sujet; Il faut qu'on parle - Gwen
MessageSujet: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyMar 12 Jan 2016 - 15:37

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Caleb serrait les dents, conférant à tout son visage une expression crispée qui pourrait paraître de mauvaise augure chez un Mangemort. Sa rencontre avec Bellatrix avait laissé sa main droite ensanglantée et agrémentée de morceaux de verre qui bougeaient douloureusement dans sa peau lorsqu'il avait l'audace de bouger un muscle. Cependant, Caleb n'était pas un homme qui revenait facilement sur ses décisions et il avait déjà prévu d'aller parler à Gwen le jour même. Ils avaient des sujets important à aborder.

D'ailleurs Caleb ne savait même pas comment aborder le sujet avec Gwen. Sans doute devrait-il prendre exemple sur la femme mesurée qu'était sa mère et qui lui avait toujours prit soin d'amener les sujets avec tact. N'était-ce pas elle qui lui avait annoncé qu'il allait se marier ? Il se rappelait de son air sérieux de la légère panique qu'il avait éprouvé sur le moment. Comment annoncer à Gwen que ses parents l'avaient promis à quelqu'un ? Puis elle avait coupé court à toute protestation en lui disant qu'elle ne le forcerait jamais à se marier avec une femme qu'il n'aurait pas choisi, mais qu'il était justement temps pour lui de faire preuve de sérieux et qu'à vingt-deux ans des engagements devaient être prit. Elle lui avait ensuite parlé de sa conversation avec le chef de famille Lestrange et qu'il n'aurait sans doute aucune autre occasion plus favorable d'épouser une femme de bonne naissance pour laquelle il éprouvait des sentiments.

Sauf que cette décision n'appartenait pas qu'à lui. S'il devait se marier avec quelqu'un, ça serait Gwen, il n'en doutait pas malgré le caractère récent de leur relation. Il l'avait connu toute sa vie après tout et son affection pour elle était sincère en plus de tout l'amour qu'il pouvait lui porter. Cependant il ne pouvait pas accepter d'épouser Gwen sans lui en avoir parlé d'abord. Ils avaient besoin de discuter de tout ça, de peser le pour et le contre, de voir s'ils étaient prêts pour ça. Il se doutait que Rabastan avait déjà parlé de la situation à sa fille et qu'elle avait eu le temps d'y penser également, ils n'avaient plus qu'à...

-Monsieur, surveillez votre chat s'il vous plait.

Caleb lança un regard noir à la personne qui venait de le couper dans ses pensées et rattrapa le chaton qui semblait bien décidé à ne pas vouloir se tenir tranquille sur le comptoir de la réceptionniste. De sa main valide, il récupéra l'animal d'un blanc immaculé et le conserva contre son torse en priant pour qu'il ne s'amuse pas à déchiqueter sa veste de sorcier hors de prix qui avait déjà failli subir la rencontre avec un verre de mauvais vin.

-Il faut que je vois Miss Lestrange. J'ai mal, dit-il platement en levant sa main qui gouttait encore sur le sol.

Peut-être était-ce l'odeur de ce sang qui poussait le chaton à vouloir l'escalader à tout prix, mais Caleb le retenait par la peau du cou pour qu'il cesse de mal se tenir. La réceptionniste leva les yeux au ciel avec l'air de celle qui a déjà tout vu dans sa vie et lui donna une suite d'indication pour trouver la stagiaire Lestrange, pas du tout dupe. Caleb prit malgré tout la peine de la remercier sèchement, se disant qu'il venait de trouver l'équivalent pour lui de George pour sa chère et tendre. Quelques étages et couloirs plus tard, esquivant les guérisseurs qui couraient dans tous les sens avec des objets visiblement dangereux dans les mains et les objets eux-même qui volaient dans tous les sens, Caleb réussit enfin à croiser Gwen qui semblait ne même pas l'avoir remarqué, plongée dans ses pensées et se rendant dans une des salles sans doute pour s'occuper d'un patient. Il sourit et attendit qu'elle ressorte de la pièce pour l'interpeller.

-Eh bien alors, tu ne dis même pas bonjour à ton petit copain ? Lança-t-il. Avant qu'elle n'aie pu s'insurger qu'il vienne la voir sur son lieu de travail, il leva la main, celle qui était blessée. J'ai une excuse, je souffre.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyMar 12 Jan 2016 - 23:43

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Un repas après une longue garde. Un rendez-vous, au calme, pour discuter, seul à seul, voilà qui avait eu le mérite d’attiser ma curiosité lorsque j’avais accepté l’invitation. Il avait pris la peine de demander une table à l’écart et il était sans doute arrivé bien plus tôt que l’horaire convenu. Comment je le savais?  Je me remémorais les plis de la nappe de son côté de la table, signe de sa nervosité. J’imaginais sans mal Rabastan maltraitant le tissus, roulant sa baguette sur la table en imaginant la façon dont il allait m’annoncer mes propres fiançailles. Savoir si oui ou non il avait fait le bon choix en acceptant la demande des Selwyn tout en conservant une réserve quant à mon approbation. Car Rabastan ne voulait en aucun cas prendre une décision à ma place mais... sa “princesse” avait l’âge de devenir une épouse digne de ce nom. Elle avait l’âge de devenir mère. Elle avait l’âge de fonder un foyer. Et plus que tout il n’aimait pas savoir sa fille seule, même dans un appartement sécurisé de Londres chez son amie. Parce que, oui je vivais, seule chez Nyssandra depuis l’embrasement du manoir d’Herpo Creek, depuis la mort de notre mère et cela me convenait parfaitement. La discussion avait été à la fois gênée, et gênante pour nous deux. Rabattant tournait et retournait des évidences plus ou moins convaincantes. J’avais bien tenté de l’aider, parfois, sans qu’il ne s’en aperçoive une seconde. J’avais rapidement compris ou il voulait en venir même si j’avais été surprise que nos parents soient aussi réactifs, aussi prompt à “conclure” l’arrangement. Unir de nos deux familles. Un mariage arrangé... oui et non. Les génération précédente n’avait fait que sauter sur l’occasion. Inviter Caleb aux fiançailles d’Aramis avait été le déclencheur d’une chute de domino, chute que je pouvais stopper d’un simple mouvement du poignet. Voilà ce que Rabastan souhaitait me dire ce soir là. Que oui, il approuvait mon union avec Caleb Selwyn, mais uniquement si cela me convenait. Je l’avais rapidement rassuré sur ce point, car je tenais sincèrement à Caleb. Oui il était possible qu’un “je l’aime” ait quitté mes lèvres durant notre discussion. Alors, il avait toussé, affreusement gêné de devoir parler de cela avec moi, peu habitué à être père. Et puis lorsque, rassuré d’avoir mon accord, mieux encore de me voir sourire, il avait repris son rôle de père protecteur, surprotecteur. Il m’avait demandé de le tenir informer au moindre faux pas du jeune homme qu’il comptait de toute façon observer avec autant d’attention qu’on surveille du lait sur le feu. Non il n’avait pas été aussi direct dans ses paroles mais ses gestes de nervosité s’exprimaient parfaitement à sa place. S’il ne souhaitait pas que je sois seule, il était hors de question que la personne qui vivrait à mes côtés me rende malheureuse d’une quelconque façon. Il avait déposé un baiser sur le haut de ma tête lorsqu’il m’avait laissé à la porte de mon appartement me rappelant, une fois encore qu’il serait toujours présent pour moi et l’en remerciais avant de prendre congé pour un repos que j’avais mérité après pareille journée.

