déclenche quelques ricanements accompagnés de plusieurs chuchotements, mais elle n’y prête déjà plus attention. Le Tournoi des Trois Sorciers, une mascarade destinée à camoufler une opération secrète du Ministère ? titre le Chicaneur. Replongeant dans sa lecture, elle est une nouvelle fois interrompue, une main venant s’immiscer dans son champ de vision avant de saisir le journal. Perplexe, ses yeux, déjà globuleux, s’écarquillent davantage alors qu’elle redresse la tête. Le garçon qui lui avait posé la question à propos des ronflaks se dresse devant elle, un léger sourire sur les lèvres. Elle a l’impression qu’il ne s’agit pas d’un sourire cordial. « Pourrais-tu me le rendre, s’il te plait ? » demande-t-elle posément. Elle n’appréciait pas l’impolitesse, mais elle commençait à y être accoutumée. « Tes parents doivent avoir oublié de te dire qu’on devait demander, avant d’emprunter quelque chose. » ajoute-t-elle sans méchanceté aucune, comme si elle constatait un simple fait. Elle tend d’ailleurs la main vers le journal en lui adressant un coup d’œil désolé. Il s’écarte, la fusillant à présent du regard. « À ta place, je ne ferai pas la maligne sur le sujet parental. Ton père écrit un véritable torchon, tout le monde le sait. Pire que Skeeter ! » Elle suspend aussitôt son geste et le dévisage avec gravité. « Tu devrais être plus gentil, tu sais. Un muscolitus pourrait bien venir t’arracher la langue dans ton sommeil, sinon. » Elle était désolée pour lui, presqu’inquiète. Beaucoup de gens ignoraient l’existence des muscolitus, qui étaient pourtant de vicieuses petites bêtes volantes, aux griffes faisant pratiquement la taille de leur corps tout entier. « Tu me menaces, Loufoca ? » Ses sourcils se soulèvent tandis que ses yeux s’agrandissent un peu plus. « Bien sûr que non, fit-elle avec un petit rire étonné. Je te mets en garde. » Furieux à présent, l’élève lui lance le journal en plein visage ; elle sursaute un peu, mais sourit bientôt, heureuse de retrouver son bien. « Merci. » Il hausse les épaules et lui lance un regard rempli de mépris. « C’est ça, Loufoca. Fais gaffe à toi. » Et il s’éloigne d’un pas vif. Finalement, il n’était pas si méchant que ça. Elle suivra son conseil avisé et prendra soin d’elle.  


 
Croissant de lune
Des éclairs de couleurs partaient dans tous les sens. Les voix se bousculaient, se mélangeaient, s’étreignaient un moment avant de se repousser brusquement. Tu m’as fait mal ! Une baguette au bout des doigts, sa fidèle amie venait encore de faire des dégâts. Elle laissa échapper un rire enthousiaste. Elle était douée. Elle n’aurait pas su le dire quelques semaines plus tôt, n’ayant jamais participé à des entraînements de ce type ; elle était ravie de l’apprendre. Son adversaire, probablement un peu moins. Neville Londubat la dévisageait d’un air grincheux, et tout en essuyant ses mains moites sur son pantalon en velours côtelé, il marmonna quelques plaintes qu’elle ne saisit pas. Qu’importe. « J’espère que tu es prêt ! » lança-t-elle d’une voix peut-être un peu trop excitée. Elle le vit se raidir, et secouer la tête rapidement, les yeux ouverts comme des soucoupes - elle avait récemment appris l’existence de soucoupes volantes, dans le monde des moldus, grâce à Hermione. Celle-ci avait tenté par tous les moyens de la convaincre qu’elles n’existaient pas réellement, en vain. Luna avait découvert un nouveau mystère, et s’était empressée d’envoyer une lettre à son père. Ce dernier lui avait promis de se renseigner davantage, et peut-être même d’en parler dans le Chicaneur. Luna. Luna ! La jeune fille fronça brièvement les sourcils, et constata que le Gryffondor s’impatientait. « J’essaie de t’expliquer depuis deux minutes que je pense que tu attaques trop rapidement. J'ai à peine le temps de me mettre en position, tu ne me laisses aucune occasion de contrer. » Si l’agacement pointait dans sa voix, elle ne le remarqua pas, mais prit bien en compte ses revendications et y réfléchit pendant un moment. « Non, trancha-t-elle finalement avec un large sourire. Je pense que c’est toi qui es trop lent : dans un vrai duel, ton adversaire ne te laisserait pas le temps de te reposer. » Neville ne sembla pas apprécier sa réponse, et poussa un soupir. « D’accord, mais justement, ici, ce n’est pas un vrai duel. Il faut bien que j’aie le temps de placer quelques sorts, non ? » Non. Le sourire de la jeune fille s’élargit, alors qu’elle agitait sa baguette gaiement. Elle ne vit pas le coup d’œil angoissé qu’il y jeta, bien qu’elle ne l’aurait pas réellement compris, de toute façon. « Tu manques de confiance en toi. Regarde les taches dégoûtantes sur ton pantalon. Tu es stressé. Je me demande pourquoi on transpire des mains ? » poursuivit-elle d’un air songeur. « On reprend ? » Le jeune homme haussa les épaules, découragé. Quelques secondes plus tard, il se retrouva une nouvelle fois les fesses par terre, tandis que Luna sautillait sur place. L’Armée de Dumbledore, quelle merveilleuse idée.

