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Tag event sur EXCIDIUM DgxnSujet: MINI-EVENT 9 ⊹ wrong place, wrong time
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Rechercher dans: Events #8 & 9   Tag event sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: MINI-EVENT 9 ⊹ wrong place, wrong time    Tag event sur EXCIDIUM EmptyVen 3 Juin 2016 - 2:46
wrong place,  wrong time,

I can't stand not being able to do anything anymore.
23 MAY 2003 ; {#}Event{/#} 9




Lentement, ta main paresse dans le dos exposé de Nyssandra. « On devrait rentrer à la maison, un sourire explose contre son oreille. Je t'enlèverai cette robe – Tu la déchiras, impatient, amant un peu trop aimant. Et on ne le dira pas à ton mari. ». La plaisanterie a des airs de douceur, de candeur entre tes lèvres. Elle est saisissante d'une douce innocence, de celle qu'ont les jeunes mariés. Et dans l'océan bleu, tumultueux de tes yeux, les vagues d'amour l'écrasent, la terrassent. La magie mêlée tranquillise tes pensées ; Elle est si près, tellement près que rien ne peut lui arriver, que tu peux la protéger.

La main se noue à la sienne, les doigts s'entremêlent dans un baiser contre sa peau. Il y a des goûts de toujours tissés dans les éternités au coin de tes yeux. Il y a la certitude d'un amour indélébile, indestructible. Et tu joues encore un peu sous la cape, le regard plein de délice, de malice. Une moue boudeuse fleurit sur ses lèvres & elle susurre, faussement contrariée, tiraillée ; « Ça risque d'embêter mon mari si je pars loin de lui. ». Il y a des sourires qui s'étirent, des rires étouffées, mordillées entre les lèvres serrées. « Je suppose que je n'ai plus qu'à te voler à lui. ». Ce n'est un secret pour personne que tu n'es pas tellement partageur, pas tellement préteur. Enfant déjà, tu chérissais tes amis, refusant de les céder à d'autres que toi de peur de les voir se briser, t'abandonner. On t'a toujours dit que tu n'étais pas vraiment, pas tellement important. Sinon, Papa ne serait pas parti, n'est-ce pas ?

Et la voix grave & tonitruante d'Arsenius résonne à tes oreilles ; « J'envie les aveugles qui évitent de voir cette décoration aviliss - par Merlin, tenez-vous tranquilles, nous sommes en public ! Vous repeuplerez le monde plus tard, je suis en train de perdre la vue, là. ». Nyss  lève les  yeux au ciel, comme pour supplier tous les saints moldus & sorciers de le faire taire. Une moue douce explose & tu te retournes vers ton aîné, « Jaloux. », cales-tu, craches-tu avec néanmoins un fond de tendresse, de  délicatesse. Et le rire de Nyss retentit. C'est un peu nouveau cette paix entre vous. C'est un peu branlant encore sur vos cœurs désaccordés, pas habitués à vraiment s'aimer.  Un sourire s'attarde au coin de tes lèvres alors que tu attrapes le bras d'Arsenius ; « Fais gaffe, froncer les sourcils, ça apporte des rides. ». Le rire pétille, sublime, le goût de l'enfance est là, à deux pas. Et pourtant au trois mousquetaires, il manque Gwen. Et pourtant au trois sorciers, il manque la sorcière. Et il y a comme un vide qui jamais ne sera comblé. Le manque & l'absence s'étirent lorsque le bleu se pose sur la silhouette délicate de  Gwen. Tu recules déjà et Nyss avance, te devance. « On va la saluer. », cale-t-elle & tu fronces les sourcils, cédant à la jolie brune. Les  dents s'enfoncent dans ta lèvre inférieure. « J'ai pas envie. », murmures-tu comme un petit garçon forcé de coller un baiser sur la verrue d'une tante aussi laide qu’infâme. « J'ai vraiment pas envie. ».

Tu mens toujours un peu.
Ce n'est pas que tu n'as pas envie, c'est que tu ne sais plus comment lui parler, t'exprimer sans tout bousiller, sans tout rater. Tu l'as tellement blessé, tellement abandonné. Tu ne pourras jamais te faire pardonner, hein ?

