sujet; Under your skin, under your fear feat Susanna P. Carrow

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Quand le chant des sirènes viendront te hanter, je serai là pour t'empêcher de plonger dans l'abysse...



Elle était rentrée avec toi depuis quelques jours déjà, pourtant tu te souvenais de cette nuit où tu l’avais ramenée avec toi. Elle avait quitté son sauveur, lui offrant cet échange de fluide qui t’avait plus ou moins surpris, puis tu l’avais ramener rapidement devant ta demeure par le transplanage, manœuvre que tu n’appréciais pas vraiment, mais vue sa panique devant sa demeure, tu désirais la mettre en sécurité.

Tu l’avais emmené à l’intérieur, sans réveiller personne, Susanna avait besoin de temps pour elle, sa mère aurait des nouvelles le lendemain. Tu l’avais conduite à tes appartements, la chambre qu’occupait Beatrix aurait pu sembler appropriée, mais elle semblait avoir besoin de toi. Tu l’avais conduite à la salle de bain, tu lui avais coulé un bain chaud et parfumer, laissant les bulles le remplir, puis tu l’avais aidé à se déshabiller. Tu n’avais pas regardé son corps avec un regard intéresser, mais tu t’étais assurer qu’elle n’avait pas de blessures ou de marques sur le corps qui demanderait des soins. Tu lui avais lavé les cheveux, retirant l’odeur de terre et d’herbe qui s’en mêlait, retirant toute trace de poussière que la forêt lui avait laissée. Tu lui avais appliqué un shampooing parfumé, tu avais pris soin d’elle alors qu’elle semblait si triste. Tu avais retrouvé une cousine, mais elle n’était plus celle qu’elle avait déjà été, on lui avait retiré une partie de sa force, de son courage, on avait souillé son honneur, on l’avait forcé, elle avait trouvé la souffrance et la douleur, presque la mort. Tu l’avais aidé à se laver, prenant soin d’elle avec douceur, tel le frère qu’elle n’avait jamais eu. Puis tu l’avais aidé à ce sécher, restant dans le silence, elle avait besoin de ce temps et tu n’allais pas lui poser dix milles questions, sachant que le lendemain elle se ferait bien assez harceler quand on découvrirait qu’elle était de retour.

Tu lui avais offert un des pyjamas achetés pour l’usage de Beatrix qu’elle avait préféré ne pas ramener avec elle lorsque tu l’avais aidé à retourner chez elle. Tu l’avais aidé à se rendre à ta chambre où tu lui avais offert de dormir avec toi pour la nuit. Collé ensemble sous les draps, ton  grand matou venu pour la consoler doucement en la berçant doucement de ses ronronnements. Tu lui as flatté la tête doucement, espérant la calmer, lui offrir le soutien qu’elle avait de besoin cette nuit-là. La première nuit fut agitée, elle se réveilla fréquemment et tu la serras doucement, lui caressant la tête, la recouchant de ce fait avec toi avec douceur. Tu ne savais pas si c’était ce qu’elle avait traversé qui la touchait ainsi ou bien la séparation qu’elle venait de vivre avec son sauveur. Tu imaginais facilement le petit nid loin de la réalité parmi les boisés, elle avait surement eu de meilleure nuit que celle-ci. Loin de cette dure réalité, pouvant s’inventer une autre réalité, à l’abri des regards.

Puis le lendemain ce fut la cohue, tu t’étais réveillé avec le corps de ta cousine coller contre le tien, tu l’avais regardé dormir pendant quelques minutes, la laissant profiter de son sommeil. Tu savais pertinemment que sa mère réclamerait tout d’elle. Puis tu avais glissé hors du lit pour aller chercher de quoi manger, il n’était pas question qu’elle déjeune en famille ce matin, cela rendrait le tout désagréable. Tu apportas donc deux tasses de café, quelques croissants et des fraises. Tu n’aurais sans doute pas imaginé prendre autant soin de ta cousine ainsi, alors que tu aurais préféré offrir de tel service à une future épouse. Susanna ne savait pas encore, tu te demandais quel serait sa réaction si tu lui parlais franchement de tout cela, incluant ce que tu ressentais, mais le moment n’y étais pas propice. Puis quand la famille appris la nouvelle une fois qu’elle put jouir de son déjeuner tranquille, ce fut le bordel, ce que tu craignais. Tu leur avais rappelé que le plus important c’était qu’elle soit saine et sauve et qu’on devait lui laisser du temps pour se remettre de ses mésaventures. Ta tante en pleurait de joie de la retrouver, bien que la vérité taraudait chacun de vous, mais tu avais vu ce que cela lui faisait, elle le revivait en penser et cela t’étais impossible de la faire souffrir à nouveau. Tu t’étais montrer compréhensif et patient avec elle, tu l’avais occupé, l’amenant faire des promenades dans vos jardins sans fin, la laissant dormir avec toi à chaque nuit, parlant de pleins de choses inutiles pour lui changer les idées. Puis, cela faisait maintenant une semaine qu’elle partageait tes draps, mais tu n’y voyais pas de mal, elle se réveillait à chaque nuit, tu la laisserais prendre une chambre quand elle aura fait quelques nuits sans perturbation. Toi, le gardien de ses nuits, tu la sortais de ses songes obscurs pour la rassurer, la bercer de tes bras rassurant. Elle ne t’avait pas posé de question sur l’absence de sa demi sœur, peut-être que cela l’arrangeait en quelque sorte et tu n’en avais pas parlé également, tant de choses était arrivé pendant son absence. Toi, ta vie qui tournait toujours en rond avait eu quelques rebondissement, mais très court, presque insignifiant pour ce qui était de la durée, pourtant ces rebondissement tu ne les avais pas prévus. Tu ne pensais pas qu’ils t’auraient à ce point bouleversé. Tu remarquais son absence, mais tu avais également ton père qui te blâmait, il n’était pas très joyeux du dénouement de cette situation, pour lui, rien n’était encore terminer, la partie pouvait encore ce jouer. Pourtant, tu n’allais pas obliger une femme à t’épouser, tu n’allais pas la trainer jusqu’à l’hôtel pour unir vos vies, elle te fuirait par la suite et tu n’aurais pas plus de descendants, tu serais enchainer à une ombre.

