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sujet; (rin) I am not throwing away my shot
MessageSujet: (rin) I am not throwing away my shot   Sam 22 Juil 2017 - 23:54

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‹ baguette : elle est en bois de cerisier, rigide, courte, du genre qui tient parfaitement dans la poche qui lui est destinée, du genre pas encombrante. Son coeur est un ventricule de dragon, celui d'un opaloeil des antipodes, d'après ce qu'on lui a dit.
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Rin (Serizawa) Saïtoft. jeongeun kim (loona) • © heresy
War Hero
❝ The stars look very different today ❞Colour spectrum

☇ nom & surnom(s) ; Ses parents étaient des Serizawa et Serizawa, ça sonne bien mais ça ne mène à rien, même si Kaori le porte encore. C'est une impasse, et par conséquent un mot sur lequel elle fait l'impasse ; Saïto en revanche, c'est l'avenir, c'est l'après, c'est le renouveau, ceux qui l'ont adoptée avec Keiko, ceux qui lui ont fait comprendre qu'elle aurait toujours de la chance, elle, Rin. Peu sont au courant mais les Saïto lui ont donné un second prénom pour qu'elle s'intègre mieux au Royaume Uni, Sue. Et comme tous les seconds prénoms, il est voué à disparaître ; en tout cas, Rin ne l'emploie jamais et même les Little Jinx ne connaissent pas son existence. De toute façon, pour elles comme pour les fans, elle est Sweet Spice, préalablement surnommée ainsi de façon purement ironique parce que ses traits étaient fermés lors de sa première apparition devant les caméras ; et finalement surnommée ainsi de façon purement réfléchie à présent que le pays la connait mieux.
☇ naissance ; date & lieu.
☇ ascendance & origines ; née moldue, la qualification la hante depuis que beaucoup le lui ont reproché. Elle n'était pas assez sorcière à leurs yeux alors qu'à ceux de ses parents, elle l'avait toujours trop été ; et son cracmol de père lui a déjà dit, après avoir un peu trop bu, qu'elle et Keiko lui avaient volé ses pouvoirs.
☇ occupation ; membre à part entière des Little Jinx, qui viennent de gagner le MFactor (mi-juin 2004). Grâce à cette victoire, Rin a pu négocier dans son contrat son inscription au SAWL Centre, qu'elle n'aurait jamais eu les moyens de payer auparavant. N'ayant jamais terminé ses études à Mahoutokoro et se retrouvant sans diplôme, elle a du suivre des cours de mise à niveau avant de pouvoir attaquer l'année scolaire et se retrouve donc avec des élèves plus jeunes qu'elle, ce qui ne la dérange pas le moins du monde. Suivant un cursus dans la WIZARDING ACADEMY OF DRAMATIC ARTS, elle prend des cours de danse, chant, musique et même de magie du spectacle.
☇ parti politicomagique ; Rin vote blanc, parce qu'elle a lu les programmes rapidement avant les élections et qu'aucun parti ne semblait lui convenir. Il faut également avouer qu'elle n'est pas la plus intéressée par la politique qui soit, alors elle a peur de ne pas être capable de faire un choix éclairé, trop peu renseignée sur les différents enjeux. La guerre a poussé bon nombre de gens à faire attention à ces choses-là ; pas Rin, qui en est ressortie avec un ras-le-bol palpable, désireuse de penser à autre chose et tournant la page avec une facilité pour le moins déconcertante.
☇ réputation ; texte ici.
☇ orientation & état civil ; texte ici.
☇ niveau de vie ; texte ici.
☇ baguette ; elle est en bois de cerisier, rigide, courte, du genre qui tient parfaitement dans la poche qui lui est destinée, du genre pas encombrante. Son coeur est un ventricule de dragon, celui d'un opaloeil des antipodes, d'après ce qu'on lui a dit.
☇ épouvantard ; pire peur.
☇ risèd ; désir le plus cher.
☇ patronus ; forme (attention: sauf cas exceptionnel, les mangemorts n'en ont pas).
☇ particularités ; maitresse de l'air, comme ses deux soeurs.
☇ caractéristiques ; (pysiques: cicatrices, tatouages...).
☇ animaux ; ses bouteilles.
☇ objets connectés ; sur-connectée, elle possède un pow dernier cri, un compte msn tenu à jour très régulièrement et une télévision magique dont les images sont principalement projetées sur le plafond (exigence de Rin que les autres trouvent stupide).
☇ déplacement ; Elle a pu acheter sa toute première voiture volante suite au contrat qu'elle a signé au lancement des Little Jinx. Le problème, c'est qu'elle est souvent trop alcoolisée pour conduire mais qu'elle s'en sert quand même, imprudente et presque idiote, sauf quand une autre Little Jinx s'interpose. Chaque fois, la prod hurle pare qu'un jour, tu vas nous foutre un scandale sur le dos avec tes conneries et sur le moment, elle s'excuse, promet que ça n'arrivera plus, dit que boire, c'est terminé.
☇ MBTI : ENFP (inspiratrice)
Véritables esprits libres. Souvent l’âme d’une soirée. Charmants, indépendants, énergiques et compatissants. Abordent la vie au travers d’un prisme émotionnel, compassionnel et mystique, et toujours à la recherche d’un sens sous-jacent. Recherchent la créativité et la liberté bien plus ardemment que la stabilité et la sécurité.

Extraversion (E) ÉnergieIntroversion (I)
80%
besoin de contact avec les gens et le monde extérieur pour se régénérer indépendance, observation, besoin de calme et de solitude pour se ressourcer

Intuition (N) CompréhensionSensation (S)
78%
intuition, plans sur la comète, quête de nouveauté et d'originalité, 6e sens faits concrets, perceptions par les 5 sens principaux, carpe diem mais méthodique et scrupuleux

Pensée (T) DécisionsSentiment (F)
88%
esprit analytique, raisonnement logique, objectivité, honnêteté, argumentation décisions basées sur les valeurs personnelles, priorité à l’humain, à l'harmonie ; susceptibilité

Jugement (J) OrganisationPerception (P)
66%
élaboration de plans d'action, ponctualité, décisions souplesse et impro, adaptation à la situation, procrastination
❝ Nothing compares to you ❞Your shadow's still there behind me


Appelez-moi neir (enora). J'ai 20 ans, je viens de la banlieue parisienne et j'ai connu le forum parce que j'y suis déjà.

Si tout va bien vous me verrez connectée 5 jours sur 7.  

