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Tag drassandra sur EXCIDIUM DgxnSujet: NYSSANDRA LESTRANGE ► Here I am, the victim of my own choices. And I'm just starting.
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Rechercher dans: Fiches poussiéreuses   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: NYSSANDRA LESTRANGE ► Here I am, the victim of my own choices. And I'm just starting.    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyDim 19 Juin 2016 - 16:19
Boys don't cry
une citation de ton choix une citation de ton choix


Aramis Lestrange
{#}aranyss{/#}

ft. Nicolas Simoes, (sovereign)
Elle s'en va, et elle revient, la trajectoire elliptique au possible. De rencontres aux paroles assassines en trêves sur un champ de bataille bicolore, Nyssandra sait qu'Aramis est mauvais pour elle. Dangereux. Parce qu'il connait par cœur ses masques, ses mensonges et ses pitoyables manipulations. Lui possède la carte de ses failles et, contrairement aux autres, il n'hésite jamais à y enfoncer les doigts pour l'ouvrir toute entière et faire sortir sa laideur. Pourtant, Nyssandra reste. Elle érige des murailles, creuse des douves et aiguise ses mots pour établir des distances sans jamais oser s'éloigner de trop. Il y a des aimants en elle qui tirent, l'attirent et la font dérailler. Il y a l'attraction, la gravité et ces forces cosmiques qui la ramènent toujours à lui comme une planète piégée par une étoile. Ce n'est pas plus mal, susurre la petite voix de ses noirceurs égoïstes : leurs jeux ne se font qu'à deux et elle ne veut pas qu'il se trouve un autre partenaire. Elle ne le laissera pas l'abandonner. Jamais. Pas même pour le Magister et cette Marque qui signe son appartenance à un autre qu'elle.
Ascleus Ollivander
{#}asclyss{/#}

ft. Liam Neeson, (Lutiine)
On raconte que toutes les petites filles veulent épouser leur père, et la petite Eudoxie de son enfance n'a pas dérogé à la règle. Elle voulait désespéremment l'amour de son père, son affection, son attention. Sans doute aurait-elle tout préféré à cette déception permanente, cette impression de ne jamais être assez, de ne pas valoir les quelques moments où il posait le regard sur elle. Tu es une fille. Le reproche éternel. L'infinie déception. Ascleus voulait un fils, et il devait se contenter d'Eudoxie. Une gamine dont les prouesses d'enfant faisaient raisonner des et si douloureux dans sa tête (et si Esther n'avait pas perdu leurs fils en fausse couche ? et si il devait se contenter d'Eudoxie toute sa vie ?). Une adolescente qui a rejeté la Magie, qui a abandonné (qui abandonne toujours). Une femme qui a osé abandonner les siens, s'est convertie à l'indépendance au lieu de continuer à adorer les Ollivander. Aujourd'hui encore, ses mots sont les plus douloureux pour Nyssandra. Aujourd'hui encore, sa déception est un poignard qu'il lui fiche dans le coeur. On ne se débarrasse pas si aisément des liens du sang.
Jerald Macmillan
{#}jeroxie{/#}

ft. Richard Armitage, (Nuit Parisienne)
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Ardal Ollivander
{#}nyssardal{/#}

ft. Max Irons, (big bad wolf)
Les relations entre Nyssandra et Ardal ont toujours été ... compliquées, délicates. Conflictuelles. La première née des Ollivander aurait dû être l'exemple à suivre, mais Ardal est le fils que tout le monde attendait. Le fils qu'on attendait depuis trop longtemps. Pour l'attention qu'il recevait sans mal d'Ascleus, et pour l'amour que lui témoignait ouvertement Esther, Nyssandra l'a envié, longtemps jalousé pour ça. De son côté, il a méprisé cette sorcière qui rejettait les Ollivander et leur héritage en partant travailler pour des journaux à l'étranger et s'extirpant de l'autorité familiale. Bien sûr, il y a les liens du sang entre eux. Bien sûr, il y a Lorcàn comme un trait d'union entre eux. Mais il y a aussi les individualités fortes que sont Ardal et Nyssandra. Des individualités qui entrent fréquemment en collision alors qu'il donne tout aux Ollivander et qu'elle refuse tout ce qui en porterait le sceau. Il a parfois l'impression qu'elle le rejette aussi pour ces mêmes raisons. Peut-être que leur seul vrai problème ne vient pas des Ollivander et de la lignée. Mais simplement de leur amour mal exprimé.
Lorcàn Ollivander
{#}lorcanyss{/#}

