sujet; "Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl

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Prendahl « Absolem » Barbary
feat Ash Stymest • crédit swan
❝ We're running in circles again ❞ Wizzard ; SC

☇ pseudo complet & surnom(s) ; Il s’appelle Prendahl Barbary, mais l’opinion public et ses fans le connaissent sous le pseudo d’Absolem. Ce surnom est devenu sa deuxième identité, sinon la première. Sur scène, il est un guitariste adulé, un joueur de talent, une idole, un fantasme, un corps survolté et un esprit emporté loin par l’Excess. Derrière le rideau, il est jeune homme au bord d’un gouffre de colère qui ne le fait pas reculer, au contraire, qui semble l’attirer, comme un charmeur de serpent.
☇ naissance ;1977, Angleterre. Prendahl fête son anniversaire tous les 13 août. Son lieu de naissance reste un mystère dont il se fout depuis bien longtemps, ayant décrété qu’il avait des choses bien plus urgentes à traiter que de savoir ça.
☇ ascendance;Sang-mêlé, mais on lui pardonnera cette faute indéniable de goût grâce au talent incontestable de ses doigts sur les cordes vibrantes de sa guitare.
☇ métier ;Guitariste de Rotten Apple, groupe à succès, il fait partie du groupe à connaitre, à écouter, à fredonner, à aimer. Grisé par sa popularité et sa célébrité, son attitude reste tout de même la même, sur scène ou en privé : il reste le jeune homme fougueux, injurieux, qui fait un bras au destin et aspire la vie de tout ce qu’il touche pour mieux se sentir vivre et respirer.
☇ camp ;Sa peau et celle de Cersei et Nephtys, ses sœurs de cœur, sa famille, sa vie. Il n’aime pas le gouvernement pour ce qu’il fait à Nephtys, mais il se tait car c’est le prix à payer. Il méprise les moldus tout autant que le gouvernement, les hait plus fort encore, si c’est possible. La politique de l’autruche s’applique très bien à lui, il la ferme, il encaisse, il essaie d’être là pour les autres et il se démerde. C’est ce que les autres devraient faire au lieu de se plaindre et de rester les bras ballants, à jouer les victimes. Prendahl refuse de croire qu’il en est une, c’est même une certitude : il a su profiter de la situation avec le reste du groupe pour en arriver là non ?
☇ réputation ;Tu ne connais pas Rotten Apple ? Mais t’habites où ? On connait Rotten Apple, on aime Rotten Apple, on fredonne leur musique, on s’écrit les paroles de leurs chansons sur la peau, on scandalise les parents et on aime ça. Son groupe représente une jeunesse prise dans des conflits politiques blessants et mortels. Prendahl le sait, des fois il aime cette indéniable puissance que lui fournit sa guitare, des fois il méprise cette jeunesse-mouton, ces gens sans volonté, amassés à leurs pieds, à les aduler comme des dieux, eux trois contre eux tous. Fils de Magnus Barbary, frère de Heathcote, musicien aussi, on le connait beaucoup pour sa musique, ses grimaces, ses baisers aux filles et à ses fans, ses doigts, ses injures, ses coups parfois, mais pas pour lui. Pas que ça lui fasse quelque chose, ça l’amuse même, mais ces gens qui disent l’adorer ne connaissent véritablement qu’une façade érigée par le manager du groupe pour tenir le public en haleine. Lui rentre dans le jeu et aime ça, théâtral qu’il est.
☇ état civil ;Les fans, il profite d’elle. Il est charmant, beau, séducteur, plein de charme. Puis le lit, le plaisir, la drogue charnelle. Et enfin le réveil, la désillusion, les sautes d’humeur dès le réveil, les insultes même des fois, les yeux embrouillés par le sommeil ou la dose de drogue matinale qui sont loin d’être ceux vifs et lumineux qu’il avait la veille. Prendahl joue de sa célébrité à outrance, mais il s’en fiche, on le veut, le désire, il devient fantasme, dieu, promesse de damnation pour un de ses baiser. « Passion » vient du latin et signifie entre autre « souffrance ». Elles souffrent au réveil et lui s’en fout complètement. Ce n’est pas son problème, il n’a pas demandé à les avoir. Ou si peu.
☇ rang social ;Racheté alors qu’il n’a rien fait pour. Collaborations et succès ont fait la paire pour le faire monter dans l’élite sociale. Il ne se plaindra pas publiquement, mais le silence dont il fait preuve vis-à-vis des actions du gouvernement est pour certains preuve d’allégeance, pour d’autres c’est un signe de son rejet de la politique actuelle. Prendahl ne dira rien tant que son avis mettra en danger l’une des rares personnes ou choses à laquelle il tient, et même si ce n’était pas le cas, il la fermerait aussi : Rotten Apple a son succès et il est hors de question que ce soit lui qui les fasse chuter de leur piédestal.
☇ baguette ;Bois de charme, souple, cheveux de vélane, vingt-neuf centimètres.
☇ épouvantard ;La douleur, la table froide en métal, les blouses blanches, les masques, les instruments tranchants, coupants, brillants d’une lueur mauvaise, les paroles sans aucun sens, la douleur encore, la peur toujours. Les expériences dont il a fait les frais sont sa pire peur, sa Némésis. Il en a peur, une peur viscérale, profonde, mauvaise, qu’il tait et n’assume pas. Pas même avec les filles.
☇ risèd ;La vengeance. La douleur dans les yeux de son père adoptif, la peur, la panique, la terreur. Tout ça dans ses yeux, tout ça que Prendahl pourrait voir, dont il serait la source. Il veut que l’homme souffre à la mesure de ce que lui a souffert et en souffre encore aujourd’hui en se regardant dans le miroir et en observant avec dégout les cicatrices qui parsèment son corps, comme pour lui dire « tu ne t’en débarrasseras jamais ».
☇ patronus ;Il n’en a pas et n’en aura sans doute jamais. Peut-être que sa volonté n’est pas assez grande pour ça. Pourtant, Merlin sait que quand il veut quelque chose, il l’obtient. Ca ne doit donc pas être ça. Prendahl a arrêté depuis longtemps d’essayer, parce que ça ne lui apportait plus que de la déception, bien qu’il ait toujours dit le contraire. Il s’en fout, même si parfois, sous l’emprise de l’Orviétan, il se plait à imaginer les formes que pourrait prendre son patronus. Un taipan du désert peut-être … Ou un chat, souple et beau, le dos rond, les babines retroussées, les griffes sorties.
☇ particularités ; Prendahl est une exception à lui tout seul, une particularité vivante. C’est du moins comme ça qu’il aime se qualifier devant les journaux, quand les tapages médiatiques à son égard deviennent trop importants pour qu’il les ignore encore. Il donne l’air de s’en foutre, il a l’air agacé, blasé, mais à l’intérieur, c’est une joie enfantine, un besoin pressant de se faire remarquer encore un peu plus, une envie de laisser ses sentiments éclatés au grand jour. Ces paroles viennent s’ajouter aux récits de ses frasques des jours passés et il en rit.  
☇ animaux ;Il n’a pas le temps pour ça, ni l’envie, ni la patiente, ni même l’attention qu’il faudrait. L’animal finirait par mourir de faim, de soif, Prendahl l’oublierait dans un appartement de passage, il le ferait tomber d’une fenêtre sans même le remarquer, bref le pauvre animal aurait une espérance de vie plus que réduite.
☇ miroir ;C’est pas pour lui ça.

☇ Avis sur la situation actuelle ;
Prendahl prend grand soin d’ériger une barrière entre lui et les évènements qui agitent l’Angleterre. Son avis ne sort jamais de sa bouche, il garde pour lui ses pensées qui comme souvent, ne sont que colère et haine envers la plupart des protagonistes de cette guerre. Le gouvernement torture Nephtys et pour ça, il ne leur pardonnera rien. Quant aux insurgés, ils sont pour lui une source indéniable de revenus car sans eux pas de contestation et sûrement pas de jeunesse aussi âpre à aimer leur travail et leur œuvre. Paradoxalement, Prendahl n’aime pas ces personnes qui menacent ce qu’ils ont laborieusement construit, au prix de plus d’un sacrifice, moral comme physique. Que deviendraient les Rotten Apple si les insurgés renversaient le gouvernement, que deviendraient-ils si on venait à découvrir ce qu’ils ont accepté de faire ? Sous la contrainte certes, mais les actes n’en restaient pas moins les mêmes …
Les Rebuts pour Prendahl ont toujours été la source d’une grande haine envers le gouvernement. Prendahl s’est identifié malgré lui à ces personnes, qui comme lui pendant un temps n’étaient plus maîtres de leur corps : cela a toujours fait que le jeune homme ne supportait que très mal la présence de Rebuts et plus particulièrement de maîtres dans son entourage, le rendant plus agressif encore envers ces personnes. Quand les Rebuts ont été exécutés, ce fut une sorte d’abcès qu’on éclate, mais sans être aucunement soulagé : il se réfugia dans l’Orviétan pour échapper à ses pensées, donnant comme prétexte aux autres que ce n’était qu’un passage comme un autre.
Quant à la population, Prendahl s’en fiche et ne la critiquera certainement pas, puisque c’est sa source de revenue.