☇ Anecdotes & infos ; ☇ YES. Rin dit toujours oui, Rin ne sait pas dire non. Alors certains scandent qu'elle a une personnalité caméléon, qu'elle est fausse. Qu'elle se contente d'épouser les idées des autres et de les faire siennes. Qu'elle n'a pas d'opinions propres, en tout cas, surtout pas tranchées. Elle, elle sait que c'est faux, tout ça, elle sait qu'elle est capable de se lever pour ce qui lui tient à coeur et qu'elle est en mesure de taper du poing sur la table si on la pousse dans ses retranchements mais c'est simplement... simplement qu'elle ne sait pas dire non. Elle n'a jamais appris et elle n'est pas certaine de vouloir apprendre, parce qu'elle a l'impression que les autres l'aiment justement pour ça, parce qu'elle est malléable. Et si elle arrête, si elle ne leur fait plus plaisir, alors est-ce qu'eux ne vont pas arrêter de l'aimer ? Ça la tétanise, cette idée, elle est si pleine de peurs irrationnelles qu'elle n'est même pas certaine de pouvoir en faire une liste.
☇ FEARS. L'eau toujours trop brulante. Retourner dans son pays natal. Les moldus. Que les Little Jinx ne veulent plus d'elle. Que ses soeurs ne veulent plus d'elle. Dire 'non'. Que Keiko se crashe en moto et ne se relève pas. Que Kaori ait eu raison et qu'elle soit anormale, elle, la petite dernière. Les cordes. La magie noire. Parfois la magie tout court. Souvent, il lui semble presque qu'elle a peur de vivre.
☇ UNSPOKEN WORDS. Il n'y a pas que non qu'elle ne dit pas, il y a des tas de mots bloqués dans sa gorge, refoulés tout en bas. Pas de je t'aime qui franchissent ses lèvres, surtout pas, jamais. Elle aurait aimé savoir le dire, des tonnes de fois. Au moins à Keiko. Au moins à Kaori. Peut-être même à sa mère, avant que le pays ne décide de la pendre. Ou peut-être même à son père, son incapable de père. Elle s'est dit, une fois, qu'en buvant elle y arriverait surement.
☇ DRUNK TOO MUCH, YOU KNOW WHAT I'M LIKE. Elle dit qu'elle s'amuse. Que les fêtes n'étaient pas assez nombreuses pendant la guerre, qu'elles lui ont manqué, qu'en tout cas elle n'était pas invitée parce qu'elle était une simple rebut. Et puis qu'est-ce que c'est, un verre ? Rien du tout, juste un peu de liquide, juste un peu de bien-être en bouteille, sorcier ou moldu, oui vraiment, rien du tout. Ce n'est pas grave, qu'elle suppose, pas grave qu'en plus de boire pendant les soirées, elle se mette à boire seule, descende un demi litre en rentrant le soir, ou plutôt le matin, vu la vie qu'elle mène. Et avec les autres, elle boit encore plus, dépendante derrière le sourire qu'elle affiche perpétuellement, derrière son air enjoué, son air heureux. Elle pourrait composer des chansons là dessus, sur la gorge brulée et le besoin de recommencer et le fait que c'est invisible aux yeux de tous, ses deux soeurs, les Little Jinx, les caméras. Elle pourrait composer des chansons là-dessus, elle dirait si toi aussi tu te ressers un verre / pour faire passer la cuite d'hier.
☇ DANCE THE NIGHT AWAY. Lorsqu'elle a tenté les premières sélections pour le MFactor, les recruteurs ont été étonnés de voir à quel point elle savait se diversifier. Rin dansait déjà bien, à ce moment-là, et elle était souple et gracieuse parce que des gymnastes du cirque familial l'avait entrainée ; et même si la danse n'était pas l'élément majeur du télécrochet qui se préparait, c'était un sérieux bonus. Puis ils ont entendu sa voix, qui manquait parfois d'un peu de technique mais qui ne demandait qu'à évoluer, pas du genre réellement puissante et tape à l'oeil mais définitivement envoutante et surtout si claire. Maîtresse de l'air au souffle si bien maîtrisé, elle s'est présentée avec sa guitare, l'air de trop vivre sur les routes, un peu d'ici et un peu d'ailleurs, et ça les a séduit, tout ça, ce full package épicé d'exotisme. Elle osait à peine répondre à leurs questions mais l'a fait d'une voix masculine qui contrastait avec son chant plutôt frais ; a expliqué qu'elle s'appelait Rin Saïto, qu'elle était orpheline mais qu'elle avait deux soeurs, qu'elle venait d'un pays très fantasmé appelé Japon mais qu'elle parlait aussi anglais et coréen parce qu'elle avait travaillé avec un cirque itinérant - et pour appuyer ses dires, elle a esquissé un rap mélangeant les deux langues apprises sur le tas. Alors ils ont lui ont donné un second rendez-vous, au terme duquel ils l'ont rappelée, et elle n'osait pas y croire lorsque l'émission a commencé. Tous les autres participants étaient si talentueux, beaucoup plus qu'elle disaient ses yeux et ses oreilles ; si accomplis, si matures qu'elle se sentait gamine à côté et c'est précisément ce ressenti qui l'a poussée à se fermer dans un premier temps, écopant d'un sweet spice ironique. Mais par la suite, on l'a complimentée pour tous les domaines qu'elle expérimentait et elle s'est dit qu'elle devrait peut-être y croire, à la chance qui semblait venir, à la roue qui semblait tourner, elle a pensé qu'elle devrait surement arrêter de penser que un peu douée partout signifiait vraiment douée nul part. Elle ne se laisse pas le choix, parce que le MFactor est tout ce qu'elle a, et on lui a expressément dit de ne pas le dire devant les caméras mais en dehors de la musique, elle n'est bonne à rien.
☇ OKAY, OKAY, THINGS ARE OKAY. Rin va toujours bien, même lorsqu'elle va mal. Elle ne ment pas, dans les interviews, lorsqu'elle dit qu'elle est heureuse. Elle le pense vraiment — elle le pense tout le temps, sauf lorsqu'elle a les yeux rivés sur le fond de la bouteille, et que soudain elle réalise. Le restant du temps, elle a une faculté absolument extraordinaire à rejeter les souvenirs compliqués — elle les pose dans un coin de son esprit qu'elle ferme à double tour, les entrepose dans cette pièce intérieure qu'elle ne s'autorise à ouvrir que lorsqu'elle est seule. Et tout va bien, ça fonctionne à merveille — ceux qui disent le contraire n'ont assurément jamais essayé. Grâce à ça, elle peut vivre, vivre pleinement, vivre vraiment, pas juste un peu, pas seulement de moitié. Sur scène et entourée des Little Jinx, elle a l'air entière et c'est tout ce qui lui importe ; pour ça, elle pourrait tout sacrifier.
☇ COME WITH ME AND WE'LL MAKE MANY STORMS. Sa magie élémentaire s'est manifestée un peu tardivement et a nécessité de nombreux ajustements — comme celle de ses soeurs, elle était capricieuse et effrayante, parce que leur parents n'étaient au courant de rien, et leur mère, Misaki, a longtemps cru que la maison était hantée alors qu'il ne s'agissait que de Kaori, faisant claquer les portes à distance malgré elle. Une fois, Rin a volé, ses pieds s'éloignant du sol de quelques centimètres à peine, pas assez pour donner un résultat spectaculaire mais suffisamment pour rajouter à la terreur de Misaki. Rin a juré ne pas être responsable mais une fois dans sa chambre, à l'abri des regards, elle a désespérément essayé de réitérer l'exploit — jusqu'à y parvenir finalement, chancelante dans un équilibre très précaire mais triomphante. Elle n'en a pas parlé à Misaki, évidemment, ni à Kaori qui prenait déjà le parti de leur mère, mais elle a montré le résultat à Keiko, tremblante d'excitation.
☇ xxx pouvoirs volés
☇ KARDS. Avant même d'apprendre qu'elle était une sorcière avec des pouvoirs, avant même de pleinement l'assimiler et le comprendre, elle s'était passionnée pour la magie. Magie teintée des pratiques moldues, bien entendu ; son premier bouquin traitait des clichés un peu idiots, comme celui voulant que les chats noirs soient des magiciens déguisés, et il y avait ce cauchemar horrible qu'elle faisait souvent, celui où elle devait regarder des pseudos hérétiques bruler sur un bûcher. Mais plus que les histoires de chats noirs, de bûchers, de chaudrons et de balais, elle avait un feeling particulier avec les cartes et les tirait souvent à ses soeurs. Elle n'y voyait absolument rien, en réalité, mais elle inventait toujours quelque chose de crédible et Keiko et Kaori ont cru pendant plusieurs années qu'elle était réellement une médium en devenir.
☇ MAHOUTOKORO. A mahoutokoro, les gens ne savaient pas trop quoi penser de cette fille qui se passionnait pour une magie qui n'en était pas une, ce qui la faisait toujours un peu descendre sur l'échelle de l'estime de ses camarades, mais qui d'un autre côté possédait une baguette en bois de cerisier, cet arbre si valorisé et si noble aux yeux des japonais. Ainsi, en la regardant, ils avaient tous dans les yeux un mélange d'admiration et de surprise, comme incapables de se décider entre les deux. La plupart choisissaient de l'apprécier, mais comme on apprécie quelqu'un qui se met toujours un peu en marge.
☇ THIS IS WAR. Et puis il y a eu la guerre, cette guerre qui n'était pas la sienne. Et non seulement elle était née moldue, mais en plus elle était d'ailleurs, ailleurs comme pour désigner ce pays lointain dont presque personne ne savait rien, et où nul sorcier de sang pur anglais n'avait mis les pieds. Soudainement peu importait le bois de cerisier, peu importait son caractère arrangeant - elle avait l'air d'une provinciale venue de trop loin pour qu'on cherche d'où, d'un appareil dépassé qu'on trouverait utile pour le monde mais que personne n'aurait envie de posséder pour autant. C'est sûrement pour ça qu'elle n'était pas vouée à se vendre cher, moins que Keiko en tout cas ; mais plus elle mûrissait plus les sorciers la trouvaient jolie, d'une beauté fragile et poétique qui correspondait assez à l'idée de ce qu'ils voulaient qu'elle soit, alors elle a été achetée pour ça, pour l'ornement, pour faire beau dans une maison, presque pour s'accorder aux meubles, et pour se taire aussi, se taire toujours, à longueur de journée, ne pas broncher et ne surtout pas donner son avis. Elle se surprend à se souvenir qu'au début, elle trouvait sa situation comme normale, presque enviable, parce qu'elle entendait des échos de ce que vivaient les autres rebuts et qu'elle mesurait alors l'ampleur de sa chance. Chance qu'elle aperçoit toute relative maintenant qu'elle est libre, mais dans les premiers temps, elle s'estimait presque épargnée - jamais violentée, jamais exposée à la cruauté, définitivement chanceuse.

