sujet; my worst enemy is me(mory) | DAPH'
MessageSujet: my worst enemy is me(mory) | DAPH'   my worst enemy is me(mory) | DAPH' EmptyVen 8 Mai 2015 - 22:50

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daphne "queenie" greengrass
feat holland roden • crédit swan

   
wizards • prédéfini
• nom complet ; Daphne Greengrass, rien autour, rien dedans. • surnom(s) ; Queenie, surnom qui lui a été donné par Tori, il y a déjà bien longtemps, et que les slytherins ont bien vite repris. elle ne l'arborait pas vraiment avec fierté, Daphne, son surnom ; mais elle sait que ça lui ressemble, assez. aujourd'hui, il arrive encore à certains des slytherins qu'elle a retrouvés de l'appeler ainsi. ceux dont elle a regagné la confiance, seulement. Au sein de la résistance, on l'appelait Fox, en référence à son poil roux, ou (et) à son patronus)  • naissance ; le 30 août 1980, à Londres-même. • ascendance ; pure. • camp ; Daph' est une insurgée, bien qu'elle ne sache plus vraiment où elle en est, aujourd'hui. c'est le camp qu'à choisi son cœur, mais sa haine, animée par l'ambition enflammée de détruire le camp adverse, l'a trahie. aujourd'hui, pour le reste de la population, elle est adhérente au régime en place, une sorcière de plus sous les flashes des journalistes. pour elle-même, c'est une autre histoire ; elle n'est sûre de rien, mais s'évite à chercher trop de réponses, tiraillée entre le bonheur de sa famille retrouvée, et l'évidence qui la hante, qui la brûle, et qui refuse de la quitter. • métier ; elle n'en a aucun. les Greengrass ont suffisamment d'argent pour faire vivre leur famille entière, Daphne comprise. elle n'en voit donc pas la nécessité. quant aux trois ans avant qu'elle ne revienne, il était simplement difficile de se trouver un métier dans un contexte aussi inconstant. • réputation ; Queenie, son histoire, c'est le retour de l'enfant prodigue. c'est du moins ce que n'ont pas manqué de titré les médias, il y a quatre mois de cela. après avoir déjoué les plans d'un deatheater, s'être cachée puis enfuie, s'être ralliée aux insurgés, et sa sœur à sa cause, trois ans auparavant, la réputation de Daphne était toute autre, et bien glorieuse. elle était la traîtresse, au régime, à son sang. elle était l'indésirable numéro x, juste une de plus sur la liste. aujourd'hui, son image souillée se voit redorée grâce aux (fausses) justifications médiatiques, assurant que Daphne s'était trouvée sous imperium tout ce temps et avait était forcée de kidnapper sa sœur cadette. et malgré le fait que le monde sorcier soit tenu en haleine en attendant la confirmation de la principale intéressée, Daph' demeure hésitante, refusant pour le moment d'accorder un interview à qui que ce soit. • état civil ; célibataire. • rang social ; élite officiellement, donc. (voir ici). • particularité(s) ; elle n'en a aucune. • patronus ; un renard. à l'origine, du moins. depuis son retour auprès de sa famille, elle peine à lancer le sort du patronum, qui ne donne généralement plus que quelques étincelles. pourtant, malgré sa mémoire ébranlée, elle était persuadée de savoir lancer ce sort. elle a bien réussi à lancer une forme étrange, cependant, une ou deux fois, qui ressemblait à un vivet doré. • épouvantard ; elle-même. pas l'adhérente, l'insurgée. elle, avec toute sa mémoire. elle, celle qu'elle est, vraiment. et si Daphne en a terriblement peur, elle ne sait pas réellement pourquoi. serait-ce parce qu'elle devra alors partir ? serait-ce parce qu'elle saurait mettre une raison sur cette haine vivace qui la prend au tripe une douzaine de fois par jour ? serait-ce parce qu'elle serait alors, définitivement, une traîtresse ? et quel camp, alors serait celui qu'elle aura le plus trahi ? • risèd ; une famille au complet, aimante, heureuse, sans histoire. la sienne, les Greengrass. il semble qu'en ce moment, on n'en soit d'ailleurs pas si loin. pourtant, le truisme est là, limpide, flagrant : c'est un mirage, une hypocrisie. ça ne sera jamais vraiment le cas • animaux ; elle n'en possède plus depuis que sa chouette s'est heurtée à un sortilège de mort jeté par des rafleurs à leurs trousses, il y a plus deux ans. • baguette ; au cœur de crin de licorne, sa baguette mesure 23 centimètres et est en bois d'ébène. elle est plutôt rigide, mais semble l'être davantage depuis qu'elle a, subitement, décidé de faire des siennes. en effet, sa baguette a l'air, elle, d'avoir conservé les souvenirs et l'allégence que Daphne a perdus, et elle paraitrait ne pas approuver toutes les décisions de sa propriétaire. elle est moins obéissante, ce qui a bêtement engendré une guerre interne entre elle et Daphne, puisque cette dernière lui reproche son manque de loyauté, et en profite pour s'apitoyer d'autant plus sur son sort. "elle n'avait vraiment pas besoin de ça par dessus le marché"... • miroir à double sens; un losange aux reflets rouge vifs, représentants son éternel combat pour protéger sa petite sœur..

   
The stars have faded away
► Avis sur la situation actuelle : Posez-lui la question dans six mois. Posez-lui la question il y a six mois. Qu’est-ce qu’elle en pense, Daphne. Elle y adhère. Elle baigne dedans. C’est sa famille, son rang, son sang, qui veut cela. Daphne, depuis quelques temps, elle ne se pose plus la question ; de peur de s’en poser trop. Alors elle accepte, hoche la tête et croit sourire, lorsqu’elle voudrait crier. Elle trouve que le tout suit un cours logique, qu’il ne pourrait sans doute pas en être autrement, qu’il ne vaut mieux pas, peut-être. Elle concède que tout n’est pas parfait, que les rebuts pourraient être mieux traités, qu’on ne devrait pas réduire à l’esclavage ce qu’il y a d’aussi sorcier, et d’aussi humain qu’elle-même. Où serait-elle, si elle n’avait pas eu la chance de naître chez les Greengrass ? Perdue ailleurs, vendue plus loin. L’idée ne lui plaît guère, mais Daphne ne dit rien et se contente de regarder les choses se dérouler, se déchirer, une guerre qui n’en finit jamais, un régime d’oppression, un combat joué d’avance. Et tant pis.
C’est ce qu’elle se dit, et ce qu’elle se répète, pourtant il y a ce quelque chose qui se débat en elle, inconsciemment, elle se ment. Et inconsciemment, elle le sait. Et inconsciemment, elle voudrait s’en sortir, se délivrer de cette emprise invisible, celle de sa famille, celle de son mensonge, celle de sa mémoire, qui veut revenir, et qu’elle ne veut pas laisser entrer. La vraie Daphne ne resterait pas plantée là, bouche en cœur, yeux fermés. Elle les exècre, elle les hait, ceux qui tiennent les rênes, ceux qui détruisent, ceux qui déciment. Elle se lèverait face et contre ceux-là, ceux qu’elle côtoie tous les jours, sa propre famille, son propre père. Ceux-là même qui parlent d’un monde meilleur, et qui le réduisent à feu et à sang. Pourtant Daphne perd, qu’elle attaque ou qu’elle ignore, qu’elle l’ouvre ou qu’elle se taise. Tout ce qui se trame autour d’elle, ce mensonge qui érige quatre murs invisibles autour d’elle, et la fait prisonnière, elle n’en voit pas l’issue.