☇ Infos complémentaires ; Ses doigts sur le manche usé de sa guitare font des merveilles et quand les cordes vibrent selon ses volontés, personne ne dira qu’il ne fait pas rêver, à le voir se courber sur son instrument, comme engagé dans un combat pour savoir qui dominera l’autre. Et à le voir s’agiter comme un beau diable, on se demander si Prendahl est toujours le maitre de son corps ou si l’instrument n’en a pas pris la possession, faisant éclater les notes et son talent aux yeux et aux oreilles de tous. Il fume, toujours, tout le temps. Nephtys le tente parfois avec ses cigarettes moldues, mais il n’en prend que quand il n’a plus rien pour le faire voyager plus haut et plus loin. Les paquets de cigarettes vides s’accumulent dans son appartement et il n’est pas rare de voir trainer quelques bouteilles de bière qui n’ont même pas été finies dans les sombres recoins de son logement. Prendahl est un passionné, il garde le cap, quoi qu’il arrive. Il vit tout à fond, parce qu’il ne pense pas mourir vieux et se dit que quitte à faire des conneries, autant que ce soit pour quelque chose. L’orviétan, la musique, les concerts et les filles sont devenus ses passions, bien que les deux premiers cas soient plus des drogues qu’autre chose et les deux derniers ses calmants. Prendahl ne semble s’incarner qu’à travers ses gestes, son comportement, ses mots et sa musique. Pour ça on le voit comme soit comme un homme à aimer soit comme beaucoup de parents le font, un pauvre gars paumé qui a le malheur de pousser son enfant à faire de même. On ne le connait pas et même avec ses proches, il reste un mystère, son passé n’étant connu de personne : il ne le dévoile pas, ne le dévoilera jamais. Il intériorise et explose devant tout le monde dans ce que les autres croient être une énième cause de folie de jeune star. Cersei, elle, sait, sent ce qu’il en est, la colère, le manque, la recherche, le vide qu’il ressent, l’impression de n’être complet que sur scène avec sa guitare entre les mains. Et Nepthys n’a pas besoin du don de la chanteuse pour deviner ce qu’il ressent. Il a fait en sorte qu’elle soit une partie de lui-même, choses étrange quand on voit la propension à repousser tout ce qui veut et peut se faire aimer de lui. Le corps de Prendahl est à lui seul une révélation de sa vie : cicatrices et tatouages se mêlent, souvent indifféremment, transformant son corps en une sorte de souvenirs des expériences qu’il a vécu. Des tatouages recouvrent les cicatrices les plus hideuses, d’autres ne cachent rien et sont juste là parce que Prendahl le voulait. Certaines cicatrices restent visibles, mais seront peut-être un jour dissimulées comme les autres, quand Prendahl ne pourra plus supporter leur vue. On dit de lui qu’il entretiendrait une relation avec Nephtys, la batteuse du groupe. Ils en rient bien ensemble, à lire les fanfictions qu’ils reçoivent, les messages des fans, les affiches pendant les concerts, les théories à leur sujet. Elle le charrie, elle lui vole des vêtements un soir sans y prêter attention et le lendemain les voilà à la une des magasines people : « la liaison entre le guitariste et la batteuse de Rotten Apple se concrétiserait-elle ? ». Prendahl se veut libre comme l’air, libre avec ses relations, libre dans sa vie, mais il ne sait pas s’il l’est vraiment. Prendahl vit avec l’Orviétan, se fait porter par l’Excess, enchaine les clopes, boit les alcools que ses mains trouvent : il exulte aux yeux de tous son bonheur semi-illusoire : il est profondément heureux du succès de Rotten Apple, de sa symbiose avec les filles, de son sentiment de puissance absolu pendant les concerts, mais en contrepartie, il y a le gouvernement, leur musique détournée de ses fonctions premières, les problèmes de Cersei et Nepthys …  

❝ Nothing compares to you ❞Deux mots sur l'IRL

Appelez-moi /. J'ai 17 ans, je viens de France et j'ai connu le forum via Bazzart. Si tout va bien vous me verrez connecté(e) 4 jours sur 7. Pour les scénarii uniquement : j'ai l'aval du créateur concernant ma fiche [] oui / [] non. Un dernier mot ? 8)



Dernière édition par Prendahl Barbary le Lun 21 Mar 2016 - 20:44, édité 2 fois
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Hello darkness my old friend
Bouh


❝ Expérience ❞1987 & laboratoire moldu

Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas la morsure du froid sur sa peau fine, blanche et fragile, il ne comprenait pas la lumière blanche, austère, froide, il ne comprenait pas les gens tout de blanc vêtus qui faisaient les cent pas autour de lui dans un silence uniquement rompu par les claquements de leurs chaussures en plastique sur le sol blanc et rude de la salle. Il ne comprenait surtout pas pourquoi il était là. Mais il comprenait la cause de la peur, rampante et immonde qui l'assaillait par vague. La peur venait, l’engloutissait, le laissait suffoquer seul sur sa table d'expérience, la gorge serrée à ne plus pouvoir respirer, les mains entravées, impuissant et tétanisé. Et elle repartait soudainement, ne laissant derrière elle qu’un sentiment ridicule de soulagement, l'impression d'être en sécurité après la panique, l'impression que tout ira bien comparé à ça. La peur était un concept étrange auquel il avait tout le temps de penser. Avant, il n'avait pas peur de grand-chose, sauf peut-être de l'ennui et de finir comme les adultes dépravés qu'il voyait tous les jours, trainant dans les rues leur carcasse molle. Des adultes qui un jour, avaient été comme lui, volant, frappant, s'amusant de la cruauté des autres du moment qu'il n'en était pas l'objet. C'était l'ennui qui avait mené les adultes à ça et l'ennui encore qui le pousserait sans doute à devenir comme eux. Mais ça, c'était avant. Avant il y avait les familles d'accueils qui refusaient systématiquement son adoption. Intenable, insolent, mauvais même disaient certains. Il s'en foutait pas mal, il n'avait jamais rien demandé à personne, n’avait jamais demandé à avoir une famille, d’illustres inconnus qui feraient « comme si » s’ils étaient de la même famille. Il ne comprenait pas les gosses qui voulaient se faire adopter. Il ne voulait pas les comprendre, ayant peur de devenir comme eux, faible et blessé à chaque refus. Il en avait essuyé trop pour être encore affecté violemment. Mais dire qu’il ne ressentait plus rien serait mentir : la colère était toujours là. Il n’était pas facile, trop difficile et parce qu’il était comme ça, les gens comme lui n’avaient pas le droit à une place dans la société, à voir les gens faire des efforts. Les familles voulaient des gosses simples et polis, il voulait quelque chose de facile, se voilaient la face en croyant avoir à faire à un simple garnement un peu extrême, se disant eux, dans leur égo surdimensionné, qu’ils parviendraient à le faire revenir sur le bon chemin, sauveurs qu’ils étaient. Et quand il rentrait dans leur vie, il voyait un produit de la rue et du manque cruellement d’autorité parentale et de limites. Voilà ce qu’ils voyaient et ils n’en voulaient plus, de cette erreur qu’il était.
Et puis tout à coup, il y avait eu un homme, un scientifique, un type qui avait l’air normal, comme les autres, pas plus mauvais, mais pas meilleur. Il s’était attendu à la même chose qu’avant, à ce que lui et sa femme se rétractent en découvrant son caractère. Mais non, il n’y avait rien eu de cela, juste des sourires lointains en voyant ses bêtises, des réprimandes peu autoritaires dont il n’avait rien à faire et des cadeaux de-ci de-là. Surtout, il y avait eu les regards pleins d’attentes, comme s’il devait leur fournir quelque chose, sans savoir de quoi il s’agissait. Il s’était méfié, comme à chaque fois et plus encore quand le délai normal avant d’être renvoyé en orphelinat était passé. La méfiance n’était pas passée, mais un soulagement qu’il ne voulait pas s’avouer était venu lui porter compagnie. Plus de rue, d’ennui, même si l’idée de se faire adopter par des gens qu’il ne connaissait pour ainsi dire pas le laissait songeur et suspicieux. Mais que dire, comme nourrir une méfiance qui n’avait visiblement pas lieu d’être ? C’était finalement passé, Prendhal restant le même enfant unique en son genre, mais tombé dans une sorte de routine qui engourdit ses sens, qui lui cacha les regards du père, les remarques parfois étranges qu’il lui faisait. Et puis encore une fois, il fit des choses qu’il n’était pas censé faire, qu’aucun homme ne devait savoir faire, que seule l’imagination permettait de produire. Et le père le vit, une fois, une malheureuse fois, pas grand-chose, une pauvre fourchette qui tournait follement sur la table sans que rien ni personne ne la touche, si ce n’était le regard sidéré, apeuré et horrifié de Prendhal. Alors, ça avait été le début d’une longue déchéance, où rien ne semblait le retenir. Sa petite chambre toute blanche dans laquelle il passait des heures était devenue le lieu où il ruminait ses pensées, où elles fleurissaient, grandissaient, explosaient, le désespéraient, fanaient, remplacées toujours et encore par de nouvelles, plus noires, plus mauvaises, plus destructrices au fur et à mesure qu’il découvrait ce dont les hommes qui le torturaient étaient capables, ce qu’ils faisaient subir à son corps d’enfant. Parce que c’était ce qu’il était non, un enfant ?

