sujet; HERMIONE ⊹ may the bridges I have burned light my way back home

WIZARD • always the first casuality
Amara Bataglia
Amara Bataglia
‹ disponibilité : 100% dispo
‹ inscription : 25/10/2015
‹ messages : 2024
‹ crédits : avatar : balaclava / signature : ucey
‹ dialogues : #DB7093 / palevioletred
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‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : 17 ans
‹ occupation : membre des little jinx ♡
‹ maison : beauxbâtons alumn
‹ scolarité : 1993 / 2004
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne
‹ gallions (ʛ) : 3879
‹ réputation : surnommée Baby Spice, elle est la plus jeune membre des Little Jinx et elle on dit d'Amara qu'elle est aussi adorable que touchante.
‹ particularité : championne toute catégorie du gobage de dragées surprises
‹ faits : elle parle avec un accent français, tombe souvent, est scotchée à son pow, gère secrètement un MSN dédié aux memes.
‹ résidence : /
‹ patronus : non-corporel la plupart du temps, écureuil autrement.
‹ épouvantard : les cafards et la haine, accessoirement.
‹ risèd : une paix stable et durable, du bonheur pour tout le monde.
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Hermione Jean Granger My heart's a hieroglyph, it talks in tongues,
ten thousand voices fill my broken lungs.
❝ We're running in circles again ❞PHOENIX ; PV

☇ pseudo complet & surnom(s) ; Elle porte en elle la fureur de cent guerres et les conséquences de mille mythes. Il y a, sur ses épaules, le poids de la malédiction apportée par les odieux péchés des Atrides. Hermione boudée par le sort et mise à mal par les dieux, Hermione portant en son sein la fureur de Ménélas sous l'apparente douceur d'Hélène... Hermione Jean Granger, le nom est placardé, murmuré. Si pour la résistance, elle est Otter - la loutre, trompeuse de candeur sans-doute - elle est, pour le reste du monde, simplement recherchée. Une indésirable, dangereuse. Une tête mise à prix, la troisième sur la liste, un rouage à bloquer pour arrêter Potter, pour abattre la rébellion en plein vol.
☇ naissance ; 19 Septembre 1979 ; Canterbury dans le Kent, Angleterre. Née sous le signe de la vierge, elle en porte tous les attributs, de la soif de connaissance à l'entêtement, en passant par le désir absolu de justice.
☇ ascendance; Des origines moldues pour la Sang-de-bourbe. L'injure résonne encore, non pas marquée au fer blanc sur sa chair encore innocente mais bien gravée, profondément, par la lame vicieuse de Bellatrix Lestrange. La société tout entière la considère comme impure, impie même et la cicatrice sur son bras est un rappel constant.
☇ métier ; Ses plans, son ambition et ses velléités d'altruisme au sein du monde magique ont été fauchées par la guerre. Son seul métier, aujourd'hui, est de survivre. Indésirable recherchée n°3, elle est sur la kill-list du gouvernement et ne le sait que trop bien. Loin de vivre recluse, cependant, elle participe à l'effort de guerre et cherche activement une solution définitive pour mettre fin au carnage.
☇ camp ; Puisqu'ici il n'y a qu'au combat qu'on est libre... Absolument du côté de la rébellion, en dépit du danger et de l'épuisement qui s'installe, Hermione n'aura de cesse de se battre pour ses convictions, pour une égalité et une paix qu'on pourrait qualifier d'utopistes mais en lesquelles elle veut croire.
☇ réputation ; Autrefois simple je-sais-tout insupportable pour certains, on parle aujourd'hui d'elle comme étant une voleuse de magie. Assurément, elle ne peut être la sorcière la plus brillante de sa génération, pas avec ce sang...
☇ état civil ; Célibataire. Si la menace de la guerre a provoqué des unions urgentes, son arrivée a eu raison de sa relation déjà compliquée avec Ron.
☇ rang social ; Insurgée activement recherchée.
☇ baguette ; Longue d'un peu plus de vingt-sept centimètres, la baguette d'Hermione est en bois de vigne et contient un morceau de coeur de dragon.
☇ épouvantard ; Il ne se passe pas un jour où Hermione n'en vient pas à regretter la naïveté presque touchante de son ancien épouvantard. Autrefois, en effet, la sombre créature prenait la forme du professeur McGonagall - et ce souvenir en lui même est suffisamment cuisant pour qu'elle ne regrette pas des temps plus simples - lui annonçant qu'elle avait échoué à tous ses examens... Aujourd'hui, s'il représente toujours un échec, il s'agit plutôt du corps sans vie de Luna, énième victime de cette guerre qui ne se termine pas, celle de trop sans doute pour la conscience et les nerfs de la jeune femme. L'épouvantard pourrait être d'autant plus virulent que les images ne seraient pas des fragments de son imagination : elle a, après tout, cru être confrontée au cadavre glacé de son amie et le souvenir atroce est à jamais incrusté en elle.
☇ risèd ; Elle souhaite, sans gloire et sans laurier, voir la folie despotique prendre fin. Hermione rêve de démocratie, d'égalité, de sécurité pour tous.
☇ patronus ; Lorsque conjuré, il prend la forme corporelle d'une loutre. Le patronus est lourd de sens et impressionnant d'exactitude. En effet, placé sur un totem l'animal représente, pour les chamans, une dualité intéressante et des choix contradictoires. Entre désir de vivre sans contrainte et besoin de survivre à tout prix, entre individualisme et nécessité d'acceptation par les pairs. La loutre représente une volonté d'améliorer le monde et une énergie mise au service d'un bien collectif. Loin d'être une simple peluche, cependant, c'est également un animal connu pour sa férocité et ses travers parfois sanglants. Cette force un peu crue est souvent sous-estimée, voire négligée et balayée d'un revers de main. On aime attribuer une bonté inhérente à la loutre, oubliant sa dualité.
☇ particularités ; Aucune particularité n'est référencée dans les registres du gouvernement.
☇ animaux ; C'est Mrs Figg, la vieille voisine cracmolle des Dursley, crazy cat lady, qui s'occupe de Pattenrond depuis que la chasse aux Horcruxes a commencé. Techniquement, Hermione est encore la propriétaire du félin, ceci dit.
☇ miroir ; jumeau à celui de Luna et indéniablement lié au fragment que possède Draco Malfoy, le miroir d'Hermione est un losange aux reflets bleus.
☇ Avis sur la situation actuelle ;
Si vis pacem, para bellum ; Ils n'étaient pas prêts. Ils n'avaient pas vu venir l'horreur, l'ampleur absolue des dégâts. Oh, ils en avaient cauchemardé, mais ça ne change rien au fait qu'ils n'étaient pas prêt et ce malgré la ferveur de leurs rêves, de leurs espoirs. Hermione est la troisième indésirable recherchée, sur ses épaules reposent des responsabilités qui ne vont en rien avec son jeune âge, avec son manque d'expérience et pourtant, c'est dans ce monde si cruel qu'elle doit avancer. Les rebuts étaient déjà une abomination pour cette jeune femme qui le sort des Elfes de Maison avait su toucher des années plus tôt. Les exécutions, elles, ont tout bonnement été horrifiques. Comme chaque camarade tombé au combat, comme chaque innocent secoué par le drame. La résistance résiste, endure, refuse de courber l'échine mais alors que les rangs s'amenuisent et les mois s'égrainent, c'est l'impression de pouvoir encore saisir un idéal de paix qui s'étiole un peu plus chaque jours. La pureté du sang est une folie, une idéologie dangereuse qui causera la perte de toute la communauté sorcière. La haine, la violence, la peur, ce pain quotidien détruit la grandeur de la société magique, brise son potentiel et le mal fait à ce monde adoptif qu'elle a si vite su aimer lui brise le coeur.

☇ Infos complémentaires ; Hermione prend des notes, elle tient un journal qui fait office de référence quant à l'état des recherches qu'elle mène avec et pour le trio, mais toutes les entrées ne concernent pas les horcruxes. En effet, de plus en plus, elle y consigne des passages personnels, états d'âme, doutes et secrets qu'elle code, ensorcelant ensuite les pages pour les rendre invisibles dans le petit carnet en cuir qui pourtant devient de plus en plus imposant. Il n'est pas rare de la voir écrire avec une certaine frénésie, un peu isolée. C'est le seul moyen qu'elle a pour mettre de l'ordre dans ses idées, pour s'y retrouver un peu et surtout, pour tenir la distance vis à vis de la pression qui pèse sur ses épaules. Dès qu'elle tombe sur un journal moldu, elle vérifie machinalement la page des nouvelles internationales, guettant un cataclysme en Australie. Ce n'est pas quelque chose dont elle parle et peu de gens remarquent cet intérêt étrange, ce qui est pour le mieux. Elle sait que c'est un peu idiot, naïf peut-être, dans la mesure où elle ne pourrait rien faire si quelque chose se produisait sur le lointain continent mais savoir qu'on ne parle pas du pays où elle a envoyé ses deux parents la conforte dans l'idée qu'elle a fait le bon choix, peu importe le néant provoqué par les sortilèges d'amnésie. Pas de nouvelles, bonne nouvelle ? De ses trois semaines de coma, lors de sa seconde année à Poudlard, elle conserve quelques douleurs articulaires qui refont surface lorsqu'elle est trop tendue, trop stressée. C'est souvent qu'elle frotte machinalement ses phalanges pendant qu'elle réfléchit, cherchant à chasser la sensation provoquée par une brutale pétrification causée par un reflet de Basilic. S'estimant chanceuse quant à toute cette débâcle, ceci dit, elle ne se plaint pas du mal, n'en ayant à vrai dire jamais parlé à personne. Enfant unique, habituée aux discussions d'adultes, elle se retrouve à regretter la frivolité qu'elle n'a jamais réellement su saisir. De manière sporadique, elle se surprend à s'imaginer libre de se préoccuper d'idioties sans réelles importances, rattrapant les années un peu volées par les événements, par les obligations. Cette insouciance, elle imagine de temps en temps, alors presque envieuse de ceux à même de vivre dans une bulle protégée. La jeune femme garde précieusement un petit flacon de potion de sommeil sans rêve, regardant le contenu diminué petit à petit avec une inquiétude grandissante. Sujette à des songes trop intenses depuis quelques temps, elle est particulièrement sensible à un cauchemar récurrent dans lequel elle se retrouve prisonnière d'un immense labyrinthe fait d'allées de bibliothèque, où tous les livres portent des intitulés du genre 'réponses' ; 'espoir' ; 'survie' mais dont absolument toutes les pages sont vierges. Elle devient particulièrement nerveuse lorsqu'elle se retrouve face à une arme blanche. Portant encore les stigmates d'une séance de torture cauchemardesque – puisque orchestrée par Bellatrix Lestrange elle-même – Hermione n'aime pas qu'on lui brandisse un couteau sous le nez et s'avère extrêmement prudente lorsqu'elle manipule une lame argentée. S'il n'est pas rare qu'elle s'emporte et se lance dans un argumentaire animé, elle déteste le fait que sa voix monte dans les aigus lorsqu'elle hausse le ton. Elle a en effet l'impression de perdre tout sérieux, toute crédibilité, trahissant son jeune âge. Longtemps complexée par son apparence, de ses dents trop grandes à ses cheveux trop frisés, Hermione s'est retrouvée, malgré elle, à parfois dénigrer les filles trop jolies ou prenant trop soin de leur apparence. Elle déteste profondément cet aspect assez tordu d'elle-même, surtout lorsqu'elle réalise qu'elle s'est longtemps "rassurée" toute-seule en contemplant la prétendue stupidité de certaines jolies filles. Elle a encore dans l'idée de se battre pour la cause des créatures magiques une fois la guerre terminée. Elle veut de l'égalité pour tous, pas juste pour les sorciers qui, comme elle, viennent de familles non-magiques. Déformation suite à son éducation oblige, elle tique lorsque quelqu'un risque de s'abimer les dents pour, par exemple, ouvrir une bouteille de bierraubeurre sans décapsuleur. A se demander à quoi servent les baguettes. En parlant de bierraubeurre, elle tient très mal l'alcool, tant que c'en est presque risible. Elle a un bon système immunitaire, en dépit de la fatigue, mais quelques gorgées de spiritueux sont assez pour la terrasser. Son perfectionnisme maladif lui coûte souvent cher. Heures de sommeil tronquées, doutes constants, impression de ne jamais en faire assez... Si les gens la tiennent parfois sur un piédestal, personne n'en attend plus d'Hermione qu'elle-même.