Tu étais étendue avec ta cousine dans ton lit, lui caressant les cheveux comme à ton habitude, perdu dans tes pensées, toute ton attention avait été tourné vers ta cousine ses derniers jour, mais depuis quelques temps cette rouquine venait te hanter de nouveau, l’arrivée de Sue t’avais rappelé ce qu’elle n’avait pas su pour l’instant. Puis tu parlas doucement, ta voix murmurant dans l’ombre de ta chambre. «Tu dors?» Vous étiez étendu depuis quelques minutes, mais peut-être avait-elle déjà trouvée le sommeil, la sentant bouger tu continuas. «Tu aimerais qu’on efface une partie de ta mémoire, oublier ce qui te hante à chaque nuit?» On l’avait violé et un viol pouvait avoir d’énorme conséquence dans ses futurs relations, ce n’était pas à prendre à la légère, mais si cela pouvait la rendre plus heureuse à nouveau.
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Il parait que le temps guéris tout. Et quelque part, tu sais que c’est vrai, parce que l’espace d’un moment, presque deux mois en réalité, tu y as cru. Pendant ton séjour en forêt, tu as réellement eu l’impression de guérir. D’aller mieux. De respirer sans te soucier de toute la saleté accumulée dans les fentes de ton corps, entres tes côtes, dans tes poumons et dans ton ventre. Aussi bien dire que tu n’avais pas été préparé à ce soudain retour dans le monde civilisé. Dans le monde public, où les questions te tombent maintenant dessus, sous forme d’interrogatoire, interrompus pourtant rapidement par ta mère, frôlant l’hystérie. Tu aurais préféré rester dans les bois, ne pas avoir à supporter les souvenirs, les questions, tout ce qu’elles remuaient dans ton ventre. Là, trop profondément en toi, où la plaie se remettait trop vite à saigner. Peut-être que tu avais semblé forte auprès de Ronald, peut-être qu’il avait cru que tu allais mieux, probablement que toi aussi, tu t’en étais convaincu. Mais non. Tu avais mentis. Tu avais eu tort. Tu n’allais pas bien du tout. Tes plaies saignaient toujours, infectés jusqu’à t’élancer au plus profond de ton être. Plus que ton corps, plus que ton ventre, c’est ton âme qui gémissais le plus fort. Plus que ta peau rose, à force de la frotter fort. Trop fort. Plus que ton ventre n’ayant guère faim. Trop peu. Plus que tout, c’est l’état de nervosité dans lequel toute la situation te mettait, qui te dérangeait le plus. Tu sursautais à un rien, tu guettais les portes continuellement, tu ne daignais plus aller nulle part sans ta baguette dans les mains, pas même à la toilette. Jamais. Quant à revoir Ulysse, c’était tout bonnement hors de question. Évidemment, tu avais eu quelques visiteurs, mais tu n’avais pas eu le cœur d’en recevoir la moitié. Les hommes te rendaient nerveuses, les femmes te faisaient sentir misérables. Tu aurais pourtant aimé qu’Astoria passe te voir, mais après tout, peu de gens connaissait la vérité. Pour ça, tu ne pouvais qu’être reconnaissante à ta mère et à la famille de ton cousin, car même son père, qui adorait pourtant les ragots et attirer l’attention, avait sût tenir sa langue. Il se vanterait plus tard, de sa grande bonté, tu n’en doutais pas un seul instant. Tant pis. Tant mieux. Au fond, ça n’importait que peu. Les faits ne changeraient pas… tu avais été souillé.

À ton arrivée au manoir Crouch, tu n’avais pas été en état de réaliser que ta demi-sœur ne se trouvait plus là. Mais au bout de deux semaines, tu avais fini par apprendre la vérité, à être mise au courant de la situation : il n’y avait plus de fiançailles entre Constantin et elle. Tant mieux. Tu aurais aimé être soulagée, mais dans les faits, tu ne ressentais qu’un grand vide. Une douleur qui allait et venait. Une hésitation à pousser un cri. De détresse, de souffrance, de tristesse. Ton cousin l’avais compris et de ce fait, tu n’avais jamais été abandonnée seule où que ce soit. Même quand tu te décidais à aller à la toilette, quelqu’un attendait à l’extérieur. Tu redevenais une enfant, craintive et pleine de frayeur. Parfois tu en avais honte, parfois tu te détestais d’être aussi faible, toi qui avait sût te montrer si courageuse dans les bois. Seulement, le danger se trouvait ici, dans Herpo Creek, et pas ailleurs. Quant au travail, tu avais voulu t’y remettre dès la semaine suivant ton retour, mais une petite excursion dans les rues de Londres t’avait rapidement les idées en place : tu n’étais pas prête. Or, vu combien ce retour en civilisation t’avait affaibli, il était hors de question que tu t’enfonces plus loin dans la détresse. Tu devais te remettre, pas te détruire pour de bon. Alors tu t’es caché ici, derrière les Crouch, dans une chambre qui n’est pas la tienne et dans le lit de ton cousin, ton corps se logeant contre son dos. Parce que les cauchemars t’ont suivis eux, abandonnant les bois avec toi, préférant ta compagnie à celle de Ronald. Un nom que tu cherches à oublier, que ta mère refuse d’entendre à nouveau, par crainte qu’on te soupçonne de quoi que ce soit.