La peur venait avec la douleur, horrible et lancinante, elle plantait ses mains noueuses sous sa peau tremblante, tétanisait ses muscles fins, le faisait gémir, supplier, pleurer jusqu’à ce que ses joues deviennent sèches du sel qui s’était trop déposé sur sa peau rosée. Sa fierté, cela faisait longtemps qu’il l’avait abandonné et il ne se drapait même plus de ses restes élimés puisque le passage sur la table d’expérience rendait son humiliation pire encore. Il ne pensait pas qu’un homme puisse se sentir un jour si peu humain, si animal, si insignifiant, si ridicule. Il n’était plus que ça, ridicule et nu parfois devant les regards insensibles des hommes et des femmes qui l’observaient en notant le moindre de ses faits et gestes, des sons de pure douleur franchissant ses lèvres en même temps que les supplications difficilement balbutiées. Un jour, il avait failli s’étouffer à cause de sa salive et tout le monde l’avait regardé, en attente d’un évènement comme venu du ciel, la respiration retenue, le silence installé et implanté dans chaque cellule de leur être, devant un garçon de huit ans en train de s’étouffer, la panique et le désespoir montant en lui tels des vagues acérées et parfaitement rodées à leur mission : le détruire.

❝ Nouveau départ ❞1990 & bureau de Dumbledore

- Prendahl ?
Le garçon ne répondit pas. Ses yeux semblaient être à mille kilomètres du bureau de Dumbledore. Ses pensées plus précisément. Le directeur de l’école de magie ne l’avait pas vu comme ça depuis qu’il avait fait irruption dans la « chambre » qui lui servait de cage pour les expériences qu’il subissait. Il y avait déjà quelques années de ça. Il était évident que le garçon ne s’en était pas complètement remis. Voire pas du tout.
- Pourquoi vous avez attendu autant ?
La question ne sembla pas surprendre Dumbledore, mais Prendahl se dit que cet homme semblait tout connaitre, même l'avenir, qu'il entendait les mots avant même qu'il ne les prononce, avant même qu'il ne sache quoi dire. Lui ne savait pas, mais il avait besoin de la réponse. C’était une question qui le hantait depuis qu’il était devenu étudiant dans cette école, depuis qu’il avait fait des quatre cent coups avec d’autres membres des Gryffondor ou les autres maisons, depuis qu’il répondait aux professeurs, suivait plus ou moins assidument leurs cours, depuis qu’il avait découvert que la magie était à l’origine de son calvaire pendant des années.
- Tu te poses cette question depuis longtemps ?
- On s’en fou… fiche.
Le vieil homme soupira.
- Ce n’était pas la raison pour laquelle j’avais demandé que tu viennes.
- C’est la raison pour laquelle je suis là.
Le ton était sans doute trop sec pour être poli, mais il s’en fichait bien. Il voulait la réponse qu’il attendait depuis qu’il était revenu libre de son corps et de ses mouvements, depuis qu’il était redevenu humain.
- S’il vous plait. Vous ne pouvez pas venir, me délivrer et ne rien dire. Si vous ne le faites pas, c’est que vous le saviez depuis longtemps.
- Si tu penses cela Prendahl, pourquoi poses-tu la question ?
- Parce que j’espère que c’est faux.
Dumbledore sourit, d'un sourire un peu mystérieux, que Prendahl n'aimait pas parce qu'il avait l'impression d'être stupide, que l'homme lui donnait la réponse, mais qu'il n'arrivait ni à la saisir, ni à la comprendre.
- Nous ne savions pas. Nous savions que tu étais un sorcier et tu aurais dû recevoir ta lettre à l'orphelinat avant ton adoption par cet homme. Puis tu as disparu des radars et nous avons mis du temps à te trouver. Maintenant, tu es là. Ce qui m'amène au sujet dont je voulais te parler : cet été.
Prendahl se sentit soulagé et méfiant à la fois en entendant les explications du sorcier et se crispa définitivement à l'annonce du sujet qui l'avait mené dans cette pièce.
- Je vais où cette fois ?
- Dans la famille Wood. Tu dois les connaitre non ?
Prendahl les connaissait de nom, savait que l'un des deux frères, Aspen était dans sa maison, mais le lien s'arrêtait là.
- Génial.
La voix débordait d'ironie et de sarcasme.
- Je ne pense pas que tu pourras faire la même chose qu'avec les autres personnes qui ont jusque-là bien voulu t'héberger.
Prendahl ne dit rien, mais son air bravache parla pour lui. On verrait bien.
- Tu devrais retourner en cours. Et Prendahl, si tu as d'autres questions par rapport à ta … détention, pose-les, n'attends pas qu'il soit trop tard.
Prendahl aussi les épaules.
- C'était la dernière.
Tout ça était définitivement derrière lui. Il avait l'avenir à affronter, les Wood à rendre fou et un cours de vol sur balais à saboter.


   
❝Non❞1991 & Poudard

    Il la regardait avec méfiance, presque avec rage. Il ne savait pas quoi penser d’elle. La Serpentard lui faisait face et attendait sa réponse. Il savait déjà ce qu’il allait dire, mais il devait avouer qu’il y avait quelque chose de jouissif (et d’indéniablement mauvais) à la faire attendre et espérer. Il n’aimait pas ses arguments, ni sa manière de le regarder, de le presser, de l’acculer. Il se braquait ouvertement devant elle. Son ego et surtout son passif l’entrainait déjà dans une rébellion contre Nephtys.
- Non.
- Non ?
Il haussa un sourcil, amusé et moqueur, l’air de dire « t’es sourde ? ». Il finit par hausser les épaules devant le court silence qui s’installa et lui tourna le dos avec détermination, espérant fermement qu’elle ne viendrait plus le souler avec ses rêves utopiques et bizarres, ses visions d’un futur qui semblait bien trop beau pour lui. Depuis quand un orphelin devenait soudainement célèbre ? Depuis quand ses « dons » pour la musique étaient connus ? Depuis quand on s’intéressait à lui pour autre chose que ce qu’il pouvait avoir à offrir, que ce soit la magie ou la musique ? Jamais. Elle ne devait pas comprendre ça, Nephtys. Il n’avait pas envie qu’elle le comprenne. Qu’elle aille se foutre de la gueule de quelqu’un d’autre avec ses propositions alléchantes. Des bons musiciens, il y en avait plein, lui il se contentait de faire vivre un peu plus les notes que les autres. Ça ne faisait pas de lui une rock-star.

