sujet; Lee ♠ N'oublie pas ton sourire pour ce soir

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Lee Jordan
feat Cykeem White • crédit swan

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Insurgents • Prédéfini
• nom complet ; Lee, du latin « leo », ou « lion ». Autant dire qu’il était prédestiné à rejoindre les Gryffondor.
Jordan, nom de famille anglais que son père lui a transmis.
• surnom(s) ;
Son prénom étant très court, Lee n’avait jamais eu de réel surnom avant la création de Potterveille. Les auditeurs de cette émission de radio clandestine associent désormais son ton enjoué au pseudonyme Rivière, porteur tour à tour de nouvelles sordides ou allègres, et cependant, pourvoyeur d’espoir à plein temps.
• naissance ;
13 juin 1978 à Liverpool  
• ascendance ;
Moldue. On pourrait presque dire que Lee a la rébellion inscrite dans les gènes.  
• camp ;
Quiconque ignore qu’il appartient au camp des Insurgés devrait sérieusement songer à consulter l’hôpital Ste-Mangouste pour cause d’amnésie grave & inexpliquée.
• métier ;
Avant même de prendre conscience de ses pouvoirs magiques, Lee rêvait de devenir journaliste ou animateur radio. Si la guerre ne lui a pas laissé l’occasion d’exercer un véritable métier, elle lui a au moins permis d’user de ses talents, puisqu’il est très vite devenu l’un des principaux animateurs de Potterveille.
• réputation ;

« Tu es comme un écho du soleil qui inondait nos étés, là bas, sur l’île de Sal…
Et ça me fait du bien.
Je crois que j’imaginais l’Angleterre tout autrement, un peu moins grise sans doute, moins abimée aussi.
Il y a comme une atmosphère sale que rien ne parvient à dissiper, tu sais, quelque chose en suspens dans l’air qui m’étouffe à peu près tout le temps, mais quand tu es là, je ne sais pas pourquoi, tout ça disparaît, et je retrouve un peu de cette chaleur de chez moi.

Simplement, j’ai l’impression que parfois, tu es une lumière artificielle, qui ensoleille chaque pièce habitée par des présences humaines, mais n’existe plus vraiment en leur absence. J’espère que je me trompe. Après tout, maintenant que tu es –encore- en train de rire et de raconter n’importe quoi, je me dis que cette idée était décidément bien idiote »


Lura, une amie d’enfance que Lee a côtoyé durant les quelques étés qu’il a passé à Cabo Verde n’est qu’une moldue qui ignore tout du monde magique et de ses troubles.
Pourtant, la dernière fois qu’ils se sont vus, juste après la mort de George, la jeune femme avait en quelques mots tout résumé.

• état civil ;
Lee est célibataire. Au vu du contexte actuel, cela lui convient plutôt bien.
• rang social ;
insurgé.
• particularité(s) ;
voir listing & demandes.
• patronus ;
Un wallaby. Ce qui est surprenant, étant donné que Lee n’a jamais vu l’un de ces animaux vivant.
• épouvantard ;
Le crépitement morbide de flammes infinies qui réduiraient en cendres le moindre espoir de liberté.
Puisque Lee ne tient que grâce à sa capacité à entrevoir la possibilité de revenir à des jours meilleurs, une forêt occupée à brûler, couronnant un royaume de misère et d’injustice éternelles est à même de lui faire perdre le sourire.
• risèd ;
La victoire de son camp, et plus encore, l'opportunité de retourner au temps où la guerre n'existait pas, où il lui semblait même impensable qu'elle existe un jour.
• animaux ;
Lee a possédé une Tarentule pendant les deux premières semaines de sa troisième année d'étude, mais l'adorable bestiole s'est échappée. Elle vit désormais dans la foret interdite avec quelques amies à huit pattes, mais cela, son ancien possesseur l'ignore. Et lui qui comptait sur elle pour terroriser quelques Serpentard...
• baguette ;
Bois d'amandier & plume de Phénix, 28,3 cm
• miroir à double sens;
Un miroir de forme triangulaire dont le reflet est orange. Cette combinaison illustre plutôt bien le principal rôle de Lee au sein des Insurgés: apporter de l'information (ce qui permet de maintenir un semblant d'unité entre les différents groupes), et véhiculer suffisamment d'espoir pour rassurer ces sorciers qui ne rient plus vraiment depuis bien longtemps..