Mais bien sur, le sommeil n’avait pas été réellement reposant... Tout comme il avait eut grand peine de me trouver. Fermer les yeux était d’une facilité déconcertante, les conserver fermer était un tout autre problème. J’avais tourné, retourné cette situation dans tous les sens je ne pouvais m’empêcher de me poser mille et une questions. Heureusement, mon poste à Sainte Mangouste m’empêchait de trop réfléchir à ma petite vie. Malgré les prix élevé des soins, les Urgences ne désemplissait jamais. Ma tête et mes mains étaient suffisamment occupés pour que je ne m’épanche sur mes propres problèmes. J’avais l’impression d’être plus utile ici que n’importe ou au ministère. J’apprenais chaque jours, presque chaque minutes. C’était un service passionnant ou nous pouvions voir de tout, un service réellement très instructif pour une stagiaire comme moi. Comme tous les jours je portais cette robe de sorcier bleu pâle, couleur qui indiquait à tous que j’étais médicomage stagiaire, avec le symbole du corps médical brodé au niveau du coeur, un os et une baguette croisé ainsi que mon nom. Mes cheveux étaient attachés pour des raisons d’ordre pratique même s’ils camouflaient toujours parfaitement ma nuque au moins je ne les avaient pas dans les yeux. Je passais d’un patient à l’autre toujours accompagné d’un médicomage chevroné ou d’une infirmière lorsque je pouvais prendre en charge seule les patients. Alors que je signais quelques papiers tendus par une infirmière la voix de Caleb me parvint. Je relevais la tête à la fois heureuse, anxieuse et surprise de le voir ici, sur mon lieu de travail. Caleb? Je rendais les parchemins à l’infirmière - dont le sourire niais qui s’était collé à ses lèvres lorsqu’elle avait entendu le terme “petit copain” m’agaçait légèrement- lorsqu’il annonça avoir une “excuse” pour sa présence. Mon regard passa de la surprise à l’inquiétude. Je m’occupe de Sir Selwyn Elisabeth. Je l’emmène dans la salle d’examen opale, merci de l’indiquer sur le tableau. Elle ne bougea pas, restant à nous observer Caleb et moi. Je m’en sortirai très bien toute seule, merci. J’avançais donc en direction du jeune homme ne quittant pas ses yeux jusqu’à ce qu’un miaulement ne firent dériver les miens. Qui est ce? Ton... agresseur? si c’était le cas il était drôlement mignon mais je comprenais rapidement que le chat n’était en rien responsable du sang qui coulait de la main de mon petit ami puisque des bouts de verre étaient incrusté dans sa peau. Viens, je vais m’occuper de toi.  Je l’emmenais dans la salle d’examen et l’invitais à s’asseoir sur le lit tout en poussant la porte derrière moi. Je m’approchais de lui et caressais son visage du bout des doigts avant de l’embrasser tendrement. Je calmais par ce simple contact mon anxiété de le savoir ici aux urgences en tant que patient. Pourtant je tentais de reprendre mon calme tout en lui demandant. Que s’est il passé?? Tu n’as rien d’autres??  Moi inquiète? Si peu... Je faisais léviter un plateau sur lequel était posé deux fioles et un haricot près de nous. Mets ton ami sur le lit, je ne voudrais pas qu’il nous distrait pendant que je retire ces bouts de verres... Je rapprochais une petite table qui nous séparait à présent. Pose ta main... Je ne le regardais plus, fuyant son regard, sa simple présence avait fait ressurgir la conversation avec mon père et... les questions revenaient une à une dans mon esprit. J’étais troublée mieux valait que je me concentre uniquement sur ses blessures. Caleb était un patient comme les autres, oui un patient comme les autres... voilà ce que je tentais de me dire... en vain.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyMer 13 Jan 2016 - 1:24

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Elle semblait surprise de le voir, mais contente néanmoins et pour lui c'était un signe de taille. Elle avait beau avoir parlé avec son père, elle avait beau savoir ce qu'il se préparait, elle était tout de même contente de le voir. Tout comme lui était un peu plus apaisé maintenant qu'il était en sa présence. La folie de Bellatrix avait eu don d'exciter sa colère et de réveiller une fureur qu'il n'avait pas laissé s'exprimer depuis trop longtemps, semblait-il. Ou bien pas assez. Elle essaye de se débarrasser de l'infirmière qui est avec elle, mais sans grand succès dans un premier temps, ce qui réussit à dérider légèrement le jeune homme.

Caleb admira cependant sa persévérance et ne la quitta pas des yeux lorsqu'elle lui accorda enfin toute son attention. Ou presque. Ce cher greffier brisa leur contact visuel en poussant un miaulement jaloux. Si tout du moins un miaulement pouvait être jaloux. Ou même un chaton. Il tâcha de le faire se tenir tranquillement sur l'épaule qu'il avait investi et secoua la tête pour répondre à Gwen.

-Non, aucunement, il est turbulent mais pas très agressif. Sinon il finira en porte-feuille, je l'ai prévenu !

Elle examine sa main et Caleb se demanda si « porte-feuille » était un bon nom pour un chat. Sans doute pas. Il la suivit sans protester jusqu'à la salle d'examen, sage comme une image. Ou en tout cas, beaucoup plus sage que le chat qui serait très bientôt celui de Gwen d'ailleurs. Il s'assit sans mot dire et ferma les yeux lorsqu'elle toucha doucement son visage avant de l'embrasser, ce contact chassant définitivement les restes de colère que Bellatrix avait réussi à réveiller en lui. Dieu qu'il pouvait l'aimer. Il lui sourit en constatant son inquiétude et essaya de la rassurer.

-Non, ne t'inquiète pas je n'ai rien d'autre. J'ai juste... échangé une poignée de main musclée avec ta tante. Je l'ai croisée au marché de Noël. Je crois qu'une partie du sang lui appartient.

Il déposa le chat sur le lit en le surveillant du coin de l’œil et posa sa main là où elle le demandait. Il devait cependant rectifier légèrement quelque chose.

-En vérité ce n'est pas mon ami. C'est le tiens, si tu l'acceptes. Tu m'as dit que tu avais toujours voulu avoir un chat, un jour et je me suis dit que celui-là te plairait... Enfin, j'espère qu'il te plaît, rajouta-t-il un peu timidement.