- T’as dit non ?
- Vous êtes tous bouchés ou quoi ?
- Mais … Si elle avait raison ?
- Si ?
Aspen leva les yeux au ciel.
- Prendahl, dis moi combien de fois ce genre de chose arrive dans une vie ?
- Jamais. C’était une blague, elle se foutait de moi, c’est tout, pas la peine d’espérer. Le futur, c’est pas un truc qu’on voit comme ça.
- Peut-être que si.
- Tu me soûles. On finit ce devoir et on va voir l’entrainement ?
Aspen se rejeta dans son large fauteuil. Le dossier semblait l’engloutir. Prendahl l’observa deux secondes et vit que son ami avait adopté exactement le même comportement que lui lors de sa rencontre avec la fille. Il haussa les épaules, signifiant qu’il s’en foutait et que des deux, ce n’était pas lui qui allait perdre la partie. Tous deux se connaissaient trop bien pour savoir que l’autre ne baissait pas la garde quand il s’agissait de leur point de vue.
- T’es vraiment trop con.
- Tu me le dis tous les jours.
Les deux sourirent en coin, sans se regarder, comme si offrir à l’autre la preuve qu’il s’amusait n’était pas acceptable. Les étés passés chez les Wood lui revinrent rapidement en mémoire. Loin de cette chambre pourpre, il se rappela celle d’Aspen, ses dizaines instruments de musique, la première fois qu’il avait gratté une corde, ses premiers morceaux, les moqueries d’Aspen, puis les concours qu’ils faisaient entre eux, son frère, les parents, les soirées à jouer à des jeux débiles que Prendahl n’appréciait que trop, les journées d’une chaleur insupportable, les jours de pluie à faire résonner la musique dans toutes la maison, les soufflets, les engueulades, les insultes parfois. La musique était en quelque sorte leur ciment. Les autres avaient été surpris de les voir trainer ensemble et pire, s’apprécier, au retour du premier été qu’ils avaient passé ensemble. Les autres qui avaient suivi n’avaient pas échappé à la règle et finalement, on ne pouvait pas dire que Prendahl n’aimait pas les Wood. Il ne le disait pas, mais le montrait suffisamment, à sa manière pour que tous comprennent sans mal qu'il s'était laissé adopter. Ce n’était pas les autres familles, celles qui avaient tenté misérablement de l’éduquer qui auraient pu faire ça. Non, elles, ce n’était que de vastes blagues dans la vie de Prendahl. Des gens vite rencontrés, vite oubliés, vite chassés de sa mémoire. Rien de bon à garder.
- OK.
Aspen avait perdu et Prendahl le regarda fièrement avant d’apercevoir la lueur de malice qui brillait dans les prunelles de l’autre.
- On va voir l’entrainement et tu vas dire oui.
- Y a quoi que t’as pas compris dans « non » ?
- Tout. Tu vas pas passer ta vie à te méfier de tout le monde. C'est peut-être ta chance.
- Tu avoues que c'est pas sûr ?
Aspen leva les yeux au ciel.
- Évidemment, mais tu perds rien à essayer.
Prendahl s’accorda deux secondes de réflexion.
- OK, mais tu viens aussi.
- Elle m’a rien proposé du tout moi.
- T’es vexé ? Je dis oui si tu viens.

- Non.
- C’est pas négociable en fait. Je participe à votre … groupe s’il peut le faire aussi.


   
❝ Souvenirs ❞2001 & appartement à Londres

    - Tu cherches Prendahl.
Un sourire faussement enchanté et incontestablement agaçant naquit sur ses lèvres.
- Tu crois ?
- C’est quoi ton problème ?
- Je sais pas, il aurait fallu te le demander avant de nous …
Il allait dire « abandonner », mais il était hors de question de laisser croire à Aspen qu’il avait encore de l’importance à ses yeux.
- Lâchés.
Aspen ne répondit rien un instant et le dévisagea.
- T’es toujours sur ça ?
Cette fois-ci, ce fut au tour de Prendahl de ne pas répondre, mais son sourire vacillant et la lueur de fureur de ses yeux apportèrent plus de réponses à Wood que les mots du musicien.
- Passe à autre chose, grandis un peu.
Prendahl eut envie de la frapper, comme ils le faisaient si souvent, quand les mots n’apportaient plus rien et que seuls leurs poings parvenaient à les faire communiquer. Ceux de Prendahl traduisaient une souffrance qu’il ne s’avouait pas. Aspen avait été un frère et le voir quitter le groupe, les laisser, le laisser, ça n’avait pas été quelque chose qu’il avait apprécié et encore moins digéré, même avec le temps. Au contraire, la blessure s’agrandissait, s’infectait. Au vu de leur situation, Prendahl ne supportait pas la lâcheté dont Wood avait fait preuve et encore moins la manière dont il reléguait ça au second plan. Comme si ce n’était pas grave, pas important. Ou que ça ne l’était plus. C’était plus important que jamais, parce que Prendahl avait besoin d’Aspen comme jamais. Ils avaient besoin de lui, mais il n’avait pas été là, parti quand ça avait commencé à devenir trop tendu.
Les poings d'Aspen, Prendahl ne savait pas ce qu'ils traduisaient. Il s'en foutait dans le fond.

Ils étaient seuls assis l'un en face de l'autre, la table jonchée de papier froissés et gribouillés. Les yeux d'Aspen étaient cernés et Prendahl se passa inconsciemment une main sous les siens, sachant déjà que des cernes noires et profondes s'y trouvaient. Ils étaient fatigués, leurs jugements altérés, mais c'était toujours comme ça qu'ils travaillaient le mieux. Et Prendahl n'était jamais, de toutes manières dans un état qui lui permettait de faire les bons choix. Il tournait justement entre une fatigue complète et une forme satisfaisante. Souvent plus proche de la première que de la deuxième, il fallait l'avouer et même en étant bien conscient de ça, il avait envie de fracasser la tête trop parfaite, trop arrogante, trop sereine d'Aspen.
Les filles allaient bientôt revenir, d'il ne savait plus où, uniquement concentré sur l'homme qui lui faisait face hostilement, cherchant une mimique, un signe, n'importe quoi qui lui permettrait de dire qu'Aspen l'avait poussé trop loin, qui lui donnerait l'autorisation d'attaquer. Wood savait qu'il n'attendait que ça. Ça aurait été quelqu'un d'autre, Prendahl aurait déjà envoyé son poing par-dessus la table depuis longtemps, mais il ne pouvait s'empêcher de se souvenir de tout ce qu'ils avaient fait ensemble, de tous les souvenirs qu'ils avaient en commun.
Il se dit que s’ils se frappaient, Nephtys, en revenant, les séparerait. Il se dit qu’il la détesterait pour ça. Elle savait que couper sa fureur en plein élan n’était jamais bon. Comme elle savait que les coups étaient pour lui de dire à Aspen qu’il le haïssait pour l’avoir blessé après l’avoir amadoué. Elle savait beaucoup de choses sur lui, comme lui en savait beaucoup sur elle, mais son regard qui se posait sur lui après une énième dispute avec Wood, il ne supportait pas ça. Au point qu’il déversait alors souvent sa colère sur elle, lui crachait une parole sèche au visage avant de partir rageusement se fumer quelque chose. Il revenait après et affichant une tension presque insupportable, se remettait à travailler sur de nouveaux morceaux avec l’aide d’Aspen, ce traitre. Il ne le supportait plus. Mais il l’aimait quand même, comme un frère qu’on a perdu de vue sans vouloir se l’avouer et dont on se remémore les souvenirs comme si ça allait permettre d’en créer de nouveaux agréables. Il n’y avait plus rien de nouveau avec Aspen, juste une routine ravageuse, des paroles pleines de colères et des regards qui pouvaient aussi bien dire « reviens » que « casse-toi ».


