sujet; (arsenius) to kill a mockingbird
MessageSujet: (arsenius) to kill a mockingbird   (arsenius) to kill a mockingbird EmptyJeu 17 Sep 2015 - 1:24

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Arsenius Rabastan LestrangeI crave uncomplicated quiet, and the sky
❝ We're running in circles again ❞Wizard ; SC

☇ pseudo complet & surnom(s) ; Lestrange, un désordre de lettres disgracieuses, manquant d’harmonie et de symétrie. Il l'abhorre et le chérit à la fois car la symbolique prend le dessus sur l'esthétique. Rabastan est l’évidence même, l’annonce de l’héritier Lestrange : les traces de son père, il suivra. Dans l’obscur et le glorieux, il s’épanouira ; telle est sa destinée. Arsenius, plus corrosif et marquant, il ronge les mémoires et laisse des maux de têtes. Arsenius impose les règles du jeu et sème la discorde… sans jamais suivre le déroulement de ses délires, uniquement intéressé par le dénouement de ses jeux d’esprit. Il tire les vers du nez et les transforme en vers rimés, il vole les informations et les couche sur du papier – Mockingbird est l’unique et véritable porteur de vérité.
☇ naissance ; Le 13 août 1977, à Ste-Mangouste.
☇ ascendance; Sang-Pur.
☇ métier ; Rentier aux mille caprices, il passe d’une occupation à une autre, se vautrant dans le luxe à outrance. Il a notamment occupé le « métier » d’ambassadeur de Whisky Pur Feu durant quelques années : métier qui consiste à s’asseoir confortablement dans un fauteuil, goûter différentes eaux-de-vie et répéter que le whisky, c’est génial. Récemment, il s’est lancé dans une carrière de photographe, cadrant tout ce qu’il trouve : les arbres, les lapins, les chaussons. Son dernier vernissage sur les lapins lui a valu le titre d’artiste raté ; lui, il se voit comme un artiste incompris, trop en avance sur son époque. Et puis, dans le secret, il se pare de blanc et devient Mockingbird, le journaliste qui ose tout. Absolument tout. Des scandales dévoilés, des vérités lâchées, Arsenius cherche à créer le plus d’impact possible.
☇ camp ; Neutre, il a des valeurs conservatrices et une idéologie précise de ce que devrait être le monde, sans jamais soutenir le radicalisme du gouvernement actuel.
☇ réputation ; L’héritier des Lestrange. La crainte qu’inspire son nom l’amuse, il en use à outrance. C’est sa fierté, son fardeau, il a le devoir de préserver et perpétuer son nom. On connait sa famille, on connait moins Arsenius. Il est une personnalité publique, membre de l’Élite, particulièrement soigneux de son image et sélectif dans son entourage. L’esthète attire autant qu’il intrigue.
☇ état civil ; Fraîchement fiancé.
☇ rang social ; L’Élite sorcière et tous les privilèges que ça lui apporte. Il ne crache sur aucun avantage d’être membre de l’élite, apparaît là où il le faut, ne fait aucune faute de goût.
☇ baguette ; En bois de tilleul argenté, le dard de manticore la rend très rigide. Elle mesure 29 centimètres et possède quelques arabesques blanches et noires sur toute sa longueur mais on ne les voit que de près. La couleur est inhabituelle mais l’argent de sa baguette la rend incroyablement jolie.
☇ épouvantard ; Sa mère, en voie de boursouflure, teintée de garance. Elle qu’il n’a pas pu protéger. Qui a été tuée par sa propre famille. Par ses propres enfants, se tenant près d’elle, de son cadavre, victorieux.
☇ risèd ; Sa mère encore et toujours, mais plutôt la femme incroyablement belle et aimante de ses souvenirs d’enfance, telle que l’enfant de quatre ans se rappelle, celle qui n’avait pas encore été foudroyée par la folie.
☇ patronus ; Inconnu, il n'a jamais réussi à en produire.
☇ particularités ; Aucune.
☇ animaux ; Deux lapins mâles, nommés Whisky et Absinthe, qu'il utilise en tant que modèles. Il tente surtout de les rendre agressifs, en montant l'un contre l'autre, pour les faire se battre mais peine perdue, sa sœur leur a donné tellement d'amour qu'ils sont aussi inutiles que des hamsters.
☇ miroir ; Aucun.
☇ Avis sur la situation actuelle :
La survie, la famille, la pureté du sang. Trois choses qu’il n’oublie pas, qu’il en fait des priorités, tournant le dos au reste. Arsenius est égoïste. Il se fiche du sort des Insurgés. N’a pas non plus assisté à l’exécution des rebuts, occupé qu’il était à préparer son exposition de photos. Il pense d’abord à son bien-être et ensuite au reste du monde. Les dogmes que sa mère lui a inculqués sont toujours là, toujours en lui. Le monde est en friche, oui, mais l’important c’est d’y survivre. Il croit en la pureté mais n’a jamais eu de penchants extrémistes. C’est à travers ses expositions de photos sur des lapins qu’il a fait un pied-de-nez au gouvernement, montrant sa neutralité. Tout est calculé, tout est bien pensé, après tout, Arsenius n’est pas une coquille vide à suivre tel un automate un individu sans même user de ses méninges. Il est un intellectuel, il a étudié les revendications de chaque camp avec précisions pour se faire son propre avis. Avis qu’il dévoile dans les papiers de Mockingbird, son double qui ose, anonymement et secrètement, révéler les tares de tout le monde et même de la société.