En vérité il n'avait que peu de doute sur le fait que le chat lui plairait. En plus de ça elle vivait pour le moment seule dans une grande maison et un peu de compagnie en plus ne lui ferait sans doute pas de mal. Bien que lui-même risquait de lui tenir compagnie bien plus souvent qu'à son tour à présent qu'ils étaient... encouragés, par leurs parents. il décida de ne pas en parler tout de suite cependant. Il ne voulait pas amener la conversation là-dessus de but en blanc.

-Ta collègue... Elizabeth c'est ça ? Elle n'a jamais vu un couple de sa vie ? Demanda-t-il. En tout cas elle avait l'air scotchée de me voir.

Il essayait de ne pas trop fixer sa main et ce que Gwen allait faire avec. Il ne voulait pas la déconcentrer dans son travail en examinant minutieusement chacune des actions qu'elle allait faire. À la place il récupéra le chaton qui essayait de sauter hors du lit d’hôpital et l'installa sur ses genoux en le distrayant à l'aide de ses doigts, le laissant les mordiller gentiment.

-Il va falloir lui trouver un nom. Je veux bien continuer de l'appeler « le chat » mais je pense que ton elfe de maison serait un peu perturbé si on se met à crier son nom à tord et à travers sans qu'il ne comprenne pourquoi.

Il venait de dire « on » sans même s'en rendre compte, comme s'ils étaient déjà installé ensemble et qu'ils partageaient le même toit et les mêmes serviteurs. Il devait être plus nerveux qu'il le pensait, sinon il n'aurait pas mit les pieds dans le plats en parlant comme si le mariage était déjà une chose de faite.

-Enfin, si tu en veux, encore une fois. Fait attention à ne pas te couper en retirant les morceaux, dit-il soudainement.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyMer 13 Jan 2016 - 13:54

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Il ne le fera pas promis. Avais-je dis au chaton avec un sourire en lui caressant la tête. Je ne voyais pas Caleb en tortionnaire de chat et je n’imaginais pas non plus cette magnifique boule de poils blancs comme un agresseur potentiels malgré ses griffes. Caleb, mon… fiancé ? Il était là, en face de moi et j’oubliais toutes mes bonnes résolutions de ne plus penser à ma vie privée au travail. Mais il y avait plus « urgent » que de parler de ce qui s’était tramé derrière nous, sa main était en sang et Elisabeth refusait obstinément de me lâcher. Heureusement la fermeté de mon ton avait fini par faire mouche même si j’étais certaine d’entendre parler de cette « visite » durant plusieurs jours. Les infirmières étaient toutes très friandes des histoires de cœur, surtout lorsqu’elles concernaient deux membres de l’élite. Mais je ne devais pas penser à cela non plus. Non, je tentais de me concentrer sur mon travail et uniquement sur mon travail, sa main, rien que sa main. Pas ses yeux, ni ses lèvres, ni… non sa main. Pourtant je ne m’étais pas retenue, il avait fallu que mes doigts effleurent son visage, que mes lèvres entrent en contact avec les siennes, comme ce simple contact pouvait répondre à toutes mes questions, me rassurer… Mais, rien, comme si rien n’avait changé depuis notre dernière soirée, comme si tout était normal alors qu’il n’en était rien. A mes yeux tout du moins… Heureusement ses paroles m’empêchèrent de penser d’avantage à cela… de me faire du mauvais sang plus que nécessaire.  Une poignée de main musclée? Tu plaisantes? Je fronçais les sourcils en imaginant la scène. Que faisais tu avec ma tante? Tout le monde sorcier était-il prévenu avant moi de mes propres fiançailles? Je savais que je n’avais aucun droit d’en vouloir au monde entier de cette façon de faire. Il était très courant chez les sorciers de sang-pur de se fiancer de cette façon de simplement nouer des alliances et que j’avais déjà eu la chance que mon père me demande mon avis et surtout qu’il choisisse l’homme que j’aimais… Pourtant pour le peu que j’avais imaginé me marier un jour dans mon enfance, j’avais rêvé d’une toute autre demande et surtout pas venant de mon père. Je secouais légèrement la tête pour éloigner ses pensées de petite fille loin de moi, inutile de me faire du mal toute seule. Je grimaçais légèrement en imaginant leurs sangs se mélanger, après tout j’ignorais où avait pu traîner ma tante ! Je débouchais la première fiole lorsqu’il me parla du chaton que j’observais du coin de l’œil attendrie. C’est vrai? Tu… tu m’as acheté un chaton, pour moi? Oui, je lui avais parlé de mon envie d’avoir un chaton quand j’étais petite pour lui expliquer le nom de mon elfe de maison mais j’étais loin d’imaginer qu’il m’offrirait une boule de poils. Pourtant je redevenais une petite fille en observant le chaton joué avec les doigts de Caleb. Il était magnifique, vraiment craquant. Je te soigne correctement et te remercie comme il se doit, bien sûr qu’il me plait ! Aves ses longs poils blanc, ses grands yeux bleu et sa petite tête qui se tournait vers moi… Oui bien sûr que je voulais de ce petit chat. Merci… Finissais-je par dire un peu bêtement. Je vais anesthésier ta main, tu devrais sentir des fourmillements dans le bout de tes doigts mais ne les bougent pas s’il te plait. Avant de retirer quoi que ce soit je devais lui éviter la moindre douleur. Je versais précautionneusement la potion sur sa main, puis imbibais un coton afin d’anesthésier plus largement la zone. La potion permettait également une désinfection efficace et vu qu’il y avait eu mélange de sang mieux valait ne pas trop lésiner. Oui Elisabeth… bien sur elle a déjà vu des couples mais…toutes les occasions sont bonnes pour raconter des histoires croustillantes aux collègues. Peut-être s’attendait elle à ce que tu m’embrasses dans le couloir pour pouvoir propager la nouvelle dans tout l’hôpital. D’un coup de baguette je nettoyais le « plan de travail » et faisait disparaitre le coton en direction d’une poubelle médicale ou il s’embrasa immédiatement. Tu as perdu beaucoup de sang? Pas de nausées? Tu ne t’es pas évanoui ? Je profitais de ces quelques secondes que la potion ne fasse effet pour reposer un regard sur lui… un regard  gênée que je dévie rapidement vers le chaton. J’avais décidément bien du mal à faire comme si tout était normal. « On ». Oui, pour lui tout était normal…  aussi je m’efforçais de faire comme lui-même si j’avais le cœur serré. C’est un mâle ? Une femelle ? Tu as raison je doute que chat apprécie la plaisanterie une seconde fois, c’est qu’il s’est habitué à ce nom maintenant… Depuis toutes ces années que la famille Lestrange le nommait ainsi. J’hochais légèrement la tête en entendant ses paroles. Ne t’en fais pas, je fais attention. Avant d’enlever quoi que ce soit je vérifiais qu’aucun muscle, nerfs ou tendon ne soit touché. Une fois cette vérification effectuée j’ôtais à l’aide de ma baguette les morceaux les plus gros et les moins profonds et les plaçaient dans le haricot à côté. Je vérifiais n’avoir causé aucun saignement annexe tout en continuant afin de m’assurer de ne rien laisser dans la plaie, surtout pas les plus petits morceaux, les plus vicieux. Tu as eu de la chance, ça aurai pu être plus grave… Il n’aurait sans doute aucune séquelle, pas même de cicatrice si le pansement était fait correctement et renouvelé si nécessaire, ce dont je m’assurerais personnellement. J’éclairais d’avantage la plaie puis vérifiait mes extractions. Je prenais une pipette de la seconde potion que je versais goutte par goutte sur la plaie. J’essuyais le surplus et en profitais pour finir de nettoyer complètement sa main dont le saignement avait cessé. Tu vas devoir la préserver deux, trois jours et refaire un pansement après la douche tu ne devrais avoir aucune cicatrice. Voilà rester purement professionnelle… un peu plus et j’aurai été fière de moi si j’avais eu le courage de le regarder et parler d’autre chose comme je l’aurai fait en temps normal. Je faisais venir à moi un petit pot et en déposais une noisette du bout de mes doigts sur la peau de ses mains afin de permettre à la peau de reprendre sa place et son élasticité. Peux-tu bouger tes doigts correctement ? Sans douleur c’était une certitude la potion faisait encore effet mais je préférais m’assurer de n’avoir rien oublié et surtout rien abimer durant la manœuvre.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyMer 13 Jan 2016 - 19:43

