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Bloodline.


(Roméo&Juliette) ▽ « Avoir une fille c'est faire un crime où le coupable est la victime. »
Le sifflement des trois serpents qui résonne dans ta tête comme une symphonie maudite. Tes mains tremblent, appuyées contre la commode. Tu détournes le regard de la Marque sur ton bras, des souvenirs, de la douleur. Toi, la fille qui ne ressent rien, subis les aléas d’un esprit prisonnier d’une obsession pour le contrôle. Les mots de ta mère te reviennent, son dégoût, sa peur pour cet héritage qu’elle t’a transmis bien malgré elle. Ne rien dire, cacher le talent, paraître normale. La nausée te tord le ventre, te tourne la tête. Tu n’es pas à la hauteur, tu le vois bien, petite fille trop imparfaite de parents qui désiraient orner d’un peu plus d’or leur image. A six ans, tu ne parlais pas, à 10 tu voyais déjà les serpents comme tes amis et aujourd’hui ils étaient aussi bien tes yeux, tes oreilles que le pilier de ta survie. Ne pas craquer, ne pas pleurer, être forte. « Lucrezia, range ces reptiles où est leur juste place. » Le ton est froid et tu ne réponds que par un sifflement contrarié ; elle veut que tu les enfermes dans un vivarium comme des domestiques, des créatures sans cervelle. C’est trop. Tu te rends bien compte que tu es aussi instable qu’elle, que tu as peut-être hérité d’un peu de névrose maternelle ; à moins que ça ne soit le résultat de la perte de l’enfant.

…*…

« Charles.. » Tu ne sais même plus comment tuas transplané devant la demeure Selwyn ; tout ce que tu as en tête, c’est retrouver celui que tu vois comme ton oncle, comme la droite figure masculine qui te manque, en un sens. Il est le seul qui peut entendre ta tourmente, il est le plus proche parent qui croit en toi. Tu ignores qu’il avait exigé de tes parents un droit de véto sur ton mariage, ton éducation, la conservation du sang en échange d’une aide à t’apporter. Tu n’as pas la moindre idée de la vie que tu aurais pu mener si Selwyn avait pris soin de te montrer les clefs d’un avenir plus prometteur. Demoiselle brillante, brimée. « S’il vous plaît, je dois vous parler. » A tes pieds, le cobra royal aux écailles de jais te fixe. Ses 4,5 mètres dissuasifs te rassurent souvent, mais pas là. Fiévreuse, tourmentée, tu cherches à calmer la peur que tu as de toi-même, les doigts appuyés contre la surface solide de la porte d’entrée. Tu lui enverrais bien un patronus pour l’avertir de ta présence, au cas où il soit trop loin pour t’entendre, cependant tu serais parfaitement incapable de le produire. Où irais-tu chercher les souvenirs heureux ? Tu cachais jusqu’à l’identité de celui avec qui tu avais manqué poursuivre votre lignée, tentant d’oublier jusqu’à son visage. Et si le tailleur-jupe cintré te donnait des allures de femme distinguée, dans ton regard bicolore, dans le bleu de ton oeil droit et le vert de ton oeil gauche apparaissait un coeur perdu.
494 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE



Dernière édition par Lucrezia Rowle le Sam 25 Oct 2014 - 12:22, édité 2 fois
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bloodline

« Tonton Charles ». Tu as toujours détesté sa manière de t’appeler. De t’appeler tonton. Mais tu te délectais de voir l’expression de sa mère. Entre toi et ta sœur, l’amour n’a jamais réellement existé. Tu étais le portrait craché de ton père. Et elle, elle n’était rien. Rien de plus qu’une impie. Le mouton noir au sein de la bergerie. La brebis au milieu des loups. Rien en elle ne laissait penser qu’elle était une Selwyn, et qu’elle portait en elle le sang des Boleyn et de Salazar Serpentard. Elle n’a jamais été capable de parler le fourchelang. Et allait même jusqu’à renier ses origines. La pureté, des balivernes pour elle. Le fourchelang, une horreur. Une erreur de la nature. La magie la plus noire qui puisse exister. Elle n’a jamais la chance qu’elle avait de pouvoir suivre ce chemin. De devenir puissante. Supérieure. Pure. Elle a toujours craché sur son héritage. Et tente aujourd’hui de brimer celui de sa fille. Intolérable. Tu as peur de lâcher. De craquer. De faire quelque chose que tu regrettes.

« On a besoin de ton aide, Charles. Je ne sais plus quoi faire d’elle. » Elle parle en chuchotant. C’en est presque inaudible. Comme si ta chère sœur se trouve dans une église. Et pourtant, elle est bien chez elle. Mais tu connais les raisons de cette précaution. Elle ne veut pas que si fille entende. Qu’elle sache de quoi vous parlez. « Je suis d’avis qu’elle contrôle ses… capacités. Tôt ou tard, elle saura de quoi il s’agit et… » D’un geste, tu lui intimes l’ordre d’arrêter. Lui, cet homme incapable de donner un garçon. Incapable de régner dans sa propre demeure. Cet pour qui tu n’as aucun respect. Cet homme qui s’est contenté d’épouser celle que son père lui présentait.

« Très chère sœur. Dis-toi bien une chose. Si tu n’étais pas de mon sang, tu serais déjà morte aujourd’hui. » Tu sais pertinemment qu’elle ne le comprend pas. Qu’elle est incapable de sortir ne serait-ce qu’un seul mot dans ce langage qu’elle déteste. Quant à son mari, il ne réagit pas. Se contente de rester dans l’ombre. Il a peur de toi. Tu peux le sentir. Tu peux sentir les battements de son cœur. Il n’a pas simplement peur. Il est terrorisé. « Que tu renies tout ce que père a fait pour toi, c’est ton choix. Mais ta fille ne mérite pas cette vie misérable que tu lui dessines. Restes dans ta misère, ta fille ne restera pas avec toi. » Un geste. Une baguette qui sort. Tu détournes le regard vers le mari. Sa baguette à la main. La peur. Encore présente. « Ne t’avises plus de parler comme ça de ma fem… » Tu es levé, ta baguette tendu vers lui. Un simple chuchotement, et le voilà à terre. Le visage crispé par la douleur. Un sourire se dessine sur ton visage. « Quant à toi, stupide créature. Saches que ta pureté ne m’empêchera pas de te tuer. Incapable de comprendre. Ne t’avise plus jamais de me mettre en colère. » Ton sort se stoppe. Ses tremblements continuent. Insensible à sa douleur. Ta sœur est presque en pleurs. Horrifiée par cet héritage qu’elle déteste. Qui l’effraie. « Voilà ma proposition : j’aiderai ta fille. Je lui apprendrai ce qu’elle doit savoir… Silence. » Une tentative de parole bien vite arrêtée. Sa peur la paralyse. « Tu me connais,  tu connais père. Je suis comme lui. Crois-moi, si j’apprends que tu essaies encore de brimer son héritage, je reviendrai. Mais en attendant, je l’aiderai. En revanche, ton idiot de mari va abandonner tout droit de regard sur le mariage de sa fille. Je m’occuperai de son éducation, je la ramènerai sur le droit chemin. Tu as une semaine pour y réfléchir. »