Approuvé par le Ministère de la Magie

• • •

l'avenir appartient à ceux qui s'lèvent à l'heure où j'me couche
Comme la gueule de bois du lundi matin, envie d'faire demi-tour à la moitié du chemin quand toute la ville te répète que t'iras nulle part. Comme un somnambule au bord du ravin, envie d'appeler à l'aide, qu'on vienne te tenir la main.


Dernière édition par Rin Saito le Sam 12 Aoû 2017 - 1:32, édité 6 fois
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Chapitre 1 au choix ❞Année & maison des Serizawa, Japon

Maman, elle est aimante et douce et attentionnée. Elle embrasse ses filles sur le front un peu tout le temps, sans forcément qu’il y ait besoin d’occasions. Mais elle se met soudain à dérailler quand les fenêtres commencent à claquer sans raison, et puis après cette fois où Rin a semblé flotter au dessus du sol comme dans les films d’horreur, sans compter quand les portes se ferment puis se rouvrent pour ne laisser apercevoir qu’un vide béant et dérangeant, parce que personne n’est l’auteur de leur mouvement. Oui, après tout ça, elle panique vraiment, maman. Progressivement. Ça ne se fait pas fait d’un coup, c’est d’abord lent, et puis ça prend de l’ampleur. Alors quand la peur termine de prendre ses yeux en otage, elle appelle un exorciste, persuadée qu’un fantôme rode entre les murs de la maison. Elle se dit qu’elle va le débusquer, au moins pour ses filles ; qu’elle va s’en charger elle-même (comme d’habitude) puisque son mari ne le fait pas. Il est passif, Ryota, il ne prend pas les choses en main, non. Il attend simplement de voir comment elles vont se dérouler, ou plus souvent, comment elles vont lui tomber dessus.

Quand l’exorciste arrive, il a un grand sourire, comme si la victoire était déjà assurée. Des petites ridules apparaissent au coin de ses yeux chaque fois qu’il prononce une phrase, et tout son visage se met en mouvement. Il est vraiment très expressif, c’est le genre d’homme qui inspire la confiance — mais en même temps il a l’air confiant, et derrière sa carapace enjouée, Rin devine du haut de ses xxx ans qu’il se cache une violence inavouée. C’est le meilleur dans le métier, d’après ce que ses parents ont entendu, et c’est pour ça qu’il est là : parce que d’autres l’ont précédé mais que tous le monde a toujours échoué. Personne n’a rien trouvé et le mystère reste entier, à tel point que Misaki et Ryota envisagent de déménager de nouveau. Mais Rin serait triste de déménager, encore, parce qu’elle ne veut pas abandonner la chambre qu’elle partage avec ses deux soeurs sous les combles, ni le cerisier en plein milieu du jardin qui apporte de l’ombre en été, ni même la porte coulissante qui va au salon et qui bloque une fois sur deux parce qu’elle est cassée.

D’ailleurs Monsieur Inoue est en train de se débattre avec la dite porte, qui lui donne du fil à retorde. Et Rin s’inquiète un peu, parce qu’elle se demande comment un homme qui ne parvient pas à ouvrir une porte pourrait bien réussir à neutraliser les forces obscures qui sévissent chez les Serizawa. « Il faut la soulever un peu. » qu’elle explique d’une voix presque inaudible, joignant le geste à la parole pour montrer l’exemple. Derrière elle Kaori et Keiko opinent du chef d’un seul et même mouvement, l’une à sa gauche et l’autre à sa droite à la manière de gardes du corps. Monsieur Inoue commence à trouver qu’il y a quelque chose d’étrange chez elles — cette façon qu’elles ont d’agir comme si elles n’étaient qu’une seule entité, et cette aura inhabituelle qui se dégage d’elles trois commencent à le mettre mal à l’aise. Il n’en dit rien, cependant, bredouille un « merci » et s’engouffre dans la pièce avant de les congédier. Il a besoin d’être seul pour faire ses tests, prétend t-il, et Rin ne sait pas au juste en quoi consistent les fameux tests mais elle s’en désintéresse rapidement, persuadée qu’ils échoueront de toute façon comme les précédents. Alors elle va sous le cerisier, et de là elle peut regarder la télé des voisins.

