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 here you are (nathan)

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MessageSujet: here you are (nathan)   here you are (nathan) EmptyMer 29 Juil 2015 - 2:13

Asleigh&Nathaniel
Not so glad to see you again


18 avril 2002
Fatiguée. Elle était fatiguée.
Asleigh ne savait pas depuis combien de temps elle était occupée à observer le plafond de tissus de ce qui était maintenant sa "chambre" (un bien grand mot, ce n'était qu'une tente aménagée) dans leur nouvelle planque. Quelques jours plus tôt, les Audacieux avaient été forcés d'abandonner leur repère qui avait été débusqué par les mangemort; pendant une longue nuit, ils avaient tous enchaînés les transplanange jusqu'à semer les traceurs, et le fait que les Silencieux leur aient offert le gîte avait été un soulagement pour tous.
La blonde poussa un long soupir tandis qu'elle se redressait, ne prenant pas la peine de jeter un regard à sa montre. Elle savait qu'il devait être aux alentours de onze heure du soir, cela devait faire une heure au plus qu'elle fixait le plafond sans parvenir à fermer les yeux. C'était trop dur. Elle était lasse de tout ça; une petite voix au fond d'elle même lui disait que se laisser aller pour de bon serait un bon moyen d'avoir enfin la paix mais sa fierté reprenait toujours le dessus. Elle était une lionne, elle n'abandonnait jamais.

Roulé en boule sur le lit de la sorcière, Phoenix, le chat qui accompagnait cette dernière depuis quelques mois poussa un miaulement, posant ses deux yeux vairons sur elle. Un sourire tendre se dessina sur les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle se penchait pour caresser avec douceur la tête du félin; il était loin de l'animal efflanqué qu'elle avait trouvé en train de traîner dans des poubelles! En un temps record, le chat avait repris du poil de la bête (ce qui avait rassuré Asleigh). Depuis qu'il avait été remis sur pied par la jeune femme, il ne quittait plus cette dernière; ce n'était pas pour déplaire à la blonde qui n'était pas contre un peu de compagnie, qu'elle soit animale ou humaine. Ces derniers temps, elle avait un peu commencé à se renfermer et la solitude commençait à lui peser lourd, quoiqu'elle fasse pour se prouver le contraire.
Quand Phoenix se mit à montrer les crocs, signe qu'il en avait assez de toutes ces cajoleries, la blonde éloigna sa main du pelage immaculé de l'animal et se leva mollement. Brièvement, elle observa son reflet dans le miroir qui lui faisait face et s'adressa un sourire moqueur; elle avait une mine affreuse. Son teint était grisâtre, ses cheveux aussi revêches que de la paille et de longues cernes soulignaient son regard bleu fatigué. Néanmoins, elle gardait cette air fier et insoumis qu'elle n'avait jamais perdu; son regard gardait cette petite étincelle de on-ne-savait quoi qui la rendait si intimidante, même à bout de forces comme elle l'était depuis cette éprouvante nuit.
Finalement, après s'être inspectée dans le miroir comme pour se gifler mentalement de se laisser dépérir ainsi, Asleigh quitta la tente. Phoenix poussa un miaulement juste avant qu'elle ne ferme la porte, comme pour lui rappeler sa présence; un petit sourire doux se dessina sur les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle laissait un léger espace entre les rideaux pour que l'animal puisse passer si l'envie lui prenait de sortir. Elle comprenait le fait qu'il n'apprécie pas d'être enfermé, elle ressentait la même chose.

Asleigh avança entre les tentes, observant un peu les alentours. Le froid lui mordit le visage, rougissant subitement sa peau tandis qu'elle avançait en silence. Elle n'avait pas encore fait de tour dans leur nouveau repère depuis qu'ils s'était alliés aux Silencieux, et cette petite insomnie était la bonne occasion pour faire une reconnaissance des lieux selon elle. Ses yeux bleus scrutaient le moindre recoin avec curiosité et méfiance à la fois, trop habituée à fuir pour sa vie. Ses mains étaient enfoncées dans les poches de son jean abîmé, et ses converses blanches étaient devenues grises. Depuis peu, elle avait adopté le style modlu, revendiquant fièrement son statut de sang-mêlée. Sa mère était une née-moldue et son père un sang-mêlée et alors? Cela ne l'avait pas empêchée de devenir animagus pour autant. Un petit soupir s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle s'engageait dans un nouveau couloir de tentes, et elle ne put cacher sa surprise quand elle croisa le regard de l'autre personne qui avançait dans le sens inverse d'elle. Son regard se fit un peu plus sombre, tandis qu'elle gardait un air impassible; lui ici, sérieusement?


