sujet; ALICIA ๑ i am the ghost of a girl I want to be most

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ALICIA ๑ i am the ghost of a girl I want to be most Empty
Alicia Meztli² Spinnet
feat Linsey Morgan • crédit hunt
❝ We're running in circles again ❞Insurgents ; Inventé

☇ pseudo complet & surnom(s) ;
SPINNET. Nom qui trahit de son origine américaine... (et qui pour les connaisseurs fait immédiatement penser à la star de Quidditch, l'américain attrapeur Spinnet) Même si aujourd'hui c'est surtout un nom rayé d'avance sur les listes du Ministère, un emplacement réservé dans les fausses communes. Un plus rien, tout comme elle... Un nom que, pour peu, elle aurait oublié.
ALICIA. Six lettres, deux consonnes, quatre voyelles, vides de sens, vides de symbole. Comme elle.
Meztli, la "lune" aztèque, un nom qui ne lui appartient pas vraiment, volé à une déesse, à celle qui s'est vu faire assombrir le visage pour s'éteindre le jour et n'être plus visible que la nuit. Poétique ? Un peu trop prophétique. Ou serais-ce que les noms recèlent seulement le pouvoir qu'on veut bien leur donner ? Une touche d'exotisme, un appel au vent chaud du Mexique, aux origines enfouies, un cadeau de son père que, comme tout ce qui vient de lui, elle voudrait exploser dans une gerbe d'oubli.
๑ Elle n'avait pas vraiment de surnom fixe, chacun de ses amis y allait de sa contribution personnelle. Il y avait ceux qui ne pouvaient pas s'empêcher de raccourcir son prénom -Al' par ci, Lia par là-, ceux qui préféraient les rallonges -du style Alicia l'Eruptif (à l'origine, une histoire trop longue et délirante pour la rapporter sans que sa porteuse ne se retourne dans sa future tombe) ou ce bon vieux Spinnet à la mode sorcière. A l'époque révolue de Poudlard, avait souvent le droit à la ricaine ; Bouboule ou Cognard par les Serpentard -résultat de l'éternelle rivalité entre équipes de Quidditch.

Tout est au passé, parce que plus rien de cela n'existe aujourd'hui. Juste des volutes fumeux perdus dans sa mémoire, sonnant irréels et désuets. Même Alicia sonne mal. Un nom, même gravé dans la pierre, n'est rien qu'une suite de mots rattaché à des souvenirs qui s'estompent ou sont submergés par d'autres, des cris dans sa tête qui, eux, n'ont pas besoin d'être compris. Ils vous rendent juste fous.

MOTUS, c'est ainsi qu'on l'a surnommée chez les Insurgés, du fait que les première semaines après sa libération elle soit restée obstinément muette, punition silencieuse pour qui ne semble pas prêt d'être nommé.

☇ naissance ; Le 02 avril 1978, à Sainte-Mangouste...
...Même si cela fait des années qu'elle ne l'a plus fêté. Alicia ne sait même pas quel âge ça lui fait, aujourd'hui. Le temps s'est arrêté quand elle s'est arrêté de vivre, dans ce huis-clos qui l'a laissée comme dans un état embryonnaire ; à peine capable de penser, de parler, de voir. Alors de compter ses bougies éteintes, surement pas.

☇ ascendance; Son père est né-moldu -mais aussi un prince parmi les lâches, si la lâcheté peut être considérée comme faisant partie du patrimoine génétique- alors que sa mère était de sang-mêlé. Cela fait d'Alicia une sorcière de sang pas assez épuré aux yeux des grands de la nation d'aujourd'hui... Elle était fière de l'être, autrefois. Elle n'est plus fière de rien.
☇ métier ; Ex-rebut (ou 'elfe de maison amélioré à usages décuplés' comme elle l'a entendue dire une fois), ex-goûteuse d'Orviétan ; tout sauf ex dreameuse. Rescapée à ses heures moins sombres - soit pas souvent.
Avant ça, elle avait passé deux ans comme poursuiveuse réserviste dans le Club de Flaquemare, et venait juste d'être promue poursuiveuse titulaire. Elle était prête à débuter enfin son rêve de toujours, une brillante carrière dans le Quidditch... Elle a chuté avant même de vraiment reprendre le balais.

☇ camp ; Rébellion. Une épave de plus échouée chez les Insurgés, après être sortie d'une tempête de quatre années, sans accalmies autres que celles illusoires apportée par l'Orviétan. Rebelle bien avant que la guerre ne soit officiellement déclarée, Alicia à simplement oublié ce que c'était, l'AD, l'esprit d'équipe, la loyauté entre frères d'armes. Il y a tout à réapprendre, à commencer par faire confiance.
☇ réputation ; ๑ Joyeuse comme un Détraqueur, silencieuse comme un jobarbille avant sa mort... Tant d'expressions qui lui collent au corps. Quand à ce qu'on en déduit ?
On murmure dans son dos qu'elle n'est plus que l'ombre d'elle-même même, une coquille vidée de toute substance, une lionne à qui la peau a été arrachée.
On la dit ravagée par ses expériences, écorchée vive dont il ne reste qu'une ombre perdue et hors d'atteinte. Des regards en coin emplis de pitié ou d'inquiétude, des chuchotis tantôt méprisants tantôt compatissants... On la dit instable, violemment imprévisible, plus un fardeau qu'un soldat supplémentaire. Son apathie continuelle la fait passer pour brisée ; ses crises de fureur pour folle.
Il se  murmure aussi par là qu'elle est une droguée, une dreameuse constamment en manque... Ce qui ne fait que participer de la conclusion générale : elle n'est pas digne de confiance et ne le sera peut-être plus jamais.

๑ Du côté du gouvernement, c'est tout le contraire. Alicia est activement recherchée comme dangereuse terroriste suite aux attaques de musées. Une Indésirable supplémentaire serait née... Malgré elle.

☇ état civil ; Célibataire endurcie par les circonstances.
On dit qu'elle a longtemps eut le béguin pour son ancien capitaine, Olivier Dubois, qui lui-même était trop amoureux du Quidditch pour que quoi que ce soit arrive -ni même pour se rendre compte de l'effet qu'il produisait sur sa poursuiveuse. Enfin maintenant, tout ça n'a plus d'importance -elle est en couple avec les cris dans sa tête voyez-vous. Eux ne risquent pas de disparaître, au moins.

☇ rang social ; Ex-rebut tout juste libérée (techniquement anciennement plus bas que terre, mais du point de vue d'Alicia ce serait sans le anciennement), nouvellement hors-la-loi et insurgée...  
Et... survivante ? Telle est la question. Hamlet n'a plus qu'à bien se tenir.

☇ baguette ; Elle lui a été confisquée et surement brisée après la bataille... Encore une chose a regretter...
Lorsqu'ils seront assurés qu'elle ne risquera pas de tuer un de ses nouveaux camarades à cause d'une crise de folie passagère, ils lui rendront sûrement cette baguette en bois de charme, cœur en ventricule de dragon et longue de 25,7 cm qu'elle a récupéré sur le camp de bataille carnage lors de sa libération. Un bois pour sorcier passionné, choix on ne peut plus incorrect pour l'Alicia d'aujourd'hui.

☇ épouvantard ; L'oubli, une hantise née dans sa cellule noire d'Azkaban. L'oubli, qui apparaît sous la forme d'elle-même, sans visage, suivit de tous ses proches et connaissances au visage de même : effacé, lisse, méconnaissables. S'oublier soi-même, oublier les autres, ou qu'eux l'oublie ; toutes ces versions sont indissociables. L'Oubli avec un grand O commence au fin fond de son propre esprit. L'Oubli, qui va étrangement de paire avec la réalité pour Alicia.
☇ risèd ; Elle (précisons avec ses kilos en trop de retour) entourée de tous ses proches -ses parents et ses amis, Katie, Angelina, Fred, George et Lee entre autres ; une scène toute simple et si merveilleuse pourtant, car ces avatars là sont épargnés par tout ce qui n'est pas paix et insouciance -ce qui explique sûrement la présence symbolique des jumeaux farceurs au premier plan. Une bien jolie utopie.
☇ patronus ; Avant sa capture et grâce aux cours d'Harry avec l'AD, elle produisait une mangouste naine -les serpents n'avaient qu'à bien se tenir ! Elle ne sait pas si elle serait capable d'en reproduire un, les souvenirs heureux étant aussi chimériques que la dure réalité.
☇ particularités ; Une maigreur d'Inferius alliée à des orbites plus vides que vives. Et un silence, si ce n'est d'or, de mort. Les joies de la survie incarnée femme, non, débris, pardon. Un débris qui tremblote comme un enfant -pour ne pas dire comme une dreameuse en manque. Ah, c'est beau l'héroïsme outragé. Autre particularité, sa voix éteinte sauf lorsqu'elle hurle le manque de sa dose suffisante de rêve trop éphémère.
Tout ça pour dire que, non, elle n'a rien de plus particulier que les autres victimes de la guerre. Des carcasses fracassées échouées sur un rivage incertain, c'est le quotidien le plus commun n'est-il pas ?

☇ animaux ; Elle avait un chat qu'elle n'a plus revu depuis son emprisonnement. Elle ne sait pas ce qu'il est devenu -sûrement qu'il aura profité de son absence pour faire un casse-croûte de son poisson rouge ; paix à son âme.
☇ miroir ; Pour le moment elle n'est pas en état de tenir quoi que ce soit dans ses mains sans qu'elles ne tremblent comme celles d'un enfant, alors lui confier un miroir ? Personne n'a assez confiance en elle pour ça ! [Ce reflet qu'elle ne reconnait plus se réfléchira dans un miroir en forme de losange parsemé de reflets gris ; comme la brume absente qui obscurcie continuellement ses yeux autrefois si vifs. Un ridiculement petit éclat aussi brisé et au bord de la fissure que celle qui le détient -il faudrait franchement qu'elle mette la main sur Fred un jour, pour savoir la marche à suivre en cas de casse. Ça ne doit pas fonctionner comme avec les balais de course, avec une assurance, si ?]