 
Aboyer à la lune
Beaucoup de murmures, effrayés, emprisonnés, raflés, le monde sorcier en danger. Et le mal, si l’on y croyait, avait pénétré les enceintes de la forteresse qu’était Poudlard. Dumbledore est tombé. Cette phrase, prononcée quelques mois auparavant déjà, avait changé le visage de l’Angleterre sorcière. Qui nous protégera, maintenant ? Les élèves n’avaient pas échappé à la peur ; eux qu’on avait éloignés, eux qu’on avait renvoyés à l’école de magie pour qu’ils soient protégés, à présent piégés. Plus d’espoir, ils baissaient la tête, comme vaincus, et ceux qui avaient eu la chance de naître du bon côté de la barrière, ceux qui s’étaient plié aux idéaux parentaux, en profitaient pour prendre le pouvoir. Anarchie. Les cours n’en étaient plus, dans une tension constante et insoutenable. Les nouvelles affluaient de toutes parts. Des morts, des enlèvements ; le climat était infernal, même pour elle. Au beau milieu de cette foule, elle commençait à se sentir seule, peut-être pour la première fois de son existence. Harry a fui le pays. Il nous a laissé tomber. Mensonges. Elle était l’une des premières à se lever pour le défendre, l’une des premières à brandir la certitude d’une prochaine victoire. Un peu assagie, un peu déstabilisée, on ne la croyait pourtant pas, surtout pas. Loufoca, en plein dans ses délires.  Pour la première fois, cela la toucha. Mais elle ne se laissa pas démonter, et continua à crier, de plus en plus fort, ce en quoi elle croyait. L’AD se reforma, et Neville, ce garçon qui avait été si maladroit, en prit la tête. Ils vont nous faire tuer. Délation, méfiance à tous les étages, peu osait les rejoindre ; dans l’ombre, ils cherchaient à améliorer leur situation ; dans l’ombre, ils se racontaient les autres nouvelles, les meilleures nouvelles, de l’extérieur ; dans l’ombre, ils tentaient de survivre. Elle essayait de garder son sourire. Il faut avoir la foi. Elle l’avait, et elle la gardait près d’elle dans les moments difficiles, elle l’enfermait dans son cœur pour lui donner du courage, et elle s’époumonait encore plus. Elle finit par crier trop fort.


Eclipse de lune
Quatre petits murs. Elle avait beau les compter, les recompter, chercher une faille quelque part, le nombre ne changeait pas. Quatre petits murs se rassemblent. Parfois, elle trouvait le temps tellement long qu’elle espérait qu’il réapparaisse. Ce qui, après réflexion, la faisait rire aux éclats. Quatre petits murs se préparent. Elle les fixait souvent, pendant longtemps, sûrement : elle n’avait pas vraiment la notion des jours, et encore moins des nuits. La lumière ne filtrait pas, par ici. Quatre petits murs s’en vont en guerre. Elle rit doucement, assise par terre, les yeux ouverts sur un monde que personne d’autre qu’elle ne pouvait apercevoir. Certains auraient pu dire qu’elle était devenue folle, pour de bon. Loufoca terrassée par ses propres pensées. Quatre petits murs prennent les armes. Au contraire, elle était parfaitement saine d’esprit, à cet instant précis. Si elle avait accepté sa situation, si elle avait regardé les choses en face, là, peut-être bien, oui, peut-être qu’elle aurait perdu la tête. Mais ce n’était pas le cas. Quatre petits murs se cachent. Elle préférait imaginer, à la place du béton glacé, les forêts de fée. Elle préférait deviner l’odeur des roses sous la rosée du matin. Cela lui faisait un peu peur, à lui. Derrière ses yeux d’acier, elle voyait bien qu’il n’aimait pas ça, qu’il n’aimait pas qu’elle ne soit pas totalement là. Son emprise s’en trouvait réduite, et ça le mettait en colère. Quatre petits murs attaquent. Un problème de contrôle, sans doute. Elle aurait bien voulu lui en parler, mais souvent, il la réduisait au silence d’un coup de baguette magique. Tant agacé par ses mots qu’il sacrifiait le plaisir d’entendre ses cris. Quatre petits murs se battent. C’était sans doute ce qui lui manquait le plus, de dehors. Parler. Simplement discuter. Elle n’avait jamais été particulièrement bavarde, pourtant. Elle disait ce qu’elle avait à dire, puis retournait à ses occupations, n’arrivant jamais à se concentrer suffisamment longtemps pour tenir une longue conversation. Quatre petits murs perdent du terrain. Et puis, quand même, elle avait deux amis, ici. Déjà, il y avait Tobias, bien qu’il lui ait affirmé que personne de ce nom n’était jamais venu la voir. Il n’avait pas compris, bien sûr. Et il avait failli lui marcher dessus, mais ça, elle ne lui avait pas dit. Quatre petits murs reculent. Surtout, il y avait Draco. Il lui rendait visite la nuit, pour l’aider. Il ne s’attardait pas, évidemment, mais elle ne lui en voulait pas. Elle comprenait, et débordait de gratitude à chaque fois. Et puis, elle savait. Elle savait qu’il allait la sauver, un jour ou l’autre. Elle ne resterait pas enfermée ainsi indéfiniment. Il suffisait juste d’être patiente. Et ça, elle savait le faire. Bientôt, elle serait libre comme le vent. Bientôt, elle serait à la maison. Quatre petits murs. Vaincus.  