☇ Infos complémentaires ; Végétarien depuis qu’il a treize ans, non pas pour soutenir ces gobeurs de graines ou la cause animale, mais uniquement parce qu’il n’apprécie pas le goût de la viande, ça l’écœure. Maniaque de la propriété, il a l'habitude de se tripoter le crâne ou de toucher ses bras quand il entre dans un lieu bordélique et insalubre. Il psychote et pense que la saleté du lieu va sauter sur lui pour le salir. Il attache beaucoup d'importance au physique, plus précisément au faciès – les nez fins l'attirent, les grosses bouches le répugnent. Mais les beaux sourcils, tantôt fins, tantôt épais, seulement bien dessinés, achèvent toute répulsion. Maître de l'humour noir, il est habitué à faire des blagues douteuses et des sourires dans des situations inappropriées – les enterrements sont un moment de deuil pour la plupart mais si une idée folle traverse son esprit, Arsenius ne se retiendra pas. Il. Ne. Se. Retient. Jamais. Particulièrement sélectif dans son entourage et ses relations amoureuses, il a de fait gagné une sale réputation de snob : il a uniquement une vision précise de la perfection qu’il cherche à atteindre et si pour y parvenir, il se doit de dégager certains, Arsenius le fera. À Poudlard, il était un talentueux gardien de Serdaigle. Du moins, c'est ce que sa mère lui répétait incessamment. Il avait pourtant été approché par un recruteur durant sa septième année qui lui proposa de passer des sélections pour une équipe… Tout en ayant proposé une place garantie à un Sang-Mêlé de Poufsouffle. Arsenius refusa par fierté, son égo ayant pris un coup de passer après un Mêlé et un Poufsouffle. Il n'a jamais su que c'était sa mère qui avait payé le recruteur pour l'approcher. Après sa scolarité à Poudlard, il s’est lancé dans des études de Philosophie Sorcière et de Magie Théorique ; des études qu’il a arrêtées au bout de deux ans, ennuyé, le niveau était trop faible pour lui. Il n’est vraiment pas doué avec sa baguette magique, même en connaissant une tripotée de sorts ; au combat, il est inutile. Trop réfléchi, trop concentré, il tente de trouver les moindres failles de ses adversaires tout en couvrant les siennes. De fait, il a abandonné depuis longtemps l’idée de s’améliorer. Après tout, son arme la plus dangereuse est une plume et un parchemin. La discrétion, il l’a transformée en arme dangereuse ; nul besoin d’affirmer sa présence par un comportement sonore et exagéré. Discret, oui mais pas effacé. Sa présence est déjà affirmée sans extravagance. Son aura intrigue, son absence de sourire inquiète. La seule constance chez lui est son sens de l’observation exacerbé : il dissèque le monde, l’analyse, le compartimente. Silencieusement, il analyse tout, tout, Tout. Son cerveau est une foutue banque de données. Sa mémoire eidétique est à la fois un don et fardeau, il recueille tous les détails pour ne plus jamais les oublier… tout en ayant conscience que sa mémoire est défectueuse, disparate : il lui manque des bouts d’enfance. Qui se sont imposés pourtant dans ses rêves, sans qu’il ne parvienne à les démêler, préférant les laisser se reposer dans la case des cauchemars d’enfant paumé. L’écriture est son don, sans prétention, sans gloire. Seul un brasier dans les entrailles lorsque les mots l’assaillent. Voleurs d’infos, voleur de mots. Des mots qu'il couche sur le parchemin de sa plume rageuse. Des lignes en rimes, parfois creuses et stériles. Des mots volés à d'autres, qu'il s'approprie. Sans gêne. C’est le jeu des mots, c’est un jet de maux ; vos maux contre ses mots. Il rature et sature des parchemins entiers. De l’acide dans son arme, du sel dans ses larmes – Arsenius vit chaque ligne qu’il écrit. En plus de l'anglais, il “parle” également le latin, le grec ancien et le gaulois. Les langues mortes le passionnent, principalement parce qu'il se trouve unique et différent lorsqu'il les parle.

❝ Nothing compares to you ❞Deux mots sur l'IRL

Appelez-moi anna. J'ai 24 ans, je viens de paris et j'ai connu le forum via kjhngbv. Si tout va bien vous me verrez connecté(e) 8 jours sur 7. Un dernier mot ? couscous tacheté

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Dernière édition par Arsenius Lestrange le Jeu 15 Sep 2016 - 21:26, édité 11 fois
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l'enfer, c'est les autresil n’est pire douleur que le souvenir du bonheur au temps de l’infortune
❝ I live, I die, I live again ❞1977 – 1987