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Malheureusement non, il ne plaisantait pas. Ce n'était qu'une poignée de main échangée avec Bellatrix, mais cette femme était tellement dangereuse que ce simple geste, si familier, devenait une épreuve de force et de résistance à la douleur une fois qu'elle s'y mêlait. Le pire c'est qu'une partie de lui avait apprécié cet étalage de force comme il pouvait en avoir avec son frère parfois. Il avait apprécié pouvoir prouver sa valeur à quelqu'un comme Bellatrix. Ou à défaut, prouver qu'il n'était pas un Mangemort de chambre.

-Musclée oui et douloureuse. Je l'ai croisée alors que je cherchais quelque chose à t'offrir, nous avons donc discuté un peu. Il se trouve qu'un verre s'est brisé dans sa main et qu'elle a serré la mienne avec. Fort. D'un autre côté elle semble décidé à m'aider et à m'apprendre quelques trucs, je suis assez satisfait de cette rencontre.

Gwen serait sans doute contente qu'il soit dans les bonnes grâces de Bellatrix Lestrange. Il n'aurait pas aimé l'avoir contre lui alors qu'il allait épouser sa nièce. Il fallait toujours que Caleb aborde le sujet avec Gwen d'ailleurs. Sujet délicat parmi les plus délicats. S'il avait choisi, il lui aurait fait sa demande lui-même avant que leurs parents ne s'en mêle. Sans doute serait-il également allé voir Rabastan également pour lui demander la main de sa fille si Gwen avait dit oui. Cependant il ne l'aurait pas fait aussi tôt, aussi vite. Il ne voulait pas que Gwen regrette de l'avoir écouté et d'avoir rendu leur relation publique. Il lui fit un léger sourire, presque un rictus lorsqu'elle parla de le remercier convenablement. Elle n'avait pas l'air différente de d'habitude.

-De rien. Tu sais que j'adore te faire plaisir.

Il n'avait pas pu résister à l'envie de réaliser l'un des rêves d'enfance de Gwen lorsqu'il en avait eu l'occasion. Il ferait tout du moment que ça lui permettait de voir son sourire éclairer son visage. Sans doute était-ce un signe qu'il était prêt. Un signe qu'il savait ce qu'il voulait et que ce qu'il voulait c'était passer le reste de ses jours avec elle. Cependant, le principe même de rester avec quelqu'un pendant toute sa vie était effrayant pour quelqu'un qui, il y avait deux mois de cela, enchaînait les histoires sans lendemain et sans conséquence.

Elle lui appliqua la potion anesthésiante et Caleb sentit effectivement de légèrement picotement. Il se disciplina pour ne pas bouger, sa main avait subit pire que quelques chatouillis aujourd'hui. Il l'écouta parler presque sans y faire attention de sa collègue friande de potins sur les gens et se dit que si elle savait ce qu'il se tramait derrière, elle ne se tairait sans doute jamais, jusqu'à ce que chaque patient de chaque service soit au courant. Pendant ce temps là, il avait cessé de regarder le chaton couleur de neige qui restait enfin tranquille entre ses doigts pour caresser sa bien aimée du regard. Il l'avait rarement vu aussi concentrée, ou du moins, pas depuis leurs cours à Poudlard. Il ne pouvait pas s'empêcher de se dire que cet air sérieux la rendait tout aussi belle que les sourires joueurs où timides qu'elle pouvait lui adresser parfois et lorsqu'elle lui posa la question sur sa blessure il se rendit compte qu'il avait un sourire légèrement idiot.

-Oh ! Non, je ne pense pas. Je ne connais pas les quantités de sang qu'il est normal de perdre, mais je n'ai pas perdu connaissance et je ne me suis pas senti mal.

Le chat lui mordit le doigt un peu plus fort et il dû lui jeter une œillade d'avertissement avant de le gratter sur le ventre pour qu'il se calme, ce qui n'eut pour effet que de le faire sortir ses griffes pour les planter dans sa main. Sale bête. Il poussa un léger grognement de douleur, se demandant si tout le monde voulait absolument le rendre manchot aujourd'hui, mais il évita de bouger pour ne pas le forcer à enfoncer plus fort ses minuscules petites griffes dans sa peau. De cette façon il n'eut pas à observer Gwen continuer de retirer des morceaux de verre coincés dans sa chaire, remarque. Ce fut fini en moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire et Caleb écouta sagement ses conseils, sans émettre une seule protestation.

-Bien chef, oui chef ! Lança-t-il pour plaisanter.

Il bougea les doigts pour lui faire plaisir, tout semblait allait bien dans le meilleur des mondes, ou en tout cas pour sa main, puis il se souvint de la remarque sur le chat et l'observa un instant en fronçant les sourcils. Le vendeur lui avait dit quoi déjà ? Finalement, sans doute avait-il eu un léger étourdissement. Il ferma les paupières très fort pour tâcher de se souvenir, tic qu'il avait pourtant abandonné dès la fin de ses ASPICs.

-C'est une femelle, déclara-t-il finalement avec fermeté. Elle n'a pas encore de nom, ni de famille. Il va falloir que tu te fasses adopter.

Il avait entendu quelque part que les chats avaient toujours une sorte de réserve avant d'adopter totalement un humain, mais nul doute qu'un chaton devrait se montrer coopératif, surtout avec quelqu'un d'aussi doux que Gwen. Gwen qui évitait pour le moment de le regarder. Caleb se demanda s'il devait s'inquiéter de ce comportement. Se rendait-elle compte que tout ceci allait trop vite ? Que ce n'était pas ce qu'elle voulait ? Avait-elle dit à son père qu'elle ne souhaitait pas de cette union ? Caleb pourrait le comprendre, bien qu'il s'en sentirait terriblement blessé.

