sujet; DRARRY + turn around, watch me die
MessageSujet: DRARRY + turn around, watch me die    DRARRY + turn around, watch me die  EmptyMar 16 Juin 2015 - 0:11

PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 12403
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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or let me take the wrong way down ?
15 JUIN 2002 & DRARRY
 

   
   
   
L’impact de Beltane était désagréablement persistant. Malfoy se retourna pour la énième fois, heurtant au passage le petit corps de Scorpius roulé en boule contre lui comme souvent, et finit par abdiquer en s’écartant sans mouvement brusque pour s’asseoir au bord du lit. Il ne trouverait pas le sommeil cette nuit.

Le désordre qui avait régné dans sa chambre à la Bran Tower n’était plus qu’un souvenir : il avait passé les dernières semaines à classer ses malles et cartons jusqu’à ce que l’immense pièce sans vie porte son emprunte jusqu’au dernier recoin. A terme, il lui avait fallu miser sur l’aide d’un elfe de maison avant que l’agacement n’ait raison de ses nerfs, mais il était satisfait du résultat. Ces derniers jours toutefois, une préoccupation bien différente de son récent emménagement obscurcissait ses pensées en quasi-permanence, altérant parfois sa réalité en l’assaillant d’images directement issues des méandres de l’un de ses passés. C’était… étrange. Réellement curieux et déboussolant. Stimulée par une force qui le dépassait, son âme fouillait à travers les siècles pour le confronter aux fantômes d’autres ères. Il avait été l’Ambrosius d’une Cassiopeia désormais incarnée par Granger, le Thaddeus étroitement lié à Winchester – une rebut – et à Blair Hughes – une insurgée, puis Maddox, et d’autres encore… ses réminiscences se faisaient a priori un devoir d’ébranler ses bases, mais il se refusait à céder au message alambiqué qu’elles semblaient vouloir lui transmettre. Il ne voulait pas fraterniser avec l’ennemi.

Mais il ne pouvait se retenir complètement de céder à leur appel, et l’une de ses identités le tenaillait tout particulièrement. Comme s’il lui restait une tâche à accomplir dans cette vie.

Au départ, tout était flou : Il voyait les paysages se fondre en des tâches de couleur indistinctes alors qu’il filait à toute allure sur son balai, transcendé par une sensation d’invincibilité. Il devinait plus qu’il ne voyait la présence immuable à ses côtés, celle d’un comparse dont la voix grave faisait écho à la sienne jusqu’à leur horizon sans limites, alors qu’ils s’esclaffaient au dépend de l’escadron de la Police Magique qui les talonnait avec acharnement. Les sorts fusaient à leurs oreilles, frôlaient leurs silhouettes fugaces et hilares, puis se dissipaient dans le néant. D’autres traques succédaient à celle-ci et, systématiquement, l’inconnu et lui en étaient des cibles – mais quelque chose lui disait qu’ils n’étaient pas les victimes de l’histoire : plutôt une paire de scélérats, épine profondément plantée dans le talon de la communauté magique. Et puis des flash s’enchaînaient à la vitesse de l’éclair : plans étalés sur des caisses transformées en tables de fortune, gallions, gallions, fuites, corps, gallions, blessures, adrénaline, gallions ; il lisait l’effroi ou la haine sur les visages étrangers qui croisaient sa route, puis il se fondait dans la masse, en quête d’une nouvelle proie à dépouiller. funny fact : l’argent était apparemment un élément primordial et récurrent dans chacune des vies antérieures qui s’imposaient à lui depuis Beltane.

Il avait ressenti le besoin pressant de se lancer dans des investigations poussées afin de comprendre ce dont il était question. Cette histoire le faisait se sentir aussi niais que tous les ahuris désœuvrés qui bombardaient la Gazette de courriers désespérés, s’adressant à d’illustres inconnus prétendument croisés dans une autre vie. Ridicule. Draco était trop fier pour les imiter mais, dépité par l’acharnement des stigmates du passé à le poursuivre à toutes heures du jour et de la nuit, il s’était drapé dans son orgueil pour s’atteler à découvrir en solitaire ce que son subconscient s’acharnait à le pousser à découvrir. Ainsi, il avait déniché un nom en liant les souvenirs troublants à des ouvrages historiques dénichés aux Archives.

Arsène Chapman. Une fois le lien établi de façon inéluctable entre l’avalanche d’estampes de cette autre vie et les différents récits qu’il avait réunis, il n’avait guère eu à farfouiller bien longtemps à la recherche de détails : tout sorcier qui se respectait avait tôt ou tard eu vent des frasques de Chapman. Face à ce nom, le nœud au creux de sa cage thoracique se relaxait et ses lèvres se fendaient d’un rictus satisfait. C’était lui, oui. C’était sa vie. Londres sorcier des années 20. Mère française, père anglais. Sorcier respectable, fort apprécié de la haute. Tout avait basculé avec l’assassinat de sa petite sœur. Certains persistaient à penser que c’était la perte, qui avait fait de lui un criminel. La version reconnue était cependant qu’il avait en réalité baigné dans le milieu depuis toujours, gentleman cambrioleur. Qu’il avait mis la Police Magique sur les dents tout en masquant, des années durant, ses méfaits derrière sa façade irréprochable. Que sa sœur, fine stratège, n’avait été nulle autre que son associée de toujours, et que leurs origines mêmes s’étaient avérées floues, peut-être montées de toutes pièces. Que leur ambition les avait poussés trop loin et que, escomptant dépouiller rien de moins que Gringotts, ils avaient joint leur expérience à celle de trois autres criminels dont deux s’étaient par la suite retournés contre la jeune femme, dont ils avaient orchestré « l’accident » mortel. Arsène s’était alors allié au seul des trois acolytes à s’être avéré fiable : Faust. Ensemble, ils s’étaient assurés de venger la défunte en faisant des traîtres les victimes d’un coup monté.

Désormais recherchés et chargés d’un lourd casier judiciaire, Arsène et Faust avaient tracé leur route ensemble à la suite de cette tragédie. Arsène et Faust – dans la mémoire commune, ils étaient indissociables. Et Malfoy avait ainsi compris que c’était vers cet homme – ou sa réincarnation – que le poussaient les murmures de ses rêves persistants.

C’était l’endroit précis où il se heurtait un mur ; le nœud du problème : qui était Faust, dans cette vie ? Le puzzle restait incomplet… il était en tout cas de notoriété publique que les deux hommes avaient péri au cours d’une énième tentative d’évasion, une dizaine d’années après que la BP ait eu raison de leur audace et de leur habileté. Les murs d’Azkaban avaient finalement chargé leur horizon de barreaux infranchissables contre lesquels ils n'avaient eu de cesse de lutter. Contre lesquels ils avaient perdu. Mais les noms des deux hommes s’étaient gravés dans les mémoires, et leur dernier méfait se constituait d’un soulèvement long de trois jours entre les monstres d’Azkaban – libérés de leurs cages par les soins du terrible duo – et les geôliers. La tentative d’évasion la plus meurtrière de l’histoire de la célèbre prison.

L’esprit bourdonnant d’informations menant à toujours plus d’interrogations, Draco s’extirpa du lit, puis de son bas de pyjama, pour enfiler une tenue plus appropriée. Il voulait savoir. Il devait savoir. Une autorisation reposait sur la surface de son bureau depuis l’après-midi même : il avait laissé s’égrener les heures en attendant de se décider à en bénéficier ou non. C’était un pass pour accéder à l’ancien cimetière des prisonniers à Aberdeen, froide langue de terre délaissée depuis 1989 – désormais, les corps étaient jetés en pâture à la mer nord, qui s’agitait impitoyablement autour de l’ilot maudit et vomissait ses proies contre les roches, les repêchait au rythme de ses reflux et les brisait encore et encore jusqu’à ce qu’ils disparaissent en ses profondeurs. C’était plus sécuritaire. Mais Chapman, lui, avait été enterré (jeté en vrac dans un trou sommairement creusé, inégal, et affublé d’une pierre impersonnelle, à l’image de tous les autres tombeaux sans nom qui jaillissaient du sol rocailleux). Les gardiens avaient gravé son nom sur la pierre et y avaient associé toutes les insultes qu’il leur inspirait, pour expier leur rage, leur rancœur, leur peine due à la perte des collègues et amis ayant péri au cours du soulèvement des prisonniers. A leurs tours, ses contemporains étaient venus cracher sur la sordide sépulture. Bien plus tard, le temps avait fait de lui une légende morbide, admirée, prise en affection par la jeune génération, et ses admirateurs s’étaient plus à choquer leurs ancêtres en décorant sa tombe de fleurs immérités, de visites respectueuses, de messages appréciateurs.