Un nouvel éveil lunaire, un nouveau présage mortuaire. Ses pas agressifs foulent la glèbe fraîche de la pluie d’hier, tentant d‘échapper aux crocs-en-jambe des branches féroces qui essayent d'arracher quelques toiles de son habit clair. L'obscurité a recouvert le Manoir familial d'une peinture pigmentée d'aniline et par la même occasion, son crime. Arsenius ne l’a pas fait exprès, croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer. Il affleure sans encombre et sans rencontre inattendue la berge, jetant des coups d’œil inquiets par-dessus son épaule. Il s’agenouille, la boue attaque ses genoux mais il la laisse faire, son attention rivée sur le drap beige qu’il tient fermement contre sa poitrine. Ses pattes d’enfant déroulent alors le tissu, dévoilant un animal sans-vie au repos sur le drap parsemé de fines tâches carmines. Pardon, je suis désolé. Aimerait-il lui dire mais les mots ne veulent pas s’arracher de son gosier. Il ne voulait pas en arriver là… Pas avec son lapin favori, qui repose à présent entre ses mains, le pelage couvert de rouge-sang qu’il trouve beaucoup trop vif pour ses yeux d’enfant. Âgé de quatre ans, Arsenius s’était entraîné à préparer une potion, en secret, l’expérimentant même sur son lapin. Sans imaginer un instant que l’animal suffoquerait et cracherait ses organes. Soudain, une autre voix d’enfant brise le silence, les yeux d’Arsenius s’écarquillent, son souffle se bloque. « Arsenius ? » Il tente maladroitement de cacher son crime sous le linceul funeste, mais peine perdue, Aramis se trouve déjà à ses côtés. « Tu fais quoi ? » L’aîné inspire et jette un regard en biais vers le plus jeune, inspire une deuxième fois puis lui fait signe de venir s’asseoir près de lui. « Je… je n’ai pas fait exprès. » Mais il trouve ses mots fades et incompréhensibles alors il préfère dérouler une seconde fois le drap pour le montrer à son frère cette fois-ci. « Ballon est mort. » Il l’aimait bien ce lapin-là. Touffu, hirsute, son poil était pourtant le plus doux. Aussi doux que le miel en pleine nuit d’hiver ou le glaçage de ses éclairs ; il l’aimait vraiment beaucoup. Il s’attend à ce que son frère le réconforte, qu’il l’aide à faire le deuil de son lapin mais ce qu’il voit dans les yeux d’Aramis n’est qu’une pure interrogation. « Mort ? C’est quoi la mort ? Un nouveau travail ? » ose demander Aramis, sans même paraître embarrassé d’afficher ses lacunes – Arsenius se dit que c’est son rôle d’aîné de l’aider à y voir clair. Il s’humecte les lèvres, fronce les sourcils, cherche ses mots. « Non, Aramis, la mort c’est pas un travail. C’est un long voyage, je crois, dont personne ne revient. C’est triste. » explique-t-il le menton en l’air, avec un air supérieur, tout en laissant ses yeux briller légèrement – passionné, Arsenius l’a toujours été. « La mort, c’est nul. C’est le monsieur au chapeau pointu qui l’a créé ? Et les enfants vont là-bas aussi ? » Il lui ébouriffe les cheveux, rendant à Aramis ses épis bruns que Maman a tenté d’éradiquer. « Tu parles de Merlin ? Non, je ne pense pas que ça soit lui, c’est trop compliqué pour nous, on est encore des enfants. Et puis, les enfants, ça ne meurt pas très bien, alors tu n’as pas à t’en faire. Je laisserai personne t’emmener vers la mort. » Ses yeux se brouillent d’une fine pellicule lacrymale lorsqu’il regarde le lapin mais rien ne coule sur ses joues rebondies, seuls ses yeux scintillent. « Papa m’a dit un jour que quand on meurt, ton « âme » ou ta rame, je sais plus très bien, quitte ton corps. C’est ta rame qui permet à ton corps de naviguer, c’est pour ça qu’on met les morts dans les boîtes. Mourir, c’est perdre ta rame, Aramis. » Il se sent triste de ne pas avoir réussi à construire une jolie boîte pour son lapin mais il espère que Ballon pourra de nouveau naviguer… là où il se trouve. Lorsqu’ils déposent le lapin, le sang se dilue dans l’eau, emportant l’animal au loin. Il se fait la promesse qu’il ne laissera personne de sa famille perdre sa rame, non, personne. Il leur construira des milliers de rames jusqu’à saigner son âme si cela signifie qu’ils resteront en vie.



La vue des cerises lui donne la nausée. Du revers de sa manche, l’enfant essuie, récure, purifie son visage sur lequel des taches blanches ont atterri au moment de l’attaque. Le sucre recouvre entièrement ses lèvres, causant quelques soubresauts à sa nausée. Son visage juvénile se déforme en une grimace dégoutée lorsqu’il croise la répugnante montagne de glace qu’il a posée sur ses genoux. Sa gourmandise a encore frappé, de son marteau féroce pour obliger Arsenius à supplier son père de lui acheter autant de glaces. Dont il n’a pas même mangé la moitié, écœuré, plein, dégoûté par tant de sucre. Il a de nouveau surestimé ses capacités, prétextant qu’il ingurgiterait une dizaine de glaces sans même en être malade – il s’était définitivement trompé. Il se renfrogne encore plus lorsqu’il entend un petit rire à sa gauche, là où s’est assis Rabastan Lestrange, les nombreux paquets de cadeaux pour Aramis et Cedrella repliés à ses pieds. Arsenius repousse les énormités édulcorées sur le banc et croise les bras, les sourcils froncés comme il a vu son père faire de nombreuses fois. Intérieurement, il se retient de régurgiter toutes les bouchées de trop, son petit estomac souffrant d’avoir subi une attaque sucrée pareille. « Je te l’avais dit. » L’envie de tirer sa langue verte est trop tentante mais par respect, il se contente uniquement de lever le menton en l’air et de détourner le regard. Son père a raison. Il a toujours raison. Mais Arsenius a voulu lui prouver qu’il n’est plus un enfant à présent, qu’il peut entasser énormément de morceaux sucrés et colorés dans son bidon. Mauvaise idée. Il se sent un petit peu plus léger quand son père pose sa main sur son épaule, en un geste de réconfort ; sa nausée s’évapore un petit peu. Juste un peu. C’est plus que suffisant pour qu’Arsenius retrouve sa bonne humeur et offre même un sourire à son père, dévoilant ses dents pleines de sucre bleu et vert. « Fais un vœu. » Lui dit Rabastan tout en essuyant de sa propre manche une tâche rose qu’Arsenius avait oublié tout à l’heure. L’enfant ferme les yeux fort, très fort, son esprit divague vers des vœux enfantins et des rêves presque irréalisables. Mais tout ce qu’il parvient à sortir comme vœu, lui semble fade, trop réaliste. Il fait le vœu que sa famille reste unie pour toujours, que son père reste avec eux à jamais. « Ça y est. » Brusquement, il ouvre les yeux et fixe son père de ses yeux bleus : le vœu, est fait, il ne reste plus qu’à l’exaucer. « Joue gauche ou joue droite ? » Il a beau se forcer autant que possible, il ne parvient pas à détecter un quelconque indice dans le regard que lui lance son père. Mais il a l’impression que son père ne cesse de regarder sa joue droite… « Gauche ? » lâche-t-il, incertain, mais la prière de trouver la bonne réponse s’est accrochée à sa voix. « Perdu. » Rabastan attrape le cil qui se trouvait sur la joue droite de l’enfant et souffle dessus, sans même s’attarder sur la moue scandalisée d’Arsenius. Il a toujours trouvé la bonne réponse. Toujours. Même s’il est conscient que ses vœux ne se sont pourtant pas tous réalisés, il espérait, sincèrement que celui-ci le soit. Apparemment, il n’est pas très doué au jeu des devinettes. « Qu’est-ce qui te tracasse, mon fils ? » Les lèvres mordues, en rythme avec sa recherche de mots. L’enfant craque, avoue, se confesse. « Mon vœu. Tu ne pars pas, Papa, hein ? » Ses yeux s’accrochent, désespérément, à la certitude qu’il voit sur le visage de son père. « Jamais, Arsenius. » Deux mots suffisent pour enrayer le malaise laissé par son vœu raté. Sa réponse fracasse les incertitudes, les doutes de l’enfant. Évidemment qu’il ne partira pas. Promis, juré.