**


La solitude. Elle t’apaise. Te permet d’oublier, l’espace d’un instant, la difficulté de ta mission. De cet univers, empli de détraqueurs. Créatures implacables, dépourvus de tout sentiment. Tu aimerais parfois être comme eux. Ne pas ressentir ces sentiments si inutiles. Qui rendent si faible. Tu as aimé, et cela t’a changé. Tu as regretté, et cela t’a changé. Tu regrettes parfois ce bon vieux temps où rien n’était important. Où tes actes ne comportaient aucune conséquence. « Tu sais ce qui est le plus difficile quand on vieillit ? » Elle te regarde. Sans réagir. Mais tu sais que ce qu’elle entend, ces sifflements glauques, l’effraie au plus haut point. Est-ce réellement sa faute ? Elle a été éduquée comme ça. Conditionnée à lier fourchelang et magie noire. Magie noire et être malfaisant. « C’est qu’on commence à réfléchir, un peu trop parfois, sur nos actes passées. » Tu es seul à comprendre cette langue. Même ton fils, la chair de ta chair, ne te comprend pas. Faible créature. Identique à ta sœur. Tu tournes la tête en direction de ton rebut. Toujours aussi frêle. Toujours  aussi affligeante. Mais elle travaille bien. Suffisamment pour être entretenue. Tu sais qu’il y a quelques années, sa mort ne t’aurait en aucun déranger. L’achat d’un autre rebut aurait enterré cette histoire. Mais aujourd’hui… Tu deviens sage, comme diraient certains. Tu deviens faible, diraient d’autres. Dans un silence religieux, tu tends ton bras. Le verre vide. Elle comprend aussitôt. Récupère ton verre et s’en va. Pour réapparaître quelques secondes plus tard. Le verre plein file entre tes doigts. S’écrase sur le sol.

Et elle te regarde. L’air perdu. Ta colère monte. « Depuis combien de temps es-tu ici ? » Tu croises son regard. Faible. Terne. Sans aucune étincelle. « Deux ans… monsieur. » Deux ans. Déjà. Comme le temps passe vite. Tu te demandes, parfois, comment tu as pu tenir aussi longtemps avec elle. « Et qu’as-tu appris, en deux ans ? » La peur s’infiltre en elle. Aussi facilement que si elle passait à travers un filet. Deux ans, et elle est toujours effrayée. « Que vous n’aimez pas la faiblesse, monsieur. » Ton regard la pétrifie. Comme si elle venait de croiser celui du basilic. Sans un mot, elle ramasse le verre. S’en va le jeter. « Va ouvrir. » Elle ne comprend pas. Ne bouge pas. Elle n’a rien entendu. Si ce n’est le sifflement du vent. Mais à tes yeux, les paroles sont audibles. Compréhensibles à tes oreilles. Un souffle échappe de tes lèvres, et tu te lèves. « Idiote. Petite créature idiote. Faible. Je t’avais dis de ne jamais me mettre en colère. »

Tu ouvres finalement toi-même la porte. Et devant se dresse une jeune femme blonde. Que tu reconnais immédiatement. Nouvelle parmi les mangemorts. Héritière la plus pure de ta lignée. « Rentres donc, ma fille. Mais saches que ton serpent ne survivra pas s’il s’avise de s’attaquer à toute personne dans ma demeure. »

Depuis combien de temps ne lui as-tu pas parlé ? Depuis son adolescence,  sans doute. Sa mère n’a jamais voulu que tu l’approches. Ni même que tu lui parles. Et même lors de son intronisation chez les adeptes du Lord, tu n’as pas eu le temps d’aller la voir. De lui parler. Derrière toi, ton rebut reste immobile. Fixant le serpent. Terrorisée. Paralysée. « Si j’avais voulu une statue, j’en aurai acheté une. Elle aurait duré plus longtemps que toi. » Oubliant aussitôt le serpent, elle se rend dans la cuisine. Et en revient avec deux verres. Sans lâcher le serpent des yeux, elle les pose sur la petite table installée entre Lucrezia et toi. Tant de temps perdu. Tant de choses à revoir. Et une éducation sans doute bancale, entre une mère pitoyable et un père ignorant. « Tu voulais me parler. Je t’écoute. »



Dernière édition par Charles Selwyn le Ven 10 Oct 2014 - 7:17, édité 1 fois
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Bloodline.

(Mozart, Opéra Rock) ▽ « Je suis ce que je fuis. Je subis cette cacophonie qui me scie la tête. »
Pétrie de défauts. Née dans la douleur. La mort jalonnant ton chemin. L’horreur sur le bout de ta langue, la terreur sur son visage quand elle t’entend, quand elle sent l’énervement pointer son nez. Ton père a refusé de te céder aux Selwyn, parce qu’il t’a désiré, mais elle. Tu tourmentes chaque seconde de sa vie depuis ta venue au monde. Forgée d’anomalie. Même tes yeux la perturbait, ces yeux vairons dont elle ne comprend pas les origines. Un bleu, un vert, comme si ton âme avait refusé de conserver l’entièreté de quelque chose venant d’elle. Quand la porte s’ouvre, que ton oncle apparaît, ton attitude semble osciller entre les extrêmes. Machinalement, tu te redresses, parée de cette glace qui fait de toi l’image de l’héritière parfaite, masque mordant sous lequel se dissimulait ton intolérable malêtre. « Mensssonges.. » siffle déjà le serpent tandis que tu repousses sa protestation d’un geste autoritaire de la main. Il baisse sa tête, docile. Pas de paroles, tu tentes d’ignorer cette vérité qu’il s’amuse à te mettre sous le nez, sans pour autant s’opposer à toi. Il y a une symbiose palpable entre le cobra et toi, cadeau de ton père, cadeau maudit que n’a pas pardonné ta mère.

« Mon oncle.. » Voix de miel. Tu as une voix trompeuse, de ces intonations douces, de ce ton charmeur qui couvre le manque d’empathie et de tendresse qui font de toi la Rowle la plus étrange du lot. « Daeva n’est pas une menace. En revanche j’arracherai les yeux de quiconque tentera de lui ôter la vie.» Tu es très claire : nul ne s’attaque à l’animal. Tu ne tolèrerais pas qu’on mette à mal tous ces efforts que tu as fais. Pourquoi ? D’aucun diraient qu’un cobra se remplace. Mais toi tu sais que tu as besoin de lui, de te souvenir des difficultés à l’apprivoiser. Le serpent te contrôle, disait ton père. Et cette phrase, tu ne l’oublieras jamais. Ton manque de tact caractéristique aurait de quoi le vexer, toutefois tu ne sais pas faire autrement. Tes doigts tremblent encore légèrement, alerte discrète sur ton état.