-Gwen s'il te plaît... regarde moi.

Il avait besoin de croiser son regard plus de quelques secondes. Il avait aussi besoin d'être plus proche d'elle, de la serrer dans ses bras, de s'assurer que tout allait toujours bien entre eux. Il détestait cette table entre eux et il n'avait qu'une envie, la pousser pour la prendre dans ses bras. Il prit le chat avec douceur et le reposa sur le lit à côté de lui avant de pousser effectivement la table à l'aide de sa main blessée, mais anesthésiée.

-Est-ce que tu m'aimes ?

Il chercha son regard et sa main épargnée par la doyenne Lestrange trouva l'une de celles de Gwen. Il avait besoin de sentir sa chaleur, au moins d'une façon. Il voulait lui demander si elle l'aimait assez pour ça. Si elle l'aimait toujours malgré cette précipitation des événements. Après tout, en y réfléchissant, Caleb ne savait pas ce qui se passerait pour eux pendant cette guerre. Il pouvait tout à faire mourir en mission comme ça avait failli être le cas, en Allemagne, puis en Égypte, finalement en Amérique. Peut-être tomberait-il sous les coups des insurgés. Peut-être Gwen tomberait-elle comme elle pu lors de l'attaque du musée. Certains n'avaient pas eu sa chance après tout.

Cette pensée lui fit serrer les dents et sa main tout juste soignée, sabotant probablement le travail de Gwen. Il avait beau être quelqu'un de raisonnable, il savait que le monde n'avait pas besoin de le voir devenu fou suite au décès de la femme qu'il aimait. Même le Lord ne pourrait l'arrêter dans sa folie vengeresse si jamais il découvrait qu'un drame s'était produit. Il en était persuadé.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyJeu 14 Jan 2016 - 16:16

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Je tentais de comprendre la façon dont sa main s’était retrouvée dans cet état et la responsable portait le nom de Bellatrix Lestrange, ma très chère tante avait encore fait des siennes. Elle avait le don de m’agacer prodigieusement, elle avait enseigné son « art » malsain à mon frère, à mon cousin et maintenant elle s’en prenait à Caleb. J’allais finir par croire qu’elle m’en voulait personnellement. Mais dans son esprit dérangé c’était sans doute nous faire une grande faveur de s’occuper ainsi de ses neveux… Mais de mon point de vue c’était un réel danger, une prise de risque importante comme le prouvait l’état de la main de Caleb. Bien sûr un réflexe tout à fait normal. Evidemment, n’importe qui de saint d’esprit qui avait du verre brisé dans la main serrait celle de la personne qui l’accompagnait. Non Caleb ne rêvait pas, je sous entendais parfaitement que ma tante n’était pas quelqu’un de normal. Azkaban n’avait certes pas aidé dans sa folie mais de ce que j’en savais elle avait toujours été plus ou moins… extrême dirais-je poliment. Pourtant il était « satisfait » de cette rencontre malgré tout, même si de mon côté cela m’inquiètait plus que ça ne me rassurait. Fais vraiment attention à toi en sa présence… Toujours être sur ses gardes, c’était une question de survie. De mon côté je devais également déployer des barrières bien plus fortes contre ses assauts de légilimancie tout en laissant filtrer assez d’informations pour qu’elle n’imagine pas une seule seconde tout ce que je pouvais lui cacher. Severus s’était montré un excellent professeur à ce sujet. Je sais. Dis-je dans un sourire. Ce n’était pas et pas simplement depuis que nous étions “ensemble” même avant cela il s’était toujours montré prévenant, agréable et généreux avec moi, répondant parfois à des caprices idiots, des défis stupides, des jeux d’enfants. Mais aujourd’hui, dans sa bouche ses quelques mots avaient une saveur toute particulière. Pensait-il que nous fiancer aussi rapidement me « faisait plaisir » ? Ou alors étais-ce pour lui simplement naturelle ? Première nuit, officialisation, fiançailles, mariage… ? Avait-il prévu la suite aussi ? Allais-je découvrir qu’il avait visité des maisons ? Choisi le prénom des enfants ? Car c’est bien ce qu’on attendait d’une épouse non, qu’elle vous donne un héritier, un fils de préférence… Je ne pouvais m’empêcher de penser à tout cela depuis que Rabastan m’avait parlé. Je n’avais même pas remarqué son sourire, trop prise par les soins et ma propre bataille intérieure. Si tu pouvais en perdre le moins possible cela m’arrangerait… Avais-je laissé échapper sans y prendre garde. Je me mordais la lèvre inférieure en me rendant compte de l’idiotie de ma demande. Je n’avais aucun droit de lui demander cela, il était mangemort après tout, donc une cible de choix qui allait être blessé… En temps de guerre je ne pouvais pas lui demander de faire en sorte de rester en vie, c’était égoïste et pourtant je l’avais fait et ne comptait pas retirer mes paroles. Je secouais légèrement la tête à sa plaisanterie… pourquoi avais-je du mal à croire qu’il respecterait mes indications ? Elle a l’air adorable, ça ne devrait pas être trop compliqué. Malgré le fait qu’elle plante actuellement ses griffes dans la seconde main de Caleb… Ses doigts fonctionnant parfaitement je finissais par placer un bandage sur sa main afin que l’onguent soit plus efficace et que sa paume n’entre pas en contact direct avec tout et n’importe quoi. Je voyais la fin des soins arriver comme la fin d’une échappatoire pour moi comme si tout allait dériver après cela… d’ailleurs je ne me trompais pas réellement puisqu’il me demanda de le regarder. J’avalais ma salive avec difficulté tout en retrouvant son regard dans lequel je me perdais trop facilement. Pourquoi étais-ce si difficile ? Pourquoi avais-je ce genre de réaction alors qu’il n’y avait rien d’inhabituel, en soit, que ce genre de chose se passe de cette façon. Que des parents décident, accélèrent les choses… Je fus surprise de le voir attraper la petite table qui nous séparait, surtout de le voir la repousser avec sa main tout juste soignée. Caleb ta… le mot main était mort sur ma langue alors qu’il me demandait si je l’aimais. Mon pouls s’accéléra alors qu’il attrapait ma main. J’enlaçais ses doigts aux miens ressentant le besoin d’être « soutenue ». Pensait-il que l’amour résolvait tout ? Pensait-il que l’amour allait nous protéger de quoi que ce soit ? L’amour de mes propres parents n’avait pas suffi. Ma simple présence rendait la vie de mes proches dangereusement mortelle. Alors ça me faisait peur. Etre sa petite amie était presque simple, j’arrivais à faire taire mes peurs, mes angoisses, mes mensonges. Mais être plus, sa fiancée, sa femme, l’obliger à partager mon quotidien, vivre avec la menteuse que j’étais et je serais toujours. Avais-je le droit de lui imposer cela ? Tu.. tu peux renoncer si tu veux Caleb. J’ai dit oui à mon père mais je veux que tu ais le choix. Les femmes sont inconstantes il comprendra si je me rétracte. J’esquissais un pâle sourire tentant de paraître le moins tendue possible. Je ne lui avais pas répondu parce que si j’étais sincère et que je lui disais oui, c’était l’obliger à accepter la situation.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyJeu 14 Jan 2016 - 18:28