The stars have faded away
► Avis sur la situation actuelle :
Avant la mort de George, cette guerre apparaissait presque comme une aventure exaltante, voyez-vous, jouer les journalistes clandestins, lutter pour ses idéaux par le biais des mots, ou de quelques actions sans réel éclat, avoir la certitude que la victoire viendrait rapidement, et que tous seraient bientôt réunis pour la célébrer…
Il y a avait des pertes, nombreuses. Et pourtant, jamais Lee n’aurait pu imaginer que celles-ci toucheraient un jour son entourage proche, et s’envelopperaient de cette réalité qu’il ne percevait pas vraiment auparavant.
Mais à l’heure d’aujourd’hui, il n’y a plus la moindre possibilité de se voiler la face, et Lee observe, horrifié, la situation franchir tous les seuils de la cruauté. Même s’il sait que les Insurgés finiront par l’emporter, il est conscient qu’un retour en arrière total ne sera pas possible, et que de lourdes séquelles subsisteront pour chaque victime de ce régime absurde.

► Infos en vrac :
•Lors de son arrivée à Poudlard, Lee s’est très vite intéressé au Quidditch. S’il n’a jamais fait partie de l’équipe, il a en revanche marqué les esprits par la manière bien personnelle qu’il avait de commenter les matchs, un peu trop partialement au gout de certains enseignants.
• Si l’éloquence est bien entendu son talent principal, Lee affectionnait également les cours de soin aux créatures magiques et de défense contre les forces du mal (sous réserve que le professeur soit à la hauteur, bien entendu).
• Il ne laisse que très rarement son visage dénué de sourire, bien que celui-ci, ces derniers temps, soit bien moins naturel qu’auparavant. Cela vient de son inquiétude à l’idée que les autres insurgés puissent découvrit qu’il n’est pas aussi solide qu’il n’y parait. Les gens ont besoin d’un roc, il a besoin des gens, alors il s’efforce de leur montrer ce qu'ils désirent voir, autant pour leur équilibre que pour le sien.
• Malgré cela, Lee est un éternel optimiste, qui croit en la justice. Ainsi, il considère un peu naïvement que le Bien triomphera nécessairement, et mangemorts & collaborateurs finiront par payer chacun de leurs actes.
• Lee n’a pas de religion particulière. Il doute rarement de l’existence de Dieu, ou d’une entité apparentée, mais se refuse à attendre une quelconque aide divine. Dieu distribue les talents, les possibilités, mais ce sont les hommes qui doivent en user ou les saisir à bon escient.
• Lee apprécie la compagnie humaine, il en est même dépendant. Dans le contexte actuel, l’isolement lui apparait comme une promesse de devenir fou, une incohérence. En discutant avec les autres, en recueillant leurs confidences, leurs espoirs, leurs terreurs, il apaise un peu la douleur et le vide que lui a jeté la guerre au fond du cœur.
• Lee possède deux tatouages moldus faits à Sal, sur un coup de tête avec une amie d’enfance moldue. Il ne les a cependant jamais regrettés. Bien différent est son ressenti à propos des quelques cicatrices qu'il porte: il ne peut s’empêcher d'éprouver un profond dégoût en les apercevant, doublé d'un violent désir de les voir disparaître.

Nothing compares to you
• pseudo & âge ; Nawel, ou bien Naw', 17 ans • comment as-tu trouvé le forum ? Je l'avais déjà repéré il y a un moment, mais je ne me souviens plus du tout comment!  mg • ton avis, tes suggestions ; Un forum de qualité, sur lequel j'ai envie de piquer tous les PV, et qui me donne 150000 idées de personnages  :bouya:  Inspirant, donc.• connexion ;  Tous les 2 jours environ• quelque chose à ajouter ?  boum  • souhaites-tu être parrainé par un membre ? ; [] oui / [x] non - si la réponse est positive, merci de consulter ce sujet et de nous lister ici les trois choix de parrains/marraines. • pour les scénarii uniquement ; as-tu l'aval du créateur concernant ta fiche [] oui / [] non ? (le créateur du scénario est à contacter par mp, merci de remplir cette case uniquement lorsque ta fiche est terminée et prête à être validée).