❝ Nothing compares to you ❞Deux mots sur l'IRL

Appelez-moi Mary, Whorecrux, Panpan, Neph, Kiddo... oui je m'étale. J'ai 25 ans, je viens du sud-est de la France et j'ai connu le forum via un miracle et ça fait un an que j'le lâche plus. Si tout va bien vous me verrez connecté(e) 7 jours sur 7. Pour les scénarii uniquement : j'ai l'aval du créateur concernant ma fiche [] oui / [] non. Un dernier mot ? j'ai pas du tout la pression, tiens, avec un personnage pareil gaah

Approuvé par le Ministère de la Magie


Dernière édition par Hermione Granger le Mar 30 Aoû 2016 - 10:19, édité 1 fois
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the kids aren't alrightpuisqu'ici, il n'y a qu'au combat qu'on est libre, de ton triste sommeil, je t'en prie, libère-toi. Jeunesse lève-toi.
❝ we were in screaming colors ❞INTRODUCTION ( THE CANON )


PERVENCHE ; sa robe de bal et les corps qui virevoltent sous le plafond enchanté. L'innocence qui se froisse, les premiers émois, les premiers pincements au coeur. Prélude au chaos sentimental, ode bruyante à l'adolescence, aux drames ordinaires, aux larmes chassées d'un revers de main. Vous savez ce qu'on dit : ce n'est pas une fête tant qu'une fille ne se retrouve pas à pleurer à propos d'un garçon. CORAIL ; le gilet qui maigrement tente de réchauffer le froid ineffable qui s'invite et grignote son âme. Absolute Zero, un parfum d'obliviate qui flotte encore dans l'air tandis qu'elle tourne le dos à cette vie d'avant, cette vie qui n'est plus la sienne. Existe-t-on en dehors de l'affection des autres ? Ses pas qui se pressent, ses mains qui s'enfoncent dans les poches du chandail corail pour cacher ses ongles profondément enfoncés dans ses paumes. C'était la seule solution. AMANDE ; la couverture du livre, cuir lisse entre ses doigts d'enfant. Egarée dans les rayonnages d'une librairie fantastique aux possibilités infinies, ses phalanges qui courent sur les dorures de l'ouvrage, suivant les arabesques avec une certaine fascination. L'odeur de savoir, partout autour d'elle, amour facétieux pour les connaissances, besoin maladif de comprendre le monde autour d'elle, candeur dans son regard tendre tandis que ses sourcils se froncent et qu'elle l'écoute avec attention. Il doit avoir son âge mais lui appartient à ce monde, il y est à l'aise. Elle se redresse, veut faire bonne impression, elle ne lâche pas le livre à la couverture amande, pourtant, qu'elle finira par acheter, utilisant sa lettre d'admission à Poudlard comme marque-page. GRIS SOURIS ; les moustaches frétilles et sa main qui tremble tandis qu'elle referme le loquet de la porte. Harry et Ron viennent de partir mais le plan s'est retourné contre elle. Ce polynectar clandestin, pourtant, il fonctionne, elle le sait. Elle s'est appliquée, concentrée, elle a fait de son mieux et les efforts ont payé, jusqu'à ce qu'elle néglige le plus important, l'ingrédient humain. Elle a croisé son reflet dans un miroir usé, au fond des toilettes abandonnées et elle peut encore Mimi qui ricane, cette voix nasillarde qui n'a de cesse de répéter "Kitty, kitty, kitty" pendant qu'Hermione se mord les doigts et hésite à se faire les griffes sur le spectre. INCARDIN ; l'agacement se lit sur son visage. Elle dit qu'elle a envie de vomir, lève les yeux au ciel, fais volte-face, s'éloigne tandis que Lavande roucoule un wonwon qui sonne, au final, comme des ongles sur un tableau noir. Ses joues sont colorées par la colère, par la honte aussi, parce qu'elle n'aime pas cette peste vicieuse qui ronge ses sens lorsqu'elle devient jalouse. Peut-être que la meilleure solution et d'agir comme si elle était juste exaspérée, plutôt que blessée. Peut-être... GRÈGE ; la pierre lissée de la salle des prophéties ressemblent presque à une patinoire sous la lumière des baguettes. Elle peut sentir son coeur battre dans sa gorge tant elle est nerveuse. Un craquement se fait entendre, au loin, alors elle tourne vivement sur ses talons mais elle voit juste l'étendue grège entre les rayonnages... CHOCOLAT ; elle tiens son sac contre elle, l'odeur du cuir neuf peut atteindre ses narines, se mêlant au parfum d'une friandise en forme de batracien qu'un gamin installé en face d'elle avale d'un coup. Elle aurait pu jurer l'avoir vu bouger. Elle cligne des yeux, secoue un peu la tête, force un sourire nerveux et regarde le paysage défilé. Elle est la première en uniforme, trahissant son impatience. Elle est la première, aussi, à tourner la tête lorsque la porte du compartiment s'ouvre. Un garçon au visage rond, plein de détresse, ses grands yeux tristes cherchant de l'aide, se retrouve sous les railleries des autres enfants. Elle fronce le nez, rétorque "don't worry, we'll find your toad, I'll help you" et se lève aussitôt, laissant derrière elle le sac chocolat. BLANC ; les pleures du phœnix résonnent au loin et la gorge de la jeune femme se noue tandis qu'elle observe la sépulture immaculée. Dumbledore est mort, elle n'arrive pas à s'accaparer l'idée, à la faire sienne, à la digérer, à s'en souvenir. Dumbledore est mort. La chute de Cédric l'avait secoué, cette perte là la laisse juste sans voix, mâchoires serrées... Tout ce qu'elle peut faire, c'est fixer le marbre blanc, presque défiante, insolente dans son besoin viscéral de faire quelque chose. COLOMBIN ; l'hématome sur sa cuisse a empiré, vilaine marque violacée de la taille de sa paume mais elle s'en moque, il va bien avec les autres contusions sur sa peau. Autant de preuves que les entrainements sont réels, intenses, qu'elle a du chemin à faire aussi, un défi à relever. Ils s'améliorent, ils deviennent de plus en plus précis et les chutes seront moindre s'ils progressent encore. Armée de Dumbledore est en marche. Quelle idée. Elle vérifie la présence du gallions ensorcelé dans sa poche et un léger sourire effleure ses lèvres. Ils ont un secret, ils tiennent tête à Ombrage, ils progressent. La cohésion s'étend et c'est surement le plus important. OR ; elle compte les tours à défaut de se souvenir de combien de fois elle a utilisé cet artefact durant l'année. La chainette qui la lie à Harry brille dans l'infirmerie et la sensation familière de déjà vu vient grignoter sa conscience. Elle devrait être habituée, depuis le temps, mais non. Comment s'habituer à ça ? C'est la première fois qu'elle se sert du retourneur de temps pour autre chose que ses classes et c'est la première fois qu'elle comprend pleinement les mises en garde. Plus d'un innocent à sauver et trop de responsabilités pour deux gamins de treize ans. ÉCRU ; les morceaux de faïence volent autour d'elle alors que la massue du troll s'abat à quelques centimètres de sa cachette. Elle n'est plus si sûre de vouloir être ici, dans ce château, d'un coup et pourtant... pourtant elle n'est pas seule. Ron et ses commentaires insupportables, Harry qui comprend ce que c'est que de venir du monde moldu et de découvrir la magie... Ils sont là pour elle et soudain tout a un sens, une valeur, elle en vient même à oublier le fait qu'elle n'a jamais réellement connu d'amitié avant eux. ARGENT ; le collier brille contre les cheveux sombre de Katie. Elle ne voit pas l'opale, juste les reflets argentés. Elle ne voit pas l'opale, juste la douleur, la peur aussi. Personne n'aurait pu prévoir ça, n'est-ce pas ? Les dommages collatéraux semblent encore plus en évidence alors qu'un épais manteau de neige recouvre la campagne. Ils ne peuvent voir que ça. Que les reflets argentés du collier ensorcelé et Hermione ne peut pas s'empêcher de s'en vouloir en songeant à tout ce qu'ils ne verront pas venir. BLEU DE PRUSSE ; le sortilège de Dumbledore devait la rendre inconsciente mais elle se souvient de la couleur du fond du lac, des reflets, des mouvements autour d'elle. La nuit, elle peut même entendre les cris des créatures qui nageaient près des 'trophées' de la seconde tâche du tournois. Trophée, elle déteste ce mot, elle déteste l'idée. On la regarde de travers, comment peut-elle être le trophée de Viktor. Elle ? Avec ses cheveux trop épais, ses dents trop en avant ? Trophée, elle hait l'idée de n'être bonne qu'à ça. Un appât, un piège. L'ombre du fond du lac qui l'englobe tandis qu'elle rumine ses complexes. TERRE DE SIENNE ; couché en boule au bout du matelas, le chat jure avec le couvre-lit aux couleurs de Gryffondor. Il est pourtant à sa place et allongée sur le ventre, le nez dans un livre, elle gratte sa tête d'un air absent jusqu'à ce qu'il file comme une flèche. Dans le couloir, elle peut entendre Ron râler et son visage se renfrogne. Est-ce de sa faute si le félin déteste le rouquin ? Il semble le croire, en tout cas, assez pour ruiner un peu plus, chaque jour, leur entente. OR ROSE ; serré contre elle, le sac de perle pèse plus lourd que sa taille ne laisse à penser. Elle s'y accroche comme à une bouée, peut-être parce que sa vie se trouve dedans à présent. Cape, vêtements, livres, tout est fourré là-dedans et à chaque fois qu'elle y ajoute quelque chose, elle doute pendant un instant, presque effrayée à l'idée de ne pas être aussi douée qu'ils veulent tous le faire croire, presque effrayée à l'idée de ne pas s'être assez appliquée. Les perles rendues tièdes roulent un peu contre elle et elle tente de ne pas penser à tout ce qu'elle a du laisser derrière. CARMIN ; le juron gravé jusqu'à sa veine par la vicieuse lame de la folie incarnée. A chaque despote son bouc émissaire, à chaque bataille ses malheureux prisonniers. Mudblood, en dépit de son sang qui coule de la même couleur que celui de son bourreau aux caquètements annihilants. Son souffle qui saute comme un disque rayé, ses yeux trempés d'une angoisse terrifiée, ses hurlements - presque honteux, honteux car faible - qui viennent emplir chaque centimètre carré de l'immense pièce à la gloire décrépie...