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Faire attention en la présence de Bellatrix Lestrange et s'arranger pour perdre le moins de sang possible. Voilà qui pouvait paraître simple mais qui finalement ne l'était pas tant que ça. Bellatrix n'était pas gênée par une conscience, contrairement à la plupart des gens. Elle n'obéissait qu'à elle-même et au Lord en personne, n'avait pas de retenue, pas de barrière morale et ne s'embarrassait pas de détails tels que la douleur des autres ou la pitié. Elle ressemblait à une enfant qui n'a jamais connu la présence de parents pour lui apprendre les règles de la vie en société, ce qu'il était bon de faire ou pas. Cependant elle avait atteint un tel niveau de pouvoir que tout ceux qui ne la craignaient pas ne faisaient absolument pas l'erreur de la sous-estimer.

Cependant il ne voulait pas penser à Bellatrix alors que c'était Gwen qu'il avait en face de lui, son parfait inverse, sans doute la version la plus pur de l'être humain que Caleb puisse trouver sur le sol anglais. Il se fichait pas mal de l'état de sa main, il pourrait arracher le pansement et se refaire saigner de force du moment que ça pouvait lui arracher un regard compatissant, inquiet, aimant, tout ce qui pouvait lui prouver qu'elle tenait à lui. Ses doigts s'entrelacèrent aux siens et sans savoir pourquoi, il sentit son cœur se serrer. Ses yeux, perdus dans les siens, ne lui apportaient pas la réponse qu'il espérait. Il n'y avait pas de réponse du tout d'ailleurs. Même lorsqu'elle ouvrit la bouche, ses mots hésitant ne répondirent pas à la question pourtant clairement exprimer.

Les doigts de son autre main vinrent pincer l’arrête de son nez, puis frottèrent légèrement ses yeux alors qu'il tachait de retenir la bouffée de tristesse et de panique qu'il ressentait. Oui, Gwen accepté la demande de son père, mais elle semblait l'avoir fait parce qu'elle n'avait pas le choix. Souhaitait-elle qu'il renonce ? Qu'il lui dise qu'il ne voulait pas de cet engagement beaucoup trop fort pour ce bébé qu'était leur relation ? Sa main retomba ses cuisses et il prit une grande inspiration. Merlin, il n'était pas fait pour ce genre de conversation. Il redressa la tête pour au moins lui faire la grâce de la regarder dans les yeux pour dire ce qu'il avait à dire, malgré sa tristesse.

-Gwen... tu n'es pas obligée de. Tu n'avais pas besoin de dire oui si ce n'est pas ce que tu veux.

Il se leva, dominant Gwen de sa taille pourtant moyenne, puis lâcha sa main pour s'écarter un peu. Que dire ? Se justifier ? Ce n'était pas lui qui avait décidé tout ça. Ce n'était pas lui qui avait demandé à sa mère de parler à Rabastan. Devant sa mère, il n'avait cependant pas eu le choix, il était vrai. Contrairement à Mr. Lestrange, Mrs. Selwyn faisait passer le bien être de leur rang et de leur famille avant le consentement de ses enfants, bien qu'elle tâche toujours de s'arranger pour faire en sorte d'aller dans le sens de leur préférence, comme c'était le cas maintenant.

-Mère est... enfin. J'ai accepté aussi. Cependant je ne veux pas que tu te sentes obligée d'être liée à moi, même si... même si je t'aime tellement que je n'y ai même pas réfléchis lorsqu'elle me l'a annoncé.

Il eut un petit rire, légèrement faible, emprunt d'excuse. Il soupira et s'éloigna légèrement d'elle, observant le chat du coin de l’œil qui semblait décidé à rester tranquille pour cette fois, roulé en boule sur le lit d'hôpital. Il fit quelques pas et mit ses mains dans ses poches avant de les sortir, de croiser les bras, puis de les décroiser pour les poser sur ses hanches et de finalement en passer une dans les cheveux courts qui tapissaient l'arrière de son crâne avant de la laisser tomber le long de son corps.

-C'était égoïste de ma part, déclara-t-il. J'aurais fini par aller moi-même demander ta main à Mr. Lestrange si on nous avait donné plus de temps, mais je t'aurais fait ma demande avant. J'aurais su alors si tu étais d'accord. Je suis désolé Gwen.

Il n'osait même pas la regarder, lui affichant simplement son profil. Il avait l'impression d'avoir fait quelque chose de travers alors qu'il n'avait lui-même rien fait de mal. Ou bien si ? Peut-être aurait-il du dire à sa mère qu'il voulait avoir l'avis de Gwen d'abord. Maintenant qu'il y repensait, ça paraissait la meilleure chose à faire.

-Je ne voulais pas que tes sentiments soient négligés. Enfin, ton avis sur la question.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyJeu 14 Jan 2016 - 22:52