Et ce soir encore, le sommeil ne vient qu’à moitié. Ton corps est épuisé, tout comme ton esprit, toujours en alerte, toujours prêt à te rappeler comment tu dois courir. Mais Constantin est là, avec toi, et il semblerait que ce soit le seul, à l’exception du fils Weasley, homme dont tu tolères la présence sans aucune crainte. C’est lui qui t’a baigné lors de votre retour, lui qui t’a consolé de ses bras et d’une voix douce. C’est encore lui, ce soir, qui se réveillera et te prendra dans ses bras, quand les hommes reviendront te hanter à travers les bois de ton esprit. Mais pas tout de suite. « Tu dors? » Tu bats doucement des cils, dans l’obscurité, alors que sa voix te parvient depuis ton dos. Son bras est chaud contre ta taille et déjà tu repousses délicatement tes cheveux de ton visage, prête à te retourner, prête à lui faire face. Si tes rapports avec ta mère te semblent dorénavant difficiles, la pitié et la douleur s’étant glissé en elle, rien ne semble avoir changé avec Constantin. Et pour ça, tu lui en es terriblement reconnaissante. « Tu aimerais qu’on efface une partie de ta mémoire, oublier ce qui te hante à chaque nuit? » Sa question te fait te retourner lentement, avec précaution. Tu ne sais pas quoi penser de son offre. Dans l’obscurité, tu le vois à peine, alors ta main effleure ta baguette, posée près de toi. Oui, tu dors même avec ta baguette. « Lumos » ta voix est aussi douce que la petite boule de lumière qui s’élève, vous baignant d’une lueur chaude. Constantin t’observe avec attention, avec quelque chose de patient et de tendre. Il n’y a que de la tendresse pour toi, que de la compréhension. Alors tu t’allonges sur ton flanc, enfonçant le côté de ton visage dans l’oreiller, le regard rivé sur lui. Veux-tu réellement oublier cette épreuve Susanna ? Ce qui ne tue pas rend plus fort non ? Non. Ce qui ne tue pas, te hante. Alors tu souffles ta réponse, légèrement honteuse, avec la sensation d’être fait de verre. Trop fragile. Trop faible. Si facile à briser, trop vide pour résister à un choc futur. « Est-ce que » ta voix traine délicatement dans la pièce, hésitante, alors que tu t’humectes les lèvres, pour te rapprocher légèrement de lui, le bout de tes doigts effleurant son torse. « Est-ce que tu crois qu’il serait possible de me laisser une partie de ma mémoire, en place ? … Je crois que je veux oublier… je crois que ça m’aiderais… j’en ai assez des cauchemars… assez de toute » tu détournes le regard, honteuse à nouveau. Tu craches le mot avec difficulté, avec rancœur, de la haine pour ta propre personne : « cette faiblesse » trop faible, trop femme, trop petite. Mais tu redresses rapidement le regard, pour le fixer, avec énergie, avec une rage de vivre que tu n’as finalement pas totalement abandonné dans les bois. Cette lueur d’espoir qui brille en toi, scintille comme un bout de verre quand un rayon de soleil s’y projette, jamais longtemps, mais des éclats éblouissants. « Mais je ne veux pas tout oublier… je veux garder leur visage en tête. Je veux… » tu t’essouffles presque en cherchant les mots pour t’expliquer. Le sommeil n’est plus qu’un lointain rêve. « Je ne veux pas oublier la peur… pas oublier qu’on m’a fait du mal. Seulement… je veux gommer les détails… tu crois que c’est possible ? » Tu le fixes avec un air presque suppliant, inquiète. Est-ce que tu as le choix hein ? Est-ce que tes souhaits sont réalisables ?
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Elle se retourne vers toi doucement, prenant sa baguette qu’elle garde tout près d’elle depuis son retour, même dans ton lit alors qu’elle a un semi-loup à ses côtés. Elle réclame de la lumière, ce qui vous éclair d’une lueur douce dans la noirceur de ta chambre. Ta question semble allumer une certaine flamme dans ses pupilles. « Est-ce que tu crois qu’il serait possible de me laisser une partie de ma mémoire, en place ? … Je crois que je veux oublier… je crois que ça m’aiderais… j’en ai assez des cauchemars… assez de toute » Elle semble honteuse de ses sentiments, alors qu’elle prend son temps pour parler ouvertement. « Cette faiblesse » tu comprenais ce qu’elle devait ressentir dans un certain sens, tu avais toi aussi vécu un évènement qui avait longtemps hanté tes nuits, tu avais éprouvé une peur inconditionnel, te remémorant cette affreuse bête qui t’avait pourchassé dans la nuit, qui t’avais presque tué. « Mais je ne veux pas tout oublier… je veux garder leur visage en tête. Je veux… » Elle laisse les mots débouler dans sa bouche jaillir rapidement, essayant d’expliquer son idée. . « Je ne veux pas oublier la peur… pas oublié qu’on m’a fait du mal. Seulement… je veux gommer les détails… tu crois que c’est possible ? » Tu lui offres un petit sourire, lui retirant une mèche sur le front. «J’imagine qu’avec la bonne formule, tout est possible, on vit bien parmi la magie. On trouvera ce qu’il faut pour t’aider.» il était temps qu’elle reprenne confiance en elle, qu’elle arrive à passer au travers pour s’épanouir de nouveau, puis tu espérais pouvoir l’aider à se venger quand le temps serait venu, heureusement pour elle, elle connaissait le visage de ses agresseurs, toi tu ne savais toujours pas qui t’avais lancé dans cette forêt sans baguette.