Quand elle entre de nouveau à la maison pour quémander la présence de ses soeurs, environ une heure plus tard, elle passe devant le salon où sont à présent réunis l’exorciste et ses deux parents. La porte est mal fermée puisqu’elle est cassée et elle entend tout — alors c’est plus fort qu’elle, elle s’arrête et écoute. Elle devine la déception qui s’est peinte sur le visage de Maman lorsqu’elle s’est aperçue que Monsieur Inoue n’avait rien trouvé, quand il a fait non de la tête, avant de tenter un sourire désolé. C’est surement à cause de ça qu’il bredouille : « Je suis désolé. Vous n’êtes pas obligés de payer. » Les Serizawa ne roulent pas sur l’or ; lui, il a un poste sans grande envergure pour le gouvernement et elle, c’est un médecin sans renommée et bloqué dans sa carrière parce que femme. Et sur leurs ressources très moyennes, il y a eu de nombreux charlatans qui se sont nourris — exorcistes bidons, voyants détraqués. « Je ne pense pas… je ne pense que ce soit l’oeuvre d’un fantôme. La maison ne semble pas habitée, pas hantée. C’est autre chose mais je ne sais pas exactement quoi. Peut-être de la sorcellerie. Quelqu’un a du vous lancer un sort… ? » Ryota Serisawa est silencieux, comme à son habitude. Mais il est étrangement stressé — Rin l’entend tapoter sur sa jambe de ses doigts tracassés. En revanche, Misaki s’insurge : « Je veux bien croire aux fantômes, au fait que parfois les morts ne quittent pas notre terre tout de suite mais des… sorciers ? Vous n’êtes pas sérieux ? Les sorciers n’existent pas et de toute manière, je doute que nos voisins s’aventurent à nous jeter un sort parce qu’on a eu le malheur de se garer devant chez eux une fois.Ce n’est pas ce que j’insinuais, je dis simplement que… » Rin n’entend pas la suite des mots puisqu’elle s’engouffre dans l’escalier qui monte jusqu’à la chambre qu’elle partage avec ses soeurs. Elle a eu les informations dont elle avait besoin : Misaki prend  à présent Monsieur Inoue pour un charlatan au même titre que les autres et le problème des portes qui claquent seules n’est pas résolu. « Je crois qu’on va encore devoir déménager » qu’elle annonce sur le palier de la chambre, la voix légèrement vacillante.

Chapitre 2 In the end, will you sink or swim ? ❞Année & maison des Serizawa, Japon

L’eau est brulante, mais Rin ne dit rien. Si elle fait une remarque, alors Misaki va s’énerver, et quand leur mère s’énerve leur père s’énerve aussi et après ça, c’est Kaori qui s’énerve. Alors l’enfant se tait, tente d’annihiler la morsure des eaux trop élevées, garde les yeux fixés sur le vieux robinet de la baignoire qui n’est ouvert que d’un côté : celui de l’eau chaude. Si elle tend la main pour ouvrir le coté de l’eau froide, alors Misaki sera fâchée ; la première fois que la petite a essayé, elle s’est pris une tape vive sur le dos de la main et elle a compris que sa mère n’était pas d’accord pour cette eau-là, celle qui a la petite pastille bleue et pas la pastille rouge. Pire que l’idée de prendre un bain horrible, et il y a celle de décevoir sa mère, et ça, Rin s’y refuse. Elle veut être quelqu’un de bien, une enfant obéissante, qui rend ses parents et ses soeurs fiers ; elle veut être douée à l’école, aider à la maison, être constamment souriante alors elle s’y acharne, même lorsque tout le monde se crie dessus. Elle est la zone de tampon (la zone de guerre), celle qui fait éponge entre les caractères nucléaires de Kaori et de Keiko ; elle est la petite dernière qui arrive à les arrêter rien qu’avec sa toute petite voix, sans avoir à hausser le ton, juste en bafouillant « arrêtez… ? s’il vous plait… ? ». Et alors c’est comme si le monde s’arrêtait, le mal et le désespoir s’en vont et ses deux ainées la regardent un peu, comme surprises, avant d’hocher la tête, souvent à contrecoeur, parfois pour repousser la dispute à plus tard, ou tout simplement à un endroit où Rin n’entendra pas ; mais au moins elles s’arrêtent.

Elle est un peu magique, Rin, à sa façon. Parce qu’elle arrive à être la troisième pièce qui permet que Kao, Kei et elle, elles forment un tout. Mais sa magie a ses limites parce qu’elle n’est pas assez douée pour refroidir l’eau du bain, et puis son pouvoir ne marche pas sur papa et maman. Quand Misaki et Ryota se hurlent des horreurs au visage, Rin peut demander « arrêtez… ? s’il vous plait… ? » autant qu’elle veut, ça ne fonctionne jamais. Ils ne s’arrêtent pas — pire, ils l’entendent à peine, dans le meilleur des cas elle est congédiée d’un signe de la main expéditif, sinon elle est poussée sans ménagement vers la porte ou contre un meuble. Dans ces cas-là, Kao et Kei sont mécontentes et c’est aussi pour ça que Rin ne dit plus rien. Parce que si elle parle des bains bouillants, ou de la fois où leur mère a lacé ses chaussures alors qu’elle avait très bien vu qu’il y avait des cailloux dedans, alors Kei et Kao seront blessées par ricochet. C’est un système étrange : quand l’une d’entre elles souffrent, alors les deux autres souffrent aussi.

Alors elle panique, quand elle voit Keiko passer la tête par l’entrebâillement de la porte de la salle de bain. Parce que Keiko va voir les volutes de fumée, forcément, bien trop grandes et bien trop hautes et qui attaquent les fenêtres en déposant une buée opaque dessus. Déjà ses sourcils se froncent, retracent l’incompréhension qui la gagne. Sans dire un mot, elle s’approche de l’eau, pose ses mains à quelques centimètres au dessus de la surface sans toutefois la toucher et se concentre de toutes ses forces. Le pli entre ses sourcils s’accentue de plus belle tandis qu’elle ferme les yeux, faisant appel à toute la puissance qu’elle a en stock. Alors l’eau du bain se ride sous la pression du souffle d’air, et Rin savoure la fraicheur qui sort des mains de sa soeur. Ça va mieux, ça va toujours mieux lorsque Keiko arrive. A l’autre bout de la pièce, Misaki affiche un visage composé de trop d’émotions pour que Rin puisse toutes les décrypter — mais entre elles toutes il y a la rage de voir Keiko venir s’interposer, la peur irrationnelle face aux étranges pouvoirs que sa progéniture possède, et enfin la déception de constater une fois de plus que ses filles sont anormales, en tout cas au moins deux d’entre elles. Kao n’est pas comme ça, Kao est normale, parfaite humaine (moldue ?). En tout cas elle en a l’air, mais Ryota a dit que c’était peut-être bien trompeur, qu’elle pouvait être comme lui, cracmole. Rin ne sait pas ce que c’est, être cracmole, mais comme ça avait l’air d’être un mot terrible qu’on ne doit prononcer qu’en de très rares cas, elle n’a pas osé demander. Ce qu’elle retient, c’est que Kao à la chance de ne pas porter une anomalie en elle.

D’ailleurs elle débarque aussi dans la pièce, des petites mèches rebelles encadrant son visage, et avise la situation : Rin qui entoure ses genoux de ses bras dans la baignoire, Keiko qui fait sortir du vent de ses paumes comme dans un miracle, Misaki acculée contre le mur comme une bête traquée (et donc dangereuse). Et face à ce spectacle quelque peu tendu, Kaori prend la parole : « Pourquoi t’a fait ça, maman ? C’est pas de leur faute si elles sont pas normales. » D’un mouvement évasif, elle désigne ses deux soeurs — et Rin ne lui en veut pas, parce qu’elle sait que sa frangine n’a pas pensé à mal, qu’elle a simplement dit ça parce que c’est la vérité, alors elle n’a pas le droit d’avoir mal à cause de ces mots, pas vrai ? Elle hoche la tête pour se ranger du côté de Kao, bafouille en regardant leur mère : « C’est vrai, c’est pas de notre faute. » Elle approuve, et elle ne sait pas encore à quel point c’est destructeur, pour quelqu’un, d’approuver les autres quand ils disent t’es pas normale.