Dernière édition par Lee Jordan le Sam 5 Sep 2015 - 1:59, édité 16 fois
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Here comes the hurricane
citation de ton choix, citation de ton choix

Titre de la partie (facultatif)

Le froid enveloppait Lee Jordan à la manière d’une ombre occupée à enlaidir un visage vieillissant : avec une lenteur veloutée, venimeuse, presque mortifiante, mais possédait l’étonnante vertu de concéder un semblant de vide à son esprit.
Camper ici durant la nuit qui s’annonçait ne le réjouissait pas, mais il avait réellement besoin de passer la soirée avec cette faux-jetonnne de solitude, qui tour à tour, le séduisait ou le plongeait dans le désarroi le plus profond…
En vérité, la tristesse le saisissait immanquablement lorsqu’il se retrouvait isolé, mais l’absence de sorciers lui permettait de soigner sa mélancolie douce d’une manière que ni Fred, ni Percy, ni aucun autre de ses proches n’accepterait.

Et pourtant…

Le jeune homme soupira, s’installa rapidement, tout en ayant prit soin de protéger sommairement les alentours, puis se glissa au sein de l’espace magiquement contenu dans la tente qu’il transportait quasi-constamment avec lui.
La fuite ne lui procurait jamais cet agréable frisson d’aventure que certains insurgés se plaisaient parfois à décrire, (mais Lee demeurait convaincu que ces derniers changeraient d’avis dès qu’ils prendraient conscience de ce qu’impliquait une telle vie) mais plutôt la sensation de se mouvoir dans une cage immense, le tenant enfermé à l’extérieur, et dont les barreaux invisibles lui meurtrissaient l’esprit.  Ce qui, paradoxalement, était causé par son désir de demeurer libre, et de lutter contre les geôliers du monde sorcier…
Un mal pour une très grand bien, donc, et après tout, la situation présente lui fournirait nombre d’histoires passionnantes à raconter, un jour, lorsque les choses seraient rentrées dans l’ordre.
Car elles rentreraient dans l’ordre. Cette certitude, tentaculaire, profondément ancrée en lui, s’enroulait tout autour de sa conscience et le berçait lentement dans un filet d’espérance qui l’empêchait de sombrer totalement dans les bras sales de l'Orviétan.
S’il prenait des psychotropes dès qu’il parvenait à s’en fournir, c’était en toute connaissance de cause, et sans addiction.

Se disait-il.



L’ombre tangue et plane au dessus des idées noires.
Qui se disloquent soudain, comme des éclats d’orage et enflamment le serpent enfumé du spleen.

Lové au creux de ton cou, il guettait, tout juste bon à se faire discret le temps de te mordre, mais ne crains rien, Jordan, l’Orviétan le chassera toujours assez pour que tu puisses encore observer l’avenir sereinement.
Il y a des nuées d’insectes noirs qui marchent sur la toile de ta tente, dis, tu les vois, là, grouillant comme tant de pensées parasites qui s’échappent de ton corps, tu le sens, le vide, la plénitude, l’apaisement qui soudain se sont jetés sur toi ?  Enterré, le désenchantement, avalées par la drogue, ces images qui se reflètent sur les murs de ta tête et les corridors sinueux de tes émotions.
Tu as même gagné le droit de ne plus voir Fred absorbé vif par l’alcool qu’il ingurgite, et les fantômes, et le fantôme, celui que tu attends, mais ce soir, tu n’auras droit qu’à cette voix, Jordan, pour accompagner ta torpeur, ahah, tu l’entends, ce silence qui lentement s’installe, vaseux, épais, grossier, presque vicieux, puisque tes rires peinent désormais à résonner autour de toi…

Réveille-toi.

George est mort, Fred sombre, et toi tu te contentes de regarder le passé d’un œil vitreux, toujours occupé à contempler ces instants volés au temps où vous saviez tous les trois être parfaitement heureux.

Ce bonheur que tu n’as pas su sauver avec ton amour de l’éloquence et tes grands discours, toi qui n’est bon qu’à distribuer un peu d’espoir à ceux qui continuent de tomber.



Cabo Verde - 1985

« Tu sais, quand je serai grand je serai un journaliste très très célèbre, mais pas comme dans les journaux que papa et tous les autres adultes achètent sans lire, non, moi je passerai à la télévision ! Ou à la radio, je ne sais pas, mais j’aurai beaucoup d’argent. Et bien sûr je t’en donnerai plein mamie, comme ça tu pourras t’acheter les mêmes robes que cette actrice américaine qui te ressemble un peu, en plus jeune, et construire une belle maison avec de l’eau tout près, qu’on distribuera à tout le monde, et plus personne ici ne sera pauvre.
Je construirai une jolie ville, bien mieux qu’en Angleterre, et j’achèterai plein de médecins qui te soigneront tellement bien que tu deviendras immortelle !