Ton attention se porte sur l’esclave terrorisée. La peur, c’était tout ce que tu savais provoquer. Elevée dans l’idée qu’on ne pouvait t’aimer intégralement, dans toute l’horreur de ta nature. Avancer te demande un effort surhumain qui ne se voit pourtant pas dans cette démarche assurée qui t’est habituelle. Toute ton apparence est travaillée, de tes lèvres rouges sang aux escarpins, en passant par ta manucure parfaite et tes longs cheveux blonds tombant en cascade. Tout. « Les statues sont moins pratiques. » soulignes-tu, légèrement taquine pour tromper ce qui te ronge de l’intérieur depuis trop longtemps. Quand tu consens à prendre place près de la table basse, ta main droite vient jouer avec la bague d’argent qui trône sur ton doigt, ce serpent entourant ton annulaire, orné de crochets d’émeraude. Tu ne te souviens pas que tes parents t’aient fait part un jour d’un quelconque symbole familial, ainsi t’étais-tu servie de la seule chose apte à représenter ce que tu étais, le monstre pour lequel on te faisait passer.

« Tu voulais me parler. Je t’écoute. » « Contrôle.. » Tu fermes un instant les paupières tandis que le serpent glisse sa tête sur tes genoux, délie tes mains pour qu’elles entre en contact avec sa peau froide. Animal de compagnie étrange. « Je sais ce que je dois faire, Daeva. » Daeva, l’esprit maléfique de la mythologie indienne, le dérivé du dieu en Perse. On sent ton affection pour la créature, comme la dernière accroche stable à ta vie décousue. « Ce que j’ai à dire est horrible. Peut-être ne le tolèrerez-vous pas mais.. je n’ai que vous. » Vouvoyer les aînés, une rigidité de ton éducation. A défaut de t’avoir consolé, on t’avait au moins appris la politesse et les bonnes manières. Presque. « Je.. » Tu baisses les yeux, l’estomac retourné, le teint pâle. « Je n’y arrive pas. Je vous assure, j’ai essayé de l’aimer, j’ai essayé d’être normale, de cacher tout ça. » Tu ne te souviens évidemment pas des convictions de ton oncle au sujet du fourchelang, de son refus de taire cet héritage. Tu étais trop jeune pour te souvenir aujourd’hui des raisons de la rupture entre les deux branches. « Parfois j’ai envie de l’étrangler. De la faire souffrir. » Parfois est un faible mot. Au bord du gouffre de tes pires démons, tu sembles tanguer vers ce que ton âme couvait de plus noir. « Mère ne comprend pas. Père est impuissant face à tout ça. » Tu ne sais plus quoi faire, ou aller. « Ils ne cessent de dire que je suis un danger pour eux, pour moi-même. » Ca n’était cependant pas faux. Si tu craquais, tu pourrais en venir à te blesser, comme lors de ton anniversaire, tes dix-huit ans catastrophiques où l’assemblée avait assisté à ton lâché-prise. Les serpents étaient devenus fous face à ta colère, ta violence brutale, blessant ton père, mordant dans ta propre peau. Seul le doloris t’avait maîtrisé, seule l’agressivité t’avait fait plié.. si bien que tu en gardais une cicatrice sous l’omoplate. Mais Charles n’avait pas été convié. Nul doute cependant que ta mère avait tenté de lui en parler, de trouver une explication, suppliant peut-être qu’il garde le secret. En vain, certainement.
878 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Ils ont refusé ton aide. Ont continué de souiller ton nom et ton sang. Dès ce jour où ils ont exprimé leur refus, tu as décidé de ne plus leur adresser la parole. De ne plus les considérer comme des êtres vivants. Disparus. Tu as longtemps hésité à effacer complètement le nom de ta chère sœur de votre arbre généalogique. Mais tu t’es abstenu. Par respect pour tous les sacrifices que ton père a pu subir pour l’élever. Elle. Cette traître. Cette perfide. Cette folle, qui a osé ignorer toute son éducation. Qui a préféré éloigné son propre enfant du droit chemin. Qui a préféré la rendre ‘’normale’’ à ses yeux. Qui a préféré taire les capacités hors-du-commun de son propre enfant. Qui a décidé de brimer la vie de sa chair pour son propre confort. Et aujourd’hui, tu jubiles. Parce que cette jeune fille pour qui ils t’ont demandé  de l’aide, cette jeune fille qu’ils t’ont interdit de voir, est là aujourd’hui. Pour demander ton aide, tu n’en doutes pas. Comme une petite fille effrayée. Terrorisée à l’idée de parler à cet oncle rejeté par ses parents. Tu t’imagines aisément le portrait qu’il ont pu peindre de toi. Un monstre. Un assassin. Un fou. Mais ne fais-tu pas que protéger ta famille, ta lignée ? Contre les impurs, contre les traîtres. Contre ceux qui veulent anéantir tous les efforts de ton père, de son père. Tous tes efforts.

Mais dès les premiers instants, tu remarques quelque chose de différent. Son air de défi. Cet air qu’elle n’avait pas. De petite fille silencieuse, n’osant jamais te contrarier, la voilà devenue une femme. « Daeva n’est pas une menace. En revanche, j’arracherai les yeux de quiconque tentera de lui ôter la vie. » Des menaces. Tu esquisses un léger sourire, à peine perceptible. Et tu imagines l’éducation reçue par cet enfant, avec une mère idiote et un père incapable. Sans un mot, tu l’invites à entrer. Tu n’as pas besoin de rentrer dans son jeu, et tu sais pertinemment qu’il lui suffit d’un minimum de jugeote pour savoir que tu n’es pas vraiment la personne à attaquer. Pas si elle ne veut pas finir sa vie torturée, souillée, et vidée de son âme. Tu pourrais le tuer, bien évidemment. Mais jamais, même des rêves les plus fous, tu n’as imaginé t’attaquer à un membre de ta propre famille. Pas avec les trois impardonnables.

« Les statues sont moins pratiques. » Vous êtes installés. Et les verres demandés n’arrivent toujours pas. Incapable. Comme toujours. Elle ne t’a rien coûté. Mais tu regrettes amèrement ce choix. Tu aurais pu en glaner un bien meilleur, si tu n’avais pas été aussi pressé d’en finir. « Je commence à me poser la question. Les statues ne détruisent pas la vaisselle, au moins. » Le silence s’installe. Sans émotion affichée, tu ne quittes pas cette fille du regard. Ta nièce. Qui joue avec sa bague. « Avant de commencer, j’ai une question à te poser. Es-tu tatouée ? Ta mère t’a-t-elle fait tatouer une fleur de lys ? »  Tu sais que cette tradition, comme tu aimes l’appeler, finira par disparaître. Pas assez virile pour les hommes, trop douloureuse pour les femmes. Mais tu as toujours tenu aux traditions familiales. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.

Ton rebut arrive enfin. Les mains occupées par le plateau. Tu anticipes déjà l’accident. La chute. Ou une autre connerie du genre. Elle en est capable, après tout. Mais étonnamment, elle ne fait pas d’erreur cette fois. Sans doute trop occupée à se concentrer pour éviter le regard du serpent.