Sa pâle complexion masquée sous la capuche de sa cape sombre, Draco usa pour sa part du pass à reculons, transplanant directement au lieu-dit avant que la raison ne le pousse à rejeter l’opportunité. Il savait à peu près où aller, mais ne se sentait pas prêt à faire face à la stèle gravée, par la main d’un détracteur, du nom de son ancien lui. Au lieu de quoi, il erra jusqu’à sa voisine : celle de Faust. Affublée des mêmes caractéristiques – le nom et les insultes ciselés de façon chaotique, tranchant avec les traces plus récentes des passages d'étranges admirateurs. Il resta un moment là, immobile, transi mais non par le froid, avant d'oser faire face aux restes d’Arsène. Ce ne fut qu'à cet instant qu’il s’aperçut qu’un autre que lui avait visité ces tombes très récemment. Et que sur la sienne s’étiraient des lettres hachées, presque rageuses : « Turn around bastard, watch me die. » Ces mots avaient quelque chose d'affreusement familier et pourtant... Malfoy fronça les sourcils, incapable de les resituer. Il hésita encore un long instant avant de sculpter la pierre à son tour, de la pointe de sa baguette : « Who are you ? » Le regard gris resta encore accroché un instant à l'accusation qui précédait sa question, mais rien – pas un indice, pas un flash, rien. Il s'apprêtait à se lever mal à l'aise en ces lieux morbides, lorsque la surface de la tombe se flouta et que les lettres se déplacèrent, pour former une réponse.

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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HERO • we saved the world
Harry Potter
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‹ crédits : killer from a gang (avatar) ; anaëlle (sign).
‹ dialogues : indianred
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‹ âge : vingt-trois (31/07/80)
‹ occupation : décédé depuis le 24/08/03.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1997.
‹ baguette : en bois d'aubépine, mesure 30 cm et a en son cœur un crin de licorne (anciennement à Draco Malfoy) ; je suis également le maître de la baguette de Sureau.
‹ gallions (ʛ) : 6408
‹ réputation : je suis un dude très cool maintenant que j'ai tué Voldemort (rip).
‹ particularité : Fourchelang.
‹ faits : j'ai beaucoup changé, je suis devenu froid et maîtrisé, prudent et confiant ; les foutues répercussions de la guerre qui m'ont fracassé la gueule. Parmi les Insurgés, je suis Specs, anciennement parmi l'un des leaders des Audacieux. Membre du conseil de la RDP – les seuls étant au courant que je suis en vie. J'ai passé un marché avec Drow : 80 années de ma vie en échange d'un talisman prévu pour détruire l'horcruxe en moi.
‹ résidence : au 12 Grimmauld Place (Sirius m'a désigné comme étant son héritier pour reprendre la demeure familiale des Black).
‹ patronus : un cerf
‹ épouvantard : un détraqueur (la peur elle-même).
‹ risèd : mes parents, une femme et des enfants - une famille complète.
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15 JUIN 2002 & DRARRY
 

   
   
   
Le brouillon ennuyé de son visage se reflète sur la fenêtre tremblante que la pluie acide agresse, dans l'espoir vif de gommer les traits immuables du sorcier... mais cet espoir se noie dans les gouttes albescentes qui lui font face. Rien ne fissure la maîtrise qu'il arbore, rine ne perturbe les faibles palpitations de son cœur alourdi. Les yeux clos, Harry tourne le dos à la fenêtre, laissant les tambours de son crâne imposer un rythme lent à ses veines. Compte jusqu'à dix. Fait le vide. Dans son crâne, dans son âme. Le pincement dans son cœur disparaît, remplacé par la latence qui calme les tambours de son cœur. Quelques secondes, uniquement quelques secondes lui suffisent pour rouvrir les yeux et faire face à la réalité. Le cerveau vidé. Du moins, c'est l'impression qu'il a, persuadé que c'est sain de tout refouler. Aveuglé par sa propre détermination. Tellement aveugle qu'il ne voit pas à quel point le malsain a pris le dessus. Harry a scellé ses émotions. Un peu trop intensément. Mais parfois... l'égarement l'étreint. Quelques secondes d'égarement, quelques secondes de trop, qui lui donnent l'impression qu'il va exploser. Comme cette nuit, comme les précédentes – ces derniers temps, ça l'attaque beaucoup trop souvent. Foutues conséquences de Beltane. Il grogne et se laisse traîner jusqu'à son lit, la tête placée entre ses mains. Ses doigts s'accrochent à ses cheveux, les rendent encore plus indisciplinés qu'ils ne le sont d'habitude ; Harry se fiche de son apparence, il veut uniquement que ça s'arrête. Les souvenirs. Les émotions – vives, de véritables attaques dues à la colère. La frustration. La mélancolie. Son autre est amer, l'amertume se reposant sur son lit de précarité. Son autre l'attaque, le chamboule, Harry n'a pas assez de contrôle pour le maîtriser lui. Et quelque part, il est certain que son autre n'est pas dangereux... qu'il n'est pas comme Voldemort. Mais c'est pénible, de se perdre quelques secondes, de ressentir cette colère. De voir d'étranges choses sur les autres individus. Des choses qu'il ne devrait pas voir. Comme l'intérêt tout particulier qu'il a ressenti en entendant battre certains cœurs – celui d'Hermione, d'après sa mémoire défectueuse. Mais les battements ne lui ont pas procuré de bonnes intentions et ce constat amer, Harry le met sur le compte de l'Autre. De part les souvenirs et les informations qui l'ont submergé, Harry a pu mettre un nom et certaines caractéristiques sur sa vie antérieure. Faust Jagger, l'allemand aux cheveux d'argent. Silver, de son surnom dans les affaires illégales. Voleur de diamants, spécialiste du cœur humain et maître de la magie noire. Un rire nerveux le prend, lorsqu'il songe à ce Faust qui semble si différent de lui-même... mais également tellement similaire. L'autre homme s'était laissé tenter par la magie noire lorsqu'il était petit, accompagné d'une autre gamine, les deux gosses faisaient diverses expériences. Les rataient, la plupart du temps. L'une des conséquences majeures est l'accélération simultanée du vieillissement de ses cheveux. L'absence de couleur sur son physique avait obsédé Faust : de sa peau diaphane à ses yeux noirs, il semblait fantomatique. Les diamants attiraient l'éclat dans ses yeux, les reflets du monde se percevaient dans les nombreuses facettes, dispersant les couleurs aux alentours. Faust ne dépassait pas les limites avec la magie noire. Il recherchait uniquement un moyen pour remplacer son cœur par un diamant brut. Harry grimace – l'idée même de se séparer de son cœur le rebute. Mais il suppose que son autre cherchait uniquement à amoindrir la douleur. Les peines. Les éraflures. Les émotions humaines.

D'un geste brusque, ses mains se détachent de son crâne et il s'écroule sur son lit, les yeux fermement clos. Ses lunettes sont de travers mais il n'en a cure, tout ce qui l'intéresse est de se débarrasser de la rancœur que ressent Faust. Une rancœur séculaire, une haine que Jagger nourrit depuis des décades. Quelques jours plus tôt, Harry avait abdiqué. Traîné sa carcasse jusqu'à un cimetière abandonné, sur la côte, les remous agités de la mer se percutant violemment contre les roches gigantesques. La sensation glaciale des tombes, Harry ne peut l'oublier. Ni les mots qu'il a gravés à l'aide de sa baguette, la rage se transparaissant dans son écriture. Pas sa rage mais celle de Jagger – l'homme colérique et grossier a finalement réussi à fissurer ses barrières. « Turn around bastard, watch me die. » Il n'avait pas particulièrement un vocabulaire fleuri mais son autre l'avait envenimé depuis qu'il s'était manifesté – Harry ne peut s'empêcher de caser quelques injures dans son quotidien, même lorsqu'il est seul. Foutu Jagger, pourrisseur d'existence. Harry n'a pas le temps de continuer à maudire son autre : sa baguette vibre dans sa poche. Avec un geste rapide de la main, des mots apparaissent sous ses yeux. Un sourcil arqué, Harry examine la graphie guindée qui lui fait face. « Who are you ? » Une grimace incontrôlée tord son visage, principalement avec le réveil de Jagger et de sa rancune tenace. Quelques secondes passent avant qu'Harry ne transforme les mots en une réponse enragée. « N°42, dickhead. » Le rappel du numéro que portait Faust durant son emprisonnement à Azkaban laisse un goût de cendre dans la bouche du Survivant. Les lettres se transforment de nouveau et une discussion simultanée débute entre deux inconnus. « Language, Faust. » La rage s'intensifie en une fraction de secondes simplement parce que l'autre a osé l'appeler par son nom. Le traître. « Screw you, sonovabitch. You left me far behind. » La ponctuation sur sa dernière phrase, Harry n'a pas pu s'empêcher d'y placer toute sa colère : l'angrypoint parle de lui-même. « Get over it, mate, they've killed me too. » Étrangement, sa colère se dissipe lorsqu'il lit cette dernière phrase ; sans doute parce que Faust est ravi qu'on lui rappelle ce fait. Ravi que son comparse ait été executé également. Ravi. « Don't piss me off, wanker. » L'attitude enragée de Faust s'est calmée, laissant uniquement les insultes habituelles sortir de la baguette d'Harry. « You were the wanker in our cell, remember ? » En roulant des yeux, Harry laisse passer quelques secondes avant de reprendre les mots et d'y répondre. « I really wanna kill you right now. » Une autre habitude de Jagger à vouloir tuer les gens – était-il réellement aussi colérique et impulsif ? « Come here and try. No trap. » Après cette réponse, Harry prend son temps avant de répondre ; certes, il est curieux de connaître l'identité de la réincarnation de son acolyte mais... étrangement, la voix d'Hermione lui souffle que c'est une mauvaise idée. Pourtant, il capitule. « Go fuck yourself, n°69. »