ft. Max Irons, (mistake storms)
Lorcàn est un passionné de Magie, comme Ardal. Mais contrairement à son frère, il ne fait pas tout sous le sceau des Ollivander. S'il leur reste loyal, il n'oriente pas ses buts en fonction du bien-être des Ollivander et ne se sent pas obligé de ramener Nyssandra dans la famille. Ce qui explique qu'il y ait bien moins de frictions entre lui et sa soeur. De là à dire que Lorcàn est aussi proche d'elle qu'il l'est d'Ardal, il y a un gouffre. Ils demeurent différents - et Lorcàn prend plus souvent le parti d'Ardal que celui de Nyssandra lorsque ces deux-là s'opposent. Même lorsqu'il n'est pas d'accord. Un détail stupide qui agace la sorcière. Cependant, Lorcàn est le seul à l'avoir soutenue quand elle est partie à l'étranger. Le seul à ne pas avoir critiqué son choix de s'émanciper d'un nom qui lui pesait. Il ne l'a pas dit, bien sûr, se contentant de lui envoyer une lettre pour lui demander comment elle allait. Mais c'était suffisant. Qu'il ne la prenne pas de haut est suffisant à leur bonne entente.
Ian Ackermann
{#}ianyss{/#}

ft. Jude Law, (Ecstatic Ruby)
Ian était pur et c'était bien la seule chose qu'il avait pour lui, auraient dit ses parents. Esther Parkinson ne le trouvait pas assez prestigieux, Ascleus Ollivander ne le pensait pas assez érudit. Après avoir appris à le connaître, Nyssandra, elle, le trouvait très bien. Trop bien pour elle, même. Et elle n'a jamais vraiment compris pourquoi il l'aimait. Elle s'est longtemps (toujours) demandé si, au final, il n'était pas amoureux de la Nyssandra forte, indépendante et adorablement peste plutôt que de cette Nyssandra égoïste, désabusée et pessimiste qu'elle est au fond. Elle n'a jamais su, et n'a jamais voulu le savoir, s'efforçant d'être celle qui serait à la hauteur de Ian et de l'amour qu'il avait pour elle. Oui, elle l'a aimé. Enormément. Au point d'accepter un mariage et d'envisager sa vie avec lui. Mais elle n'a jamais su lui montrer entièrement qui elle était, avec ses failles et des défaillances, de peur qu'il décide de partir.

Draco Malfoy
{#}drassandra{/#}

ft. Tom Felton, (schizophrenic)
Sans qu'il le sache, Draco est celui qui a réconcilié Narcissa avec Nyssandra. Ce n'est qu'avec la naissance de l'héritier Malfoy que l'adulte a adressé ses premiers mots à la fillette qui avait toujours senti l'affection de Cissa mais s'était toujours heurtée à son indifférence glaciale. Paradoxalement, Draco a aussi été source de souffrance pour la gamine, blâmée plus encore d'être une fille par une Esther qui se détestait d'être jalouse du bonheur de sa meilleure amie.
Envieuse, elle l'a été bien sûr : Narcissa incarne un idéal maternel hors de portée et l'attitude de Draco n'y rendait pas toujours justice. Jalouse ? Non. Elle le voyait courir obsessionnellement après l'approbation de son propre père comme elle l'avait fait dans le passé et c'est sûrement pour cette raison qu'elle a mieux et plus aimé le fils de Narcissa que ses propres frères. Ca, et le fait qu'elle sentait bien l'amour de Draco pour sa mère sous ses airs de garçon qui joue les grands. Combien de fois a-t-elle levé les yeux, souri à la cheshirienne ou soupiré d'un air entendu devant la trop grande fierté du blond ? Trop souvent, si on écoute le garçon. Mais lui-même n'est pas vraiment dupe de l'attitude blasée de Nyssandra, de cette indépendance qui dissimule des carences en affection familiale. Match nul donc. Pourtant, avec Draco, cet équilibre ne la gêne pas. Si certaines vérités sont dévoilées, révélées en filigrane, Nyssandra sait que celles-ci se parent du sceau du secret et de la discrétion. Amis, leur complicité et leur confiance se sont étendues jusqu'au secret de la naissance de Scorpius dont elle connait les sombres tenants et aboutissants par la bouche même de Draco. Et, étant une des personnes encourageants le blond à prendre la responsabilité de l'enfant à naître, il lui fallait bien accepter la demande (extravagante, si vous lui demandiez son avis) de l'héritier Malfoy à ce qu'elle soit la marraine de l'enfant. Qu'importe à quel point elle avait peur de décevoir Draco en étant une mauvaise marraine.
Scorpius Malfoy
{#}nyssius{/#}