Ta cousine n’était plus que l’ombre d’elle-même, elle était revenue la petite fille effrayer des ombres la nuit, elle n’avait plus aucune confiance en personne à part peut-être toi, heureusement. Pourtant, tu voyais parfois ce feu bouillir en elle, il brillait de milles feu, mais il avait une courte durée. «Tu sais, cette faiblesse, il n’y a pas de mal à la ressentir et à la vivre, c’est normal Sue… la nuit où je me suis retrouver à jouer la proie de ce loup garou, je me suis sentis aussi fragile par la suite et traumatiser par cette expérience. J’ai eu un long mutisme et je n’ai pas eu vraiment de support de la part de ma famille, on m’a demandé de garder ça secret…» Cette période sombre de ta vie revenait parfois te hanté, quand tu chassais ses créatures, tu ne laissais pas la peur prendre le dessus, c’était un des meilleures moyens que tu avais trouvé pour oublier cette craintes en vieillissant, tu devenais le chasseur et non la proie, mais Sue ne pourrait pas faire pareil dans son cas. «On sortira ce vieux grimoire qui traine dans le bureau de mon père pour y trouver une formule, on trouvera surement quelque chose d’utile.» Tu lui offris un petit sourire rassurant, lui caressant doucement le dos.

«Puis, tu comptes faire quoi après? Retourner chez ton père c’est impossible, tu voudrais t’installer ici? Nous avons assez d’espace pour toi tu sais et puis, je ferai la sourde oreille quand tu aurais de la visite et tu ferais de même quand ce serait la mienne.» Tu lui souris avec amusement, essayant de lui changer les idées, de l’amuser, tu te demandais parfois si elle s’ennuyait de Ronald, ce rouquin qui lui avait sauvé la vie, elle avait tout de même été deux mois avec lui. Toi tu repensais parfois à cette rouquine, cette mi-vélane qui t’avais fait miroiter une illusion et tu regrettais parfois son départ, mais oserais-tu l’avouer? « C’était bien cette période dans les bois hein, il te manque parfois? Tu as le droit…Les sentiments sont des choses qu’on ne peut pas vraiment contrôler et même si parfois on a honte de ce qu’on ressent, on ne peut pas les éviter pour autant.»

Tu te tournes sur le ventre, plaçant tes bras sous ton oreiller, regardant ta cousine avec curiosité. «Parfois je me dis que si on avait fait comme de nombreuse famille, notre vie aurait peut-être été moins compliqué, bien des gens se marient entre cousins et cousines, je crois qu’ils arrivent à s’aimer, mais toi et moi on est pas comme ça, ça reviendrais à nous castrer…» Tu lui souris doucement, mais certes bien des gens pensait sûrement que Susanna Carrow pourrait avoir une alliance avec son cousin, c’était souvent de mise dans certaine famille comme les Black. « Tu imagines un peu si c’était toi que ton père aurait choisis l’an passé.»
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Selon ton cousin, tout est possible. Grâce à la magie. Grâce à la volonté. Et tu veux y croire. Vraiment. « J’imagine qu’avec la bonne formule, tout est possible, on vit bien parmi la magie. On trouvera ce qu’il faut pour t’aider. » Il y a tant d’espoir, de confiance, dans sa réponse que tu lui rend un minuscule sourire. Oui, vous trouverez. Tu lui fais confiance, à lui. Il trouvera. Ne trouvait-il pas toujours, pour toi ? Avec toi ? Oui. Tu pouvais te reposer contre lui et espérer le meilleur. Il savait même comment apaiser ta honte, ton orgueil écorché par ta peur, par tes craintes. D’être à nouveau malmené, à nouveau touché par les hommes, par le monde. Trop cruel. Trop dur. Trop nocif. Mais pas lui. Pas quand il effleure ta tête, comme un frère le ferait, comme il l’a toujours fait. « Tu sais, cette faiblesse, il n’y a pas de mal à la ressentir et à la vivre, c’est normal Sue… la nuit où je me suis retrouver à jouer la proie de ce loup garou, je me suis sentis aussi fragile par la suite et traumatiser par cette expérience. J’ai eu un long mutisme et je n’ai pas eu vraiment de support de la part de ma famille, on m’a demandé de garder ça secret… » Lui, il avait vécu son traumatisme seul. Allongée près de lui, là dans son lit, tu n’arrivais pas même à comprendre combien ça avait dû être difficile, douloureux et long. Parce que toi, tu n’aurais pas sût le faire. Toi, tu te serais contentée de mourir, de partir, mais pas lui. De vous deux, il est le plus fort. Le plus courageux. Alors ton regard se fait plus doux, par compassion, parce que tu l’admires aussi, parce que tu l’aimes tout simplement. Constantin, ton héros, comparable à un certain roux à l’humour douteux, plus fort encore. Précieux. « On sortira ce vieux grimoire qui traine dans le bureau de mon père pour y trouver une formule, on trouvera surement quelque chose d’utile. » Si précieux oui. Alors tu acquiesces, mais tu sais que vous ne trouverez pas la solution à vous deux seuls. Il vous faudra de l’aide, mais tu sais où la trouver, tu sais que ta mère sera d’accord.