Dernière édition par Asleigh J. Keller le Mer 29 Juil 2015 - 22:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: here you are (nathan)   here you are (nathan) EmptyMer 29 Juil 2015 - 18:20

asleigh & nathan
Oh god, no. Everyone, but not you...


18 avril 2002
Les négociations avaient été longues, pour finalement aboutir à une alliance. Ainsi, depuis hier officiellement, les Métamorphes, les Nocturnes et les Silencieux œuvreraient ensemble à l’avenir, et pour l’avenir. Comme un gros groupe soudé. Un trop gros groupe… En jetant un coup d’œil aux diverses tentes aménagées, aux allées et venues des différents Insurgés, cherchant également à retenir les visages de chacun, Nathan ne put s’empêcher de se le dire une énième fois : ils étaient trop nombreux, et ça allait forcément attirer les soupçons. Si ça n’avait pas été pour les bons conseils d’Iliana « Lily », les arguments d’autres, sa propre conscience ou du moins une partie de celle-ci lui soufflant qu’ils auraient alors l’avantage du nombre en cas d’attaque perpétrée par les rafleurs ou les mangemorts, il n’aurait pas accepté. Il les aurait purement et simplement rejetés, repoussés, renvoyés d’où ils venaient, leur sommant de trouver une planque ailleurs. Aurait-il pu vivre avec ça sur la conscience ? Oui. Sans doute que oui…
Puis il se rappelait qu’ils avaient tous, au final, le même objectif. Qu’ils avaient peut-être introduit d’eux-mêmes une trop grande rivalité, un gouffre, entre chaque groupe d’Insurgés, qu’ils devraient pourtant faire front commun, qu’il valait mieux rester uni face à l’ennemi et face au gouvernement. C’était ce qui allait se passer maintenant… Une alliance. Un seul et unique groupe, d’eux, les Audacieux.
Mais il restait encore ces chers Belliqueux, et puis les autres, les Pacifistes, qu’il méprisait personnellement pour leurs méthodes trop douces (il pouvait supporter le côté Bisounours de Lily, mais ça s’arrêtait là). Remarque, il méprisait également les Belliqueux pour leurs méthodes trop… kamikazes, et cela même s’il avait été un de leurs chefs à une époque, il y a à peine plus d’un an de cela.
Aujourd’hui, de toute façon, il comprenait la finesse de la juste-mesure, en tant que leader des Silencieux, et ce n’était pas plus mal pour sa santé mentale. Parce qu’il pouvait encaisser tout ce qu’il voulait, au final, ce sang sur les mains, il aurait tout fait pour l’effacer.

Il était plutôt tard, la nuit était tombée, mais Nathaníel restait tout de même alerte. Paranoïaque, certes (et si on les attaquait, image qui lui effleurait l’esprit à chaque fois que le soleil se couchait ?), mais alerte (on ne pouvait rien laisser passer, pas même le plus petit détail). Et puis, il ne faisait guère très chaud, alors ça aidait à rester éveillé, même si, en soi, il était plutôt insomniaque et avait la fâcheuse tendance à cogiter sans arrêt, ce qu’il n’admettrait pas, mais les siens, les Silencieux, avaient fini par le comprendre d’eux-mêmes.
Ca l’embêtait, tout ce monde. Mais il avait accepté l’alliance et, par conséquent, il allait devoir accepter ce nombre. Il allait également devoir se faire à l’idée que ça pourrait constituer un avantage… Unis, qu’avait dit Lily. Une alliance. Entre eux tous, Silencieux, Métamorphes et Nocturnes…
Tout était calme. Ce n’était pas étonnant pour lui, Silencieux avec un grand S, et silencieux tout court. Il préférait limite ça… au reste, au bruit. Histoire de ne pas se faire chopper, comprenez-vous, par des Rafleurs, par des sorciers mal intentionnés. Heureusement, les autres Insurgés n’étaient pas stupides. La guerre durait depuis bien trop longtemps, tout le monde savait se faire discret, parce que la survie primait tout de même sur le reste. Et sans eux, qui s’occuperait de renverser, un jour, le Gouvernement, la Face-de-Serpent et tous ses pions ? Personne. Parce que la population avait peur, et parce que cette même population les blâmait eux, ceux qui voulaient les sauver. Par Merlin, ça lui foutait la rage, à Nathan, de se faire voir comme les méchants de l’histoire par les civils, alors que ce n’était absolument pas ça. Il fallait changer la donne ; mais avec ses Belliqueux dans tous les coins, ça n’allait pas être simple.
Il grinça des dents lorsqu’un petit félin passa à côté de lui à mille vitesses. Il n’aimait pas les chats, ne les avait jamais aimé et ne les aimerait sans doute jamais, tiens. Entre eux et lui, ça ne passait pas. Il devait y avoir un truc, il ne savait pas précisément quoi, mais le feeling n’était pas là. Franchement, il adorait les bêtes, mais les chats, les félins ? Non. Enfin bon, il n’allait pas interdire la présence de bestioles uniquement parce que lui n’aimait pas ces boules de poils et de griffes.
Et puis, en relevant les yeux, il se stoppa net dans son élan, et un juron faillit transgresser la barrière de ses lèvres.