Mais tu vois, pour pouvoir accomplir tout ça, il faut vraiment que je puisse bien connaitre les alentours, alors tu dois me laisser sortir un peu… Maman et papa n’en sauront rien, c’est promis !
Et Lura viendrait avec moi, comme ça tu auras moins peur, et je pourrai déjà imaginer ta future ville… »

La vieille femme esquissa un éclat de rire qui ensoleilla quelques instants son visage fatigué par le temps, tout autant que le vent et la chaleur qui l’accompagnaient au quotidien.
Son petit fils, Lee Jordan, souriait de toutes ses dents, dans l’espoir que sa grand-mère le laisserait-enfin- explorer un peu les environs de son lieu de vacances peu commun.
Alvira, car c’était ainsi qu’elle se nommait n’avait plus revu son petit fils depuis sa naissance, et jamais elle n’aurait soupçonné que sa fille et cet anglais qu’elle avait épousé lui laisserait pour l’été un enfant si doué pour amadouer les adultes, elle la première...
Apprécié par toutes les femmes de l’atelier de poterie au sein duquel elle travaillait, le petit Lee avait d’abord voulu leur apporter son aide. C’est ainsi que, tout heureux, il élabora ce qu’il présenta comme une tortue de terre cuite sans pattes et sans tête, c’est dire une sorte de galet sur lequel il avait dessiné des stries destinées à reproduire -maladroitement-, l’allure caractéristique de la carapace de cet animal.
Après plusieurs essais, il apparut à Alvira, que son petit fils n’avait décidemment pas hérité de son talent. Elle lui proposa alors de l’assister en échange de quelques chutes d’argile qu’il pourrait arranger à sa guise le soir venu. Enchanté, Lee avait ainsi passé deux semaines supplémentaires à l’atelier, où il jouait davantage pour sa grand-mère et ses collèguessq le rôle de récréation ambulante que d’assistant potier, chantant avec les travailleuses, esquissant de longs discours à propos de cet avenir qu’il envisageait éblouissant, rayonnant bien souvent de ce rire sincère et contagieux qui longtemps, demeura sa signature.

Il aurait bien pu rester là tout l’été, si un malheureux petit incident ne s’était pas produit…



« -Comment as-tu fais pour peindre le drapeau du Royaume-Uni sur ABSOLUMENT TOUTES les poteries de l’atelier ?

-Mais… Je n’ai pas fais de bêtises, et je croyais que tu serais fière de moi. J’ai quand même réussi à faire de la peinture sans rien toucher !
-Sans rien toucher, évidemment.
-Mais c’est vrai ! C’est comme un pouvoir magique !
-Maintenant arrête Lee… Premièrement, tu rends invendable l’ensemble de nos créations de la semaine, et ensuite, tu oses me mentir droit dans les yeux ? Je pense simplement que tu as pensé bien faire, et que maintenant que tu prends conscience que ta petite touche personnelle n’est pas à mon gout, tu essaies de te justifier plus que maladroitement. Et c’est cela qui me mets le plus en colère.
-Mais mamie ! Le matériel de peinture est derrière la porte du fond, celle qui ferme vraiment bien à clé, alors je n’aurais pas pu le prendre, tu sais bien… Non j’ai juste…juste…
-Juste quoi.
-Eternué»

Incompréhension et Déception déchiraient les yeux du petit garçon. Il était parvenu à faire quelque chose qui ressemblait à de la magie ! Sans le vouloir, d’accord, mais il ne s’attendait pas vraiment à ce que sa grand-mère soit mécontente. Il aurait été juste, au contraire, qu’elle le félicite et lui offre encore plus de chutes d’argile pour que ce don se développe. Certes, Lee ne pouvait s’empêcher de se demander en quoi la faculté de repeindre des poteries aux couleurs du Royaume-Uni par un simple éternuement pourrait lui permettre de sauver le monde, mais il était maintenant certain de ne pas être tout à fait comme tout le monde…
Titre de la partie (facultatif)