Ils poursuivent la promenade, traînent les cadeaux, jettent le sucre dégoulinant. Le Chemin-de-traverse et ses centaines de vies qui passent chaque jour, qui marquent le parvis et qui grattent les pavés de pierre. Sa main dans celle de son père. La journée touche presqu’à sa fin. L’enfant retient ses caprices ; son père a du travail. Et le tumulte les frappe. Les remous de la foule l’inquiètent, les regards se perdent. L’enfant ne fixe que son père qui laisse filtrer une lueur d’inquiétude. Arsenius s’inquiète. Beaucoup. Il ne comprend pas, il ne comprend jamais rien, c’est pénible d’être un enfant. D’être si petit, parmi ces géants qui s’agitent autour de lui. Sa main ne quitte jamais celle de son père, qu’il broie de sa petite poigne. Son père fait même tomber sa baguette magique. Et puis, il le soulève et le colle fermement contre lui, sa petite tête se calant dans son cou, ses yeux fixés sur les paquets de cadeaux qu’ils laissent derrière eux. Papa court. Il court, court, court. De vilaines personnes en uniformes les entourent, Arsenius sent son cœur tambouriner contre le corps protecteur de son père. Tout va vite, trop vite. L’enfant ne comprend pas. Il sait juste qu’il doit s’accrocher à son père. S’accrocher à lui comme il agripperait une rame. Tout va trop vite, l’instant d’après, son père s’immobilise. Ils sont tombés au sol. « Papa ? » Il tente de relever la tête pour le regarder mais la main géante de son père empêche sa tête de bouger. Pourtant l’enfant voit, du coin des yeux. Il voit son père immobile. Comme statufié. Il panique aussitôt, puise toute force pour marteler de petits coups sur le torse de son père. « Papa ? Papa ? Réveille-toi ! » Répète-t-il en un leitmotiv douloureux, lancinant, désespéré. Il ne retient plus les larmes sur ses joues. Tout coule. Tout roule. Il ne sait combien de temps passe, combien de temps il tambourine son père pour qu’il se réveille. Il le secoue, de toutes ses forces, ne comprenant pas pourquoi son père ne bouge plus. Et puis, des vilaines personnes viennent l’arracher de l’étreinte paternelle. Quelqu’un le prend dans ses bras, il se débat. Son attention ne quitte jamais Rabastan. La vilaine personne s’éloigne de plus en plus. D’autres vilains viennent encercler son père. Arsenius le voit, Arsenius le sent. Son père est de nouveau debout, vivant. Leurs yeux s’accrochent, à mesure que l’enfant est éloigné, loin, très loin de son paternel. Jusqu’à le perdre complètement de vue. Ses forces le quittent, la fatigue le submerge, Arsenius ne se débat plus. On le dépose sur un banc. Il voit des panneaux qui indiquent qu’il se trouve au Ministère. Il crie sur les vilaines personnes qu’il veut retrouver son père, qu’il n’a rien à faire ici. On lui dit de se taire et d’attendre sa mère. Ses larmes s’assèchent, ses yeux s’assombrissent. Il n’y a pas d’issue, il est trop petit, trop inutile. Les vilains discutent, lâchent des mots, disent qu’ils ont enfin attrapé Lestrange. Qu’il va aller à Azkaban. Arsenius ne comprend pas tout mais il comprend l’essentiel : son père est parti. Le désespoir se transforme en amertume. Sa mère arrive, il se triture les doigts mais ne la regarde pas. Sa voix est calme cette fois, un peu cassée, un peu faible. « Il est parti. » Constat amer, plus de retour en arrière. Papa n’a pas tenu sa promesse. Papa est parti. Pour toujours.