   ► Infos en vrac : Daphne a une haine brûlante et viscérale dans son fort intérieur, depuis toujours. Celle-là même qui l’a poussée à rejoindre les Belliqueux, lors de l’implosion de la résistance. Pourtant, si cette même haine lui permet d’avancer avec ses objectifs en tête, les ravages et la destruction ne lui correspondent pas. Elle est moins terroriste que la majorité des Belliqueux. Ses souvenirs remontent de son plus jeune âge, jusqu’aux informations que la rouquine délivrait à Granger grâce à ce que laissaient échapper Blaise et Draco. Ce qui vient ensuite est flou, ou bien inexistant. Du moins, c’est ce qu’elle voudrait croire. Il semblerait pourtant que sa mémoire se batte pour refaire surface comme Daphne se bat pour la garder enfouie.   Dès sa rentrée à Poudlard, Daphne a flashé sur Seamus Finnigan. Elle ne l’a jamais dit à personne, et n’en a jamais vu l’utilité, étant donné que son crush s’est très vite estompé au fur et à mesure des potions qu’il s’explosait à la figure. Mais elle l’a toujours secrètement trouvé mignon. L’aînée Greengrass est une tête brûlée qui ne laisse pas souvent la peur la prendre aux tripes – ou qui ne le montre pas. Pourtant, elle vit constamment dans l’angoisse qu’il arrive un malheur à sa cadette, Astoria, qu’elle considère comme sa responsabilité, et qu’elle protègera au prix de sa vie si nécessaire. Le choixpeau n’a pas hésité à la placer chez les serpentard, puisqu’elle est dotée de cette ambition parfois sournoise qui la pousse à conserver certaines valeurs tout en en bafouant d’autres, au prix de la réussite d’un but qu’elle s’était fixée. Reine du monde, Daphne serait sûrement de ces personnalités politiques qui imposent une dictature qu’elles pensent nécessaire pour l’intérêt de tous. Daphne a toujours l’idée et l’envie, mais elle a généralement besoin d’un petit coup de pouce pour agir. Par exemple, si elle voulait dur comme fer rejoindre Granger dans son combat contre Voldemort, il a fallut que Zabini lui apporte la raison valable pour qu’elle puise le courage de le faire. En réalité, même si elle aime qu’on la voit comme une forte tête qui prend ses propres décisions, Daphne aime savoir qu’elle a quelqu’un de son côté. Pour elle, l’amour est un sentiment qu’elle a du mal à ressentir dans son absoluité. La confiance que requiert l’amour pour se plonger dans une relation est quelque chose qu’elle peine à comprendre. Bien évidemment, comme toute personne normalement constituée, il lui arrive de tomber amoureuse, mais demeure toujours en elle, quoi qu’il en soit, une réserve plus ou moins grande qui lui est indispensable pour ne pas sombrer dans la folie. Tant mieux pour elle, ces niaises absurdités adolescentes n’ont pas de place dans sa vie, en ce moment. Depuis son retour au sein de sa famille, il n’y a pas que sa mémoire qui la perturbe ; en effet, elle peine à faire usage de la magie comme elle le souhaiterait. Pire, il semblerait que sa baguette refuse catégoriquement certain de ses sortilèges, comme pour lui faire comprendre qu’elle n’a jamais eu l’habitude de les utiliser et qu’ils ne sont normalement pas dans le registre habituel de la redhead. Ainsi, lorsqu’elle s’entraîne à lancer un patronus, comme une gamine de 3e année qui apprend à peine,  non seulement le sort fonctionne une fois sur sept, mais en plus ce n’est plus le renard dont elle se souvient, mais une vivet doré capricieux qui a l’air de la narguer.

   
Nothing compares to you
• pseudo & âge ; polar lights, sur bazz, mais ça ne vous dira rien, je pense roll et j'ai 20 ans. • comment as-tu trouvé le forum ? sur bazzart, comme toujours. • ton avis, tes suggestions ; ben je sais pas, je pense que c'est assez clair : je suis fan. du contexte, tout particulièrement, et du design aussi. je sais même pas quoi vous suggérer en fait, rien ? j'pourrais avoir plus de chocogrenouilles ? Laughing • connexion ; en semaine surtout, les weekends on me voit moins, mais j'essaierai de passer un maximum. • quelque chose à ajouter ? GINGERS HAVE SOULS !

   


Dernière édition par Daphne Greengrass le Mer 20 Mai 2015 - 12:30, édité 8 fois
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Here comes the hurricane
citation de ton choix, citation de ton choix

   
greengrass (1980 - 1991)
the birth
Wyatt Greengrass n’avait pas accompagné sa femme à Sainte Mangouste. Il avait laissé l’ami d’un ami d’une connaissance le faire à sa place, prétextant vaguement qu’il avait à faire, et que ce n’était pas reportable. Cela faisait déjà bien longtemps qu’Hortense ne lui en tenait plus rigueur, si toutefois elle avait déjà osé. Quand lui ne voyait pas le moindre attrait à l’idée d’assister à l’accouchement de sa femme, elle savait qu’il avait toujours été vain de tout effort si cela ne lui apportait pas directement une satisfaction personnelle plus grande que lorsqu’il arrive à se mettre un nouvel innocent dans la poche. Pourtant, aujourd’hui, il aurait fallu. Il aurait fallu qu’il veuille être là ; et qu’il en soit heureux, même, peut-être. Peut-être serait-il venu avec joie si sa femme avait eu un héritier dans le ventre. Pas une héritière. Il allait de soi qu’il aurait été ravi d’accueillir au monde un petit garçon, peut-être même l’aurait-il tenu entre ses bras, encore humide, encore sale. Mais Hortense attendait une fille. Une fille qu’il aillait aimer, sans doute ; et s’il n’y parvenait pas, il ferait semblant. Mais une fille, quand même, qu’il n’avait pas envie de prendre et de bercer encore baignée de liquide amniotique. L’idée le révulsait. Sûrement était-ce aussi parce que Wyatt Greengrass avait passé une mauvaise journée, et que les contractions continuelles de sa femme n’avaient fait que noircir davantage son humeur. Il avait d’ailleurs attendu le dernier moment avant de s’autoriser à comprendre qu’il était temps de l’emmener à l’hôpital. Wyatt Greengrass n’attendait rien de bon de sa journée. Une fois sa femme sortie, et les cris de douleurs éloignés, il s’était servi un grand verre de scotch qu’il avait savouré pendant longtemps… Jusqu’à ce qu’il se décide finalement à s’envoler rejoindre son petit être de chair et de sang. De son sang. Si l’idée ne lui plaisait guère, il tenait encore à ce que l’on ne le pointe pas du doigt en murmurant qu’il avait raté la naissance de son premier enfant à cause de l'alcool. Il arriva à temps, alors. A temps pour la prendre doucement dans ses bras, l’ingrate déjà propre et enroulée dans sa couverture, à temps pour faire bonne impression. « Daphné » Wyatt releva la tête vers la voix faiblarde de son épouse, et fronça les sourcils. Daphne. Hortense prononçait ce prénom avec cet insupportable accent français qu’il ne savait pas reproduire. Daphne, d’accord, mais qu’elle ne s’attende pas à ce qu’il fasse l’effort l’accentuer le « e » final de ce son snobinard qui sortait des bouches françaises. « Comme tu veux. Ça me va. » répondit-il comme pour ne pas avoir à en débattre. Son prénom n’avait pas grande importance : elle s’appelait Greengrass. Et alors qu’il regardait le petit être endormi, à la recherche intérieure de quelque chose à ressentir, il se rendit compte que c’était comme regarder l’émission de Real TV Wizards Story : ça ne lui procurait aucun plaisir.