❝ r.i.p to our youth ❞Londres & 2002

Elle avançait en silence, baguette à la main, vérifiant une énième fois les sortilèges qui entouraient la planque. Incapable de trouver le sommeil, pas fichue non plus de se concentrer ce soir, alors que le ploc-ploc irrégulier de la pluie attirait plus son attention que les pages jaunies qu'elle devait déchiffrer, Hermione s'était mise en tête de prendre un tour de garde. Un peu plus loin, à l'abri, une tasse fumante, plus eau que thé, l'attendait, délaissée mais faisant le guet près du reste des affaires de la jeune femme. Les autres dormaient, ou complotaient à voix basse, réfugiés sous les tentes et elle, elle avait l'impression de tourner en rond. En soi, il était assez rare qu'elle se retrouve aussi agitée, incapable de fixer son esprit sur un problème à résoudre, un mystère à comprendre. Hermione aimait trouver des solutions, comprendre, se jeter à corps perdu dans le savoir et s'en servir comme d'une arme. Son arme. Combien de fois les livres lui avaient-ils sauvé la vie ? Elle était pourtant distraite, ce soir, son attention était ailleurs, quelque part entre le pavé mouillé de la rue en contrebas et le froid qui s'installait définitivement sur l'Angleterre, annonçant un nouveau chapelet de nuits rudes et désagréables pour les insurgés. Si les Mangemorts ne les attrapaient pas, la météo finirait par s'en charger, les tuant dans leur sommeil agité. Évitant consciencieusement une dalle qu'elle savait bruyante, essayant d'être discrète alors qu'elle arpentait le chemin de garde escarpé – sans doute car ce n'était pas réellement un chemin de garde, juste le rebord d'un toit qu'ils avaient investi – la jeune femme jeta un regard un peu sombre aux passants qui se pressaient sur le Chemin de Traverse. Il ne faisait plus bon y traîner et pourtant, ils semblaient si insouciants. L'espace d'un instant, son regard accrocha les silhouettes entrelacées d'un couple qui titubait, zigzaguait. Éméchés, les deux sorciers riaient sans s'inquiéter du fait que le son risquait de porter. Elle était trop loin pour entendre les mots qu'ils échangeaient mais la simple notion fit tomber un poids dans son estomac tandis qu'ils s'éloignaient, fuyant dans la nuit, dans les ombres un peu trop menaçantes qui peuplaient désormais la rue commerçante. Hermione se souvenait de la première fois où elle s'était retrouvée au milieu des boutiques sorcières, au cœur du quartier magique de Londres. Elle pouvait encore palper son émerveillement d'enfant, souvenir lointain mais vivace, tandis qu'elle découvrait les splendeurs s'offrant à elle. La félicité absolue avait été de courte durée mais elle s'était sentie tellement à sa place en mettant les pieds chez Fleury & Bott, la petite librairie biscornue ayant représenté une porte grande ouverte vers ce monde dont elle ignorait tout à l'époque. Du haut de ces onze ans, elle avait pourtant brièvement goûté aux travers de cette société et aujourd'hui, elle en connaissait toutes les horreurs, toutes les tares. L'épée de Damoclès qui pendait au-dessus de sa tête n'était qu'un rappel quotidien et une voix à peine audible ne cessait de répéter, dans son crâne, la même litanie depuis le début de la guerre. « Vigilance Constante » avait clamé Maugrey, vigilance constante parce qu'en dépit de sa paranoïa, l'auror n'exagérait en rien la cruauté et la violence de ceux qu'il avait passé sa vie à chasser, leur dédiant son faciès – traits qu'Hermione n'avaient connus que déformés – et une partie de sa santé mentale avant de se faire brutalement faucher en les soutenant, en les aidant, en les protégeant.

S'étant vraisemblablement trompé de chemin, le couple revint sur ses pas, passant à nouveau sous le nez de la jeune femme, qui détourna cette fois le regard. Ce luxe, celui que l’Élite s'offrait à présent, cette impunité, elle n'en gardait qu'un goût vague, si faible qu'il en devenait amer par son absence. Ils n'avaient pas le temps pour ça. Elle n'avait pas le temps pour ça, en tout cas. Plongée dans les recherches et rongée par l'impression de ne jamais en faire assez, elle se laissait consumer en refusant à quiconque de toucher aux flammes l'entourant. C'était sa croix, sa bannière, son étendard. Combien de fois avait-elle été traitée de je-sais-tout ? Elle avait cessé de compter des années auparavant mais à présent, son incapacité à savoir alors qu'ils en avaient besoin ne ressemblait ni plus ni moins qu'à un échec cuisant, là pour la narguer... Alors les voir, là, se promener sans souffrir la moindre crainte, la moindre peur, le moindre doute... Une jalousie, empoisonnée au plomb, fila dans ses veines, son sang ne faisant qu'un tour, prenant brièvement le dessus sur son corps fatigué, courbaturé. Elle enviait la frivolité, la sécurité aussi. Ne savaient-ils pas que cette rue était à présent mal famée ? Ils étaient si libres qu'ils n'en avaient rien à faire, gaspillant sans vergogne leur précieux confort, prenant des risques inconsidérés. Trop près du bord, immobile à présent, elle se retrouva à maudire l’Élite. Ils dormaient au chaud dans des lits confortables et propres, mangeaient à leur faim et pouvaient respirer pleinement sans qu'une douleur lancinante ne leur barde les côtes. Trop de privilèges qui ne tenaient que sur la souffrance d'autres. D'abord les elfes de maisons, puis les rebuts et à présent le petit peuple croulant sous les taxes et les impôts. Ils paradaient, se pavanaient, sans mérite et sans talent, abusant de la situation... Et puis son esprit l'entraîna jusqu'au corps mutilé de la Carrow - fabrication macabre de son esprit, jusqu'à Ron - réalité bien tangible - puis jusqu'au deuil. Par Merlin, était-elle assez odieuse pour s'être réjoui de la mort de la jeune femme, pendant un instant, avant que sa conscience et son bon sens ne reprennent le dessus, chassant bien loin la bassesse amenée par son ressentiment cruel ? C'était sans doute sa pénitence, sa punition : cauchemardesques projections d'un corps qu'elle n'avait pas vu et dont elle devinait simplement l'état, un corps froid qui lacérait ce qu'il restait de Ron.

Secouant la tête, elle bougea de son perchoir, avançant à nouveau en faisant attention à rester aussi silencieuse que possible. Le souffle court, n'aimant pas l'altitude en dépit des années passées dans la tour de Gryffondor, elle fit volte-face pour ignorer le vide et jeter un regard critique sur le campement de fortune. Ils n'allaient pas pouvoir rester là. En dehors du danger, l'hiver allait apporter son lot d'averses et bientôt, de larges flaques finiraient par se former, puis geler, rendant les lieux impraticables et encore plus insalubres. Évidemment, ils étaient près de tout, mais cela signifiait aussi qu'ils étaient près des ennuis, trop pour les cerveaux prolifiques de certains audacieux en mal d'action, d'avancement. A l'évidence, elle ne pouvait pas se concentrer sur les tâches qui lui étaient propres si elle devait constamment chercher les insurgés susceptibles d'entamer quelques élans suicidaires et spontanés.

Elle avait aussi besoin de place. Besoin de pouvoir s'isoler. Besoin d'être seule et loin des regards insistants. Ils la jugeaient, tous, de ne pas soutenir Ron comme il le fallait, de ne pas être assez efficace, de perdre du temps. Ils avaient tous perdu quelqu'un et elle... Elle avait l'impression de ne pas mériter un moment de relâchement, de vulnérabilité – non pas qu'elle soit, à vrai dire, capable de se laisser aller devant les gens mais c'était justement là tout le problème, elle avait besoin d'espace pour ça, pour faire comme les oiseaux et se cacher pour mourir, au sens figuré. Avait-elle le droit d'être en deuil ? Elle pouvait pleurer Luna qui, merci Merlin, était encore en vie, elle pouvait faire semblant... mais en dehors de ça, elle ne pouvait pas y prétendre. Ses parents étaient en sécurité, loin sur un autre continent et ce qu'on attendait d'elle, d'eux, d'Harry surtout, était bien plus gros que toute la peine qu'elle pouvait ressentir envers le sort réservé au professeur McGonagall... Secouant la tête, la jeune femme serra les dents et, mordant l'intérieur de sa joue, elle jura mentalement, déjà en train de traverser les installations précaires pour rejoindre ses maigres quartiers.