Les bras tordus dans tous les sens, mordus par les couvertures trop nombreuses. Il s’en émerge, rejette le monde des rêves et écarquille dans le noir. Arsenius ne sait pas quelle heure il est. Il n’a pas bien dormi. Il ne se rappelle pas non plus de ses rêves. Mais il a la sensation que ce n’était pas de très jolis rêves. Il soulève la couverture et jette un coup d’œil au niveau de ses jambes. Au moins, il n’a pas mouillé son lit. Il ne le mouille pas toujours non plus, de temps en temps, lorsqu’il revoie son père dans ses folies nocturnes – la nuit où il a été abandonné. Quelques rares fois, il mouille sa couche, attaqué par de vieux cauchemars hostiles. Ce soir, pourtant, quelque chose est différent. Il entend des sons, des murmures. Les tableaux, peut-être. Ils sont plus bavards la nuit qu’on y pense, parole de Lestrange. L’enfant décide de quitter son nid douillet pour poser les pieds nus sur le sol froid de sa chambre. L’envie d’aller en cuisine et de boire un verre de lait lui prend. Il attrape sa petite lanterne et s’avance, avalant l’obscurité dans son unique source de lumière. Les couloirs sont vides de toute présence, uniquement quelques ronflements de vieux tableaux ricochent dans ses oreilles. L’enfant passe devant un ancêtre Lestrange qui sursaute à son passage mais qui n’attire pas l’attention d’Arsenius, guidé mécaniquement par d’autres bruits, qui deviennent de plus en plus vifs, à mesure qu’il avance. En rythme, à reculons, il n’a pas envie d’aller là-bas. Quelque chose le rebute et l’attire à la fois, c’est une sensation étrange qu’il n’arrive pas à démêler. Le pressentiment que quelque chose n’est pas à l’endroit, que tout est à l’envers. Arsenius frotte ses yeux, lisse la fatigue et avance de quelques pas, un peu plus assurément. Il n’est plus un enfant. Maman lui a répété qu’il est devenu un grand garçon à présent. Papa est parti alors c’est au tour d’Arsenius de grandir. D’endosser son rôle. D’être un grand. Pour Aramis et Cedrella. Peu importe les bruits étranges qu’il entend, il peut tout affronter. Oui, Arsenius n’a pas peur, il n’a jamais eu peur. Sa petite main repousse la porte vitrée du salon, une faible lumière lui parvient à sa gauche. Il s’engouffre dans l’immense pièce, habitué à l’immensité et à la grandeur. Tout paraît plus grand dans ses yeux d’enfant. Tout parait si petit dans ses yeux d’enfant. À sa gauche, il voit une forme, dont il n’arrive pas à détacher ses yeux. La blondeur de sa mère le frappe aussitôt. « Maman ? » Elle ne l’entend pas, elle n’entend pas la supplique dans sa voix. Il ose faire quelques pas, vers elle, vers la source des sanglots. La silhouette de sa mère s’agite, bouge dans tous les sens, tordue et recroquevillée au pied du canapé. Arsenius la contourne aussi discrètement que possible, aucunement habitué à trouver sa mère dans cet état. « Maman… » Cette fois-ci, elle l’entend, elle le voit. Mais il ne la regarde plus. Non, ses yeux ont glissé vers la forme frêle et immobile de Cedrella dans les bras de Madame Lestrange. Immobile, comme l’avait été son père. Mais quelque chose est différent, quelque chose est dérangeant. Comme dans ses rêves, la peur le submerge. Elle semble endormie. Il ne comprend pas pourquoi sa mère a hurlé, pourquoi elle tient fermement Cedrella comme si elle avait peur de la perdre. Il ne comprend pas, il n’est qu’un enfant, il ne veut pas grandir, il ne veut pas être un grand. Ses pieds trempent dans du liquide chaud, la sensation est trop familière. Il comprend que c’est son urine. Mais pas tout le reste. Il ne sait pas non plus comment il est arrivé dans son lit, pourquoi sa mère lui a répété, répété, répété, que c’était juste un mauvais rêve, oui, un mauvais rêve.
À son réveil, il a encore mouillé son lit. Lorsqu’il en parle à sa mère, elle lui répond par un Obliviate. Il ne se souvient de rien. Mais ses rêves gardent un traumatisme, au point que presque toutes les nuits, il ne peut s'empêcher d'avoir peur. Il mouille son lit fréquemment les premières nuits et reçoit la même réponse lorsque sa mère voit ses draps – jusqu’à ce qu’il arrête complètement. Tout est brouillé, tout est rouillé. Les souvenirs s'effacent, le traumatisme s'essouffle. Soufflé, tout, pour toujours. La vie reprend son cours.



Tantôt il la rejette, tantôt il l’accepte. Entre grincements de dents et battements de cils, il compte les erreurs, mesure la maladresse, échange des remarques sur un ton acerbe. Quand le courroux de leur mère s’abat sur Guenièvre, Arsenius n’intervient jamais. Il agit dans l’ombre, il susurre des leçons pour qu’elle fasse attention la prochaine fois. Et malgré tous les efforts du monde, elle attise tout de même la colère de leur mère. Il reste de marbre, toujours, figes tous ses membres. Ose même passer, de temps en temps, une main réconfortante sur l’épaule de sa mère, tout en lançant un regard dur à Gueièvre. Ne cherche pas d'autres problèmes, qu’il chuchote. Encaisse, crient ses yeux. Il l’endoctrine avec dureté et sévérité. Pas de tendresse, uniquement une froideur qui cache d’autres desseins. Arsenius ne souhaite pas la voir souffrir. Mais il n’aime pas non plus lorsque Maman est contrariée. Mitigé, tiraillé. Il n’est qu’un enfant, même s’il endosse le rôle d’aîné. Il n’est qu’un enfant, même s’il se pare de sévérité. Il ne sait pas comment s’occuper des autres, comment les rendre heureux. C’est pourtant son souhait le plus cher, que tous les membres de sa famille restent ensemble, pour toujours. Que l’abandon de papa s’essouffle. Même s’il n’a laissé qu’une traînée de rancœurs derrière lui. Il serait capable de le renier, s’il n’avait pas autant de respect pour ses aînés. Quels qu’ils soient, quoi qu’ils fassent, le respect de ses aînés sera toujours là. Sans doute la seule bonne chose que son père a laissée derrière lui : les bonnes manières et de bons principes. Il n’a juste pas appris à Arsenius l’humanité, les émotions, la sensibilité. Il en manque, oui, surtout à cet âge. Il aurait pu aider sa sœur d’une autre façon, un peu plus de douceur, un peu moins de froideur. Sans doute que de cette façon, leur lien se serait préservé, se serait solidifié. Mais il n’a pas su trouver du réconfort, il l’a troqué contre la retenue et les remarques blessantes. Dans le simple but de la rendre plus forte. Sois forte et tais-toi. Il l’endurcit comme il s’endurcit lui-même. Les rêves agités, il en fait toujours. Sans mouiller son lit – ses propres faiblesses, il les enraye. Les éradique. C’est ce qu’il appelle la recherche de la perfection. D’où sa dureté avec ses proches. Endure et survis. C'est sa façon de dire qu'il tient à elle, qu'il l'aime, sans oser lui dire ces quelques mots. Mais il aime aussi Maman. Maman est peut-être dure et irascible mais… c'est maman. Il ose même les mots presque honnis avec elle. « Maman, je t’aime. » Une mère peut avoir une tripotée d'enfants mais ces enfants n'auront qu'une seule mère. « Moi aussi, mon lapin. » Une mère devient tout pour un enfant, surtout lorsqu'ils perdent un parent. Papa est parti trop vite. Maman est encore là. Il faut en profiter, la chérir, protéger sa rame, avant qu'elle ne parte, elle aussi.