Et il y a un grondement, un grognement du ciment. Et la terre tressaille. Les yeux clairs se lèvent, se soulèvent vers le plafond qui se fendille. « Merde, craches-tu, tu enlaces aussitôt Nyssandra, la protégeant de ta grande taille. La  baguette est soulevée alors qu'un lourd morceau se précipite sur vous. Expelliarmus ! Et tu vois le morceau se précipiter vers  Rookwood,  fauchant sur son passage quelques inconnus dont tu n'as que faire. Un sourire se peint alors qu'un autre morceau tombe sur toi. Et la pluie de décombres s'abattent sur vous, vous ensevelissant dans un cri. Merde, merde, merde. ». Contre toi, tu écrases Nyssandra. Les dents serrés, tu tiens, retiens l'enfer. Et tu sais, tu promet ; Elle est si près, tellement près que rien ne peut lui arriver, que tu peux la protéger, même si tu dois te sacrifier, même si tu dois en crever.

❝ Day One ❞



Les yeux s'habituent à l'obscurité et de toute ta taille, tu soutiens le mur prêt à s'effondrer. Dans le noir, tu comptes les inspirations & les expirations pour te calmer, comme quand Papa est parti & que Maman a sombré dans la folie, quand les cris ont retentis. Un. Deux. Trois. Le sang coule, l'os est ressorti, la courbe de l'épaule au bras est brisée, pulsant de douleur et d'horreur. Et plus tu y penses, plus tu sens la cruauté d'un monstre de souffrance te piétiner, te dévaler. Quatre. Cinq. Six.  La  jambe te lance & si tu parviens à la bouger, ce n'est qu'au pris d'un effort immense, ce n'est qu'au prix de la douleur qui crépite, s'agite. Huit. Neuf. Dix. Et le plus horrible c'est que ton autre bras est vide, l'inquiétude te creuse, peureuse & malheureuse ; Où est Nyss? « Nyssandra ? Nyssandra ? Pousses-tu sur tes cordes vocales dans une toux immonde. La crainte te ronge de ses doigts crochus, farfouillant dans ton coeur exposé, explosé. Nyssandra ! Nyssandra ! ». Et la petite forme en contrebas s'agite doucement, tranquillement. La  toux l'habite et tu crèves de descendre pour la serrer plus fort, la pousser dans l'étau de tes bras avec une myriade de baisers.   «  Je … » , un couinement déchire la pénombre & tu grondes, grognes. « Est-ce que ça va ? Est-ce que tu as mal quelque part ? » , un murmure qui la presse. Et le silence te répond, t'étreint. Et soudain, tu as peur qu'elle soit bloquée dans ce  trou sans fond. Tu as peur qu'elle soit écrasée par quelque chose. Merde, tu as promis et tu n'es pas foutu de l'aider, de la protéger, de l'aimer.  « Je vais bien … » , et tu te détends brutalement, soudainement. Elle va bien, tout va bien. Tu as tellement, tellement, tellement besoin d'elle en vie.  « Aramis, tu es blessé. Je- est-ce que … »  . Et tu sens la panique fait vibrer sa voix, la dominer, la ravager. Ce n'est pas si grave pour toi, tu iras bien quoiqu'il arrive. Tu as déjà vécu bien pire, tellement pire. Les cris de Gwen battue sous les sorts, crevée sous la douleurs. L'impression qu'elle allait être tuée par Weasley, pulvérisée par le sort qui a ouvert sur son corps des millions d'entailles. Tu en as encore la carte dressée sur ta peau.  « Est-ce que tu peux bouger ? » . La lèvre se mord, tu as tous les tords. Et tu ne peux pas lui dire que chaque geste te coûte, te fait monter les larmes aux yeux. Tu ne peux rien dire.  « Je-je peux lancer un sort … pour déplacer la dalle avec toi. » . Non, non, non ! Surtout pas ! La tête s'agite, crevant l'air d'un non puissant & pourtant si impuissant. La  toux sèche t'agrippe, te quitte ; « Ça risque de s'écraser si jamais tu bouges quelque chose. »