mum & dad
« Daphné, tu te tiens droite et tu restes tranquille, d’accord ? » Hortense lui adressa un sourire bienveillant, que la rousse prit comme un affront, dans son fort intérieur. Si elle avait bien un point commun avec son père, c’était l’irritation qu’elle ressentait lorsque sa mère prononçait son prénom avec cet accent venu d’ailleurs. Snobinard, qui sonne faux-jeton, trop appuyé. Hortense essaye trop. De bien faire. De bien se présenter, de bien ranger, bien laver, bien cuisiner, bien s’habiller, bien se tenir, etc. Elle essaye même un peu trop d’aimer ses filles. Tori n’y voyait encore que du feu, mais du haut que ses neuf ans, Daphne ne voyait rien d’autre qu’une faible hypocrite. Une menteuse qui voulait tromper le monde, et se tromper elle-même. Pour faire comme son mari, peut-être ? Pour ne pas aller à son encontre, en tout cas. Wyatt, c’était autre chose. Plus fort et plus sanguin. Si Daphne a toujours un peu méprisé sa mère, il fallait bien qu’elle admette qu’elle était la seule personne dans sa vie qui se rapprochait d’un parent. Même si c’était faux, elle a toujours voulu bien faire, sans doute plus pour sa bonne image que pour l’intérêt de sa famille, mais au moins, elle leur accordait cette autre importance que Wyatt ne savait leur donner. Astoria n’a jamais cessé de penser qu’elle était sincère, "Maman". Peut-être a-t-elle toujours eu raison là-dessus, en réalité. Mais la rouquine est comme son père sur ce point, même si elle déteste l’admettre : elle a des avis arrêtés et est un peu trop rancunière envers les personnes de son entourage proche. Hortense a peur de défier Wyatt, et ce depuis toujours. C’est précisément pour cela qu’elle n’a jamais gagné le respect de sa première. Ce jour-là, les Greengrass accueillaient une famille venue de loin spécialement pour eux. Les Garivaldi, ou quelque chose comme ça ; une famille italienne qu’Hortense connaissait de par ses nombreux voyages-slash-contacts en Europe. Daphne avait l’habitude de ce genre de rendez-vous. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il était nécessaire qu’elle y assiste, d’autant que le repas était incroyablement long, et qu’elle ne saisissait pas un seul mot de leur charabia d’adultes. Mais elle se pliait aux règles, non pas parce que Maman lui demandait de se tenir droite et tranquille, mais à cause ce regard que Papa lui lançait, comme pour la clouer sur place, verrouiller sa cible. Daphne ne craignait pas Wyatt ; pas comme Hortense le craignait. Elle se désolait parfois secrètement qu’il ne baisse jamais les armes, même en sa présence, qu’il n’essaie pas un peu d’être un père, à l’instar de sa femme qui tentait désespérément d’être une mère pour les deux gamines. Elle ne disait rien, quand il parlait ; elle acceptait, sans se soumettre. Et elle se réjouissait, sans mot dire, de ces rendez-vous publics ou il construisait cette relation de complicité père-fille aussi vite qu’un château de carte sur lequel il soufflait dès que plus aucun regard n’était posé sur eux. Pendant toute son enfance, Daphne s'est forgée une vie intérieure très intense, où elle refaisait le monde, et sa famille avec, toute seule, enfermée dans sa chambre. Wyatt Greengrass n’en faisait pas partie. Et elle n’avait alors pas à s’excuser en silence, chaque jour de sa vie, d’être née femme.

astoria
Presque une heure que les larmes de la gosse roulaient sur ses joues et s’écrasaient au sol, et Daphne n’avait toujours pas lâché sa main. « Tori… Là, ce n’est rien, je te dis, ce n’est pas ta faute, Père est seulement de mauvaise humeur aujourd’hui. » Elle lui répétait calmement, doucement, en attendant que ça passe, en attendant que ça cesse. Elle n’était pas du genre patiente, de caractère, mais Astoria était son exception à tout. Astoria a toujours été son exception à tout. A cet instant, Daphne les voyait comme une seule et même entité, indistinctes l'une de l'autre, où toutes les tristesses, joies et colères infligées à l’une se voyaient automatiquement infligées à l’autre. Elle ne voyait pas sa sœur comme un être plus fragile qu’elle, seulement plus sensible. Astoria n’avait jamais rien souhaité d’autre que de faire la fierté de sa famille, et elle se donnait tant de mal à remplir cette unique tâche qu’elle s’était fixée, qu’elle ressemblait de plus en plus à leur mère. « Je vais aller dire pardon. » avait-elle réussi à prononcer dans un sanglot. Daphne baissa les yeux, et lui lâcha lentement la main. Ce matin, Tori avait renversé son petit déjeuner sur son pyjama, ce qui avait mis Wyatt dans une colère si folle qu’il avait attrapé sa fille au poignet, l’avait serré de toutes ses forces et l’avait traînée jusqu’à sa chambre dans laquelle il l’avait jeté trop fort avant de claquer la porte derrière elle. Tu n’as pas à dire pardon, c’est ce que Daphne avait envie de hurler. « D’accord, vas-y. Je t’attends. » Tori avait sourit. Puis elle était sortie. Sa sœur est loin d’être bête et elle est loin d’être faible. Elle le savait Daphne,tout comme elle savait à cet instabt qu’elle la défendrait corps et âme jusqu’à en mourir s’il le fallait. Elle était née près de deux ans après elle, et même si ce n’était pas tant que ça, Tori restait sa petite, sa gamine. En attendant le retour de sa sœur, Daphne tendit l’oreille. Son père avait l’air calme. Wyatt semble toujours plus calme en présence d’Astoria qu’en sa présence, à elle. Peut-être savait-il déjà, à cet instant, que c’était elle sa poupée, celle qui allait accepter le sort qu’il leur réservait, celle qui allait redorer l’honneur, le blason. Il avait, dès lors de sa naissance, mis énormément d’espoir en elle. Il avait mieux pris l’annonce de cette fille que de la première, comme s’il avait eu le temps de faire le deuil du fils qu’il n’aurait jamais. Daphne l’avait déjà déçu une première fois, en refusant l’alliance avec Draco Malfoy que leurs pères respectifs avaient prévue entre eux. C’était Tori qui avait rattrapé le coup, malgré elle. Malgré elle, ce serait ainsi pour toujours. Elle ne demandera rien de ce qui lui arrivera ; ça lui arrivera, c’est tout. Et Daphne passera toutes les années suivantes à la sauver des griffes d’un père, d’un système, d’un maître. Mais pour l’heure, pour l’heure on n’y pensait pas. Astoria revint à sa chambre le sourire aux lèvres, ce qui illumina celui de sa sœur. « ça a été, tu vois. » elle hocha la tête et fixa son regard au sien. Ces yeux qu’elle voyait tous les jours sans jamais s’y plonger assez. Ces yeux qui n’avaient pas cette étincelle rebelle qu'avaient ceux de sa sœur ; ces yeux-là, qui la prieraient un jour de couper le cordon, et de la laisser s’envoler.

   
hogwarts (1991 - 1997)
slytherin
Un tonnerre d’applaudissements s’éleva de la table la plus à droite. Daphne se fendit d’un sourire satisfait. Telles qu’on les lui avait présentées, des quatre maisons à Poudlard, Serpentard était bel et bien celle qui semblait lui correspondre le mieux. Elle fut rassurée, d’ailleurs, quand le Choixpeau le lui confirma. Daphne chez les ambitieux, Daphne chez les malins. Dans la même maison que son père avant elle, un choix qui coulait de source, mais elle refusait d’en voir le lien. A Serpentard, Daphne s’était sentie chez elle ; après quelques difficultés d’intégration. Ce n’était pas évident, à ce moment, d’être rousse dans une maison comme celle-ci. La comparaison avec les Weasley (déjà traîtres à leur sang) de Gryffondor ne s’était pas faite attendre. Les moqueries, les railleries. Daphne les avait bien vite outrepassées. Comme elle savait le faire, elle l’avait ouverte, avait levé les yeux au ciel, fait preuve de répartie, d’autodérision. On avait bien vite fini par la laisser tranquille. Daphne s’était trouvé des amis ; avait retrouvé de vieux ennemis. Draco et elle n’avaient peut-être pas fait la paix, mais ils avaient fait une trêve ; s’était dessinée entre eux, une amitié brouillon. La rouquine avait vu l’avantage à faire partie de leur clan. Ainsi, d’une certaine manière, qu’une raison de ne pas froisser sa famille davantage : Malfoy était une valeur sûre dans le contexte actuel, et on aimait mieux, alors, les avoir de son côté, que contre soi. Parmi eux, il y avait également Pansy Parkinson, la petite brune à qui elle parlait peu mais qu’elle observait de près ; et vice versa. Dieu sait comment, quand, pourquoi, une étrange compétition s’était un jour amorcée entre elle et n’avait cessé d’exister depuis, les suivant année après année, dès que l’une se trouvait dans le champ de vision de l’autre. Pourtant, il y avait cet aspect inexplicablement respectueux dans leurs continuels affrontements. Comme si chacune reconnaissait chez l’autre une adversaire, pas une ennemie, mais une égale. Peut-être parce qu’il y avait Astoria, avec qui Pansy, Daphne le savait, avait toujours usé d’un maximum de mépris ; la rousse s’était parfois surprise à penser que c’était bien la raison pour laquelle elle ne pourrait jamais être amie avec la brune. Alors qu’il y avait tellement plus que ça. Oui, peut-être aussi, parce qu’il y avait Blaise. Son épaule amicale, son rocher sur lequel s’échouer après une longue journée désagréable. Bizarrement, il n’était devenu tout cela que bien longtemps après leur arrivée à Poudlard. Si Daphne avait rejoint leur petite bande de vipères très tôt, pour s’assurer des années sans encombres, ils s’étaient, peu à peu, et très lentement, découvert des points communs et des sujets de discussion agréablement plus inspirants que ceux qu’elle partageait, parfois, avec les autres. Peut-être l’a-t-elle oublié aujourd’hui, mais Blaise restera toujours, dans son cœur, son déclic, celui qui l’a sauvée, en la poussant à s’enfuir. Et peut-être s’en souviendra-t-il, lui aussi, quand il aura compris que son intention première n’a jamais été de le trahir.