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Nulle doute que je l’avais blessé. Il n’y avait aucune chance pour que mes paroles aient été prise pour une quelconque bouée de sauvetage par Caleb. Une chance d’échapper à ce que nos parents avaient prévu pour nous, une chance de m’échapper. Moi qui ignorait qui j’étais moi qui ignorais jusqu’à la simple couleur des cheveux de ma propre mère, moi qui m’étais pourtant promis de vivre non seulement pour Cedrella, pour Jeanne mais surtout pour moi, pour Guenièvre. Parce que j’avais le droit moi aussi à une part de bonheur n’est ce pas? En temps de guerre je pouvais espérer un peu de douceur? Une période même infiniment courte de paix dans mon esprit et dans mon coeur. Non, je ne devais pas être faite pour ça. Voilà ce que je créais, la peine dans le regard de l’homme que j’aimais. La nervosité dans le moindre de ses gestes. Ses yeux avait perdu de leurs éclats, ils étaient fuyants même s’il tentait de me regarder pour me parler avec sincérité. Mais ces paroles ne furent pas celles auxquels je m’attendais, loin de là. Je n’avais été obligée à rien, bien au contraire Rabastan m’avait laissé le choix de refuser. Mais je n’avais pas eu à réfléchir, du moins je ne l’avais absolument pas fait durant toute ls discussion avec mon “père”. Lorsque j’avais compris ou il venait en venir je n’avais fait qu’aller en son sens, m’évertuant à lui faire comprendre que Caleb était le bon choix. Qu’il n’était pas simplement un nom, un sang assez “pur” pour moi. Non, il était plus que cela et c’était la raison pour laquelle j’acceptais. Plus qu’une acceptation, une sincère envie, un souhait véritable d’unir ma vie à la sienne. Ca n’était qu’après, une fois seule que j’avais gambergé. Que j’avais imaginé la suite. Que j’avais imaginé Caleb empêtré dans mes mensonges. Il lâche ma main et s’éloigne. J’aurai voulu la rattraper, a serrer pour qu’il ne s’éloigne pas, jamais pourtant je n’avais rien fait. Serrant simplement le poing, emprisonnant un morceau de tissus entre mes doigts. Pourtant ses paroles réchauffèrent mon coeur et un fin sourire était réapparu sur mes lèvres. “il m’aimais tellement” qu’il n’avait même pas réfléchi avant d’accepter. Peut-être avait il tout bêtement les même craintes que moi... les mensonges en moins. Son angoisse était visible, palpable, ses gestes nerveux et je n’avais qu’une envie. Un seul souhait, un seul désir, retrouver ses bras, la chaleur de son corps, de son coeur. Et puis il n’était pas responsable de l’action de nos parents, ni plus ni moins que moi. Alors je secouais simplement la tête même s’il ne me voyait pas et me dirigeait vers lui. Plaçant mes mains sur ses joues, l’obligeant à me regarder. Je t’aime Caleb et ce ne sont pas des fiançailles plus ou moins arrangés qui changeront quoi que ce soit. Tu m’entends? J’esquissais un sourire laissant ma main gauche retrouver la sienne enlaçant une nouvelle fois mes doigts aux siens et je ne comptais pas le lâcher, pas cette fois. Bien sûr, c’est vrai, tout cela est rapide mais je n’ai été obligé à rien, j’ai accepté sans aucun besoin de réfléchir. C’était vrai j’aurai pu dire non à Rabastan, il se serait chargé d’en informer la mère de Caleb. Mais c’est vrai aussi que j’aurai préféré que cela se passe autrement, que nos parents ne soient pas intervenu. Je t’ai déjà dis que j’étais un peu fleur bleu. Toutes les petites filles rêvaient d’une demande en mariage romantique non? Pas vraiment de voir son père vous dire “ma princesse, j’ai une grande nouvelle pour toi, j’ai trouvé le meilleur parti d’Angleterre”, bon je grossissais les traits bien sûr. Mais oui, j’avais imaginé autre chose... Je suis d’accord et tu n’as rien négligé du tout, j’ai juste peur que... peur que tu regrettes mes présentations officiels qui ont entrainés tout ça. C’était après tout le point de départ non? Si j’avais réussi à trouver une autre idée pour lui montrer mes sentiments nous n’aurions probablement pas cette conversation, il ne s’en voudrait sans doute pas de chose dont il n’était même pas responsable. Peur que tu te lasses, que tu regrettes ta liberté. Je ne connaissais que trop bien la réputation de Caleb il  a quelques mois de ça. Alors même si l’aimais sincèrement je ne pouvais pas présumer de l’avenir et me contentais comme toujours de ce qu’on me donnait, au jour le jour. Sans penser sur un long terme qui n’existerait peut-être jamais.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyVen 15 Jan 2016 - 2:04

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Caleb se demandait parfois ce qu'il lui arrivait. Il avait toujours été étrangement romantique malgré ses penchant pour des partenaires diverses et les histoires courtes de manière générale, mais cette fois-ci était différente. Il avait toujours pensé qu'il ne se marierait pas par amour mais parce que ses parents auraient trouvé une jeune femme de bonne famille à qui il aurait le devoir de faire des héritiers. Une femme qu'ils auraient choisi selon ses préférences, évidemment, mais une femme envers qui il n'éprouverait pas forcément des sentiments véritablement amoureux.

Cependant, quand Gwen revint en face de lui et posa ses mains sur ses joues, quand il posa les siennes par dessus et baissa les yeux pour la regarder, il sentit en lui une chaleur qui ne trompait pas. Elle lui dit qu'elle l'aimait, avec des mots, avec une conviction qui lui apporta un soulagement brutal, mais espéré. Toutes les choses violentes n'étaient sans doute pas nécessairement mauvaise. Il y avait toujours une certaine violence dans l'amour. Même chez Gwen. Ne provoquait-il pas des réactions de jalousie parfois impossible à maîtriser ? Des élans plein de fureur, mais prouvant par la même occasion la profondeur de son attachement pour lui. Il la laissa entrelacer ses doigts aux siens, non sans embrasser sa main au passage avant de la laisser doucement retomber le long de leurs corps. Il retrouva le sourire et fit un léger signe de tête vers le lit où se trouvait le chat, sans la quitter des yeux cependant.

-Si tu veux une demande un peu... traditionnelle, disons, je peux toujours la transformer en bague de fiançailles, proposa-t-il d'un air amusé.

Il ne faisait que plaisanter. Il comptait bien satisfaire le côté fleur bleue de Gwen, tout autant que son propre côté à la fois romantique et superficiel. Il l'aimait et qu'elle garde en elle une image de l'instant où elle n'aurait pas pu dire non à la proposition qu'il lui ferait, à genoux, une bague tendue vers elle.

Il fronça les sourcils lorsqu'elle parla de ses peurs, des peurs sans doute justifiées selon elle, mais auxquelles il ne pensait même pas. Il ne regrettait rien de ce qui s'était passé, ni les présentations officielles, ni les négociations de leurs parents et encore moins qu'ils l'aient choisi elle pour partager sa vie jusqu'à son terme. Lorsqu'elle eu fini de parler, il se pencha pour combler la distance qui existait encore entre eux et l'embrassa doucement, simple baiser de lèvres, mais qui exprimait sans doute toute la tendresse qu'il pouvait éprouver pour elle.

-Qui a dit que je perdais ma liberté ? Je ne vais pas me faire emprisonner, au contraire. Je vais être libre de pouvoir t'aimer jusqu'à la fin ma vie et c'est la seule forme de liberté qui m'importe quand je suis avec toi.

Il posa alors sa main libre sur sa taille et l'attira à lui pour la serrer dans ses bras, enfin la sentir contre lui après avoir eu peur qu'elle ne veuille pas de cet avenir qui prenait lentement forme dans sa tête.

-Peut-être que ce n'est pas si rapide que ça finalement, dit-il doucement, la gardant tout de même contre lui. Peut-être qu'après tout ce temps à se tourner autour, c'était justement le bon moment pour ça.

Il n'avait jamais arrêté pour sa part. Même lorsqu'il était sorti avec telle ou telle personne. Même quand elle-même était amoureuse de quelqu'un sans qu'il le sache et qu'elle repoussait ses avances. Il n'était même plus fâché à ce propos dorénavant. En vérité, il remerciait de tout son cœur le destin ou qui que ce soit qui avait bien pu tuer l'homme qu'elle avait aimé, bien que cela fut une pensée bien cruelle. C'était bien là la preuve qu'ils étaient fait pour être ensemble. La vie n'avait pas permis à Gwen et ce garçon impur de s'aimer et tant pis si Bellatrix Lestrange ne croyait pas en une force supérieure qui régissait leur vie. Caleb connaissait trop de prophètes pour ne pas croire que tout était écrit.