Clair de lune
« C’est plutôt excitant, tu ne trouves pas ? » Xenophilius venait de cueillir une fleur aux reflets dorés. Chelidonum majus. Luna tendit la main pour l’effleurer, mais son père lui saisit le bras et la poussa à reculer. « Tu n’as pas de gant. Tant qu’elle n’est pas traitée, elle peut être mortelle. » Elle hocha la tête d’un air solennel, et rangea sagement sa main, ses grands yeux écarquillés par la curiosité. Ils étaient sur la route depuis des mois, s’arrêtant çà et là pendant quelques semaines, rejoignant des camps, parfois. Le temps de se ressourcer, et ils repartaient, sillonnant l’Angleterre à la recherche d’un vieil ami de Xenophilius, un botaniste autrefois reconnu dans le monde des sorciers pour son incroyable talent. Donnez-lui une plante, et il pouvait en faire n’importe quoi. Il avait disparu de la circulation des années plus tôt, et on murmurait qu’il était devenu fou. Pour les Lovegood, bien sûr, cet état de fait ne voulait pas dire grand-chose : s’il avait un jour été brillant, il devait toujours l’être, n’est-ce pas ? En outre, ils avaient besoin de lui. Bien qu’étant un sorcier très doué, l’homme n’avait qu’un talent modéré en botanique, et manquait de toutes façons des ingrédients nécessaires à l’idée qu’il avait eue, des mois plus tôt. La patience étant l’une de leur vertu, ils ne s’inquiétaient pas. Ils finiraient bien par le trouver. « Mais si elle est correctement utilisée… » Xenophilius Lovegood eut un large sourire, faisant tourner la fleur entre ses doigts recouverts d’un gant brun. « Elle est connue pour avoir des vertus rajeunissantes. Petridus m’a un jour dit que si elle était utilisée avec le bon ingrédient, elle pouvait réellement nous faire rajeunir, jusqu’à redevenir un enfant. Bien sûr, l’ingrédient est introuvable en Angleterre, d’après lui… Et il n’a jamais voulu me dire de quoi il s’agissait. Un secret bien gardé. » souffla-t-il avec excitation. Le Ministère devait sûrement être au courant – mais comme d’habitude, ce genre de choses n’étaient jamais révélées au grand public, à la grande déception de Luna. Elle retira une mèche sale de son visage tandis qu’ils se remettaient en route, la plante soigneusement rangée dans les affaires de son père. Elle pouvait apparemment se conserver des mois durant, et pourrait se révéler utile quand ils retrouveraient Petridus. Elle espérait, sans le formuler à haute voix, que cela ne tarderait pas trop. Elle était fatiguée, mais ne voulait pas décevoir Xenophilius, qui semblait être en pleine forme. Elle avait pris ce long voyage comme une aventure, oubliant souvent l’état du monde sorcier, préférant se consacrer à leur propre épopée. Bien sûr, elle savait qu’ils étaient tous les deux recherchés, mais qui ne l’était pas, de nos jours ? Ils avaient un but, un plan, et elle le suivait les yeux fermés. Pacifistes, ils évitaient le conflit comme la peste et préféraient se cacher au lieu de combattre : tant qu'ils étaient tous les deux, tout allait bien. Néanmoins, Luna avait toujours sa baguette coincée derrière son oreille droite, juste au cas où. Au début, ils avaient songé à se réfugier dans le monde moldu afin de disparaître, mais Xenophilius avait rechigné à se conduire comme un lâche. Des tréfonds de sa mémoire, il avait ressorti l'histoire que Petridus lui avait un jour contée. Une potion à base d'une plante rarissime, capable de mettre fin au régime de la tyrannie, il en était certain. S'enthousiasmant rapidement, Luna avait cependant, pour la première fois, douté de son père ; la voix de son amie Hermione lui revenant en tête. Honteuse, elle avait enfoui ses doutes et l'avait suivi. Elle le suivrait jusqu'au bout du monde, de toute façon. Et quand bien même cette plante ne se révélerait être qu'une illusion cruelle, leur périple n'aurait pas servi à rien : récoltant des informations, créant des potions de soins, aidant les infortunés qu'ils croisaient, réfléchissant à comment rendre le monde meilleur, ils étaient devenus des résistants. Et c'était amplement suffisant. « Tu pourras bientôt dire à tes amis qu'on va sauver le monde, Luna ! » continuait son père d'une voix déterminée. Elle rit, et toucha le miroir des insurgés qu'elle gardait au fond de sa poche, comme pour vérifier qu'il était toujours là. C'était comme ça qu'elle contactait Hermione, ce qui lui permettait d'avoir souvent des nouvelles de ses amis, qui étaient pour le moment en sécurité. Globalement, elle était heureuse. Elle leva la tête et croisa le regard de son père, qui racontait encore l’une de ses histoires sur Petridus. Elle lui sourit, un sourire qui illumina son visage et lui redonna de la force pour les jours à venir. Oui, elle était heureuse.