ft. nobody, (Heresy)
Nyssandra a l'amour égoïste. Il n'y a que placée face à la blondeur et aux moues de son filleul qu'elle revient à sa nature d'antan, celle d'une gamine qui veut donner et ne demande qu'à recevoir un peu d'amour, bien loin de l'adulte qui se permet tout et prend ce qu'elle veut sans permission. Car, pour Scorpius, elle a toutes les attentions, toutes les délicatesses. Imitant inconsciemment Narcissa, elle le couvre d'amour et de cadeaux, sortant de ses sentiers battus pour investir la cuisine en conquête d'un gâteau au chocolat aux bords un peu trop cuits ou pour lui installer une chambre jusque dans son refuge secret de Lake District. Parce qu'elle aime Scorpius et, avec lui, elle se découvre un instinct maternel qu'elle pensait tordu, brisé par Esther. Elle découvre la Nyssandra, plus douce, plus belle, qu'elle aurait pu devenir. Et elle s'assurera que l'enfant deviendra celui qu'il est destiné à être et qu'il ne se retrouvera pas utilisé et brisé par le reste du monde (ou sa stupide et égoïste génitrice), dusse-t-elle se noircir le cœur plus encore pour le protéger.
Rabastan Lestrange
{#}rabanyss{/#}

ft. Michael Fassbender, (SWAN)
Bien qu'elle soit une des familières des enfants Lestrange et que sa mère fréquente assidûment Mrs Lestrange, ce n'est qu'une fois au bras de Roman Travers que Nyssandra a rencontré le terrible Rabastan Lestrange, toutes barrières levées. Et c'est à peine s'ils échangèrent plus que des politesses de circonstance avant que Nyssandra ne se désintéresse de la discussion entre les deux Mangemorts, s'excusant pour aller rejoindre ses amies. Depuis, les deux sorciers croisent assez peu, et essentiellement lors d'occasions officielles, mais c'est bien assez pour que sous un masque parfait de la bienséance et du professionnalisme, l'empathie de Nyssandra ait senti toute la méfiance qui émane du sorcier à son égard. Prudente, elle se retranche derrière une politesse impeccable mais évite les contacts superflus avec le Mangemort, persuadée qu'il a appris d'une façon ou d'une autre ses velléités vis-à-vis du Magister dont il est un des plus fidèles lieutenants. Si elle savait les reproches de Rabastan sont d'ordre familial plus que politique, nul doute qu'elle rirait bien joyeusement de sa paranoïa.

Arsenius Lestrange
{#}arsyss{/#}

ft. Vinnie Woolson, (Shiya)
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Bill Weasley
{#}byss{/#}

ft. Domhnall Gleeson, (sovereign)
Il était facile de se moquer de Bill Weasley dont les vêtements passés de mode criaient à la pauvreté. Il était facile de rejoindre la masse. Bien qu'à Poufsouffle, la petite Nyssandra était trop occupée à se chercher une place dans le monde et la société (et peu lui important la société, en vérité) pour se préoccuper d'être juste ou injuste. C'était presque exaspérant qu'il ne réagisse pas à ses piques, que son humeur vacillait à peine face aux moqueries qu'elle lui assénait à chaque fois qu'ils se croisaient. Puis elle a abandonné, frustrée de voir qu'il ne répondait pas à son immaturité patente et se trouvant d'autres cibles. Et enfin, ça l'a un peu attirée, un peu charmée quand elle a cru être tombée sur l'exception à la règle. Sur cette personne au cœur noble de ses idéaux naïfs. D'amis en couple officiel, ils se sont mis ensemble un peu par hasard. C'était une relation tranquille et confortable dont la rupture a été consommée quand Bill a fini ses études sans qu'aucun heurt ne soit fait à leur amitié. Une amitié qui, renouée au retour de l'Ollivander sur les terres anglais, a servi de prétexte à Molly pour une invitation à dîner au Terrier dans l'espoir de vendre une anglaise à son fils aîné et de détourner Bill de son mariage imminent - une manœuvre aussi amusante que gênante pour la sorcière. Son dernier bon souvenir avec Bill avant que la guerre ne rompe le contact à nouveau.
Alastar Doherty
{#}Alyss{/#}

ft. Theo James, (.Cranberry)
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Jeremiah Anderson
{#}jessandra{/#}