granger & potter
« Ils pensent que Harry dirige un groupe de résistants, ou rebelles, ou… Je ne sais plus exactement quel mot ils ont utilisé, ils- » « Bien évidemment qu’ils pensent cela ! Ils devraient même le savoir, au point où nous en sommes. Sérieusement, Daphne, c’est tout ce que tu as ? » Redhead baissa les yeux. C’était tout, oui. Elle se sentit honteuse un moment. Daphne était ailleurs. « Tout, oui. Tout depuis les dizaines décrets dont vous avez eu l’information avant tout le monde, tout depuis le nombre de points abusivement retirés à vos maisons, tout depuis l’audit du corps enseignant, tout- » « Ça va, la coupa Hermione. Excuse-moi. » Les deux amies étaient ailleurs, en réalité. Pour cause. Plus le temps passait et plus il devenait évident qu’un jour de plus à ignorer le retour de Lord Voldemort, c’était un jour plus dangereux que la veille. Avec l’Armée de Dumbledore, le trio légendaire apprenait aux élèves à se défendre contre ceux qui pouvaient, (pire : qui voulaient) les tuer. La fin de l’année approchait à grand pas. Dumbledore restait en retrait. On ne pouvait compter que sur soi-même. Et Daphne pouvait compter sur Hermione. Depuis longtemps, maintenant. Pourtant, leur amitié était loin d’être une évidence. Non seulement parce que Gryffondor et Serpentard sont souvent pensées comme des maisons ennemies ; aussi, parce qu’être l’amie de Malfoy et de Granger à la fois, c’était risqué. Si ça s’était su, elle aurait d’ailleurs dû faire un choix. Alors elles l’avaient développée, cette amitié, elles l’avaient cultivée avec patience et discrétion. C’était ce qui faisait leur force, sans doute. S’être construit un duo sur une base solide, presque indestructible, semblait-il alors. « Allez, Granger, arrête de t’angoisser, tu les passeras haut la main, tes BUSE ! » Se moqua Daphne en lui poussant doucement l’épaule. A ce moment, elle était sûrement à dix mille lieux de penser à ses examens finaux. Leurs rires nerveux se joignirent et se détendirent petit à petit. « Oh, si tu veux, j’ai autre chose : ils sont après les produits Weasley. Ils veulent les interdire, mais je ne me fais pas trop de soucis, ils ne savent même pas d’où ça vient. » Rencontrer Hermione et se lier d’amitié avec elle avait grandement contribué au choix final de Daphne qui consistait à rejoindre la résistance. Granger était, à elle seule, un des trois éléments déclencheurs qui avaient poussés Daphne à se rallier à Potter, avec Zabini, et cette volonté indélébile de protéger Tori de son père, et de son environnement. Pourtant, elle n’avait jamais voulu rejoindre l’Armée. Trop risqué, pensait-elle, elle avait bien trop peur de griller sa couverture auprès de Draco et Pansy ; et Blaise, à ce moment. Avec du recul, pourtant, lui avait été capable de le faire. Elle s’était alors demandé si elle n’en était pas restée loin, finalement, par lâcheté, ou bien simplement parce qu’elle n’aimait pas spécialement Potter. Allez savoir pourquoi, elle n’avait jamais réussi à l’apprécier, le trouvant trop mou, trop mièvre, presque niais. Cependant, aujourd’hui encore elle regrettait de ne pas avoir assisté à ses cours particuliers, car bien qu’excellente élève durant toute sa scolarité, avec l’AD, elle aurait peut-être réussi à surpasser les résultats de Granger. Et à savoir faire un patronus, aujourd'hui.

the escape
« J’ai besoin de votre aide » Sa dernière année à Poudlard était arrivée en un battement de cils. Le monde ressemblait de plus un plus à un chaos, noir de poussière, de cendres et de magie. Lord Voldemort était revenu, et avait recouvré la quasi-totalité de ses forces. Hermione, Ron, et Harry étaient partis, rapidement suivis par d’autres résistants, opposants à Snape et au gouvernement qui était en train de se former ; pour l’heure, ils demeuraient introuvables. Et Daphne nourrissat l’espoir fou de les rejoindre. C’était sans compter sur son père qui, peut-être, avait prévu la trahison et qui, peut-être, avait décidé à cet instant de jouer ses dernières cartes. L’école avait alors repris depuis à peine un mois, et leurs quotidiens avaient un arrière-goût pré-apocalyptique. La nouvelle était tombée un jour, sans qu’elle ne s’y attende, mais sans non plus qu’elle puisse prétendre ne pas l’avoir vu venir : Daphne allait devoir se plier ; Daphne allait devoir adhérer. Depuis la mort de Dumbledore, et la reprise de Poudlard par Snape, c’était d’ailleurs précisément ce qu’elle avait fait. Elle s’était forcée à baisser la tête et ne jamais rien dire trop fort ou trop vite. Snape était un des nombreux amis que son père avait su prendre dans sa toile ; ou peut-être était-ce Snape qui avait pris Wyatt dans la sienne. Toujours était-il que Daphne ne supportait déjà plus d’être privée de sa liberté, puisque c’était bien une des deux seules choses qu’elle s’était battue pour garder, et protéger ; presque aussi fort et ardemment que pour Astoria. Mais l’annonce de Wyatt, arrivée plus tôt dans la matinée, cordialement déposée entre ses mains par un hibou noir comme leurs robes, représentait irrévocablement la fameuse goutte d’eau qui faisait enrager la rousse. Elle l’assimilait même à une déclaration de guerre. Officielle. C’était presque comme si Greengrass père l’avait prévenue, précisément pour qu’elle refuse. Il fallait donc qu’elle déserte à son tour. Mais vers qui se tourner ? La rouquine savait bien que Blaise partageait ses idéaux, mais ils avaient déjà eu la conversation maintes et maintes fois : il n'était pas encore décidé à sauter le pas. Alors, qui d'autre ? « Excuse-moi, tu as fait tomber ceci » Daphne fit volte-face en entendant les pas de la gamine courir derrière elle pour lui rendre son livre de potions. La rousse – plus rousse qu’elle, plus Weasley – fut très vite rejointe par le grand brun aux faux-airs benêts et au regard vif. L’éclair claqua dans son esprit et illumina ses rétines, il sembla même qu’il se répercuta sur leurs paupières lourdes et leurs yeux cernés par la lutte. « Vous. Vous deux. J’ai besoin de votre aide. » Le fond de son âme et tous ses secrets, elle leur livra tout, ils pouvaient tout savoir. Si Hermione leur faisait aveuglément confiance, Daphne le pouvait tout autant. Et elle ne s’y trompa pas. L’aide la plus précieuse qu’elle reçut à Poudlard lui fut effectivement apportée par Ginevra Weasley et Neville Longbottom, qui lui offrirent leur secret en retour : la salle sur demande. La cachette idéale. Cerise sur le choixpeau, ils étaient en train de creuser un ultime passage secret, de la salle jusqu’à Pré-au-lard. Celui-là même qu’elle emprunterait, quelques mois plus tard. Seule. En laissant sa sécurité derrière elle ; en laissant ses infimes espoirs de familles réunies ; en laissant Tori.