Décrocher la lune
Attaqués. Décimés. Luna, cours ! Une voix rauque qui la pousse à obéir, mais bientôt, elle ne sent plus ses jambes. Les cris lui reviennent, à quelques mètres d’elle, tout au plus. Où est-il ? Courir, courir. Doit-elle vraiment courir ? Elle devrait se battre. Mais il lui a dit de le faire, et elle le croyait tout juste derrière elle. Papa, papa. Sa gorge se noue, et elle tourne sur elle-même, marionnette folle, yeux hagards, où est-il ? Elle se trébuche, presque, se rattrape à un arbre. Le camp était pourtant protégé, un sort lancé pour les cacher. Traître. Le mot lui vient en tête, l’élance, et un élan de haine la submerge. Elle manque de tomber en arrière, surprise par cette sensation qu’elle ne connait pas. Elle sort son miroir à toute allure, dans l'espoir de contacter quelqu'un, qu'on vienne les aider. Un autre hurlement, et elle sursaute, lâchant par la même occasion le miroir qui se brise en deux. Papa ! Ses mains sales saisissent sa baguette, qu’elle enserre jusqu’à en avoir mal aux doigts. Des rires, mais pas ceux qui font sourire, des rires froids, sans vie, vides de toute émotion.  Et elle se décide. Pirouette, recommencer à courir, mais dans l’autre sens, abandonnant son seul lien avec ses amis derrière elle. Elle ne le laissera pas tomber. Les sons se précisent, des bruits de combat ; et l’odeur la prend au nez, lui donne le tournis. L’odeur de la mort. Son ventre se tord. Où est-il ? Soudain, deux bras l’enlacent, une étreinte d’abord rassurante, une étreinte qui l’étouffe ensuite. Elle se débat, elle hurle de toutes ses forces, qu’elle perd bien vite. Épuisée, éreintée par les journées difficiles, elle songe un instant à se laisser tomber à terre. Puis elle l’entend, encore une fois, une dernière fois. LUNA ! Elle entrevoit son visage angoissé, elle voit sa main se tendre vers elle, prêt à la libérer. Sauve-moi. Une ombre apparaît derrière lui, quelques fractions de secondes, leurs regards se croisent ; le sien se meurt. Il bascule en avant, frappé dans le dos par le sort mortel. Les bras la relâchent, soudainement, et elle tombe, les genoux dans la boue ; sa baguette chute elle aussi, vaincue. Elle ne voit plus rien, et ne comprend pas pourquoi. Ses oreilles bourdonnent, elle pense entendre un hurlement déchirant, mais ne sait pas d’où il provient ; peut-être est-ce le sien. Papa ? Elle ferme ses yeux, elle referme l’horreur et disparaît, loin, loin à l’intérieur. On l’empoigne, poupée désarticulée, elle se laisse traîner comme un vulgaire butin, laissant sa baguette derrière elle. Lutter ne sert plus à rien. Sans vie. Abandonnée. La bulle éclate, et ne reste plus que le monde autour d'elle, le monde comme elle ne l'avait jamais vu : sans espoir.


Lune rousse
Entendre son nom, en entier, dans la bouche d’un autre, ça lui faisait bizarre. Longtemps qu’elle ne l’avait plus entendu ; longtemps qu’on ne s’était plus adressée à elle directement. Dans ce cas-ci, d’ailleurs, il lui tournait le dos. Il parlait d’elle, mais elle n’était pas là, à ses yeux. Elle le fixait pourtant d’un regard fiévreux, le bout de sa langue humidifiant ses lèvres sèches. Amie proche du criminel Harry Potter et de ses alliés. Harry. Il lui avait dit qu’elle était son amie, c’est vrai. Elle espérait qu’il allait bien. Mieux qu’elle, en tout cas. Ce qui n’était pas très difficile, au vu de son état. Deux mois d’entraînement, c’était comme ça qu’ils appelaient ce qu’on lui avait fait subir, à elle et à des dizaines d’autres. Comment devenir un parfait rebut en dix leçons ? Baisser la tête, fermer les yeux, acquiescer à tout ce qui est demandé, se plier aux exigences, garder le silence en toute circonstance, sauf quand ils te demanderont de parler, ne jamais agir comme un être humain, taire sa faim, taire sa soif, sécher ses larmes ; baisser la tête, fermer les yeux, et imaginer d’autres contrées. Elle avait appris, comme tous les autres. Attention, elle fut difficile à dompter : elle est déséquilibrée, ce qui peut la rendre dangereuse. Si elle l’avait pu, elle aurait souri, mais elle avait peur de rouvrir ses entailles. Ce n’était pas la première fois qu’elle entendait ça. C’était si drôle : était-ce réellement elle, la déséquilibrée ? Qui pourrait encore, parmi eux, l’appeler Loufoca sans rougir ? Qui était le fou de cette assemblée ? Un gloussement éraillé sortit de sa bouche, et ressembla davantage à un hoquet auquel personne ne prêta attention. On ne s’intéresse pas aux objets. Objet rapiécé, à la surface écaillée, démonté pour mieux être remonté, à votre convenance, mes dames, messieurs, que désirez-vous aujourd’hui ? On l’avait nettoyée, et sommairement soignée, pour qu’elle soit un minimum présentable. Son prix baisserait, sinon, et s’il y avait une chose qu’ils détestaient plus encore que ces sorciers inutiles et impurs, c’était de ne pas faire une bonne affaire. N’est-ce pas, monsieur au chapeau mauve ? Pourras-tu te regarder dans la glace en rentrant chez toi, ce soir ? Soudain, sans qu’elle comprenne pourquoi, les voix s’élevèrent, enthousiastes et grondantes. Elles lui firent peur, et elle se tendit. Ses cheveux emmêlés, son regard fou, son corps ramassé sur lui-même : elle ressemblait à un chat prêt à bondir. Mais elle ne bondit pas. Elle saisit rapidement ce qui se passait devant elle, ils étaient en train d’enchérir. Enchérir sur cette enveloppe humaine qui était sienne, vulgaire bien acquis qui ferait la joie de son futur propriétaire. Elle se prit à rêver d’une âme généreuse, peut-être un allié, dissimulé parmi ces visages menaçants, prêt à la racheter pour la sauver. Son cœur rata un battement quand elle vit une chevelure blonde s’avancer vers elle. Une impression fugace, un sentiment traître qui la prend à la gorge ; était-ce son père ? Elle en fut persuadée pendant quelques secondes, puis l’inconnu releva la tête, et ses jambes la lâchèrent. Il est mort, Luna. Tu es toute seule. Seule avec lui. Lucius Malefoy lui adressa un sourire froid, la toisant de toute sa hauteur.