C'était exactement pour ça qu'elle ne pouvait pas s'arrêter. Parce que trop vite, trop fort, son cerveau jamais rassasié montrait ses recoins les plus sombres. Elle ne pouvait pas stagner, elle ne pouvait pas se perdre dans ce dédale sombre. Arrivant à ses affaires, elle manqua de renverser la tasse d'eau à présent tiédasse sur son journal et sauva le précieux carnet d'un geste vif, allant pour la énième fois vérifier une piste qui lui posait problème et qu'elle refusait d'abandonner.

❝ I shall live to regret thee ❞ROMAN EMPIRE & 1ST CENTURY

« Où est-ce qu’ils l’emmènent ? »

C’est la troisième fois que tu poses la question. C’est la troisième fois qu’on t’ignore. Tu te presses entre les prêtresses qui observent, depuis les marches du temple, les gardes en train d’emmener le jeune homme au loin. Elles te respectaient, avant mais à présent elles te regardent de travers. Tu peux sentir le jugement qu’elles abattent sur toi, sur cet honneur qu’elles pensent à présent bafoué. Tu étais la plus fervente, la plus assidue des élèves, la première levée, celle dont la nuque était toujours la plus courbée sous le poids de la pieuse prière. Tu es tombée de ce piédestal lorsqu’il t’a enlevé. Ses cheveux blonds brillent au soleil comme les plaques lustrées des armures et tu repenses aux champs baignés d’or tandis qu’il s’éloignait de la ville, t’emportant avec lui. « Où est-ce qu’ils l’emmènent ? » répètes-tu à nouveau, saisissant une camarade aux épaules et la secouant un peu. « Sur la place, elles ont demandé sa tête, elles étaient si soulagées de te voir revenir… » Souffle-t-elle, calme, humble, douce. Comment peut-elle être calme quand on va prendre la vie d’un homme ? Ta gorge se serre un peu, tu déglutis, tu le suis du regard, attendant qu’il se retourne, se débatte. Tu es revenue, obéissante et sage mais à présent, alors que tu les vois en train de l’entrainer au loin sans délicatesse, du regret au gout de plomb tapisse ta bouche. Elles doivent le voir, elles doivent voir les larmes étranges qui montent à tes yeux. Il t’a enlevé, il voulait ton attention, ton amour, ces mêmes choses que tu as pourtant juré de donner à la déesse… Il ne voulait pas te salir, pourtant, il ne t’a pas fait de mal, tu as juste découvert un bout du monde. Les falaises, les embruns, tes bras autour de sa taille pour ne pas tomber de sa monture. Après des semaines à te regarder, il t’a fait sortir d’ici sans te demander ton avis et voilà qu’en échangeant un dernier regard, tu réalises pleinement.

Il va mourir par ta faute. Il va mourir parce que tu es revenue. Il va mourir parce qu’il t’aimait, te voulait, parce que c’était plus grand que le respect qu’il avait pour la maîtresse ultime des lieux. Une ainée se rapproche, elle te prend par le bras, elle te fait reculer du parvis et t’entraines à l’intérieur, loin de la chaleur affolante qui inonde la pierre blanche du temple. « Il faut l’oublier, à présent » siffle-t-elle, mais il y a des reproches dans sa voix. Surement te juge-t-elle responsable. Et responsable, tu l’es. Un homme va mourir à cause de toi.

L’odeur du cuir hante encore tes narines, comme celle du soleil sur sa peau. Ta gorge est si serrée que tu as l’impression qu’on te retire toute envie de parler, toute capacité à le faire. Tu baisses la tête un instant. « Allons, une fois le soleil couché, il ne sera plus et tout redeviendra comme avant » ajoute l’ainée, dure, sévère, ses lèvres pincées l’une contre l’autre. Tu jettes un coup d’œil vers l’atrium, tu cherches la lumière du jour mais le soleil a déjà dépassé le toit, il ne lui reste que quelques heures, à peine. « Du moins presque » termine-t-elle avec un sourire cette fois. « Nous nous sommes concertées, tu ne peux plus servir la déesse publiquement, il faudra que tu restes en pénitence… » Les explications se perdent et à nouveau, on te prend par le bras.



On te jette dans la petite pièce qui te servait de chambre. Il n’y a plus que le strict minimum et le loquet se tourne avec un bruit d’infini, de définitif. Son regard te hante. Sa voix. Ses gestes. La fièvre dans son regard et la façon dont ses simples iris pouvaient te faire rougir. Ta voix se meurt alors que le soleil se couche, alors que tu pries en silence pour une dernière requête de la part de cette mère que tu as déçu par mégarde, en te laissant embrasser, en ne fuyant pas plus tôt. « Qu’il ne souffre pas, que son péril soit bref, je vous en supplie » chuchotes-tu, inaudible, articulant à peine. Tes derniers mots tandis que d’un revers de main, essuyant une larme, tu scelles ton triste destin : porter le deuil d’un homme que tu as tué tandis qu’il te tendait son cœur.

❝ I'm a goner,
somebody catch my breath ❞
LONDRES & 2002

« Whatever you’re thinking, it’s probably way too risky » Levant les yeux au ciel, Hermione referma le carnet dans lequel elle avait été en train de consigner quelques notes devenues gribouillages désordonnés. Elle soupira, tournant la tête vers Percy Weasley dont la voix familière venait de rompre sa tranquillité. Il y avait toujours quelqu’un pour venir la voir lorsqu’elle cherchait à s’isoler mais à vrai dire, cette fois, elle n’était pas agacée, probablement parce que Percy avait raison. Le troisième enfant de la grande fratrie était surement le plus raisonnable mais également celui qui pouvait le plus facilement deviner les détours tortueux que pouvaient prendre un cerveau tournant à plein régime. Studieux, sérieux, il n’avait jamais traité Hermione de je-sais-tout mais la regardait avec une certaine compréhension… et cette compréhension venait avec quelques doutes quant aux plans que pouvait monter la jeune femme, de plus en plus désespérée quant à une potentielle solution, quant à des résultats visibles. « You don’t even know what I’m thinking about » rétorqua-t-elle, rangeant le crayon à papier trouvé dans une maison abandonnée quelques jours plus tôt. « I don’t. But I can guess. You want to do something and you’re growing restless… I heard you punched Malfoy, once, in that state, so I don’t know what you’re thinking about but I know you’re not rational or careful when you get there. »

Presque aussitôt, Hermione fronça les sourcils, jetant un regard sombre au jeune homme. Pourquoi diable, avec tout ce qui avait pu se passer au sein de la famille Weasley, Ron s’était-il amusé à mettre Percy au fait de cette anecdote ? « He probably deserved it, though… » ajouta Percy et Hermione haussa les épaules. L’avait-il mérité ? Oui. L’aurait-elle refait présentement ? Elle n’en était pas certaine, Draco s’était avéré utile en dépit du fait qu’elle ne pouvait pas lui faire confiance. Etait-elle parfois redoutable, un peu brusque et impatiente ? Elle préférait ne même pas y songer, un peu effrayée de découvrir qui elle était réellement lorsqu’elle ne réfléchissait pas. « I need a time turner » souffla-t-elle en guise de réponse. « I looked for one when we got into the ministry, but I got sidetracked. I need a time turner » répéta-t-elle, non pas parce qu’elle pensait que Percy n’avait pas compris la première fois mais parce qu’elle faisait tourner dans son crâne les différentes informations et ne voyait pas d’autre issue que celle-ci. « Didn’t you have one, back in the days ? » demanda-t-il, curieux, faisant tourner entre ses doigts une baguette. La sienne ? Une empruntée ? Elle avait oublié ce genre de détail, pas fichue de se souvenir de ce qu’il avait utilisé avant la guerre. De quelques années son ainé, Percy n’avait jamais réellement été dans les parages, pour être honnête. Il restait pourtant, d’une façon étrange, une sorte de figure d’autorité. Sans doute le rôle de préfet qu’il avait occupé lorsqu’elle avait rejoint Poudlard. En dépit de tout, elle n’arrivait pas se détacher totalement de la hiérarchie. Songeant d’ailleurs aux couloirs austères mais tant aimés de l’école de sorcellerie, elle commença à répondre : « No, gave it back to Mc… » avant de s’arrêter net, ses doigts se serrant autour du petit carnet dans lequel elle consignait ses recherches, sa vie et tout ce qu’elle avait besoin de sortir de son crâne. « You’re probably right, breaking into Borgin and Burkes might be too dangerous but damnit… » elle marqua une pause et Percy termina la phrase : « You need a time turner. What for ? » et la question résonna un peu trop fort dans le crâne de la jeune femme.

Au cas où Voldemort récupère ses horcruxes. Au cas où Harry meurt. Au cas où… « In case we fuck up. » répondit-elle simplement, n’ayant pas l’impression de mentir. L’idée d’une sécurité, même aussi instable qu’un retourneur de temps, était tout bonnement jouissive dans l’incertitude générale qui caractérisait à présent chaque minute de leurs existences. « In case we fuck up again, I mean » se corrigea-t-elle, consciente des ratés monstrueux qu’ils avaient pu essuyer, des pertes, de la douleur, du deuil omniprésent. « So yeah, I’m trying to figure out something… » reprit-elle, ouvrant le carnet et cherchant une page spécifique « There’s this guy, he might have one, or know how to make one but everytime I try to justify looking for him I… » commença-t-elle et rapidement, elle se fit interrompre : « You get stuck with the idea that you’re losing everybody’s time and should be helping more than you already do. » murmura Percy, sans la regarder, haussant à son tour les épaules. « Nobody’s blaming you or thinking you're lazy, you know that right ? » demanda l’ancien préfet, les yeux rivés sur un objet non identifié. « That’s where your wrong » répondit Hermione en essayant de donner l’impression de s’en moquer. « I’m not always the best with people but I’m not stupid. They think I’m wasting time, not doing enough, too young to be trusted and I mean with Ron running off doing Merlin knows what and risking is life… » Percy la coupa aussitôt « People don’t compare you to my brother » mais elle rétorqua presque aussi vite « No but they blame me for his recklessness » et un silence s’installa pendant quelques instants.