   
❝ I don’t know ❞2002 & Studio d'enregistrement

   - Nephys ?
- Hum ?
- T’as vu celle-là ?
- Fais voir.
Il lui tendit la feuille où était écrite une fanfiction à leur égard. L’image truquée qui trônait en haut de la page donnait à voir les deux musiciens se jetant dans les bras de l’autre avec amour ( ?).
- On est pas mignon tous les deux ?
Nepthys rit et il lui arracha la feuille des mains pour la reprendre et la jeter en boule dans la corbeille. La feuille rebondit sur son bord métallique et cabossé (Prendahl ayant la mauvaise habitude de faire des poubelles qu'ils avaient des tam-tams improvisés, en partie pour faire chier les voisins) pour venir rejoindre par terre toutes les autres déjà froissées.
- Tu l’as même pas lue. Redonne.
- Y a rien à lire. On s’aime, on se le dit pas. Après on se le dit et happy end. Depuis quand tu aimes ça toi les fins heureuses ? C’est pas pour nous, bave pas dessus.
Ils avaient tous les deux une bière à la main. Leur première, sans doute pas leur dernière. Les doigts de Nephyts, comme à leur habitude, pianotaient furieusement la surface du fauteuil où elle était assise et une clope moldue était glissée entre ses doigts.
- Ça t’arrive de rêver, Barbary ?
- Ouais, tout le monde. On voit ce que ça donne.
Il regretta aussitôt ces paroles. Nephtys n’avait pas besoin qu’il lui rappelle leur situation, leur radeau qui coulait, leurs ennuis qui s’accumulaient et leurs maigres portes de sortie qui se résumaient en l’alcool la musique et l’Orviétan. Les rêves avaient la mauvaise habitude de le blesser après l’avoir porté au plus haut.
- Oublie.
- Too late.
Il grimaçât faiblement à son attention, comme pour se moquer d’elle, bien qu’intérieurement, il n’avait qu’une envie : effacer cette scène de leur mémoire et recommencer au moment où il lui avait donné la feuille. Les fans aimaient trop leur couple caché pour qu’ils ne prennent pas la peine de démentir les rumeurs. C’était marrant, débile, ça faisait vendre du rêve et des disques. Il pouvait venir roder sur la scène près de Fury pour se barrer ensuite et voir le lendemain les gros titres des magasines people s’agiter devant ses yeux rendus flous et douloureux à cause de l’alcool et de l’Excess.
L’Excess d’ailleurs, il se demanda si Nephtys en avait en ce moment même dans le corps. Si ce n’était pas ça, ce devrait être autre chose, une autre saloperie qui cette fois, ne venait pas de lui. Cette pensée lui fit serrer les dents. Il ne se sentait jamais plus impuissant que quand il voyait Nephtys en proie à toutes les substances que sont corps hébergeait. La torture qu’elle subissait à cause du don qui leurs avait permis d’être aussi connus aujourd’hui était devenue une source beaucoup trop importante de soucis dans la tête de Prendahl. La peur de la trouver un jour irrémédiablement endormie à cause de tout ça venait le hanter jusque dans ses rêves, quelle que soit la dose d’Orviétan avec laquelle il s’assommait avant de dormir. Il ne lui avait pas dit évidemment. « Je rêve que tu meurs et que je fous rien ». A part la première partie de la phrase, le reste était juste, il ne faisait rien, rien, rien pour l’aider. Il lui avait ouvert une voie vers l’Orviétan. Il lui jouait de la musique. Il la cherchait et la faisait rire, la détestait et l’adorait. Et après ? C'était quoi le plan ? Il n'y en avait pas, elle était en train de couler et lui la regardait lentement disparaitre, comme à la surface d'un lac glacé. Il se sentait inutile et encombrant, impuissant et bon à rien. Il se sentait comme quand des familles voulaient l'adopter. Il n'aimait pas ça. Il voulait oublier ça. Il aurait aimé pouvoir en parler avec les filles, mais les mots ne se posaient pas sur les souvenirs et les sensations comme Nephtys l'avait fait en lui faisant confiance et en lui racontant son calvaire. Pour ça aussi il s'en voulait. Ne pas lui rendre la pareille. Dans ces moments-là, il voulait être normal, s'ouvrir aux gens normalement. Il n'y avait que là qu'il regrettait ses coups de sang, ses injures, ses gestes parfois obscènes, sa vulgarité tapageuse, son caractère explosif, sa soif de liberté, sa carapace infranchissable, l'alcool, les femmes, la drogue. Sa vie. Sa vie tuait Nephtys avec une lenteur calculée, le rendant un peu plus instable, dangereux et violent. Il détestait le monde de leur imposer ça et il se détestait lui de ne pas parvenir à la conserver intacte.

- On sort ce soir ?
- On a un concert ce soir.
Il cligna des yeux.
- Ouais. Donc on sort.
Il lui adressa un sourire de requin. Concert rimait avec Excess, liberté, musique, osmose. Et aussi le lendemain avec regret, douleur, injures, gémissement, mauvaise humeur, gueule de bois et incapacité totale à communiquer normalement.


   
❝ Arrête ❞2002 & Foule d'un concert

    - We walk as tall as the skyline and we have roots like the trees. But then your eyes start to wander 'cause they weren't looking at me, you weren't looking for me. I'm begging you to keep on haunting...
Il l'écoutait sans l'écouter, il la suivait sans vraiment le faire. Il traçait sa route, son chemin, il faisait naitre ses notes sous ses doigts. Elles étaient là, mais il ne les voyait pas, il les sentait, ce qui est mille fois mieux. Il les sentait, elles étaient tout près. Il entendait la batterie de Fury, les paroles entonnées par Lilith qu'ils avaient composées ensemble. A moins que celle-ci ne soit le fruit du travail de Fury et Lilith seulement. Ou peut-être qu'Aspen y avait fourré son nez. Peut-être, il ne se souvenait pas et ça n'avait plus aucune importance. Aucune. Il s'en foutait de savoir qui avait fait quoi, avec qui est quand. Il s'en foutait parce qu'il était loin, très loin au-dessus de ça, de ces conneries sans importance. Il n'y avait que la musique qui comptait, leur musique, le bruit, le plaisir, l'Excess. L'Excess qui le portait loin, si loin de tout ça, au porte du bonheur, du vrai, l'entier. Il était bien là, maintenant, sa guitare, l'instrument de sa liberté entre ses doigts. Il était en sueur, ses cheveux se balançaient devant ses yeux, mais il ne les repoussait pas, tout collés qu'ils étaient à sa peau. Il ne les repoussait pas parce qu'il était aussi concentré que l'Excess le permettait sur les cordes de sa guitare.

Un sourire aux lèvres, le menton fièrement relevé et la démarche bravache, on aurait presque pu croire qu’il se prenait pour Moise, creusant un sillon dans la masse de fans venus pour les acclamer. Il aimait ça, les bains de foule, l’attention des gens, les sifflets, les cris et surtout, venant de lui, les gestes provocateurs, les injures de temps en temps, les baisers lancés allègrement à des femmes inconnues qu’il ne reverrait jamais et même si c’était le cas, à qui il n’adresserait pas un regard de plus. Il aimait ça autant qu’il le craignait. Pas pour lui, mais pour les autres, les filles. Souvent, trop souvent, il passait un bras autour des hanches de Lilith et ses lèvres allaient alors jusqu’à son oreille pour lui murmurer quelques mots des fois emplis de crainte, d’autres de colère. Ses mains descendaient alors pour s’arrimer à ses hanches et sa bouche venait cueillir celle de la chanteuse sous les sifflets des fans. Et quand il s’écartait, il avait le gout des lèvres de Lilith sur les siennes qui restait le temps de quelques secondes, avant qu’il ne passe une langue accompagnée d’un sourire vorace sur ces dernières. Le sourire c’était pour le public et peut-être aussi pour rappeler à Lilith que c’était bientôt fini. C’était donc un mensonge puisque ce n’était jamais la fin, ça recommençait encore et encore, avec les concerts s’enchainant, avec les disques qui sortaient, avec les dédicaces par dizaines. Des fois, trop souvent là encore, il regrettait le rythme qu’on leur imposait et qu’ils s’imposaient aussi d’eux-mêmes. Quand il embrassait Lilith devant une foule d’inconnus, quand il dreamait avec Nephtys et qu’il voyait son état le lendemain au réveil, quand lui-même, au matin, il n’était pas foutu d’aligner trois pas corrects, trop défoncé pour faire quoi que ce soit, même dormir.
Il se retourna et croisa le regard de Fury. Pas besoin de mots pour deviner que ses veines abritaient autant, si ce n’était plus de substances que celles d’Absolem. Elle dreamait et si lui avait depuis longtemps passé le moment de bonheur pur qu’il avait recherché, si lui se sentait toujours invincible, mais pas dans l’euphorie pure de l’heure passée, il n’aurait su dire si c’était aussi le cas de Nephtys en la voyant actuellement. Elle semblait être encore sur le point de maltraiter sa batterie, pleine d’une énergie joyeuse qu’il lui jalousait, ses cheveux lâchés se balançaient devant ses yeux sans que cela semble la gêner. Elle semblait vivante, bien plus que lui, bien plus qu’il ne l’avait jamais été.
Derrière elle se trouvait Lilith et bien qu’il ne soit pas capable de lire en elle comme elle pouvait lire en lui, il n’avait pas besoin de ça pour comprendre la jeune femme. Il hésita à aller à sa rencontre, à la prendre dans ses bras, à fourrer son visage dans son cou pour lui souffler rageusement de se reprendre, cette fois, rien que cette fois et ce serait fini. Lui mentir et elle le savait, ce qui était le pire. Fury le rattrapa, passa devant lui et le regard qu’ils échangèrent fut assez éloquent pour qu’il efface ses doutes. Il rejoignit Lilith et se plaçant dans son dos, il fit glisser ses doigts le long de ses épaules pour la forcer à se retourner, faisant grogner les fans qui avaient l’attention de la jeune femme.
- Arrête.
Ses yeux bleus rencontrèrent ceux de la jeune femme, de Cersei, de sa presque sœur. Il ne savait pas ce qu’il devait y lire. Trop de choses sans doute pour qu’il y arrive.
- Arrête ça, concentre-toi.
- C’est trop dur.
Il avait envie de l’aider, viscéralement, mais il n’était pas elle, elle n’était pas lui, il ne pouvait être que là, tout près d’elle, trop près pour que ce soit encore décent. Il s’en foutait, elle devait tenir bon, avancer encore pour il ne savait encore combien de temps. Il avait l’impression qu’elle s’éloignait en fixant ses yeux, comme si la lueur qui les animait les quittait et le fuyait. Et sa voix, par Merlin, sa voix … Elle lui semblait si loin alors qu’ils n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Comment avait-elle pu chanter comme elle l’avait fait il y avait à peine une heure de ça, comment avait-elle pu animer les paroles comme ça et en arriver à parler comme si elle était sur le point de mourir maintenant ?
- Lilith.
Il n’appelait pas la chanteuse, il appelait la personne qu’il aimait derrière cette façade qu’elle donnait à voir à leurs fans.
- Viens. Maintenant.
Elle devait sentir la colère, autant en lui que dans ses paroles. Il était en colère contre lui pour son incapacité à l’aider, contre Nephtys même si en aucun cas ce n’était de sa faute, contre le gouvernement, contre tous ses fans qui faisaient perdre pied à Lilith. Il était en colère et sur le point d’exploser, comment toujours.
- C’est partout, tu n’entends pas, mais c’est partout.
- Je sais.
Qu’est-ce qu’il pouvait dire de plus ? Qu’il comprenait ? C’était faux, il ne pouvait pas, n’avait pas les capacités et dans un sens ne voulait pas comprendre ce que la brune entendait et ressentait en permanence. Mais il savait, c’était toujours ça, un mince lien qui le maintenait lié à Cersei. Il entendait toujours les sifflets, le bruit assourdissant autour de lui, il voyait toujours les mains tendues vers eux comme s’ils étaient le Graal mais pourtant, c’était comme s’il ne percevait plus rien. Juste Cersei qu’il agrippait et tenait contre lui. On hurlait leurs pseudonymes, on les acclamait comme des dieux et il se sentait horriblement impuissant et incertain avec Cersei collée à lui. Il se sentait ridicule et cette impression nourrissait sa colère.
Cersei toujours contre lui, ils se remirent en marche et cette fois, ce fut des regards incendiaires qu’il lançait à tout le monde, presque des injures à ceux qui osaient les ralentir, les toucher du bout des doigts, leur demander de s’arrêter. Il n’avait plus envie de jouer le jeu, de rentrer dedans, de faire la rock star, il avait envie d’un silence bienfaiteur où il pourrait se remettre à jouer de la guitare tranquillement, il avait envie d’une Cersei saine et sauve et d’une Nephtys qui lui lancerait une pique bien sentie à laquelle il répondrait sans réfléchir d’une grimace et d’un doigt.