« Ce que j’ai à dire est horrible. Peut-être ne le tolèrerez vous pas mais… je n’ai que vous. » Tu le sais très bien. Tu as vu de tes propres yeux l’incapacité de ses parents à gérer la situation. Un Rowle n’est pas capable de contrôler quoique ce soit. Quant à sa mère… tu la connais mieux que quiconque, et tu sais pertinemment ce qu’elle pense de votre héritage. Cet héritage qu’elle ne partage pas, et qui l’effraie. Parce qu’elle est trop faible pour vous comprendre. Trop faible pour s’engager sur la voie dessinée par votre père. «   Je n’y arrive pas. Je vous assure, j’ai essayé de l’aimer, j’ai essayé d’être normale, de cacher tout ça. » Petit à petit, les morceaux se mettent en place. Et tu comprends que ton avertissement n’a servi à rien. Que cette catin de sœur n’a jamais été capable de passer outre sa haine viscérale du fourchelang, pour donner un avenir meilleur à son enfant. « Parfois j’ai envie de l’étrangler. De la faire souffrire. » Tu comprends aisément sa situation. Tu as grandi avec cette même envie. Celle de l’étriper, de la faire souffrir jusqu’au point de rupture. Mais par égard pour ton géniteur, tu ne l’a jamais fait. « Mère ne comprend pas. Père est impuissant face à tout ça. Ils ne cessent de  dire que je suis un danger pour eux, pour moi-même. »

Tu ne peux t’empêcher d’esquisser un sourire. Ta chère sœur n’a jamais été digne du cadeau qu’elle a reçu à sa naissance. Celle d’être l’héritière des Selwyn. D’être, de par son sang, supérieure à tous les sorciers du monde. Elle a toujours vécu dans le déni, dans la peur de sa propre famille. Et, quelque part, tu savais déjà à l’époque qu’elle ferait ça. Qu’elle éduquerait, si l’on peut appeler ça de l’éducation, sa fille dans la même optique qu’elle. Normale à tout prix. En effaçant ce qui ne peut être effacé. « Ta mère…Elle est idiote, ignorante. Elle n’a jamais était concernée par l’héritage de notre famille. Et épouser ton idiot de père n’a pas été la meilleure chose pour elle. » Tu te fous de savoir si tes mots la heurtent ou non. Tu as toujours voulu lui dire ces mots. Lui montrer qu’elle est déjà normale. Que sa seule spécificité est d’être supérieure aux autres. T’occuper de son éducation. Mais tu ne l’as pas fais. Tout comme tu n’as jamais fais de mal à sa mère. « Depuis des générations, nous sommes capables de comprendre les serpents. De leur parler. Ta mère est juste… une erreur. Elle n’a pas été capable d’avoir notre héritage. Notre puissance. »

Tu poses enfin le verre à tes lèvres. Et tu fixes ta nièce. Elle qui a été élevée dans l’erreur, l’ignorance. « Elle nous a tourné le dos. Nous a traités de monstres. Elle a grandi avec une mère qui l’aimait. Et qui la protégeait bien plus qu’elle ne l’a fait pour moi. Elle est faible, et le restera jusqu’à la fin de ses jours. Mais toi. Tu aurais du exploiter tes capacités depuis longtemps. Depuis que ces idiots sont venus me demander mon aide. » Son visage dessine une légère surprise. Très fine. Mais tu as pu l’observer l’espace d’une seconde. Forcément. Tu n’es pas surpris de voir que sa mère ne lui en a jamais parlé. Pas après que tu ais fais subir le doloris à son père. « Le seul danger, c’est eux. Qui t’empêchent d’évoluer. Qui t’ont emprisonné. Oublie-les. Ils ne sont qu’un fardeau, et ne t’apporteront rien de bon. »

Tu te lèves. Ton rebut est à la cuisine. Bien éduquée. Qui sait quand disparaître. Quand se faire oublier. Mais ton attention sur le rebut ne dure que quelques secondes, et tu te concentres déjà sur ta nièce. Elle ne te paraît pas claire sur ses intentions. Sur  ce qu’elle veut de toi. Une simple écoute ? Ou une aide ? Celle que ses parents ont refusée il y a des années de cela. « Tu n’es pas la première à vouloir sa souffrance. J’ai même été jusqu’à monter tout un scénario pour la tuer. La seule chose qui l’a maintenue en vie toutes ces années, ce sont mes parents. Mon père n’aurait jamais accepté que je verse le sang de ma propre lignée. Et ses punitions n’étaient pas de simples coups.  Dis-moi, ton crétin de père a-t-il levé la main sur toi ? Ou utilisé un sortilège ? »

Tu imagines déjà la réponse. Et tu sais les conséquences qu’elle pourrait avoir. Car lui ne représente rien à tes yeux. Et tu sais que tu n’hésiterais pas une seule seconde à le torturer, bien plus fort qu’avant.



Dernière édition par Charles Selwyn le Ven 10 Oct 2014 - 7:19, édité 1 fois
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Bloodline.

(Mozart, Opéra Rock) ▽ « Je suis ce que je fuis. Je subis cette cacophonie qui me scie la tête. »
« Avant de commencer, j’ai une question à te poser. Es-tu tatouée ? Ta mère t’a-t-elle fait tatouer une fleur de lys ? » Tu fronces les sourcils. Une fleur de lys ? Pourquoi faire ? Il manque une pièce au puzzle de ta lignée, et à dire vrai, tu ne te souviens pas avoir vu autre chose chez toi que le prestige déchiré des Rowle dont la modernité détruisait sans doute les traditions maternelles. Tu sembles réfléchir, un peu plus calmement, cherchant dans tes connaissances avant de souffler, à demi-mot : « Lys. La royauté. Non, seulement la Marque. » Oui, ça te revient. Cette fleur liée au sang bleu, vue dans les livres, croisée dans tes études, ta recherche permanente de savoir. Tu n’as que la Marque est c’est amplement suffisant à tes yeux, d’autant que tu ne t’estimes absolument pas royale, ayant déchiré depuis longtemps toute idée de famille, de quelqu’un qui tienne foncièrement à toi. Tu as forgé ta propre unité, ta propre individualité en n’affichant aucun autre symbole que celui du serpent venimeux, du cobra royal. Car c’est bien à lui que tu sembles le plus liée. Ton patronus représentant même la créature qui aurait causé la mort de la très célèbre Cléopâtre. Ce patronus sans vie qui ne sort plus de ta baguette.