lune rouge
Tu finiras par t’y sentir bien, c’est un peu comme chez toi, maintenant, n’est-ce pas ? Elle lui avait ri au nez, à l’époque. Insolente sans même le vouloir, corrigée rapidement, tiens-toi bien et tais-toi. Elle avait ri, chose qu’elle ne faisait plus très souvent, ces derniers temps. Elle avait ri, sans même songer au fait qu’il puisse avoir raison. Retour à la case départ, game over, c’en est fini pour toi. Elle avait résisté, elle s’était cabrée, elle l’avait fixé de son air absent, elle avait voulu se réfugier dans sa bulle, oubliant que celle-ci avait éclaté plusieurs mois auparavant. Plus de forêt enchantée, ça aussi, c’était terminé. Rien que l’odeur du sang, de son propre sang, qui flottait dans l’air, rien que le bruit de ses larmes qu’elle séchait dès qu’elle l’entendait arriver, rien que la vision froide du béton tristement gris. Pourtant, elle refusait, encore et encore, un fait aussi simple que dévastateur: il avait gagné. L’homme en noir avait gagné. Ils avaient gagné. Abattue et tourmentée, si on l’observait suffisamment bien, ses yeux reflétaient les horreurs qu’elle subissait à longueur de journée. Elle renaîtrait, d’une façon ou d’une autre, elle le savait au plus profond d’elle-même. Elle n’était simplement pas sûre d’en avoir envie. Blessée par le monde qu’elle avait toujours refusé de voir tel qu’il était ; oh, elle le voyait, maintenant, elle le voyait clairement. Rempli de cruauté, de malheurs et de peine. Elle y joignait ses pleurs, y agrafait son mal de vivre, y déversait ses espoirs bafoués. Elle se chantait souvent des chansons pour se réconforter, d’une voix tremblante ; parfois, elle entendait ses parents se joindre à elle. Elle fermait alors les yeux et elle revivait ses sept ans, le bonheur simple, celui qu’on ne sait même pas qu’on possède. Peut-être que si elle l’avait su, elle l’aurait chéri encore plus. Peut-être qu’elle aurait trouvé un moyen d’y retourner. Elle repensa à la fleur que son père avait un jour cueilli – elle ne savait plus son nom. Redevenir un enfant, cela semblait tentant, maintenant. S’ils avaient eu le temps de trouver Petridus… Existait-il vraiment ? Où était-il ? Elle se rappelait les heures qu’ils passaient à marcher, à sa recherche, les heures passées sur des terrains boueux, sur des routes de béton, dans les champs. Se tenir simplement debout lui faisait mal, à présent. Elle ne se levait plus que sur ses ordres, quand il lui demandait d’effectuer une tâche ingrate, de celles qu’il n’exigeait même pas de son elfe de maison. Elle pensait souvent à l’association d’Hermione pour la libération des elfes. Elle se demandait si elle en avait déjà créé une pour la libérer, elle. Probablement pas.