ft. Benedict Cumberbatch, (Shiya)
La cohabitation entre Nyssandra et Jeremiah a toujours été un peu délicate. Intelligents tous les deux, mordants tous les deux et  ... le gouffre se creuse quand vient la question de la politique ou de l'idéologie. Quand Jeremiah est passionné et s'engage facilement dans de nombreuses causes, Nyssandra préfère rester en retrait et ne s'impliquer dans rien. Une attitude qui l'agace d'autant plus qu'il trouve la femme intelligente et clairvoyante. Longtemps, d'ailleurs, elle n'a été que l'idiote qui gaspille son cerveau sur des choses inutiles (il n'a jamais eu beaucoup d'admiration pour la section mondaine de la presse) et il a longtemps montré de l'incompréhension sur la relation entre Ian, son meilleur ami, et Nyssandra. Sur la fin, pourtant Nyssandra lui semblait plus fréquentable (et il semblait moins chiant à l'anglaise). Ils auraient pu se considérer comme amis, mais quand elle est revenue en Angleterre pour oublier Ian, l'Ollivander a simplement décidé de rompre leurs liens. Elle ignorait d'ailleurs qu'il était venu avec d'autres journalistes étrangers jusqu'à ce qu'elle trouve son nom dans le Phare à On. Au nom de leur vieille amitié, elle a voulu le sauver, jouant de relations pour tenter de le faire sortir d'Azkaban, quitte à en faire son Rebut, jusqu'à ce qu'elle apprenne sa mort au détour d'une conversation dans les locaux de la Gazette.
Theodore Nott
{#}theoxie{/#}

ft. Dylan O'Brien, (CryingToYourHeart)
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Severus Snape
{#}sevexie{/#}

ft. Alan Rickman, (schizophrenic)
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Matteo Grimaldi
{#}nysseo{/#}

ft. James McAvoy, (SWAN)
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Davius Llewellyn
{#}dassandra{/#}

ft. Misha Collins, (Eclatic)
La voix grave de Davius. La chaleur du sort qui la percute. Davius Llewellyn est d'abord synonyme d'une terreur nouvelle, de la réalisation de sa propre mortalité. Une nouvelle vulnérabilité de plus, une faille qui se crée alors qu'elle se vide de son sang. Si elle a accepté ses excuses dans cet atelier maudit et qu'elle l'a aidé, il lui est encore difficile de mettre une étiquette sur ce qu'est l'insurgé à ses yeux. Une alliance ? L'homme qui a manqué de la tuer ? Ou celui qu'elle a aidé contre toute logique ? Une chose est certaine, cependant. Il l'intrigue autant qu'il la dérange. Il a ces serments et ces certitudes qu'elle ne comprend pas vraiment, incapable qu'elle est de déterminer comment elles ont fait pour se cheviller à son cœur si profondément. Et pire encore, il a engrainé en elle des idées dont elle se passerait bien. Que le Magister n'est pas invincible. Qu'elle peut changer quelque chose. ... Peut-être qu'au fond, elle lui en veut de bouleverser ses habitudes et d'essayer de raviver des idéaux qu'elle veut enterrer. Qu'a-t-il dit déjà ? Qu'elle n'est pas comme les autres ? Quelle mauvaise blague.
(Et peut-être qu'elle le remerciera un jour)
Keziah Campbell
{#}nyssiah{/#}

ft. Simon Baker, (Kaiji)
Campbell est l'insupportable blondinet qui tapait sur les nerfs du rédacteur en chef de la Gazette, lequel tapait ensuite sur les nerfs de ses journalistes. Alors fraîchement revenue des Etats-Unis, autant dire que se faire houspiller à la place d'un Monsieur Sourire (et qu'importe les qualités vantées par Eris à propos dudit sourire), ça n'est pas bien passé chez Nyssandra et que la mention de Keziah Campbell suffisait à l'agacer. Jusqu'à ce jour où elle a pu enfin le mordre de sa verve alors qu'il essayait de la titiller alors qu'ils étaient devant le bureau du rédacteur en chef. Pas sensible pour un sou à son numéro de charme, elle reconnaît cependant une intelligence face à laquelle il est souvent amusant de s'opposer.

Wayland d'Anjou
{#}noway{/#}

ft. Dane Dehaan, (LARME STLAURENT)
Wayland d'Anjou lui fait peur. Lorsque le sorcier approche d'elle, son instinct de survie virait au rouge et il n'avait jamais beaucoup besoin de s'approcher pour qu'elle sente toutes les émotions noires du sorcier gratter contre ses barrières mentales. L'homme est un psychotique, une opinion déjà fort négative qui a trouvé le moyen de s'aggraver encore quand Nyssandra a constaté qu'il prenait un malin plaisir à l'approcher. Comment il est parvenu à comprendre qu'elle le craignait et qu'il la mettait mal à l'aise ? Elle l'ignore, car elle est certaine qu'il n'est ni empathe, ni legilimens. Mais les faits demeurent : Wayland joue au chat cruel qui s'amuse à effrayer la souris et leurs rencontres sont provoqués. Du moins, elles l'étaient jusqu'à ce qu'on l'enferme à Azkaban. Une nouvelle dont elle se réjoui.
Augustus Rookwood
{#}augnyss{/#}