Par Merlin. Il aurait presque du se douter qu’elle faisait partie d’un groupe d’Insurgés… ou pas, en fait. Cela faisait bien trop longtemps qu’il ne l’avait plus vue pour se faire une idée de qui elle était aujourd’hui mais il n’empêche que, automatiquement, il revoyait cette petite peste de Poudlard. Une Bouffondor comme les autres, à clamer son courage haut et fort, à se la jouer martyr et sauveuse de l’humanité. Enfin, c’était surtout personnel. Il ne l’avait jamais appréciée, cette blondasse… Ok, elle était peut-être sexy (enfin, pas là, quoique…) mais ça n’arrangeait pas le reste, et il n’était plus son moi-adolescent aujourd’hui, à presque trente ans, à courir après les filles juste parce qu’il trouvait ça cool d’avoir un tableau de chasse. L’immaturité, l’idiotie, des années adolescentes.
Il n’avait même pas oublié son nom. Il n’oubliait jamais les noms.
Mais pour le coup, la seule chose qu’il parvint à dire, avec un sourire au coin (le revoilà, cet imbécile), ce ne fut pas le nom de la demoiselle.

« T’es affreuse. »

Comme lui, comme eux tous, à toujours être sur le qui-vive, à ne jamais dormir sur leurs deux oreilles, à fuir, encore et toujours en espérant pouvoir un jour attaquer, riposter une bonne fois pour toutes. Mais elle un peu plus, juste parce qu’elle était elle. Asleigh… Keller. Gryffondor de sa promotion. Blondasse, blondie, Princesse de mes deux, oui. Il s’avança vers elle, gardant son fin sourire méprisant, l’éternel sourire méprisant, celui qu’il balançait même aux Mangemorts, même à Lily, même à n’importe qui de toute façon, parce que c’était facile, de sourire. Et automatique. Et humain, parce qu’outre son sourire, il était glacial, et impassible et paradoxalement fier, et brûlant, et impétueux, ou tempétueux.
Et maintenant qu’il la dévisageait discrètement, cette blonde qu’il avait tant aimée agacer durant ses sept années de scolarité, il pouvait dire qu’elle était comme lui. En bien plus fatiguée physiquement, mais vu les évènements récents, il pouvait le comprendre.
Enfin, elle avait le regard sombre, et il plissa légèrement les yeux, penchant la tête. Elle avait l’air heureuse, n’est-ce pas ? Quelle ironie du sort. La retrouver ici. La savoir Insurgée. La savoir vivante, bien là, ce genre de choses.

« Inutile de prendre ce regard de furie… Moi aussi je suis enchanté de te revoir. »



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MessageSujet: Re: here you are (nathan)   here you are (nathan) EmptyMer 29 Juil 2015 - 20:12