Tu ne te formalises pas de ce qu’il dit sur tes parents. Tes émotions sont désordonnées, brutales et pourtant tu demeures indifférente à toutes ces choses qui ne sont pas ta douleur actuelle. « Depuis que ces idiots sont venus me demander mon aide. » Ton coeur loupe un battement. Son aide ? Tu ne te souviens pas de ce détail, tu ne crois pas avoir entendu parler de Charles en bien une seule fois dans ta courte vie. Tu porte la main à ton front, sans doute un peu migraineuse ; il faut que tu apprennes à lâcher prise sans perdre la tête, il faut que tu apprennes à accepter de ressentir, à extérioriser avant de devenir complètement folle. Ton esprit prend un tel soin à forger une barrière entre ta conscience et ton coeur que tu ne peux plus gérer tout ça. On te dit reine des neiges mais ton père sait très bien que, quand la glace fond, c’est un volcan qui éclate. Aucun mèdicomage n’a su expliquer ton incapacité à montrer de l’affection. Ils ne savent pas, eux, que tu as été élevée dans l’obsession du contrôle, et qu’une émotion est hors du contrôle. « Oublie-les. Ils ne sont qu’un fardeau, et ne t’apporteront rien de bon. » Oublier, tu aimerais. Mais il te faudrait sans aucun doute un sortilèges d’amnésie pour effacer tout ça. T’effacer toi, qu’est-ce que tu aimerais ça. Disparaître.

 « Dis-moi, ton crétin de père a-t-il levé la main sur toi ? Ou utilisé un sortilège ? » Tu ne réponds pas. Derrière la jeune femme demeure l’enfant qu’on croyait muette, perdue dans un univers inapproprié. Le serpent s’éloigne de toi, te désarmant, le sentiment d’abandon sur lequel tu ne sais mettre aucun mot t’envahis alors que Daeva glisse vers les pieds de ton oncle, se redresse un peu pour te fixer de ses yeux accusateurs. Cette créature a toujours assuré ta protection depuis que tu le possèdes, il a souvent redressé la barre quand tout ton être tendait à s’effondrer. « Dis-le. Dis-lui. La douleur, te souviens-tu de la douleur, Lucrezia ? » « Tais-toi ! » Tu t’es levée, par instinct, menaçante malgré toi, envers ces vérités qu’il débite, que tu ne veux pas entendre. « Je l’ai mérité ! Ce doloris leur a sauvé la vie, nous a sauvé la vie ! Tu l’as mordu Daeva, tu as laissé l’autre injecter son venin dans ma peau ! Et tu prétends me protéger ? » Cette conversation est trop humaine. De ses instincts de prédateur, le cobra a gardé les bases mais il s’est adapté à ton mode de vie. Et tu t’es adaptée à lui.

Epuisée de lutter, tu tournes le dos pour te calmer, pour reprendre contenance. Le serpent te contrôle, ça résonne encore. Tu tangues un peu, tu n’as rien mangé. Mais tu es une Rowle, ton sang est pur, tu refuse de céder. Alors tu fais à nouveau face à Charles, de cet air de défis à la vie elle-même qui fait de toi cette personne si paradoxale, visage d’ange noir auréolé de blondeur. « J’ai besoin de savoir d’où je viens. D’où tout ça vient. Ma branche mourra avec moi mais je ne veux pas disparaître en ne laissant que des échecs.» L’échec, ta hantise, ton épouvantard. Tu ne l’as vu que de loin, tu ignores si Charles sait pour l’enfant perdu, pour la fausse-couche, pour ce qu’on dit de l’impureté potentielle du père. Tu es pourtant innocente du crime, tu n’as jamais approché un homme au sang souillé.

792 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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« Lys. La royauté. Non, seulement la Marque. » La Marque des Ténèbres. La Marque du Magister. La Marque de Lord Voldemort. Tout mangemort se doit de posséder cette marque. Et tout aspirant se doit d’en rêve plus que tout autre chose. Aussi effrayante que douloureuse. Une marque indélébile. Liant à tout jamais le Mangemort et son Seigneur. Tu possèdes toi aussi cette marque. Et tu fus l’un des premiers à avoir l’honneur du serpent. Un honneur extrêmement douloureux. Presque aussi douloureux que les punitions infligées par ton paternel. Et que tu n’as jamais fais subir à ton fils. Mais à ce moment-là, mêlé à la fierté de la voir épouser les rangs du Lord, tu ressens un profond dégoût. Pour cette créature immonde qui te sert de sœur. Celle qui a renié ses origines. Celle qui a tenté d’éloigner son enfant, le sang des Selwyn, de son héritage. Cette fleur de lys est tout autant un symbole que la Marque maléfique. Elle représente ta famille, son héritage. Son futur. En cet instant précis, l’envie de tuer ta chère sœur ne manque pas. Tu veux la torturer, admirer toute sa souffrance. Pour voir ce que ton père ne lui faisait pas subir. Pour qu’elle puisse voir quelle enfance heureuse elle a eu. Protégée de son père, de sa fureur. De son ambition démesurée. Et elle pense avoir eu une enfance malheureuse, éduquée par un fou. « Nous règlerons cela plus tard. » Dis-tu dans un souffle. Presque inaudible. Et qu’elle n’a visiblement pas entendu.

Tu profites de sa faiblesse. De son instabilité. Pour essayer de l’attirer. De rendre à ta sœur ce qu’elle a infligé à ta famille. La colère. Ce sentiment te pousse à toutes les folies. Même à priver une fille de sa mère. Parce que sa façon de penser ne correspond pas à la tienne. Parce qu’elle vous a trahi, dirais-tu. Mais, au fond de toi, derrière cette colère, tu ne t’intéresses pas vraiment à ce que cette femme pense de toi. A ce qu’elle pourrait penser en voyant sa fille avec toi. Chez toi. A te demander conseil. Tu veux simplement assurer ta descendance. Assurer la survie de ta lignée. De ton héritage. Et si Lysander n’est pas capable d’enfanter une sang-pure, alors peut-être devra-tu te tourner vers l’autre membre de ta famille. Et ce même si du sang de Rowle coule dans ses veines. Rowle, une famille avec laquelle tu ne sais pas sur quel pied danser. Loyaux au Seigneur ? Ou traitres ? Ils sont visiblement dans les deux. Peut-être pour être sûrs d’être avec le vainqueur. Tu aimerais tous les saigner, pour leur montrer le prix de la trahison.
Tu sors de tes pensées, lorsque Lucrezia se lève. D’un coup. Sans rien dire. Pour partir ? Non. Elle reste immobile, fixant son serpent. Un lien entre les deux ? Peut-être. Tu as bien vu les effets de Nagini sur Voldemort. Peut-être a-t-elle la même chose. Mais tu n’as pas le temps d’approfondir ta réflexion. Elle se tourne vers toi, le regard plein de défi. « J’ai besoin de savoir d’où je viens. D’où tout ça vient. Ma branche mourra avec moi mais je ne veux pas disparaître en laissant que des échecs ». L’échec. Tu connais cette peur de l’échec. Cette peur qui te ronge l’estomac jour après jour. L’échec dans l’éducation de Lysander. L’échec dans ta quête de grandeur. Et la honte qui souille ton nom et ton sang. Mais elle… tu comptes bien ne pas faire d’elle un échec. La ramener sur le droit chemin. Lui inculquer tout ce qu’une Selwyn se doit de savoir. Et tout ce que sa mère ne lui a jamais enseigné.