Des éclats de voix à l’étage la firent sursauter, et elle se recroquevilla sur elle-même, ce qui lui fit mal. Il allait arriver. Pire encore que ce qu’il l’obligeait à faire, sa colère. Cela tombait toujours sur elle ; après tout, il l’avait achetée pour ça, non ? Elle se leva aussi vite qu’elle le put, gémit tant ses articulations lui faisaient mal, et baissa instinctivement la tête, comme elle était censée le faire en pareilles circonstances. Son regard ainsi posé rencontra son tatouage, dessiné sur son pied gauche par Lucius, pour qu’elle puisse toujours le voir. Il représentait une lune, presqu’engloutie par les mâchoires grandes ouvertes d’un serpent. Une touche d’humour, sans doute, à laquelle elle avait été insensible, pour une fois. La porte s’ouvrit brusquement, et la faible lumière qui filtra par l’entrebâillement l’aveugla. Elle serra les paupières du mieux qu’elle le put pour en éloigner ses rayons parasites, et attendit. Pas longtemps. Un éclair bleu percuta son ventre de plein fouet. Ses jambes tremblèrent, un gémissement remonta jusqu’à ses lèvres, mais n’en franchit pas le seuil. Pas encore. Il avait entaillé sa peau, c’était l’un de ses jeux préférés. Il ne s’en tiendrait pas qu’à cette entaille, elle le sentait ; la pièce vibrait tant elle était pleine de tension, sa colère l’atteignait par vagues, elle avait envie de vomir. Tout le monde dans le chaudron. Le sourire radieux de Pandora, alors qu’un nouvel éclair l’atteint. Rester debout. Couleuvre, écaille de dragon. Son père se joint à elle, et il chante doucement, cet air qu’elle connait tant. Redresser le dos, tant bien que mal. Momie de sorcière, grenouille. Ils lui prennent la main et soignent ses blessures. Elle sent le sang commencer à couler. Dent de loup, mouche qui gargouille. Relever la tête, rencontrer ses yeux en acier trempé. Double, double, double, double, peine et trouble. Une entaille lui gifle le visage, elle recule d’un pas. Ne regarde pas ton maître dans les yeux. Menace palpable, terrifiante. Flamme qui brûle et chaudron plein de bulles. Le visage d’Hermione dans le miroir, le sourcil haussé alors qu’elle raconte ses dernières aventures, Harry à qui elle prend la main pour le réconforter. La douleur l’embrase, elle ne va pas tarder à tomber. Double, double, peine et trouble. Elle tombe, et ses os craquent quand elle heurte le sol. Elle pleure depuis un moment, elle ne sait plus vraiment quand. Elle n’aura pas résisté longtemps. Trop fatiguée. Flamme qui brûle et chaudron plein de bulles. Il a l’air satisfait de la voir craquer, mais ne semble pas prêt à arrêter. Neville, baguette brandie, à ses côtés. L’ombre de Draco, lui tendant un morceau de pain. Double, double, peine et trouble. Ginny et ses cheveux de feu, sautillant devant elle. Ron riant de ses commentaires au match de Quiddtich. Elle pousse son premier hurlement, alors qu’il change de méthode. Flamme qui brûle et chaudron plein de bulles. Ses amis disparaissent, soudainement, ne reste plus qu’elle, elle et cette douleur qui la brûle de l’intérieur. Elle se tord sur le sol, sa voix se brise, sa bouche reste ouverte sur un cri qui n’arrive plus à sortir. Le mal court, il n'est pas loin. Sa tête cogne sur le sol, une fois, deux fois ; sa vision se trouble. Achève-moi. Elle entend vaguement l’homme en noir lui dire de se relever, avant de perdre connaissance, au beau milieu du spectacle, au beau milieu de sa mise à mort.


Face cachée de la lune
Lovegood. Lovegood, réveille-toi. Une main qui la secoue doucement, elle s’écarte brusquement, et gémit de douleur. Ses yeux s’ouvrent, elle est en vie. Mais toujours ici. Le visage qui la sonde semble stressé, presque inquiet. Inquiet pour elle ? Elle sent ses paupières se refermer, et se laisse partir en arrière. Cette fois-ci, la main la retient plus fermement et la redresse. « On a pas beaucoup de temps. » Draco. Elle le reconnait enfin, au milieu de son brouillard, et elle sourit, avant de se mettre à tousser violemment. Grimaçante, elle l’interroge du regard – du moins, elle essaie. Son visage maculé de sang et de crasse ne doit pas vraiment l’aider à se faire comprendre. Est-il venu l’aider ? Lui donner à manger ? Elle n’est pas sûre qu’elle puisse avaler quoique ce soit, ni même d’en avoir envie. Non, en fait, il devrait la laisser dormir. Elle voudrait lui dire, mais elle n’a pas le courage de parler. « Tu dois boire ça. » Elle remarque seulement que sa voix est précipitée. Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’il vient lui rendre visite. Il tient une petite fiole à quelques centimètres de son visage, et tremble un peu. Elle doit presque loucher pour la voir, ce qui lui donne mal au crâne. Elle n’en veut pas. Elle n’en veut plus. Elle secoue doucement la tête. Qu’il s’en aille. Il lui saisit le bras, durement, froidement, et elle sursaute un peu. « Ça va t’aider à t’enfuir d’ici. Tu m’entends, Lovegood ? Tu vas sortir d’ici si tu bois ça. » Sortir d’ici. À sa grande surprise, un rire parvient à s’échapper de sa gorge, suivi quasi immédiatement d’une autre quinte de toux. Si maintenant, c’était Draco qui se mettait à croire aux contes de fée… Le monde tourne à l’envers. Il détend les doigts de sa main, qu’elle avait crispée dans un poing fermé, et lui donne la potion. Elle plisse les yeux. Est-il sérieux ? « Dépêche-toi, Lovegood. » Elle finit par comprendre que c’est peut-être vrai. Sortir d’ici. Ses yeux s’animent légèrement, et elle se redresse davantage, ignorant ses blessures. Sortir d’ici, enfin. Elle essaie de parler, mais n’y parvient pas. Alors, elle plonge ses prunelles bleues, autrefois dansantes et légères, aujourd’hui sombres et fatiguées, dans celles de Draco, du même métal que celui de l’homme qui lui a fait tant de mal. Merci. Elle avale la potion d’une traite, malgré ses mains tremblantes, malgré sa gorge nouée, malgré son insouciance envolée, malgré tout. L’espoir renaît.  