Poudlard, c’est un train rougeoyant qui se jette au creux des campagnes britanniques, des compartiments surpeuplés au sein desquels on dévoile ses trouvailles de l’été, des amis retrouvés dans les explosions et la bonne humeur, un retour chez soi.
Pourdlard c’est un château pas si secret pour qui sait où regarder, des escaliers qui se font la malle par tous les temps, des tableaux qui grondent bien souvent, des marches piégées. Des fantômes agacés qui ne cessent jamais de côtoyer les vivants, et des professeurs surdoués.
Poudlard c’est une tour, celle qui abrite les rouge et or, un dortoir un peu trop animé, des devoirs bâclés et des éclats de rire qui percutent tous les murs. Une pauvre tarentule mystérieusement égarée.
Poudlard c’est un match de Quidditch allègrement commenté, des poursuiveuses tout en beauté, de la partialité rigoureuse, un professeur en colère, un porte-voix soigneusement protégé. Des coupes remportées, félicité absolue.
Poudlard c’est un terrain de jeu démesuré, un ou deux examens échoués. Une amitié forteresse qui jamais ne sera terrassée, des chevelures rousses inégalables et des inventions partagées. Des impertinences tolérées, des retenues épuisantes. Des frères de cœur.

Un trésor honteusement jeté dans les pattes crasseuses des mages noirs, du fanatisme et de la mort.
Un souvenir souillé.


Titre de la partie (facultatif)


Lura frissonnait avec douceur dans le long châle violet qui recouvrait ses épaules à demi-nues.
Mince, elle paraissait presque aussi grande que son ami, perchée qu’elle était sur les hauteurs délicates de ses talons hauts, et apprivoisait ses longs cheveux noirs d’un chignon trop serré. Avec un pincement de cœur, Lee remarqua que ses traits de poupée métissée se tordaient nerveusement. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi il lui avait intimé de quitter l’Angleterre, pourquoi ils s’étaient si souvent retrouvés dans l’abri traître des bois, pourquoi il avait si mauvaise mine, et par-dessus tout, pourquoi ce garçon qui l’avait fait rire presque tous les étés depuis tant d’années affichait en cet instant une figure troublée, crispée, presque sombre en vérité.
Il s’efforça de sourire, d’un mouvement douloureux, ridicule.
Deux semaines auparavant, George s’était éteint.

« -Lee ! Répond-moi ! C’est ton travail qui te déprime comme ça ? Franchement, c’est compréhensible, moi à ta place, je ne tiendrais pas...
-Mon travail ?»

Il la contempla un instant, tentant d’assembler dans son esprit l’esquisse d’un raisonnement logique.

« Oh, c’est bon, je le sais, ta mère me l’a dit. Quelle idée, aussi, de devenir journaliste de guerre… Je savais que tu voulais faire quelque chose en rapport avec la communication, mais je pensais que ça toucherait à la radio, à l’animation, ou à la télévision. Pas que tu irais risquer ta peau dans des pays instables pour finalement revenir complètement détraqué par toutes les horreurs que tu as vues là bas.. »

Lee éclata d’un rire joyeux, pour la première fois depuis deux semaines. Sa mère lui avait offert la couverture parfaite. Journaliste de guerre… D’une certaine manière, la pauvre Lura n’était pas totalement à coté de la plaque.
Le regard outré qu’elle lui lança virevolta tout autour de lui, et il se surprit à imaginer à quel point les choses entre eux auraient pu être différentes si la jeune femme avait fait partie de son monde. Lura aurait été sa confidente, son alliée, une personne capable de l’aider à surmonter la mort de Georges. Ils auraient parlé à cœur ouvert, comme lorsqu’ils étaient enfants, et fuit ensemble tout ce qui enlaidissait le monde sorcier.
Mais elle était à peu près aussi magique que cette bonne vieille tarentule qu’il avait jadis adopté.