Et la lumière explose, vive & aveuglante. Tu ne voulais pas qu'elle voit le château de cartes sous laquelle vous reposez. Tu ne voulais pas qu'elle se sente prisonnière, encerclée de part en part. La lumière s'éteint. Et tu l'observes. Même un peu ébréchée, abîmée, elle reste si belle, tellement belle. « Amour ? »  , le mot te presse de toute son inquiétude, de  toute son absence de  quiétude. « J'ai - »  Et tu sens le mot s'attarder comme sur de vieilles blessures. Elle a toujours eu peur des espaces clos qui sont synonyme de tombaux. Enfant déjà, les craintes ont sonnés, résonné quand vous vous étiez enfermés dans ce foutu placard. Et tu l'as supplié de te pardonner. Tu l'as supplié de tes yeux trop bleu. Et encore une fois, tu es tellement désolé, tellement effrayé de la voir se briser sans pouvoir la tenir, la retenir, la ressentir. « S'il te plaît ... parle-moi. » « Je vais bien. Tout va bien. Tu n'as pas à avoir peur, Nyss. » Les mots s’enchaînent, en ricochets contre les pans de mur.  Tu veux étouffer, assassiner, ses inquiétudes.  « Mais - » « On s'est promis, non ? Sur la magie ? »  Et le sourire se trace, se retrace. Toi, tu tiens toujours tes promesses sous les caresses, les tendresses. Toi, tu ne la laisseras pas. Plus jamais.

Et tu la vois reculer, s'agiter, se  tourner & se  retourner, à la recherche de quelque chose, n'importe quoi. Il faut que tu parles. Il faut continuer pour elle, juste pour elle. Et même si contre toi, le poids pèse, menace de t'écraser, il faut que tu restes un peu, juste un peu. . « Jamais toi sans moi. Jamais moi sans toi, d'accord ? » , tu sais qu'elle acquiesce. Et la morsure de l'alliance est plus vive, plus indélébile. Tu la sens, la ressens ; Vous irez bien. « Et on manquerait trop aux deux idiots aussi ? »  , il y a un rire qui court dans ta voix. Il y a des sourires dans l'obscurité.  « ... d'accord. »  , un souffle & tu te tranquillises. Un souffle & tout va mieux. Mais, elle cherche toujours. Et tu sens la  brûlure de l'air dans tes poumons comme ses bombes qu'ils ont déversés sur vous, comme sur l'acide qu'ils ont lâchés. Et tu la vois essayer à deux reprises un sort & à la  troisième réussir, laissant l'eau tomber & l'air se vider de sa toxicité. Et pourtant il y a quelque chose qui gratte, qui t'échappe.  « Merde, merde, merde. »  , la peau est frottée et tu la vois s'agiter. Tu te dévisse le cou à essayer de voir. « Nyss ? », souffles-tu, mortellement inquiet, terriblement suspicieux. Mais elle ne t'entendra pas, elle ne te répondra pas non plus.


« Il y a de la place avec toi ? Je peux me transformer et te rejoindre ? » « Sois prudente. » , souffles-tu. Tu as pu voir quand la lumière s'est précipitée sur les murs de votre refuge improvisé que rien n'était solide, tout était branlant comme prêt à se casser, à vous  terrasser.  Et tu ne veux pas la voir louper son saut. Tu ne veux pas la voir s'effondrer, se briser, crever. Tu ne pourras jamais le supporter. Tu entends à peine un petit éternuement, et tu la vois, forme animale que tu as tant caresser, qui t'a exposé son ventre tellement de  fois. « J’ai entendu la voix de Gwen et d’Arsenius. »  , et tu es bien content qu'elle en soit au point de réapparaître avec ses vêtements. Les yeux l'observent, la capturent & tu es un peu mieux assuré, rassuré. « Est-ce que ça va ? Ta jambe et ton bras ... » . Tellement que tu veux la toucher. Le bras se tend, l'attrapant pour la ramener à toi pour la capturer dans un de ses baisers secrets, dans un de ses goûts d'éternité. C'est bien ta Nyss sous tes lèvres. C'est toujours elle.  Et tu ne regrettes pas même si dans un grognement, tu te forces à replacer le mur, étouffant sous son poids, sentant la douleur pulser, s'écraser dans tout ton corps.  « Deux trois os cassés, rien qui ne puisse se réparer. Toi ? Et Arsenius ? Et Gwen ? » . Tu n'as pas le droit de plus l'inquiéter, de plus la  charger. Et tu veux voir disparaître de ses yeux fauves, les éclats d'horreur, de douleur. Tu caches la toux un peu gauchement, pas vraiment. Et il  y a pourtant toutes tes peurs qui t'enlacent & te crevassent. « Je n’ai rien de douloureux,  souffle-t-elle. En silence, tu te promets de l'explorer de tes doigts, de fouiller chaque centimètre de sa peau, de compter les bleus, les maux. Tu te promets de refermer ce qui n'est pas de toi. Et de tous les traquer, les enfermer & les torturer, ces connards qui te font tout risqués, trop risqués.  J’ai cru entendre ton frère se plaindre à ta soeur. » Un sourire s'esquisse dans une autre toux. « Ca doit signifier qu’ils vont bien tous les deux. » Et elle s'essaie à l'humour la princesse tissé, enroulé dans tes mots d'amour, elle fait fleurir le rire.  La voix a beau tremblé, se designer sous les terreurs, tu aimes ce qu'elle susurre, murmure. Et pourtant, elle se  fige dans la peur, dans un râle d'anxiété & tes  yeux brillent un peu plus, toujours plus. Les  yeux se ferment & les paniques l'enserrent dans leur serres.