Nuit sans lune
Luna Lovegood est morte. Ca la fait rire, parfois. D’autres fois, plus rarement heureusement, cela lui donne envie de pleurer. Elle a retrouvé sa liberté, ne devant pour cela que payer de son identité. Au début, ce fut difficile. Le moindre bruit la faisait sursauter, une main sur son épaule lui donnait envie d’hurler ; elle ressemblait à un animal traqué. Elle craignait de s’endormir, de peur de le retrouver dans ses rêves, ce qui arrivait souvent. L’homme en noir, qui l’a tenue à sa merci durant plusieurs semaines, et tous ces autres, tous ceux qui ont tenté de la dresser. Animal sauvage, indomptable. Le roseau plie mais ne cède pas, dirait Hermione, qui laisse toujours de temps à autres quelques expressions moldues s’échapper. Hermione qui lui a sauvé la vie, Hermione qui a été la seule à pouvoir la calmer durant les premières semaines. Aujourd’hui, cela va mieux. Elle a changé, elle le sent et ça lui déplait. Mais comment aurait-elle pu faire autrement ? Même son reflet ne lui renvoie plus la même image. Un jour rousse, un jour brune, un jour une peau d’ébène, le lendemain blanche comme neige, un nez en trompette puis bossu, grande ou petite. Elle ne cesse de changer de peau, de changer de corps, et elle finit par s’y perdre un peu. Elle s’amusait à inventer la vie des moldues à qui elle empruntait l’apparence, quand elle a commencé à utiliser du polynectar, mais elle s’est rapidement lassée. Ou elle a lassé les autres qui lui ont fait comprendre qu’elle ferait mieux d’arrêter tout de suite. L’un ou l’autre, elle ne s’en souvient plus vraiment. Enfin, si, elle se souvient bien des regards exaspérés de quelques personnes, mais ça ne la concernait peut-être pas du tout, après tout. Elle chérit les moments où elle sent ses cheveux d’un blond épais retomber sur ses épaules, moments de plus en plus fréquent, vu qu’il n’est pas vraiment très pratique de fabriquer du polynectar dans leur situation. Elle continue cependant à essayer d’en ingérer le plus souvent possible, car elle n’a pas le choix : elle le doit bien à Draco. Si on venait jamais à apprendre qu’elle avait survécu, il serait probablement dans les premiers soupçonnés et il est hors de question qu’elle mette l’un de ses amis en danger. Alors elle continue à courir, à se battre pour l’avenir auquel elle a réapprit à croire, elle continue à se cacher. Elle a déjà beaucoup trop perdu. Elle ne sait pas si elle survivrait à une autre perte. Mais pour l'instant, elle reprenait pied. Luna Lovegood, tel le roseau, ne casse pas. Ou quelque chose comme ça.

 


Dernière édition par Luna Lovegood le Jeu 29 Jan 2015 - 3:26, édité 42 fois
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 15:13

WIZARD • always the first casuality
Pansy Parkinson
Pansy Parkinson
‹ disponibilité : dispo bitches
‹ inscription : 25/10/2014
‹ messages : 4640
‹ crédits : prométhée
‹ dialogues : 'lightcoral'
she's like the wind (luna) 1481838266-pangif

‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : vingt-quatre ans (née le 5 mars 1980)
‹ occupation : rentière déchue, mondaine destituée.
‹ maison : le choixpeau s'est a peine attardé sur sa tignasse brune avant de l'envoyer à Serpentard, dont elle est devenue préfète en 5ème année.
‹ scolarité : de 1991 à 1998.
‹ baguette : Elle faisait 19 centimètres, en merisier et cheveux de vélane, capricieuse et imprévisible, sensible aux sentiments négatifs. Cette baguette a cependant été volée par le Limier et aujourd'hui, elle en utilise une autre, bien moins adaptée à sa main.
‹ gallions (ʛ) : 7157
‹ réputation : Rien qu'une sorcière de salon, une bonne à pas grand-chose en dehors des ragots et commérages, une peste se régalant du malheur des autres, une idiote aveuglée par ses sentiments, moralisatrice en dépit de son propre penchant pour les écarts et les erreurs. Le roquet de Malfoy, puis celle que Blaise Zabini a cocufié, abandonné puis engrossé avant de partir à nouveau. Une garce qui mérite tout ce qui lui arrive. Une enfant gâtée, malgré l’aide donnée aux insurgés dans l’infirmerie de fortune de Poudlard.
‹ particularité : Complètement à la dérive depuis la fin de la guerre, on la croise souvent alcoolisée et cruelle, prête à se greffer à la moindre rixe, au moindre esclandre.
‹ faits : Elle a perdu la garde de ses filles, les jumelles Violet et Briar-Rose (née en Aout 2002) à la fin des combats, car on a jugé son sang pur comme inapte à les élever et ce même si leur père, Blaise Zabini, est considéré comme un héros de guerre. Elle a également perdu sa fortune et son statut et n’a plus aucune influence. Personne n'est tendre avec elle car les anciens rebelles la voient comme une garce à abattre et les sorciers lambda n'ont l'image que d'une gamine pourrie gâtée qui vivait dans une tour d'ivoire alors qu'ils crevaient de faim. Condamnée à vivre dans une demeure autrefois grandiose mais maintenant totalement insalubre, elle ère coincée entre sa mère tyrannique et sa tante furieuse, désœuvrée et désabusée.
‹ résidence : Dans l'hôtel particulier Parkinson, situé dans le quartier de Barkwith, sur le Chemin de Traverse. Ancien symbole d'une grandeur aujourd'hui étiolée, la demeure tombe en ruine et menace de s'écrouler depuis les émeutes de janvier 2002. Ses parents possédaient un manoir à Herpo Creek, il n'en reste qu'un tas de cendres et elle n'a plus accès à son bel appartement de la Bran Tower depuis la désertion de Draco durant laquelle elle a également pris la fuite.
‹ patronus : Une hirondelle à peine corporelle
‹ épouvantard : Les corps inanimés de Briar-Rose et de Violet.
‹ risèd : Simplement un matin ordinaire, des draps clairs et propres, une chambre lumineuse, des rires d'enfant emplissant le couloir avant que les deux têtes brunes ne sautent sur l'épais duvet. Un avenir pour elles, aussi, surtout.
http://www.smoking-ruins.com/t3200-pansy-fleur-du-mal
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Une Lunaaaa panic Bienvenue sur Excidium avec cet excellent choix de personnage jule Si tu as la moindre question, n'hésite pas à contacter un membre du staff kr Bonne chance pour la suite de ta fiche :-^: ( et merci de m'avoir collé la B.O. de Dirty Dancing dans la tête avec ce titre, il y a vraiment des Doloris qui se perdent gaah )