« -Mais bon sang, à quoi est-ce que tu penses ?
-à toi. Et aux tarentules ! »

Si les deux premiers mots avaient jeté sur son visage une vague félicité, les trois suivants achevèrent de la consterner.
Devant sa mine mi-furieuse mi-attristée, Lee ne pu s’empecher de –tenter de- se rattraper:

«- Enfin, tu es beaucoup plus jolie, je te rassure!
Ecoute Lura… Je vais être occupé quelques temps. J’aimerais que tu retournes à Sal si possible, que tu t’éloignes de l’Europe. Crois-moi, ce n’est pas tout à fait le Paradis que tu imagines…

-Lee voyons… »

Les prunelles sombres irradiaient d’une incompréhension qui le blessa légèrement, mais après tout, il n’était plus à cela près. Ils s’étaient vus plusieurs fois, ces derniers temps, et il avait tenté de jouer parfaitement son rôle, avant de se laisser progressivement aller à la mélancolie, pensant que la présence de la jeune fille l’aiderait à chasser hors de lui ce parasite étrange, que jamais il n’avait abrité auparavant... Quelle belle erreur.
Lura était prête à lui tenir compagnie tant que celle-ci se révélait être divertissante, mais il sentait ses regards dérangés, presque dégoûtés, se poser sur sa silhouette lorsqu’elle le voyait contempler l’horizon, regard torve, tête basse, sourire oublié au fond d’un vieux coffre à souvenirs.
Il fallait qu’ils se séparent maintenant. Il ne serait jamais bon pour elle de trop le côtoyer, jamais bon pour lui de s’attacher à un lieu pour combler de joie une égoïste notoire. Cette entrevue serait la dernière.




Titre de la partie (facultatif)


« Il faudrait que tu reviennes George.
Vraiment.
Il y a de ces soleils qui disparaissent entre les pierres sans laisser la moindre trace, qui se couchent et se perdent sans que nul ne le remarque.
Mais pas toi.
Toi, tu ne peux pas être mort.
Pas vraiment.

Hier, je me suis éveillé, là, allongé sur le sol, tout juste bon à contempler les murs factices qui me tiennent compagnie, et je me suis penché au dehors. Tes rayons réchauffait le gris qui m’entourait, j’avais l’impression que tu étais là, et soudain, j’ai éprouvé l’envie, le besoin de reprendre une dose, de te voir, de te parler.
J’ai beau absorber les confidences d’une bonne partie des insurgés, ces douleurs nouvelles n’effacent pas les miennes.

Dis George !
Tu te souviens ? Avant tout ça ? Quand on repeignait le monde à notre façon, et puis, tous ces rires que l’on distribuait, les éclats de voix de Rusard, cette folle d’Ombrage, et toutes ces choses que l’on testait sur des élèves plus ou moins consentants. Nous étions bêtes et insouciant, mais qu’est-ce que j’aimerais y revenir. On dessinait des milliers de routes sur lesquelles nous aurions aimé nous engouffrer, et je sais qu’on aurait tous pu finir parfaitement heureux.

Mais c’est fichu maintenant.
Toi tu n’es plus là. Moi je me retrouve drogué à la compagnie humaine, drogué aux fragments d’espoir que m’offre le regard des gens, drogué à la lumière, puisque lorsqu’elle disparaît, je me retrouve seul et sombre. Drogué tout cours en vérité. Du moins, c’est ce que tes frères pourraient penser.
Et puis Fred... J’ai tellement joué les observateurs qu’il a percuté le fond de plein fouet. C’est terminé. Maintenant je vais l’aider à reprendre sa vie en main, il ne faut pas que cette guerre tue tout ce qu’il y avait de beau en nous trois.

Tu te souviens de Potterveille ? Sans cette émission, je crois que je serais dans le même état que Fred.
Je suis tellement inutile pour lui que ça me fait un bien fou de pouvoir aider les autres, de les tenir informés. Je pense qu’il est vital que chacun se tienne au courant pour ne pas totalement perdre la tête... Ce n’est plus aussi amusant qu’avant, malheureusement, mais je fais de mon mieux pour que tous s’imaginent que je suis toujours le Lee de Poudlard, quitte à devoir parler trop vite et afficher un sourire constant pour briser les doutes.

Je me suis parfois promené parmi les réfugiés.  J’aime les écouter.
C’est peut-être un peu intéressé de ma part, je te l’accorde, mais au final, cet échange rend tout le monde plus heureux non ? Ils ont allégé leurs esprits, et placé un bandage troué sur le vide qui dévore le mien tout entier.
Mais ça ira. Tout ira bien.
Bientôt.
Parfois, je sens comme du venin dans les sourires qu’ils m’adressent. Je dois devenir parano.
Après tout, on vit tous plongés dans les mêmes peines.

Je t’assure que l’Orviétan n’est pas dangereux. Il m’aide à tenir le coup. Mieux vaut ça que l’alcool non ? Mieux vaut ça plutôt  que me laisser dériver dans les ruelles grises pour ensuite me dissoudre dans ma propre mélancolie. Quel joyeux tableau cela ferait ahah.