☇ Avis sur la situation actuelle ;
Vive l'AD !!! [...] Harry a toujours eut raison, Voldemor tombera si nous le suivons [...] Liberté. Liberté. Liberté. Liberté. Quel film c'était, déjà ? [...] Ils viendront me libérer [...] Les martyrs n'ont jamais tués la rébellion, ils lui ont donné un souffle nouveau [...] Le phénix renaît de ses cendres. Ça fait tellement cliché [...] A bas les Mangemorts ! A bas Voldeemor ! Encore plus dur de l'écrire que de le dire. Il faudra que je me plaigne à Harry, il aurait pu nous l'apprendre à l'AD [...] Ce sont tous des monstres. Ils perdront et je leur donnerais avec plaisir ma cellule [...] *grand nombre d'insultes dans toutes les langues à l'encontre du gouvernement* [...] Je veux sortir, me battre avec eux [...] Je suis inutile... Abandonnéé... Je dois y croire [...] Croire ? Encore un cliché [...] *Nombre d'inscriptions sont totalement dénuée de sens*
- Fragments éparses de graffitis oubliés et jamais lus
sur les murs de la cellule du prisonnier 18985

On pourrait croire qu'en tant qu'ancienne de l'AD, Gryffondor de son état, amie du trio d'or et fille d'une défenseuse des droits des sorciers l'avis d'Alicia serait fort et tranché.... Mais à vrai dire, des années d'emprisonnement sans alliés, sans repères et sans nouvelles objectives du monde sorcier ont fini par défaire ses résolutions. Alicia ne croit plus en rien ni personne, elle doute de tout et surtout d'elle-même. Elle a vécu la guerre de son huis-clos infernal, ne sachant que les maigres informations qu'elle arrivait à glaner ou qu'elle pouvait imaginer du fin fond de son isolement.

Ce n'est pas si simple qu'il n'y paraît. Pas besoin de propagande, la déformation et désinformation se sont faites toutes seules. Pas besoin de manipulation d'esprit pour qu'elle voit les dégâts causés par les Insurgés, les directs, indirects, les dégâts de se lever pour une cause et de se faire mettre à terre par les opposants à celle-ci. Alicia à été du pire côté du miroir, sous les débris, dans la poussière des oubliés, en compagnie des "collatéraux" et des abandonnés. Elle a haïe ses bourreaux, haïe ses sauveurs. Elle a méprisé sa propre faiblesse, sa propre existence. Elle à désiré jeter le monde entier aux oubliators comme le monde l'avait fait pour elle. Alors c'est ce qu'elle a fait, oublier, être oubliée, tout ce qu'elle craignait le plus au final.... Sans jamais le faire complètement, parce que l'espoir -ou plutôt les ruines de celui-ci- ont quelque chose d'additif, tout comme l'Orviétan. Alors la voilà, officiellement rescapée, censée être reconnaissante. Reconnaissante de quoi ? D'avoir été sauvée parce qu'elle était dans la bonne cage, alors que les autres brûlaient vifs juste à côté ? Elle est furieuse, autant contre les uns que les autres, mais sa victime première reste elle, parce qu'elle aurait voulu tous les sauver, les rebuts, les endommagés, les victimes désenchantées de cette guerre.... Mais qu'elle n'est qu'une d'entre elles, de victime inutile. Elle n'a rien fait, elle n'a sauvé personne, elle ne mériterait même pas d'être là à porter un avis floué par la furie intériorisée pendant des années sur cette situation de fous de tous bords.... Elle porte la rage en son sein, Alicia, pas celle de vivre mais de détruire, de se déchaîner comme jamais. Elle est dangereuse, Alicia. Plus de limites car trop longtemps limitée, plus de miséricorde car trop longtemps privée d'elle. Alicia, c'est une bombe au bord de l'implosion autant que de l'explosion, et lorsque cela arrivera, les ennemis de ce groupe auquel elle est poussée d'appartenir ressentiront la déflagration de plein fouet.
Si ça ne la détruit pas définitivement avec.

☇ Infos complémentaires ; Alicia détient la double nationalité anglaise et américaine par son père, elle a manqué de peu de ne jamais connaître Poudlard et d'aller étudier à l'école de sorcellerie américaine a la place. Elle tient son type hispanique (et son appétit) de son père, mais ne cherchez pas à ce qu'elle parle autre chose que de l'anglais et le latin qui lui sert à lancer des sorts... Sauf si vous voulez entendre des insultes, sorcières ou non. Elle avait joué à un jeu idiot, il y a longtemps, dont le principe très savant était d'apprendre le plus d'insultes possibles toutes langues confondues -très instructifs et utile dans la vie de tous les jours  Faire carrière dans le Quidditch est son rêve depuis qu'elle sait ce que le mot "quidditch" veut dire. Difficile de croire qu'elle a passé plus d'une semaine avant que son balais n'obéisse à l'ordre "debout", et dix de plus pour voler sans s'écraser comme un fée saoule sur la pelouse... On ne dit pas qu'elle est "butée comme un cognard" pour rien (on ne disait, du moins), elle s'est entraînée comme une acharnée pour atteindre son but et entrer dans l'équipe. Et elle a réussit.  L'obstination d'Alicia est légendaire Sa mère travaillait dans les relations magiques internationales, et était de fait très souvent en déplacements. Sorcière engagée, elle faisait partie de nombreuses associations à but sociaux et égalitaires -ce qui lui a coûté sa propre liberté, la faisant devenir Rebut peu après sa fille Son père est un ancien joueur vedette des Chardonnerets de Fitchburg, équipe de Quidditch américaine réputée ; elle l'a toujours énormément admiré. Depuis qu'elle sait qu'il a fui lâchement l'Angleterre en l'abandonnant elle et sa mère, elle ne supporte même plus les souvenirs qu'elle a de lui Possède un rire tonitruant reconnaissable entre tous -ce n'est plus qu'un lointain écho du passé, maintenant ; mais à l'époque il faut dire qu'on ne pouvait pas la rater Il n'y avait pas plus dans la moyenne qu'elle comme élève, sauf pour sa matière favorite, les sortilèges. Flitwick était de loin son professeur préféré -avec Harry, mais ça, c'est une autre histoire- ce qu'il lui rendait bien. Alicia l'a d'ailleurs vivement défendu lors de l'interrogatoire d'Ombrage pendant sa 7ème année Elle a obtenu des Optimal et à ses BUSES et à ses ASPICS en sortilèges ; ses autres notes ne dépassant pas l'Acceptable -sauf la DCFM en dernière année grâce aux cours de l'AD N'a porté de robes que deux fois dans sa vie : une fois au bal de noël (sous l'odieux chantage d'Angelina et Katie) l'autre à Azkaban.... Très bonne tireuse, Alicia prenait presque tout le temps les tirs de penalty lors des matchs  Elle détient une vue exceptionnelle et un grand sens de l'observation, utile autant sur le terrain qu'en combat  Sa couleur préférée est l'écarlate : couleur de Gryffondor bien sur mais surtout couleur du Souafle ! Elle avait une peluche tout douce en forme de Souafle à l'époque ou elle se savait encore ce que "doux" signifiait. Ainsi qu'une veste rouge élimée qui ne la quittait jamais A toujours considéré tous ses camarades de Gryffondor comme les membres de sa "grande et dégénérée famille", particulièrement ses coéquipiers de l'équipe de Quidditch Adorait manger, n'importe quand et n'importe quoi tant que c'était consistant (si on lui demandait si elle avait pas peur de grossir plus elle répondait qu'elle préférait manger à sa faim que de se priver pour plaire aux autres, et qu'en plus la graisse ça porte chaud). Aujourd'hui il faut quasiment la forcer pour avaler une bouchée, elle n'a plus d'appétit et l'estomac plus réduit qu'une graine de citrouille naine A une cicatrice sur l'arcade sourcilière droite qui date de sa 5ème année, due au coup de batte que lui donna Lucien Bole, le batteur de Serpentard, lors du match de Quidditch -avec comme excuse qu'il l'avait prise pour un cognard... D’où l'origine du surnom Contrairement à ce que certaines mauvaises langues ont raconté, elle n'a pas rejoint le Club de Flaquemare pour suivre Olivier Dubois mais parce qu'il s'agissait de l'équipe de son idole, Joscelind Wadcock, "la meilleure poursuiveuse de l'histoire du Quidditch" selon Alicia   Faisait partie de l'Armée de Dumbledore, comme tous ses meilleurs amis A été emprisonnée pour trahison lors de la bataille de Poudlard ; à apprit à ses dépends que celui qui se porte volontaire pour couvrir les arrières d'autres et leur laisser le temps de s'enfuir ne fait jamais long feu. A été donc prise pour retarder les Mangemorts, fait connu des Insurgés. D'où qu'ils se soient retrouvés désappointés en découvrant cette droguée hystérique sauvée de l'exécution qui n'a rien du profil de 'l'héroïne' de guerre N'a jamais autant regretté d'être majeure que lorsqu'on l'a envoyée à Azkaban plutôt que dans les cachots de Poudlard Est depuis la prison incapable de s'endormir sans gratter, écrire contre le mur, les gestes devenus rituels, comme gravés dans sa mémoire musculaire. Si elle n'a pas de pierre elle le fera avec ses ongles, quitte à ce qu'ils finissent en sang De morphologie ronde, elle a toujours eu quelques problèmes de poids. Mais ça ne l'a jamais empêchée d'être bien dans sa peau... En vérité, elle se sentait mieux avec des kilos en trop que comme elle est maintenant, un sac d'os livide et sans formes. Possède sur le haut de sa cuisse gauche son tatouage de rebut, ou plutôt sa cicatrice en forme de deux os croisés ; symbolique du nom Bones de son ex maîtresse. Qui fait fichtrement mal dès qu'elle doit s'asseoir. Le pire, c'est pour aller aux toilettes A le corps recouvert de diverses autres cicatrices plus ou moins bénignes écopées comme pièce ou chienne de combat des sang purs lors de leurs jeux de cirque version sorciers ; restes indélébiles de sa vie de Rebut, de sa honte quotidienne Déteste les échecs version sorciers depuis qu'elle est Rebut -la simple vue du plateau de jeu la rend fébrile et ramène des souvenir qu'elle voudrait enterrer -et possiblement l'une de ses fameuses "crises de folie".   Alicia est devenue très résistante à la douleur. Depuis des années elle est capable de garder un silence de mort qu'importe la douleur physique à supporter -ce qui ne signifie pas qu'elle ne la ressent pas, loin de là... Mais elle en est au point ou se scarifier la laisse indifférente et sans un gémissement, voyez le tableau Sa seule forme de résistance est ce qui la fait passer pour faible : son silence. Cela semble preuve de traumatisme, mais c'est le seul choix qu'elle ait eut depuis des années, choisir de ne pas parler ou uniquement lorsque cela lui chante Se balade tout le temps avec un carnet et une plume qui s'autoencre pour faciliter la communication -ce qui n'assure pas qu'elle accepte de vous adresser le moindre mot, précisons Alicia à une écriture de gnome dyslexique, on peut dire que c'est à cause de toutes ces années sans tenir de plumes mais la vérité c'est qu'elle écrivait déjà mal avant et que ça n'a fait qu'empirer avec le manque de pratique ! Ne parlons pas des fautes d'orthographe... Brûlée par la poudre inflammable lors de sa libération, elle va garder de nouvelles cicatrices, sa jambe et son bras gauches ayant particulièrement soufferts A vu sa mère, rebut elle aussi, brûler vive devant elle lors de la libération. Autant dire que cela n'a pas arrangé son état d'esprit Elle n'a pas de préférence d'Orviétan, à vrai dire la plupart du temps elle ne savait pas même ce qu'on lui donnait à ingérer ; elle prenait, mécaniquement, comme un chien obéissant à qui l'on tend un os alléchant Elle culpabilise follement d'être restée à l'écart tout ce temps, d'avoir été impuissante et surtout d'avoir 'collaboré". Elle n'accepte pas cette excuse comme quoi l'obéissance des rebuts était magique, et est persuadée qu'elle aurait pu se rebeller si elle avait eu plus de volonté Elle souffre de symptômes caractéristiques d'anciens détenus d'Azkaban ; notamment son apathie ; mais aussi des excès de colère soudains pour des raisons dérisoires qui ont forcés les Insurgés à la maîtriser par la force à plusieurs reprises... Sans oublier des crises de magie involontaires et de tétanie, rares et faibles mais bien possibles Depuis les quelques mois qu'elle a été récupérée par les Insurgés, elle n'a participé à aucunes missions, étant encore en cours de sevrage par étapes Ne fais plus confiance à personne, ou presque. Mais est toujours prête à se battre comme une lionne pour protéger les siens, paradoxalement. Son ancienne maîtresse à posé une récompense de 2000 gallions pour qui aurait des information pouvant mener à sa capture ; ce qui a beaucoup fait rire (en silence) Alicia lorsqu'elle l'a découvert : elle ne pensait pas que sa pauvre carcasse vaille autant