« Puis, tu comptes faire quoi après? Retourner chez ton père c’est impossible, tu voudrais t’installer ici? Nous avons assez d’espace pour toi tu sais et puis, je ferai la sourde oreille quand tu aurais de la visite et tu ferais de même quand ce serait la mienne. » En effet, tu ne peux pas rentrer chez les Carrow et déjà un pli gagne ton front. Ce n’est pas seulement que tu ne peux pas, mais surtout que tu ne veux pas. Et si Ulysse recommençait ? Et s’il décidait de terminer ce qu’il a commencé ? Et s’il y arrivait cette fois ? Non. La peur grouille dans ton ventre et sans même le réaliser, tu t’approches encore un peu plus de ton cousin, ton nez enfoncé dans l’oreiller. « Je n’y retournerais pas… jamais » ta voix est ferme. Tu crains peut-être cet abrutit d’Ulysse maintenant qu’il t’a bien abîmé, maintenant qu’il t’a blessé, tu ne seras jamais volontairement sa victime. Même si c’était une question de survie. Jamais plus. Mais rester ici ? Tu y songes, sérieusement. Tu poses même ton regard sur Constantin, ta joue faisant émerger ton autre œil du coton égyptien. Tu pourrais vivre ici, mais ce ne serait pas réellement une vie. Parce qu’ici, tu n’es pas chez toi, parce que tu empêcherais ton cher frère de mener sa vie comme il l’entend. Son offre te touche malgré tout et pleine de reconnaissante, tu lui souris à nouveau, petite fille qu’on console avec brio. « Tu comptes donc m’installer dans la chambre voisine ? » Tu blagues aussi, gentiment, faiblement oui. Mais vous savez tous les deux que tu ne resteras pas, que Constantin est ton sauveur au même titre que Weasley l’a été. Il t’aide à encaisser le choc, il veille sur toi. Tu ne peux pas être un poids, le fardeau de quelqu’un, éternellement. Tu t’y refuses.

« C’était bien cette période dans les bois hein, il te manque parfois? Tu as le droit…Les sentiments sont des choses qu’on ne peut pas vraiment contrôler et même si parfois on a honte de ce qu’on ressent, on ne peut pas les éviter pour autant. » Les joues en feu, tu n’arrives plus à observer ton cousin, qui de toute façon te fait le présent de ne plus t’observer non plus. Il bouge et tu en profites pour remonter les draps jusque sous ton nez. Oui, les bois te manquent. Te réveiller au chant des oiseaux, sentir l’odeur de la terre en permanence, vivre parmi la végétation, cueillir ton déjeuner, même le lac et ses eaux sombres arrivent à te manquer. Tu t’étais habituée à y nager, à y réveiller ton corps encore engourdis par le sommeil. Évidemment, la baignoire des Crouch est tout aussi délicieuse, mais ce n’est pas la même chose. Une part de toi, celle Slughorn, envie cette vie, celle loin de tout. Mais tu ne veux pas penser à Ron, tu fais tout pour le repousser de ton esprit. Il te hante déjà bien assez la nuit, tu n’as aucune envie de le laisser rôder dans ton monde lorsque le jour brille. Peut-être plus tard, mais son rejet est encore bien trop frais. Comme s’il t’avait giflé. Même si tu comprends, très bien même, mais c’était trop abrupte. Trop radicale. Tu n’étais pas prête, tu t’es surestimé et si tu as cru, lors de ta première semaine chez les Crouch, qu’il en avait fait de même, depuis tu t’es fait une raison. Weasley ne s’est pas questionné avant de te renvoyer, il avait dit qu’il le ferait, il s’est contenté d’honorer son contrat, peu importe ce que tu en pensais, ce que tu pouvais encaisser. Il n’a rien estimé, il c’est seulement lesté d’un poids. Il ne peut donc pas te manquer, pas vraiment du moins. « Les bois me manquent, oui… c’était si paisible là-bas et puis… Ulysse ne savait pas où me trouver. Je me sentais en sécurité. » Oui, tu t’y sentais bien. Et tu ne veux pas mêler Ron à tout ça. À ce manque qui grandit cruellement dans ton ventre. Alors tu ne parles surtout pas de lui, tu vas jusqu’à ignorer que Constantin t’as parlé de lui. Tu ne veux pas répondre.

Ton cousin le comprend assurément, car il change de sujet. Plus léger. « Parfois je me dis que si on avait fait comme de nombreuse famille, notre vie aurait peut-être été moins compliqué, bien des gens se marient entre cousins et cousines, je crois qu’ils arrivent à s’aimer, mais toi et moi on est pas comme ça, ça reviendrais à nous castrer… » Tu l’observes aussitôt avec curiosité et amusement à la fois. Parce que cette idée te semble farfelue au plus haut point. En ce qui vous concerne, évidemment. Que les autres le fassent, pourquoi pas, mais vous deux, vous êtes comme frère et sœur. Et sa remarque sur la castration est terriblement vraie. Assez pour t’arracher un petit sourire, alors que tu t’approches encore un peu, une main remontant doucement contre son dos, pour le lui caresser à ton tour. « Ce serait une vie confortable… mais assez peu stimulante en intimité. » « Tu imagines un peu si c’était toi que ton père aurait choisis l’an passé. » Cette fois, tu fronces le bout de ton nez en souriant et vient poser ton front contre le sien. Comme une gamine, comme quand vous étiez petits. Tu chuchotes la suite, « par Morgana, ne nous souhaites pas de malheur, sinon tu n’auras pas d’enfant Constantin ! » Tu ris tout bas et observe son dos alors que tes doigts rencontre sa cicatrice. Jamais encore il ne t’a laissé regarder son dos, alors tu te redresses lentement sur un coude, curieuse. Tes doigts suivent délicatement la trace, d’une omoplate à l’autre. Tu retiens ton souffle alors que tu observes le sillon de chaire. « Ça a dû être terriblement douloureux… comment as-tu pu le supporter ? » Tu le questionnes du regard, compatissante. Mais déjà ta main remonte le long de la cicatrice, pour se glisser dans ses cheveux, comme pour l’apaiser. « Tu aurais dû me le dire… je t’aurais aidé… je t’aurais soigné, Constantin. » Tes lèvres se pressent tendrement à son front et tu regagnes ta position, sur ton flanc, pressée contre lui, une main caressant ses cheveux. « Je m’en veux de ne pas avoir été là pour toi… alors que tu me couves de la sorte… »
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Lorsque tu lui demande ce qu’elle compte faire et combien elle serait la bienvenue à rester, elle semble trouver l’idée amusante. « Tu comptes donc m’installer dans la chambre voisine ? » la chambre voisine c’était celle qu’occupait Beatrix, mais oui elle pourrait la prendre, tu lui souris tendrement. «Certes, je ne pense pas qu’elle sera occupé prochainement, tu restes le temps que tu le désir Sue, tu seras toujours la bienvenue entre ces murs.»