❝ J’me casse alors ❞2003 & Toits de Londres

Prendahl ne savait pas s’il était ivre, défoncé ou encore les deux. Il ne savait pas non plus où il se trouvait, sinon sur le toit d’un immeuble pentu et que ses pieds glissaient régulièrement le long des tuiles noires, manquant de le précipiter dans le vide à chaque pas qu’il faisait. Il s’en foutait bien, seulement préoccupé par l’idée de marcher sur la ligne floue des tuiles qui s’alignaient, mais qui semblait sans cette bouger, tel un serpent. Prendahl jurait souvent, fort et sans gêne, absolument pas gêné par le spectacle qu’il donnait à voir à la lune et à la jeune femme qui l’accompagnait. Elle ne devait pas planer autant que lui parce qu’elle s’était arrêté avant Prendahl et le regardait s’éloigner sans bouger, l’appelant mollement de temps en temps. Il ne donnait à voir que ses cheveux noirs qui se mêlaient à l’obscurité du ciel, des bras qui battaient l’air inutilement et un fond sonore vulgaire qui sonnait à ses propres oreilles comme une douce mélodie. Un jean déchiré, un coude ensanglanté après être tombé un peu plus tôt (et s’être relevé en riant), un t-shirt qui sentait la fumée, la bière, la musique et la liberté, c’était tout ce qu’il avait à offrir, quelques rires un peu décalés en plus et sans aucun doute des paroles sans queue ni tête. La femme ne demandait pas à pouvoir parler, mais juste à profiter du musicien, pour pouvoir faire pâlir ses amies (ou amis ?) d’envie le lendemain. Mais elle voyait Prendahl (ou Absolem, quel que soit le nom qu’on lui donnait) s’éloigner d’elle lentement, tel un funambule fou et indéniablement sur le point de se rompre le cou.
- Absolem !
Il répondit par une injure, plus prononcée à l'intention de ses pieds qui faisaient n'importe quoi qu'à celle de la femme. Mais au fond, qui savait avec lui ? Elle l'ennuyait déjà. Cheveux blond, yeux noirs, teint bronzé, pouffiasse parfaite. Il avait voulu la manger toute crue avec entrain, il y avait encore de ça cinq minutes à peine. Mais c'était avant que ce toit ne s'offre à lui en arrivant en haut de l'immeuble qui abritait un bar au rez-de-chaussée. Oui, maintenant, c'était la lune qui l'appelait, qui lui chuchotait des mots doux ou froids, beaux ou cruels. Il ne savait pas vraiment. Cette femme qui ne ressemblait pas à celles qu'ils aimaient, elle le dérangeait, perçait sa bulle dès qu'elle ouvrait la bouche, le soûlait avec ses gémissements plaintifs et sa voix rauque d'avoir trop chanté à leur concert. Il avait dû la ramener après l'avoir choisie au hasard (ou pas) dans la fosse pour la faire boire et profiter outrageusement des dons de ses doigts, autant sur les courbes de sa guitare que sur celles plus chaudes des femmes. Il savait dégrafer les soutiens-gorges comme personne. Nephtys le savait, il lui avait fait une fois. Elle avait gueulé, il avait ri. Il ne se souvenait pas du reste, mais cela lui tira quand même un sourire.
- Absolem !
Elle le faisait chier alors il lui fit du bras gauche un geste qui intimait le silence. Elle dut prendre cela comme une énième tentative pour recouvrir son équilibre parce qu'elle l'appela de nouveau. Cette fois-ci, il se retourna vivement (ou du moins il crut le faire, mais ce ne devait pas être aussi bien que voulu) et lui décocha un regard noir qui se perdit dans l'espace qui les séparait. Elle ne vit pas ses pupilles briller d'un feu qui intimait le silence. Nephtys et Cersei se seraient tues sans même qu'il ne leurs dise. Parce qu'elles savaient que vu l'état dans lequel il se trouvait, il ne fallait pas lui parler. Autant parce que faire la conversation à un mec défoncé n'est jamais signe de grands débats philosophiques que parce qu'un Prendahl à mille lieux de la terre, c'était une machine à remarques désagréables, blessantes, sarcastiques et dangereuses.
- Reviens, c'est dangereux. Et on s'amuse pas ici. C'est chiant. Je croyais qu'on allait chez toi.
Chez lui ? Elle voulait dire au studio d'enregistrement ? A une des salles de concert où ils s'étaient produits ? A son appartement ? Chez les filles ? Ou ici ? Il se sentait bien sur ce toit, il se sentait chez lui. Il n'y avait ni bière ni Excess, mais il en avait déjà suffisamment dans les veines pour ne pas tenter le diable. Quoi que … Qu'est-ce qu'il risquerait après tout ? Une envie un peu plus forte, une dépendance plus présente, des doigts un peu plus fous, des notes encore plus grisantes ? Rien de nouveau. Il vivait plus fort sous Orviétan. Comme en concert. Les deux mélangés étaient un cocktail détonant. Il eut envie de chanter, mais il n'avait pas la voix de Cersei. Ou de Lilith. Il ne savait plus s’il devait faire la distinction. Ou s’arrêtait l’une et où commençait l’autre. A moins que ce ne soit plus qu’une seule entité. Il ne savait pas. Ne savait pas s’il voulait savoir, sous ce ciel doté d’une belle lune ronde. Il savait que lui n’était pas Prendahl sans Absolem. Et qu’il n’y avait pas d’Absolem sans Prendahl. Il savait aussi qu’il mourait si on lui enlevait l’identité de l’artiste nationalement (et internationalement ?) connu. Tout le monde ou presque le connaissait sous le nom d’Absolem. Il aimait bien ce nom. Mais on pouvait connaitre ces sept lettres, savoir les prononcer, savoir à quoi les associer, savoir qui elles représentaient, au fond on ne connaissait pas grand-chose de lui. Comme cette femme, dont il avait oublié le nom.
- Aller, viens. J’en ai marre. Je te croyais plus …
Plus quoi ? Plus drôle ? Plus excitant ? Plus entreprenant ? Plus, plus, plus, on en attendait toujours plus de lui, alors ce soir, il ne donnait rien à personne. Il avait assez donné au concert après tout. A tous les concerts. On pouvait lui donner de l’argent, du fanatisme, de l’amour (en était-ce au fond ou juste de l’aveuglement ?), des bras tendus, des cris d’espoir, mais on ne lui donnait pas ce qu’il voulait, au fond. Ce qu’il n’avouait à personne, pas même à Nepthys et Cersei. La vengeance, il la voulait aux creux de ses mains et même si sa popularité était déjà une revanche sur l’homme qui avait voulu faire de lui un animal oublié de tous, ce n’était pas suffisent, pas assez. L’homme ne savait même pas ce qu’il était devenu.
- J’me casse alors …
Ouais, ouais, qu’elle parte, il n’avait pas besoin d’elle pour admirer la lune, marcher sur ce toit glissant et mourir s’il tombait. Tout ça, il savait très bien le faire tout seul. Libre, il voulait l’être, alors il profitait de cette poudre aux yeux que lui donnaient l’alcool et la drogue avant le dur retour à la réalité et la claque retentissante du bas monde. Il était l’esclave d’un fou, à la botte d’un milliardaire sans scrupule, guidé par ses besoins de camé, sa bouée de secours était une musique pervertie et des femmes en plus mauvais état que lui. Elle était où sa revanche ?