❝ Nothing compares to you ❞Deux mots sur l'IRL

Appelez-moi ghostofagirl (je n'ai pas de pseudo normalement, c'est ton nouveau juste pour vous 8D). J'ai 18 ans, je viens de France et j'ai connu le forum via le chapeau de Merlin plus couramment appelé le hasard/chance, comme vous voulez !. Si tout va bien vous me verrez connecté(e) 5 jours sur 7. Pour les membres désirant être parrainés uniquement : rendez-vous dans cette catégorie et postez dans le sujet "être parrainé". Pour les scénarii uniquement : j'ai l'aval du créateur concernant ma fiche [] oui / [] non. Un dernier mot ? N'hésitez pas à me harceler pour avoir des liens, ça ne peut que m'aider pour la composition de mon histoire !!  potte Et encore merci pour toutes vos réponses et indication pour lorsque je n'étais encore qu'un petit invité perdu sans berger 8D PS : Je précise, les fautes d'orthographe sur Voldemort, c'est volontaire  dent



Dernière édition par Alicia Spinnet le Ven 20 Nov 2015 - 17:25, édité 23 fois
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We're the living shadows
ou "les Cognards déchaînés", mais ça ne sonne poétique qu'aux oreilles d'un vrai initié à l'art de l'idôlatrie du Quidditch !


Float near me; do not yet depart!
Dead times revive in thee:
Thou bring'st, gay creature as thou art! ❞
("To a Butterfly", Wordsworth)
1988 ๑ Maison des Spinnet









Sur la table, deux enveloppes. L'une, recouverte d'une riche encre verte portait le sceau brisé avec empressement de Poudlard ; la seconde faite d'encre rouge et d'une facture bien plus moderne que la première était expédiée tout droit des Etats-Unis. Debout à côté de cette pomme de discorde, Mr et Mme Spinnet bataillaient houleusement.
La petite fille au teint olivâtre qui dévorait avec empressement ce qu'il lui restait de petit-déjeuner était témoin de la dispute la plus intense entre ses parents depuis.... Eh bien... Au moins depuis le jour ou, âgée de cinq ans et de l'enthousiasme qui allait avec, elle avait prit le balais volant de son père pour l'imiter et avait fini à Sainte Mangouste avec une jambe cassée et des épines de ronces plein la peau.  

« Alicia n'ira pas là-bas, par Merlin ! Sa vie est ici, en Angleterre ! Son nom est inscrit sur les listes de Poudlard depuis sa naissance ! » « Mais, mon vif d'or, l'école de sorcellerie américaine est parmi les meilleures du monde, et bien plus grand que ce... Poudlard. » « Ca, c'est ce que tu dit, chéri. Mais Poudlard est la toute première école de sorcellerie jamais créée, et est tenue par le plus grand sorcier de tous les temps. Il est certain que l'enseignement qui y est transmis est incomparable. » « Ne me fais pas rire !! Au moins quand Alicia aura finit ses études scolaires aux Etats-Unis elle pourra rejoindre l'Institut des Sorcières de Salem, acquérir des connaissances que le système éducatif en Angleterre ne lui offrirait jamais, tout en faisant ses premiers pas avec les Chardonnerets de Fitchburg. » « Insinues-tu que le système éducatif anglais est défaillant, très cher ? Eh bien— » « Ce n'est pas toi qui est toujours la première à tout critiquer, Margareth ? Ne change pas de sujet, ma fille— » « Notre fille ! » « Notre fille n'ira pas s'empoussiérer en Ecosse, dans ce pays de fanatiques assassins terroristes qui viennent juste de sortir de guerre !! » « Comment.... »

Ils continuèrent ainsi pendant un moment, s'affrontant à grand renforts d'arguments, de haussements de tons, de cris, de.... sorts ?! Alicia, dix ans, et pas toutes ses dents était toujours fascinée par ces matchs verbaux (et parfois plus, son père adorait faire exploser des objets par magie) qui opposaient régulièrement ses parents. Bim-bam, bim-bam, bim-bam, des répliques plus rapide que la meilleure série de passes entre Joscelind Wadcock et ses coéquipiers lors du match légendaire de 31 contre les Chauves-Souris de Fichucastel. Le seul défaut dans ce jeu auquel elle faisait face était que le vif d'or – soit la décision de quelle école elle rejoindrait à la rentrée prochaine – lui échappait ; et ça, la graine de gagnante qu'était Alicia ne pouvait pas l'accepter !! « Non !!! J'veux pas aller là-bas !! Jamais !!! »

Aussitôt les deux adultes se turent et lui jettent un regard surpris, semblant tout juste se souvenir que la concernée était dans la même pièce, discrète à son habitude, du moins jusqu'à ce qu'elle n'ouvre la bouche pour donner son avis. « Alicia... Ou est-ce que tu ne souhaite pas aller ? » « En Amérique bien sur ! » « Quoi ?!! Par Merlin, je croyais que tu- » « P'pa, j'veux pas y aller j'ai dit !! » Elle fronce les sourcils et gonffle les joues d'une façon si semblable à son père, que Mme Spinnet est forcée de retenir un rire. « Mon billywig, pourquoi pas ? Tu ne veux pas suivre mes traces ? » « Ça oui ! Mais en Amérique, le sport officiel, c'est le Quodpot !! » s'exclame-t-elle avec un air scandalisé, comme si elle apprenait une seconde fois que les baguettes en chocolat ne lançaient pas de sorts à la façon des baguettes pour les grands.  Et donc que les baguettes des adultes ne se mangeaient pas comme les confiseries magiques – ce qu'elle avait découvert assez douloureusement en perdant deux dents de lait d'un coup après avoir tenté l'expérience. Oui, ce jour là Alicia avait découvert à son grand désespoir que tout n'était pas mangeable... « Moi j'veux faire du Quidditch ! Je veux entrer dans l'équipe de ma Maison comme m'man à dit que je pourrais le faire à Poudlard ! Je veux gagner plein de matchs à l'école et devenir aussi forte que Wadcock ! En Amérique je pourrais pas puisqu'ils sont bizarres et préfèrent enseigner le Quodpot... Non p'pa, je suis décidée ! En plus j'ai des amis ici... Et grandma Fernanda sent mauvais. » Madame Spinnet sourit en écoutant le débat père-fille, amusée et surtout sûre d'être le vainqueur du bras de fer maintenant qu'Alicia s'était décidée. La faire changer d'avis était plus difficile que de faire de la politique internationale entre sorciers anglais et français ; surtout lorsque le sujet lui tenait à cœur -et qu'est-ce qui lui tenait plus à cœur que le Quidditch ? Bonne anglaise qu'elle est, la femme se servit une tasse de thé et continua à observer, attendrie, sa famille.

Spinnet père vs Spinnet femmes : 0-1

❝ Maybe we are wasting our young years... Mabe we just live1989 à 1996 ๑ Poudlard

Elle n'arrivait plus à s'en souvenir. Elle n'y arrivait plus. Elle avait beau désespérément creuser dans ses souvenirs, à chaque fois qu'elle approchait d'un éclat rieur, joyeux, l'un de ces fragments qui venaient de si loin dans le passé qu'ils semblaient presque appartenir à une autre vie ; ils s'évaporaient. Poudlard et ces sept années qu'elle y avait passé, ses joies, ses peines... Seules les peines voulaient bien lui revenir. Elle aurait tellement voulu ne pas voir le cadavre de George au loin, mais plutôt ses cris de joie lorsqu'il avait cru avoir réussit à gagner contre la limite d'âge de Dumbledore autour de la Coupe de Feu. Elle aurait tellement préféré se souvenir de leurs soirées pyjamas sans fin dans le dortoir plutôt que de revoir Katie disparaissant à jamais dans ce passage secret, ou le nom d'Angelina inscrit dans la rubrique nécrologique... Ni celui du Professeur Flitwick... Ni... Mais entre vouloir et pouvoir, il y avait un monstre dont le nom commençait par V ainsi que tout ses troupeaux de chiens fanatiques et voleurs d'âmes qui se traînaient à sa suite.