Asleigh&Nathaniel
Not so glad to see you again


18 avril 2002
Les deux insurgés se battaient du regard, l'un comme l'autre ne voulant pas détourner les yeux. Dire qu'Asleigh ne pouvait pas supporter Nathan était un euphémisme; enfin, pendant leur scolarité à Poudlard elle n'avait pas pu le supporter. Tous les deux, quand ils se croisaient dans les couloirs ou qu'ils avaient des cours en commun, ça finissait toujours par faire des étincelles. Nathan était à Asleigh ce que l'essence était au feu, le feu à la glace. Ils n'étaient pas fait pour s'entendre. C'était comme si tout avait été fait pour qu'ils ne puissent pas se voir en peinture l'un et l'autre; aujourd'hui encore rien que de le voir face à elle lui donnait envie de lui faire bouffer son air suffisant. Il l'insupportait. Tout chez lui insupportait la jeune femme.
Bien sûr, elle savait qui il était. Le leader des Silencieux. Quand elle l'avait vu, et qu'elle avait su que c'était grâce à lui qu'elle et ses compagnons avaient un lieu sûr où dormir, elle l'avait mal pris. Maintenant encore elle l'avait encore en travers de la gorge. Le simple fait de devoir se sentir reconnaissante à l'égard de l'ancien Serpentard donnait des frissons dans le dos de la blonde; hors de question. L'idée même de le remercier lui donnait la nausée.

Et son sourire en coin. Si elle avait pu, elle le lui aurait fait ravaler à coups de poings.. mais elle n'avait pas le coeur à se chamailler. Elle n'avait plus le coeur à se chamailler. Asleigh ne fut même pas surprise quand il la provoqua; « T'es affreuse. » Dans d'autres circonstances, elle se serait prise la tête avec lui ou aurait rebondi sur ses paroles pour se disputer avec lui. Là, elle se contenta simplement de lui rétorquer d'un air nonchalant, le regard froid; « Ta gueule. » Deux simples mots qui en disait long sur ce qu'elle pensait de lui. Tout leur scolarité, ils n'avaient eu que ces mots à la bouche.
Blondasse. Connard. Gamine. Crétin. Ta gueule. La ferme. Va te faire foutre. Va chier. Bouffondor. Serpentouffle.
Ces sept années à cohabiter dans le château qu'était Poudlard avaient été longues; ça n'avait été qu'une délivrance de ne plus avoir à supporter sa vue après qu'ils aient tous deux obtenus leur diplôme.
Asleigh ne détestait pas Nathan au point de vouloir sa mort, mais elle aurait bien voulu qu'il lui foute la paix pour le restant de ses jours. Tout ce qu'elle voulait, elle, c'était sa vengeance. Faire tomber ce gouvernement injuste, faire valoir la valeur des sang-mêlés. Venger sa défunte famille.
Car oui, la seule Keller encore en vie c'était elle; et avec elle s'éteindrait son nom de famille pour de bon. Au fond d'elle-même, une voix lui soufflait constamment qu'elle ne survivrait jamais assez longtemps pour avoir des enfants et faire perpétuer son nom.

« Inutile de prendre ce regard de furie… Moi aussi je suis enchanté de te revoir. » Finalement, Asleigh sourit. Pas de manière sympathique, mais elle sourit tout de même. Ironique et sarcastique, comme toujours. Elle releva fièrement la tête et lui rétorqua sur le même ton; « Tu m'ôtes les mots de la bouche. Sérieusement. » Contente de te savoir en vie, comme se sont passée les dernières années pour toi? C'était ce que quelqu'un d'autre aurait demandé, mais pas Asleigh. Elle se fichait bien de ce genre de cérémonies.
Le regard d'Asleigh dériva sur le bout du toit. Elle avait eu un peu de mal à se faire à cette nouvelle planque; la hauteur, ce n'était pas son truc. Pas du tout. Ce n'était pas pour rien que son épouvantard prenait la forme d'un précipice qui semblait sans fond. Elle avait vraiment le vertige, mais bien sûr personne ne le savait, elle était trop fière pour le montrer. Alors elle avait pris sur elle et c'était faite à ce toit, du mieux qu'elle le pouvait. Reportant son attention sur Nathan, elle prit un air blasé et sarcastique à la fois, tandis que son expression se faisait plus moqueuse. Retrouvailles explosives? Et comment.


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MessageSujet: Re: here you are (nathan)   here you are (nathan) EmptyJeu 30 Juil 2015 - 2:26

asleigh & nathan
Oh god, no. Everyone, but not you...