Elle ne veut pas parler de Ronald lorsque tu en parles et tu acceptes sa réponse et son choix, tu changes donc de sujet. Parlant d’un futur qui heureusement n’avait pas été envisagé par un de vos parents, elle te sourit, taquine, collant son front contre le tiens. « Par Morgana, ne nous souhaites pas de malheur, sinon tu n’auras pas d’enfant Constantin ! » Tu souris amusé par sa phrase, certes tu devais avoir des enfants, tu étais le dernier des Crouchs, tes oncles et cousins portant ce nom avait été tué, une histoire dont la famille ne parlait que très peu…

Puis tu sens sa main dans ton dos «C'est moche hein?» Son index suit la paroi de chair cicatrisé maintenant qui parcours ton dos, d’une omoplate au cou. « Ça a dû être terriblement douloureux… comment as-tu pu le supporter ? » Elle te questionne sur cette marque qui avait aujourd’hui guérit, elle avait été longtemps rosé, maintenant elle n’était plus qu’un amas de chair blanchit, mais elle restait visible à l’œil et au toucher, créant une différence de texture dans ton dos. Elle te parlait de la douleur, oui ça avait été douloureux, lorsque les griffes avaient déchiré ta chair tu te souvenais d’avoir crié, le venin était déjà dans ton métabolisme et t’avait offert une certaine fièvre. «Je ne sais pas… Je crois que cette nuit-là j’ai véritablement pensé que c’était la mort que je rencontrerais, mais j’ai tout fait en mon possible pour rester en vie.» Sa main vient te caresser la nuque, alors qu’elle te sermonne doucement. « Tu aurais dû me le dire… je t’aurais aidé… je t’aurais soigné, Constantin. » Tu lui souris alors amusé. «J’avais 14 ans à l’époque Sue, tu débutais Poudlard dans cette même année, on m’a soigné à Sainte-Manghouste, je crois que le nécessaire avait été fait et tu n’étais qu’une enfant encore tout comme moi.» Elle fronce les sourcils, se collant doucement à toi tout en caressant ta chevelure. « Je m’en veux de ne pas avoir été là pour toi… alors que tu me couves de la sorte… » Tu la regardes avec sérieux. «Tu n’as pas à te sentir ainsi, nous sommes adultes aujourd’hui et je peux t’aider alors je le fais, puis un jour tu feras sûrement pareil pour moi si quelque chose m’arrive, et tu acceptes déjà ce que je suis, tu sais peu de gens connaissent cette vérité alors que tu n’en tiennes pas rigueur entre nous ou que tu ne me traite pas différemment, pour moi c’est énorme Sue.» tu lui lance un petit sourire.

Tu repenses à ton père qui te parle subtilement de mariage, il est encore très en colère contre Beatrix qui a décidé de quitter, surtout quand des amis à lui, lui parle de la jeune rousse vue en compagnie d’autre jeune homme. Pourtant, il semble avoir compris qu’elle n’était pas le meilleur choix. «Puis, je ne sais pas trop si une future femme pourrait vraiment le tolérer, tu sais j’ai aucune idée si cela aurait un impact sur ma descendance… Je ne pense pas, mais qui sait. Et mon père qui semble si découragé de trouver un nouveau parti, je crois qu’il a hâte que je quitte la demeure» Tu rigoles doucement, repensant à la tête de ton père quand il a été forcé d’envoyer un message à Lazarus pour lui dire que sa fille avait mis fin à leur accords. «Je crois que mon père voyait beaucoup plus de bonté en ta demi-sœur que ce qu’il y avait en réalité, il avait trop d’espoir en elle et là, il ne te le montre pas, mais il panique et fais des tonnes de recherches parmi les jeunes femmes de sang pures à marier. Dire qu’il va devoir tout refaire, sans doute qu’il ne refera pas une telle réception et si tu veux mon avis, je serai aviser d’avance à présent quant à ses choix, histoire qu’elle ne prenne pas la fuite.» Tu restes détaché face à cela, tu essais de te dire qu’elle n’as pas autant d’importance, elle n’y a pas droit. «Enfin, tu peux être sûr que pour la prochaine, je ne ferai pas autant d’efforts pour lui rendre le séjour agréable.» tu regardes ta cousine qui semble si attentive à tes mots. «Pour être honnête, je pense que son rejet m’a plus atteint qu’il aurait dû, je sais que tu déteste Beatrix et ta mère a toujours fait un portrait de cette jeune fille très différent que celle que j’ai côtoyé durant quelques mois. Dis, je peux te faire un aveux sans que tu ne me juges?» Tu te tournes sur le côté afin d’être face à elle, ne sachant trop si elle devrait connaitre ce genre de vérité sur toi. «Le sang de vélane, je crois qu’avec ma condition, j’y suis beaucoup plus sensible qu’un humain normal, jeune quand on l’ignorait, je détestais ta demi-sœur pour ce que je ressentais en sa présence, tu te souviens on l’ignorait toujours et bien que je ne lui parlais pas, je pouvais ressentir une attraction terrible lorsqu’elle était dans la même pièce que moi. Puis ce stupide mariage était basé sur une connerie du genre, tu vois, j’ai pas su lui résister une nuit alors qu’elle s’est glissée dans la chambre d’amis que j’occupais… c’est vraiment idiot de ma part, mais j’ai pas su la repousser et mon père semble avoir vu quelque chose, il avait donc comploter ce mariage… si je mariais tous les gens dont j’ai partagé une nuit…»
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If I lay here if I just lay here, would you lie with me and just forget
the world? I don't quite know how to say how I feel ...
I need your grace to remind me to find my own