« Tu viens de l’une des plus anciennes familles du monde sorcier. Tes ancêtres, depuis leurs origines, étaient purs. Ta mère en avait honte. Mais tu as de la royauté dans ton sang. Et tu n’es destinée qu’à perpétuer cet héritage. » Tu vides le verre d’un trait. Tu n’aurais jamais pensé raconter une nouvelle fois l’histoire de ta famille. Car tout le monde la connaît. Tant tu te plaisais à la raconter à quiconque l’oubliait. « Ton don. Notre don, nous vient de Salazar Serpentard. Je suppose qu’ils t’ont parlé de lui, à Poudlard. Fondateur de l’école, et premier adepte de la pureté du sang. Il était si puissant, si pur, qu’il parvint à comprendre le langage des.serpents, et à se lier à eux. Cette capacité que l’on a est là pour prouver notre pureté, notre supériorité. A part nous, seul lord Voldemort lui-même est capable d’une telle prouesse. » Ce don, commun avec le Lord. Tu en es particulièrement fier. Car, d’une façon ou d’une autre, tu sais que lui et toi êtes liés à un certain degré. Que vous avez tous deux la même origine, Serpentard. « J’ignore si ta mère t’a déjà parlé de tes obligations. Ni de ton héritage. Elle ne les a jamais mérités. »

Furieux. Contre cette femme censée représenter ta famille. Une lueur traverse tes yeux. Une rage folle. Tu as envie de te défouler, comme au bon vieux temps. « Rebut. Ramènes-nous à manger. » Tu fais disparaître ton envie. Aussi rapidement que son apparition. L’un des avantages de la vieillesse. « Maintenant, dis-moi, que veux-tu de moi, concrètement ? Que je t’aide à maîtriser ton lien avec le serpent ? Tu pratiques déjà le fourchelang, je ne peux rien t’apprendre dessus. Ou y a-t-il autre chose ? »



Dernière édition par Charles Selwyn le Ven 10 Oct 2014 - 7:22, édité 1 fois
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(Mozart, Opéra Rock) ▽ « Je suis ce que je fuis. Je subis cette cacophonie qui me scie la tête. »
« Vous devriez être grand-oncle, à l’heure qu’il est. » Cet aveux t’arrache sans doute plus de douleur que tu ne le laisses paraître ou que tu voudrais bien l’avouer. Droite, distante, digne. Seul ton regard indique l’étendue de ce qui te torture. « Et tout le sang royal, tout le prestige, tout lien avec Salazar Serpentard lui-même ne changeront rien à cela. » Bien des reines avaient eu du mal à donner des fils, tu en as conscience, mais tu penses ton cas complètement désespéré, tu vois la situation comme un juste retour de ton esprit ambivalent. Tu n’es pas faite pour être mère, voilà tout. Tu le ferais sans doute souffrir, pas physiquement, simplement.. qui voudrait d’une mère aussi froide que toi ? « Je suis tombée pendant une rafle. Je me suis effondrée comme une vulgaire poupée de chiffon et si Roman Travers n’avait pas été là, je serais morte. » Parce que les autres t’auraient laissé mourir. Certes, tu ne faisais pas partie du département des rafleurs, cependant tu leur venais en aide, tu mettais ton don au service de qui en voulait. Au détriment de ta santé, tu travaillais compulsivement.

« Père dirait que c’est le prix de ce don. Le prix de mon lien trop étroit avec les serpents. » Tu te rassieds. Et quelque part, tu baisse la garde. Qu’importe après tout qu’il voit combien tu te sens seule ? C’est bien cela, tu te sens seule, abandonnée de ta lignée, incapable d’avouer à quiconque que tu es plus humaine qu’ils le pensent. Tous te voient telle une statue forgée dans la glace la plus pure, un être sans émotions. « Ce que je veux concrètement ? De l’aide. » Et c’est un terrible effort que tu fais pour oser l’exprimer, passer par-delà ta fierté. « La communauté sorcière va rapidement penser que j’ai trahis mon sang, certains disent déjà que j’ai perdu l’enfant parce que son père serait impur. » Tu lèves de nouveau le regard vers Charles. Ta voix est peut-être un peu plus douce, un peu plus délicate qu’habituellement. « C’est faux. » Evidemment. Malgré tes moments de tolérance, tu ne te serais jamais abaissée à fricoter avec un sang-de-bourbe ou un sang-mêlé. Tu es une Rowle, bien que tes parents ne semblent pas s’en rappeler dans ces conditions. « Qui épouserait une femme qui parle aux serpents ? Potentiellement stérile et sans coeur, par dessus le marché. » Une mèche blonde glisse sur le côté de ta joue tandis que tu baisses le visage, fixant le sol, ne voulant pas voir sur ses traits la déception ou le dégoût. « Si vous me voyez comme une part de votre famille.. je vous en prie, croyez-moi. » Le serpent revient vers toi, glisse près du fauteuil sur lequel tu es assise. Il cherche à te consoler par sa présence, à t’apaiser. Les nerfs à fleur de peau, cependant, tu demeures sans réaction. Seul un soupir s’extirpe d’entre tes lèvres. « Lysander prendrait mal ma présence. Tout autant que l’attention que vous m’accordez. Je ne tiens pas à ce qu’il pense encore que je désire lui voler son père. »

Pourtant tu ne refuserais pas qu’il se conduise comme un père. Tu ne refuses pas l’oreille attentive de Charles quand ce qui t’attend toujours chez toi est teinté de doutes, de peur, de déceptions. Tu contiens ta colère, ta tristesse, ta rancoeur. Tout ce que tu veux, c’est un lieu où tu pourrais être toi-même en paix, même un court instant.

575 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Un frisson te parcourt l'échine. Son aveu fait louper un battement à ton cœur. Tu aurais pu être grand oncle. Ce qui veut dire qu'elle attendait un enfant. Que son sang -ton sang- aurait pu être maintenu. Mais ce n'est pas le cas. L'enfant a été perdu. Avant la naissance, ou après ? Ta sœur ne t'en n'a jamais parlé. N'est jamais venue te voir pour t'apprendre que sa fille était enceinte, et qu'elle avait perdu son enfant. Ont-ils choisi l'enfant plutôt que la mère ? Tu restes silencieux, pensif. Ta lignée doit-elle s'éteindre avec ton fils et cette nièce ? Tu imagines les visages triomphants des autres clans, prêts à se jeter sur les restes de ton héritage. Car tous, derrière leurs sourires de façade, ne cherchent qu'à détruire la tour que représente ton nom. Cette tour qui leur fait tant d'ombre. Qui les oblige à se contenter de la seconde place. Des restes. Tu te prends à imaginer une malédiction. Parce que vous vous êtes pensés au dessus de tous. Au dessus de Dieu. Une malédiction pour vous ramener plus bas que terre. Pour détruire cette ignominie qui était en train de prendre forme. La folie de Lucrezia aurait du être un signe. La perte de son enfant en est une autre.  Y en aura-t-il d'autres ? « Comment cela s'est-il passé ? » Tes mots cachent sans peine la peine qui te traverse. Cette bulle que tu forme devant tout le monde. Cette bulle qui te transforme en monstre sans cœur devant le monde sorcier. Cette bulle qui se perfore dès lors que le sujet de la famille apparaît. Mais tu parviens à la maintenir. A ne pas paraître faible, comme dirait ton père, devant ta propre nièce. Tu es censé représenter l'homme fort à ses yeux. Ce père qu'elle aurait du avoir.