« Do they, really ? » demanda-t-il finalement et baissant la tête, laissant ses doigts glissés sur ses notes, ses croquis, ses remarques qui maculaient les pages du carnet usé, elle souffla : « I don’t know. I think they do. Like… if I was his, or something, he might not do stupid things but it’s more complicated than that, isn’t it ? » Elle ne tenait pas spécialement à parler de sa relation avec Ron, à vrai dire elle n’y tenait pas du tout et pour être honnête, il n’y avait plus vraiment de relation. Elle s’acharnait juste à entretenir un semblant d’amitié sur les ruines d’une tentative avortée par la guerre. Elle soupira sans même s’en rendre compte, tandis que Percy répondait : « Oh trust me, he wouldn’t be less stupid. And if he were, people would say you’re making him soft. Don’t stress about that, you’ve got enough on your plate. » Elle hocha la tête et alla appuyer sur ses tempes, essayant de les masser pour se détendre un peu, espérant attirer une envie de dormir qui ne découlerait pas d’un épuisement absolu, cette fois. Les rêves étaient toujours pire lorsqu’elle tombait d’épuisement, ses barrières s’effondrant et la potion de sommeil sans rêve commençant à manquer. « By Merlin, I need that freaking time turner, I need one thing to be sure… »

Comprenant sans doute qu’elle avait besoin d’un peu d’espace pour se concentrer, Percy – qui s’était installé pour discuter – se redressa et se contenta de lancer « Don’t ruin that brain of yours, we need it », lui lançant ensuite un sourire et s’éclipsant tandis qu’elle inspirait profondément et pliant l’échine en reprenant ses notes. Funestar. Funestar. Elle avait besoin de trouver Funestar. A défaut de pouvoir briser la vitrine de Barjow et Burke pour aller fouiller le stock d’artefacts magiques, elle avait besoin de l’employé – ancien employé ? Elle ne savait même pas – du Département des Mystères dont le nom restait collé à sa matière grise depuis l’infiltration au Ministère. Funestar. Retourneur de Temps. In case we fuck up again.



Dernière édition par Hermione Granger le Mar 30 Aoû 2016 - 10:29, édité 11 fois
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‹ gallions (ʛ) : 3879
‹ réputation : surnommée Baby Spice, elle est la plus jeune membre des Little Jinx et elle on dit d'Amara qu'elle est aussi adorable que touchante.
‹ particularité : championne toute catégorie du gobage de dragées surprises
‹ faits : elle parle avec un accent français, tombe souvent, est scotchée à son pow, gère secrètement un MSN dédié aux memes.
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‹ patronus : non-corporel la plupart du temps, écureuil autrement.
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‹ risèd : une paix stable et durable, du bonheur pour tout le monde.
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Sa cheville la lançait. Elle l'avait tordu en s'élançant un peu trop vite dans la ravine, son pied s'accrochant malencontreusement à une racine protubérante tandis qu'elle se pressait dans la pénombre. Loin de la ville, elle n'avait pu se fier qu'aux reflets argentés de la lune pour s'orienter. Luna. Son cœur battait à tout rompre, chaque pulsation lui faisant sentir à quel point son corps était fatigué, à quel point sa chair en avait assez. Il n'était pas question de s'arrêter, pourtant. Elle ne pouvait pas être loin de l'endroit que Malfoy avait indiqué. Le petit prince ne s'était pas foulé et même si elle ne s'était pas attendue à autre chose, elle pestait quand même contre lui, marmonnant diverses élucubrations tandis qu'elle regardait frénétiquement, maladivement par-dessus son épaule pour s'assurer qu'elle était seule. Assurément, il n'aurait pu oser lui tendre un piège, pas vrai ? Difficilement, elle avala sa salive, le souffle rendu court par la marche énergique et hasardeuse, et puis elle accéléra le pas. Luna.

Elle avait un poids au creux du ventre, le genre de lest capable de garder un corps sous l'eau, loin de la surface, loin de l'air. Dire qu'elle pouvait respirer profondément sans avoir l'impression de se noyer aurait été un odieux mensonge. La sensation était familière, pourtant et enveloppée dans la nuit, elle avait l'impression d'être à nouveau plongée dans les eaux sombres du Lac Noir, balancée à la flotte au bon gré des envies d'un garçon. Il y avait là assez pour l'agacer, mais elle continua à avancer, parce qu'elle n'avait pas le choix, parce qu'elle ne pouvait pas se permettre de penser à Viktor, parce qu'elle ne pouvait pas établir de comparaison logique, de raisonnement qui allait l'aider à mettre de l'ordre dans tout ça. En temps normal, elle peinait déjà mais alors qu'elle se dépêchait, avançant comme une ombre claudicante, c'était encore pire.

Sa cheville la lançait et la chute – glissade à vrai dire – suivante n'arrangea rien. Soudaine, imprévue, peu gracieuse. Elle pu sentir son pied filer tandis qu'une motte de terre lâchait sous sa chaussure et tant bien que mal, Hermione chercha à se rattraper sans pour autant lâcher sa baguette. Foutu Malfoy. Elle n'avait pas réalisé le ravin qui l'attendait et pendant presque deux secondes – une éternité – elle se retrouva impuissante, traînant dans une boue malodorante qu'avaient laissé les dernières pluies, abondantes au possible... Et puis plus rien. Plus un bruit, plus un mouvement, immobile dans la gadoue elle inspira profondément, cherchant à retrouver ses esprits. Elle ne pouvait pas être loin. Combien de fois, au cours des dernières heures, avait-elle vérifié les renseignements distillés par le jeune Mangemort ? Non, elle ne pouvait pas être loin. Luna ne pouvait pas être loin. Se redressant de son mieux en poussant sur ses bras, une de ses mains ripant dans la terre trempée et devenue gluante, elle se retrouva assise, murmurant alors un « Lumos » qu'elle regretta immédiatement.

Le mot s'échappait à peine de ses lèvres gercées, la lumière s'écoulait à peine de sa baguette que déjà, l'horreur se peignait sur son visage, tordant son ventre, nouant sa gorge. Elle manqua de plaquer sa main libre mais sale devant son visage, les yeux écarquillés, une envie de hurler lui prenant la poitrine. C'était l'image de trop, celle qui n'allait jamais partir. Des corps enchevêtrés, partout, des bras tordus, des jambes brisées. Les angles étaient grotesques et tandis que la lumière blafarde et tremblotante baignait la scène immonde, Hermione se releva vivement, voulant s'éloigner de tout ça, ne voulant plus les toucher, ne voulant plus les voir. Un vacarme incommensurable se fracassait sans répit dans son crane, dans le néant glacé que venait de révéler la découverte. Des cadavres, partout des cadavres, une fosse pleine... Une fosse commune. Elle hoqueta, trop secouée pour faire quoi que ce soit d'autre, pour que la moindre émotion ne s'échappe... Elle n'était qu'horreur, dégoût. L'envie de vomir ne se fit que plus forte lorsqu'en balayant du faisceaux lumineux les corps les plus proches, elle remarqua le jeune âge, l'absence de blessure apparente, le regard vitreux. Cédric. Elle ferma les yeux, fort, à s'en briser les paupières, murmurant pour elle même, souffle inaudible « Wake up, wake up... » mais lorsqu'elle les rouvrit, ils étaient encore là, les macchabées, les silencieux, les tués par une magie suprématiste... Lorsqu'elle rouvrit les yeux, tout devint très vite pire, à vrai dire.

A quelques mètres d'elle, un peu plus loin dans la fosse qu'on ne s'était pas donné la peine de refermer, sûrement parce qu'elle n'était pas pleine, encore, une épaisse tignasse blonde, maculée de terre, s'étendait comme le drapeau en berne d'un espoir un peu fou. Hermione eu l'impression qu'on venait de lui balancer un poing dans le ventre, un autre dans la trachée. Luna. Elle se précipita, refusant de fermer les yeux de peur de tomber mais incapable de regarder ceux qu'elle écrasait. Luna, allongée là, sans vie, sans pouls, sans respiration. Luna, abandonnée dans le froid, dernière jetée sur la pile de cadavre et la promesse de Malfoy. Luna, monnaie d'échange, mission échouée, corps brisé et le poids du monde s'abattant soudain sur les épaules fatiguées et voûtées de la préfète déchue. Encore, elle s'accrochait à sa baguette, encore elle cherchait de l'air et pourtant, sa main libre secouait Luna, des suppliques lui échappant. « Don't be dead... Don't be dead... » sifflait-elle, ayant l'impression que ses poumons s'affaissaient sur eux même « You can't die on me, I can't have failed you, I... » Et dans la litanie incessante, dans les plaidoiries, à tous les maudire, à tous les haïr alors qu'enfin des larmes rageuses mais terrifiées montaient à ses yeux, elle manqua de saisir les bruits autour d'elle, la sensation de ne pas être seule.

Une main décharnée aux mouvements presque mécaniques se referma sur sa cheville blessée et la tira brusquement en arrière, l'entraînant dans les entrailles morbides du tas de décédés avant qu'elle ne sursaute et n'ouvre les yeux, s'extirpant du cauchemar comme on sort de l'eau après une apnée trop longue.