Peu importe ce que ton cousin en pense, toi tu ne considères pas sa cicatrice comme « moche », pas du tout même. C’est une trace de son passé, une preuve qu’il est vivant. Évidemment, ce n’est pas toi qui subis les aléas de la lune, du temps, de la marée. Lui, uniquement lui. Son humeur changeant selon les facettes de la lune, ses appétits aussi, mais en toute honnêteté, tu ne sais pas grand-chose des semi-loups, tout comme le reste de la communauté sorcière. Les loups-garous ont tendance à attirer plus d’attention que leurs victimes, moins abîmées et forcés de rester humain, même lorsque la lune se fait ronde. Tu n’as donc aucune honte à le questionner sur sa situation, sur ce qu’il a vécu. « Je ne sais pas… Je crois que cette nuit-là j’ai véritablement pensé que c’était la mort que je rencontrerais, mais j’ai tout fait en mon possible pour rester en vie. » Survivre, ça tu pouvais le comprendre, c’était une notion que tu avais apprise récemment, à la dur. Pas autant que lui cela dit. Jamais. Parce que justement, comme il le dit si bien, à cette époque, il n’était qu’un enfant. Tu t’es fait agressée une fois adulte, après avoir connu la normalité, après avoir vécu, mais pas lui. Constantin c’est fait voler un bout de sa vie, une normalité qu’il ne connaitrait jamais, un goût qui fuirait à jamais sa personne. Toi, tu pouvais guérir avec le temps, pas lui. Condamnation. Injustice. Tu baisses les yeux, tu t’enfonces dans le lit, petite chose navrée, petite poupée prête à échanger les rôles, à virer ta porcelaine écorchée avec son corps rapiécé. Tu rates d’ailleurs le début de ses doux mots, des paroles destinés à te consoler, à te rappeler que tu n’es pas plus coupable que les autres, que quelque part, tu lui es précieuse. « … et tu acceptes déjà ce que je suis, tu sais peu de gens connaissent cette vérité alors que tu n’en tiennes pas rigueur entre nous ou que tu ne me traite pas différemment, pour moi c’est énorme Sue. » Il ne comprend pas encore que c’est tout naturel, que c’est simplement ainsi que les choses sont. Et pour ça, tu l’aimes un peu plus fort.

Son sourire en fait presque naître un autre sur tes lèvres. Ta main retourne dans ses cheveux et s’emmêle tendrement dans les mèches sombres, des mêmes teintes que les tiennes. Frère et sœur, allongés là, le cœur brisé, chacun à sa façon. Et lui, il se torture, il s’enfonce dans la douleur, la sienne et quelque part, tu ne peux pas le lui reprocher. « Puis, je ne sais pas trop si une future femme pourrait vraiment le tolérer, tu sais j’ai aucune idée si cela aurait un impact sur ma descendance… Je ne pense pas, mais qui sait. Et mon père qui semble si découragé de trouver un nouveau parti, je crois qu’il a hâte que je quitte la demeure. » Tu t’es questionné, toi aussi, au début, avant que les bois et la chaleur de ton sauveur ne viennent brouiller tes doutes. Et si plus jamais aucun homme ne voulait de toi ? Et si de par ta condition de victime passée, tu en restais une, toute ta vie durant ? Mais au fond, ce n’est plus si important. Alors ta main cherche à l’apaiser, plus tendrement, plus doucement. Gentiment. « Toutes les femmes ne sont pas aussi stupide que tu le crois, je ne m’inquiète pas pour ça, pas pour toi. Tu es un homme bien trop génial pour ça. » Et tu le pense, tu le sens, là dans entre tes côtes, dans ce bout de chair qui se comprime encore difficilement. Mais il se met à rire et tes côtes te semblent moins étroites, moins dangereuse. « Je crois que mon père voyait beaucoup plus de bonté en ta demi-sœur que ce qu’il y avait en réalité, il avait trop d’espoir en elle et là, il ne te le montre pas, mais il panique et fais des tonnes de recherches parmi les jeunes femmes de sang pures à marier. Dire qu’il va devoir tout refaire, sans doute qu’il ne refera pas une telle réception et si tu veux mon avis, je serai aviser d’avance à présent quant à ses choix, histoire qu’elle ne prenne pas la fuite. » Ah oui, Beatrix et son départ. Quelque part, tu culpabilise de te sentir aussi soulagé que tu l’es, vis-à-vis de la situation. Mais ça, Constantin le savait bien avant ta disparition, bien avant ton retour : jamais tu ne cautionnerais que ta demi-sœur devienne sa femme. Jamais. Et pourtant, à ton retour, avant que tu ne sois mise au courant du changement de situation, soit de l’abandon de la demi-vélane, tu aurais assurément pu accepter la chose. Mais Beatrix t’a évité cette peine, en quittant la demeure des Crouch, en cédant à la peur, à la panique. Celle d’étouffer, celle d’aimer peut-être, celle d’être heureuse avec quelqu’un. C’est stupide d’avoir autant peur du bonheur, pourtant c’est bel et bien là, en chacun de vous, mais plus présent chez certain. Beatrix à fait son choix.