   


Dernière édition par Prendahl Barbary le Jeu 24 Mar 2016 - 17:06, édité 2 fois
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HUNTED • running man
Owen Avery
Owen Avery
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"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Tumblr_ngncjreTC41r7i70vo4_r1_250

‹ âge : 43
‹ occupation : dans l'ombre du Magister.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1971 et 1978
‹ baguette : est en bois d'acacia rigide, possède un cœur en ventricule de dragon et mesure vingt-neuf centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 3894
‹ réputation : la magie noire a rongé mon âme, dilué toute conscience, accru ma folie.
‹ particularité : fou.
‹ faits : ma soeur jumelle vit dans mon esprit dérangé, secret dont seuls quelques chanceux ont connaissance, que je suis aussi dérangé que peut l'être un sbire de Voldemort, que je n'hésite jamais à user de violences quand bien même elles ne seraient pas nécessaires, car la souffrance et les hurlements me font vibrer comme aucune autre drogue au monde. Mais qu'elles me sont infligées souvent par la main du Magister elle-même, car dieu sait combien de fois je l'ai déçu au cours de mes années de bons et loyaux (haha) services.
‹ résidence : Herpo Creek, dans la maison de mes parents, vide et délabrée; ruines.
‹ patronus : irréalisable, autrefois une hyène bien qu'elle ne soit apparue qu'une seule et unique fois sous forme reconnaissable.
‹ épouvantard : le baiser du détraqueur.
‹ risèd : la fin de cette insurrection qui amène autant de satisfaction que de souffrance.
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Prendahl est un passionné, il garde le cap, quoi qu’il arrive. Il vit tout à fond, parce qu’il ne pense pas mourir vieux et se dit que quitte à faire des conneries, autant que ce soit pour quelque chose.

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Mon dieu depuis le temps qu'on attend un Abso', c'est vraiment top de te voir arriver, en plus avec une fiche qui m'a déjà l'air finie, c'est beau, ça me fait des feels partout :russe: Bienvenue chez toi, je vais te stalker sois prévenue yeah kr
Ps: ta fiche est un délice à lire
Ps²: comment j'ai volé la première place à Neph MOUAHAHA (j'espère que je ne gêne pas sinon je peux supprimer mon message mdr )

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    Le cynisme de l'extrême solitude est un calvaire qu'atténue l'insolence.
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HERO • we saved the world
Severus T. Snape
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‹ baguette : Elle est sculptée dans du pin, contient une plume de phénix et mesure 29.3 centimètres. Idéale pour les sorts informulés, elle est souple mais difficilement maniable.
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‹ réputation : Il est le plus grand arnaqueur de la dernière guerre. Bras droit du Lord il a réussi à obtenir le titre de War Heroes et ça ne plaît pas à tout le monde. Pourtant, certains aujourd'hui reconnaissent son implication auprès de Dumbledore et ne le jugent plus coupable de sa mort. Le gouvernement a essayé d'utiliser son procès pour apaiser les foules et les #nomoresirius mais fort heureusement personne n'a l'air d'y avoir prêté une grande attention. Ou tout du moins quelques personnes se sont insurgées sur MSN avec le hashtag #SeverusSnapeTheHero.
‹ particularité : Legilimens, Occlumens et pratiquant le vol sans balai mais il n'est plus autorisé à utiliser ses particularités depuis son procès. Il lui reste cependant une importante prédisposition pour les sorts informulés.
‹ faits : Il est resté dans les geôles du ministère pendant deux mois. Son procès s'est tenu le 27 février 2004 et a duré plusieurs jours. Il a finalement été relâché grâce à sa sorcière de la défense qui a fait un travail exceptionnel, au soutien de Meda et à de nombreux témoignages (June/Fred/...). Depuis il doit se rendre à Sainte-Mangouste pour un bilan médicomagique et psychomagique complet deux fois par mois. Il est aussi à la recherche de Gwen, sa protégée qu'il n'a pas revu depuis des mois. Il s'apprête également à travailler sur des potions destinées aux lycans en collaboration avec June.

Or lors des perturbations liées à l'orage magique, Meda a perdu la vie. Depuis ce jour, dans l'obligation de confier Teddy à son parrain et à sa marraine, Severus se sent très seul. Meda était l'une des seules personnes à le pousser à reprendre sa vie et à aller de l'avant. Encore plus perdu qu'à l'annonce de la fin de la guerre il ne sait plus quoi faire.
‹ résidence : Dans la maison de Meda à Londres. Cette dernière lui avait confié qu'il était le bienvenu aussi longtemps qu'il le souhaitait et qu'elle désirait conserver cette maison pour son petit-fils Teddy quand il serait plus grand.
‹ patronus : Une biche
‹ épouvantard : Le monde sorcier plongé de nouveau dans la guerre.
‹ risèd : Meda à ses côtés. Meda le poussant à sortir de chez lui et à ne pas prêter attention aux regards défiants.
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Bonjour, je voudrai un menu Absolem avec un avis sur la situation et des infos complémentaires. En supplément je vais prendre une histoire entièrement rédigée et puis un Ash Stymest bien classe. C'est ce qu'on appelle du service express! ow BIENVENUE sur Exci, j'espère que tu t'amuseras bien parmi nous une fois ton pseudo vêtu de bleu. :fever:

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• Severus T. Snape • Il se retrouva seul alors que la vie commençait à lui sourire. Perdu, il n'espère plus. Abandonné une fois de plus, le cœur brisé en prime.

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‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : C'est la grosse question que se pose Ronald en ce moment. Il n'aspire plus à devenir Auror, être autant de temps en guerre lui a passé l'envie de partir à la chasse aux mages noirs et il ne veut pas non plus avoir de contact avec les autres êtres humains alors il ne sait pas. Il aide Charlie avec ses dragons de temps en temps et ça ne lui déplaît pas. Peut-être qu'il va finir par se lancer dans des études de magizoologie ?
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1998.
‹ baguette : Bois de saule, trente-cinq centimètres et contient un crin de licorne. Cette baguette le suit depuis qu'il a détruit celle de son frère Charlie en deuxième année.
‹ gallions (ʛ) : 2204
‹ réputation : Difficile de passer à côté de la famille Weasley tout de même. Connue pour l'immense fratrie qui la compose, il est difficile de passer à côté d'eux. Famille emblématique des insurgés, ils ont tous presque reçu l'Ordre de Merlin et une jolie somme pour les services rendus à la société sorcière. On sourit beaucoup plus à Ron depuis la fin de la guerre et étrangement, il déteste cette célébrité. Lui qui convoitait tant celle de Harry quand ils étaient à Poudlard, il a fini par comprendre pourquoi son meilleur ami la fuit.
‹ particularité : aucune.
‹ résidence : il a retapé le Terrier alors en attendant c'est là-bas qu'il est.
‹ patronus : un jack russel terrier
‹ épouvantard : Celle-ci ne changera pas, pour rien au monde. Ronald peut faire face à n'importe quelle horreur, mais si vous le mettez devant une araignée... vous pouvez dire adieu au Gryffondor qui sommeille en lui.
‹ risèd : Il se revoit à Poudlard, quand tout allait bien, avec Harry, avec Hermione. Quand il pouvait encore entendre son père pester contre le fonctionnement d'un objet moldu et que Fred et George étaient en train d'inventer des confiseries piégées pour leur boutique tandis que leur mère s'affairait à la cuisine avec ce sourire si caractéristique. Ronald souhaiterait pouvoir revenir à cette période où tout le monde était encore là.
http://www.smoking-ruins.com/t6913-ronald-king-and-lionheart
"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Empty
Eh bah ! Comme l'a dit Severus : c'est du service rapide, mais tant mieux parce qu'on attend un Prendhal depuis tellement longtemps mdr trognon bienvenuuuue sur exci en tout cas et j'espère que tu vas te plaire parmi nous minikr (je m'en vais préparer la corde pour t'attacher et te garder parmi nous pour toujours yeah)