Le cottage était calme, tranquille. Il y faisait un peu sombre, comme souvent, parce que c'était de toute façon propice au repos mais un rayon de lumière traversait la fenêtre et venait s'étaler sur le sol irrégulier, faisant danser derrière lui des particules de poussière. Lentes, elles flottaient dans l'or du jour mourant comme une traîne, comme une valse. Passant rapidement une main sur ses joues pour chasser les traces du sommeil, Hermione se redressa un peu, ne laissant pas son regard divaguer trop longtemps sur les arabesques lumineuses devant elle. Perchée sur une chaise inconfortable dont elle s'étonnait de ne pas être tombée, elle tremblait un peu. C'était sans doute le plus cruel de ses mauvais songes, réminiscences de cette nuit où elle avait cru arriver trop tard pour sauver Luna. Oh, le sort de la jeune femme restait incertain. Affaiblie, blessée, elle était dans un état lamentable, un état dont Hermione prenait toute la responsabilité, jurant silencieusement d'arranger les choses... Inspirant profondément, elle regarda la blessée dont elle occupait le chevet, se demandant combien de temps elle avait sombré. Les terreurs nocturnes ne la laissaient jamais bien longtemps tranquille, en dépit de la fatigue accumulée et puis il faisait encore jour, alors elle pouvait bien trainer quelques minutes de plus. Elle se pencha en avant, tirant sa baguette mais renonça à l'utiliser, préférant alors se déplacer et aller éponger d'elle-même, sans magie, le front de l'ancienne Serdaigle. Le blond argenté de ses cheveux, la pâleur de sa peau et la noirceur sous ses yeux lui faisaient porter son prénom mieux que jamais. Luna. Lunaire. Influence des marées, nécessaire. Hermione avait cru perdre la tête le soir où elle l'avait trouvé. Quelques jours, quelques semaines peut-être, les séparaient de cet instant mais tout semblait encore trop vif, encore trop douloureux. Perdre Luna, échouer, la laisser pousser son dernier soupire, c'était tout bonnement trop pour elle. Ils avaient perdu trop de gens, chaque jour des dizaines de nom s'ajoutait à la liste mais il y avait quelque chose de si pure, de si important chez Luna qu'elle ne pouvait se permettre d'imaginer continuer sans la savoir intacte, c'était trop, plus terrifiant à vrai dire que les plus intenses cauchemars qu'elle avait pu subir.

Intacte, Luna ne l'était pas, pourtant. Violemment blessée, au bord du gouffre, laissée des heures dans le froid avant qu'Hermione, horrifiée, ne la trouve et l'extirpe de la fosse commune en priant des entités depuis longtemps abandonnées pourtant, elle flirtait encore un peu trop avec la mort. La laisser plusieurs heures seule dans le cottage abandonné dérangeait la jeune insurgée qui devenait nerveuse et s’éclipsait constamment du campement pour venir surveiller la blessée. Épuisée, elle l'était mais sa fatigue n'avait d'égale que son inquiétude et la ferveur avec laquelle elle s'acharnait à essayer de protéger Luna. Elle se demandait pourtant si elle n'allait pas finir par laisser un bout d'elle – littéralement – dans un transplanage furtif pour brouiller les pistes, rituel incessant l'entraînant dans une traversée saugrenue des comtés voisins afin de semer tous les rafleurs potentiels. Ils pouvaient bien la prendre elle, tant qu'ils ne trouvaient pas Luna.

Reposant le bout de tissu avec lequel elle avait nettoyé le front de la blonde, elle passa une main sur sa nuque, se sentant encore trembler à cause des souvenirs auxquels s'alliaient les fabrications saugrenues d'inferi qui n'avaient pas été présents dans la fosse. Foutu Malfoy. Elle n'avait que ce qu'elle méritait, cependant, à faire affaire avec lui. Foutue fouine. Foutue guerre. Foutue blessure qui ne guérissait pas sur le corps frêle de Luna. Foutu peur au fond de son ventre et foutue courant d'air traversant la maisonnette perdue dans la campagne... Attrapant cette fois sa baguette, elle souffla « I'll be right back » à une jeune fille trop loin dans son mal pour l'entendre, tournant les talons et allant vérifier machinalement, obsessionnellement, chacun des sortilèges de protection déposés sur les lieux.

❝ cadence of her last breath ❞ALBANIA & 11TH CENTURY

Ton dernier souffle, ta nuque qui heurte l'écorce d'un arbre, ton corps qui s'affaisse et pourtant, dans ce cloaque oublié, dans cette forêt abandonnée de tous, dans ses yeux fous de rage, tu vois autre chose. Ton dernier cri est encore suspendu à tes lèvres, ses derniers mots résonnent encore dans tes oreilles. « Come back with me, I beg of you, you shall be mine and all shall be forgiven... » a-t-il lancé avant de descendre de cheval, profitant de ta chute pour finalement te rattraper. « Never ! » as-tu répondu, brusque et blessée, honteuse. Tu sens l'ourlet tâché de boue de ta robe frotter à tes chevilles, tu sens l'entaille sur ta joue, récoltée sur une branche basse tandis que tu courais... Tu sens aussi ses mains trop fortes te redresser, presser tes vêtements, tes hanches, tes bras, t'acculer contre le tronc d'un chêne aux branches tortueuses, tu vois toujours l'éclat argenté de sa lame, écho impie à la lune au-dessus de vous. Elle peine à percer la canopée végétale, comme toi tu peines à respirer. Oh cet éclat, oui, malheureuse, tu le vois encore. La dague brille comme le diadème volée, comme tes péchés, ceux que l'on ne saurait oublié... Le fil acéré est pourtant loin, enfoncé entre les épaisseurs de ton corsage, atteignant ton âme. Exposée comme un papillon de collection, sous l'oeil avide d'un curateur qui t'a trop longtemps chassé, tu hoquettes. Il t'aime, trop fort, d'un amour possessif et terrifiant, de toute sa colère, de toute son impétuosité. Il est entier comme la jument qu'il a délaissé pour t'attraper et qui renâcle sur le sentier, essoufflée d'avoir tant galopé pour te retrouver. Il t'aime et tu n'as jamais su l'aimer, peut-être était-ce une folie, ou bien la seule voie. Il te dévisage, il prend conscience de ce qu'il a fait, ses mains s'agitent, sa bouche forme un « No... » de réalisation. Il comprend ce qu'il a fait, l'irréparable qu'il a pu commettre et dans cette panique désespérée, dans cette folie soudaine, tu le vois enfin. Juste lui, juste sa passion et ta sourde oreille, juste les regards dont il te couvait sans cesse et cette cour qu'il te faisait, non plus insistante mais désespérée. Tu glisses, il te retient, voilà qu'il s'excuse et tes iris se floutent. « Follow me » as-tu envie de souffler, car d'un coup tu le vois pour ce qu'il est, un homme qui avait besoin de toi comme toi, tu avais besoin de fuir. Tu n'as pas besoin de parler, quand bien même tu n'en es pas capable. Une larme s'écrase sur ta peau encore tiède, la mort vous guette et la dague s'échappe de toi pour aller former une plaie jumelle. Ton sang macule ses affaires et le sien s'y mêle alors que tu sens le poids de son corps s'écraser sur toi. C'est de sa faute, c'est de la tienne, la mort vous guette. Loin, si loin de l'Angleterre, pas encore assez pour échapper à tes péchés ou à celui du baron, lui qui t'aimait trop là où tu ne le méritais sans doute pas, le sort vous rattrapant finalement.

❝ entre les dérapages,
entre les lignes d'orage
2001 & Daeva

Une large gerbe d'étincelles s'éleva au-dessus des arbres, tapissant le ciel d'un millier d'étoiles émeraudes aussi fugaces que menaçantes. Elle n'arrivait pas à bouger, pourtant, plantée là, dans la neige, le froid mordant son corps pourtant déjà glacé. Elle avait aussi froid qu'eux, elle était aussi immobile qu'eux. Devant elle, plusieurs corps s'entassaient et sur la cornée vitreuse d'un cadavre aux yeux ébaubis, figé dans un dernier instant d'horreur, elle pu voir une seconde salve, nouvelle vague incandescente qui alla embraser les cieux, n'indiquant rien de bon. « We need to leave, and fast. » l'écho immonde qui parvenait à ses oreilles lui donnait le tournis. Elle avait l'impression d'être sous une pluie de néon, comme les lumières d'un carnaval, de ceux qu'elle n'avait plus fréquentés depuis son enfance, qu'elle ne verrait sans doute plus jamais, à présent trop coupée du monde moldu, de cette simplicité. Elle n'avait jamais vraiment aimé les fêtes foraines, de toute façon, trop calme, trop studieuse, perturbée par le bruit et la foule, l'odeur de sucre se mêlant à la sueur, aux relents acides d'estomacs trop secoués... Elle avait été trop tranquille pour tout ça, mais la condensation qui dansait devant son visage à chaque respiration heurtée n'aurait jamais pu laisser présager ça. Par Merlin, qu'aurait-elle donné pour être traînée sur un champ de foire, pour se tenir maladroite près d'une attraction aux points d'ancrage trop aléatoire pour qu'elle ose monter... Les étoiles bougeaient au loin, s'approchant, soit car elles tombaient du siècle – triste présage – soit car les baguettes à l'origine de tout ça n'étaient plus assez loin pour empêcher l'autre idiot à ses côtés d'insister. « Now ! » cracha-t-il, pressé, espérant sans doute la faire sortir de sa torpeur. A nouveau, le son distordu la secoua à peine, tandis que son cerveau cherchait à assembler des pièces de puzzle, des écrous, des boulons, un bordel qui n'était clairement pas fait pour former une machine digne de ce nom. Il avait raison, ils devaient partir.

Elle se pencha, tendant la main vers un sac enchevêtré dans le corps sans vie le plus proche. Des insurgés, morts il y a peu. Il y en avait sans aucun doute d'autres, des tas de cadavres jonchant les bois. C'était une embuscade, une mise en garde aussi, sûrement. Les voix agressives mais étrangement amusées se rapprochaient, venant s'allier au brouhaha. Les plus jeunes racontaient que les rafleurs se droguaient avant de partir en chasse, pour être plus efficace, pour être plus redoutable. Du courage liquide pour palier à la lâcheté qu'elle associait si facilement à cette Gestapo brutale. Et elle, en avait-elle encore, du courage ? Probablement pas. Elle avait la force de respirer, ceci dit, et c'était déjà bien. Tirant de toutes ses forces, elle continua un instant à se débattre avec le sac, jusqu'à ce que son compagnon de fortune, là pour la soirée, la nuit devenue interminable et horrifique, ne l'attrape par le bras de la même façon qu'elle maintenait une prise sur la bretelle en cuir. Il se fustigea aussitôt et tandis qu'il l'aidait à se redresser, elle se demanda s'il n'allait pas lui coller un revers de main à travers le visage tant ses yeux étaient fous. Il avait peur. Et elle, elle était ankylosé jusqu'à la moelle. « Come on ! We've got to get back, they need you there... » cracha-t-il et mécaniquement, elle parvint à remuer, puis à courir, de plus en plus vite.