1991 (3ème année) ๑ Terrain de Quidditch


« Bienvenue dans l'équipe des Griffons écarlates tout ébouriffés de Gryffondor, Harry ! Tu vas voir, c'est comme une seconde famille ! » Dubois lève les yeux au ciel, exaspéré et un peu honteux, sûrement. Elle ne l'était pas du tout, au contraire, excitée d'accueillir au sein de l'équipe un nouveau joueur, un nouveau membre de la 'famille'. Et surtout un si jeune. Le petit binoclard aux yeux verts semblait tout impressionné par la première rencontre officielle sur le terrain de Quidditch, et évidemment les instincts protecteurs ('hyper protecteurs' comme aurait corrigé toute personne la connaissant un tant soit peu) d'Alicia viraient immédiatement au rouge. Elle allait se faire un devoir de le mettre à l'aise, quitte à vexer leur si susceptible – mais si mignon – capitaine. « Arrête avec ce nom d'équipe ridicule Alicia, ça nous fait perdre toute crédibilité. En plus ce n'est pas valable tant que je ne l'ait pas valid— » « N'écoute pas ce rabat-joie, Harry, son plus grand rêve est de devenir le grand gourou d'une secte dont les fidèles seront des fanatiques du Dieu Quidditch et de la Déesse Victoire – en passant par l'initiation mort par l'épuisement à l'entraînement ! » L'amour éperdu d'Olivier pour le Quidditch était une source de plaisanterie inépuisable pour les membres de l'équipe, même si Alicia était autant passionnée que lui, simplement, elle se prenait bien moins au sérieux – sûrement parce qu'elle avait encore quatre ans pour faire ses preuves tandis qu'il n'en avait plus que deux. Ainsi, qu'on la pardonne de briser le mythe, mais les jumeaux Weasley n'avaient pas l'hégémonie de l'humour, à force de les côtoyer tout le monde finissait par être contaminé, c'était surnaturel, ou non, trop naturel : c'était le phénomène Fred & George. « Laisse-moi donc te faire les vraies présentations... Les membres de cette famille sont bien plus qu'un nom et un prénom -ni même qu'un numéro sur le dos d'une cape ! » Elle s'éclaircit la gorge, prend un air sérieux – imitation d'Olivier sur le point de faire son fameux sermon plus stressant qu'autre chose d'avant-match oblige – et commence enfin son propre discours de bienvenue : « Commençons par les petits garçons cogne durs... » Elle fait un clin d'œil à Fred et George. « …aussi connus comme les jumeaux batteurs, ou les attractions officielles de la Maison Gryffondor et les désespoirs de McGonagall. Reste loin d'eux si tu veux rester loin des ennuis, conseil d'amie. » Elle oublie de préciser que le simple fait de faire partie de l'équipe de Quidditch de Gryffondor empêchait toute possibilité de connaître la tranquillité pendant Poudlard. Outre le fait que ce soit un sport violent qui offrait un abonnement annuel à l'infirmerie, ils avaient la chance de devenir les victimes favorites des Serpentard. Or, il ne fallait pas effrayer trop vite leur meilleure chance de gagner la Coupe... Si Kass avait été dans l'équipe ça aurait sûrement réduit les risques d'attaque ennemie... Mais Kass était banni du Quidditch comme il l'était de sa vie, alors mieux valait ne pas penser à lui, ça la mettait toujours en rogne. « Viennent ensuite les filles, pour un atout talent et charme garantit ! Aussi connues comme le trio de choc, les poursuiveuses de l'extrême, les héritières de Wadcock— » « Rappelle moi une fois ou elle n'a pas cité Wadcock en prenant la parole, Fred ? » « Ce jour n'est pas encore arrivé, George. » Elle lance un regard intensément menaçant vers eux, possiblement traduisible par "Coupez-moi encore une fois la parole et vos cognards reviendront accidentellement vers vous lors de l'entraînement à venir". Une menace en l'air, Alicia n'était pas violence comme une mornille sauf quand il s'agissait de la dernière patacitrouille du paquet. « Oh, taisez-vous deux minutes vous deux ! Donc, je disais, les poursuiveuses, Kat', Angie et moi-même depuis cette année du moins. Comme tu le vois, tu n'es pas le seul à être 'nouveau' ici. » « Sauf qu'Al', elle, nous harcèle depuis sa première année. D’où qu'on la connaisse déjà bien. » rajouta Fred. Elle prend un air outré. « Harceler ?! J'ai jamais harcelé personne !! » « Ah non ? Qui venait s'incruster à chaque -je dis bien chaque- entraînement même si elle n'était pas de l'équipe ? » rétorqua immédiatement George. Elle gonfle ses joues et prend un air boudeur. « C'est parce que je savais que je finirais pas être prise, j'ai ça dans le sang et dans le cœur, vous le savez bien ! » Avant qu'on ne puisse -encore- la couper dans son élan ou lui répondre elle enchaîne avec la suite de sa présentation : « ...Et enfin, je te présente notre papa tyrannique ; le grand, l'inimitable, le futur champion international, Olivier Dubois en personne ! » Katie rit et se met à applaudir leur grand manitou, le reste de l'équipe faisant rapidement de même au grand dam de ledit père qui semblait franchement regretter la paternité obligatoire que conférait le poste de capitaine. « Si tu as enfin finit Alicia, nous allons pouvoir passer à ce qui importe : l'entraînement. En effet le premier match approche à grand pas et... » Angelina se penche à son oreille : « T'as oublié de donner son rôle à Harry. » « Pelure de citrouille !!! » Dubois lui lance un regard de reproche auquel elle répond par un franc sourire. Il était tellement mignon, lorsqu'il s'énervait parce que tout le monde n'en faisait qu'à sa tête. « Désolée de te couper cap', mais on a pas introduit Harry comme il faut dans la famille. Si on a un père, deux marmots, trois filles... Il manque... » « La mascotte ? » Elle fronce les sourcils et prend un air pensif en regardant Katie, puis Harry, puis Katie, puis Harry, puis... « Ah mince, mais une mascotte, c'est censé être un animal... » « Pourtant regarde les Flèches d'Appleby, ils ont bien une flèche. » Alicia se penche un peu plus pour regarder Harry dans les yeux. Grandes lunettes, petit yeux brillants, cheveux en bataille, l'air d'être ébouriffé comme au sortir du lit... « Comme un hiboux ! Harry, tu es notre mascotte d'adoption, ça te va ? Quoi de mieux  pour les Griffons écarlates tout ébouriffés de Gryffondor qu'un garçon tout ébouriffé de Gryffondor ? Bienvenue dans l'équipe, Harry ! »

❝ Stay near me---do not take thy flight!
A little longer stay in sight! ❞
("To a Butterfly", Wordsworth)
** 1998 ๑ Dans la presse sorcière



VICTOIRE DU CLUB DE FLAQUEMARE : Naissance d'une nouvelle étoile ?

L'hymne "Repoussez les terribles Cognards et lancez droit le Souafle" à assourdit hier soir les spectateurs de la finale de la Coupe de la Ligue lorsque le capitaine du Club de Flaquemare à levé bien haut la vingt-troisième coupe de leur histoire. La nouvelle à retentit comme un éclat de tonnerre pour les Pies de Montrose, leurs adversaires favoris de cette course à la Coupe de la Ligue 1998. Si les supporters des monochromes risquent de mettre quelques décades pour se remettre de ce vol de l'extrême, c'est aussi le cas de ces bons vieux fidèles du Flaquemare. Il faut dire que personne ne l'avait vu venir, celle là.
« C'est incompréhensible que le Club Flaquemare ait gardé si longtemps cette joueuse dans leur vestiaire à balais, à déclaré le chef de la Ligue britannique et irlandaise de Quidditch à La Gazette du Sorcier ce matin. Ou voulaient-ils conserver leur nouvel atout pour la grande finale ? Je suis certain de ne pas trop m'avancer en affirmant que la surprise est générale de découvrir que Spinnet est restée si longtemps en réserve/dans l'ombre. Quoi qu'il en soit, le match restera dans les mémoires ! »
En effet, pour tous les hérétiques n'ayant pas suivit le match de la finale, voici un résumé de la situation initiale : 210 à 60 points à la première mi-temps, et Phillips évacué par brancard volant suite à une méchante faute des Pies. Constat : « si le match n'avait pas déjà été couru d'avance, il le serait maintenant » comme l'a commenté un trop confiant partisan des Pies au cours de la rencontre. Mais nous y voilà, la réserviste Alicia Spinnet est envoyée sur le terrain. Pas de grandes attentes du public -ni même du coach si on en croit l'air ennuyé qu'il affichait- pour cette presque anonyme, le résultat semble volé d'avance.... Mais quelle erreur !! Car Spinnet, aussi vive et agile qu'un Cognard fonce dans le tas, bravant férocement la redoutable défense des Pies de Montrose, formant rapidement un trio qui « explose tout !!! » avec ses coéquipiers, comme se l'est exclamé un jeune supporter frénétique.
L'on ne peut qu'admirer le travail d'équipe remarquable de Flaquemare, reboostée par une nouvelle joueuse bourrée de surprise comme elle le prouva en  performant une Reverse Pass à la précision merliniesque qui permettra à Secundus MacFillis de marquer le dernier panier juste avant que leur attrapeur ne s'empare du Vif d'Or -après quatre heures de pur délice pendant lesquelles nous avons pu assister à un match haut en rebondissements, d'une rare passion mené par des joueurs ayant usé semble-t-il de toutes les figures du répertoire du joueur d’exception. Que dire de plus ? Finale fabuleuse, époustouflante, sensationnelle, prodigieuse, valant tous les gallions du monde !!! Les seuls qui seront sortis déçus de la rencontre sont les joueurs des Pies de Montrose, qui doivent sûrement à l'heure qu'il est maudire le nom Spinnet tout en noyant leur déception dans le whisky pur feu.

Pour conclure ? Le club de Flaquemare, la plus vieille équipe de la Ligue, peut-être ! Mais poussiéreuse, ça non !! Après le recrutement du nouveau Gardien Olivier Dubois deux ans plus tôt, Flaquemare à prouvé une nouvelle fois que son flair pour le renouveau ne va pas en se détériorant ; et qui sait, peut-être vont-ils même bientôt changer les paroles de leur hymne pour "lancez derrière le souaffle¹" ?
Après cette soirée pleine d'émotions nous espérons tous de tout cœur que les sélectionneurs de joueurs pour la Coupe du Monde de Quidditch en août prochain penseront à jeter un coup d’œil dans les rangs du Club de Flaquemare, ou suite à sa prestation spectaculaire Alicia Spinnet à été acceptée comme Poursuiveuse titulaire.

Affaire à suivre de très près par tous les mordus de Quidditch !

¹. Clin d'œil à la dernière figure réalisée par la joueuse Alicia Spinnet, la Reverse Pass, qui consiste à jeter le Souafle à son coéquipier derrière lui, par dessus son épaule. Figure très difficile à réaliser avec précision.

La Gazette du Sorcier, ** ** 1998

❝ L'homme naît pour souffrir
comme l'étincelle pour voler. ❞
(Job 5, 7)
1998 ๑ Salla d'interrogatoire

Ils lui avait tout pris : sa baguette bien sur, sa pièce de l'AD, même sa fidèle veste en cuir usée. Ses vêtements avaient été changés pour une sorte de chiffon à rayures grises censé être l'uniforme des prisonniers d'Azkaban. Et histoire d'en rajouter à sa liste de malheurs, l'uniforme des filles était... une robe.... Elle ne pouvait pas s'empêcher de se focaliser sur quelque chose d'aussi stupide mais affreusement gênant que de sentir ses jambes à l'air.... C'était mieux que de penser aux autres... aux interrogateurs sans pitié qui lui faisaient face... A son balais qu'elle risquait de ne pas revoir avant un moment... Oui, se raccrocher à un détail aussi grotesque avait quelque chose de rassurant. C'est ce qu'auraient fait, les jumeaux. Rire. Penser aux jumeaux eu la réaction inverse, et elle retint un sanglot. Il n'y avait plus de jumeaux. Il n'y avait plus que Fred, ou peut-être même pas. Qui était mort, qui était vif, question terrible et tourbillonnante qui la hantait autant que ceux qu'elle était sûre d'avoir vu tomber -Colin, oh, Merlin, même le petit Colin-, autant que ce qu'elle s'apprêtait à vivre. Ou à ne plus vivre, au choix. (la petite voix brisée et pessimiste au fond d'elle ne pouvait néanmoins s'empêcher de remarquer qu'il n'y avait pas de choix, pas pour elle).