Et tu te tends pour la frôler un peu, rien qu'un peu, quand elle se  plie en deux. « Nyss ? Tu as mal? veux-tu demander, souffler. Nyss ne me quitte pas, s'il te plait, veux-tu ajouter, graver dans la pierre. Je-je ... ça va aller.   , et tu ne sais pas  vraiment si tu peux la croire. ( Elle t'a tellement menti, comment ne pas soupçonner, penser qu'elle va le refaire?) On a promis. Tu fais oui, de la tête. Pour toujours & à jamais. Les alliances le prouvent, la magie qui vous lie vous le susurre, le murmure.  Je ... je vais vérifier que Gwen et Arsenius vont bien, d'accord ? » Et tu veux lui dire que tu l'aimes, tu veux lui dire de revenir quand le petit corps disparaît. Tu veux lui dire de leur dire que tu les aimes aussi, que tu les aimeras pour toujours.

Et dans le noir, les secondes s'égrainent, t’enchaînent.
Et tu te remets à compter, à inspirer, expirer.
Résister.

Et tu sens le sommeil s'égarer, s’aggraver sur tes traits. ( Ne pas s'endormir. Ne pas s'endormir. Ne pas s'endormir.) Tu sais que tu ne dois pas céder, pas lâcher. Tu sais que tu ne dois pas faire attention à ce liquide poisseux qui se glisse sur ta peau, entrelace tes muscles. ( Ne pas s'endormir. Ne pas s'endormir. Ne pas s'endormir.) D'un miaulement, elle apparaît, se  glissant dans une ouverture. « Aramis. » , craque-t-elle en se  retransformant, en se précipitant. Et tu claques la langue, agacé. «  Fais attention, gourmandes-tu, en douceur, en lenteur en la voyant trébucher dans le noir. Je ne veux pas que tu te fasses mal. ». Toi, tu peux tout prendre, tout supporter mais elle, Merlin, protégez-la, gardez-la. « Aramis, ils vont bien mais tu dois boire ... » Tu n'as pourtant pas soif. Et une moue boudeuse, orageuse s'étire, s'expire. L'eau gicle pourtant, fraîche & douce à l’orée de  tes lèvres. «Reste avec moi, Dans un sursaut, sur sa voix, tu te fendilles, t'éparpilles. Tu as promis. ». Un grondement, c'est vrai & tu acceptes de boire, tu sens l'eau glisser dans ta gorge, étancher tes peurs & les horreurs. Et elle a raison, ça te fait du bien, tu crois bien. Tu fais signe que ça suffit, tu n'as pas besoin de  plus. Tu n'as besoin que d'elle. La  Têtenbulle te permet de mieux respirer, de résister. Et l'air est déjà plus agréable. «Bois aussi, s'il te plaît. Et il y a un silence. Je tiens toujours mes promesses, moi ».  Et les  jeux d'enfants courent encore entre maladresse & refus de céder, entre les  vieilles guerres enterrés dans les coups de rein & l'amour vivant, brûlant. « Je vais le faire, je le promets - mais avant je dois déboutonner ta chemise et ton pantalon. »  , et un sourire s'étire, l'éclat de tes  yeux flirte entre surprise & amusement. Tu captes un moyen pour la détendre, la défendre dans l'absurdité de cette situation, dans l'enfer qui vous condamne, qui vous damne.   « Tu veux le faire ? Ici ? »  , et elle ouvre grands les  yeux &  tu perçois le rougissement alors que tu lâches un ricanement.  « Mais bien sûr que non, idiot ! »  . Et elle cris & tu n'es pas peu fier de ta suggestion, de  cette hésitation.  « Gwen m'a dit de vérifier tes blessures, Gwen, bien sûre. Et ses nouveaux talents de médicomage & de ses mains tremblantes d'une magie protectrice, salvatrice. Et tu veux embrasser, mordiller ces lèvres boudeuses, baiser cette moue orageuse. Tu dis encore des bêtises ... » « Tu aimes mes  bêtises, sinon tu ne serais pas Madame Lestrange. »  et tu sais que tu as  raison, tu devines presque son sourire dans un « c'est vrai » doucement lâché, à peine égratigné.