18 avril 2002
Franchement, Nathan se moquait bien d’avoir des retrouvailles chaleureuses avec les gens, puisqu’il n’en avait eu aucune. Enfin… pratiquement, disons. Parce qu’il ne fallait pas omettre Lily, toujours Lily (il en aurait pleuré s’il avait été du genre à pleurer) et puis Angele, il y a de cela quelques années (avant de se faire fracasser le cœur, réduire en miettes et même en poussière et le tout passé au balai, disparu sous le tapis, soufflé par la brise, bam, comme un coup de fusil moldu, et aussi rapidement que le père de la demoiselle pour lui laver le cerveau afin d’en faire sa petite fille rêvée, parfaite serviteuse de la Face-de-Serpent et non amoureuse et future fiancée d’un traître à son sang.
Ouch. Pourquoi t’y repenses, crétin ?! Parce que dans ce cas, il faudrait aussi dire que, non, tuer le paternel de la demoiselle, n’était décidément pas un moyen de rentrer à nouveau dans ses bonnes mœurs. Enfin… Il n’avait pas eu le choix ; il aurait préféré.
Non, décidément, lui et les retrouvailles, ce n’était décidément pas une histoire d’amour et c’était limite s’il n’y risquait pas sa vie à chaque fois. À quelques exceptions près. Les retrouvailles avec la petite Erin McAlister, ancienne amie de Poudlard, avaient été très… brèves. Et froides, également. Avec un épais sentiment de malaise, peut-être toujours présent à l’heure actuelle, alors que ça faisait un an qu’ils s’étaient revus, au sein des rangs des Silencieux, elle en tant qu’Insurgée et lui ayant pris le poste d’Henry Wilkes, ancien leader.
Là, avec Asleigh, il n’y avait ni froideur ni malaise, pour l’unique raison qu’ils n’avaient jamais été amis. Proches, oui ; dans le sens où ils se lançaient sans arrêt des piques, se défiaient constamment, se bagarraient comme des gamins, s’envoyaient des insultes complètement inutiles ; mais pas amis. Non merci, aurait balancé son moi-adolescent avec un air hautain. Aujourd’hui, il ne voyait juste plus l’utilité d’en avoir dans un tel monde, ou se forçait à ne pas en avoir des masses, ce qui finalement n’était pas très compliqué jugé son tempérament. Et puis, Asleigh quoi… Asleigh, amie ? Dans une autre dimension, une autre époque, peut-être. Ou pas du tout, remarque.

Le « Ta gueule » ne l’étonna pas, tant il y était habitué. Il se sentirait presque nostalgique des années Poudlard, avec tout ça, ah ! Heureusement qu’aujourd’hui, son regard était tourné vers l’avenir… même s’il avait bien des fois envie de tout lâcher, tout arrêter, et de retourner se terrer dans le passé comme il l’avait déjà souvent fait. Et ce n’était même pas fait exprès ; c’était comme ça, c’était tout, des souvenirs trop vivifiants, et toujours présents, qu’il peinait à ranger et trier dans un coin de sa tête. Sa vie, elle repassait comme un film, avec tous les détails, il pouvait même se souvenir des odeurs, des sons, à un moment donné. Une vraie malédiction.
Mais un « Ta gueule », ce n’était pas assez. Alors il reprit la parole, et Asleigh s’anima légèrement, prenant à son tour un air fier, le menton levé avec dédain. Et le ton de la conversation, aussi, parce que ce ne serait pas drôle sinon. « Tu m’ôtes les mots de la bouche. Sérieusement. » Ah bah tiens. Il arqua un sourcil ; C’est tout ce que tu as à dire, Princesse ? Après tant d’années, elle n’avait pas de remarque cinglante ? S’était-elle adoucie ? Il la quitta du regard un instant, y réfléchissant. La guerre faisait ça ; elle faisait ressortir le pire comme le meilleur chez les gens. Mais, pour le coup, la jeune femme en face de lui n’était qu’une pâle copie de l’adolescente qu’il avait connu près de dix ans auparavant. Dix ans, par Merlin. Il la revoyait après dix ans et il avait l’impression de l’avoir quittée hier, Poudlard et elle. Pas que ça ait été une grande perte dans son cas, hein. Alors il reporta ses yeux bruns sur elle. « Je t’ai connue plus cinglante. » Et à peine prononçait-il ses mots qu’il se rendait compte que lui aussi l’avait été bien plus que cela, que dans d’autres circonstances il aurait continué à balancer des remarques déplacées et sarcastiques. Mais pas là. Enfin, pas là, tout de suite, quoi. C’était ridicule ; ils avaient l’air de deux vieillards, à même pas trente ans. Enfin, comparés à d’autres, ils avaient été… épargnés. Plus ou moins.
Il se souvenait qu’elle avait une grande famille, la blondinette. (oui parce que pour Nathan, du moment où vous n’étiez pas enfant unique, c’était une grande famille). Les Keller, soudés, toutes ces conneries. Et les jumeaux… Sans trop savoir pourquoi, il scruta un moment le regard de la demoiselle, se retint de tout commentaire, avant de finalement reprendre la parole avec un ton presqu’enthousiaste, et toujours sarcastique. Et pour accompagner ses propos, il écarta le bras pour désigner rapidement les modestes tentes aménagées. « Tu t’es bien installée ? On a eu des petits problèmes de place. » Trop de monde ; un jour après l’alliance, il ne cessait de se le répéter, tout comme il ne cessait de se convaincre, pour l’instant vainement, que ça pouvait le faire, ça pouvait marcher. Mais pour le rationnel qu’il était, et surtout le paranoïaque invétéré, il se devait de garder en option des « Mais… » ou « Et si… ». Mais les autres étaient là, et il n’allait pas les chasser, alors il haussa les épaules, nonchalant. Et sérieux. « Ça ne m’étonne pas que tu fasses partie de l’opposition. » Parce qu’Asleigh, il ne l’avait jamais connue pour être soumise, docile à des principes qui n’étaient pas les siens, c’était sûr et certain. Asleigh, du côté de la Face-de-Serpent ? Ah ah, la bonne blague. Alors oui, son ton avait été sarcastique, comme d’habitude, mais également sérieux.



