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Daphné Elladora Greengrass
feat holland roden •  crick

• nom complet ;  Daphné Elladora Greengrass ; la jeune femme tient son second prénom de sa grand-mère. Son patronyme, si elle le portait avec fierté il fut un temps, il ne lui apporte désormais qu'une profonde déception.

• surnom ; elle n'en a qu'un seul ; Queenie. Daphné a toujours trouvé cette appellation peu flatteuse, lui rappelant continuellement que ses grands airs de princesse effarouchée ne passent pas inaperçus. Son surnom, parmi la résistance, est Fox.

• naissance ; 30 août 1980, Sainte-Mangouste (Londres, UK).

• ascendance ; de sang-pur.

• camp ; les insurgés. Cela découle d'un choix, non pas d'une fatalité. Son père voulait faire d'elle une adhérente, car elle était trop jeune pour porter la marque, et Daphné a préféré fuir plutôt que de supporter plus longtemps cette situation.

• réputation ; traître à son sang, déserteuse, infidèle. Daphné n'a pas une position enviable et elle sait pertinemment qu'elle sera vendue en tant que Rebut si jamais elle tombe entre les mains des rafleurs.

• état civil ; célibataire.

• rang social ; insurgée.

• particularités ; pas la moindre. Daphné est d'une banalité affligeante.

• patronus ; un renard.

• épouvantard ; la silhouette de Augustus Rookwood se dessinant dans l'obscurité.

• risèd ; la victoire des insurgés contre le gouvernement, le bien-être d'Astoria ainsi que l'enfermement de leur père à Azkaban, là où il ne peut pas les atteindre.

• animaux ; aucun.

• baguette ; faite en bois de rosier, contenant une plume de phénix et mesurant vingt-six centimètres, cette baguette est plutôt souple et tend à être très obéissante.

• miroir à double sens; le miroir de Daphné est en forme de losange, et de couleur rouge vif - il représente avec brio son inquiétude constante de toujours vouloir protéger sa soeur cadette, ainsi que son tempérament de feu.

insurgents • Prédéfini

The stars have faded away

► Avis sur la situation actuelle : Sa fuite souligne son ressenti avec brio. Durant sa septième année, sentant le vent tourner, Daphné a déserté Poudlard. Dès le départ, le nouveau régime instauré l'a poussée à se poser les bonnes questions, se concentrant davantage sur ce qui était juste. Se décidant enfin à intégrer l'Armée de Dumbledore, l'adolescente tourna définitivement le dos aux idéaux incensés de son père lorsqu'elle apprit qu'il voulait faire d'elle une Adhérente. Du haut de ses dix-sept ans, elle ne pouvait pas porter la marque. Alors, Daphné apprit sur le tas ; inconsciemment, elle se rendit compte durant sa fuite que tout ce qui se déroulait autour d'elle – de cette terrible ségrégation à cette vente d'êtres humains – ne pouvait être que le fruit de son imagination fertile. Mais, loin d'être naïve, Daphné pose un regard adulte et terriblement réaliste sur ce qui l'entoure. Elle sent en elle grandir une fougue méconnue jusque là, une ardente envie de faire ses preuves et de militer pour cette cause qu'elle soutient.

► Infos en vrac : Daphné était une lectrice assidue de Sorcière Hebdo même si elle le cachait à son entourage, prétextant que cet hebdomadaire n'était rien d'autre qu'un ramassis de saletés. ayant toujours entretenu une relation tendue avec son père, la jeune femme a rapidement trouvé un soutien en la personne de sa soeur cadette, Astoria. Il s'agit bien de la seule personne pour laquelle elle serait prête à mourir ou à se mettre en danger. à présent plongée dans une fuite qui s'éternise, Daphné regrette les petits plaisirs dont elle n'a pas su profiter lorsqu'elle était encore élève à Poudlard. Elle regrette cette époque plus qu'elle ne le voudrait. directive, elle n'hésite pas à donner sa propre vision des choses et, parfois, à l'imposer. Souvent, les avis contraires lui font grincer des dents et la poussent à hausser le ton. lorsqu'elle a une idée en tête, il est difficile de l'en faire démordre. Daphné est notamment connue pour sa détermination qui frise parfois l'acharnement. militante, elle veut voir les choses bouger au plus vite ; mais le groupe avec qui elle partage sa route va encore plus loin en causant un maximum de dégâts. Ce n'est pas pour lui déplaire mais Daphné est inquiète pour la sécurité de sa soeur. elle voit Augustus Rookwood dans ses cauchemars les plus violents. plus jeune, Daphné adorait le Quidditch et, même si elle ne l'avouait pas, elle fantasmait sur quelques joueurs des meilleures équipes anglaises. elle regrette la disparition de l'Ordre du Phénix au profit de plusieurs groupes d'insurgés ; elle aimerait tellement retrouver une certaine unité entre les résistants qu'elle tend parfois à vouloir réunir tous ses compatriotes.