« Enfin, tu peux être sûr que pour la prochaine, je ne ferai pas autant d’efforts pour lui rendre le séjour agréable » que ton cousin commence, presque léger, presque détaché. Mais tu le connais mieux que ça, tu sais ce qui se dissimule derrière son regard, tu vois pointer un bout de douleur. Du regret. L’abandon fait mal. Il trouve écho en toi, dans ta main qui s’attarde contre sa nuque. Non, il n’est pas seul, il ne le sera jamais. Pas tant que tu seras en vie. Pas tant que tu seras avec lui. « Pour être honnête, je pense que son rejet m’a plus atteint qu’il aurait dû, je sais que tu déteste Beatrix et ta mère a toujours fait un portrait de cette jeune fille très différent que celle que j’ai côtoyé durant quelques mois. Dis, je peux te faire un aveu sans que tu ne me juges? » Détester Beatrix ? Plus maintenant. Plus après tout ce temps. Plus après tout ce qui s’est déroulé, entre elle et vous tous. Toi et le reste de la famille. Tout. « Je ne la déteste pas. Plus maintenant… mais dit moi. » Jamais tu n’oserais le juger, jamais. Pas lui. Surtout pas lui. Tout comme tu sais qu’il ne te jugera jamais. Et maintenant qu’il te fait face, tu lui offres un pauvre petit sourire, pour l’encourager, pour le pousser à te parler. « Le sang de vélane, je crois qu’avec ma condition, j’y suis beaucoup plus sensible qu’un humain normal, jeune quand on l’ignorait, je détestais ta demi-sœur pour ce que je ressentais en sa présence, tu te souviens on l’ignorait toujours et bien que je ne lui parlais pas, je pouvais ressentir une attraction terrible lorsqu’elle était dans la même pièce que moi. » Évidemment que tu te rappelles de votre enfance, de vos courses effrénés, des coups d’œil dédaigneux lancés à Beatrix, Constantin se voulant toujours plus acide que toi. Mais maintenant, tu comprends mieux. Sa frustration, le revers de la médaille. En réalité, il combattait son envie d’elle, son attirance et ça aussi, tu le comprends. Tu ne l’avoueras jamais, mais tu le comprends terriblement bien. Toi aussi, tu y as cédé, mais toi, tu n’as aucune excuse. Aucune. Pas même celle d’être une victime. Pas cette fois. Ni celle suivante. La surprise, peut-être, mais rien de plus.

« Puis ce stupide mariage était basé sur une connerie du genre, tu vois, j’ai pas su lui résister une nuit alors qu’elle s’est glissée dans la chambre d’amis que j’occupais… c’est vraiment idiot de ma part, mais j’ai pas su la repousser et mon père semble avoir vu quelque chose, il avait donc comploter ce mariage… si je mariais tous les gens dont j’ai partagé une nuit… » Cet aveu-là, tu ne l’avais pas prévu. Du tout. Tu figes, non pas que tu aies été très loquace ce soir, la faute à ton état, mais cet aveu te prend au ventre. Comment pourrais-tu l’accuser de traitrise ? Comment pourrais-tu seulement le traiter de faible en ayant céder à la chaire ? Tu ne peux pas, parce que tu as cédé bien avant lui. Bien avant de faire la paix avec le démon aux cheveux pâles. Alors tu te contentes de le dévisager, le temps de quelques battements de cœur, de quelques battements de cil. Puis tu glisses sur le dos, pas pour le punir, mais parce que la surprise cède la place à cette culpabilité que tu commences à bien connaitre. Constantin est tout aussi faible que toi. Tu l’as bien trop idéalisé, comme les autres, il n’est jamais qu’humain, semi-loup même. Il dégringole de son piédestal, mais tu ne lui en veux pas. Pas du tout. Tu soupires pourtant, profondément, tes doigts serrés autour de ta baguette. « Ça n’a plus d’importance… » absolument pas et si tu ramènes le regard sur lui, c’est pour esquisser un petit sourire. « Tu n’es jamais qu’un homme Constantin et c’est ce que font les hommes : ils vivent. Et je suppose que de céder aux charmes d’une belle femme, c’est ça… vivre. Non ? » Bien piètre excuse, mais voilà, au fond c’est aussi ça que de vivre. Probablement. Le revers de ta main lui effleure la joue avec douceur et tu baisses les yeux. « Qu’elle ne soit pas entièrement humaine ou qu’elle m’est fait du mal, n’y change rien. Et puis… Beatrix n’est pas aussi mauvaise que j’ai pu le croire. Je le sais aussi… elle est seulement… différente. » Pas entièrement femme, pas totalement démone, elle est douceur et douleur. Elle sème le plaisir et le chaos, tour à tour, sans ordre précis. Constantin ne pouvait qu’en souffrir.

D’un coup de baguette tu éteins alors la lumière, celle que tu avais créée. L’obscurité retombe doucement sur vous, comme un voile, presque rassurant. « Quant au rejet… je sais que c’est difficile… on ne s’en remet jamais totalement, mais on se relève toujours Constantin. Toujours. » Tu roules contre lui, faufile ton visage sous son bras, pour te loger dans ses bras. Là, ton visage s’enfonce doucement dans son cou, rassuré par sa chaleur. Par son odeur, mélange de bois et de parfum masculin. Il n’y a aucune trace de Ronald dans cette odeur, mais quelque part, sa chaleur te ramène à Daeva et tu te détends. « Elle comprendra son erreur, elle en souffrira… et moi je veillerais sur toi. Je t’aiderais. C’est juré. » Tes lèvres glissent doucement contre sa joue, alors que tu chuchotes « mais pour le moment, bonne nuit Constantin… » Et peut-être que vos rêves seraient plus doux. Plus clément.
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