 
insurgent (1997 - 2002)
bellicose
Daphne ne parvenait pas à fermer l’œil. Comme à son habitude, lorsque les alentours étaient calmes et propices à l’évasion intérieure, elle pensait à sa sœur. Sa sœur qui allait subir le sort qu’elle aurait dû subir avant elle. Elle se répétait les évènements dans sa tête. Ceux qui l’avaient menés jusqu’ici, ceux, plus anciens, qui avaient fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui, et ceux qu’elle avait vécus avec Tori : Daphne connaissait sa sœur mieux qu’aucune des deux n’aurait voulu l’admettre. Ce qu’elle s’apprêtait à faire, elle voulait s’en convaincre, c’était dans son intérêt à elle, à Tori. Tout ce qu’elle avait toujours fait, tout ce qu’elle continuerait à faire… Elle se leva, traversa le camp et s’arrêta devant George. « Il faut que nous retournions chercher Astoria. » Daphne passa la totalité des jours suivants à convaincre l’Ordre et à préparer son plan. Elle savait où trouver Tori. Elle savait quand trouver Tori. Tout cela sans qu’aucun ne se fasse repérer par son père. Par un autre mangemort, cependant… Ils devraient être prudents. Mais rapides. Et quand elles se retrouveront face à face, elle saurait quoi lui dire. Si l’enlèvement (comme Astra aime à le souligner) se passa comme prévu, c’est la réaction de celle-ci, plus véhémente et pleine de rancœurs, qui surprit Daphne. Comme si cette dernière s’était appliquée toute sa vie à rendre sa sœur misérable, comme si elle faisait constamment passer ses propres intérêts au devant de ceux de sa sœur, comme si c’était elle, l’égoïste. Comme si elle n’avait risqué tout, pour elle. Tout ça pour un père cruel, une mère soumise, un fiancé pathétique. Et un fils, dont Daphne n’avait appris l’existence que longtemps après sa naissance, et de la bouche de son imbécile de père. Pour ne rien arranger, les conflits au sein même de l’Ordre devinrent de plus en plus nombreux et de plus en plus violents, jusqu’à ce qu’il implose, un an et demi après la fuite de l’aînée. Pour son plus grand désespoir, elle dû alors choisir un camp. Et comme une évidence, nourrie par la haine, le souhait de vengeance, le désir d’un avenir plus beau, elle choisit les Belliqueux, et entraîna Astra avec elle. A l’instant, elle savait déjà que ce n’était pas un groupe pour sa sœur, qu’elle aurait mieux fait de l’emmener chez les pacifistes, qu’elle y aurait certainement reçu un meilleur traitement. Mais elle voulait éperdument garder un œil sur elle, emprise d’une peur virulente qu’elle ne disparaisse, et que ce soit de sa faute. A l’évidence, ce n’était pas non plus un groupe pour Daphne. Certes elle s’y sentait à sa place dans les premiers jours, grâce à son esprit rebelle et ses immuables désirs de révolution. Mais ils étaient, à chaque fois, bien dans trop dans l’excès et il lui arriva plus d’une fois de devoir les rappeler à l’ordre, pour ne pas qu’ils s’entretuent, que ce soit au sein de leur petit groupe ou même entre les différents groupes d’insurgés. Puis, elle dut se rendre à l’évidence. « Il faut que vous preniez Tori avec vous. » « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » « Rien. Elle sera mieux avec vous. Plus en sécurité. » Ainsi, Franck ne s’en prendra pas à elle quand j’aurais disparu. Ainsi, plus personne ne s’en prendra à elle, même si la mission tourne mal.

frienemies
June Winchester a longtemps été son pilier chez les Belliqueux. Son vrai soutien. Son amie. Pas qu’elle n’ait personne d’autre à qui faire confiance ou sur qui compter ; c’était juste que les choses semblaient plus faciles lorsqu’elles étaient faites avec June. Les conversations semblaient moins pesantes, et les nuits moins froides. Seulement, si Daphne s’est toujours sentie un peu en décalage avec les belliqueux, il fallait bien admettre que June n’avait absolument rien à y faire. D’un naturel encore moins violent, et d’une maladresse qui avait le don de faire rire son amie dans les moments les plus sombres, June n’aurait pas su rester plus longtemps. Un jour, elle partit rejoindre un camp d’audacieux. Elle aurait pris le temps de lui dire au revoir (du moins, Daphne l’espérait), si celle-ci n’était pas partie en éclaireuse avec Franck quelques heures plus tôt. Peut-être aussi était-ce moins difficile de s’en aller sans adieux. Toujours était-il que Daphne l’a, bêtement, stupidement, extrêmement mal pris. Comme une enfant qui fait un caprice, elle a refusé d'entendre les raisons qui avaient poussées son amie à partir, alors qu’elle était la plus à même de les comprendre. Encore aujourd’hui, il lui arrive de penser à elle. Elle ne prend pas le temps de regretter sa rancœur, mais elle s’avoue en silence qu’elle lui manque.
Blaise Zabini pourrait être la « version masculine » de June. Pourtant, ces deux-là n’avaient strictement rien à voir l’un avec l’autre. Mais pour Daphne, ils étaient indissociables du simple fait que perdre l’un était tout aussi douloureux que perdre le second. Après tout, et pendant tout ce temps, Daphne avait toujours conservé, dans un petit coin de sa tête dure, les mots décisifs de Zabini, qui avaient amorcés entre eux une amitié sincère et durable qui n’avait rien de celle à laquelle ils jouaient depuis leur entrée à Poudlard. Blaise avait davantage sa place chez les Belliqueux, animé par une soif de venger tous les préjugés, de désagréables à vraiment barbares, dont il avait été victime depuis le début de sa vie, concernant la couleur de sa peau ou la nature de son sang. Cependant, à l’instar des deux rouquines, il n’avait pas en lui ce désir de destruction massive, presque terroriste qui faisait le jeu des Belliqueux. De son côté, il a toujours considéré Daphne comme sa plus proche amie, son unique confidente, la seule à qui il s’était ouvert et avait accordé son entière confiance, sachant – croyant – qu’elle serait incapable de le trahir.
Avant eux, il y avait bien Maverick Rowle. Lui a été là pour la divertir, l’emmener ailleurs sans jamais aller bien loin, la faire penser à autre chose, parfois. Leurs échanges à eux étaient légers, doux. Ils ne parlaient que très peu de la guerre et s’appliquaient surtout à se remémorer les bons souvenirs du passé. C’était taquin, enfantin. Ça leur apportait une stabilité suffisante pour ne pas devenir fou. Et puis, Maverick s’était fait prendre, on l'avait emmené. Elle ne l’a pas revu depuis.
Ces gens-là ont été ses plus proches amis. Sont-ils devenus ses ennemis, par la force des choses ?