Nothing compares to you

• pseudo & âge ; ophée, 21 yo. • comment as-tu trouvé le forum ? par une intervention  divine.  I love you • avis/suggestions je suggère tes fajitas pour le dîner. • connexion ; tous le temps, juste pour pouvoir fouetter les méchants membres. • quelque chose à ajouter ? alors, on danse. gaah 


Dernière édition par Daphné Greengrass le Jeu 28 Aoû 2014 - 0:27, édité 17 fois
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Here comes the hurricane


――――――-―• it's who we are (1986) •――――-―――
Les larmes roulaient le long de ses joues de porcelaine. Ses bras entouraient ses jambes repliées contre sa poitrine, son front était posé sur ses genoux frêles. Elle le haïssait. A ses yeux, il s'agissait bien plus que d'une certitude ; cela n'était rien de plus que son futur mode de vie. Le paternel Greengrass lui rendait volontiers son inimitié. Leur relation avait toujours été particulièrement houleuse mais jamais une telle chose ne s'était produite. Jamais il n'avait osé lever la main sur sa propre fille. Daphné Greengrass avait simplement dit le mot de trop ; c'était ce que sa mère lui avait gravement signifié tandis que, doucement, une étoile à cinq branches apparaissait sur la pommette rosée de son aînée. Du haut de ses neuf ans, Daphné n'entrait pas dans les exigences de son paternel et, sincèrement amusée, sa mère n'avait cure d'une telle mésentente. Elle ne cessait de répéter à Daphné que leur lien serait renforcé lorsqu'elle franchirait la grande porte de Poudlard ; l'éloignement était visiblement le seul remède que sa génitrice parvenait à lui souffler. Et, d'une naïveté inhabituelle, la fille Greengrass espérait voir une telle chose se produire. Évidemment, elle ne savait plus à quel saint se vouer, consciente que rares étaient les fois où sa mère avait obtenu raison ; et est-ce que son père l'aimait réellement ? De lui, Daphné n'avait obtenu qu'une franchise désarmante. Ses cheveux roux, elle les tenait de sa mère, à l'instar d'Astoria qui avait également hérité de cette particularité qui n'était apparemment pas propre qu'aux Weasley. Inlassablement, tout lui rappelait qu'elle n'était rien d'autre qu'une tare aux yeux de son propre père – en un sens, Daphné attendait avec une grande impatience le jour où elle quitterait ces lieux, ce manoir austère où résidaient ses nombreux démons. Faire ses preuves, Daphné y avait un jour songé mais cette idée s'était éclipsée aussi rapidement qu'elle était venue ; elle n'avait que neuf ans, elle n'était pas encore prête. La candeur n'avait pas encore quitté ses traits, insufflant dans son petit corps une espérance quasiment inébranlable ; ces mauvaises pensées n'étaient rien de plus que passagères, mobiles, aléatoires. Pourtant, elle pleurait comme si elle savait où cette vie la mènerait finalement, comme si une part d'elle – déjà adulte – l'obligeait à se faire une raison. Les disputes ne s'atténueraient pas, elles s'aggraveraient. Son père, cet homme aux yeux si clairs, n'était rien de plus que son antagoniste, le fantôme de ses douloureuses réminiscences. Il hanterait ses rêves, comme il hantait sa vie. Omniprésent. Sans en comprendre la raison, un long frisson longea sa colonne vertébrale, glaçant ses os et son sang. Enfin, elle osa relever la tête, découvrant la moue chafouine d'Astoria qui l'observait depuis plusieurs minutes. Sa cadette se rapprocha d'elle, rampant sur le lit, et tendit l'une de ses petites mains vers la joue de Daphné. Ses doigts frôlèrent sa peau, et essuyèrent les larmes qui continuaient à danser silencieusement. Un fin sourire étira ses lèvres humides et salées ; aussitôt, elle oublia tout.