Une partie d'elle hurlait qu'ils ne pouvaient laisser des gens derrière, que ce n'était pas comme ça qu'ils faisaient, que ça n'avait jamais été eux, ça... Il restait sûrement des insurgés en vie, quelque part. Elle pensa à tous ceux qui reviendraient de mission pour trouver les leurs massacrés au matin et son estomac se noua violemment. Le reste de son corps répétait, cependant, la même litanie encore et encore, insupportable vérité, preuve des sacrifices à faire, de sa conscience à écarteler. C'était plus gros qu'eux, ça l'était depuis des années. C'était plus important que ceux que l'on ne pouvait plus sauver, pire que les rafleurs qui se rapprochaient, pire que le froid, pire que la peur qui n'avait pas quitté le creux de son estomac depuis des mois. Un mal pour un bien, pour le plus grand bien. Ça ne se terminait jamais sous les honneurs, jamais sous la gloire immaculée d'une victoire pure et régulière. L'automne avait une fois de plus emmené avec lui tout espoir de rédemption et avec l'hiver venait la certitude des choix les plus odieux. Eux ou nous, raison ou instinct de survie, courage ou abnégation. Car si elle courait, ce n'était pas pour sauver sa peau, pas vraiment. Si elle courait c'était pour que la poignée de morts laissés derrière eux, cadavres neufs et macchabées en devenir, pour ceux qui remuaient encore, c'était pour sauver le plus de monde possible. C'était contraire à tout ce qu'elle voulait incarner. Elle se sentait lâche. Impuissante. Désemparée surtout. C'était plus gros qu'eux, répétait-elle à sa conscience, pour la bercer dans des excuses oublieuses. C'était assez pour terminer la guerre, épargner le plus de monde... Elle s'en voulait tant, pourtant, de ne pas personnellement défendre la moindre personne se battant pour la même cause qu'elle, des plus calmes aux moins disciplinés. Personne n'avait pu prévoir tout ça, pas même elle et sa théorie, ses lectures, ses réflexions. Elle voulait épargner le plus de gens possible, ne pas empirer les statistiques, ne pas rajouter du sang à l'autel sacrificiel. Elle voulait épargner les innocents, seulement elle n'avait pas le choix. Pas ce soir, pas quand elle devait s'enfuir et jeter par-dessus son épaule des sortilèges maladroits, pas quand elle se précipitait pour atteindre de son mieux un endroit d'où s'échapper.


Ils arrivèrent finalement à une clairière suffisamment dégagée pour avoir un peu de visibilité, de quoi voir venir les coups, de quoi voir venir la mort. Elle devait lui faire confiance, à l'insurgé qui l'avait accompagné ce soir tandis qu'elle cherchait un runiste, en vain, quelqu'un pour l'aider là où il ne restait plus rien. « It was too late » siffla-t-il et elle réalisa subitement à quel point elle détestait avoir quelqu'un d'autre que Harry, que Ron, que Luna à ses côtés, dernièrement. Force de l'habitude, peut-être, liée au destin des deux gryffondors et garante de la vie de la jeune femme rescapée, elle n'était pas fichue de dire d'où venait l'impatience qui l'animait lorsqu'elle était confrontée aux autres. La peur d'être jugée, peut-être. Dans le sac qu'elle venait, il y avait des livres, personne ne comprenait. Personne ne pouvait comprendre pourquoi elle passait son temps l'échine courbée. Ils étaient si rapide à s'appuyer sur elle et si vifs pour la juger sur cette intelligence qu'ils pensaient inouïe. Doucement, elle secoua la tête, tendit son bras et se laissa guider alors qu'il transplanait dans un endroit plus éloigné des campements mais plus tranquille aussi. Et déjà, il parlait à nouveau, voulant son attention peut-être. Sa voix était nasillarde, pleine de reproches qu'il ne cachait même pas. Il ne se voulait pas rassurant, il voulait l'enfoncer. Enflure. « It was too late to do anything, they were already lost, there's nothing you could have done, it takes more than books to... » siffla-t-il, directement dans son crâne et elle se tendit si fort qu'elle n'eut même pas à le chasser. Il s'éloigna dans les méandres de son esprit tourmenté, haussant les épaules d'un air blasé. D'un air de dire qu'il n'en pensait pas moins. There's nothing you could have done, répéta sa mémoire immédiate, marquant au fer blanc la sensation d’impuissance, d'inutilité. Nothing.

Tandis que le brasier de ses poumons malmenés par la course se calmait un peu, tandis que ses entrailles se tordaient encore devant les choix cartésiens déjà fait, elle se retrouva à s'accrocher aux vérités absolues qui la poussaient à avancer. C'était une évidence monstrueuse mais une réalité inévitable, elle ne pouvait pas sauver tout le monde, ce qu'ils faisaient était nécessaire. Les horcruxes, la survie... il y avait but, il y avait encore un peu d'espoir, maigre ration mais ration quand même. Aussi sûre qu'elle était seule dans la clairière, abandonnée par la voix qui l'avait hanté, cette conscience rendue humaine l'espace d'un instant, pour la secouer, pour la pousser à avancer, pour la torturer, aussi, lui donnant le coup de collier nécessaire, Hermione savait qu'elle ne pouvait pas sauver tout le monde, pas s'ils voulaient sauver le plus grand nombre, pas s'ils voulaient arrêter de retrouver des piles de cadavres là où s'étaient trouvés des alliés quelques nuits plus tôt. Nothing left but to carry on, pour trouver un sens à tout ça.



Dernière édition par Hermione Granger le Mar 30 Aoû 2016 - 10:26, édité 10 fois
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HERO • we saved the world
Harry Potter
Harry Potter
‹ inscription : 04/06/2015
‹ messages : 4243
‹ crédits : killer from a gang (avatar) ; anaëlle (sign).
‹ dialogues : indianred
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‹ âge : vingt-trois (31/07/80)
‹ occupation : décédé depuis le 24/08/03.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1997.
‹ baguette : en bois d'aubépine, mesure 30 cm et a en son cœur un crin de licorne (anciennement à Draco Malfoy) ; je suis également le maître de la baguette de Sureau.
‹ gallions (ʛ) : 6443
‹ réputation : je suis un dude très cool maintenant que j'ai tué Voldemort (rip).
‹ particularité : Fourchelang.
‹ faits : j'ai beaucoup changé, je suis devenu froid et maîtrisé, prudent et confiant ; les foutues répercussions de la guerre qui m'ont fracassé la gueule. Parmi les Insurgés, je suis Specs, anciennement parmi l'un des leaders des Audacieux. Membre du conseil de la RDP – les seuls étant au courant que je suis en vie. J'ai passé un marché avec Drow : 80 années de ma vie en échange d'un talisman prévu pour détruire l'horcruxe en moi.
‹ résidence : au 12 Grimmauld Place (Sirius m'a désigné comme étant son héritier pour reprendre la demeure familiale des Black).
‹ patronus : un cerf
‹ épouvantard : un détraqueur (la peur elle-même).
‹ risèd : mes parents, une femme et des enfants - une famille complète.
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o

EDIT JE RÉSERVE MA PLACE ET BIM DANS TES DENTS MALFOY (supprime pas mon message steuplait :(((()

• • •

I like a quiet life, you know me.
Gnawing on the bishops, claw our way up their system, repeating simple phrases, someone holy insisted. I want the markings made on my skin, to mean something to me again.
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HERO • we saved the world
Rolf Scamander
Rolf Scamander
‹ disponibilité : always.
‹ inscription : 27/09/2015
‹ messages : 876
‹ crédits : flightless bird, les gifs à tumblr et à maggie stiefvater pour la signature.
‹ dialogues : seagreen.
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‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : il a l'air d'avoir environ trente-cinq ans mais en a en réalité vingt-huit.
‹ occupation : employé à mi-temps dans un élevage indépendant de licheurs.
‹ maison : serpentard.
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : est rigide, sculptée d'une salamandre à sa base, longue de trente-quatre centimètres, est faite de bois de sureau et contient un crin de Kelpie.
‹ gallions (ʛ) : 2493
‹ réputation : je suis quelqu'un qu'il est difficile d'approcher.
‹ particularité : empathe. J'entends et ressens les émotions d'autrui.
‹ faits : je suis empathe et après avoir abusé de l'usage d'un Retourneur de Temps, mon corps est toujours désynchronisé et je parais avoir six ans de plus par rapport à l'âge que j'ai réellement. J'ai fait cavalier seul pendant des mois jusqu'à finalement rejoindre Poudlard mi-juillet 2003, où j'ai rejoint la Renaissance du Phénix. Mon surnom parmi les Insurgés était Oz.

Je vis avec Luna depuis la fin de la Guerre, et avec notre fille née à la fin de la Bataille, Lesath — jusqu'à ce qu'elle ait contracté le syndrome de Rosier et soit en convalescence à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans la maison Lovegood.
‹ patronus : un loup
‹ épouvantard : moi-même, fou à lier, écumant, incapable de sauver la silhouette indistincte d'une femme qui se tord de douleur devant moi.
‹ risèd : rien de particulier. j'ai tout ce que j'ai jamais désiré.
http://www.smoking-ruins.com/t2982-rolf-too-weird-to-live-too-yo
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MOI QUI VOULAIS DU PANSY/HERMIONE (#otp #lesvraissavent Arrow Arrow ) JE SUIS À LA FOIS PANIQUÉE ET FIÈRE DE TOI ET J'AI CONFIANCE EN TOI NE FAILLIS PAS JE SAIS QUE ÇA VA ÊTRE PARFAIT ANYWAY #NOPRESSURE gaah gaah gaah gaah gaah gaah gaah gaah gaah