Misaki prend la fuite, d’un pas trop précipité pour être serein — la peur transpire de tous ses pores et Rin ne comprend pas en quoi elles représentent un quelconque danger, mais elle suppose que c’est Misaki qui a raison et qu’elles sont dangereuses et différentes. « Vous en faites pas, je vous aimerai toujours, murmure Kao à l’intention de la plus jeune, même si parfois vous êtes des monstres. » Rin acquiesce une nouvelle fois avec gratitude — après tout, Kao a dit qu’elle les aimerait pour l’éternité, non ? Mais Keiko se relève avec des couteaux à la place des yeux et on peut voir la crispation de sa mâchoire jusqu’à l’autre bout de la terre. Pour éviter que les mots ne deviennent trop forts, en volume et en portée assassine, elle se relève, tend la main vers la serviette que Kei lui passe et déclare tout bas : « J’suis fatiguée. J’ai chaud et j’suis fatiguée. On peut monter ? » Ses deux soeurs approuvent d’un même mouvement et à cet instant précis, dans la lumière tamisée de la salle de bain, les jeux d’ombres et de lumières les font paraître vraiment très similaires, presque jumelles.

Alors elles montent sous les combles, leur pièce à elles, dont elles ont tapissé le sol de matelas, couettes et oreillers en vrac, pour pouvoir s’endormir où bon leur semble et pas seulement sur un lit. C’est si minuscule qu’un lit aurait été de trop, de toute façon — et puis, est-ce qu’il existe un lit pour trois ? Elles sont bien, là, avec la fenêtre qui se découpe sur le toit où elles vont parfois, et sur laquelle la pluie cogne dans un rythme désordonné mais apaisant. Et elles peuvent s’endormir en étant blotties, Keiko au milieu, et peu importe que deux sur trois soient des monstres.

Chapitre 3 au choix ❞Année & maison des Serizawa, Japon

« Papa et maman se disputent encore. » souffle Kaori, les joues gonflées dans une moue boudeuse. « Pour changer » ponctue Keiko, piquante. La nouvelle n’est pas assez… nouvelle pour qu’elle ne daigne s’arrêter dans ce qu’elle est en train de faire. Elles ont l’habitude, après tout, non ? Maman et papa se disputent toujours, parce qu’elle dit qu’il ne travaille pas assez, qu’il ne se distingue pas, qu’il est insipide ; Rin ne sait pas ce que ça veut dire mais ça a l’air d’être un mauvais mot parce qu’immédiatement après, généralement, son père se recroqueville et échoppe d’un air rabougri, d’un teint froissé, un peu à la manière d’un feuille d’arbre tombée qui aurait été forcée d’encaisser trop d’hivers et trop de pluies battantes. « C’est à cause du charlatan qui est venu pour chasser les fantômes ? » Ce n’est que lorsqu’elle pose la question qu’elle s’aperçoit que Kaori a un air concerné sur le visage. Et pourtant, des hurlements, elles en ont déjà entendu des tas. « Je ne pense pas… je ne pense pas que ce soit un charlatan ?Qu’est-ce que tu veux dire ?Et bien, je ne sais pas, simplement que- j’ai entendu papa et- enfin, il disait qu’il était magique, enfin je veux dire, pas vraiment lui mais quelqu’un de sa famille en tout cas.Tonton Yuta ? Naaaan, pas possible !C’est pas drôle, Rin, cette fois ça a l’air sérieux. » Le silence accueille la réplique cinglante de Kaori. « Sérieux comment ? » Pour toute réponse, elles entendent un bruit sourd en bas, comme un meuble qui viendrait de se renverser. Rin se lève instinctivement mais elle n’a pas eu le temps d’atteindre la porte que déjà la main de Kao se referme sur son bras. « Reste. Descends pas. On est bien ici. » Ça sonne comme un ordre, et aussi un peu comme une supplication, alors Rin obéit et pour montrer sa bonne volonté, elle va même jusqu’à fermer la porte à clé. Kao à raison, elles sont bien dans les chambres sous les combles, elles sont chez elle, un endroit que les adultes ne peuvent pas comprendre et que le monde extérieur ne peut pas blesser.

Pour raviver la bonne humeur, Rin prend une voix enjouée en demandant : « Bon du coup, Tonton Yuta ? » Kaori s’assoit en tailleur sur le sol et ses deux soeurs font de même dans un mimétisme automatique. « Oui, et Grandpa et Grandma aussi. » Elles échangent des regards mi inquiets, mi fascinés. « Attends- Grandpa et Grandma sont des magiciens ?Plutôt des… sorciers. Et papa expliquait à maman qu’il est le seul de la famille à ne pas l’être. Maman a eu l’air horrifié et du coup il aurait du se taire — en tout cas moi, à sa place, c’est que j’aurai fais — mais il a continué et a dit que ça c’était peut-être quand-même transmis à nous. Enfin, à vous. » Rin n’entend pas la pique et s’exclame : « On est magiques ? » Puis elle se tourne vers Kei, un sourire extatique sur le visage, pour s’enthousiasmer de plus belle : « T’entends ça, Kei ? ON EST MAGIQUES ! » Mais Kei n’a pas l’air de trouver ça bien, encore moins drôle. Après un temps de battement terriblement pesant, Rin reprend d’une petite voix coupable : « Vous êtes obligées de faire la gueule tout le temps ? » Parce que j’essaye, moi, j’essaye de rendre ça bien. « Tu comprends pas, Rin. Ça veut dire que Maman va encore plus s’acharner sur Papa et qu’elle aura encore plus peur de nous deux et aussi que peut-être, un jour, on sera séparées de Kaori. » L’idée d’être séparée de Kaori est si hideuse que Rin préfère ne pas l’entendre, et les mots entrent dans une oreille uniquement pour en ressortir par l’autre. « Mais ça veut aussi dire que la maison n’est pas hantée, non ? » Elle a une frousse terrible des fantômes, encore plus des fantômes invisibles qui font claquer les portes.

« Ça veut dire que la maison est hantée, mais hantée par nous. »

Vu sous cet angle, Rin a envie de trembler. Et de pleurer.
En bas la dispute s’accentue, gagne en intensité.
« Vous croyez qu’elle va finir par le tuer ? »
« Maman lui pardonnera jamais d’être un sorcier. »
« Et de lui avoir menti tout ce temps ! »
« Elle nous pardonnera, à nous ? »

En bas il n’y a plus aucun bruit, c’est si inhabituel qu’elles arrêtent de parler. Si inhabituel que Kaori et Keiko décident de descendre, mais elles ne remontent pas. Alors Rin reste assise en tailleur au milieu de la chambre, toute seule. Et il y a cette sensation bizarre, comme si quelqu’un venait de la quitter. Comme si une famille de cinq pouvait vivre en étant quatre.
Vous croyez qu’elle va finir par le tuer ?