Après avoir griffonné une rapide note pour Hermione, Harry transplane et atterrit à plusieurs mètres du cimetière en ruines. Son instinct l'oblige à se lancer un sort de silence et de désillusion, avant de dévoiler son identité. Il ne compte pas tout à fait la dévoiler, d'ailleurs – il a surtout envie de nourrir sa curiosité en découvrant celle de l'autre. Voir ses traits nouveaux, caser l'individu dans une catégorie : ennemi ou allié. Mais ses pieds restent plantés dans le sol, dévorés par le chiendent féroce. Il voit une silhouette aux hardes sombres qui fixe la stèle. Harry fronce les yeux, ayant du mal à distinguer à cause de ses yeux défectueux. Silencieusement, grâce au sort, Harry fait quelques pas en avant, les mains dans les poches. Plus il s'approche, plus la silhouette lui semble familière. Et plus la catégorisation s'entremêle : ennemi ou allié ? Aucun des deux, un mélange des deux peut-être – c'est toujours flou, incomplet, inachevé. Avec lui. À présent, Harry sait parfaitement qui se trouve devant la pierre tombale. À deux mètres de Malfoy, il décide d'enlever les sorts qui le dissimulaient jusque-là, afin de se dévoiler. « Merveilleux, commence-t-il sur un ton sarcastique, je suis même pas étonné que ça soit toi. » Son visage reste impassible lorsqu'il fixe celui de Malfoy qui s'est retourné pour lui faire face. Mais Harry ne soutient pas son regard plus longtemps, il le dévie vers la tombe de Faust dont il s'approche. La dernière fois qu'il était venu, il avait rageusement détruit les fleurs ; Jagger n'avait pas apprécié un geste aussi féminin qui semblait le castrer à chaque fois que ses yeux se posaient dessus. De son pied, Harry repousse les fleurs au loin et fixe les lettres disgracieuses de la tombe. « Ils auraient pu déposer quelque chose d'utile. Comme du Gin-Fiévreux. Pas des fleurs sans intérêt. » Il est conscient que certains de ses mots proviennent directement de Jagger, Harry n'a pas encore assez de maîtrise sur lui. Songeur, son attention retourne sur Malfoy, toujours près de la tombe d'Arsène. Le traître qui lui a tourné le dos dans une autre vie. Qui l'a laissé mourir. Mais qui s'est également condamné à la mort – joli retour de karma instantané et mortel.

• • •

I like a quiet life, you know me.
Gnawing on the bishops, claw our way up their system, repeating simple phrases, someone holy insisted. I want the markings made on my skin, to mean something to me again.


Dernière édition par Harry Potter le Lun 3 Aoû 2015 - 19:41, édité 1 fois
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
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‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
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‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
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15 JUIN 2002 & DRARRY
 

 
 
 
Le vent sifflait lugubrement au sein de cet antre voué à la mort et pourtant, l’ambiance morbide ne le mettait pas réellement mal à l’aise. Une sensation étrangère montait au creux de sa cage thoracique : une satisfaction intense d’être parvenu à atteindre la côte finalement, même si au prix de sa vie. Il avait été prêt à tout pour fouler le sol rocailleux rongé par le sel marin, pour se sentir glacé jusqu’à l’os par l’humidité qui rongeait tout, insidieusement. C’était une petite victoire, mais une victoire tout de même. Draco ricana intérieurement et permit à ses lèvres de se plisser en un rictus méprisant. Imbécile, tu es seulement passé des barreaux à quatre planches grossièrement clouées sur mesure. Un autre type de prison. Et à l’intérieur, Arsène se hérissa. Non, il ne pouvait pas comprendre, le blanc-bec au cul torché depuis la naissance par pléthore d’elfes et aux caprices comblés par des flopées d’offrandes toutes plus onéreuses les unes que les autres. Il ne connaissait pas le goût de la fuite, de la course folle, la soif de liberté et les chaînes du système brisées par la volonté d’un seul homme. Il n’était rien d’autre qu’un prisonnier volontaire, défaitiste, fataliste. Il regardait le monde se déchirer de l’intérieur de sa cage, soupirait mais n’aspirait jamais à se défaire de ses entraves. Jamais réellement.

Et il ne savait pas ce qu’était Azkaban. De l’intérieur. Le vide creusé à petit feu par les Détraqueurs, devenus compagnons réguliers et poussant leurs proies à flirter avec une folie précoce. Il ne savait pas le cauchemar permanent, les membres brisés contre les parois des cellules dans l’espoir d’abréger l’agonie intérieure. Et le sel marin, partout. Accumulé dans la pierre, dans la bouffe infecte, au bout des phalanges râpeuses et souvent ensanglantées d’avoir voulu marquer les jours à l’encre rouge à même le mur pour ne pas perdre le fil du temps.

La mort était une libération, elle n’était qu’un sommeil. Et il se rengorgeait d’avoir gagné par ses crimes l’adulation d’une génération. N’avait-il pas gagné ? N’avait-il pas touché au but et été autorisé à en constater cette victoire de ses propres yeux, gâté par l’excentricité de la mère Magie elle-même, qui avait fomenté son éveil après des décennies d’inconscience ? (Il se sentait éternel).

Mais Arsène avait le poids d’une autre vie sur la conscience et niait farouchement le fait que cela le travaillait. Ce pan de sa vie rechignait à atteindre la mémoire de Draco, qui fronça les sourcils en se demandant pour la énième fois ce qu’il foutait dans ce coin glauque, à une heure indécente. Un frisson lui courut le long de l’échine et, avisant le manque d’explication, de réponse, de raisons de rester, il voulut faire demi-tour. Ses pieds demeurèrent enracinés là où il les avait posés et l’exaspération le prit la gorge. Attends, imposait crânement Arsène. Mais c’était encore son corps, dominé par sa raison, et il était hors de question qu’il perde le combat contre les restes décrépis qui moisissaient « en toute liberté » dans un simulacre de tombe.

Et tout à coup, ça arriva. Sous ses yeux, les mots s’effacèrent comme les bribes vaporeuses d’un Flambios. « N°42, dickhead. » Ce qui l’envahit cette fois manqua de le terrasser. C’était puissant, colossal même, et le rire grave qui dégringola de ses lèvres sèches le prit de court. Laisse-moi le contrôle, quémandait un Arsène qui n’avait jamais été aussi présent que ce soir. Aucune de ses vies antérieures n’avait réclamé tant de liberté depuis Beltane, et il se fustigea intérieurement en s’apercevant que l’alcool ingéré ne l’aidait certainement pas à s’éclaircir les idées. L’Autre se fit plus insidieux, percevant la faille et s’y coulant avec délice. Les commissures s’étirèrent en un demi-sourire moqueur, la baguette s’éleva et traça sa réponse : « Language, Faust. » Faust. Bien sûr que c’était lui qu’il cherchait, ça ne pouvait être quelqu’un d’autre n’est-ce pas ? Et puis là, juste sous ses yeux : la réponse aux interrogations d’un Draco posé sur un genou devant la pierre, attentif. Les torts d’Arsène surgissaient des méandres d’un passé révolu. « You left me far behind. »  Dans un flash, il entrevit presque une main rageuse, un visage anguleux. Un regard écarquillé, des mèches pâles s’agitant alors que Silver perdait de sa contenance et de sa maîtrise, s’enrageait sur la barrière magique qu’il venait d’ériger entre eux pour le coincer de l’autre côté après avoir subtilisé la seule baguette dont ils étaient parvenus à s’emparer. Il le voyait hurler, tenter de déchiqueter à mains nues l’obstacle insaisissable – Arsène avait tourné le par la suite. Pour de bon. Pour assurer sa propre survie. La course s’était achevée pourtant au bout du couloir suivant et les bribes de culpabilité furent vite étouffées. Arsène se riait de cet instant terrible. « Get over it, mate, they've killed me too. » Il se passa machinalement une main sur la poitrine, là où trois Avada l’avaient frappés de plein fouet. « Don't piss me off, wanker. » Ah. L’argument avait fait mouche ; le fauve s’apaisait, grondait pour la forme. Au bout du compte, sur le coup d’une impulsion, Arsène le défia de le rejoindre.