D’ailleurs, je me demande ce qu’ils ont fait au ciel pour qu’il soit si laid; à croire qu’ils ont laissé mourir le soleil autant que la liberté depuis Son arrivée.
Ou bien c’est moi qui divague, et ne perçoit plus que la couleur de la nuit. Après tout, ce qui se déroule le jour est placé sous l’égide de l’artificiel.

Au final, je crois que je vais continuer l’Orviétan. Ça me rend heureux. Ouais, heureux.
Il n’y a pas vraiment de mal à se perdre dans les bras froids de l’extase simulée. D’être éclairé par sa propre obscurité.
J’observe sans le voir ce fichu miroir qui ne me renvoi que mon reflet. Dis-moi, où as-tu disparu ? Je me penche à la fenêtre, rêvant d’enchanter toutes ces figures que je ne vois même pas. Il me semble entendre le lointain écho de ta voix.
Ne me laisse pas.
On aura jamais fini de se perdre si tu ne reviens pas.»




Dernière édition par Lee Jordan le Sam 5 Sep 2015 - 2:01, édité 10 fois
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Bienvenue Lee!!

Je ne saurais que féliciter ce choix de pv! Bon courage pour la suite de ta fiche et au plaisir de te croiser en rp !! leche
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Leeeee. iiih iiih Je rigolais tellement en lisant les passages des bouquins où il animait les matchs de quidditch avec McGo qui le réprimandait tout le temps. mdr mdr Bref, excellent choix, BIENVENUE parmi nous et bonne chance pour ce qui te reste de fiche ! graouh
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LEE JORDAAAAAAN yeah yeah yeah yeah bienvenue parmi nous, et super choix de perso iiih
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OMG LEEEEEEEEEEEEEEEEEE gaah cute yeah graouh potte
BIENVENUE PARMI NOUS I love you I love you
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Waouh merci pour cet accueil, ça fait vraiment plaisir ! hug
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WIZARD • always the first casuality
Anna Grimaldi
Anna Grimaldi
‹ inscription : 07/06/2015
‹ messages : 1824
‹ crédits : mathy.
‹ dialogues : #e95353.
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‹ âge : trente-quatre
‹ occupation : guérisseuse au service d'infection par virus et microbe magique et co-présidente de l'association "Rosier's Disease Research Trust".
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1980 et 1987.
‹ baguette : est en bois de charme, contient une plume de phénix et mesure 26,4 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 3713
‹ réputation : je suis fragile et que j'ai été manipulée par mon compagnon.
‹ particularité : occlumens.
‹ faits : je suis de sang pur, que je fais partie de la famille Grimaldi, que je suis d'origine italienne, que j'adhère aux idées insurgées mais que je me suis résolue à ne jamais les rejoindre pour le bien être de ma fille, que je suis une ancienne guérisseuse et que je sais donc comment soigner les gens de diverses pathologies, que je me défends en duel, que j'adore lire, que j'apprécie les jolies choses.
‹ résidence : dans un petit studio sur le chemin de traverse que le gouvernement a bien voulu me donner pour mon implication de guérisseuse durant la guerre. La demeure des Grimaldi à Herpo Creek ainsi que mon appartement à la Bran Tower avaient été saisis. Je dispose toujours d'une résidence secondaire et tertiaire à Brighton (maison d'été) et à Florence (terres italiennes).
‹ patronus : un lapin, patronus de Thomas
‹ épouvantard : un entassement de corps, celui de mes enfants et des êtres qui me sont chers.
‹ risèd : ma famille heureuse et recomposée.
http://www.smoking-ruins.com/t1958-anna-loooove-me
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bienvenue sur le forum ! bon courage pour faire ta fiche ! kr
Ce personnage est vraiment cool, j'ai hâte ce que tu vas en faire ici après huug
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Hello Lee!!! Ça fait tellement plaisir de voir la Voix de la Rebellion!!! Courage pour ta fiche mais tu sembles sur le bon chemin ♥♥ Hâte de te voir dans les parages!!
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fire fire fire FDFGHJK  iiih  iiih  iiih TROP BON CHOIX DE PERSO hug
Bienvenue donc yiih (après cet élan d'hystérie mg ) et hâte de te voir jouer avec ce super PV leche inlove
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