Chapitre 4 au choix ❞Année & place publique d'Osaka, Japon

Il pleut ce jour-là, une pluie horrible, brulante. L’air est moite, les peaux collent les unes aux autres. La terre séchée redevient peu à peu de la boue et Rin s’empêtre les pieds, lutte pour continuer d’avancer. Keiko lui tient un bras, solidement, comme pour dire sans mots qu’elle ne la laissera pas trébucher. Kaori est juste derrière, plus grande d’une tête, scrutant la foule — probablement l’angoisse au ventre. Elles ont eu une place de choix, parce que c’est la première exécution que la ville organise depuis très très longtemps. Et aussi parce que c’est celle de leur mère. Les autres gens présents n’en ont pas conscience — ils ne savent pas qui elles sont, alors Rin décide de ne pas le prendre personnellement quand un homme la bouscule d’un coup d’épaule.

Rapidement, elle se recentre pour faire face à l’estrade et relève les yeux vers sa mère. Elle sait qu’elle ne veut pas garder les yeux ouverts mais comme tout le monde autour d’elle le fait, elle se dit que c’est surement la norme et qu’elle doit s’y plier aussi. Certains ont même la tête haute et d’autres sont calmes comme si rien de grave n’était en train d’arriver. Elle ne sait pas comment ils font mais elle essaye de les copier, de toutes ses forces, elle imite les airs durs qu’elle croise sur les visages étrangers alors qu’à l’intérieur d’elle, quelque chose meurt. Maman s’en va. Et bien sur, Maman était devenue une mauvaise mère, alors c’est surement un mal pour un bien. Mais soudainement ses parents lui manquent et elle voudrait que Ryota rentre à la maison avec son air lassé et sa mallette noire immaculé. Et Misaki pourrait se plaindre de ses patients ou de ses collègues ou des séries télé qui ne montrent pas du tout la réalité d’un hôpital. Et tout serait… tout serait beau. Comme avant.

Quelque chose se bloque dans sa gorge et elle hoquète, à cours d’air. Kaori se penche, Keiko s’inquiète. « Ton asthme ? » Rin dit toujours que ce n’est rien. Que c’est normal. Qu’avec la pollution, toute la planète respire mal de toute façon. Elle cache le fait qu’elle a l’impression de se noyer, que ses doigts ont besoin de quelque chose pour s’accrocher, qu’un étau l’enserre et l’angoisse. Elle maitrise l’air ambiant mais pas celui qu’elle ingère. Elle n’est pas douée pour ça. Alors Kao lui cache les yeux et Kei endure seule et Rin est trop concentrée sur sa soudaine suffocation pour comprendre que c’est déjà presque la fin de l’exécution.

Et il y a cette sensation bizarre, comme si quelqu’un venait de la quitter.
Comme si une famille de cinq pouvait vivre en étant trois.

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Comme la gueule de bois du lundi matin, envie d'faire demi-tour à la moitié du chemin quand toute la ville te répète que t'iras nulle part. Comme un somnambule au bord du ravin, envie d'appeler à l'aide, qu'on vienne te tenir la main.


Dernière édition par Rin Saito le Sam 12 Aoû 2017 - 2:17, édité 7 fois
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❝ Titre de partie au choix ❞Année & orphelinat, Japon

L’orphelinat n’est pas l’endroit immonde décrit par les murmures angoissés des enfants des rues. Il fait pâle figure sur l'échelle de l'horreur après l’exécution publique, après l’exemple que l’Etat a fait de la mort de Misaki. En tout cas, Rin s’en accommode plutôt bien. La femme qui leur fait visiter les lieux a des gestes gracieux, une odeur de lavande et des explications claires. Elle montre les lits qui s’alignent et se superposent en justifiant que la place se fait rare au Japon mais elle dit que comme ça, elles créeront plus facilement des liens avec les autres petites filles de l’établissement.

Rin y croit dans un premier temps avant de s’apercevoir que c’est faux. Les autres n’aiment ni Kao, ni Kei, ni Rin. Enfin, elles les aimeraient surement séparément mais pas ensemble. Les frangines ont une vibe particulière, une aura malaisante, à tel point que même les adultes échangent des regards angoissés lorsqu’elles prennent la parole. Rin ne sait pas ce qui cloche quand, au réfectoire, elle refuse qu’on lui passe le poivre en se justifiant : « [color:1c83=660033]On aime pas le poivre. » La petite assise en face d’elle la dévisage avant de demander, de l’hésitation dans la voix : « On… c’est toi ? ». Rin ne comprend pas. On, ça ne peut pas être elle, elle n’est pas plusieurs. On, c’est elles. Toutes les trois. « C’est… Kaori ? Et Keiko ? Et moi ?Mais toi, t’aime pas le poivre ?Si, mais Keiko non, alors on aime pas. » Les mots laissent un silence pesant, poisseux, lourd comme une chape de béton qu’on viendrait de poser sur leurs épaules. Certains rigolent, d’autres baissent les yeux, et Rin se tourne vers ses soeurs qui lui font signe de laisser tomber. Les dents de l’ainée sont serrées, néanmoins, alors Rin ressert un verre d’eau à Keiko : « Bois » qu’elle impose d’une petite voix.

Il faut attendre quelques semaines pour que Madame Lavande ne leur demande de venir dans son bureau. Ce qui est étrange, c’est que Kaori n’est pas convoquée, alors Rin se dit que c’est peut-être bien pour parler de Kao qu’elles vont là-bas, et comme ça la concerne, elle ne peut pas être présente. Ou alors Kei et elle ont fait une bêtise, mais elle sait que dans ce cas-là Kao voudra endosser la punition quand-même, parce qu’elles font toujours tout à trois.

Madame Lavande bouge les chaises pour les inciter à s’asseoir toutes les deux, et les pieds produisent de petits raclements désagréables sur le sol. Elle leur sert du thé, celui qui a presque la même odeur qu’à la maison, puis demande doucement : « Alors, comment ça se passe, depuis votre arrivée ?Je sais pas, vous êtes gentille mais on a pas trop d’amies. » Keiko lance un regard désapprobateur à Rin, parce que Rin est trop honnête et parle sans filtres et les deux plus grandes tentent de lui apprendre que parfois, cette franchise les met dans des positions délicates. « Vraiment ? » demande Mme. Lavande pour obtenir plus d’informations — et Rin remarque qu’elle n’a pas l’air franchement surprise. « Peut-être que vous devriez… vous décoller un peu. » Brusque mouvement de recul dans la part des deux soeurs, qui s’empressent d’écarter l’idée d’un mouvement de tête synchronisé. « C’est pour ça ? C’est pour nous séparer que vous n’avez pas fait venir Kao ? » Rin se sent trahie. Elle aimait bien la directrice et son odeur de fleurs, elle aimait bien les cours de poésie qu’elle dispensait et maintenant… maintenant elle est comme les autres. « On va partir » tranche Keiko en se levant, avant d’épousseter sa jupe avec des mouvements vifs. L’uniforme ressemble un peu à celui de leur ancienne école, sauf que c’est un bleu clair au lieu du bleu marine. Rin a entendu parler d’un uniforme qui changerait de couleur en fonction des élèves ; plus ils apprennent et passent les années, plus les couleurs se modifient. Il parait même que lorsqu’ils commettent une infraction, le tissu devient blanc. Il parait même que ses soeurs et elle auraient du y aller.