Draco suspendit son mouvement, mais trop tard : la formule était déjà lancée et l’inscription le nargua en se dessinant rapidement sous son regard agacé – sous celui de son interlocuteur, surtout. Salazar, c’était d’une imprudence démesurée ! Qui savait sous quelle forme déplaisante avait pu renaître le comparse d’antan ? Un ennemi, assurément. La magie n’avait orchestré que des entourloupes dont le blond se serait volontiers passé, ces derniers temps. Durant un certain laps de temps, les secondes s’égrenèrent sans que le sorcier à l’autre bout du sort apposé sur la tombe ne daigne le gratifier de sa décision ; puis, finalement : « Go fuck yourself, n°69. » Qu’est-ce que c’était que cette réponse ? Malfoy grimaça, peu certain d’apprécier cet énergumène – même si le gamin en lui trépignait pourtant d’une excitation qu’il était loin de s’avouer : lui aussi avait rêvé d’évasion et d’aventures sur les traces d’Arsène et de Faust. C’est un « ok », lui souffla l’autre dont les accents lui donnèrent l’impression d’être attardé.

Peu importait. C’était de la folie. Malfoy se redressa, épousseta son genou pour en ôter les résidus grisâtres. Il n’avait pas à rester – les erreurs d’Arsène et les comptes que souhaitait régler ce dernier ne le concernaient pas. Faire demi-tour le confronta toutefois à la silhouette qui se découpa du néant et il jura entre ses dents en comprenant qu’il avait été observé sans même s’apercevoir de la présence qui hantait les lieux. Il se tendit perceptiblement en le distinguant. En le reconnaissant.

Potter.

C’était la pire des probabilités.

Ses pupilles coururent de droite à gauche en quête d’une échappatoire et sa main se resserra sur sa baguette. Du temps de leur adolescence, celle du Balafré avait toujours été tirée bien trop vite pour qu’il ait lui-même le temps de s’armer, et si l’expérience avait affiné sa célérité en duel, il n’avait aucune envie de se confronter à l’Elu. Non parce que la rivalité qui le consumait depuis toujours s’était atténuée ; simplement parce qu’il était incapable de s’en prendre sérieusement à lui. Il avait une dette de vie à éponger et traînait ce poids avec rage depuis des années, en espérant que le principal concerné ne se doute de rien. Il l’avait évité comme la peste, était parvenu à ne pas croiser sa route depuis une éternité, et voilà que des réminiscences d’une autre vie l’obligeait à courir le risque de le confronter.

Autant prétendre être Arsène. Arsène et aucun autre. Offrir cette soirée au passé pour ne pas sembler fuir, et néantiser les aléas du présent (quelque chose lui disait que Potter ne lui ferait pas ce plaisir, cependant).

« Merveilleux, commence-t-il sur un ton sarcastique, je suis même pas étonné que ça soit toi. » Il enfonça sa main libre dans la poche de sa cape en une posture faussement décontractée. « C’était presque couru d’avance non ? Nemesis un jour… » Nemesis toujours. Ce n’était pas tout à fait ça pourtant, n’est-ce pas ? Ils n’avaient pas été ennemis à proprement parler. « Je suppose que tu as appris du passé, puisque tu t’es immédiatement méfié de moi cette fois. » Il faisait référence au scepticisme éprouvé par le brun dès le début, à la violente antipathie qui avait résulté de leurs premiers échanges. « Apparemment, me fréquenter ne t’a pas réussi à l’époque. » Il détourna légèrement la tête en direction de leurs tombes, mais garda un œil rivé sur l’insurgé. Arsène gronda en lui, frustré. Laisse-moi le contrôle – il insistait. Draco céda. « T’as une dent contre nos admirateurs ? » Mouvement de menton entendu en direction des restes de fleurs calcinées qui ornaient le tombeau de Faust. « Ils auraient pu déposer quelque chose d'utile. Comme du Gin-Fiévreux. Pas des fleurs sans intérêt. » « Ils n’avaient pas de raison de se douter qu’on en aurait eu l’usage un jour », ricana le blond avant de hausser les épaules. « Leur admiration est inattendue mais… pas déplaisante. Catch it ! » Il avait tiré de sa poche la flasque sans laquelle il ne marchait plus depuis des mois et l’avait lancée en direction du brun dans le seul but de le prendre de court (y boire l’aurait mis plus en confiance peut-être, mais ils n’étaient tout de même pas là pour se dorloter mutuellement n’est-ce pas ?). « Relax, c’est un poison mais tout sauf mortel. » Il y avait une lueur de défi (et d’amusement incongru) au fond des yeux gris ; on disait que Potter n’était plus le gamin qu’il avait été : impulsif, toujours le premier à foncer tête baissée lorsqu’on le provoquait. Les rumeurs le prétendaient plus maîtrisé et prudent, et Draco n’était pas certain d’apprécier cette version inconnue de son vieil ennemi. C’était comme marcher en terre étrangère plutôt qu’en terrain conquis plus de dix ans plus tôt. « On avait dit qu’on danserait sur les tombes de nos geoliers, un jour. Funny, ce sont les nôtres qu’on piétine. » C’était réellement une drôle de situation. A quelques mètres sous leurs pieds pourrissaient leurs carcasses décharnées, et l’Arsène en lui ne s’en émouvait pas le moins du monde.

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HERO • we saved the world
Harry Potter
‹ inscription : 04/06/2015
‹ messages : 4243
‹ crédits : killer from a gang (avatar) ; anaëlle (sign).
‹ dialogues : indianred
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‹ âge : vingt-trois (31/07/80)
‹ occupation : décédé depuis le 24/08/03.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1997.
‹ baguette : en bois d'aubépine, mesure 30 cm et a en son cœur un crin de licorne (anciennement à Draco Malfoy) ; je suis également le maître de la baguette de Sureau.
‹ gallions (ʛ) : 6408
‹ réputation : je suis un dude très cool maintenant que j'ai tué Voldemort (rip).
‹ particularité : Fourchelang.
‹ faits : j'ai beaucoup changé, je suis devenu froid et maîtrisé, prudent et confiant ; les foutues répercussions de la guerre qui m'ont fracassé la gueule. Parmi les Insurgés, je suis Specs, anciennement parmi l'un des leaders des Audacieux. Membre du conseil de la RDP – les seuls étant au courant que je suis en vie. J'ai passé un marché avec Drow : 80 années de ma vie en échange d'un talisman prévu pour détruire l'horcruxe en moi.
‹ résidence : au 12 Grimmauld Place (Sirius m'a désigné comme étant son héritier pour reprendre la demeure familiale des Black).
‹ patronus : un cerf
‹ épouvantard : un détraqueur (la peur elle-même).
‹ risèd : mes parents, une femme et des enfants - une famille complète.
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15 JUIN 2002 & DRARRY
 

   
   
   
« Ce qui me manque le plus, c’est la bouffe, Arsène. La bouffe. » Sur les rétines du Survivant, défile alors une myriade d’images de nourriture : des tartes, des côtelettes d’agneau, des légumes. Les foutus légumes, même les épinards avaient manqué à Faust, du temps où il était prisonnier et partageait ses pensées avec son acolyte de fortune. « J’en ai oublié les odeurs, tu sais. Même le goût. » Faust envoie une nouvelle image à Harry, une image du réfectoire d’Azkaban, où les prisonniers étaient tous réunis et attendaient d’être servis. Mais c’était un jour spécial, c’était l’anniversaire de l’un des matons. Et ce dernier avait décidé qu’il offrirait à tous les prisonniers un repas correct, cuisiné à l’extérieur. Lorsque les mets étaient apparus dans les assiettes, les réactions des prisonniers étaient toutes diverses : certains, dont Faust, semblaient perdus et avaient peur de ce qu’il y avait sous leurs yeux alors ils n’y touchaient pas. Tandis que d’autres, peu nombreux, avaient sauté sur les bouts de steak et les dévoraient sans même y croire, comme de foutus animaux affamés. Et puis, il y avait aussi certains qui n’en croyaient tellement pas leurs yeux qu’ils étaient devenus agressifs et violents, en attaquant les gardiens et les autres prisonniers. « La bouffe. Et les putes, Arsène. » Les souvenirs changent derechef, montrant cette fois-ci les deux acolytes se bidonner suite à la dernière remarque de Faust. Complices, alliés devenus ennemis au moment de leur mort, Faust est à présent mitigé : son esprit revanchard souhaite prendre le dessus mais il a également envie de tirer une croix sur toute cette histoire. Accepter la réalité, cette cruelle fatalité : il est mort. Ils sont morts. Ils ont traîné dans leurs tombes. Et ne peuvent rien y faire, à part s’arracher la gorge dans l’au-delà et pester l’un contre l’autre. Faust a la certitude qu’aucun des deux ne serait parvenu à survivre dans le monde extérieur, même s’ils avaient réussi à s’enfuir. Ils n’y seraient pas arrivés. Non. Parce qu’ils avaient déjà leurs propres barreaux dans la tête. Il y a toujours quelque chose pour vous empêcher de vous en sortir. Le simple fait de mettre un pied en prison et c’est foutu, vous êtes dans la merde. Il ne vous reste plus que les pensées noires. Les angoisses. Les zones d’ombre. Ces dernières pullulent et fracassent votre crâne contre le premier mur crépi. Il n’y a jamais eu de liberté. Que des barreaux. Dans la tête. La liberté est une foutue création utopique qui fait vibrer les plus faibles. Elle n’a rien de réel. La prison, Elle, est réelle. La cellule, l’isolement, les barreaux. En quelques années, on s’est fabriqué nos propres barreaux, tu sais. Souffle la voix rauque de Faust entre deux pensées moroses, au même moment que les yeux verts s’habituent aux environs.