Et elle s'attaque à ton pantalon & tu lui demandes si elle ne veut pas vérifier dans ton boxer, si elle ne veut vraiment pas toucher cette bosse dure. Il te semblait pourtant que tu avais un peu mal par là.  Et tu aimes l'entendre râler, s'égosiller dans le noir puisque c'est comme ça que tu l'aimes. Aussi douce & pétillante qu'une bulle de  champagne qu'elle égare dans sa bouche. Aussi dangereuse & vertigineuse qu'une plume contre le papier. Aussi douce qu'aimante dans l'intimité après lui avoir volé un million de  baiser. Tu l'aimes ainsi ; Vivante & brûlante. Et puis les doigts effleurent la  fracture ouverte, là où les os ont percés au travers de la chemise, ne laissant qu'un amas de  tissu trempé de sang. Tu te crispes, les dents serrés. . « Désolée ... »  , si elle savait qu'Hestia aime y glisser ses doigts, élargir pour mieux détailler, refermer.  Et le but du jeu est de, bien sûr, ne pas crier, hurler. « Il faut que je demande à Gwen comment faire. »  alors qu'elle dégage un peu mieux la paix & d'un œil bleu tu l'observes tracer un fil rouge. Oh non, ce n'est pas ce que tu crois. Elle n'a pas intérêt …  « Nyss, qu'est-ce que tu fais ? » « C'est ... ce n'est rien, nos magies liées vont aider à la compatibilité. » Tu vas la  tuer. Tu vas vraiment  les tuer, elle & ta débile de  sœur. Et le sang passe à toi,  glissant en souffle nouveau de vie, dans ton corps.  « Nyss, non. »  , grognes-tu, claques-tu dans un ordre brutal. Tu ne veux pas  de  ça, tu iras bien, tu promets.  « S'il te plaît, encore un peu. Juste pour t'aider. » , souffle-t-elle & tu déglutis difficilement, violemment. Ne comprend-t-elle pas ? Tu ne veux pas d'aide. Tu veux qu'elle, elle reste en vie. Tu veux qu'elle soit là, encore. Tu ne veux pas la voir s'étioler disparaître pour un peu de sang. Et tu sens ta propre magie crépiter, frustrée, ronger déjà le lien. « Nyss, arrête ça. » , craques-tu. Tu n'en veux pas. Tu refuses ça. « Nyss, arrête ça tout de suite. » , craches-tu, à bout. Et le lien se rompt, s'échappe & pourtant Nyss est si pâle, tellement pâle. Et tu veux lui ordonner de  reprendre son maudit sang. Tu veux lui cracher que tu ne veux pas de  ça, que tu ne peux pas faire ça. Elle frôle ta peau & ton épaule se dégage brutalement, fuyant son contact, les  yeux bleus sont électriques. Et tu le vois, tu le remarques, la longue traînée de sang séchée dans son cou. « Ton oreille ... Nyss, tu m'avais dit. »  « Ca ne fait pas mal. »  , et tes yeux accusent le coup. Tu vois, elle t'a encore menti. « Ça a saigné. » et tu sais qu'elle culpabilise quand elle frotte le sang dans son cou, comme une enfant prise sur le fait. La  bouche s'emplit d'amertume, de sel. « C'est sûrement juste le souffle de l'explosion, ça ne faisait plus mal quand je me suis réveillée ... c'est juste que,  Et elle annonce doucement, lentement comme si elle avait peur de ta réaction, de  tes actions. Je n'entends plus  vraiment. Plus vraiment ? Ou plus du tout ? Claques-tu, crevant d'inquiétude.  J'ai encore ma baguette je peux peut-être t'aider. » , claques-tu, en refaisant l'inverse de  ce  stupide sort. Et elle fait non de la tête et tu ne peux que céder, que rompre. « Je n'entends plus de ce côté, mais un seul côté, ça suffit, je t'assure. » et elle comble la distance pour t'arracher, te voler un baiser. Et tu ne peux rien lui refuser tout contre elle, tout contre sa chaleur. La colère s'évanouit presque en vent doux & lent.  « C'est tout ce dont elle a besoin. Garde tes forces. » , et elle s'éloigne & il y a comme des cendres sur ta langue. « Tu promets de garder un peu de tes forces aussi ? Je voudrais t'emmener à ce défilé. »  et elle sourit, en promettant. « Je reviens vite, il faut soigner ta blessure. » et tu ne veux pas soigner la blessure. Tu ne veux plus d'aide, tu veux juste la tenir un peu plus, tellement plus. Mais elle t'a promis, hein ? Vous irez à ce défilé, promis ?