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MessageSujet: Re: here you are (nathan)   here you are (nathan) EmptySam 1 Aoû 2015 - 2:25

Asleigh&Nathaniel
Not so glad to see you again


18 avril 2002
Une bourrasque de vent passa tandis que les deux insurgés se toisaient mutuellement. De ce que voyait Asleigh, Nathan n'avait pas changé physiquement. Bien sûr il avait grandi et son visage avait mûri, mais il gardait ce quelque chose que possédait ce gamin insupportable à Poudlard. Quelque part, le brun était toujours ce Serpentard hautain qu'elle avait tant haï. Les épreuves qu'ils avaient eu à affronter les avaient tous forgés différemment; elles avaient fait ce qu'elles étaient actuellement. Asleigh n'en était que trop durement consciente. La jeune femme prit une profonde inspiration en toute discrétion, détournant un instant son regard de son némésis de jeunesse (car, entre nous, ils avaient d'autres chats à fouetter maintenant) pour observer le ciel devenu d'encre.
Arrête de rêvasser. Asleigh se gifla mentalement, histoire de revenir à la réalité. Elle n'était pas là pour observer le paysage comme une adolescente rêveuse. Elle n'était plus une adolescente depuis longtemps.
Et quelque part ça lui manquait. Elle aurait tellement voulu pouvoir redevenir une adolescente, retourne dans le passé et y rester plongée pour toujours. Être une enfant pour le restant de ses jours, avec sa famille, ses amis. Plus de problèmes, plus de peut-être ou de si. Juste elle, et ceux qu'elle aimait. Rien d'autre. Cela pouvait paraître égoïste ou lâche, mais honnêtement Asleigh s'en fichait bien. Elle était lasse de tout ça.

Comme elle s'y attendait, son vieil ennemi ne laissa pas passer inaperçue son manque d'implication dans leur joute verbale improvisée. En effet, il lui rétorqua; « Je t’ai connue plus cinglante. » En guise de réponse, l'ancienne Gryffondor haussa d'abord les épaules, l'air moqueur. Ils avaient tous les deux été plus cinglants dans leur jeunesse, c'état un fait. Non pas qu'ils étaient vieux, mais ils étaient loin de quand ils n'étaient encore que des adolescents un peu trop hargneux. Finalement, elle répondit; « Faut croire qu'on s'assagit avec le temps. Fais gaffe ça risque de t'arriver aussi. La vieillesse te guette. » Après tout, ils allaient tous les deux sur leurs trente ans.. qui n'allaient pas tarder pour Asleigh. Trente ans. Elle avait l'impression d'être une vieille branche.
Elle fut prise de court quand Nathan changea de comportement, se montrant un peu plus.. agréable si c'était possible. D'abord surprise, elle cligna des yeux avant de se reprendre. « Tu t’es bien installée ? On a eu des petits problèmes de place. » L'insurgée hocha doucement de la tête, tout en répondant d'un air condescendant; « Oui oui, j'ai été habituée à pire. »  Et c'était vrai. Elle se souvenait encore de cette fois où elle avait échappé aux Rafleurs et avait passé un peu trop de temps à son goût sous sa forme de corbeau. Vous avez déjà dormi dans un nid? Asleigh le déconseillait à ceux qui n'y étaient pas habitués. « Ça ne m’étonne pas que tu fasses partie de l’opposition. » L'ombre d'un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle lançait à son interlocuteur d'un ton sarcastique; « Je suis si prévisible? » Jamais elle n'aurait pensé être capable de plaisanter avec Nathan. Et dire qu'il avait fallu tout ça pour qu'ils apprennent à discuter de manière civilisée. Quoique, ils avaient grandi aussi; ils n'étaient plus des gamins immatures.