Un minuscule miaulement vint le tirer de ses pensées sans doute bien plus sombres que Gwen ne pouvait l'imaginer, mais étrangement positives. Il tourna la tête pour voir la chaton qui avait terminé de se reposer et quémandait de l'attention, ce qui lui fit lever les yeux au ciel.

-Oh tais-toi un peu toi, tu vois pas que tu interromps un grand moment ? Il soupira, mais n'était pas décidé à lâcher Gwen, il chercha à accrocher son regard. En tout cas soit sûre que tout ce qui se produit en ce moment enter nous a beau être rapide, je me sens aussi prêt qu'un homme fou amoureux peut l'être. Je sais que je n'en veux aucune autre que toi et que je n'en voudrais jamais aucune autre.

Il eut un léger sourire et se tut. Peut-être devrait-il garder certains de ses bons mots pour les vœux qu'il serait amené à prononcer devant elle, pendant une cérémonie qui unirait définitivement leur vie. Il l'embrassa à nouveau, poussant un peu plus son avantage que la dernière fois, mais s'écartant ensuite pour rejoindre le chaton avec un sourire ravi.

-En y réfléchissant je n'aurais sans doute pas dû t'offrir ce chat, il va récupérer toute l'attention qui m'appartient venant de toi ! plaisanta-t-il en grattouillant le greffier.
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MessageSujet: Re: Il faut qu'on parle - Gwen   Il faut qu'on parle - Gwen EmptyVen 15 Jan 2016 - 12:02

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Deux enfants, noble par naissance, deux familles prestigieuses unies par les liens sacrés du mariage. Le tableau semblait pourtant parfait si je n’imaginais pas mon visage flouté par les secrets et les mensonges. Ce qui me faisait peur ? Que la guerre nous sépare à jamais, que la vérité ne m’explose au visage et ne le blesse. Mais que pouvais-je faire contre ça ? J’étais adhérente, j’étais la porte-parole de Severus auprès des insurgés. J’aidais Lancelot, Fred et ceux que je pouvais aider. J’étais tout et son contraire mais là, en cet instant, j’étais surtout toute à lui. Mon cœur à ses pieds, mon corps entre ses mains, ma vie liée à la sienne. Que dirait-il s’il savait ? Nul doute que nous ne serions pas aussi proches n’est-ce pas ? Pourtant j’avais cette impression d’agir pour notre bien, pour notre avenir car ce n’est pas un pays effrayé par le magister que je voulais pour les enfants… Je pensais à Madelyn à Scorpius… ils avaient le droit de connaître autre chose que cette vie là. J’esquissais un sourire avant de reporter, quelques secondes mon attention sur le chaton encore assoupi sur le lit, presque invisible sur les draps blancs si son ventre ne se levait pas au rythme de sa respiration. Oh non… J’avais imaginé l’espace d’une seconde la tête qu’aurait la petite chatte si on usait d’un sortilège de métamorphose sur elle. Une bague toute douce avec deux aigues marines, une bague magnifique à n’en pas douter mais je ne souhaitais pas avoir autre chose que cette petite chatte et je savais parfaitement qu’il plaisantait. Il fronçait les sourcils et ma main droite étant restée sur sa joue, je caressais du bout des doigts tentant, amusée de défaire ses traits, tendus par mes paroles.  Puis mes doigts glissèrent dans ses cheveux alors qu’il se penchait pour m’embrasser. Retrouvant un second souffle, faisant disparaitre un poids invisible de mon cœur, il ne pouvait pas se douter à quel point le moindre de ses gestes avaient un réel impact sur moi. Parce que les fiançailles impliquent le mariage, qui lui-même implique de vivre ensemble et de former… Une seconde de réflexion, un instant d’hésitation dans ma voix. …une famille. Oui des fiançailles n’avaient rien d’anodin, surtout dans nos familles. Mais avoir une famille, avoir des enfants… c’était un sujet que nous n’avions jamais abordé, un sujet auquel je n’avais même jamais réfléchi, bien trop certaine de ne jamais voir ce jour arrivé. J’aimais les enfants, beaucoup mais nous vivions dans un pays qui n’avait pas un avenir très florissant à offrir… et je n’étais pas certaine de pouvoir offrir le meilleur à un enfant. Mon seul modèle maternel n’ayant clairement pas été une réussite. Je posais ma tête contre son torse, fermait les yeux réfléchissant à mes propres paroles et aux siennes. Vivre avec lui, me réveiller chaque matin à ses côtés avait quelque chose d’attrayant, de rassurant même. Prendre des habitudes du quotidien, savoir qu’en rentrant j’avais quelqu’un à attendre ou qui m’attendais. Peut-être. La vie était ainsi faite, les choses allaient à leurs propres rythmes. Tous les couples se formaient différemment. Il n’y avait qu’à voir Aramis et Nyssandra qui avait passé le plus clair de leur temps à s’envoyer des pièces d’échec au visage avant de tomber dans les bras l’un de l’autre dans la chambre (ouverte !!) d’Aramis. Avec Caleb nous nous connaissions depuis aussi longtemps et si notre première étreinte était « récente » notre affection sincère datait de bien plus longtemps. L’amour s’était immiscé en moi, lentement mais sûrement pour prendre les pleins pouvoirs sur ma vie aujourd’hui. Je laissais échappé un rire en entendant le miaulement de la petite boule de poils qui réclamait autant d’attention que le jeune homme en face de moi. Deux enfants à entendre ses paroles. Si tu es prêt, je le suis. Je suis certaine que tant que nous serons ensemble nous pourrons tout affronter. Tout… non, j’éloignais toutes sombres pensées de mon esprit. Tout. Un baiser que j’approfondie à mon tour mais qui prend fin bien trop rapidement. Je ne dois pas me laisser entrainer dans une danse que nous ne pourrions terminer ici, pas sur mon lieu de travail. Ma main caresse le chaton, juste entre les deux oreilles avant qu’il ne vienne câliner le bout de mes doigts quémandant d’autres caresses. Mon regard se pose sur Caleb de nouveau. J’ai assez d’attention et d’amour pour vous deux… dis-toi qu’elle me tiendra compagnie le matin pour que je reste au lit. Afin qu’il ne se réveille plus seul. J’attrapais la petite boule de poils dans mes mains et lui faisait un « nid » dans le creux de mon bras, l’entourant d’affection et de caresses. Elle était jeune et souhaitait surtout jouer aussi agitais-je mes doigt juste au-dessus de ses pattes. Oh ! je sais comment on va l’appeler ! Je regardais Caleb et esquissais un sourire mutin avant de lui voler un baiser avant d’annoncer. Macaron. Et Caleb comprendrait parfaitement pourquoi. Je regardais le petit chat et lui demandais. ça te plait macaron ?
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