La mâchoire serrée par la concentration -ne pas sangloter devant eux, ne surtout pas sangloter devant eux-, pour s'empêcher de trop claquer des  dents aussi, pour ne plus penser à la vive douleur qui lui brûlait son corps à vif et celle lancinante qui lui broyait le cœur. « Je ne vais pas comparaître devant le Magenmagot ? » « Pas de jugement pour les traîtres. » « Ou plutôt, pas de jugement sous une tyrannie, hein ? » Sa voix tremblait, ses yeux brûlaient, mais l'ex-Gryffondor était bien trop assommée par les événements atroces pour avoir réalisé. Réalisé quoi ? Qu'ils avaient perdus ?! Qu'elle était prisonnière ?!! Que ses amis étaient morts ?!!! Elle n'avait jamais été dans l'agressivité ; mais elle avait envie de mordre, de griffer, de hurler, de se débattre, de forcer Merlin à effacer la journée précédente. De pleurer, encore. Pourquoi Voldemort n'était-il pas venu ? « Pourquoi moi...? » « Le Quidditch. Tu es une sacrée icone pour les sorciers d'Angleterre depuis quelques mois, n'est-il pas ? Donne-nous des noms, des informations, et déclare officiellement qui mérite ton allégeance... Nous pourrions nous montrer tolérants. » Elle fixe l'individu avec une expression figée, aberrée par ce qu'elle venait d'entendre. Ils osaient.... Comment osaient-ils !!! « Vous voulez dire que vous avez besoin qu'une figure en vogue vous fasse de la lèche et redore votre image !! Vous avez massacrés mes amis, mes professeurs ! Vous voulez prendre toutes nos libertés !! J'suis peut-être qu'une joueuse de Quidditch... mais ça veut pas dire que j'suis complètement stupide ! » sa voix se brise. Juste assez stupide et Gryffondor dans l'âme pour cracher au masque de l'homme avec dégoût -pour eux, pour elle-même, d'avoir un instant pensé que c'était une chance. Elle se fichait un peu des conséquences pour le coup, elle était déjà dans le crottin d'abaraxan jusqu'aux cou, alors un peu plus, un peu moins...

Mais elle était morte de peur. Elle aurait voulu être partout sauf là, dans cette pièce sombre et humide, salle d'interrogatoire ou peut-être de torture ?! S'ils attendaient d'elle qu'elle change de camp pour sauver sa peau ou sa réputation -pour ce que ça comptait- il se mettaient la baguette dans l'œil. Elle ne pouvait pas craquer, jamais. Sa famille, ses amis comptaient sur, pour elle. Et même si prisonnière elle ne pouvait pas grand chose pour les aider, elle se devait de s'accrocher à la seule possibilité qui lui restait : tenir. Tenir sur sa position, ses idéaux, son cœur. Ne rien lâcher, parce que "une seule goutte de sang de licorne pouvait changer toute une vie", comme disait le proverbe.
Sauf qu'elle n'avait rien de licorne. Ni couleur de peau, encore moins de sang.

Comme ils allaient pouvoir le constater en la punissant pour son insolence...

... et la faisait crier jusqu'à ce qu'il en soient satisfaits.

« Ce fut ta seule et unique chance. En espérant que tu appréciera l'hospitalité d'Azkaban, Spinnet. »

Azkaban ! Echo strident, fin inéluctable, peur dévorante. Azkaban !
Mais on viendrait sauver ses fesses des Détraqueurs, hein ? Parce que, les histoires, elles finissaient toujours bien, même pour les personnages secondaires.... Non ?

Du moins sauf pour tous ceux qui étaient déjà tombés et qui tomberaient encore.

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Dernière édition par Alicia Spinnet le Jeu 19 Nov 2015 - 20:50, édité 49 fois
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ALICIA ๑ i am the ghost of a girl I want to be most Empty
We're the ashes  on the ground
"We're burning out, we're burning down
We've fallen underground
We are, we're trying to belong
Pick up the pieces left of us"


❝ I'm scared of what is in my head
What's inside my soul
I feel like I'm running, but getting nowhere
Fear is suffocating me
I can't breath
I feel like I'm drowning, I'm sinking deeper
White light fades to red ❞
(City Of The Dead, Eurielle)
Du 3 mai 1998 au 30 janvier 2001 ๑ Azkaban


Prisonnier n°18985
Crime : Haute trahison, s'est battu dans le camp des rebelles lors de la Bataille de Poudlard
Durée de la peine : [case laissée blanche jusqu'à ce que son contrat de Rebut soit signé] 2 ans et 9 mois

IIIII .......... IIIII ............ IIIII .......... IIIII .......... IIIII .......... IIIII ............ IIIII .......... IIIII ............ IIIII ..........  IIIII .......... IIIII ............ IIIII .......... IIIII ......... IIIII .......... IIIII ............ IIIII .......... IIIII ......... [...] II ....
Extraits de graffitis retrouvés sur les murs de la cellule d'Alicia Spinnet ;
(ou les élucubrations de copeaux d'âme anonymes)



Elle s'était arrêtée  à 407 barres. 407 jours. Plus de 13 mois. Un an et 42 jours. Elle n'était pas assez bonne en calculs pour en déduire le nombre d'heures... Au final, ça n'avait plus d'importance. Parce que dans tous les cas, elle oubliait. Les visages commençaient à se brouiller, les voix, les noms, tous ces petits détails, ces souvenirs qui faisaient qu'elle pouvait clamer être Alicia Spinnet. Ils disparaissaient, et elle disparaissait avec.

...

Le décompte désespéré des jours d'emprisonnement. Des dates, qui perdaient leur sens après un certain temps, tout comme ces prénoms qui se suivaient, sans ordre ni logique. Elle les connaissait... Elle croyait les connaître... Les connaissait-elle ? Tout se mélangeait, s'évanouissait dans l'abîme, pour ne laisser que des inscriptions sans âme, aussi froides que l'air -air vicié, air mortel- qui rentrait dans ses poumons à chaque inspiration agonisante.

Elle s'en souvenait à peine, de son arrivée, lorsqu'elle s'était jurée naïvement de s'accrocher à la raison en gravant dans la pierre toutes ses bonnes pensées avant qu'elles ne disparaissent. Les noms de sa famille, de ses amis ; "Armée de Dumbledore" ; "Harry Potter" ; odes à la liberté, au libre-arbitre, aux armes ; divers schémas de stratégies de Quidditch parce qu'il n'y avait rien de plus tangible auquel se raccrocher.... Elle gravait dans la pierre comme elle respirait, pour survivre. C'en était devenu sa principale préoccupation, graver, graver, graver, graver ! Se concentrer sur l'écriture pour aller à contre-courant de l'oubli ou du froid désespoir qui noyait son âme naufragée. Mais au fur et à mesure ces graffitis ressemblaient de moins en moins à la preuve d'un esprit sain. Sain ? Qu'est-ce que sain ? Sacré ? Le sacré, ça n'existait pas. Que pourriture, et vide, et vide, et vide et... Les mots auxquels se raccrocher pour tenir se transformaient en témoignages évolutifs de la dégradation de sa pensée. Penser ? Qu'est-ce que penser ? Elle ne pensait plus, elle subissait ce qu'on voulait bien lui laisser. Et que restait-il ? Des miettes de pains égrenées le long du labyrinthe infesté de monstres infernaux et hurlants de son esprit. Des mots sans queue ni têtes, des symboles bizarres et troublants, des notes d'une musique désaccordée.

๑๑๑

Il n'y avait jamais de silence. Les hurlements des prisonnier qui usaient leur voix jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un nouveau souvenir disparu, oui. Le fracassement des vagues déchaînées contre les murs extérieur, inatteignables, oui. Un autre hurlement, celui du vent qui tempêtait, narguait, glaçait les corps pour qu'ils miment les esprits, les sentiments.... Les ? Non, pas les, le. Il n'en restait plus qu'un seul, l'unique, le dévorant, ce désespoir sans fin qui gagnait à coup sur. Comme tous les autres, Alicia avait fini par se taire. Par se recroqueviller sur elle même, serrant ses membres osseux dans d'inutiles espoirs de se réchauffer. Par connaître le regret du silence, car les cris dans sa tête étaient assourdissants, à l'en rendre folle. Elle avait entendu des récits horrifiques sur Azkaban, sur ses Détraqueurs qu'Harry lui même avait combattu... Mais avoir appris à former son patronus ne servait à rien dès l'instant ou elle était leur prisonnière.

Et personne, personne ne viendrait l'aider.

๑๑๑

Et puis, il y avait ce hurlement incessant, celui qu'elle n'avait jamais réussit à définir. Étais-ce le sien, ou quelque début de folie invoqué par les Detraqueurs ? Étais-ce le sien, de cri, ou son écho survivant au temps et à sa pourriture ? Parfois elle l'entendait, il se relayait, il n'était jamais bien loin. Voix connue mais inconnue, inlassable cacophonie qui résonnait dans son crâne pour une migraine sans fin. Des pensées, parfois, qui semblaient appartenir à une autre. Noires, sombres, ennemies de la raison. Beaucoup de sang, de morts, de fins malheureuses, de souvenirs qui massacraient ses idéaux.
Et ses murs, ses beaux, ses terribles murs, bientôt elle dut graver sur les pierres du sol ses lignes brisées et ses espoirs enterrés. Il ne restait pas d'autre place pour ses inscriptions dénuées de sens d'être inscrites.
Et dusse-t-il ne plus y avoir de sol libre, il lui resterait sa peau, qu'elle serve à autre chose qu'à fondre sous la faim. Et dusse-t-il ne plus y avoir de chair libre d'inscriptions, il lui resterait les autres murs, ceux qui ne se voyaient pas mais qu'elle percevait, là-dedans, dans cette prison ou son charmant esprit déglingué subsistait tant bien que mal..

Des pierres, partout, comme dans un cimetière. Mais il n'y avait personne à enterrer, elle n'était déjà plus là. Plus vraiment. Juste assez pour que les autres y croient.

Mais il n'y avait personne pour y croire non plus.