• • •

You're asking me to define an abstract concept that no one has managed to explain since time began. You sort of sprang it on me. Why do we breathe air? Because we love air? Because we don't want to suffocate. Why do we eat? Because we don't want to starve. How do I know I love her? Because I can sleep after I talk to her. Why?
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Reaghan Phillips
Reaghan Phillips
‹ inscription : 26/08/2015
‹ messages : 743
‹ crédits : inspiration et la signature est à crackle bones.
‹ dialogues : #533d6a
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‹ liens utiles :
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‹ âge : trente ans.
‹ occupation : ancien prisonnier à Azkaban, devenu un fugitif à plein temps.
‹ maison : serdaigle.
‹ scolarité : 1983 et 1990.
‹ baguette : anciennemet, elle faisait trente centimètres, elle était en bois de saule et un cœur avec un cheveu de banshee. maintenant, c'est le ministère qui l'a, elle ne lui est pas utile en prison.
‹ gallions (ʛ) : 2416
‹ réputation : Il dégoûte. Il répugne. Il effraie. Il fascine. La malédiction des Phillips existe réellement et c'est presque devenu un jeu d'essayer de croiser Reaghan à la tombée de la nuit lorsque sa tête mal peignée laisse place à un cadavre déambulant dans les rues. Personne ne souhaite le côtoyer à la nuit tombée sauf les curieux et son ancienne équipe. Il est considéré comme un assassin par les médias et les sorciers. C'est vrai qu'il a rétamé la gueule de plusieurs insurgés, mais c'était pas contre eux, il a aussi tabassé des mangemorts parce qu'on l'avait grassement payé.
‹ particularité : Il est maudit. Une malédiction qu'il compte bien enlever une fois sorti d'Azkaban.
‹ résidence : il squatte chez ariane moriarty en évitant de sortir parce qu'il est toujours un peu recherché par le gouvernement.
‹ patronus : inconnu.
‹ épouvantard : On ne dirait pas quand on le voit plaisanter sur ça, mais son apparence nocturne lui fait peur. Il se voit sans cesse rejeté par sa mère, par les autres et il finit par se voir lui dans ce corps décharné et ça lui fait peur. Il n'aime pas cette autre partie de lui.
‹ risèd : Une vie normale. Une famille.
http://www.smoking-ruins.com/t6912-reaghan-the-walking-dead
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Bon 3e place mais VOILA QUAND MÊME
ALORS JE VAIS PRENDRE MA DOUCHE ET JE REVIENS EDITER WSH gaah

edit
TOI EN MIONE, J'SUIS ENCORE MEGA SURPRISE PAR TON CHOIX MAIS CEY TROP CLASSE gaah (puis ouais j'avoue que j'aurais pas été contre un rp Pansy/Mione #lesvraissavent yeux) J'AI CONFIANCE EN TOI J'SAIS QUE TU VAS FAIRE DES MERVEILLES T'FAÇON gaah :russe:

DU LOVE SUR TON MUSEAU youpi minikr

• • •

boogeyman keep knocking, nobody's home, i'm sleepwalking. i'm just relaying what the voice in my head's saying don't shoot the messenger, i'm just friends with the monster.


Dernière édition par Reaghan Phillips le Dim 25 Oct 2015 - 18:56, édité 1 fois
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
Draco Malfoy
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 12438
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
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VOUS ETES DES THUGS OMFG. /me les brûle tous gaah gaah gaah (Harry fck )

ma première plaaaaaaaaaaace han bon ouais ok en vrai j'peux rien dire vu que j'arrive juste TROIS PLOMBES après la bataille mdr mdr mdr :jambon: (oups, j'sais pas pourquoi le jambon s'est glissé là)

REBIENVENUE & MARRYMEMARY iiih fire iiih fire j'ai pas d'autre mot, tellement de feels que je sèche sur place, yé soui dead de bonheur. :underwr:

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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HERO • we saved the world
Luna Lovegood
Luna Lovegood
‹ inscription : 31/05/2015
‹ messages : 5660
‹ crédits : LUX AETERNA (avatar), TUMBLR + MATHY LA BEST (gifs), KAZUO ISHIGURO (quote).
‹ dialogues : bleu (luna - #669999) ; rosé (marie - #cc6666).
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‹ âge : (depuis le 13/02/04) 23
‹ occupation : aventurière dans l'âme, souvent bénévole, étudiante par correspondance et mère à plein temps.
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : septembre 1992 et décembre 1997.
‹ baguette : mesure 25, 8 centimètres, a été taillée dans du bois de sorbier et son cœur recèle un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 8576
‹ réputation : je suis différente ; même je ne suis plus aussi loony qu'auparavant.
‹ particularité : douée d'un sixième sens tel qu'on me soupçonne d'avoir le troisième œil.
‹ faits : Marie n'est plus ; que je me réhabitue à mon nom, mon visage et ma vie d'autrefois, tant bien que mal ; que les conséquences d'une année et demie volée sont rudes ; que je crois en Harry Potter depuis toujours ; que je suis une héroïne de guerre ; qu'il me manque du bon sens et une part d'humanité ; que je ne pourrais pas survivre sans ma fille, Lesath, ni son père, Rolf Scamander, à mes côtés ; que notre famille détonne ; que je suis l'une des sacrifiés scolaires de la guerre ; que Lesath est atteinte du syndrome Rosier.
‹ résidence : dans cette drôle de demeure du Devon, en forme de tour d'échecs, avec Rolf et notre fille, Lesath. Autrefois musée du gouvernement, aujourd'hui réhabilitée, elle s'élève toujours aux abords de Loutry-Ste-Chapsoule.
‹ patronus : un sombral, après de nombreuses métamorphoses (le lièvre et le panda ont été les plus marquantes).
‹ épouvantard : une forme prostrée dans un sous-sol tantôt calciné, tantôt humide (représentation d'un retour en arrière inéluctable, sans Lesath, sans Rolf, sans ceux qui comptent pour moi).
‹ risèd : une longue chaine dorée, sertie de six pendentifs très particuliers.
http://www.smoking-ruins.com/t4738-lovegood-a-circle-has-no-begi
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gaah (je reviens)

JE VOULAIS LA TROISIÈME PLACE snif et je ne sais pas quoi dire, PAR MERLIN, comme mon meilleur ami qui s'assume pas ( mg ), je ne sais pas quoi dire non plus mourru

Je veux utiliser des smileys, des gifs, des mots, des Ronflaks et des Patronus pour te prouver tout mon amour craque

palpite 'o' fire iiih gaah jule aaw kr inlove trognon pétille leche bounce yiih rainbow

MA SAUVEUSE. MON DOUBLE. MON ALTER-EGO SAINE D'ESPRIT. LA PROTECTRICE DE MES JOURS ET DE MES NUITS. JE...

tbe

REBIENVENUE CHEZ NOUS. JE T'AIME MA PANPANTISSERIE kr craque

• • •

AND SO WE STOOD TOGETHER JUST LIKE THAT, AT THE TOP OF THAT FIELD FOR WHAT SEEMED LIKE AGES, NOT SAYING ANYTHING, JUST HOLDING EACH OTHER; WHILE THE WIND KEPT BLOWING AND BLOWING AT US, TUGGING OUR CLOTHES, AND FOR A MOMENT, IT SEEMED LIKE WE WERE HOLDING ONTO EACH OTHER BECAUSE THAT WAS THE ONLY WAY TO STOP US FROM BEING SWEPT AWAY INTO THE NIGHT.




Dernière édition par Luna Lovegood le Dim 25 Oct 2015 - 19:16, édité 1 fois
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HERO • we saved the world
Matteo Grimaldi
Matteo Grimaldi
‹ inscription : 04/10/2015
‹ messages : 953
‹ crédits : odistole.
‹ dialogues : #749585
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‹ liens utiles :
‹ âge : trente
‹ occupation : tisseur de mots, journaliste, coureur de monde. à la dérive.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : était en bois d'érable, relativement flexible, mesurait 26,8 cm et contenait un coeur de phoenix.Désormais brisée, j'ai hérité d'une baguette récupérée sur le cadavre d'un mangemort: bois de noyer noir, 32 cm, coeur inconnu, et absolument pas faite pour moi.
‹ gallions (ʛ) : 2383
‹ réputation : j'ai l'air de regretter la fin de cette guerre, que ce qui secoue ce monde nouveau paraît me révolter bien plus que les atrocités commises par le précédent gouvernement, que je suis un piètre journaliste et écrivain qui tente de percer dans un milieu qui n'a jamais voulu de lui.
‹ particularité : en plein flou.
‹ faits : j'ai soutenu la rébellion, bien que je n'ai quitté ma vie que sur le tard pour aller les retrouver, au détour de la création de la Renaissance du Phoenix ; que beaucoup n'ont pas cru à mon implication, du fait de ma naissance surtout ; que j'ai une tendance fâcheuse à commencer des choses et à ne pas les terminer ; que ma plus grande ambition est d'enfin publier un livre ; que ma fiancée est en fuite et que je n'ai aucune idée de si je la reverrai morte ou vive, offerte aux bons soins des Détraqueurs ; que la nouvelle société me répugne presque autant que la précédente, voir plus ; que je ferai sûrement tout pour ma soeur.
‹ résidence : dans le loft de la Bran Tower ou Eirene et moi vivions avant que tout ne vole en éclat. J'ai réussi à garder l'appartement par je ne sais pas quel miracle, il sert aujourd'hui à ma soeur et à mon beau-frère, Elias, parfois. En vérité je n'y suis pas souvent, je fuis l'endroit.
‹ patronus : une méduse géante
‹ épouvantard : un grand feu, l'anéantissement total de ma famille, rester seul au milieu des cendres
‹ risèd : Eirene se tenant à mes côtés, aussi heureuse qu'elle l'était à nos débuts, lorsque nous étions encore pleins de promesses et de projets fabuleux avant que tout ne soit jeté aux flammes.
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MAIS HAAAAAN. MOI AUSSI JE REVIENS. :russe:

Moi qui disais l'autre jour que ça manquait d'une bonne Herminie dans le coin, ET C'EST TOI QUI LA CHOISIT, MAIS QUE DEMANDE LE PEUPLE gaah ça va être trop chouette, gardes moi un lien au chaud tiens, trop d'enthousiasme en moi, vite vite la fiche. #nopression yeah yeah yeah
Et rebienvenue chez toi, du coup kr kr kr

• • •


Que naissent, du tissu de notre rêve, des splendeurs énigmatiques et des ombres conquérantes, qu'un incendie total engloutisse ce monde et que ses flammes provoquent des voluptés crépusculaires, aussi compliquées que la mort et fascinantes comme le néant.
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Invité
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T'es bonne. Je t'aime. Tu vas rocker sa mémé.

Hermione est clairement out of your comfort zone but who doesn't love a good challenge ? I WAS BORN MUUUUUTE

J'suis fier de toi et si tu as des questions sur le forum je... non rien laisse-tomber j'ai rien dit.

Bon courage pour ta fiche, t'as intérêt à tout déchirer parce que tu peux être sûre que j'vais la décortiquer (a)

LOVE YOUUUUU kr
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