Et tu as peur.
Tu as atrocement peur. A chaque nouvelle transformation, elle semble s’essouffler, t'abandonner. Et à chaque seconde, tu as peur de voir s'effondrer le petit tunnel qu'elle emprunte. Et tu la martèles de  tes « Arrête Nyss », mais elle refuse, ne cédant pas, ne te cédant jamais. Et tu sens la  frustration s'écraser contre toi, lambeaux & morceaux d'horreur. Tu sens toute ton impuissance te sacrifier, te précipiter dans l'horreur. ( Tu ne peux pas la perdre. Tu ne peux pas la perdre. Tu ne peux pas la perdre.). Et elle s'effondre & le cri la percute, te terrifie.  «Ca-ça va, Arrête de me mentir ! Craches-tu. Et elle n'écoute pas et elle crache, elle crache le sang & merlin que tu as  peur & merlin que tu sens un million de douleur te crucifier. Je dois juste- juste reprendre mon souffle. » . Elle doit cesser, elle doit arrêter. Tu dois l'arrêter, la  garder, la  protéger. Ce n'est pas  grave si tu saignes – tu te blesses toujours. C'est ton métier, tu l'as choisi. Pas elle, putain, pas elle.  « ... je dois juste vérifier une chose av-avec Gwen. » « Nyss ! Je t'interdis ... ». Mais il est trop tard, elle s'est déjà évaporée, petit chat brun & un peu lent. Elle t'a déjà laissé & dans le noir, tu te sens tellement abandonné.

« Merlin, prenez-moi mais pas elle. »
Toi mais pas elle.


❝ Day Two



Et tu la sens s'agiter un peu, se glisser contre tes blessures. Et tu glapis, douloureux, dans le sommeil. Tu murmures des choses incompréhensibles, quelque chose comme « encore un peu », « pars pas », «  besoin de toi ». Et tu veux juste continuer à la serrer contre toi. Elle a cessé de se  transformer, elle a cessé de te laisser. Vous vous êtes recroquevillés l'un contre l'autre, le mur loin en équilibre au-dessus de vous deux. Tu  bailles contre son oreille, lui murmure de cesser de s'agiter en dégageant ton épaule douloureuse. Tu veux juste dormir contre elle. Tu veux juste être près d'elle.