L’enfermement, Harry le connait. Parfois, les murs trop étroits l’angoissent, piqure de rappel du calvaire vécu durant son enfance. Le placard. Exigu, la porte verrouillée, les pas lourds qui arrachaient des cris stridents aux escaliers. Ces mêmes cris qui se répercutaient dans le petit placard et le faisaient vibrer, l’arrachant immédiatement au sommeil. C’est du passé, se dit-il en rejetant le morose du pied et en focalisant son attention sur l’unique humain à ses côtés. « C’était presque couru d’avance non ? Nemesis un jour… » Malgré lui, une grimace vient déchirer l’impassibilité de son visage, devenue habituelle. Et toujours malgré lui, le Survivant termine en un murmure à peine audible : « …Nemesis toujours. » Se sentant comme obligé de finir cette phrase, comme une trace de leur histoire commune, une histoire vétuste, qui perdure même à travers la réincarnation. « Je suppose que tu as appris du passé, puisque tu t’es immédiatement méfié de moi cette fois. » La grimace s’effrite pour se transformer en un sourire en coin lorsque cette fois-ci, les seules images qui défilent dans son esprit, ce sont celles de Harry et de Draco, durant leur première année. Première rencontre chez Madame Guipure. Le premier enfant sorcier que Harry a rencontré. Celui qui a ensuite insulté son premier ami, Ron, s’attirant par la même la méfiance du Survivant. « Apparemment, me fréquenter ne t’a pas réussi à l’époque. » Harry reste silencieux, malgré le grondement furieux de Faust dont les insultes semblent encore plus fleuries que tout à l’heure ; pourtant, la furie de Silver masque en réalité un certain amusement. « Ils n’avaient pas de raison de se douter qu’on en aurait eu l’usage un jour. » Continue Malfoy en ricanant, laissant Harry toujours aussi silencieux. Ce dernier trouve le blond plus bavard que d’habitude – sans doute Arsène qui surgit, cherchant à taquiner son comparse d’antan. « Leur admiration est inattendue mais… pas déplaisante. Catch it ! » À peine ces mots lâchés, qu’un objet est balancé dans sa direction : ses réflexes d’Attrapeur ressurgissent et il attrape l’objet non-identifié sans effort inutile. Une flasque. Les sourcils froncés, il ne peut s’empêcher de lancer un regard interrogateur vers Malfoy. « Relax, c’est un poison mais tout sauf mortel. » La blondasse te défie, on dirait. « Je serai déçu que tu me tues de façon aussi minable. Je m’attendrai à quelque chose de spectaculaire de ta part. » Dit-il, son sourire en coin de retour sur son visage, lorsqu’il verrouille ses yeux dans ceux gris de Malfoy. Défi relevé, crient ses yeux, je viendrai te hanter, murmurent ses lèvres. Pourtant, lorsqu’il enlève le bouchon, il ne peut s’empêcher de lancer quelques sorts pour rechercher quelconques substances dangereuses. Sait-on jamais, il pourrait y avoir du Mercure – les dangereuses potions en contiennent, après tout. Mais son analyse achevée, il apporte aussitôt la flasque à ses lèvres et en boit une gorgée. Ses sourcils se froncent, il ne connait pas le breuvage ; sans doute quelque chose que seuls les Sang-Purs peuvent se payer. « On avait dit qu’on danserait sur les tombes de nos geôliers, un jour. Funny, ce sont les nôtres qu’on piétine. » Un rictus lui échappe, trouvant écho en lui, laissant un Faust toujours aussi amusé. « Nos geoliers doivent se gausser de là où ils se trouvent. Au fait, tu t’es pris combien d’Avada ? » Questionne-t-il sans même se rendre compte de l’incongruité de sa question… Pourtant, il est sincèrement curieux, curieux de voir lequel des deux a réussi à battre l'autre dans la mort. « Pas mauvais. » Ajoute-t-il tout en lui montrant la flasque après avoir bu une nouvelle gorgée. « J’ai presque envie de la finir complètement. »  

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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 12403
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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15 JUIN 2002 & DRARRY
 

   
   
   
« Je serai déçu que tu me tues de façon aussi minable. Je m’attendrai à quelque chose de spectaculaire de ta part. » Malfoy plissa les yeux, puis les leva au ciel. « Prétentieux », lâcha-t-il avec un reniflement dédaigneux. « Pourquoi ferais-je tant d’efforts ? Non, je t’arrangerais plutôt une mort ridicule. » A l’amitié aussi vache que forte et complexe du duo de malfrats qui faisait surface en eux se mêlait la vieille rivalité ; celle qui avait obnubilé Draco des années durant, et qu’il avait dû troquer pour quelque chose de plus féroce et destructeur. Il avait, comme gravée dans la chair, la conscience aiguë du fait qu’il avait été incapable de tuer Potter.

Et se retrouvait à lui parler, presque civilement, à la manière d’un vieil ami ennemi.

Sur le coup, ses doigts le démangèrent de se saisir de sa baguette. S’il le faisait boire, le désarmait, le livrait, il pourrait peut-être gagner des semaines de sursis pour sa mère. Mieux : la liberté. Il pouvait troquer la vie de Potter contre celle de Cissy. A cette idée, à cette opportunité inespérée, il sentit son palpitant battre plus sourdement. Son esprit retors était conquis par l’idée, et que devait-il à Potter. Rien, fichtrement rien.

Si ce n’était une dette de vie.

Malfoy se fendit d’un rictus torve, mi frustré mi autodérisoire. Comment arrivait-il constamment à s’empêtrer jusqu’au cou dans des situations exaspérantes d’illogisme ? Il secoua la tête de droite à gauche, désabusé. Mais resta sur le qui-vive. Potter, lui, n’avait aucune raison valable de ne pas tenter de l’attaquer à un moment où à un autre, et à présent que l’idée avait dissipé la confusion due à Arsène pour lui tatouer l’esprit, il ne pouvait (ni ne voulait) la chasser. Arsène qui, en lui, gronda. Cette soirée était la sienne et il ne masquait rien de sa volonté de ranger au placard les tracas de Malfoy. « Nos geoliers doivent se gausser de là où ils se trouvent. Au fait, tu t’es pris combien d’Avada ? » Mû par l’égo démesuré qui devait bien être le point commun de plusieurs de ses vies, le blond bomba le torse. « Il m’en a bien fallu sept pour tomber. » Mytho. Chapman n’en avait pas la moindre idée. Il n’avait que le souvenir flou d’un tournant, d’une embuscade autour de l’unique couloir qu’il avait parcouru seul après avoir trahi Faust. De baguettes levées et de sortilèges de mort prononcés simultanément. Lesquels avaient touché ou manqué sa cible, il ne saurait le dire : naturellement, il était tombé au premier. « Toi ? » mi-challenge mi-curiosité. Il n’avait pas trainé pour savoir ce qu’il advenait de son comparse. Il n’avait même pas regardé en arrière pour honorer les dernières volontés de l’autre. Il avait songé à lui-même, et à rien ni personne d’autre. Après tout, il avait déjà tout perdu lorsqu’était tombée sa moitié, la sœur qu’il s’était choisie. Alors une perte de plus ou de moins… qu’importait ? Il avait déjà un cratère béant à la place du cœur. Et une haine disséminée dans les veines, à l’encontre du monde entier. Même de Jagger, qui s’était entiché de sa précieuse. De celle qui n’était que sienne. Et qui avait eu le malheur de l’avouer pour lui faire comprendre que lui aussi saignait de la savoir morte, qu’ils pouvaient se comprendre et unir leurs forces, leur soif de vengeance. « Pas mauvais. » Potter suréleva la flasque pour la désigner. « J’ai presque envie de la finir complètement. » « Fais-toi plaisir, Dickhead – » Il aurait suffi de prononcer son nom, juste ça, un simple dérapage de langue, pour qu’une flopée de Rafleurs afflue, alertés par le Tabou ; mais il était comme ligoté par sa dette. « La cavale limite les plaisirs. » Une idée lui traversa l’esprit et illumina tant le regard de Draco que celui d’Arsène. « 5 gallions que t’es encore puceau », susurra-t-il. « Héroïsme ou culbute, t’as forcément dû choisir non ? » Il n’en avait pas la moindre idée à vrai dire, c’était un coup de bluff – qu’il pensait erroné, par ailleurs. Après tout, les cruches s’étaient amassées en nombre autour de Potter à l’époque de Poudlard, alléchées par la légende plus que par le binoclard malingre qu’était l’élu. A présent, il s’était étoffé, avait gagné en charisme, et Malfoy n’en était pas spécialement ravi. Il n’aimait pas le voir si sûr de lui.