――――• the moment to fight (1991) •――――
Elle l'avait entendu, elle l'avait même parfaitement entendu. Droite, digne, fière. Elle n'oubliait pas ce que sa mère lui avait gentiment signifié, connaissant le caractère de feu de sa fille aînée. Daphné Greengrass, sois droite, digne et fière. Ce credo, elle se le ressassait depuis la rentrée, deux mois auparavant. Lorsque ses phalanges fines se contractaient, lorsque la haine voilait sa vue claire, lorsqu'un grognement sourd menaçait de passer ses lèvres entrouvertes – ces trois petits mots lui revenaient en mémoire. « J'ai l'habitude que l'on me réponde lorsque je parle, Weasley. » Les mâchoires serrées, Daphné se redressa, arborant fièrement le blason de Serpentard. Elle fit volte-face et découvrit son principal assaillant ; son visage était peint d'une indifférence feinte et sa voix traînante l’écœurait un tantinet. Les boucles rousses de Daphné dansaient autour de sa figure, lui insufflant un air davantage inoffensif. Weasley. Jamais elle n'avait pensé que ses cheveux, une poignée de cellules mortes, lui apporteraient autant de représailles de la part de ses camarades. Ne connaissaient-ils donc pas son nom de famille ? Certes, les Greengrass n'avaient pas la même réputation que les Malefoy, ou les Goyle – mais de là à la comparer à une Weasley, il y avait une marge non-négligeable. Une limite que ce gnome venait de franchir. Ses doigts glissèrent le long du manche de sa baguette. Puis son poing se contracta. Ses paupières se fermèrent, un dernier soupir fut poussé et – ce fut certainement à ce moment-là où Daphné perdit pied. Elle refusait de se soumettre à ces idiots comme elle avait pu le faire autrefois face à son père ; désormais à Poudlard, loin de ce géniteur qu'elle exécrait, elle ne souhaitait pas revivre la même situation qui l'avait réduite à néant. Greengrass rendait les sorts, elle rendait les coups – avec une ferveur qui lui était propre. Insoumise, flamboyante. Peut-être n'était-elle qu'un résidu d'humanité, peut-être méritait-elle ces insultes (même si elle n'en croyait pas un mot). Mais trop longtemps elle avait courbé son échine, trop longtemps elle avait accepté les brimades. En somme, Daphné passa sûrement plus de temps au sein de l'infirmerie que dans les salles de cours. Ce jour-là, elle avait lancé un sort et en avait réceptionné un également. Elle avait titubé et ses fesses avaient heurté le sol en un bruit sourd. La douleur l'avait déstabilisée mais pas assez pour retenir ses gestes ; quelques minutes plus tard, le nez en sang, la jeune fille s'était rendue à l'infirmerie. La tête renversée en arrière, les doigts essayant de retenir l’hémorragie, son regard croisa celui d'une élève aux dents longues et aux cheveux ébouriffés. Sans le savoir, et d'un bref signe de tête, elle salua Hermione Granger.