❝ Tonight we're ghosts ❞1988 – 2002

« Tu sais très bien que je ne casse jamais mes prix. L’argent d’abord, la marchandise ensuite. » Claquement de langue, impatience non-feinte, il tendrait presque la main réclamant son dû. Mais il est fier, il est noble, il se contente de fixer durement son interlocuteur, son mépris apparent, observant les moindres détails de son faciès jusqu’à son corps. Arsenius ne donne qu’une dizaine de secondes pour que le sang-mêlé craque. Et il tombe juste, l’élève lui tend la bourse de gallions. Arsenius l’échange contre une enveloppe et tourne les talons. Il a seulement quatorze ans mais il traîne déjà dans la cour des grands. Entraîne les autres derrière lui en un claquement de doigts. Arsenius s’est constitué une cour, a créé un business. Sa réputation, il ne l’a pas obtenue d’un simple battement de cils. Son nom donne des cauchemars à lui tout seul, il a fallu d’abord enrayer tout malaise, instaurer la confiance, repérer les membres de l’élite et les mettre dans sa poche. Son business consiste à savoir presque tout sur les élèves de Poudlard, de leur couleur favorite jusqu’à leur grain de beauté caché. Ces informations, même futiles, sont prisées – principalement par les jeunes filles qui cherchent à séduire leur garçon bien-aimé. Les raisons qui poussent les élèves à acheter ces fiches, Arsenius se fiche. Ce qui l’intéresse, c’est le travail qu’il accomplit, l’observation d’autrui. Du détail le plus infime au plus important, ses yeux observent et volent. Dérobent leurs vies. Fouillent leurs cœurs. Il n’a pas d’amis. Pas d’amis fidèles, du moins. Les accointances, il en a des tas. Uniquement des sang-purs. Il tolère les impurs seulement dans son business, il ne leur accorde même pas un regard en dehors – pas même à Potter et ses sbires. Et les gens proches… Aucun, à part Aramis et Guenièvre. Même avec eux, les liens ne sont pas tout à fait solides. Mais ils auront toujours une place importante dans sa vie, peu importe ce qu’il puisse en dire – la famille, c’est sacré. À Poudlard, il a atterri à Serdaigle, usant de son esprit pour rendre son existence plus amusante, plus intéressante. Il a les beaux sourires et les bons mots sur le bout de la langue. Il charme, s’arme et désarme : jamais avec sa baguette magique. Déjà à Poudlard, il est doué avec les mots. Son domaine de prédilection a toujours été les études, plus il nourrit son cerveau, mieux il se porte. Il a été pris en tant que gardien de Quidditch de sa maison principalement parce que sa mère a fait jouer ses relations. Pas de véritable talent, uniquement un joueur banal, fade, standard. Il n’a jamais su, pourtant, qu’il a obtenu sa place grâce sa mère. Sa scolarité ne connait pas de mauvais moments, les bonnes notes il collectionne, les nuisibles il s’éloigne. Des retenues… avec honte, il va avouer l’unique retenue qu’il a eue, pour avoir oublié de rendre son devoir d’Arithmancie à temps. Il l’a vécu comme le pire échec de sa vie, il s’est perfectionné, programmé pour n’en louper aucun. Son monde à lui a toujours été en paix. Des camps divers, il s’en est tenu éloigné. La neutralité est sa bannière, sa plume est son arme. Les premières ébauches de Mockingbird sont nées à Poudlard, crachées sur les dalles froides.