Tombée dans une rafle. Alors qu'elle n'est pas rafleuse. Tu réfléchis, trop peut-être. Comment a-t-elle pu se joindre à une rafle ? Qui l'a autorisée ? Tu sens que, demain, l'orage éclatera. Que tu réclamera des comptes à Roman. Car même s'il lui a sauvé la vie, il est sûrement le premier responsable de sa participation. Qu'il ne peut pas ne pas savoir que Lucrezia n'est pas de sa juridiction. Qu'elle n'aurait jamais du se trouver aussi près du combat. « Qui t'a laissé participer à cette rafle ? Roman ? » A cet instant, savoir qu'il lui a sauvé est secondaire. Car il l'a mise en premier lieu en danger.
Tu te sers un verre au moment où elle s'assoit. « Père dirait que c'est le prix de ce don. Le prix de mon lien trop étroit avec les serpents. » Un éclair de colère jaillit dans ton iris. Dès l'instant où cet homme t'a été présenté, tu ne l'as jamais apprécié. Et tu as même commencé à le détester lorsqu'il a épousé ta sœur et a terminé son rejet de ta famille. De tout ton héritage. Et le voilà qui ose parler de ce don sans même le connaître. Sans même le comprendre. Ta baguette de démange tout à coup. Une féroce envie de le faire souffrir. Atrocement. Et d'en finir lentement avec lui. Pas par un simple sortilège de mort. Tu veux le voir souffrir longuement, piégé sans aucun espoir. Comme un rat que l'on enferme dans une boîte. Comme le rat qu'il est. Tu bouillonnes de colère. Mais tu tentes de ne rien laisser transparaître. Elle n'a pas besoin de ça.

Et ta colère ne faiblit pas lorsqu'elle te parle des futures rumeurs. Elle aurait fricoté avec la vermine. Un sang-mêlé au mieux. Et aurait perdu son enfant pour cette infamie. S'ils savaient ce que tu as fais, après la défaite initiale de Voldemort... Mais ils ne le sauront jamais. Ta nièce réclame ton aide. Sûrement ton attention. Pour obtenir ce qu'elle n'a sans doute jamais eu. Une famille. Un père prêt à l'écouter. Et qui ne la voit pas comme un monstre. Comme une folle. « Tu es une Selwyn ma fille. Malgré ton père, ton sang est le même que le mien. Qu'importe leur nom, tous ces vauriens seront prêts à tout pour obtenir une alliance avec ta lignée. » Tu en es persuadé. Nombreuses furent les familles à vouloir marier leur fille à Lysander. Et tu es persuadé que Lucrezia aura le même accueil dès lors que ces rumeurs auront disparu. Et tu comptes bien remédier à ce problème. « Ton éducation est à revoir. Tu te dois de tout connaître de notre famille. Mais retiens bien une chose fille. Quoique je pense de ta mère, elle reste sur notre arbre généalogique et a mon sang. Tu es aussi de ma famille. Et tu es la bienvenue ici, tant que tu respectera mes règles. »

Tu te redresses. Le verre à la main, tu fais quelques pas pour te dégourdir les jambes. Tu ne sais pas vraiment quoi faire d'elle. Acceptera-t-elle au moins de t'obéir ? Si elle cherche un père de substitution, elle se doit de savoir que les mauvais côtés suivront les bons. Et que tu n'es pas là pour te contenter de la câliner lorsqu'elle va mal. Que tu es là pour lui enseigner tout ce qu'elle doit savoir. Que tu es là pour lui permettre de maintenir votre héritage en vie. Que tu es là pour tout faire afin de lui faire accomplir son devoir. De femme et de mère. « Lysander prendrait mal ma présence. Tout autant que l'attention que vous m'accordez. Je ne tiens pas à ce qu'il pense encore que je désire lui voler son père. »
Tes yeux se bloquent sur le visage de ta nièce. Faible. L'armure brisée. Elle semble réellement comprendre que tu es la dernière personne vers qui se tourner. Et qu'après toi, il n'y a plus rien. Plus personne. Personne ne peut la comprendre. Personne ne peut l'aider comme tu peux le faire. Tu es le seul à la comprendre. A savoir ce qu'elle vit. Ce qu'elle doit supporter. « Lysander... Il est différent. Il ne parle pas notre langue. Et j'ai parfois l'impression qu'il fait tout son possible pour me décevoir. Pour me mettre en colère. Et tu aimerais parfois que ce petit jeu s'arrête. Qu'il se mette à grandir. A réfléchir à sa situation. Et à, enfin, se marier et perpétuer le sang et l'héritage Selwyn. « Mais je sais qu'il cherche à me rendre fier de lui. Et qu'un jour, il sera le parfait héritier de cette famille. Ne t'inquiètes pas pour ça, Lucrezia. Tu ne lui volera jamais son père, et je n'éprouverai jamais pour toi ce que j'éprouve pour lui. »

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(Mozart, Opéra Rock) ▽ « Je suis ce que je fuis. Je subis cette cacophonie qui me scie la tête. »
« Qui t'a laissé participer à cette rafle ? Roman ? » Tu fronces les sourcils, un instant, en l’observant. Tu mets un certain temps à comprendre le fond de la question, ainsi finis-tu par répondre, calmement : « Personne ne décide pour moi, mon oncle. » C’était vrai. Que tu sois du département ou non importait peu, ça n’était pas comme cela que ton existence fonctionnait ; parce que tu n’étais personne, tu faisais ce qu’il fallait pour te construire une vie un tant soit peu solide, un cercle utile. « Je ne connaissais pas vraiment monsieur Travers avant qu’il ne m’aide, qu’il me conduise en lieu sûr. Il s’est écarté de son objectif. » Tu ne comprenais toujours pas pourquoi lui était revenu sur ses pas, pourquoi il avait agit différemment des autres. Tu soupires. Il faut que tu expliques à Charles, il faut que tu sois claire, il n’est pas dans ta tête, il ne pourra pas t’aider si tu n’exprimes rien. Alors tu baisses de nouveau le regard. « Peut-être que je n’ai pas toute ma tête, que je perds parfois tout contrôle mais quel département refuserait un espion inattendu ? Ce que je peux faire pour la cause du Magister ne devait pas souffrir d’une quelconque faiblesse. Servir ou mourir. » Et si, depuis, tu avais parfois faiblit, ça n’était pas le cas à l’époque. « La Marque a été posée sur mon bras à peine un mois ou deux avant. Pouvais-je décemment ne pas m’impliquer ? »