Azkaban vs Prisonnier n°18985 : 1-0

To be, or not to be- that is the question ❞
(Hamlet, Shakespeare)
Du 12 mars 2001 au 05 juillet 2002 ๑ Rebut


Sortie ou Azkaban ?
Liberté ou Folie ?

Si ça avait été si simple. Mais Alicia -parce qu'il paraissait que c'était ainsi qu'elle se nommait, Alicia ; c'était même écrit sur son bras, dans la peau- avait accepté. Un simple hochement de tête, un oui coassant, caverneux. Elle avait dit oui parce que sortir de là était son souhait le plus cher.

Oh, comme elle allait le regretter. Cette vente aux enchères, comme s'il l'on distribuait des objets, du bétail partant pour l'abattoir. Ces mains qui se levaient pour augmenter le prix, la posséder. Qu'avait dit le vendeur déjà ? "Alicia Spinnet, amie des Indésirables les plus recherchés, ancien membre de ce mouvement rebelle nommée 'Armée de Dumbledore'..." il y avait eu des rires, alors, elle se souvenait des rires. Elle se souvenait que son visage s'était tordu par la rage et qu'elle avait hurlé "Taisez-vous !!!" et qu'on l'avait faite taire rapidement. Et puis il avait continué : "... A combattu lors de la Bataille de Poudlard. Lot de qualité, vous reconnaîtrez l'ancienne joueuse de Quidditch prometteuse qui vous faisait crier devant les matchs ! Eh bien, regardez, vous pouvez posséder une étoile tombée ! Une insurgée avec de la hargne, comme vous le voyez. Qui ne demande rien de plus que d'être maté..." La suite se perdait entre toutes les voix et les insupportables échos. Elle ne demandait rien de plus que d'être tranquille. D'être avec eux, dont elle se souvenait à peine. Eux, qui l'avaient fait rire, il y a si longtemps.

๑๑๑

« Pion en A6. »

Comment aurait-elle pu seulement penser à désobéir à un ordre de sa maîtresse ?

Ce n'était pas elle qui levait un bras tremblant sous le poids de l'arme. Ce n'était pas elle qui faisait un pas en avant. Qui était elle, de toute façon ? Sur l'instant, elle était une pièce d'échecs toute dévouée à sa maîtresse. Plus tard, elle serait peut-être un trophée éphémère. Peut-être une messagère de prestige. Peut-être un objet-défouloir. Peut-être une négociatrice un peu trop zélée. Peut-être une chienne en attente de sa récompense.
Ce n'était pas important.
Elle serait tout ce qu'on voulait qu'elle soit. Tout sauf libre.

Mais non, ce n'était pas elle. A force de se le répéter, elle espérait que cela devienne la vérité. Ou alors qu'elle découvre que tout ceci était bien un rêve, un drôle de rêve en noir et blanc, un drôle de rêve ou la dreameuse n'était qu'en attente d'une fin qui n'arrivait jamais.
Avec ce qui aurait du être de l'horreur mais qui n'était qu'une détachée indifférence -croûte superficielle recouvrant tant bien que mal un cœur putréfié, au bord de l'implosion- Alicia abattit son épée sur sa propre mère.
Le pion noir avait vaincu le pion blanc.
Et la partie pouvait continuer.
Encore.
Et encore.
Et encore.

« Coup très habile, Lady Bones. »

Mais ce n'était pas elle.

Elle relève lentement la tête pour ne plus voir la femme brune qui saignait à cause d'elle, ses yeux sombres injectés de sang se posant sur cette autre femme, terriblement belle, avec son sourire satisfait qui faisait tomber des foules de pions et de miroirs... Mais elle ne ressentait rien -rien qui n'était pas refoulé, écrasé par la soumission. Juste un grand vide, que rien ne semblait pouvoir combler.
Et la femme au sourire synonyme de paradis et d'enfer ne le savait que trop bien. Et comment l'ancienne Alicia l'aurait-elle dit si elle parlait encore suffisamment ? Et elle prenait son pied, cette belle garce.

๑๑๑

Il y avait des jours, comme ça, ou même ses drogues ne la gardaient pas de la "réalité" -cette foutue réalité qui ressemblait à un vaste théâtre de spectres cauchemardesques pour une comédie des plus ignoble. Des jours ou c'était la peur, la terreur qui la gardait de s'envoler complètement. Des jours ou il venait, lui, le violeur d'esprit qui foulait du pied avec sa folle élégance le peu de choses pures qu'il lui restait, à l'Alicia-Rebut teintée par cette grande dame qu'on nommait Folie. Cette dame qui était si proche de ce sir qu'on aurait pu lui donner son nom, Rabastan Folie plutôt que Rabastan Lestrange. Et peut-être étais-ce à cause de cette connaissance qu'ils avaient en commun, qu'elle s'enfonçait un peu plus dans la déraison. Il n'était pas autorisé à donner les coups tant qu'il n'était pas le maître, oui si mais tant pis : elle crachait sur son nom, elle crachait sur son existence, elle courbait l'échine mais pas les mots. Peut-être étais-ce elle, la véritable dame folie, incarnée dans la crasse et le sang plutôt que dans les grands poèmes.

๑๑๑

Son nom était Adele. Son nom était Bones. Non.
Son nom était maîtresse. Domina.
Et elle devait...
...quel était le mot déjà ?

Servir. Alicia Spinnet n'avait pas besoin de connaître les mots qui illustraient ses actions. Elle n'avait qu'à agir. Non, obéir. Plaire à celle qui la maintenait en vie... Oh oui.... Elle ne vivait que pour ces pastilles, poudres, liquides ; qu'importe la forme qu'ils prenaient, qu'importe qu'ils soient donnés ou forcés ; qu'importe qu'elle doive supplier, s'agenouiller ou ramper ; qu'importe qu'elle agonise lorsque la domina décidait de l'en priver.

Mais elle avait beau le faire, sans se plaindre, sans protester, sans même un mot en vérité ; Alicia aspirait à plus. Plus d'orviétan, bien sur. Mais encore plus que ça. Plus de moments volés, de regards jetés sur la Gazette du Sorcier ces très rares fois ou elle avait pu se glisser derrière un elfe inattentif et lire les gros titres. Pour pleurer silencieusement de joie en voyant le succès de Katie. Pour pleurer avec un poids lourd, si lourd dans le cœur en découvrant que Ron les avaient rejoints, eux les enne-... Qu'il ne cherchait pas à l'aider, alors qui le ferait ?

Deux chances, deux fois. Pour le reste, elle ne pouvait qu'imaginer. Mais elle ne le voulait pas. Elle ne voulait pas penser, ou ressentir, ou se souvenir. Juste que les jours passent, noirs, blancs, noirs, blancs, avec leurs lots de douleurs, de rêves et d'humiliations. La plupart du temps elle était ailleurs, de toute façon, prostrée devant cette domina qui lui apportait tant de bien, tant de malheurs. Elle ne la haïssait pas. D'une certaine façon, même, elle l'aimait. C'était indéfinissable et impensable. C'était comme ça.

C'était Orviétan, son unique amour maintenant.

Dogs are wise. They crawl away into a quiet corner and lick their wounds and do not rejoin the world until they are whole once more
(Agatha Christie)
Nuit du 24 au 25 juin 2002 ๑ A deux pas de la liberté

Pour la première fois depuis ce qui semblait une éternité, son instinct avait pris le dessus, une sorte de raison, de volonté qu'elle croyait a jamais enterrée. Alicia n'avait pas cherché à comprendre pourquoi, pourquoi d'un seul coup elle avait l'esprit presque clair, lucide. Pourquoi elle réalisait seulement maintenant qu'il lui suffisait de passer la porte pour s'en sortir.
Elle avait simplement pris ses jambes à son cou pour fuir comme si elle avait les chiens de l'enfer à ses trousses.

Pour la première fois depuis... il semblait, aussi longtemps qu'elle puisse se souvenir -sa mémoire était embrouillée, sûrement à cause du manque de ce qu'elle aurait du absorber plus tôt. En tout cas, pour la première fois -ou pas, elle transplanait, elle transplanait librement sans personne pour lui dire ou aller, pour quoi faire, pour combien de temps.... Elle ne voulait pas comprendre, elle voulait juste fuir et échapper à Adele. A ses sourires méprisants, si parfaits. Au clic-clac clic-clac de ses talons hauts qui la hantait jusque dans son sommeil les rares fois ou elle dormait vraiment. A son reflet qui semblait apparaître partout, dans les miroirs, sur les dalles crasseuses de sa cellule, sur les visages de ceux avec qui elle devait négocier.

Et plus elle s'éloignait, plus elle respirait l'air frais de la nuit, plus elle le sentait... Le manque. Deux jours qu'Adele ne lui avait rien donné. Elle s'était mal comportée, encore. Un surplus de leste, un fournisseur à qui elle avait refait le portrait, frappant de ses petits poings jusqu'à ce qu'il ne soit plus que bouillie et sang. Ses phalanges étaient encore brisées, personne ne l'avait soignée, il fallait qu'elle retienne la leçon. Que servir, c'était bien, mais trop bien servir, c'était mal. Mal ? Elle n'avait rien fait de mal. Elle avait simplement réagit sans réfléchir en comprenant que el hijo de puta détournait des doses et des gallions. C'était parti tout seul, elle en avait éprouvé le besoin viscéral, sanguin. Frapper, frapper. Et lorsqu'elle le frappait, elle voyait le visage si parfait de Bones. Les ombres si cauchemardesques des Détraqueurs. Même celui de Rabastan le tourmenteur. Celles de tous ces cauchemars vivant qu'elle ne pouvait toucher. Et surtout, elle voyait son propre visage méconnaissable. Et frapper la libérait un peu.

Mais le sens du mot liberté était si dérisoire... Et elle avait si soif... Soif de ses doses....
Un sanglot étouffé, un gémissement pitoyable, animal. Et elle transplane une nouvelle fois, librement...

...Elle elle tombe à genoux, elle rampe, les yeux brillant de larmes, les mains tremblants violemment, la peau parcouru de frissons.

« Aaah... » Ses yeux disaient tout le reste. Elle avait toujours été trop expressive, Alicia. Une sacrée mauvaise menteuse. Donnez-en moi. Donnez-en moi, je vous en supplie.

Retour à la case départ. Echecs et mat.

Les Rafleurs n'auraient pas à chercher la Rebut Alicia Spinnet ce soir là. Les chiens bien dressés retournaient toujours vers leur maître.

❝ Here I go again – the blame
The guilt, the pain, the hurt, the shame ❞

(Reckoning Song, Asaf Avidan)

❝ Things we lost to the flame
Things we'll never see again
All that we've amassed
Sits before us, shattered into ash
(Things We Lost In The Fire, Bastille)
05 juillet 2002 ๑ Lieu

Plus d'une semaine sans autre dose que celle que lui avait donné sa "maîtresse" juste avant qu'ils ne la reprennent... Une seule. Pas assez.

