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Bloodline.

(Mozart, Opéra Rock) ▽ « Je suis ce que je fuis. Je subis cette cacophonie qui me scie la tête. »
« Tu te trompes ma fille. Quelqu'un doit décider pour toi. » Tu le fixes. Société machiste. Et, parce qu’il est ton oncle, seulement pour cette raison, tu restes polie. « Un fils aurait le choix. » C’est bien là le problème. Tu devais être un garçon, tu devais être ce fils tant attendu. Ton père, même s’il t’aime, a été déçu. Ne parlons même pas de ta mère. « N'importe quel département un tant soit peu réfléchi refuserait l'intervention d'une femme enceinte. » Le ton monte, plus sec, plus autoritaire. Tu n’as pas l’habitude de ce genre de confrontations qui, normalement, te pousseraient aux envies de meurtres. Ca n’est jamais qu’un homme. Mais un homme expérimenté, puissant, maîtrisé. Tu ne ferais pas le poids. Quand bien même tu perdes pieds. Tu te mords la lèvres, baisse le visage, comme une enfant qu’on dispute. Le rebut revient, un plateau à la main mais rien d’autre ne sort de ta bouche qu’un sifflement agressif, digne d’un animal acculé, piégé.

« Je l’ignorais ! » Le timbre s’est révélé plus haut, plus mordant que prévu. Cette fois, tu lui réponds avec ce désespoir déchirant, cette sincère douleur que tu détestes. « Rien.. rien n’indiquait que je sois enceinte ! Je.. c’est Ste Mangouste qui me l’a appris ! » Tu trembles, la nausée te crispant l’estomac. « Tout ce que je voulais, c’était vous rendre fiers ! » Ton père, ta mère, rattraper les erreurs de tes cousins, de ces Rowle déserteurs, de ces traîtres. Si tu avais compris le dérèglement de tes sens, si tu avais intégré ton état, tout aurait été différent.

« Ce Theoden, quel est son nom ? » « Burke… » En soi, rien de dramatique, il n’était ni fiancé, ni marié, pas même couple. Un jeune homme bien sous tous rapports, sauf son ambition, bien trop grande. Seulement vous n’auriez pas dû mettre en danger votre honneur. « Es-tu en train de me dire que tu ne l'a pas voulu ? Que tu es tombée comme ça, par accident, dans son lit ? Comprends bien que ton honneur et celui de toute ta famille est en jeu. » Tu fixes le sol, la main fermée sur ton poignet, évitant son regard. Tu n’as jamais abordé ce genre de sujets avec les tiens, tabou inévocable. « Je ne me souviens pas vraiment. » Si, la chemise déchirée, tes ongles sur sa peau, tes dents contre son cou. Seulement ça, et cet espèce de flou qui t’empêche de comprendre comment tu en es arrivée là. « J’ignore.. pourquoi on a fait ça. » « Oublie-le. » Le pincement au coeur s’éveille pour disparaître aussitôt. « Tous les fils de sang-pur sont déjà promis. Que proposez-vous ? Je me fiche de signer un contrat de mariage, l’amour est une fable. Mais la somme qu’il faudra verser est au-dessus de mes moyens. » En effet. Certes, ton salaire était confortable, mais vu la situation, il faudrait sans doute plus de galions que ce que tu possèdes. « A-Avez-vous apprécié votre épouse.. ? » La question est indiscrète mais son expérience vaudra toutes les encyclopédies du monde sorcier.  

498 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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bloodline