Elle aurait bien aimé porter cet uniforme là, mais elles sont à l’orphelinat et leur situation n’est pas normale, comme leur rappelle Madame Lavande d’un très autoritaire « Rasseyez-vous. » Rin peut presque entendre le point à la fin, alors elle fait ce qu’on lui demande sans protester, cherchant le regard de Keiko pour se rassurer. « Je ne vous ai pas amenées ici pour parler de ça. Il se trouve qu’un couple est… intéressé par vos profils. » Elle reprend soudainement sa voix mielleuse pour demander : « Vous accepteriez de les rencontrer ? » Les deux petites se doutent que la question n’est que purement rhétorique mais Keiko s’aventure à murmurer : « On va y réfléchir. » Madame Lavande affiche un franc sourire, comme pour dire c’est déjà tout réfléchi. Keiko a déjà la main sur la poignée de la porte, désireuse de filer. « Mais si… s’ils nous adoptent, ils nous prennent toutes les trois, hein ? Kao aussi ? » Rin s’entête, c’est la première fois de sa vie qu’elle s’entête. Lavande souffle par les narines, de toute évidence agacée par la lenteur d’esprit de la gamine. « Kaori et toi n’êtes pas pareilles. Elle ne ressemble pas à Keiko non plus. Keiko et toi, vous êtes spéciales. Kaori ne l’est pas. » Elle détache les syllabes comme si Rin était mentalement diminuée et les mots n’en claquent que plus fort. « Keiko et toi irez à Mahoutokoro. C’est une merveilleuse école, située dans les hauteurs, ça te plaira, tu verras. Vous évoluerez dans le monde sorcier et Kaori sera adoptée par une bonne petite famille moldue, je vous le promets. » Mais Rin ne veut pas aller dans le monde sorcier, parce que sorcier, c’est le mot que Ryota a prononcé et qui a énervé Misaki plus que de raison. C’est pour ce mot qu’elle l’a tué.

Elle se tourne vers Keiko, en quête de soutient, mais Kei aussi a la bouche à sec. Et d’ailleurs, Rin ne veut pas rester dans le monde moldu non plus.
Alors il y a cette sensation bizarre, comme si quelqu’un venait de la quitter. Comme si une famille de cinq pouvait vivre en étant trois deux.

chapitre 6 blabla ❞Année & cirque des Saito, Angleterre

ECRIRE ICI

chapitre 7 au choix ❞Année & lieu, Angleterre

REBUT

chapitre 8 au choix ❞Année & Poudlard, Angleterre

GUERRE

chapitre 9 au choix ❞Année & lieu, Angleterre

LITTLE JINX
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Dernière édition par Rin Saito le Sam 12 Aoû 2017 - 2:18, édité 3 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt-quatre ans (née le 5 mars 1980)
‹ occupation : rentière déchue, mondaine destituée.
‹ maison : le choixpeau s'est a peine attardé sur sa tignasse brune avant de l'envoyer à Serpentard, dont elle est devenue préfète en 5ème année.
‹ scolarité : de 1991 à 1998.
‹ baguette : Elle faisait 19 centimètres, en merisier et cheveux de vélane, capricieuse et imprévisible, sensible aux sentiments négatifs. Cette baguette a cependant été volée par le Limier et aujourd'hui, elle en utilise une autre, bien moins adaptée à sa main.
‹ gallions (ʛ) : 6792
‹ réputation : Rien qu'une sorcière de salon, une bonne à pas grand-chose en dehors des ragots et commérages, une peste se régalant du malheur des autres, une idiote aveuglée par ses sentiments, moralisatrice en dépit de son propre penchant pour les écarts et les erreurs. Le roquet de Malfoy, puis celle que Blaise Zabini a cocufié, abandonné puis engrossé avant de partir à nouveau. Une garce qui mérite tout ce qui lui arrive. Une enfant gâtée, malgré l’aide donnée aux insurgés dans l’infirmerie de fortune de Poudlard.
‹ particularité : Complètement à la dérive depuis la fin de la guerre, on la croise souvent alcoolisée et cruelle, prête à se greffer à la moindre rixe, au moindre esclandre.
‹ faits : Elle a perdu la garde de ses filles, les jumelles Violet et Briar-Rose (née en Aout 2002) à la fin des combats, car on a jugé son sang pur comme inapte à les élever et ce même si leur père, Blaise Zabini, est considéré comme un héros de guerre. Elle a également perdu sa fortune et son statut et n’a plus aucune influence. Personne n'est tendre avec elle car les anciens rebelles la voient comme une garce à abattre et les sorciers lambda n'ont l'image que d'une gamine pourrie gâtée qui vivait dans une tour d'ivoire alors qu'ils crevaient de faim. Condamnée à vivre dans une demeure autrefois grandiose mais maintenant totalement insalubre, elle ère coincée entre sa mère tyrannique et sa tante furieuse, désœuvrée et désabusée.
‹ résidence : Dans l'hôtel particulier Parkinson, situé dans le quartier de Barkwith, sur le Chemin de Traverse. Ancien symbole d'une grandeur aujourd'hui étiolée, la demeure tombe en ruine et menace de s'écrouler depuis les émeutes de janvier 2002. Ses parents possédaient un manoir à Herpo Creek, il n'en reste qu'un tas de cendres et elle n'a plus accès à son bel appartement de la Bran Tower depuis la désertion de Draco durant laquelle elle a également pris la fuite.
‹ patronus : Une hirondelle à peine corporelle
‹ épouvantard : Les corps inanimés de Briar-Rose et de Violet.
‹ risèd : Simplement un matin ordinaire, des draps clairs et propres, une chambre lumineuse, des rires d'enfant emplissant le couloir avant que les deux têtes brunes ne sautent sur l'épais duvet. Un avenir pour elles, aussi, surtout.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t3200-pansy-fleur-du-mal
iiih iiih iiih haaaan, elle est si cute, jpp?
ce titre bave ( fck je vais l'avoir dans la tête toute la journée )
little jink tbe kr bave
c'est si beau quand tu te multiplies  rougit  bunnies