Il n’aimait pas le savoir dangereux, alors que lui-même ne cessait de s’étioler, et ce tout particulièrement depuis ces dernières semaines, ponctuées de crises étranges dont les médicomages étaient encore infoutus de cerner l’origine.

« Faust se retourne sûrement dans sa tombe à l’heure qu’il est », ricana-t-il pourtant en s’affalant sur la sienne – non, celle d’Arsène – comme s’il s’agissait du mouvement le plus naturel qui soit. Le réflexe le renvoya inexorablement à Sansa, et son sourire s’effaça à la pensée de sa cousine. Déserteuse. Le nom avait été brûlé sur l’immense tapisserie de Malfoy, même si sans grand entrain : principalement parce que négliger ce rituel punitif aurait entraîné des questions dérangeantes. Et il avait prestement été effacé de celle des Rosier par la tante de la jeune femme, dont l’époux n’aurait sans doute jamais cautionné l’acte s’il n’avait été porté disparu des mois plus tôt.

Il tendit la main, réclamant la flasque sans un mot. En avala une longue goulée, puis lâcha de but en blanc, sans se soucier d’expliquer le cheminement de ses réflexions : « Sansa Rosier », lâcha-t-il de but en blanc. « Tu sais quelque chose à son sujet ? » Il ne voulait pas croiser le regard de Potter, lui permettre d’y lire une once de vulnérabilité. Aussi garda-t-il le sien fixé à l’horizon si sombre qu’on ne distinguait pas la mer du ciel. « Ne m’assassine pas du regard, » claqua-t-il. « Je n’essaye pas de te souler pour te soutirer des informations. » Oh, ça c’était toutefois une idée à creuser. « Elle est… était ma chair et mon sang. Kind of. » Il haussa les épaules, comme si ce n’était pas grand-chose. Le lien était un peu poussiéreux, presque « éloigné » au sein de leurs lignées. Il était aussi assez houleux, parfois. Souvent. Il ne savait plus trop s’ils avaient bel et bien été complices ou si tout n’avait été que mensonge. S’il l’avait vraiment connue ou avait eu affaire à une imposture, des années durant. La trahison avait été abrupte, il n’avait rien vu venir. Mais il n’abordait pas le sujet innocemment, simplement pour combler les blancs ou prendre des nouvelles. Il le faisait tant en son propre nom qu’en celui de sa vie antérieure sur le qui-vive. « Elle se superpose aux éveils d’Arsène, parfois. Je crois » (froncement de sourcils) « qu’elle est l’élément ultime de notre passé commun. » L’acolyte qui leur avait été arrachée, autrefois.

Il espérait que Potter comprenne. Qu’il en vacille. Et se sente tenu de surveiller ses arrières, au nom d’une loyauté obsolète, d’un funeste amour suranné, puisque Draco lui-même ne pouvait rien pour elle.

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« Prétentieux. » Ainsi que le dédain caractéristique de Malfoy ; le sourire en coin d’Harry s’accentue, accompagné d’un murmure : « J’ai appris du meilleur. » Évidemment, il n’y a pas plus prétentieux que Malfoy sur Terre. « Pourquoi ferais-je tant d’efforts ? Non, je t’arrangerais plutôt une mort ridicule. » Le sourire se transforme en rire léger, amusé par le côté surréaliste de cette conversation. Cette situation tout court. « Connard », même son insulte ne sonne plus comme une insulte mais comme une marque d’amusement. « Promis, je ferais en sorte que tous êtres vivants pleurent ta mort. Même les licornes. Vois à quel point je suis altruiste. » Malfoy et Potter qui ont une conversation sans coups et sorts, n’importe qui aurait une syncope en les voyant. Mais aussi surréaliste que cela puisse paraître, Harry ne baisse pas sa garde. Parce que c’est Malfoy. Parce que c’est Arsène. Parce que les coups dans le dos sont leurs marques de fabrique. Parce qu’un traître restera toujours un traître, peu importe ses nobles actions et ses belles paroles. Et la rivalité est encore plus marquée entre Malfoy et Harry, cette rivalité qui assassine tout bon sens et ne laisse qu’un arrière-goût amer d’inachevé. Inachevé, incomplet – c’est leur foutue relation. Dans d’autres circonstances, ils auraient pu être amis. Dans la réalité dérisoire, il n’y a qu’une rivalité farouche. « Il m’en a bien fallu sept pour tomber. Toi ? » Harry arque un sourcil, à l’intérieur, Faust se marre comme un bossu. Pas dupe une seconde du nombre d’impardonnables que son acolyte a esquivés. « Deux. Mais aucun ne m’a touché. L’un des matons m’a transpercé le cœur avec sa baguette à la moldue. » Obnubilé par son cœur durant toute son existence, Faust trouve l’ironie piquante de mourir à cause de cet organe, ce palpitant trop incompréhensible et perturbant. Ce pompeur d’émotions et de sentiments qu’il savait inexistants en lui. Il avait voulu s’en débarrasser, le remplacer par du cristal – renforçant ainsi tout son être. Persuadé de l’immortalité de ce geste. Il a échoué. Il s’est fait mettre en cellule. Il a été touché en plein cœur. Lamentable existence dont les accointances étaient toutes tombées dans leurs tombes. « 5 gallions que t’es encore puceau. Héroïsme ou culbute, t’as forcément dû choisir non ? » Et ce foutu pari a le don de fissurer le sourire d’Harry en quelques secondes. Malfoy a presque réussi à le sortir de ses gonds. L’amusement s’évapore dans le liquide placide et acide de la flasque. Il détourne le regard, le pose sur les tombes, les buissons, partout ailleurs mais pas sur Malfoy. Évidemment qu’il est puceau. Mais ce simple constat amer le transperce toujours de quelques lances de culpabilité – Ginny. La seule avec laquelle il avait eu envie d’aller jusqu’au bout – jusqu’à ce qu’il se rappelle des conséquences que pourrait avoir cette guerre sur elle. Et même après la rupture, les conséquences, il y en a eu des tas. Et la savoir libérée mais brûlée, pèse encore plus sur ses épaules. Harry se sent coupable du sort de la rousse. Coupable de tout et tout le temps. Ce Fantôme revient toujours brouiller ses rétines et dérailler sa psyché. Harry a envie de lancer un sort à Malfoy. Ou creuser le visage du blond avec ses poings. Le frapper à la moldue, comme ils en avaient l’habitude avant. Le punir pour lui avoir fait resurgir ses pensées moroses – elles sont devenues de fidèles alliées à présent. Mais Harry ne perd pas la face et garde son calme. Inspire et expire, répète le processus une dizaine de fois. Puis, dévie finalement son regard vers Malfoy. « Perdu. » Murmure-t-il plus pour lui-même que pour l’autre. « J’ai perdu. » ou « Tu as perdu. » ? Il ne saurait dire s’il a joué la carte de l’honnêteté en avouant qu’il est puceau ou s’il a menti effrontément et tellement mal que c’en est risible. Il se dit que c’est à Malfoy de décoder le mot. « Faust se retourne sûrement dans sa tombe à l’heure qu’il est. »  Harry roule des yeux et boit une nouvelle gorgée – pas assez pour qu’il perde le contrôle. La flasque change de mains, Harry remet les siennes dans ses poches – ce geste est devenu tellement habituel qu’il le fait mécaniquement à présent. « Sansa Rosier. » Ses sourcils se froncent. « Tu sais quelque chose à son sujet ? » Il secoue les épaules, cherche dans sa mémoire tout ce qu’il sait au sujet de la blonde. « Fougueuse, incontrôlable et sauvage. » Mais ce ne sont que de simples faits qu’il énonce. Principalement parce qu’il ne sait rien d’autre et qu’il ne sait pas non plus pourquoi Malfoy parle d’elle. Alors il se contente de le regarder intensément, dans l’espoir de trouver une quelconque réponse – Malfoy n’est pas le seul observateur, après tout. « Ne m’assassine pas du regard, je n’essaye pas de te souler pour te soutirer des informations. » « Peu importe. Qu’est-ce que tu veux ? » « Elle est… était ma chair et mon sang. Kind of. » Les secondes suivantes, Harry examine de nouveau son vis-à-vis, ainsi que ses mots. Il le sait déjà pour Sansa. « Elle se superpose aux éveils d’Arsène, parfois. Je crois qu’elle est l’élément ultime de notre passé commun. » Heureux et frustré, Faust gronde à l’intérieur mais Harry le musèle avec force ; incapable de songer une seconde à perdre le contrôle. Pas devant Malfoy. Jamais devant Malfoy. « La prochaine fois qu’on se réunira, il faudra l’inviter alors. » Ou pas. Il ne sait plus où s’arrête l’ironie parfois – surtout ce soir, avec lui, dans cette situation trop surréaliste. Mais Harry sature de ce surréalisme, il aimerait fissurer cette étrange sérénité qui les englobe, depuis qu’ils se sont dévoilés. Cette conversation est beaucoup trop étrange pour qu’il s’y accommode. Il laisse les secondes filer entre eux, chacun d’eux perdu dans ses propres réflexions. Les secondes deviennent des minutes, les étoiles trop nombreuses les écrasent de leur brillance. Il soupire et détourne le regard, braquant la mer, comptant les vagues. « J’ai regretté. » Le souvenir de leur sixième année s’inscrit sur ses cornées, l’image de Malfoy par terre, dans son sang – ce rouge trop intense et menaçant. Ce moment où la Mort flottait dans l’air. « Le Sectumsempra, je veux dire. » ajoute-t-il sans regarder Malfoy. Il aimerait que ses mots sortent Malfoy de ses gonds, qu’ils reprennent leur éternelle rivalité et querelles stériles ; pas ces conversations tranquilles. Puisque c'est uniquement dans les coups qu'ils se comprennent.