――• interview with a mudblood (1992) •――
Elle n'était pas censée lui parler. Se mordillant la lèvre, Daphné porta ses yeux sur l'ombre qui lui faisait face. Un petit sourire froissa ses lèvres – un sourire qui sonnait faux. La rage se peignait davantage sur ses traits qu'une possible envie de discuter. Mais cette fille lui avait adressé la parole. En un clin d’œil, Daphné l'avait reconnue. Il s'agissait de la née-moldue, la copine de Weasley et du fameux Harry Potter. Si ses souvenirs étaient bons, et ils l'étaient sûrement, elle s'appelait Hermione Granger. Les cheveux ébouriffés, les dents longues. Il s'agissait d'une fille dont l'intelligence se voyait au premier coup d’œil. Plus important encore, elle lui avait adressé la parole. L'infirmerie était devenue un véritable cimetière ; le corps figé d'un élève trônait non loin de Daphné, caché par un paravent. La jeune fille n'avait pas cherché à voir ce sinistre spectacle, préférant encore subir les foudres de Pomfresh. Daphné était l'une des rares âmes vivantes dans cette pièce aux murs blancs. Un coton était enfoncé dans l'une de ses narines, retenant le flot de sang qui s'y était échappé quelques minutes plus tôt. Une griffure rougeâtre barrait sa joue. Et elle avait pleuré. De fureur, de rage – elle se sentait ridicule. Et la tête de Granger avait surgi dans son champ de vision. De surprise, Greengrass s'était immobilisée. Elle n'était vraisemblablement pas sous son meilleur jour et le regard de cette née-moldue la gênait. Daphné baissa brièvement les yeux, puis releva ses prunelles. Un air de défi brillait dans son regard – même si elle ne croyait pas en la cruauté de Granger, rien ne pouvait dorénavant plus la surprendre. Enfin, trois petits mots vinrent passer les lèvres de Hermione. Tout va bien ? Daphné jeta des coups d'oeil à la cantonade. Est-ce que cette née-moldue lui adressait la parole, à elle ? Force était de constater que c'était le cas. La mâchoire inférieure de la serpentard s'affaissa – si elle s'était attendue à ça, sans doute en aurait-elle fait une syncope. Elle avait beau s'être intégrée – plus ou moins, comme le prouvait le coton enfoncé dans sa narine – dans sa maison depuis la fin de sa première année, personne ne lui avait jamais demandé si tout allait bien. Désormais en deuxième année, Daphné toisait Granger avec une certaine méfiance. Elle connaissait beaucoup de personnes qui, suivant les idéaux de leurs parents, n'étaient gentils que pour s'attirer les faveurs de leurs prochains. Mais cette fille était une née-moldue, une gamine qui ne demandait rien et qui était, si elle se fiait aux bruits de couloir, plutôt brillante. Daphné se racla la gorge, ouvrit la bouche. « Impeccable. » Mais ce mot traduisait exactement le contraire. Rien n'était impeccable. Si son père apprenait qu'elle se battait comme une moldue et parlait avec la progéniture de ces résidus d'humanité, sans doute se prendrait-elle la raclée du siècle. Toutefois, cette idée lui arracha un petit frisson agréable. Depuis son entrée à Poudlard, elle allait à l'encontre des instructions de Mr Greengrass, se défendant avec ce qu'elle avait en sa possession. Adresser la parole à une née-moldue n'était que l'étape supérieure à ce souffle de rébellion. Et, par Merlin, elle voulait en profiter !


―――――• between two sides (1995) •――――-
« Est-ce que tu es bien sûre de ce que tu fais ? » l'interpellée émit un ricanement et donna un coup sur l'épaule de son amie « Laisse-moi m'en occuper, Granger. » et elle n'en pensait pas moins. Leur cinquième année était un véritable enfer ; mais Daphné, arborant son nom de famille avec une fierté simulée, ne subissait pas les mêmes sévices que ceux qui osaient affronter ce vieux crapaud. De plus, elle avait finalement réussi à se rapprocher de Malfoy et de sa clique, afin de s'assurer une tranquillité qu'elle savourait avec grand plaisir. Mais l'idée de mettre des bâtons dans les roues de la Brigade Inquisitoriale ne cessait de titiller son esprit, comprenant rapidement que Hermione était également de la partie. A ceci près qu'elle jouait dans le camp opposé. Daphné n'était pas idiote et, chose importante, elle connaissait son interlocutrice. Sournoisement, la serpentard récoltait toutes les informations que Draco Malfoy laissait échapper en sa compagnie, pour plaire à la petite foule qui l'entourait quotidiennement, et les transmettait par la suite à Hermione. Pourtant, Daphné n'avait pas intégré ce groupuscule d'élèves résistants, préférant largement agir dans l'ombre. Sa place n'était pas encore au sein de l'Arme de Dumbledore, elle le savait pertinemment et s'en contentait avec grand plaisir. Cette situation l'amusait – se jouer de Malfoy lui apportait un plaisir non-négligeable et, petit à petit, elle détruisait le doux idéal des membres de la Brigade Inquisitoriale. Elle comprenait toutefois les inquiétudes de Hermione – Daphné passerait un mauvais quart d'heure si jamais on la prenait la main dans le sac. C'était également la raison pour laquelle l'amitié entre la née-moldue et l'enfant roux au sang-pur était secrète. Sa prétendue amitié avec Malfoy et sa clique, dont elle n'appréciait pas spécialement la compagnie, lui assurait un quotidien calme et reposé.  Daphné savait faire la différence entre le vrai et le faux, le jeu et la vérité. Pour cela, elle avait déjà choisi son camp, préférant la relation franche qui la liait à Granger plutôt qu'aux faux-semblants dont ses compagnons hautains se jouaient. Oh, Daphné n'était pas plus différente ; son orgueil et sa détermination prouvaient que sa place était bien à Serpentard. En revanche, elle possédait cette loyauté propre aux élèves de Poufsouffle, ce qui faisait d'elle un monstre d'interrogations confuses. Esquissant un sourire entendu, Daphné jeta un coup d'oeil derrière son épaule, vérifiant que personne n'était susceptible de percevoir le sujet de leur conversation. Une fois ceci fait, la jeune fille reporta son attention sur sa vis-à-vis. Elle se pencha un peu plus en avant, n'accordant à sa vue qu'une confiance partielle. « Malfoy est un crétin. » elle se redressa, gloussa et porta ses doigts à ses lèvres. Daphné pivota sur ses talons et s'élança dans le couloir sous le regard un brin amusé de Granger qui, pour la forme, secoua la tête en levant les yeux au ciel. Mais Daphné savait que Draco n'était pas idiot – vantard, il l'était, ainsi que terriblement imbu de sa personne. Imbécile, non, bien malheureusement. Il n'avait en revanche pas remarqué la petite tête rousse sous ses yeux qui ne lui voulait pas que du bien ; il ne s'était pas aperçu que Greengrass n'était pas digne de confiance car il n'avait jamais su apprécier Hermione Granger. Si seulement il avait fait abstraction de son statut de sang, alors il aurait été capable de voir ce qui pourtant sautait aux yeux. Les rires de Daphné sonnaient faux, ses sourires entendus également. Tout en elle respirait le mépris et, forte d'un caractère bien trempé, elle pensait que ses sombres desseins seraient bientôt découverts - mais qu'elle était aussi capable de se défendre comme elle l'avait toujours fait. Mais elle avait eu tort ; jusqu'à sa fuite, deux ans plus tard, personne ne s'était douté de ce que cachait réellement Daphné Greengrass.