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Some days I feel everything, others are numbing, can never find the in between, it's all or nothing. Half my bones in city streets, the other in my sheets, and I don't think they'll ever get the chance to meet. I never wanted to be here now, one foot in the grave, other on the ground. I can't process what I'm feeling now, this skin I can do without.
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OUTCAST • all hail the underdogs
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‹ âge : quarante-quatre ans.
‹ occupation : Remus a été beaucoup de choses, de bibliothécaire à simple serveur avant d'être sans emploi pendant un très long moment (qui voudrait d'un loup-garou ?) avant qu'Albus Dumbledore ne lui fasse une faveur immense et lui donne le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal en 1993, après ça, il n'a plus travaillé. Peu de temps après, l'Ordre du Phénix renaissait de ses cendres et il a été un membre plus qu'actif jusqu'à sa mort. Enfin... pseudo-mort. Désormais il erre sans trop savoir où, sans trop savoir pourquoi.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : de sept. 1971 à juin 1978
‹ baguette : Il n'a plus de baguette, Remus. La sienne a dû brûler avec celles de ceux qui sont tombés le 2 mai 1998. Quand il s'est réveillé sur cette pile de cadavres, il n'a pas pensé à chercher sa baguette, il était trop occupé à se rendre compte que Dora ne se réveillait pas et ne se réveillerait jamais plus. Il en a pris une au hasard avant de s'en aller. Son tortionnaire lui a confisqué et il ne l'a pas récupéré en s'échappant. Remus est donc sans baguette.
‹ gallions (ʛ) : 719
‹ réputation : mort, tout le monde le croit mort. Emporté par un mauvais sort lancé par Antonin Dolohov pendant la bataille d'Hogwarts le 2 mai 1998. Quelque part, c'est un peu vrai. Il est mort ce jour-là. Surtout le lendemain, quand il s'est réveillé à côté du cadavre de Dora. Il a hurlé hurlé hurlé avant de laisser l'animal prendre le dessus et il s'est enfui. Il a pris la fuite en laissant le loup le guider et en oubliant la guerre, la misère et la douleur. Il a fui comme le jour où il a voulu suivre Harry en abandonnant Dora et Teddy derrière lui. Alors tout le monde le croit mort et c'est mieux comme ça. loup, il a caché son statut comme il pouvait. Quand il était pris pour des petits boulots, il a fait de son mieux pour qu'on ignore tout de son côté loup-garou. Il a étouffé les soupçons comme il a pu, mais à force d'être absent aux alentours de la pleine lune, les soupçons arrivent vite et les regards changent. Ils passent souvent des regards amicaux à des regards remplis de méfiance et de dégoût. Remus y est habitué depuis le temps. Mais on l'associe beaucoup à son anomalie. maraudeur, par les quelques élèves de sa promo encore en vie aujourd'hui, on l'associe aux maraudeurs. Ils faisaient une sacrée équipe à Hogwarts. C'est avec eux que Remus a fait les pires conneries, mais avec eux, il a aussi trouvé une famille et des amis tolérants et remplis d'amour à son égard.
‹ particularité : loup-garou, mordu peu avant ses cinq ans, Remus est un loup-garou depuis quarante ans maintenant. On pourrait croire qu'il a fait la paix avec ses instincts et sa condition, mais détrompez-vous. Remus se hait et se haïra probablement toute sa vie. Il a su donner le change quand June Winchester - une amie de Dora - s'est fait mordre et qu'elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait, mais il se déteste et il déteste le fait d'être un loup-garou encore plus depuis la bataille d'Hogwarts.
‹ résidence : la forêt.
‹ patronus : loup, ordinaire le loup, pas garou. Là aussi, Remus a cru à une blague. Mais il oublie vite que les loups dans la nature sont très centrés sur la famille et ne sont pas agressifs ce qui correspond totalement à la personnalité de Remus. Sa famille est plus importante que n'importe quoi d'autre et il est d'une gentillesse parfois un peu agaçante. C'est rare de le voir agressif. Le jour où il a réussi à faire un patronus corporel et qu'il s'est rendu compte de sa forme, il n'a plus jamais réussi à en produire un. Tout ce qui est relatif aux loups lui donne la nausée.
‹ épouvantard : pleine lune, sa plus vieille ennemie. Remus est toujours autant terrifié par la pleine lune principalement parce qu'il se rappelle de la douleur qu'il a ressenti lors de sa première pleine lune en février 1965. L'astre était maîtresse de son domaine et Remus a toujours redouté sa lumière. Alors malgré les tortures qu'il a subies, malgré l'horreur de son réveil après la bataille d'Hogwarts, la pleine lune reste son épouvantard.
‹ risèd : Son désir premier est de retrouver Teddy, mais il souhaite également revoir Nymphadora, Sirius, James, Lily et Albus en vie. Son risèd est un mélange de tout ça. Une vie de famille bien heureuse avec son fils et sa femme et ils sont tous les trois entourés d'une grande famille. Il sait que pour les personnes mortes, il ne peut rien faire alors il se focalise sur le fait de retrouver Teddy. Un jour.
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ELLE EST SI CUTE ET C'EST TROP BIEN QUE TU TE MULTIPLIE COMME ÇA iiih
Re à la maison rougit

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moony so what if you can see, the darkest side of me? No one would ever change this animal I have become.
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HERO • we saved the world
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‹ crédits : SHIYA. EXCEPTION POUR LA SIGNA.
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‹ âge : VINGT-HUIT ANS
‹ occupation : AUROR.
‹ maison : GRYFFONDOR
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : 30 centimètres, bois de noisetier, crin de sombral.
‹ gallions (ʛ) : 1659
‹ réputation : on dit d'elle qu'elle est loyale et intransigeante + on la trouve parfois désagréable, mais c'est juste parce qu'on la connaît mal et qu'elle n'est pas très avenante au premier abord + elle est une auror brillante et fonceuse + on la sait proche de la cause des loups-garous. on a du mal à comprendre pourquoi elle a fait le choix de se lier par triumvirat à un loup-garou.
‹ particularité : animagus en formation + son animal est un ours brun massif.
‹ faits : amelia a fait sa formation d'auror avec un an d'avance + quand le lord est arrivé au pouvoir, elle est restée, en pensant que ça n'allait pas durer + coincée et surveillée, elle prétendu être à ses côtés + c'est lors de la vente aux enchères des rebuts (2001) qu'elle arrive à fuir sans se faire remarquer et à échapper à la surveillance des mangemorts + elle passe deux ans à fuir, en solitaire, une situation qui l'a rendue plus sauvage et froide + elle a rejoint les insurgés en 2003 et a mené de nombreuses missions pour eux, forte de sa formation et de son expérience d'auror + elle a participé à la grande bataille de décembre 2003 + pendant les combats, elle a choisi d'être liée par triumvirat à édouard douglas afin de lui sauver la vie in extremis. ils ont failli ne pas s'en sortir + elle s'est battue contre le gouvernement intérimaire mis en place après la guerre, qui a injustement envoyé édouard en prison pour en faire un exemple, et a participé à faire échapper plusieurs criminels injustement jugés de la prison d'azkaban + elle a repris son poste d'auror après la guerre.
‹ résidence : entre son appartement du londres sorcier et storm's end.
‹ patronus : UN RENARD
‹ épouvantard : perdre les membres du pack. surtout perdre eddie.
‹ risèd : UNE SOIRÉE HEUREUSE ENTRE AMIS.
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ELLE EST TROP BELLE!!! ELLE EST TROP BELLE!!! rebienvenuuuuuuue babe trognon bon courage pour cette nouvelle fiche t'es la meilleure iiih

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WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : always ready.
‹ inscription : 02/04/2017
‹ messages : 269
‹ crédits : lilousilver
‹ dialogues : goldenrod


‹ âge : dix-huit ans
‹ occupation : membre des Little Jinx, actuellement en compétition au MFactor télécrochet musical diffusé sur Wizmusic.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : de 1997 à janvier 1999
‹ gallions (ʛ) : 824
‹ réputation : posh spice est globalement assez appréciée du public, mais comme elle n'est jamais impliquée dans le moindre scandale, ce n'est pas celle dont on parle plus. bitch, c'est aussi le mot doux par lequel on l'appelle quand on est fan des Wand Direction et qu'on supporte mal que l'un d'eux soit off the market à cause d'elle.
‹ particularité : traceuse
‹ résidence : elle habite dans une grande maison réservée aux candidats du MFactor, un peu en dehors de Londres. Sa chambre, puisque partagée avec cinq autres filles, est la plus grande.
‹ patronus : inexistant
‹ épouvantard : la noyade
‹ risèd : sa meilleure amie Brienne vivante et le reste du squad de Poudlard réuni et soudé comme avant.
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ma copine calin calin calin calin calin calin calin calin
si belle inlove inlove inlove
bon courage pour la suite j'ai trop hâte de lire l'histoire mais je l'aime déjà heho heho heho pétille pétille pétille

• • •

And so I cry sometimes when I'm lying in bed just to get it all out what's in my head and I, I am feeling a little peculiar. And so I wake in the morning and I step outside and I take a deep breath and I get real high and I scream from the top of my lungs: what's going on?
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(rin) I am not throwing away my shot

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