the mission
« Il faut que vous preniez Tori avec vous. » était la première phrase qu’elle avait prononcée après s’être décidée à mettre son plan à exécution. C’était celle qui avait confirmé, non seulement l’entrée en phase une, mais tout ce qui l’avait ensuite suivie. C’étaient les prémices, les fondations, ce sur quoi elle avait bâti sa mission. Ce jour-là, Franck ne lui avait rien demandé. Elle serait allée voir George, si… mais la bataille de Poudlard avait déjà fait ses dégâts quatre ans auparavant, et il y avait des soirs – comme celui-ci – où elle peinait encore à s’y résoudre. C’est un chapitre qu’elle a bien souvent voulu effacer de sa mémoire, car comme beaucoup, elle en est sortie traumatisée, marquée à vie. Cette bataille, elle ne la raconterait pas aux curieux qui voudraient la questionner. Elle y avait vu mourir des proches, elle y avait vu triompher ses pires cauchemars, elle y avait croisé le regard de Rookwood, et celui de son père… ce même homme qui l’aurait tuée à ce même instant, s’il avait été juste un peu plus rapide, juste un peu moins bigleux. Et elle, en aurait-elle été capable ? Elle y avait aussi vu de nouvelles perspectives, pourtant, en la personne de Blaise, qui les avait alors rejoints. Depuis cette mission qu’elle qualifie d’échec cuisant, Daphne n’avait plus ressenti l’envie de s’approcher plus près des flammes au risque de se brûler les ailes. Elle avait attendu. Un an, deux, trois. Et puis ce jour-là. Entre la pression extérieure, la traque interminable et chaque jour plus fatigante que la veille, les conflits intérieurs et la peur omniprésente qu’il arrive quelque chose à Astoria, Daphne manqua d'exploser. Il fallait qu’elle parte, mais pas sans mettre Tori à l’abri. Il fallait qu’elle parte, et que ce soit sa décision. Elle ne voulait recevoir le consentement ou la bénédiction de personne. Elle voulait juste que les choses bougent enfin. Qu’une lueur d’espoir leur redonne l’envie de se battre, alors même que l'espoir se voyait diminuer peu à peu chez de plus en plus d’insurgés. Elle voulait juste se vider l’esprit de ce qu’elle avait vu depuis 20 ans, et le remplir de nouvelles perspectives d’avenir. Elle décida tout bonnement de se confier une mission à elle-même, une mission qui, si elle s’avérait être un succès, promettait de redonner la foi aux moins convaincus, et lui confèrerait une place suffisamment importante chez les insurgés pour qu’elle puisse protéger Astra bien mieux qu’elle ne le faisait déjà. « Qu’est-ce qui te tracasse ? » elle jeta un regard anxieux à son interlocuteur. « Quoi, tu crois que je ne le vois pas ? Tu agis bizarrement depuis ce matin, Fox. » elle qui pensait avoir toujours eu un donc pour cacher ses émotions. « ça n’avance pas, Franck. Je- Je veux partir en mission d’infiltration. » « Par la barbe de Merlin… tu ne préfèrerais pas une mission kamikaze ? Qu’ils explosent donc tous une bonne fois pour toute. » « Franck- » « C’est bon Redhead. Je veux un rapport tous les mois, minimum. Tu as ton miroir ? » « Je devrai m’en débarrasser » « Alors tu trouveras un autre moyen. Va. » « Je dois d’abord passer voir Tori. » puis de rajouter, devant ses yeux brillants et écarquillés comme s’il épris d’une folie soudaine : « Je ne lui dirai pas. Je ne vais rien dire à personne. » « Et moi non plus. Ainsi, si venait à échouer… ce ne serait plus mon problème. Ni le mien, ni celui de personne d’autre, que toi. » Daphne acquiesça fermement. Il avait accepté bien facilement. Peut-être se réjouissait-il ne plus l’avoir dans les pattes. Toujours étant qu’Astoria devait être mise en sécurité. Alors, elle passa d’abord la déposer dans le camp de Potter, avant de se volatiliser, pour rejoindre sa famille.

 
amnesiac (jan. 2002 - may 2002)
adherent
Le feu dansait dans la cheminée et lui réchauffait le cœur. Ce matin, on lui avait servit un petit déjeuner chaud, et bien garni. Des croissants, des œufs, du bacon, des galettes de pommes de terre, tant d’autres mets délicieux qu’elle avait engouffrés en si peu de temps. Le manoir Greengrass était exactement tel qu’elle se le rappelait : grand, étrangement lumineux, presque chaleureux. Elle se rappelait à quel point elle avait toujours aimé vivre ici, s’asseoir auprès du feu, dans la pièce principale. Menteuse. Où était passée les six dernières années ? Qu’avait vu Lord Voldemort, lorsqu’il avait regardé dans son âme, lorsqu’il lui avait demandé, la vérité. « Je ne sais plus, je- » D’où venais-tu, Daphne Greengrass. « Je n’étais pas moi-même, je ne me rappelle rien… » ça avait duré ainsi. Longtemps. Et puis, il l’avait crue. Elle en était ressortie indemne, avec le droit de regagner sa résidence claire et chaleureuse, auprès de sa famille aimante, à qui elle avait tant manquée. Menteuse. Daphne secoua la tête et emmêla ses cheveux entre ses doigts. A quoi tu penses, Greengrass, qu’est-ce qui te revient ? « Te rappelles-tu que l’on organise une réception ce soir, ma chérie ? Monte dont te préparer, les premiers invités ne vont plus tarder. » Avait-il réellement besoin de répéter son personnage avant de l’interpréter devant le monde sorcier ? Ce qui aurait sonné comme une moquerie, voire un affront, sonnait aujourd’hui comme les douces paroles d’un père heureux à sa fille retrouvée. N’y voyait-elle réellement que du feu ? « Je monte, Père. » elle lui adressa alors un sourire, auquel il ne s’attendait pas, et qu’il lui rendit quand même. Lui aussi devait s’habituer à leur nouvelle relation. « Chérie, je t’ai sorti la robe bordeaux, elle est étendue sur ton lit, c’est celle que tu vas porter, d’accord ? » mais ça ne demandait pas de réponse, juste une approbation. Daphne hocha la tête et déposa un baiser sur la joue de sa mère, avant de se faufiler dans sa chambre. A quoi tu joues Greengr- ta gueule. Je suis bien. Devant son miroir en pied, elle observait la robe bordeaux "qui lui allait à ravir", se surprit-elle à penser, et qui faisait ressortir davantage la couleur de ses yeux déjà contrastée par ses cheveux roux. Depuis combien de temps n’avait-elle pas porté de robe ? Aimait-elle seulement ça, avant ? « Tu es magnifique. » Hortense s’était glissée dans la pièce comme un fantôme, sans un bruit. Elle s’avança lentement vers sa fille et essuya une larme qui coulait sans se presser sur sa joue droite. « C’est fini, Daphné. Tu n’as plus à t’en faire. Tu es là. Et nous irons chercher ta sœur. C’est fini. » Elle n’avait même pas remarqué qu’elle pleurait. Mais elle hocha la tête. Tori, bien sûr. Ça devait bien être la raison de son chamboulement soudain. « Le Magister vient-il dîner avec nous ? » « Non, il a à faire. Mais je suis sûre qu’il se réjouit aussi de ton retour. » Daphne lui adressa un sourire ravi et sécha ses yeux d’un revers de la main. Elle reste plantée là un long moment après que sa mère ait quitté la pièce, puis elle se décida à sortir. Elle descendit les marches du grand escalier lentement, une main sur la rampe, l’autre soulevant légèrement sa robe, comme Hortense le lui avait appris. Le silence se fit à mesure que les regards se tournaient vers elle. Puis, quand elle atteint la dernière marche… « Bon retour parmi nous, ma fille. » Wyatt lui pris la main, et l’emmena saluer toutes les sorcières et tous les sorciers qui l’accueillirent chaleureusement. Tous ceux qu’elle avait haï pendant tant d’années, ceux-là même qu’elle avait combattus. Elle était eux, maintenant. Elle adhérait.