Dernière édition par Daphné Greengrass le Jeu 28 Aoû 2014 - 0:26, édité 6 fois
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Here comes the hurricane

――――――-―• run boy run (1997) •――――-―――
Pour la première fois depuis longtemps, Daphné était terrorisée. Malgré son appartenance à l'Armée de Dumbledore, intégrée en début de septième année, l'adolescente savait ce qui l'attendait en dehors de Poudlard. L'école n'était plus le refuge d'antan, une seconde maison – c'était un bagne, une bonne façon d'assouvir le monde de la sorcellerie en s'en prenant directement aux enfants. Le gouvernement avait sombré, et ce que l'on appelait le trio infernal avait disparu. Hermione avait disparu. Je vais faire de toi une Adhérente. C'était ce que son père lui avait écrit, peu avant les vacances de Noël. Les larmes ne lui étaient pas montées aux yeux mais, rapidement, Daphné avait choisi de prendre les choses en mains en se rendant auprès de la petite Weasley et de Londubat pour leur demander de la faire disparaître. Elle vivait depuis près de trois semaines dans la Salle sur Demande et sa fuite était prévue pour le soir-même ; si elle était excitée à l'idée de tourner le dos à tout ce qui la répugnait, elle craignait de laisser Astoria derrière elle. Cette dernière ne la suivrait jamais. Il n'y avait pas la moindre chance et c'est dénuée du moindre espoir que Daphné observait le miroir qui arborait quelques photos coincées dans le cadre enjolivé. Elle pouvait y voir Cedric Diggory sur l'une d'entre elles, ainsi que l'Elu, Ronald Weasley et Granger sur une autre. La photo du trio avait été ajoutée en début d'année. Ils étaient trois, avidement recherchés et promis à une mort certaine. Daphné, dans cette pièce, était seule mais après avoir quitté Poudlard elle rejoindrait l'Ordre du Phénix. Et une partie d'elle, la plus ambitieuse, lui soufflait que ce n'était pas une bonne idée – qu'elle était saine et sauve, que les Carrow ne porteraient jamais la main sur elle et que la sécurité primait sur une pseudo-amitié. Aussitôt, ses mâchoires se contractèrent. Elle prit la photo du trio, la décrocha et la fourra dans la poche intérieure de son blouson. L'incompréhension découlait de ce geste. Bientôt, son appartenance à la rébellion ne serait plus un secret - son départ, sa désertion, aurait vite fait le tour de Poudlard. Cette certitude la fit frissonner mais, comme insensible à cela, elle tourna le dos au miroir. Elle n'était qu'une humaine et elle était loin d'être bourrée de qualités ; chose plutôt malheureuse, à vrai dire. Elle n'était qu'une adolescente de dix-sept ans, se préparant à intégrer la plus grande bataille de sa jeune vie. Elle n'était que cela, rien d'autre. « Daphné, il est temps d'y aller. » la voix de Londubat la fit sursauter. Elle ne se retourna pas vers celui qui l'avait interpellée, embrassant une dernière fois du regard la Salle du Demande. Et dire qu'elle avait perdu son temps en balivernes, se complaisant dans la différence que la couleur de ses cheveux insufflait et ses petites rixes. Le visage d'Astoria apparut de nouveau sous son regard et elle aurait pu jurer que sa silhouette se dessinait également – sa précieuse petite sœur qui allait être donnée en épouse à ce salopard de Malfoy. Elle grinça des dents, incapable de supporter l'amertume qui envahissait progressivement sa bouche. Daphné était persuadée qu'elle ne fuyait pas par lâcheté mais dans l'espoir de bâtir un monde meilleur ; mais force était de constater que, si elle restait à Poudlard, son père ferait d'elle une Adhérente et lui ferait porter la Marque lorsqu'elle aurait atteint un certain âge. Il lui était impossible de rester ici. L'adolescente fit alors volte-face, et hocha la tête, s'élançant sur les talons de Neville.