« On ira à la mer, en Irlande, susurre-t-elle doucement & tu ouvres tes grands yeux bleus sur elle, rieurs & plein de douceurs. Tu l'imagines bien, là, entre les  vagues. Le maillot de bain s'en irait dans la houle assassine & ses tout petits seins seraient redressés par la fraîcheur de l'eau froide, par la douceur de tes mains. Elle aurait un peu bronzé, elle serait de  cette couleur un peu café au lait qui embaume le nez. Elle aurait des odeurs de soleil & d'été.  Loin des gens . Un grognement de satisfaction résonne. Pas d'Eris, de Magister mégalo à servir. Pas de famille, pas de doutes, pas de disputes. Juste vous deux & le sable. j'apprendrai à faire des crêpes, on mettra la glace au chocolat que tu aimes dedans et ce sera bien. » Le ventre  gargouille, le coeur frémit ; tu veux ces choses là. Et lentement, tes doigts tracent des cercles de feu paresseux sur son bras, sous la cape ; Elle a tellement froid. « On fera l'amour, tous les jours. Et le soir aussi. » . Un râle bas & rauque s'étire de ta gorge, vient creuser votre refuge d'une envie d'elle, d'un désir d'elle. « Je te dirais je t'aime tout le temps. » . Et tu rougis doucement, lentement. Toi aussi, tu veux lui dire, lui hurler. Toi aussi, tu n'as pas eu assez de temps pour l'aimer. « Ils diront que je suis trop expressive, que je montre trop que j'aime mon mari - et je leur rirai au nez, tu sais. Ca te plairait ? » . Et tu frémis d'envie. Et tu sais que tu rougis en marmonnant ; «  Tu exagères à me séduire comme ça, et le rire pétille contre ta peau, tu sens son souffle un peu doux, un peu saccadé. Et aussi en me donnant envie de tout ça. ». Et tu sais qu'elle te suffit. Tu sais que tu n'as besoin que d'elle pour combler les absences & le manque. « Moi, j'ai envie de chocolat. »  souffle-t-elle comme ces princesses capricieuses, un peu trop amoureuses & heureuses. « Ce chocolat noir en forme de pivoines que tu m'as offert. Je pourrais en avoir ? » « ... tu ne devais pas savoir que je te les avais offerts. et tu pulses d'une colère douce, tu sais que tu devras crever l'abcès avec Gwen, lui souffler qu'elle n'avait pas vraiment le droit de faire tout ça. Tu sais que tu devras aussi lui dire que tu l'aimes à ta débile de sœur. Mais oui tout ce que tu veux. » « Tout ce que je veux ? » Tu fais oui de la tête, en sentant la chaleur du baiser dérapé, te faire trembler. Et elle pose son front contre ton épaule & tu l'entoures de ta grande main valide.  « Je veux t'aimer pour toute ma vie - ce serait bien, ça» « Tu sais que tu peux. Je ne vais pas partir. Un soupir. J'ai promis. », mais les mots s'enroulent aux siens. « Je t'aime depuis tellement tellement longtemps, je voudrais bien continuer encore. » et tu ne comprends pas trop, abruti par la fatigue, abruti par ce déluge immonde d'horreur. Et tu la serres un peu plus, tournant un peu la tête ; Elle a les yeux qui papillonnent & elle s'étiole. Un bond du coeur de  travers & brutalement ton bras s'enroule à sa taille. « Nyss ? Il y a un vent de panique dans ton être. Je suis un peu fatiguée, Amour, Non, non, non. Nyss, tu ne dois pas dormir. Nyss, regarde-moi. Son beau visage est pris en coupe dans tes grandes mains. L'alliance brille à ton doigt. Nyss, Nyss, Nyss !  Mais je veux encore t'aimer, tu sais. Et je-  Et quelque chose bourdonne dans ta tête, une pure pulsion animale. Continue ! Tu as promis. Il y a des bruits de pas, la lumière aveuglante & dans tes bras, Nyss se détend.   Je fais de mon mieux, ne sois pas fâché, s'il te plaît. »  Et Nyss meurt.

« Monsieur Lestrange ! La ferme. Tu l'écrases contre ton torse, plus près, encore plus près. Le sang boue. Ma femme, maintenant ! Mais- Maintenant ! Qu'une vélane crève pour elle, je m'en fiche mais sauvez-la ! », tes dents se crispent et toi qui a cru que si elle était près, tellement près que rien ne pourrait lui arriver, que tu pourrais la protéger, même si tu devais te sacrifier, même si tu devais en crever. « Ramenez-la-moi », et c'est un cri de détresse, un SOS jeté au médicomage. « Je vous en supplie, elle est tout ce que j'ai. » et tout ce que tu n'auras jamais.
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Rechercher dans: Events #8 & 9   Tag event sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: MINI-EVENT 9 ⊹ wrong place, wrong time    Tag event sur EXCIDIUM EmptyJeu 26 Mai 2016 - 22:30
wrong place,  musique o5)

Lentement, le petit corps gigote, essaie de sortir de sa torpeur sans déranger Aramis contre lequel elle est appuyée, serrée dans l'espace étroit qu'ils sont parvenus à s'aménager, calant le pan de mur en équilibre sur les gravas tout autour. A son annulaire, l'alliance pulse le mal être d'Aramis, cette fatigue et cette douleur qu'elle voit gravées sur ses traits, et doucement, et tendrement, elle s'assure qu'il boive, que les bandages magiques tiennent. Nyssandra ne sait plus depuis combien de temps ils sont ici - tout s'étiole dans le noir et même les angoisses se dissolvent doucement avec sa conscience. Alors elle ne se concentre que sur lui, uniquement sur lui - la chaleur de sa peau contre elle, son cœur qui bat sous sa main, les frissons sous les souffles qu'elle perd dans son cou. Ses émotions qui sont désormais les seules que l'empathe, perdue entre éveil et conscience, parvient à capturer.