draco
« Je me moque des méthodes que tu as employées pour sembler crédible, après t’avoir côtoyée toutes ces années je n’ai aucun doute sur le fait que ce retour n’est que pure comédie. » Une telle réception n’aurait, bien évidemment, pas pu avoir lieu sans que les Malfoy n’y assistent. Pourtant, seul Draco avait répondu présent, et, bien qu’elle ne demanda pas pourquoi, elle mourrait de curiosité sur la question. Le voir fut une des meilleures surprises de la soirée : elle avait, à ce moment plus que jamais, besoin d’un ami. Pourtant, l’ami en question la couvrit de tant de reproches accompagnés d’un regard si dédaigneux, qu’elle pensa un instant confondre l’identité de son interlocuteur. Non, il s’agissait bien de Draco Malfoy ; en furie, qui ne la laissait pas en placer une, qui ne croyait en rien l’histoire dont elle-même n’était, de toute manière, pas certaine. Mais elle ne faillit pas. Elle lui conta le même récit qu’elle racontait aux autres, la même version qui se retrouvera dans les magazines, le lendemain matin, son histoire d’imperium, ces trois années de galères, de trahisons forcées, qu’elle n’avait jamais voulues. Elle parut si perdue, ahurie, comme un oiseau tout juste tombé du nid, qu’il accepta presque ses paroles. Après tout, pouvait-il vraiment en douter ? Elle avait passé le test face au Lord, comment pouvait-elle échouer à celui du blond capricieux ? Qui plus est, elle n’avait absolument aucun souvenir de leur dernière entrevue, alors, s’il s’efforça de la lui rappeler, elle ne put s’empêcher de se demander s’il disait vrai, ou s’il n’exagérait pas un tantinet. Daphne voulait récupérer son ami. Ainsi, leur « alliance », mise en place dans l’instant dans le but de retrouver Astoria, ne demanda pas plus d’une seconde de réflexion à la rousse. Elle accepta. Les tensions s’apaisèrent progressivement. Draco ne lui accorda pas sa confiance du jour au lendemain, mais il lui laissa au moins le bénéfice du doute. Ils se virent, de temps en temps, pas fréquemment. Jusqu’à ce qu’on lui apprenne qu'il venait d’être transféré à Sainte Mangouste, aux suites d’un accident qui l’avait visiblement bien amoché. Bien qu’elle fut heurtée par la nouvelle, dans un premier temps, elle décida toutefois d’en profiter pour continuer à entretenir l’amitié re-naissante entre eux. Elle lui rendit visite ; plusieurs fois. Lui apportant ce qu’on apporte à un convalescent : des fleurs, des chocolats… d’autres chocolats. Daphne aurait bien attaqué en justice la boutique qui lui avait vendu des chocolats « spécial saint-Valentin ». N’est-on pas censé être prévenu, avant de conclure l’achat ? Une personne qui ose acheter des chocolats un 14 février est-elle forcément en train de chercher à pimenter son couple ? Si elle avait acheté une pizza 3 fromages, aurait-elle été tout autant bourrée d’aphrodisiaque ? A la réflexion, peut-être qu’elle aurait dû. Elle se rappelle encore son ton moqueur, son fou rire face à sa stupéfaction. Pourtant, la suite est floue, brouillée par les filtres d’amour qu’elle avait, malgré elle, ingurgités. L’effet escompté s’était déclenché, et Daphne ne s’était pas gênée pour faire une scène à l’ingrat qui s’était amusé de la situation, dès le lendemain matin. Aujourd’hui, si le secret est bien gardé – aucun des deux n’ayant l’intention qu’il s’ébruite – ils ne s’en trouvent pas moins dans une position délicate : amis, certes, mais amis vaches, et changeants selon l’humeur de l’un, l’humeur de l’autre. Amis malgré tout, pour le plus grand soulagement de Daphne, mais quelle évolution serait-elle en droit d’attendre, alors que l’épée de Damoclès qui lévite, invisible, au dessus de sa tête peut l’embrocher d’un jour à l’autre ? La pardonnera-t-il alors ? Ou suivra-t-il la logique dans laquelle il a toujours baigné, en la dénonçant au Lord ?

the lie
Daphne n’arrive plus à rien. Sa baguette lui répond aussi bien que lorsqu’elle était élève de première année, pendant le premier mois de cours ; elle désobéit, répond aux sortilèges une fois sur six, lance le bon une fois sur douze. Daphne s’entraîne, et a perdu son patronus. Il n’est plus là. Il semblerait même qu’il ait changé. Daphne s’enferme, dans un cercle bizarre, plus gris, plus noir. Elle perd le nord, perd la foi. Daphne la bipolaire, murmure-t-on tout bas. Peut-être, pourquoi pas ? Est-elle chez elle, chez elle ? Est-elle chez elle ailleurs ? Pourquoi ? Pourquoi elle se questionne, pourquoi rien ne marche plus droit ? Daphne le sait, au fond. Elle le sent, sûrement. Ça lui revient, comme ça, par flashes, par bribes. Ça lui hurle « regarde, rappelle-toi ». Ce rôle qu’elle joue, comme sa mère avant elle, comme Tori aujourd’hui. D’ailleurs, Tori est rentrée. Daphne a été si heureuse de l’apprendre, elle l’a serrée dans ses bras, comme jamais. Littéralement, jamais elle ne l'avait fait. Mais si Astoria semble avoir retrouvé ses aises et sa place parmi eux, Daphne la perd un peu plus, chaque jour qui passe. Elle se rappelle de Simon, un sortilège, un miroir. Une forêt. Qu’est-ce que c’est ? A qui est-elle en train de mentir, autre qu’à elle-même ? Daphne est heureuse, Daphne, tu es heureuse. Elle le répète comme une poésie qu’on apprend par cœur pour la réciter à Papa, Maman. Eux, d’ailleurs. Elle ne veut pas les décevoir, eux aussi avaient l’air tellement comblés lorsqu’ils ont reformé leur famille au complet. Mais Daphne voit des choses, Daphne croit des choses qu’elle choisit d’ignorer. Dans ses rêves, elle est quelqu’un d’autre, mais au réveil, elle refuse de l’admettre. Cette personne n’est pas elle, elle est déjà précisément qui elle voudrait être. Comme ça, sans faire de bruit, les certitudes s’effondrent, laissent place aux doutes, aux idéaux détruits. Tu les as trahis. Mais qui ? Lesquels ? Quelle traîtresse est-elle ? La bonne ou la mauvaise ? La méchante, la gentille ? Dans quel camp se trouve-t-elle réellement ? « Vous deux. J’ai besoin de votre aide. » Secoue la tête, chasse les pensées ; enfouis-les. Elles ne reviendront pas. C’est une étape, un autre test, ça passera. C’est inconscient, omniprésent, ça la suit, où qu’elle aille. L’évidence est là, flagrante, criante. Daphne la traîtresse : Daphne l’insurgée. « Je sais ce que tu mijotes avec Granger, Greengrass. » Cette crainte atroce, ce soulagement. Blaise. Où était-il ? Que faisait-il ? Que pensait-il d’elle, à cet instant ? Y pensait-il seulement ? Et pourquoi diable y prêtait-elle attention ? Elle ne le connaissait pas, ne le connaissait plus et n’en avait que faire. Ils n’étaient plus personne, ces fugitifs, si toutefois ils avaient comptés un jour. Pourtant ça brûle en elle, ça reste, ça prend racine. Ça la convainc presque, la rousse, de s’en aller : d’y retourner. Qu’est-ce qu’elle attend, cloîtrée dans sa prison de pierre ? Ce manoir n’est pas lumineux, ce manoir n’est pas chaleureux. Il est sombre, austère. Et on y a froid. Elle va partir, elle va les rejoindre, sa place est là-bas. L’insurgée, érigée en victime, redeviendra la rebelle, la révolutionnaire, la résistante. Je les déteste tous. Et elle s'en va... « Queenie, le repas est servi. D’après Mère, c’est seulement nous quatre, ce soir. » Seulement nous quatre. Repas de famille. Alors Daphne oublie tout. Volatilisées, ses idées d’ailleurs. Evanouie, sa haine, sa revanche. Je suis exactement là où je devrais être.