――――• remember the name (1998) •――――
« N-Non, lâchez-moi ! » sous les yeux ébahis de Daphné, sa sœur se débattait avec une rage qui ne lui correspondait guère. Un peu éblouie par cette vision infernale, la jeune femme mit quelques secondes avant de réagir – par Merlin, que s'est-il passé ? L'adolescente fonça vers sa cadette, posant ses mains sur ses joues et plantant son regard vert dans celui, plus clair, d'Astoria. Cela n'empêcha pas cette dernière d'essayer d'échapper de ses prises, se débattant afin de se soustraire de cet enlèvement dont elle était la victime. « Astoria, ça suffit. » Pendant une brève seconde, un éclair de lucidité sembla traverser les prunelles de sa sœur. Une seconde qui s'en alla rapidement, laissant la place à ce curieux comportement – elle se débattait, elle giflait, elle mordait, elle griffait. Reculant d'un pas, impuissante, Daphné laissa retomber ses bras le long de son corps. Ichabod Martell faisait partie des gens qui avaient bien voulu porter secours à Astoria et, tandis qu'il essayait de la ceinturer, leurs yeux se croisèrent. Et il fit un geste qui s'inscrivit immédiatement dans sa mémoire, un geste qui hante encore ses cauchemars les plus noirs – les mâchoires serrées, il secoua la tête. Comme si Astoria Greengrass était un cas désespéré, comme si Astoria Greengrass ne se soumettrait jamais au bon-vouloir de sa sœur. Daphné encaissa le coup, se rendant compte qu'il avait peut-être raison, et reporta son attention sur Tori. La douce, la charmante, l'adorable Tori qui, désormais, ressemblait à une furie. Qu'avaient-ils dont fait à sa sœur ? N'en pouvant plus, et refusant de jeter le moindre sort à sa cadette, Daphné se rapprocha de cette dernière et plaqua sa paume contre ses lèvres ouvertes d'où s'échappaient des cris stridents. Ses doigts s'étaient glissés contre son crâne, où s'emmêlaient ses longues mèches rousses semblables aux siennes. L'aînée des Greengrass évitait soigneusement le regard accusateur, et un tantinet effrayé, d'Astoria. Daphné le lui rendit et, tandis qu'elle pressait davantage sa main contre sa bouche béante, elle se rendit compte que cette situation ne ressemblait en rien à ce qu'elle avait innocemment imaginé. La jeune femme avait pensé que sa sœur serait heureuse, comblée même, d'être arrachée à ce régime auquel elle était forcée de se soumettre. Mais plus les secondes s'égrenaient, plus l'évidence sautait aux yeux ; Astoria Greengrass avait été embrigadée dans des idéaux qui ne lui ressemblaient guère, et désormais elle courbait gracieusement l'échine sous le joug de cette violence ségrégationniste. Cette étreinte forcée étouffait les hurlements de Tori, mais rien n'était susceptible de contenir la fureur grondante de Daphné. Elle était énervée à l'encontre de cette sœur qu'elle ne reconnaissait pas, de cette situation de laquelle elle peinait à échapper – les mâchoires serrées, la jeune femme saisit le manche de sa baguette, qui traînait dans la poche arrière de son pantalon, et colla la pointe de son instrument sous le menton fin de sa cadette. « Tais-toi maintenant. » gronda-t-elle. Evidemment, elle n'allait certainement pas lancer un sort à sa propre sœur et, à ses yeux, ce n'était qu'un coup de poker auquel Astoria ne se plierait pas. Mais étonnement, sa cadette s'immobilisa sous la pression que la baguette effectuait contre sa peau. Daphné déglutit, mais difficilement, et abaissa sa baguette. Elle hocha la tête, afin de signaler son consentement aux autres membres de l'Ordre ; ces derniers acquiescèrent en silence, visiblement surpris par l'attitude de la cadette des soeurs Greengrass. Ils transplanèrent ensemble, Astoria étant encerclée et fermement maîtrisée, laissant derrière eux Daphné. La baguette encore placée entre ses doigts fins, elle la glissa dans la poche arrière de son pantalon qui lui était dédiée. Le silence avait enfin pris place en ce lieu. Les larmes aux yeux, les lèvres déformées par une fureur grandissante, la jeune femme disparut en un claquement sonore.