Et sa voix fatiguée lui murmure les beautés de ce qu'ils feront après. Après avoir été sauvés, après être guéris, après la guerre ; elle ne sait plus vraiment, les frontières deviennent un peu floues pour son esprit qui dérive au gré des fantasmes d'un futur plus doux. « On ira à la mer, en Irlande, elle a dans le nez toutes les senteurs fraîches et herbeuses du pays de sa grand-mère : Loin des gens - rien qu'eux, tous les deux, sans la guerre et sans la misère tout autour - j'apprendrai à faire des crêpes, on mettra la glace au chocolat que tu aimes dedans et ce sera bien. » Un soupir doux qu'elle lui souffle au creux de l'oreille, sur des airs tendres. « On fera l'amour, tous les jours. Et le soir aussi. » Elle le noiera d'affection, d'amour à ne plus savoir quoi en faire, à en crever s'il le faut. « Je te dirais je t'aime tout le temps. » Sans plus jamais s'arrêter, parce qu'elle se rend compte qu'elle ne le lui dit pas assez, qu'elle a encore tellement d'amour à exprimer, à lui donner. « Ils diront que je suis trop expressive, que je montre trop que j'aime mon mari - et je leur rirai au nez, tu sais. Ca te plairait ? » La question est rhétorique, elle sait bien qu'il aime ça, qu'elle le clame, qu'elle affiche l'appartenance. Elle le sait, elle sent bien. Et elle rit, doucement, dans son cou de ce rire chargé de tendresse, quand elle le voit rougir un peu, marmonner qu'elle exagère à le séduire comme ça, à lui donner envie de toutes ces choses. « Moi, j'ai envie de chocolat. » Souffle-t-elle d'une voix rêveuse, un peu endormie. « Ce chocolat noir en forme de pivoines que tu m'as offert. Je pourrais en avoir ? » « ... tu ne devais pas savoir que je te les avais offerts. » Contre l'empathie engourdie de fatigue, elle le sent : Aramis est contrarié par l'anecdote, cette preuve d'affection qui s'inscrit dans l'avant, à l'époque des guerres d'enfants, des jeux cruels qui leurs blessaient le cœur. Et ça l'amuse un peu entre les yeux mi-clos. « Mais oui tout ce que tu veux. » « Tout ce que je veux ? » Elle dépose un baiser paresseux au creux du cou, appuie son front sur l'épaule. Tout est si lourd dans son petit corps, tout est si fatigué. « Je veux t'aimer pour toute ma vie - ce serait bien, ça. » Ce serait vraiment bien. De rester contre lui, toujours, et l'aimer, l'aimer, l'aimer. « Je t'aime depuis tellement tellement longtemps, je voudrais bien continuer encore. » Même rien qu'un peu, c'est tout ce qu'elle demande. Mais les paupières papillonnent, c'est difficile de rester réveillée, et de plus en plus, elle se sent glisser dans l'inconscience. Elle a déjà froid aux pieds, aux mains ; elle ne sent plus vraiment son corps, elle n'a plus tellement mal. « Je suis un peu fatiguée, Amour, avoue-t-elle dans un murmure pour la première fois en recroquevillant son corps plus près de lui : mais je veux encore t'aimer, tu sais. Et je- » « Ici ! Je vois quelqu'un ! » Une voix, des bruits de pas ; et soudain, la lumière explose, l'air frais les enlace. Contre Aramis, c'est tout son corps qui se détend, abandonne la partie quand le soulagement lui agrippe le cœur. « Je fais de mon mieux, ne sois pas fâché, s'il te plaît. »

Les yeux se ferment. La main retombe, et elle s'effondre.
Je suis vraiment vraiment fatiguée.
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