L'ancienne rouge et or décida à répondre après un court silence; « Pour être honnête, je pensais pas te retrouver chez les insurgés. » Et c'était vrai. Jamais elle n'avait pu penser un seul instant que Nathan. Nathaníel Auderic chez les rebelles? La bonne blague. Pour elle, il était resté un petit mioche imbu de sa personne incapable de se préoccuper du sort des autres.. pour le coup elle était vraiment surprise. « En leader d'un groupe en plus. T'as pas perdu de temps dis-moi. » Son ton se fit un peu plus sarcastique tandis qu'elle terminait de parler, les bras croisés d'un air moqueur. Peut-être que leur discussion se déroulait bien actuellement, mais il ne fallait pas oublier ces années qu'ils avaient passé à se faire suer mutuellement.


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MessageSujet: Re: here you are (nathan)   here you are (nathan) EmptyMer 26 Aoû 2015 - 12:52

asleigh & nathan
Oh god, no. Everyone, but not you...


18 avril 2002
Décidément, tout portait à croire que cette guerre rapprochait les gens, ou faisait en sorte que des contacts perdus de vue se recroisent un jour. Cela sonnait mal : il fallait vraiment attendre une guerre, la presque fin du monde, de leur monde, ce genre de circonstances « horribles », pour revoir une ancienne connaissance, une ancienne amie, une ancienne Némésis ? Oui. La réponse était oui. Sans l’insurrection, Nathan n’aurait pas revu Erin, et encore moins Asleigh. Et pourtant, il avait retrouvé la première à son arrivée chez les Silencieux, et la seconde depuis que les Nocturnes et Métamorphes avaient été chaleureusement accueillis en échange d’une alliance, c’est-à-dire aujourd’hui. Erin, il l’avait effacée de sa vie du jour au lendemain à sa sortie de Poudlard… Et Asleigh, on pouvait dire qu’il avait fait pareil, avec plus de facilité puisqu’ils n’étaient pas réputés pour s’entendre, ou juste comme chien et chat.
Mais c’était fini, ça. Ou en partie… Ils avaient gagné en maturité, aucun doute là-dessus. Nathan osait même dire que, comme lui, la jolie blonde était devenue un peu aigrie. Mais s’ils n’étaient plus les gamins d’avant, les adolescents se cherchant des noises uniquement pour le plaisir d’embêter l’autre et d’avoir le dessus en quelque sorte, ils continuaient à se toiser avec un air moqueur. Leur typique air moqueur face à l’autre. Rien d’étonnant en soi… La réplique d’Asleigh sur la vieillesse non plus, et Nathan arqua un sourcil avec innocence. « Toi avant moi, honey. » Le petit surnom pour la forme, mais il n’avait pas tort sur ses propos : Asleigh, bien que de la même promotion que lui, était née en septembre, ou octobre, après le jour de la rentrée à Poudlard dans tous les cas, alors que lui était né en mars, et était donc son cadet de quelques mois. Dans tous les cas, la blonde allait atteindre ses trente ans avant lui.
Trente ans. Il n’aurait jamais pensé les atteindre (et puis, d’ailleurs, qu’est-ce qui lui disait qu’il les atteindrait, c’était dans… huit mois et beaucoup de choses pouvaient se passer en huit mois). Au départ, il s’était dit, par symbolisme, que vingt-sept était un beau chiffre. Son père était mort à vingt-sept ans, pourquoi pas lui, pour faire perdurer la tradition ? Puis il avait passé sa vingt-huitième année, en était à sa vingt-neuvième désormais, et il était toujours là, en chair et en os, bien vivant. Trente ans, c’était ce qu’il visait désormais, mais ça ne l’étonnerait absolument pas qu’il crève avant.