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red king  and at once i knew i was not magnificent strayed above the highway aisle, i could see for miles, miles, miles.
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WIZARD • always the first casuality
Nephtys Shafiq
Nephtys Shafiq
‹ disponibilité : dispo bitches
‹ inscription : 01/02/2015
‹ messages : 2013
‹ crédits : avatar : freesia / signature : whorecrux
‹ dialogues : #8FBC8B
"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Tumblr_inline_nc6a9xGh3r1rtp0md

‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : vingt-six
‹ occupation : musicienne, batteuse des Rotten Apple avant que le groupe ne se disloque. Autrefois elle était également une des boules de cristal ambulantes du gouvernement. Aujourd'hui, elle tente encore de créer mais passe surtout son temps à jouer pour les patients de Ste Mangouste.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : fait 21 cm, elle est en saule et contient de la poudre de griffe de sphinge.
‹ gallions (ʛ) : 3611
‹ réputation : Traîtresse, lâche, infâme catin du gouvernement de Voldemort. Parce qu'elle a aidé en toute connaissance de cause le Lord et ses sbires, par ses visions et par sa musique, et parce qu'elle est longtemps restée fiancée à un mangemort même lorsqu'elle était libre de se défaire de la promesse, Nephtys est regardée de travers la plupart du temps. Son sang pur n'aide en rien.
‹ particularité : voyante, affublée à sa naissance d'un don lui provoquant dans son sommeil des visions sporadiques et imprévisibles mais particulièrement violentes.
‹ faits : Orpheline de mère, il lui reste son père, Aswad Shafiq, devenu fou après l'attaque d'Herpo Creek.
‹ résidence : dans un appartement miteux sous les toits, quelque part dans un immeuble peu rutilant de l'allée des embrumes.
‹ patronus : un chacal, symbole de clairvoyance dans l’Égypte ancienne. Elle n'arrive que rarement à en conjurer une forme corporelle.
‹ épouvantard : Tantôt, elle craint que l'on abrège les souffrances d'Aswad et panique. Parfois, elle se dit que ça serait pour le mieux, moins égoïste. A ce moment là, sa véritable peur prend le dessus. Elle voit les gros titres, "Mangemort appréhendé et abattu" et l'avis de décès de Nott quelques lignes plus bas.
‹ risèd : Theodore en sécurité, avec ou sans elle. Des nuits calmes. Du silence. Ne plus rien sentir, à défaut de l'avoir lui.
http://www.smoking-ruins.com/t1752-night-fury-i-be-a-fool-of-the
"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Empty
Vous n'êtes qu'une vile bande de gros piqueurs de place fck
DAAAAAAHL gaah oh dear, on désespérait de voir ce PV et ta fiche est déjà tellement avancée (terminée, même facepalm je suis à la ramasse). J'vais lire ça au plus vite mais faut que j'te saute dessus par MP, aussi gaah #overwhelmed je sais plus où donner de la tête haha
BIENVENUE sur le forum iiih gaah kr

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Oh Lord, what have I done ? I’ve fallen in love with a man on the run. Oh Lord, I’m begging you please, don’t take that sinner from me. Oh Lord, what do I do ? I’ve fallen for someone who’s nothing like you. He was raised on the edge of the devil’s backbone, oh I just wanna take him home. There wasn’t a wrong or a right he could choose, he did what he had to do. Give me the burden, give me the blame, I’ll shoulder the load, and I’ll swallow the shame. Don’t care if he’s guilty, don’t care if he’s not, he’s good and he’s bad and he’s all that I’ve got. Oh Lord, Oh Lord, I’m begging you please don’t take that sinner from me.
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Invité
Invité
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Owen > Merci pour l’accueil et pour la fiche iiih

Severus > Merci pour l'accueil trognon  oui pour la fiche, j'ai fait au plus vite (dans l'ombre Arrow )

Ronald > Merci love Pas la corde gaah je serai sage promis (ou pas hehe )

Nepthys > tbe Merci pour l’accueil (le double en plus héhé) iiih Rotten Apple style string (pardon)
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Simon Rosier
Simon Rosier
‹ disponibilité : dispo (1/6)
‹ inscription : 07/09/2014
‹ messages : 1145
‹ crédits : tplrs (avatar), tumblr (gifs).
‹ dialogues : #669999.
"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Tumblr_o4bilvKd3z1tg7oa1o1_400

‹ liens utiles :
‹ âge : trente-huit ans (24/05/66).
‹ occupation : criminel, propriétaire déchu du Centuries.
‹ maison : Serpentard.
‹ scolarité : 1977 et 1984.
‹ baguette : brisée.
‹ gallions (ʛ) : 3499
‹ réputation : il n'est plus rien, l'héritier réprouvé d'une famille presque extincte, indigne de toute confiance et bon à moisir dans les geôles d'Azkaban.
‹ faits : toujours considéré comme une ordure remplaçable, dans le clan désuni de Voldemort, Rosier est désormais perçu comme un lâche ayant déserté avant la bataille finale. Un monstre qui a abusé de la confiance d'une sorcière honnête (Anna), et un père indigne par-dessus le marché. Nombreux sont ceux qui auraient aimé maintenir la peine de mort jusqu'à ce qu'il y passe.
‹ résidence : Azkaban.
‹ patronus : un vague filet argenté, sans forme ni consistance.
‹ épouvantard : un précipice.
‹ risèd : une plage, avec Anna et Charlotte.
"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Empty
un Prendahl omg omg omg iiih iiih iiih iiih iiih c'est trop trop trop trop bien de voir ce PV débarquer kr kr
bienvenue ! pétille

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Been gone too long, so don't wait up, it's 3am, I got held up, Tried to call, I'm on my way. Will I see you? I've got lost in foreign lands, Tried to get back, oh, I hoped you understand, Just remember the love is a gun in your hand
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Invité
Invité
"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Empty
OMG tbe BIENVENUUUUUE parmi nous iiih les autres ont tout dit, un Abso + une fiche finie c'est vraiment un cadeau après une telle attente, et pour ne rien gâcher le perso a l'air vraiment bien cerné jule merci merci merci d'avoir tenté ce pv fire si tout est fini n'oublie pas de passer dans ce sujet pour qu'on s'occupe de toi kr
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HERO • we saved the world
Harry Potter
Harry Potter
‹ inscription : 04/06/2015
‹ messages : 4243
‹ crédits : killer from a gang (avatar) ; anaëlle (sign).
‹ dialogues : indianred
"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl Tumblr_inline_mr3oiwAaj81qz4rgp

‹ âge : vingt-trois (31/07/80)
‹ occupation : décédé depuis le 24/08/03.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1997.
‹ baguette : en bois d'aubépine, mesure 30 cm et a en son cœur un crin de licorne (anciennement à Draco Malfoy) ; je suis également le maître de la baguette de Sureau.
‹ gallions (ʛ) : 6468
‹ réputation : je suis un dude très cool maintenant que j'ai tué Voldemort (rip).
‹ particularité : Fourchelang.
‹ faits : j'ai beaucoup changé, je suis devenu froid et maîtrisé, prudent et confiant ; les foutues répercussions de la guerre qui m'ont fracassé la gueule. Parmi les Insurgés, je suis Specs, anciennement parmi l'un des leaders des Audacieux. Membre du conseil de la RDP – les seuls étant au courant que je suis en vie. J'ai passé un marché avec Drow : 80 années de ma vie en échange d'un talisman prévu pour détruire l'horcruxe en moi.
‹ résidence : au 12 Grimmauld Place (Sirius m'a désigné comme étant son héritier pour reprendre la demeure familiale des Black).
‹ patronus : un cerf
‹ épouvantard : un détraqueur (la peur elle-même).
‹ risèd : mes parents, une femme et des enfants - une famille complète.
http://www.smoking-ruins.com/t6879-you-never-walk-alone-harry
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ah ouais carrément, le pv de la mort qui tue qui débarque et avec une fiche finie en plus jule t'es un bon toi hinhin bienvenue sur le fo petit eucalyptus, amuse toi bien parmi nous kr

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I like a quiet life, you know me.
Gnawing on the bishops, claw our way up their system, repeating simple phrases, someone holy insisted. I want the markings made on my skin, to mean something to me again.
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"Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." ~ Prendahl

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