Au coin du feu, au fond du cendrier, entre périple des flammes et déluge des larmes, son visage se tord et détord. Ses lèvres prennent un chemin retors, Merlin, il souffre le martyr, concentré qu’il est à décrypter les différents caractères chinois. Non, il ment, il se joue de vous, il n’est pas aussi concentré qu’il le laisse paraître. S’il le voulait vraiment, il apprendrait ces caractères en un temps record mais Arsenius ne veut pas apprendre le chinois. Ça ne sonne pas très joli à ses oreilles. Alors il refuse, s’obstine à ne fournir qu’un demi-effort. « Ce n’est pas très intelligent d’étudier en Chine sans même connaître la langue. » C’est une voix féminine, qu’il n’avait encore jamais entendue depuis son arrivée en Chine. Elle a de la douceur dans son accent lorsqu’elle lui parle en anglais. Ses yeux quittent les parchemins et s’attardent sur l’intruse à la peau diaphane et au faciès enfantin. Elle a des cheveux noirs incroyablement longs, longs, longs. Il ne peut détourner ses yeux des reflets brillants que dégage la chevelure de la chinoise, et sans doute qu’elle le remarque aussi, au vu du sourire qu’elle lui offre. Habituée qu’elle est à troubler grâce à sa chevelure de sirène. Mais Arsenius reprend contenance, relève le menton, la toise. « Ce n’est pas une raison valable pour me faire apprendre une nouvelle langue. » Le sourire se fait miroir, masquant le trouble. Elle s’assoit près de lui sur le canapé, rompant leur contact visuel. « Si vous le dites. Mais je sais d’avance que vous ne suivez pas non plus les cours de votre cursus. » Son sourcil s’arque, provocateur, interrogateur. « Regardez autour de vous, lui dit-elle avec un geste de la main. Dans cette école, les étudiants asiatiques aiment reprendre la mode occidentale. Les étudiants en arts plastiques portent presque tous un béret à la française – j’en ai même vu un venir avec une baguette sous le bras. » Sceptique, il ne voit pourtant pas de béret aux alentours, uniquement des badauds mal habillés. « Et ceux qui étudient l’architecture font d’énormes fautes de goûts, comme vous pouvez le voir dans la salle. » Oh. Oh. Tout s’explique. Les sorts divers et étranges qu’il a dû apprendre, principalement pour démolir et reconstruire un mur. Depuis presqu’un semestre, il a souffert de lacunes linguistiques en suivant des cours d’architecture sans même s’en rendre compte. Quelle honte. Le sourire de la chinoise s’agrandit. « Et vous, vous portez l’écharpe de la même façon que ces  prétendus philosophes, je mets ma main à couper que vous vous êtes trompé de salle depuis le début de l’année scolaire. » L’embarras se mêle au trouble et il ne parvient pas à le masquer cette fois-ci. Mais quelque chose dans l’attitude de la chinoise lui dit qu’elle ne se moquera pas de son incroyable erreur, qu’elle l’aidera plutôt à s’en sortir vivant de cette école. Après avoir terminé ses études à Poudlard, sans aucune profession en vue, il s’est lancé dans de nouvelles études afin de nourrir son cerveau. Dans un pays étranger, sans même connaître la langue. Il a pu tenir et se débrouiller autant qu’il a pu, refusant d’apprendre la langue par principe – il est certain d’y arriver quand même. La chinoise se présente à lui, elle se nomme Fei Fei Liang, mais préfère qu’on l’appelle Fei uniquement ; sang-pure, elle est plus âgée que lui et suit des études de mode sorcière. Elle l’a aidé à passer deux années ici, supportant l’ennui apparent d’Arsenius lorsqu’il est retourné terminer son année en Philosophie Sorcière et d’entamer une nouvelle année en Magie Théorique. Girouette, aucunement intéressé, trop ennuyé, il a été confronté au niveau trop faible et a préféré abandonner. Emportant avec lui, en Angleterre, une Fei diplômée et sur le point de lancer sa carrière dans le stylisme sorcier. Amitié solidifiée, le vouvoiement oublié, elle est la première hors de sa famille qu’il tolère et apprécie au point de la considérer comme une véritable amie. Une simple erreur de sa part lui a ouvert les yeux sur le monde. Une simple fille lui a fait lâcher des confessions.



Il les écoute. Leurs billevesées abîment ses rotules. C’est le rejet. C’est du déchet. Ses papiers bouchent les égouts. Crèvent, éventrés, déchiquetés. Des petits paragraphes par-ci, des petits paragraphes par-là. Certains les évitent, indifférents qu’ils sont. D’autres les lisent. Et les jettent aussitôt. Rieurs, moqueurs, des balivernes qu’ils disent. Personne n’y croit, personne ne veut y croire. C’est la peur de l’inconnu et la peur de la vérité qui se mêlent. Pire encore, il y a une phobie du futur, du lendemain – et s’il n’y en avait pas ? Alors ils ferment les yeux, se font des œillères en fourrure et vaquent à leurs occupations. La population sorcière, aussi disparate soit-elle, jette aux ordures ses vérités. Arsenius grince des dents, la bile de garance remontant le long de son œsophage. Il aimerait leur cracher dessus qu’il suffit d’ouvrir les yeux. Qu’il suffit d’avoir un peu de bon sens et de se détourner du gouvernement. Mais il ne peut pas, il ne le pourra jamais. Arsenius n’est pas Mockingbird, c’est Mockingbird qu’est Arsenius. C’est un jeu d’identités, un jeu d’échecs. Il s’amuse à créer le trouble et la discorde. Il serre les dents et ramasse ses babioles. Persévère, endure les échecs. Ce n’est pas grave, demain, peut-être que le monde sera prêt pour lui, pour ses mots. Demain, peut-être qu’il n’y aura plus de maux. Il s’isole dans son petit appartement qu’il a acheté, pour y installer son atelier d’écriture. Et puis, le lendemain arrive, avec fracas, avec des rafales : c’est la consécration. Les papiers ne sont plus utilisés par les sans-abris pour se couvrir en hiver. Ils sont lus, dévorés, coincés dans les mains. Mockingbird a touché la foule, s’est fait un nom. Arsenius aime contrarier les plans. Les rendre difficiles, presque irréalisables. Ses mots sont dans les mémoires, Mockingbird est né.  



Dernière édition par Arsenius Lestrange le Jeu 15 Sep 2016 - 21:42, édité 18 fois
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ejbhfevveguvfvfegvvghevfvghecfevgefvgecgcfageacgfacefcefcceccfegfecfecgefc ( ceci est une réponse constructive mdr ) yeux cute potte trognon love hug kr kr minikr inlove saute kiss calin chou dents huug bed placard foufou heho perv perv perv perv miam miam miam patpat patpat mine mine mine ouh ouh brille brille attack attack attack attack hardcore pétille pétille pétille pétille pétille pétille pétille pétille pétille wesh wesh wesh wesh vahine vahine vahine vahine bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave bave craque craque craque craque craque bounce bounce bounce bounce bounce leche leche leche leche leche leche yiih yiih yiih yiih yiih yiih yiih yiih yiih