« Un fils aurait le choix. » Mais elle n'est pas un fils. Et ne le sera jamais. Tu te contentes d'un regard désapprobateur. Tu n'apprécies pas ce genre d'inepties. Les traditions sont telles qu'elles sont, et cette fille n'a pas à remettre en question les valeurs ancestrales de ses aînés. Ni à discuter les ordres donnés par les mâles de sa famille. « Tu n'es pas un fils. Et tes libertés correspondent aux responsabilités que tu représentes. » Tu sens qu'elle n'est pas habituée aux confrontations verbales. Sans doute trop habituée à la terreur des gens devant son serpent. Mais tu ne l'es pas. Et tu sais que ce reptile ne représente pas une si grande menace. Qu'il te suffirait sûrement d'éliminer la fille pour rompre le lien. Serais-tu capable de t'attaquer à elle pour stopper la violence du serpent ? Oui, sans aucun doute. « Et c'est justement les possibilités de tomber enceinte qui devraient te rappeler que tu es une femme. Et que ta place n'est pas aux côtés des rafleurs. Je me fiche de savoir si tu savais pour ta grossesse. Tu t'es trop approchée du danger, en couchant avec cet homme. En te joignant au combat. » Ton ton devient de plus en plus sévère. Tu tentes de souligner sa stupidité. Afin qu'elle comprenne de quelle façon tu comptes reprendre son éducation. Tu sais que la douceur ne changerait rien pour elle. Que seule la manière forte peut fonctionner. Qu'elle est la seule à avoir ne serait-ce que l'ombre d'une chance. « Et tu as échoué. Comme tu as fais échoué la mission. »

Tu soupires. Tant de mensonges en si peu de mots. Tu ne sais pas pourquoi elle désire autant te cacher les raisons de ce geste stupide. Humiliant. Elle te dit ne pas savoir, ne pas s'en souvenir. Et tu réponds intérieurement qu'il ne s'agit que de mensonges. Inventés pour éviter ta colère. Telle une enfant incapable d'assumer ses actes. Tes erreurs, tu les a toujours assumées. Allant jusqu'à faire disparaître toute trace de l'une d'elles. La plus dangereuse d'entre elles. Mais tu ne dis rien, te contentant de ronger ton frein. Si elle ne comprend pas que pour obtenir ton aide, aucun secret ne doit perdurer, tant pis pour elle. « Tous les fils de sang-pur sont déjà promis. Que proposez-vous? » Tu sais que tous ne sont pas fiancés. Que tu en trouvera facilement un à même de l'épouser. Et de l'engrosser à nouveau. Et qu'en jouant avec ton nom, elle pourrait en trouver un rapidement. « Je me fiche de signer un contrat de mariage, l'amour est une fable. Mais la somme qu'il faudra verser est au-dessus de mes moyens. » Un simple regard envers elle, alors que tu poses le verre à tes lèvres. « Ce n'est pas à toi de payer la dot. Ton père a le devoir d'engager les sommes nécessaires. »

« A-Avez-vous apprécié votre épouse ? » Le souvenir de feu ta femme te revient en mémoire. Oui, tu l'as apprécié. Peut-être pas au point de pouvoir dire que tu l'aimais. Mais entre elle et toi s'était crée un lien étroit. Où vous pouviez parler en toute confiance, partager vos idéaux. Vos rêves. Mais tu ne partages rien de tout ça avec Lucrezia. Un éclair brille dans tes yeux, et tu sens ta colère monter. Jamais tu n'aurais pensé ressentir une telle émotion en parlant d'elle. Car tu n'as plus jamais parlé d'elle depuis son décès. A personne. Ni à tes collègues, ni à tes proches, et pas même à ton propre fils. Au fond, tu regrettes ton geste. Celui d'avoir sauvé la vie de ton fils naissant plutôt que celui de ta femme mourante. Tu sais que ton père t'aurait félicité pour ton choix. Que ta mère t'aurait sûrement traité de monstre. Et que ta femme, sauve, aurait pu avoir un second enfant. Ou devenir stérile. « Notre entrevue est terminée. Sors de chez moi. » Mais elle ne bouge pas. Pas aussi rapidement que tu l'aurais voulu. Et tu ne fais même pas attention à ta baguette à présent fermement empoignée. Le geste a été instinctif. Sans même y penser. « Ne t'avises plus de parler d'elle. Maintenant, sors. » Ton ton est ferme. Froid. Donnant l'impression d'un ordre menaçant. Tu ne tiens à lui faire de mal. Pas comme tu as déjà pu le faire aux insurgés. Mais tu sens que tu en es capable. Et que tu n'aura aucun scrupule à l'attaquer. Pour qu'enfin elle te laisse en paix. « Et ne t'avises plus jamais de me mettre en colère. » Tu fulmines, parvenant à maintenir ta colère. Jouant dangereusement avec ta baguette. « Rebut, conduis-la à la sortie. »

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