Là résidait ton dilemme. Tu étais une Rowle, membre d’une famille à l’indéniable pureté. Tu étais, de plus, descendante d’un des fondateurs par la branche de ta mère, bien que l’idée restât assez flou jusqu’aux paroles de Charles. Tu étais, surtout, une jeune femme devant faire ses preuves, une véritable perfectionniste dont les limites se situaient au sein même du corps et non par défaut de volonté. Pire encore, tu te demandais si la déchirure qu'avait provoqué l'apposition du tatouage sur ta peau n'avait pas contribué à la perte de l'héritier. La douleur fulgurante était restée imprégnée dans ta mémoire, tout comme la dualité qui s'était installée dans ton esprit. Il t'avait fallut reprendre le dessus, par la suite, et c'était précisément cette rupture intérieure qui t'avait conduite entre les bras d'un homme, de cet homme que tu aimais en silence. Finalement, c'était encore gravé en toi. Tu dissimules le tremblement de ta main sous un pli de ta tenue. Le serpent semble tendu, sur le qui-vive. Et les mots ne parviennent plus à sortir d’entre tes lèvres. L’insensible à un coeur, quoi qu’on en dise. « Qu’importe leur nom, tous ces vauriens seront prêts à tout pour obtenir une alliance avec ta lignée. » Un hoquet te secoue. Tu tentes de maintenir une image digne, un semblant de masque qui pourtant se fissure sous ses yeux. Chez toi, tu as appris que l’amour n’existe que pour un temps bien court, qu’une famille unie n’existe pas vraiment. Tu as appris qu’il valait peut-être mieux être un bon soldat à défaut de pouvoir trouver un homme capable de te regarder sans dégoût. « .. pas lui. » Tu jettes l’éponge, tu abandonnes la dissimulation. Il faut que quelqu’un t’aide à ne pas perdre pieds dans l’obscurité de ta situation. « Le père.. Il ne m’aurait pas épousée, pour rien au monde. Il haït son nom autant que j’exècre le mien. Son ambition n’a absolument aucune limite. Tout ce qu’il souhaite, c’est se forger une individualité, être quelqu’un. » Et on ne peut pas briller aux côtés d’une femme qui, comme toi, était crainte ou jugée par la plupart des gens, incomprise. « Ce qu’il s’est passé entre nous était un accident. Et Theoden ne doit rien savoir des conséquences de nos actes. » Le nom t’a échappé. Tu pâlis en portant la main à ta bouche, horrifiée par le naturel avec lequel tu avais parlé, dénuée de tes barrières, de tes craintes. Sans doute lui as-tu parlé comme une fille parle à son père mais ça n’était pas ainsi que tu aurais voulu formuler les choses. Tu t’échinais depuis plus de six mois à taire l’étendue de votre relation. C’était pourtant connu, Theoden Burke et toi vous détestiez farouchement depuis l’enfance, vous chamaillant depuis que tu savais parler, vous assénant de remarques acerbes, de froideur. S’il n’avait pas caché qu’il était soigneur, s’il ne l’avait pas dissimulé, les choses auraient été différentes. Mais qui pourrait t’en informer, puisqu’il ne le dévoilait à personne ? Ce serait pourtant la meilleure assurance de descendance, épouser un soigneur.

« Ton éducation est à revoir. » Un rire amer s'échappe. Tu ne peux retenir cette nervosité, ce tourbillon qui s'agite en toi. Quelle éducation ? Tout ce que tu as appris a été broyé sous la dure réalité. Tu n'as pas besoin d'éducation en temps de guerre parce que tu ne songes pas une seule seconde en voir la fin. Mais tu ne dis rien, pas tout de suite. « Lysander... Il est différent. Il ne parle pas notre langue. Et j'ai parfois l'impression qu'il fait tout son possible pour me décevoir. Pour me mettre en colère. » « Il me déteste. Lui aussi déteste cette langue que nous parlons. » Un prestige que peu intègrent. Tu sais pourtant que ça n’a pas rebuté ton amant d’une nuit, qu’il y a donc ben quelqu’un pour accepter cette particularité. Mais dans tes yeux brillent le déni, et pire encore, l’assurance brisée d’une enfant jetée en pâture aux préjugés. « C’est un Selwyn, évidemment qu’il sera parfait.. les Rowle, eux, sont corrompus. » C’était terriblement vrai. Les insurgés fleurissaient dans ta lignée, les disputes, tous se déchiraient depuis toujours et tu payais le prix d’une famille instable, incapable de t’imaginer un avenir. « Je ne suis pas certaine de pouvoir continuer à vivre ainsi. L’enfant a fui deux parents monstrueux, incapables de l’élever. L’univers tout entier devait savoir que je ne suis pas apte à offrir quoi que ce soit à un être innocent. Pas comme vous. »  

983 mots.
Fourchelangue ; italique.
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Ton regard se bloque sur ta nièce. Elle qui fut autrefois si docile, aujourd'hui si rebelle. Calmement, elle te signifie que personne ne décide pour elle. Et un soupir s'extirpe de tes lèvres. Tu commence réellement à comprendre la mesure de la tâche qui t'attend. Que son éducation est un véritable échec. A tel point que c'est désormais peine perdue ? « Tu te trompes ma fille. Quelqu'un doit décider pour toi. » Mais elle ne prend pas la peine de te répondre et continue son petit discours. Tu ne t'inquiètes pas vraiment de savoir si elle connaît Roman ou non. Ni à quel point ils s'apprécient. Tout ce que tu vois, c'est son intervention futile. Dénuée de sens. Et qui a sans doute coûté la réussite d'une mission, en plus de son enfant. « N'importe quel département un tant soit peu réfléchi refuserait l'intervention d'une femme enceinte. Comprends moi bien, Lucrezia, ton intervention a été d'avantage source de problème qu'autre chose. S'il s'est détourné de sa mission, penses-tu qu'elle ait été une réussite ? » Un brin de colère transparaît dans ta voix. Tu te demande si elle avait conscience de ce risque en venant te voir. Et face à ta colère, Lucrezia se contente d'aborder le sujet de sa marque des ténèbres. Ce qui a tendance à t'irriter encore un peu plus. « Oui. Tu pouvais. Et c'est la seule que tu aurais du faire. Les risques que tu as pris ont-ils valu le jeu ? As-tu réussi quelque chose ? Non. » Ta voix monte. Et c'est cet instant que choisit ta rebut pour montrer son visage, le plateau à la main.

Un bâtard. Son enfant était donc un bâtard. Conçu hors mariage. Bien évidemment que le père ne doit rien savoir, que sa famille ne doit rien savoir. Tu sais pertinemment qu'une telle nouvelle pourrait rendre toute alliance entre Lucrezia et toute autre famille extrêmement délicate. Voire impossible. « Ce Theoden, quel est son nom ? » Tu réfléchis à ta décision. D'accepter de l'aider. Et tu commences à regretter cette décision. Car tu sais que ton aide coûtera cher, autant à elle qu'à toi. Et que le chemin sera long avant de régler tous les problèmes de la jeune femme. En es-tu seulement capable ? « Un accident est involontaire. Es-tu en train de me dire que tu ne l'a pas voulu ? Que tu es tombée comme ça, par accident, dans son lit ? Comprends bien que ton honneur et celui de toute ta famille est en jeu. Oublie-le. »
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