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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 12403
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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C’était décidément une drôle de coupure dans l’espace-temps. Et comme toute anomalie, elle n'était pas vouée à durer.

Draco était magiquement enchaîné par sa dette de vie, et Potter était… Potter. Le fou qui bavardait joyeusement avec l’ennemi. Le blond secoua la tête, incrédule. Il avait toujours su le balafré un peu attardé mais n’aurait jamais pensé que cela s’appliquerait aussi à lui. A vrai dire, il y avait bien eu une époque où les choses n’auraient jamais pu se dérouler ainsi, une époque où sa Nemesis d’enfance n’aurait pas pris la peine de lui adresser un mot avant de lui balancer le premier sort. Une époque où il aurait été jugé coupable de tous les maux de la terre, sans que la moindre excuse ou explication ne soit jugée valable, crédible. Peut-être qu’ils étaient juste épuisés, en plus d’être tous deux soumis aux caprices de vies antérieures exigeantes, qui quémandaient quelques secondes pour se parler après la trahison ayant mené à leur mort. « Deux. Mais aucun ne m’a touché. L’un des matons m’a transpercé le cœur avec sa baguette à la moldue. » « Bein merde alors », lâcha Draco avec les intonations d’Arsène, avant de grimacer sur ces manies de paysan. Pour un type ayant réussi à se monter une identité de gentleman cambrioleur avant de dévoiler son jeu, Chapman était fichtrement mal éduqué. Il continua pourtant : « Ton cœur c’était une vraie camelote, j’comprends mieux ton acharnement à le transformer. » Troué par une baguette. Ça avait dû faire mal. Mieux valait l’Avada indolore, à ce stade.

Le brun répondit à sa question sans vraiment le faire et Malfoy plissa les yeux, mécontent, tentant de le scruter pour déchiffrer la signification de sa réplique brève. Le regard fuyant lui fit opter pour la réponse qui lui plaisait le plus – l’acharnement de l’Elu à sauver la veuve et l’orphelin lui avait fait office de ceinture de chasteté. « Tu as fait le bon choix. Sincèrement. Reste pur et, surtout, ne te reproduis pas. C’est le meilleur sacrifice que tu puisses faire pour le monde sorcier », ricana-t-il alors que la flasque lui revenait. Il n’insista toutefois pas plus longtemps, parce que mine de rien, imaginer son interlocuteur autrement que comme un être asexué lui donnait froid dans le dos. (Une pensée lui traversa brièvement l’esprit – comment était-ce, de ne pouvoir entendre prononcer son nom des années durant, du fait du Tabou qui le traçait ? Ce devait être aussi plaisant que le fait d’être dépossédé de son identité.)

Et au final, il y avait plus urgent… cette guerre qui battait son plein. Cette cousine, sœur d’une autre vie, jetée volontairement dans le gouffre de l’insurrection alors qu’elle avait tout à perdre. Pourquoi ? Pour qui ? Si Draco se concentra d’abord sur la formulation de sa requête, dans le but de l’exprimer sans avoir l’air de quémander l’aide de Saint-Potter, les mots de l’autre finirent par imprégner son esprit, touchant une corde sensible. Fougueuse, incontrôlable et sauvage. « La prochaine fois qu’on se réunira, il faudra l’inviter alors. » « Quelle prochaine fois ? L’un de nous ne verra pas le soleil se lever », défia Draco en sous-entendant qu’ils finiraient par s’entretuer, assurément. Il pinça les lèvres. « Fais quand même gaffe à la façon dont tu parles de ma cousine. Tu as un attrait persistant et déplaisant pour les membres de ma famille, je crois. » Sansa et Potter ? C’était insensé. Non ? Il se méfiait, en fait. Comme Arsène de Faust, et de sa convoitise tenace pour celle qu’il avait de plus précieux. Mais en même temps, pouvait-il y faire quoi que ce soit ? Son vis-à-vis était le mieux placé pour surveiller les arrières de la jeune femme. Oh comme ça pouvait être frustrant. « J’ai regretté. » Le regard interrogateur de Draco fut tourné vers lui. Regretté ? « D'être né ? », proposa-t-il d'un ton laconique, sans se douter de ce qui suivrait : « Le Sectumsempra, je veux dire. »
Inspire. « Pas autant que moi », offrit-il, faussement tranquille. Sujet délicat. Potter avait failli le tuer cette fois-là et, blessure plus fraîche encore, Gwen et Aramis avaient manqué de peu d’y passer, victimes de ce maléfice à leur tour. Draco en avait conclu que le brun avait fait part de cette mystérieuse formule à quelques-uns de ses comparses hors-la-loi, et qu’il était indirectement coupable de la tentative d’assassinat de Fred Weasley sur sa cousine. Alors sans faire d’histoire, il se releva, épousseta tranquillement son pantalon, comme pour se rendre présentable et, sans prévenir, il envoya son poing dans le nez d’Harry. Le cartilage gémit sous ses phalanges, craquement écœurant qui l’emplit d’une profonde satisfaction. « Les cicatrices sont à peine visibles à présent, il est un peu tard pour t’en préoccuper », reprit-il, l’air mauvais, obnubilé par l’hémorragie carmine qu’il avait provoqué. « Tu devrais te consacrer plutôt à celles de ta rouquine, non ? » Un rictus infecte déforma ses traits fins. « J’ai pas regretté, moi… » avoua-t-il sans état d’âme – « de l’avoir fait flamber. Mais elle l'avait cherché mine de rien, ton allumeuse de petite-amie. Et le jumeau Weasley restant méritait bien, aussi, de voir crever sa sœur, après ce qu’il avait fait. » Les derniers mots avaient été crachés avec hargne. Mais il supposait que la belette femelle s’en était tirée : Potter ne se serait pas accordé une petite heure pour bavasser avec lui, le cas échéant. Dommage. « Tu sais qu’elle, elle ne l’est pas ? » Il pencha la tête de côté, prêt à suggérer les pires horreurs, même fausses, pour ruiner ce qu’il restait d’eux. Faire en sorte que le binoclard ne puisse plus la regarder en face, hanté par les images horrifiantes que son esprit évoquerait par la faute de Draco. « Vierge je veux dire. Ces ordures de rebuts ne pouvaient pas ressortir comme neufs des camps d’entraînement, après tout. » Il força un rire sombre, écartant les bras comme une invitation adressée aux poings de Potter. « Le bon côté des choses c'est qu'elle pourra t'apprendre, maintenant qu'elle sait y faire. J'espère que tu ne te préservais pas pour elle...? » Les siens étaient déjà clos pour le réceptionner.