Elle était si glacée. Oh, non, elle n'était pas encore en train de mourir, chacun son tour. Du moins pas au sens propre du terme, comme les prisonniers qui goûtaient au baiser du Détraqueur au moment même ou elle pensait. Mais elle ne se sentait pas si concernée, car c'était déjà une première petite mort qu'elle ressentait, son corps hurlant de douleur sous le manque. Alicia, à cet instant, ne savait plus qui elle était, ou elle était, pourquoi elle était. La fameuse scarification sur son bras avait beau essayer de le dire, ça ne suffisait pas à lui rendre son identité.

« Alicia !!!! Alicia !!! » Hm ? Cette voix... Elle n'était pas sous l'influence de l'orviétan donc ça ne pouvait pas être un autre de ces rêves éveillés qu'elle faisait parfois... Mais justement, qu'elle ne soit pas défoncée, c'était ça le problème, ça la crevait, ça la rendait encore plus folle qu'elle ne l'était déjà.... « Mon Billywig !!! » Il n'y avait que deux personne au monde qui l'appelaient comme ça... Elle relève la tête, lentement, et écarquille les yeux en voyant... En la voyant. Elle la connaissait. Sous les bleus et la crasse ou les larmes serpentaient librement, elle la reconnaissait... Elle se dégage brusquement de la maigre étreinte qui essayait de lui donner de la chaleur pour aller agripper les barreaux, presque convulsivement : « Mamá ! C'est toi mamá, que... C'est vraiment toi ! » « Oh, ma chérie, qu'est-ce qu'ils t'ont fait.... » Toutes ces fois ou elle l'avait vue lors des soirées des sangs purs ou ils devaient se donner en spectacle pour le bon vouloir de leurs maîtres..... Lorsqu'elle avait comprit que c'était ce Lestrange le Fou qui les avaient placées sur le même pieds "d'égalité"... Lorsqu'elle avait préféré ranger l'information dans la cage déni de son esprit...

Pas le temps de se réjouir d'être réunies une dernière fois, à peine le temps de passer une main à travers les barreaux, d'essayer d'atteindre l'autre qui se tend dans sa direction.

Car, soudain, le chaos. Hurlements, débandade, foule en panique et sorts qui fusent tout autour comme dans un de ces souvenirs hallucinatoires. Une cage ouverte. Une scène trop semblable à une autre qu'elle avait déjà vécue il y avait longtemps. Sauf que... « Mamá !! MAMA !!!! » D'autres hurlements, les siens ? Chaos, encore, toujours ; les feux qui se déclarent tout autour, sur elle...? Alicia en a à peine conscience, la douleur, elle savait la barricader. Des flammes, partout. La suite n'était qu'un mélange d'images, de sons et d'odeurs embrouillés par la fumée, la terreur et surtout la fureur.  Elle frappe celui qui la retient, se débat, se jette frénétiquement sur une baguette au sol, veut courir vers la cage en feu. « Mamá !!! » On la tire, on la fait reculer, on la sauve.

NON !
Mais pas sa mère, non.


❝ These four lonely walls have changed the way I feel
The way I feel, I'm standing still
And nothing else matters now, you're not here
So where are you? I've been calling you, I'm missing you
[...]
And every voice that cries inside my head, forever drives
Forever drives, I kill the lights ❞
(Runnin' (lose it all), Naughty Boy)
06 juillet 2002 à nos jours ๑ Insurgés

Le vague à l'âme. Spleen. De jolies expressions pour définir une réalité qui n'en avait rien, de beau. La réalité était moche, et dégueulasse, et injuste, et abominable. Mais bien sur, les parents, ces conservateurs d'illusions, n'apprenaient pas à leurs enfants dès le berceau que la vie était inique et jonchée de casseroles et de cadavres sanglants. Non, jusqu'à ce qu'ils se prennent tout dans la face eux-mêmes et comprennent enfin la sentence inéluctable ; c'était un monde ou tous les rêves pouvaient devenir réalité à force d'efforts et d'obstination. Un monde ou tout était question de vouloir, de volonté...

Mais la sentence finissait toujours par retomber. Brutale mais perfide. Limpide mais aberrante.

Cynique ? Désillusionnée ? Désespérée ? En tout cas trop peu parlante pour qu'on le confirme. Alicia Spinnet était comme les autres, elle avait pris des murs, elle avait trébuché, elle était tombée. Et elle ne s'était pas encore relevée.

๑๑๑

Ils parlaient d'elle comme si elle n'était pas là, plus là, et elle ne savait pas comment réagir.
Qui étaient les imbéciles prétentieux racontant que souffrir rendait plus fort ? Elle ne se sentait pas plus forte. Pas plus grande. Pas plus survivante. Pas plus digne. La souffrance, ça ne rendait pas toujours plus fort, ça ne fortifiait pas toujours la caractère. Parfois, la souffrance ne faisait que faire mal... Rien de plus. Rien de moins.

Et elle avait envie de leur hurler de la laisser tranquille, de se la fermer, de partir loin d'elle et de sa vue méprisable.
Mais son silence était bien plus parlant.

« On devrait pas la détacher ? » « La dernière fois elle a presque éborgné Block. Et lorsqu'elle est arrivée, elle avait bien amoché Kid, je te rappelle. Je m'y risquerait pas. » « C'est dommage. Sa fougue pourrait en faire un bon élément. » « Tu rigole j'espère ? Pour les Belliqueux je veux bien, mais nous ne faisons pas dans ça ! Et puis par Merlin, elle serait capable de nous attaquer dans ses délires. » « Elle n'attaque pas Aloe pourtant. » « C'est Aloe, normal. »

Ces idiots ne se rendaient même pas compte qu'elle entendait tout. Alicia avait beau être muette, elle n'était pas sourde, enfin pas tout le temps. Bien sur, parfois elle le devenait volontairement -oublier, ton oublier, s'enfermer quelque part, hors d'atteinte. Mais le plus souvent, c'était accidentel. Des images, des souvenirs l'assaillaient d'un bloc, elle perdait tout sens des réalités.
Or, trop souvent elle était bien présente, et elle voyait, entendait, retenait absolument tout.... Et elle détestait ça. A quoi ça lui servait, si c'était pour se rendre compte qu'on la prenait pour une handicapée avec la consistance d'un légume ? Elle n'avait pas survécut pour ça.

« Mouais... Je suis pas convaincue. Et puis, la fille elle est pas censée avoir sauvé un paquet de monde à Poudlard ? J'me souviens ce gars qui me disait qu'lui et tout un groupe de fuyards n'auraient jamais atteints la sortie si elle n'avait pas retenu ces cloportes de Mang'morts ! » « C'est pas pour rien qu'on utilise "avait". C'est du passé. Tu la vois te sauver pendant une mission, maintenant ? » Le premier insurgé prend le temps de regarder à nouveau la rescapée alitée, et frémit lorsqu'elle ouvre les yeux et les pose -poser était un bien grand mot- sur lui. Il n'était pas même sur qu'elle le voit vraiment, tant son regard était vitreux. « P't'être que j'ai trop d'espoir, t'as raison. »

Elle avait survécut par une foutue sélection injuste qui l'enrageait de plus en plus au fur et à mesure qu'elle le ressassait. Elle avait survécut pour... Quoi au juste ? Elle n'avait plus grand chose à quoi se raccrocher, les autres vivants semblaient trop lointains, de véritables mirages. Elle avait été sauvée par accident, par "chance" qu'elle aurait du penser, juste parce qu'elle était dans la même cage que que Ginny... Ce qui aurait du être une raison de s'accrocher à sa vie nouvellement retrouvée la dégoûtait plus qu'autre chose, ils la dégoûtait tous.

๑๑๑

Elle avait froid, si froid. La glace comprimait ses poumons, son cœur, tel un étaux de magie noire qui ne la laissait en paix que lorsqu'elle avait eu sa dose. Sa dose. Elle en avait besoin, tellement besoin. En même temps elle la craignait, essayait de résister.

La femme brune pose une couverture supplémentaire sur les frêles épaules du débris qu'elle était, qui semblait décidément incapable de prendre du poids malgré les quatre mois déjà passés dans cette situation. Pas de surprise à cela : la seule nourriture, erreur, ce divin nectar dont elle voulait réellement se sustenter était celui qui la tuait à petit feu, qui la tuait mais, par Merlin, elle préférait mille fois cette amère addiction à la réalité casse-gueule à laquelle elle devait faire face, sinon. Fuite de la réalité, couardise, tant pis, elle se foutait bien de ce que les autres pensaient d'elle. Fuck them all.

Alors Alicia, Motus, ou quelque soit le nom qu'on lui donnait lève des yeux plein d'espoir -drôle d'espoir, vraiment- vers cette sainte qu'elle avait laissé l'approcher. « S'lut. C'est déjà l'heure ? » L'une des rares, qu'elle tolérait, dont elle recherchait même la présence : celle qui tenait son rêve entre ses mains. Au sens propre. Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait si apaisée lorsque Susan, Aloe était dans les parages. Peut-être qu'il y avait quelque chose de sa mère, en elle. Ça faisait mal, de la regarder, d'y voir se superposer une autre femme brune au doux regard, dont elle avait vu la chair fondre, les cheveux brûler et... Elle ne voulait pas y penser. Elle aimait bien Aloe. Aloe ne la jugeait jamais. Ne lui posait pas de questions mal placées. Ne parlait pas comme si elle était trop dégénérée pour entendre ou comprendre. Aloe savait qu'elle était toujours bien là, qu'il lui fallait juste du temps.

Mais le temps était compté. Tic. Tac. Tic. Il commençait à retrouver son essence. Peut-être n'était-il plus si figé. Peut-être qu'elle allait enfin sortir la tête hors de l'eau. Ou qu'elle y replongerait pour une dernière gorgée. Et une autre. Et une autre.... Tout dépendait d'elle, il paraissait. Mais Alicia savait qu'elle était faible, et méprisable. Sa volonté était fracturée. Comment pourrait-elle résister sans appui ? Elle avait rampé des années durant devant l'Ennemi, normal qu'ils ne lui fassent plus confiance. Elle était démunie comme une enfant, mais n'arrivait pas à se laisser se reposer sur quiconque. Juste un peu sur Aloe, à qui elle laissait entendre sa voix, parfois. Quand aux autres, la vérité est qu'elle ne s'en fichait pas vraiment : elle avait trop honte qu'ils la voient dans cet état, eux qu'elle avait crevé de retrouver toutes ces années. Fred, Angie, tous les anciens de l'AD, le petit Harry.... Qu'est-ce qu'ils devaient penser, en la voyant comme ça !