• • •


Some days I feel everything, others are numbing, can never find the in between, it's all or nothing. Half my bones in city streets, the other in my sheets, and I don't think they'll ever get the chance to meet. I never wanted to be here now, one foot in the grave, other on the ground. I can't process what I'm feeling now, this skin I can do without.
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 15:14

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Oooh Luna kr Hâte de lire ta fiche, ce personnage est tellement génial ! inlove hug
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 15:23

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Soit la bienvenue sur Excidium !!! calin Très bon choix de PV !
Bon courage pour la rédaction de ta fiche !
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 15:33

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très bon choix de personnage potte

Bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fiche love
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 18:06

Invité
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Ok d'accord je suis juste TROP contente de voir une luna ! iiih fire
C'est juste mon perso préféré et j'ADORE le pv d'exci *.* (je viendrais donc te harceler dès que tu seras validée hehe )
donc j'ai vraiment vraiment hâte de lire la suite de ta fiche hug
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 18:15

Invité
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Merci à tous I love you potte J'espère que ma fiche vous plaira, je n'ai plus écrit depuis un petit temps, j'ai un peu la pression en m'attaquant à ce genre de personnage dent

Pansy, pas de Doloris sur les nouveaux arrivants stp yeux et puis, elle est très bien la BO de Dirty Dancing :hhh: superman

bounce
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 18:22

HERO • we saved the world
June Winchester
June Winchester
‹ inscription : 13/02/2014
‹ messages : 2868
‹ crédits : moi et ma signature à crackle bones.
‹ dialogues : lightblue
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‹ liens utiles : présentation - reaghan - ronald - daphne - mood - lyanna - lorcàn - remus
‹ âge : trente ans. (01/06/1974)
‹ occupation : à la renaissance du phénix, je n'ai pas de métier (la faute au gouvernement qui estime que les loups-garous sont trop dangereux pour avoir un métier).
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1984 et juin 1991.
‹ baguette : Elle est en bois d'ébène avec une plume de phénix à l'intérieur et mesurant vingt-quatre centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 5934
‹ réputation : À Poudlard et jusqu'à sa morsure, on la connaissait parce qu'elle ne ressentait pas la douleur et qu'elle passait plus de temps à l'infirmerie pour vérifier qu'elle ne s'était pas fait mal qu'en cours. Elle a été joueuse de Quidditch aussi et pas une mauvaise. C'est un sport qu'elle a toujours adoré et qu'elle aurait bien continué par la suite. Puis après sa morsure, sa maladie s'est guérie grâce (ou à cause du) au gène loup-garou et on a fini par l'oublier. Puis après elle a été recherchée parce qu'elle a fait partie de l'Ordre du Phénix puis des insurgés. On l'a connu comme étant le rebut de Severus Snape. Puis de nouveau une insurgée. Puis héros de guerre, mais un héros qu'on remercie par un simple sourire et une petite somme d'argent, pas un héros qui mérite l'Ordre de Merlin. Vous comprenez, elle n'est pas normale. L'Ordre de Merlin, June s'en moque, mais elle ne supporte pas le snobisme de ce gouvernement qui se veut tolérant. Depuis la fin de la guerre, June se renfonce dans l'anonymat et ça lui va très bien.
‹ particularité : Loup-garou. Totalement. Elle a été mordue par Claevis, un membre de la meute de Thurisaz en 1995. La cicatrice est toujours visible et bien brillante sur son flanc gauche. Le gène lui a permis de guérir de sa maladie d'insensibilité congénitale à la douleur, mais il lui a fait perdre son boulot d'Auror aussi.
‹ faits : uc
‹ résidence : à storm's end.
‹ patronus : un renard roux
‹ épouvantard : le feu.
‹ risèd : Teddy avec Dora et Remus. Et puis elle avec Elijah et leurs enfants. Des enfants qui ne souffrent pas du gène du loup-garou.
http://www.smoking-ruins.com/t6908-june-shadow-of-the-colossus
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C'est Mione qui va être contente brille bienvenuuue miss ! N'écoute pas Pansy pour les Doloris, elle est trop choute en vrai :3: (ok je sors) bonne chance pour l'écriture de ta fiche et amuse toi bien parmi nous (et puis si tu as des questions, n'hésite surtout pas à nous mp) minikr

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she wolf but i can't compete with the she-wolf, who has brought me to my knees. what do you see in those yellow eyes? 'cause i'm falling to pieces.
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MessageSujet: Re: she's like the wind (luna)   she's like the wind (luna) EmptyMar 27 Jan 2015 - 19:59

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Bienvenue ! Et bon courage pour ta fiche !
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