Dernière édition par Daphne Greengrass le Mer 20 Mai 2015 - 13:57, édité 17 fois
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Ma foi, elle est populaire, la Daphné ! Pour une traîtresse, pourtant (a)
*oui, je sors*
Allez, bienvenue ici et bonne chance dans la rédaction de cette fiche !
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pouahaaa pauvre Daphne, c'est une traîtresse de tous les côtés mdr
mais forcément, elle est populaire : le pv est troooop cool iiih
merci beaucoup en tout cas, ex/futur allié !
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
Draco Malfoy
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 12437
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
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IFJOISJDFPOQI DFJPOSDIJF iiih BIENVENUUUUE et merci de tenter ce scénar, j'te réserve un temple en chocogrenouilles et en patacitrouilles pour la peine jule le titre est bien trouvé dis donc What a Face pour les questions tmtc, je suis à ta disposition à toute heure du jour et de la nuit mdr bon courage pour ta fiche, j'ai vraiment hâte de te lire yeah

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I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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Invité
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Draco, j'ai pu remarquer ton mpottage à toute heure, en effet, j'en suis ravie jule (du coup, j'me donne le droit de te harceler à toute heure également, avant que Daph' et Draco ne deviennent officiellement les weirdos friends qu'ils sont mdr)
merci mille fois, en tout cas (pour la bienvenue et pour les chocogrenouilles, bien sûr yeah) et moi aussi j'ai hâte de lire ma fiche Laughing enfin, surtout de commencer à jouer, ce forum me rend toute folle, il a l'air teeeellement chouette iiih
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WIZARD • always the first casuality
Pansy Parkinson
Pansy Parkinson
‹ disponibilité : dispo bitches
‹ inscription : 25/10/2014
‹ messages : 4640
‹ crédits : prométhée
‹ dialogues : 'lightcoral'
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‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : vingt-quatre ans (née le 5 mars 1980)
‹ occupation : rentière déchue, mondaine destituée.
‹ maison : le choixpeau s'est a peine attardé sur sa tignasse brune avant de l'envoyer à Serpentard, dont elle est devenue préfète en 5ème année.
‹ scolarité : de 1991 à 1998.
‹ baguette : Elle faisait 19 centimètres, en merisier et cheveux de vélane, capricieuse et imprévisible, sensible aux sentiments négatifs. Cette baguette a cependant été volée par le Limier et aujourd'hui, elle en utilise une autre, bien moins adaptée à sa main.
‹ gallions (ʛ) : 7162
‹ réputation : Rien qu'une sorcière de salon, une bonne à pas grand-chose en dehors des ragots et commérages, une peste se régalant du malheur des autres, une idiote aveuglée par ses sentiments, moralisatrice en dépit de son propre penchant pour les écarts et les erreurs. Le roquet de Malfoy, puis celle que Blaise Zabini a cocufié, abandonné puis engrossé avant de partir à nouveau. Une garce qui mérite tout ce qui lui arrive. Une enfant gâtée, malgré l’aide donnée aux insurgés dans l’infirmerie de fortune de Poudlard.
‹ particularité : Complètement à la dérive depuis la fin de la guerre, on la croise souvent alcoolisée et cruelle, prête à se greffer à la moindre rixe, au moindre esclandre.
‹ faits : Elle a perdu la garde de ses filles, les jumelles Violet et Briar-Rose (née en Aout 2002) à la fin des combats, car on a jugé son sang pur comme inapte à les élever et ce même si leur père, Blaise Zabini, est considéré comme un héros de guerre. Elle a également perdu sa fortune et son statut et n’a plus aucune influence. Personne n'est tendre avec elle car les anciens rebelles la voient comme une garce à abattre et les sorciers lambda n'ont l'image que d'une gamine pourrie gâtée qui vivait dans une tour d'ivoire alors qu'ils crevaient de faim. Condamnée à vivre dans une demeure autrefois grandiose mais maintenant totalement insalubre, elle ère coincée entre sa mère tyrannique et sa tante furieuse, désœuvrée et désabusée.
‹ résidence : Dans l'hôtel particulier Parkinson, situé dans le quartier de Barkwith, sur le Chemin de Traverse. Ancien symbole d'une grandeur aujourd'hui étiolée, la demeure tombe en ruine et menace de s'écrouler depuis les émeutes de janvier 2002. Ses parents possédaient un manoir à Herpo Creek, il n'en reste qu'un tas de cendres et elle n'a plus accès à son bel appartement de la Bran Tower depuis la désertion de Draco durant laquelle elle a également pris la fuite.
‹ patronus : Une hirondelle à peine corporelle
‹ épouvantard : Les corps inanimés de Briar-Rose et de Violet.
‹ risèd : Simplement un matin ordinaire, des draps clairs et propres, une chambre lumineuse, des rires d'enfant emplissant le couloir avant que les deux têtes brunes ne sautent sur l'épais duvet. Un avenir pour elles, aussi, surtout.
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DaphDaaaaph bave gaah
Bienvenue sur Excidium et bon courage pour la suite, j'ai hâte de voir ce que tu vas nous faire de la rouquine :russe: Attention à tes fesses, il nous faudra évidemment un bon gros lien qui démonte tout jule kr

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Some days I feel everything, others are numbing, can never find the in between, it's all or nothing. Half my bones in city streets, the other in my sheets, and I don't think they'll ever get the chance to meet. I never wanted to be here now, one foot in the grave, other on the ground. I can't process what I'm feeling now, this skin I can do without.
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merci Pansy la parfaite inlove bordel, ton perso est tellement tellement chouette, bien sûr que je veux un lien de maaalade iiih
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HERO • we saved the world
June Winchester
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‹ inscription : 13/02/2014
‹ messages : 2868
‹ crédits : moi et ma signature à crackle bones.
‹ dialogues : lightblue
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‹ liens utiles : présentation - reaghan - ronald - daphne - mood - lyanna - lorcàn - remus
‹ âge : trente ans. (01/06/1974)
‹ occupation : à la renaissance du phénix, je n'ai pas de métier (la faute au gouvernement qui estime que les loups-garous sont trop dangereux pour avoir un métier).
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1984 et juin 1991.
‹ baguette : Elle est en bois d'ébène avec une plume de phénix à l'intérieur et mesurant vingt-quatre centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 5939
‹ réputation : À Poudlard et jusqu'à sa morsure, on la connaissait parce qu'elle ne ressentait pas la douleur et qu'elle passait plus de temps à l'infirmerie pour vérifier qu'elle ne s'était pas fait mal qu'en cours. Elle a été joueuse de Quidditch aussi et pas une mauvaise. C'est un sport qu'elle a toujours adoré et qu'elle aurait bien continué par la suite. Puis après sa morsure, sa maladie s'est guérie grâce (ou à cause du) au gène loup-garou et on a fini par l'oublier. Puis après elle a été recherchée parce qu'elle a fait partie de l'Ordre du Phénix puis des insurgés. On l'a connu comme étant le rebut de Severus Snape. Puis de nouveau une insurgée. Puis héros de guerre, mais un héros qu'on remercie par un simple sourire et une petite somme d'argent, pas un héros qui mérite l'Ordre de Merlin. Vous comprenez, elle n'est pas normale. L'Ordre de Merlin, June s'en moque, mais elle ne supporte pas le snobisme de ce gouvernement qui se veut tolérant. Depuis la fin de la guerre, June se renfonce dans l'anonymat et ça lui va très bien.
‹ particularité : Loup-garou. Totalement. Elle a été mordue par Claevis, un membre de la meute de Thurisaz en 1995. La cicatrice est toujours visible et bien brillante sur son flanc gauche. Le gène lui a permis de guérir de sa maladie d'insensibilité congénitale à la douleur, mais il lui a fait perdre son boulot d'Auror aussi.
‹ faits : uc
‹ résidence : à storm's end.
‹ patronus : un renard roux
‹ épouvantard : le feu.
‹ risèd : Teddy avec Dora et Remus. Et puis elle avec Elijah et leurs enfants. Des enfants qui ne souffrent pas du gène du loup-garou.
http://www.smoking-ruins.com/t6908-june-shadow-of-the-colossus
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DAPHNE LA PLUS BELLE fire j'avais un lien avec l'ancienne Daph du coup si ça t'intéresse on pourra en parler trognon bienvenuuuuue sur exci ! Je suis contente que Draco puisse avoir une Daph, ce personnage est supra cool n'empêche I love you bonne chance pour ta fiche et amuse-toi bien parmi nous minikr

• • •

she wolf but i can't compete with the she-wolf, who has brought me to my knees. what do you see in those yellow eyes? 'cause i'm falling to pieces.
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Invité
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oh ouuui avec plaisir I love you tu peux me mpotter si tu veux m'en parler avant que je termine ma fiche, voir si le lien y a sa place ? trognon
merci beaucoup en tout cas love
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