๑๑๑

Sa vie était un cimetière -un asile, un asile- tout comme sa bouche.
Les mots étaient morts sur ses lèvres, ne laissant qu'un souffle souffreteux, à peine perceptible.
Ils étaient morts parce qu'elle les avait tués. Parce qu'ils l'avait aidée.



Dernière édition par Alicia Spinnet le Jeu 19 Nov 2015 - 20:14, édité 49 fois
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Bienvenue Alicia!

Les graffitis sont creepy quand même!

Bon courage pour ta fiche! Je viens te stalker très vite!! rougit
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Invité
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ooow merci potte
ahah, c'est le but justement ! bouarf le creepy, c'est le bien perv

Je te réserve une place bien au chaud pour que tu devienne mon stalker officiel, petitvampiremangemort 8D
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WIZARD • always the first casuality
Anna Grimaldi
‹ inscription : 07/06/2015
‹ messages : 1824
‹ crédits : mathy.
‹ dialogues : #e95353.
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‹ âge : trente-quatre
‹ occupation : guérisseuse au service d'infection par virus et microbe magique et co-présidente de l'association "Rosier's Disease Research Trust".
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1980 et 1987.
‹ baguette : est en bois de charme, contient une plume de phénix et mesure 26,4 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 3565
‹ réputation : je suis fragile et que j'ai été manipulée par mon compagnon.
‹ particularité : occlumens.
‹ faits : je suis de sang pur, que je fais partie de la famille Grimaldi, que je suis d'origine italienne, que j'adhère aux idées insurgées mais que je me suis résolue à ne jamais les rejoindre pour le bien être de ma fille, que je suis une ancienne guérisseuse et que je sais donc comment soigner les gens de diverses pathologies, que je me défends en duel, que j'adore lire, que j'apprécie les jolies choses.
‹ résidence : dans un petit studio sur le chemin de traverse que le gouvernement a bien voulu me donner pour mon implication de guérisseuse durant la guerre. La demeure des Grimaldi à Herpo Creek ainsi que mon appartement à la Bran Tower avaient été saisis. Je dispose toujours d'une résidence secondaire et tertiaire à Brighton (maison d'été) et à Florence (terres italiennes).
‹ patronus : un lapin, patronus de Thomas
‹ épouvantard : un entassement de corps, celui de mes enfants et des êtres qui me sont chers.
‹ risèd : ma famille heureuse et recomposée.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t1958-anna-loooove-me
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Bienvenuuuuuue ! Te voilà enfin ! kr kr kr
Il nous faudra un lien avec ma petite Emily huug
En attendant, bon courage pour ta fiche ! J'ai hâte de tout lire !

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    i'm always gonna love you
    How would you feel, if I told you I loved you? It’s just something that I want to do. I’ll be taking my time, spending my life, falling deeper in love with you. So tell me that you love me too
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HERO • we saved the world
'Kid' T. O'Faoláin
‹ disponibilité : dispo as fuck
‹ inscription : 04/09/2015
‹ messages : 2131
‹ crédits : shiranui
‹ dialogues : 'firebrick' / #B22222
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‹ liens utiles :
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‹ âge : 25
‹ occupation : chasseur de prime, ancien rafleur du gouvernement devenu insurgé contre son gré et aujourd'hui occupé à traquer des criminels de guerre.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1989 et 1996.
‹ baguette : est en aubépine et contient un cheveu de vélane.
‹ gallions (ʛ) : 3957
‹ réputation : j'étais un chien fou dont il fallait se méfier mais que j'ai trouvé ma place, trouvé des gens avec qui travailler, avec qui être utile.
‹ particularité : particulièrement doué pour m'attirer des ennuis.
‹ faits : je suis sarcastique et insolent, que je démarre au quart de tour, que j'ai tendance à utiliser mes poings plutôt que ma baguette... mais il faut aussi savoir que je suis extrêmement loyal et qu'en dépit de ma tête brûlée, je ne laisse personne derrière.
‹ résidence : Après l'asile des aliénés, la planque des terroristes belliqueux et Poudlard, je suis de retour dans un appartement pas très reluisant du chemin de Traverse que j'occupe avec ma petit soeur Darcy, Blaise & Wendy.
‹ patronus : un rottweiler
‹ épouvantard : un fantôme.
‹ risèd : quelqu'un qui râle d'avoir été réveillée, perdue dans les draps défaits d'un lit baigné de soleil, un dimanche matin. Quelqu'un qui râle parce que "merde, pourquoi tu dois bosser le dimanche ? Putain ils se pensent tout permis ces aurors".
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t2948-kid-blurryface#80706
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SPINNET wth tu sais déjà ce que je pense de tes fesses boude
BIENVENUE sur exci, t'as l'air sacrément bien lancée mais si tu as un doute, n'hésite pas à venir trouver quelqu'un du staff, nous sommes là pour ça.
Alicia avec cette tête ceci dit, je dis oui :russe:

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do you ever wonder what we could have been ?
CAN'T PUT NOBODY ELSE ABOVE YOU / feeling used but I'm still missing you and I can't see the end of this, just wanna feel your kiss against my lips. and now all this time is passing by but I still can't seem to tell you why. it hurts me every time I see you, realize how much I need you.
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June Winchester
‹ inscription : 13/02/2014
‹ messages : 2868
‹ crédits : moi et ma signature à crackle bones.
‹ dialogues : lightblue
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‹ liens utiles : présentation - reaghan - ronald - daphne - mood - lyanna - lorcàn - remus
‹ âge : trente ans. (01/06/1974)
‹ occupation : à la renaissance du phénix, je n'ai pas de métier (la faute au gouvernement qui estime que les loups-garous sont trop dangereux pour avoir un métier).
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1984 et juin 1991.
‹ baguette : Elle est en bois d'ébène avec une plume de phénix à l'intérieur et mesurant vingt-quatre centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 5788
‹ réputation : À Poudlard et jusqu'à sa morsure, on la connaissait parce qu'elle ne ressentait pas la douleur et qu'elle passait plus de temps à l'infirmerie pour vérifier qu'elle ne s'était pas fait mal qu'en cours. Elle a été joueuse de Quidditch aussi et pas une mauvaise. C'est un sport qu'elle a toujours adoré et qu'elle aurait bien continué par la suite. Puis après sa morsure, sa maladie s'est guérie grâce (ou à cause du) au gène loup-garou et on a fini par l'oublier. Puis après elle a été recherchée parce qu'elle a fait partie de l'Ordre du Phénix puis des insurgés. On l'a connu comme étant le rebut de Severus Snape. Puis de nouveau une insurgée. Puis héros de guerre, mais un héros qu'on remercie par un simple sourire et une petite somme d'argent, pas un héros qui mérite l'Ordre de Merlin. Vous comprenez, elle n'est pas normale. L'Ordre de Merlin, June s'en moque, mais elle ne supporte pas le snobisme de ce gouvernement qui se veut tolérant. Depuis la fin de la guerre, June se renfonce dans l'anonymat et ça lui va très bien.
‹ particularité : Loup-garou. Totalement. Elle a été mordue par Claevis, un membre de la meute de Thurisaz en 1995. La cicatrice est toujours visible et bien brillante sur son flanc gauche. Le gène lui a permis de guérir de sa maladie d'insensibilité congénitale à la douleur, mais il lui a fait perdre son boulot d'Auror aussi.
‹ faits : uc
‹ résidence : à storm's end.
‹ patronus : un renard roux
‹ épouvantard : le feu.
‹ risèd : Teddy avec Dora et Remus. Et puis elle avec Elijah et leurs enfants. Des enfants qui ne souffrent pas du gène du loup-garou.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6908-june-shadow-of-the-colossus
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J'aime beaucoup ton début de fiche trognon et j'approuve le choix de personnage :russe: bienvenuuue sur exci et bon courage pour la rédaction de ta fiche brille j'espère que tu vas bien t'amuser parmi nous minikr

• • •

she wolf but i can't compete with the she-wolf, who has brought me to my knees. what do you see in those yellow eyes? 'cause i'm falling to pieces.
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HERO • we saved the world
Matteo Grimaldi
‹ inscription : 04/10/2015
‹ messages : 953
‹ crédits : odistole.
‹ dialogues : #749585
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‹ liens utiles :
‹ âge : trente
‹ occupation : tisseur de mots, journaliste, coureur de monde. à la dérive.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : était en bois d'érable, relativement flexible, mesurait 26,8 cm et contenait un coeur de phoenix.Désormais brisée, j'ai hérité d'une baguette récupérée sur le cadavre d'un mangemort: bois de noyer noir, 32 cm, coeur inconnu, et absolument pas faite pour moi.
‹ gallions (ʛ) : 2231
‹ réputation : j'ai l'air de regretter la fin de cette guerre, que ce qui secoue ce monde nouveau paraît me révolter bien plus que les atrocités commises par le précédent gouvernement, que je suis un piètre journaliste et écrivain qui tente de percer dans un milieu qui n'a jamais voulu de lui.
‹ particularité : en plein flou.
‹ faits : j'ai soutenu la rébellion, bien que je n'ai quitté ma vie que sur le tard pour aller les retrouver, au détour de la création de la Renaissance du Phoenix ; que beaucoup n'ont pas cru à mon implication, du fait de ma naissance surtout ; que j'ai une tendance fâcheuse à commencer des choses et à ne pas les terminer ; que ma plus grande ambition est d'enfin publier un livre ; que ma fiancée est en fuite et que je n'ai aucune idée de si je la reverrai morte ou vive, offerte aux bons soins des Détraqueurs ; que la nouvelle société me répugne presque autant que la précédente, voir plus ; que je ferai sûrement tout pour ma soeur.
‹ résidence : dans le loft de la Bran Tower ou Eirene et moi vivions avant que tout ne vole en éclat. J'ai réussi à garder l'appartement par je ne sais pas quel miracle, il sert aujourd'hui à ma soeur et à mon beau-frère, Elias, parfois. En vérité je n'y suis pas souvent, je fuis l'endroit.
‹ patronus : une méduse géante
‹ épouvantard : un grand feu, l'anéantissement total de ma famille, rester seul au milieu des cendres
‹ risèd : Eirene se tenant à mes côtés, aussi heureuse qu'elle l'était à nos débuts, lorsque nous étions encore pleins de promesses et de projets fabuleux avant que tout ne soit jeté aux flammes.
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Tu sais déjà tout le bien que je pense de toi ! yeah
Bienvenue chez toi la belle kr bon courage pour la suite de la rédaction

• • •


Que naissent, du tissu de notre rêve, des splendeurs énigmatiques et des ombres conquérantes, qu'un incendie total engloutisse ce monde et que ses flammes provoquent des voluptés crépusculaires, aussi compliquées que la mort et fascinantes comme le néant.
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J'aime le début de fiche hehe bon courage pour la suite et bienvenue kr
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