――――――-―• rise and fall (1998) •――――-―――
La bataille de Poudlard. Du coin de l'oeil, Daphné surveillait Astoria car, malgré le lien inébranlable qu'avait forgé leur Serment, elle devait avouer que sa présence en ce lieu ne la rassurait pas. Heureusement, elle était enfermée dans la Grande Salle ; elle voulait s'occuper des blessés, elle était servie. D'une manière ou d'une autre, elle était forcée de tenir parole et de se soumettre à la volonté de sa sœur aînée. Jamais Daphné n'avait vu une telle boucherie. Les corps étaient placés les uns à côté des autres et, en observant le visage de chacun d'entre eux, elle s'aperçut que quelques uns étaient jeunes, bien trop jeunes. Son cœur était gonflé dans sa poitrine, sa gorge était serrée. Daphné esquissa un pas en arrière, acquiesçant seulement lorsqu'on lui demanda si elle était prête. Déterminée, baguette en main, elle tourna le dos à tous ces cadavres et s'éloigna. Elle passa la porte de la Grande Salle et, en un instant, elle sut que tout pouvait basculer. Cette perspective la fit frissonner. Digne et droite, Daphné s'élança. Dans un coin de sa tête, alors que les sorts fusaient de tous les côtés, la jeune femme continuait à penser à Astoria. Et un sens, elle enviait sa position actuelle, elle aurait tout donné pour se retrouver dans la Grande Salle plutôt que sur le Champ de Bataille. Mais que fichait-elle là ? Puis elle brandit sa baguette, visa un mangemort qui avait pris son petit groupe en ligne de mire, et brailla son sortilège. Enfin, Daphné reprit sa course, sur les talons de ses aînés. Elle se souvenait de ces corps froids et blancs dans la Grande Salle ; elle avait vu Lupin et de Tonks, étendus l'un à côté de l'autre, et elle préférait se souvenir du visage autrefois rieur de George Weasley plutôt que de ses yeux vitreux où la vie avait disparu. La jeune femme trébucha sur un bloc de garnit, résidu des murs de Poudlard qui s'étaient effondrés, et un de ses genoux heurta le sol. Elle sentit alors la puissance d'un sort heurter son visage et, en un hurlement strident, l'adolescente fut propulsée à quelques mètres de son point de chute. Son crâne heurta le plancher et les bras écartés, Daphné peina à se redresser et à reprendre sa respiration. En un grognement de douleur, elle roula sur le flanc et se mit à genoux – ne jamais tourner le dos à son adversaire, c'était ce qu'on lui avait dit. Est-ce que Tonks avait eu son attention détournée durant quelques secondes ? Est-ce que Lupin avait fait volte-face au dernier moment ? Le visage humide, Daphné sut que le moment allait venir – et c'était maintenant. A demi-levée, le dos tourné, la sorcière contracta ses paupières et serra les dents. Expelliarmus. La jeune femme rouvrit les yeux et, les lèvres entrouvertes d'où sortait une respiration sifflante et affolée, elle se tourna. « Par Merlin, Ichabod » ce n'était rien d'autre qu'un souffle, un soupir désorienté – était-ce un rêve ou venait-il de la sauver ? Hagarde, Daphné se redressa et hocha la tête, passant à côté de Ichabod sans lui accorder le moindre regard, de sa démarche chancelante « merci. » elle courut, sauta par-dessus les obstacles qui avaient été mis sur son passage et rejoignit rapidement le groupe auquel on l'avait confiée. Finalement, elle ne perdit pas la vie durant cette sinistre bataille où elle vit des êtres chers succomber. Le Lord n'apparut pas, l'Ordre du Phénix implosa. Si Daphné prit la décision de fuir dans les bois, souhaitant protéger Astoria contre tout ce qui pouvait leur être nuisible, certains sorciers furent amenés d'urgence à Sainte-Mangouste où les Mangemorts firent une descente. La jeune femme prenait régulièrement des nouvelles, via Poterveille, et malgré le ton optimiste des animateurs, elle n'avait aucune idée du pied sur lequel danser. Elle ne savait pas si elle devait garder espoir ou non, mais une chose était sûre ; jamais elle n'arrêterait de militer pour ce qui lui semblait juste, peu importait ce que pouvait dire sa cadette à ce propos.