... - ramasse sa bave sur la jolie fiche d'arsy - kr craque trognon

PARDON. J'AI CRAQUE MAIS VOILA JE SUIS TELLEMENT HAPPY kr
J'EN PERDS LES SMILEYS ET LES MOTS DJJDIHHBDBDBHDBH
marry me, okay? pétille
j'ai tellement hâte d'en lire plus, tu promets tellement & vraiment craque je suis genre déjà tellement amoureuse de ce début & tu as l'air tellement choupichat craque c'est tellement ejejhhbehevfegvevgegvef bave je vais mourir dans mon bonheur mdr
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Que dire ? Service rapide, je n'ai pas eu le temps de mettre ma patte sur ce scénario mg Bonne rédaction, chaton, fais-nous rêver autant qu'avec le Survivant !
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TOI What a Face AVEC VINNIE jule J'savais que tu le prendrais un jour, c'était gravé dans la roche sisi. hinhin J'te dis même pas rebienvenue le pouilleux, ça sert à rien hein, c'comme si t'étais déjà là mdr

Mais... VERNBERIT. hehe
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MessageSujet: Re: (arsenius) to kill a mockingbird   (arsenius) to kill a mockingbird EmptyJeu 17 Sep 2015 - 10:11

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Luna Lovegood
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‹ âge : (depuis le 13/02/04) 23
‹ occupation : aventurière dans l'âme, souvent bénévole, étudiante par correspondance et mère à plein temps.
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : septembre 1992 et décembre 1997.
‹ baguette : mesure 25, 8 centimètres, a été taillée dans du bois de sorbier et son cœur recèle un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 8576
‹ réputation : je suis différente ; même je ne suis plus aussi loony qu'auparavant.
‹ particularité : douée d'un sixième sens tel qu'on me soupçonne d'avoir le troisième œil.
‹ faits : Marie n'est plus ; que je me réhabitue à mon nom, mon visage et ma vie d'autrefois, tant bien que mal ; que les conséquences d'une année et demie volée sont rudes ; que je crois en Harry Potter depuis toujours ; que je suis une héroïne de guerre ; qu'il me manque du bon sens et une part d'humanité ; que je ne pourrais pas survivre sans ma fille, Lesath, ni son père, Rolf Scamander, à mes côtés ; que notre famille détonne ; que je suis l'une des sacrifiés scolaires de la guerre ; que Lesath est atteinte du syndrome Rosier.
‹ résidence : dans cette drôle de demeure du Devon, en forme de tour d'échecs, avec Rolf et notre fille, Lesath. Autrefois musée du gouvernement, aujourd'hui réhabilitée, elle s'élève toujours aux abords de Loutry-Ste-Chapsoule.
‹ patronus : un sombral, après de nombreuses métamorphoses (le lièvre et le panda ont été les plus marquantes).
‹ épouvantard : une forme prostrée dans un sous-sol tantôt calciné, tantôt humide (représentation d'un retour en arrière inéluctable, sans Lesath, sans Rolf, sans ceux qui comptent pour moi).
‹ risèd : une longue chaine dorée, sertie de six pendentifs très particuliers.
http://www.smoking-ruins.com/t4738-lovegood-a-circle-has-no-begi
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OHMYGOD. THE LAST LESTRANGE gaah .

t'es beau aussi comme as, homme de oim jule . COMMENT JE VAIS TOUS VOUS STALKER, THE LESTRANGE FAMILY, JE VAIS TELLEMENT VOUS STALKER SHAMELESSLY gaah yeux potte

REBIENVENUE CHEZ NOUS, Mockingbird, (a) . T'es bô en Vinnie. T'es bô en Arsy. Tu portes tellement mal le prénom 'Rabastan' hinhin . JE SUIS EN AMOUR EUKAY ? inlove

Courage pour la fichette, toussa toussa kr chou . Profites des ailes qui te sont poussées en chemin miam

• • •

AND SO WE STOOD TOGETHER JUST LIKE THAT, AT THE TOP OF THAT FIELD FOR WHAT SEEMED LIKE AGES, NOT SAYING ANYTHING, JUST HOLDING EACH OTHER; WHILE THE WIND KEPT BLOWING AND BLOWING AT US, TUGGING OUR CLOTHES, AND FOR A MOMENT, IT SEEMED LIKE WE WERE HOLDING ONTO EACH OTHER BECAUSE THAT WAS THE ONLY WAY TO STOP US FROM BEING SWEPT AWAY INTO THE NIGHT.


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MessageSujet: Re: (arsenius) to kill a mockingbird   (arsenius) to kill a mockingbird EmptyJeu 17 Sep 2015 - 11:12

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Spoiler:
 

Mon petit frèreeeee soit le BIENVENUE dans la famille leche j'ai trop hâte de lire la suite yiih si tu as la moindre question, la moindre envie de cookie, de bizoux, de câlins tu sais ou nous trouver aaw
On t'aime déjà alors fais nous rêver calin
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MessageSujet: Re: (arsenius) to kill a mockingbird   (arsenius) to kill a mockingbird EmptyJeu 17 Sep 2015 - 12:10

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JE SUIS TROP CHOQUAY panic

Arrrrrsenius, dobro pozhalovat' :russe: . *te jette des mini bouteilles de vodka pour que tu finisses vite*
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MessageSujet: Re: (arsenius) to kill a mockingbird   (arsenius) to kill a mockingbird EmptyJeu 17 Sep 2015 - 14:15

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T'EN AS PAS MARRE DE CHANGER DE PERSO TOUTES LES SECONDES ? gaah
j't'aime plus, la gueuse. tepu. :russe: :neir:
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MessageSujet: Re: (arsenius) to kill a mockingbird   (arsenius) to kill a mockingbird EmptyJeu 17 Sep 2015 - 20:28

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Bienvenue futur père de mes enfants! (comment ça je rêve?)

J'apprécie ta girouettattitude.
Bon courage pour cette nouvelle fiche! Hâte de lire tout ça !!

Réserve moi des liens de la mort qui avadakedavrise! potte
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