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I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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Harry Potter
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‹ âge : vingt-trois (31/07/80)
‹ occupation : décédé depuis le 24/08/03.
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‹ scolarité : 1991 et 1997.
‹ baguette : en bois d'aubépine, mesure 30 cm et a en son cœur un crin de licorne (anciennement à Draco Malfoy) ; je suis également le maître de la baguette de Sureau.
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‹ réputation : je suis un dude très cool maintenant que j'ai tué Voldemort (rip).
‹ particularité : Fourchelang.
‹ faits : j'ai beaucoup changé, je suis devenu froid et maîtrisé, prudent et confiant ; les foutues répercussions de la guerre qui m'ont fracassé la gueule. Parmi les Insurgés, je suis Specs, anciennement parmi l'un des leaders des Audacieux. Membre du conseil de la RDP – les seuls étant au courant que je suis en vie. J'ai passé un marché avec Drow : 80 années de ma vie en échange d'un talisman prévu pour détruire l'horcruxe en moi.
‹ résidence : au 12 Grimmauld Place (Sirius m'a désigné comme étant son héritier pour reprendre la demeure familiale des Black).
‹ patronus : un cerf
‹ épouvantard : un détraqueur (la peur elle-même).
‹ risèd : mes parents, une femme et des enfants - une famille complète.
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15 JUIN 2002 & DRARRY
 

   
   
   
La parenthèse est close. Le vent traverse le maille de son pull, son toucher glisse sur sa peau froide – le temps reprend son cours à présent. Il le sait. Il le sent. Il sent cette animosité monter en flèche, attaquer sa raison – celle de Malfoy aussi. Ils ont atteint leur seuil de tolérance mutuelle, c’est certain. Dans une autre vie, peut-être, il aurait accepté sa main. Dans la réalité, il ne peut lui offrir que du dédain. « Ton cœur c’était une vraie camelote, j’comprends mieux ton acharnement à le transformer. » Il sent la présence de Faust reculer, à vive allure, lâchant toute prise sur son âme. Laissant sa carcasse à Harry, l’unique maître de son destin. Laissant au binoclard reprendre sa rage séculaire et la laisser manœuvrer ses mouvements. Ses phalanges blanchissent, à mesure que le souffle du vent les percute. Le tonnerre gronde, le ciel d’obsidienne va bientôt se rompre et les couvrir d’acide. « Tu as fait le bon choix. Sincèrement. Reste pur et, surtout, ne te reproduis pas. C’est le meilleur sacrifice que tu puisses faire pour le monde sorcier. » Son rictus acide reprend sa place d’origine sur son visage, reproduisant sans le vouloir les mêmes traits qu’il avait vu tant de fois sur Malfoy ; il a appris du meilleur, après tout. « Quelle prochaine fois ? L’un de nous ne verra pas le soleil se lever. » Son sourire s’intensifie, devient plus dément, à mesure que Malfoy lui fournit des réponses sans qu’il n’ouvre sa bouche. Harry garde le silence, analyse. Attend. « Fais quand même gaffe à la façon dont tu parles de ma cousine. Tu as un attrait persistant et déplaisant pour les membres de ma famille, je crois. » Attend. Attend que le ciel s’écrase sur eux. Que la pluie les ravage. Que sa rage le démange. Qu’elle le dérage et brouille les images. Qu’elle ne laisse plus rien sur son passage. Le rappel de leur passé commun est son arme, il l’a cherché. Il a cherché la confrontation. Recherché le contrôle. Curieux de voir en combien de temps Malfoy perdrait le contrôle. Malfoy a raison. L’un d'eux ne verra pas le soleil se lever. Tant mieux, se dit-il. Après tout, ils sont tous les deux des élus, pour deux camps différents – s’il y a bien quelqu’un qu’Harry a craint plus que Voldemort, c’est bien Malfoy. Son éternel rival, sa foutue Nemesis, son unique égal. « Pas autant que moi. » La graine est plantée, se dit Harry en observant attentivement son rival. Rappeler le moment le plus vulnérable de Malfoy est la pire punition qu’il ait pu lui faire et il le sait bien, alors il en profite. « Non, sérieux, t'entendre chialer, c'était pas plaisant du tout. » Sans doute qu’il regrettera ses paroles demain, sans doute qu’il se fera sermonner par Hermione, sans doute qu’il aura la conscience pleine de reproches. Mais s’il y a bien une chose qu’il a apprise au contact de Malfoy, c’est qu’il faut miser sur le vice pour atteindre un Serpentard. Il ne montre aucune surprise lorsqu’il voit Malfoy s’approcher de lui. Pire, il aurait pu éviter le coup de poing mais il reste stoïque et l’encaisse. Un grognement lui échappe lorsqu’il sent l’impact du coup sur son visage. Il l’a échappé belle, Malfoy n’a touché que son nez, le menton lui aurait donné encore plus de douleur et quelques secondes de désorientation. Il place immédiatement une main sur son visage, regardant ses doigts se colorer d’un rouge sombre. Le sang glisse jusqu’à ses lèvres et serpente sa langue – Harry s’oblige à avaler les quelques gouttes avant que le sang ne l’écœure définitivement. Il s’essuie le visage et fixe à travers ses lunettes de travers son rival. Finalement, il a réussi. Malfoy n’a plus autant de maîtrise qu’avant. Il sourit de nouveau, satisfait de son coup, satisfait d’avoir sorti Malfoy de ses gonds. Et puis, lui aussi a changé. Tant mieux.

I thought I'd be above this evil
That makes me wanna totally detach from light and just kill shit

« Les cicatrices sont à peine visibles à présent, il est un peu tard pour t’en préoccuper. » Son silence s’éternise, dans lequel il mesure avec entrain l’intensité de la rage qui coule dans les veines de Malfoy. Cette rage froide qui frappe lorsque personne ne s’y attend, cette rage qui ne déforme pas son comportement, cette rage qui lui donne presque l’aspect d’un Dieu – hah, Harry ricane intérieurement à cette pensée. Ils sont tellement différents. Il possède cette rage mais il n’a jamais pu la maîtriser, pas comme il maîtrise ses émotions. Il s’est enfermé dans sa carapace et au simple contact de Malfoy, celle-ci s’est effritée. Connard. « Tu devrais te consacrer plutôt à celles de ta rouquine, non ? » La sienne monte d’un cran, au fil des secondes, brouillant complètement sa vue. Il n’aime pas la tournure que prend la confrontation. Il aurait préféré que Malfoy s’en tienne à lui, qu’il l’insulte lui, sans toucher à ses proches. « J’ai pas regretté, moi… de l’avoir fait flamber. Mais elle l'avait cherché mine de rien, ton allumeuse de petite-amie. Et le jumeau Weasley restant méritait bien, aussi, de voir crever sa sœur, après ce qu’il avait fait. » Parce qu’il suffit de mentionner le prénom de Ginny pour bousiller toute sa résistance. Pour l’arracher au calme, défaire complètement le contrôle. Il bouillonne, véritablement. Il fronce tellement les sourcils qu’il peine à voir Malfoy mais il n’a jamais eu besoin, il l’a toujours senti, cette perfidie. Ce mélange répugnant de vice et de meurtres, une odeur que les Mangemorts portent avec perfection. « Tu sais qu’elle, elle ne l’est pas ? » Il se redresse instantanément, les bras le long du corps, les poings serrés jusqu’à la mort, attendant le coup fatal. « Vierge je veux dire. Ces ordures de rebuts ne pouvaient pas ressortir comme neufs des camps d’entraînement, après tout. » Il a envie de s’arracher les oreilles et d’éventrer Malfoy à la fois, il n’a aucun droit de toucher à l’image de Ginny. A la ternir. A diffuser son venin juste pour le blesser. Bien sûr que Harry a tenté de faire de même mais… il n’a jamais été aussi mauvais, aussi bon pour cracher son mépris. Il sent sa bouche s’assécher, lorsqu’il comprend son erreur. Il a peut-être réussi à fissurer le contrôle de Malfoy mais celui-ci vient de l’abattre avec ses paroles. « Le bon côté des choses c'est qu'elle pourra t'apprendre, maintenant qu'elle sait y faire. J'espère que tu ne te préservais pas pour elle...? » Mais Harry n’a jamais été doué avec les mots. Non, sa force se trouve entre ses doigts. Bien sûr qu’il pourrait prendre sa baguette et toucher Malfoy. Mais il ne peut contenir sa haine plus longtemps, elle lui brûle jusqu’au bout des doigts. Brûle ses rotules, brûle ses méninges. La haine contre Voldemort, contre lui-même, contre le monde entier. Harry la retourne complètement sur Malfoy. Son poing s’écrase sur sa mandibule gauche et il profite de quelques secondes de désorientation pour porter un autre coup dans son abdomen. Il l’attrape par le col de ses vêtements et rapproche leurs visages, son souffle acide s’écrasant sur le visage à présent amoché de Malfoy. « Tu parles trop, Malfoy. » Sans pouvoir se retenir une seconde de plus, il lui assène un coup de tête et l’attaque, ses poings ricochant sous le corps du Mangemort, encore et encore. Ils s’abattent en même temps que la pluie les inonde et les recouvre ; il n’en a que faire de la pluie, ce qui l’intéresse est de démolir Malfoy, réduire sa bouche à l’état de merdier pour toutes les saloperies qu’il a osé dire. « Tu. Parles. Trop. » répète-t-il en assénant un coup entre ses mots. « Juste, ta gueule et crève, s’il-te-plaît… » termine-t-il avec une voix basse, tellement qu’il a peiné à l’entendre lui-même. Une supplique qui s’est pourtant infiltrée dans l’air froid et les gouttes de pluie glaciales. Une supplique qu’il n’a pas adressée à Malfoy.

La guerre réduit les anges en monstres qui dérangent

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