Alors, pour se dire que s’il mourait un jour, ce serait pour l’Opposition (ou pour Lily, mais les deux étaient liés), il décida de changer de sujet et d’en venir aux Insurgés, à l’insurrection, à la rébellion, et à tous les noms qu’on affublait à leur… mouvement. Quitte à déstabiliser un peu Asleigh – il le vit dans son regard. Quoi ? Il n’allait pas lui parler de la pluie et du bon temps, autant discuter de choses utiles, logiques, concrètes. Les petits jeux adolescents, ça allait à une époque mais là, il avait un peu (beaucoup) d’autres chats à fouetter. Oui, elle avait raison : le temps les avait assagis, et il ne parvenait à dire si c’était triste ou bien.
La réponse de son interlocutrice ne l’étonna guère. C’était ça le quotidien des « rebelles » : fuir, se cacher, parfois attaquer, se défendre… mais surtout courir, surtout se planquer. Avant d’établir divers QG, et même encore maintenant lorsqu’ils n’avaient pas l’occasion d’y revenir, les Insurgés s’habituaient à dormir n’importe où voire à ne pas dormir du tout ou à être constamment sur le qui-vive et sur le mouvement. Les vieilles fermes, la forêt, ça devenait leurs meilleurs amis en ces temps de trouble. Nathan, lui, préférait tout de même profiter de son don d’animagus pour ne pas avoir à crever de froid ou de faim (ok, niveau humanité, on repassera), et pour être à la fois plus discret et plus efficace, plus rapide. Tant qu’aucun Moldu ne le voyait (parce que non, il n’y avait plus de loups en Grande-Bretagne depuis belle lurette), tout allait bien.
Le brun haussa les épaules. Laissa un court, très court silence s’installer, avant de reprendre, sarcastique et sérieux à la fois, en affirmant que ça ne l’étonnait pas qu’elle fasse partie de l’Opposition, et c’était vrai… Asleigh était… une véritable lionne dans l’âme, une Gryffondor à en faire vomir des Serpentards comme lui, toujours à chercher le bien, la justice, toutes ces bêtises (surprise, il se coltinait une autre blondinette avec les mêmes principes depuis sept ans maintenant)… Asleigh, une Insurgée ? Normal. Et oui, prévisible, ce qui le fit à nouveau avoir un petit mouvement de sourcils signifiant clairement « Faut croire. ».
Evidemment, lui, c’était moins prévisible et, sans se vanter, il pensait qu’elle avait raison. Lui non plus n’y aurait jamais cru, à vrai dire. Mais il y avait eu… Lily, puis tout le reste, et c’était parti comme ça. Sans la petite blonde, il aurait sûrement continué à faire n’importe quoi et aurait tout plaqué, encore une fois, pour fuir sur un autre continent à l’arrivée de la Face-de-Serpent et de la guerre, sans se retourner parce que, de toute façon, il n’aurait eu alors aucune attache en Grande-Bretagne, en Europe, en Amérique, nulle part. Mais Lily avait débarqué, puis Angele. Angele était partie, Lily était restée, et lui aussi était resté parce qu’il ne pouvait désormais plus voir les choses autrement : il haïssait ce régime, il haïssait Voldemort, il haïssait les Mangemorts et leurs idéaux stupides. Ces injustices, ces morts, tout ça, non merci. Mais là où il aurait très bien pu fermer les yeux, il avait préféré agir, et pas très gentimment puisqu’il avait guidé, un moment, un groupe de Belliqueux, de terroristes (c’était là qu’il avait adopté son drapeau rouge symbolique), et puis il avait perdu pied, s’était retrouvé à prendre la place d’Henry Wilkes, leader des Silencieux, et s’était assagi et calmé… un peu. Bref, c’était le résumé.
Son regard se baissa sur le sol avec un fin sourire. Ouais, leader d’un groupe… Ça lui semblait si logique que, pour la peine, il garda son sourire un moment, incapable de prononcer un mot. Avant de, finalement, relever la tête vers l’ancienne Gryffondor et de répliquer, narquois. « Certains ont plus d’ambition que d’autres. » Tout simplement… Parce que non, il n’allait pas encore s’ouvrir à… Asleigh, et, oui, le sarcasme, ça marchait à tous les coups.



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