――――――-―•nowhere girl (2001) •――――-―――
Si, au départ, Daphné se sentait en sécurité auprès de ces sorciers, ces insurgés vers qui elle était allée, elle commençait à envisager une nouvelle perspective quant à leurs véritables idéaux. Les doigts fermement liés autour du poignet d'Astoria, qu'elle tirait derrière elle tandis que ses pas soulevaient un nuage de poussière lorsqu'ils frôlaient la terre, l'aînée des Greengrass observait le chef de son groupe d'un œil mauvais. Il n'aspirait pas à un futur meilleur, à des plans méticuleux et intéressant ; non, la mort seule l'intéressait et lui donnait la force de continuer. Les insurgés qui le suivaient semblaient partager la même idée, la même féroce envie d'en découdre et de faire un maximum de dégâts partout où ils passaient. Les lèvres clouées, Daphné ne soufflait habituellement mot, prenant part aux conversations groupées où chacun partageait son opinion ; mais, peu à peu, elle sentait que la sécurité d'Astoria était mise en jeu. Daphné souhaitait se battre, militante dans l'âme, mais sa sœur cadette passait avant son instinct révolutionnaire. Les relations qui la liaient dorénavant à Astoria étaient tendues, fragiles, et même si plus rien ne semblait susceptible de les rapprocher, l'aînée des Greengrass ne pouvait que se raccrocher à cette jeune fille, cette mère éloignée de son enfant par sa faute. Mais elle ne connaissait pas Scorpius et, à choisir, elle préférait avoir Astoria à ses côtés plutôt que de l'imaginer sous le joug des Malfoy. Qu'il était étrange pour elle de penser que son neveu avait pour père Draco Malfoy, cet être blond comme les blés qu'elle méprisait. Finalement, ses phalanges lâchèrent Astoria qui, docilement, continua à la suivre. Elle semblait s'être faite à cette vie de captive, forcée de rejoindre la rébellion alors que rien ne l'y prédestinait. En un sens, Daphné aurait dû ressentir ne serait-ce qu'une once de culpabilité face au désarroi de Tori mais, refusant de considérer les faits tels qu'ils l'étaient, elle arborait seulement une moue chagrine dès que sa cadette se détournait d'elle. Pouvait-il en être autrement ? Non. Daphné l'avait sauvée et, forte de cette idée salvatrice, elle ignorait avec brio le malaise d'Astoria, préférant se focaliser sur la sécurité de cette dernière. Et elles n'étaient plus en sécurité, face à ces missions presque suicides que leur groupe organisait. Si Daphné était également animée par le désir de voir bouger les choses, elle refusait de le faire aux dépends du bien-être d'Astoria. Il lui aurait été tellement facile de quitter ce petit clan d'insurgés, cherchant un groupe plus reposant pour sa cadette, mais non – sans être capable d'en expliquer la cause, Greengrass était incapable de tourner le dos à ces gens, à ces personnes avec qui elle partageait la route depuis si longtemps. Et elle avait peur, oui, elle craignait de voir cette indécision signer sa perte.
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