ft. Mads Mikkelsen, (Datura)
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Roman Travers
{#}roxie{/#}

ft. Luke Evans, (Shiya)
Epouse Roman Travers et tu auras ta place chez les Ollivander. On peut se croire aussi indépendant qu'on veut, on aspire toujours à trouver sa place. Nyssandra a toujours aspiré à obtenir une place dans sa propre famille, une rédemption pour ses promesses brisées. Alors elle a accepté l'arrangement. Pas pour le bien des Ollivander, mais pour son bien à elle. De façon égoïste. Ce qui ne signifie pas qu'elle doive en sauter de joie, n'est-ce pas ? Epouser un Mangemort, ce n'est pas vraiment la joie. Epouser celui-ci ? Pire encore. Aussi prompt à s'enflammer de colères incompréhensibles qu'à envahir son espace personnel comme si elle était sa chose. Fatigante girouette pour ses boucliers mentaux. Elle a pour lui un mépris grinçant et une condescendance acide. Mais aujourd'hui, Roman Travers a rompu les fiançailles en apprenant que ses entrailles sont plus inutiles que celles d'Esther Ollivander. Et quand bien même si lui viendrait l'idée de venir réclamer sa possession sur elle, il lui faudrait revenir d'entre les morts.

Tag drassandra sur EXCIDIUM DgxnSujet: I'm not an owl ► les petites lettres des rps
Luna Lovegood

Réponses: 237
Vues: 10027

Rechercher dans: HRP & beuglantes staffiennes   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: I'm not an owl ► les petites lettres des rps    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyVen 13 Mai 2016 - 2:03
BB SCORPIUS OMG. gaah

Et +1. Marquez ce jeudi12/vendredi 13 comment étant le jour où Mel s'est faite keeler. rip rip rip

#hestan
#bastus
#dramione
#drassandra
#raben
#rolfie

Et comme dirait ce grand philosophe, Simon Rosier, #adenmastuer.

Edit ; le philosophe m'a rappelé que #eireneo et le #simya4ever rip
Tag drassandra sur EXCIDIUM DgxnSujet: DRASSANDRA + ephemerian
Draco Malfoy

Réponses: 10
Vues: 1251

Rechercher dans: Trésors rpgiques   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: DRASSANDRA + ephemerian    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyJeu 12 Mai 2016 - 14:37
ephemerian

Le silence n'est pas d'or, il est mortel.
C'est une fosse qui se remplit de fantômes.
20 JUILLET 2002 ; #Drassandra 1


« Je m’entraîne. A devenir animagus – pour éviter que Janvier ne se reproduise. » Alors qu’ils atteignent la salle de bains, il se fige brièvement, le temps de lui adresser un coup d’œil surpris. Euphémisme – c’était bien la dernière explication qu’il s’attendait à recevoir de sa part. « Tu t’entraînes à maîtriser l’animagie ? » Répète-t-il lentement, comme pour s’assurer d’avoir bien assimilé l’idée. Toi ? En une autre occasion, il aurait ri, classé l’idée dans la catégorie des lubies somme toute saugrenues. C’est qu’elle s’attelle à une tâche malaisée, Nyssandra ; à une forme de magie complexe et risquée que tous les sorciers ne peuvent se targuer d’être aptes à comprendre. Mais Draco est le fils d’une sorcière de salon et il sait ce qui peut couver sous les braises de leur apparente vulnérabilité, lorsqu’elles se retrouvent acculées. Et puis… janvier. Le souvenir des émeutes est vivace. Cuisant, plaie à vif, et les paniques de Scorpius restent gravées dans son esprit, entremêlées à celles qu’il a lui-même éprouvé. « Ils ont encore cassé le cœur de marraine ? » demandait sans cesse son gamin alors. « C’est mieux que je reste avec elle pour toujours peut-être. » Et il y a songé, vraiment, avec la certitude féroce d’être à même de la réparer, en dépit de son incompréhension quasi-totale des contrecoups de l’empathie qui la torture. Draco lui-même n’est pas certain d’en comprendre tout à fait les méandres ; se doute qu’un cœur d’enfant à ce point gonflé d’amour pour elle peut faire office d’oasis, de vague de soulagement à travers le tumulte des émotions brutes, brutales qu’elle encaisse à cause de la guerre. « Marraine fait pas très très bien la cuisine mais c’est pas trop grave papa, on peut manger du gâteau au chocolat tout le temps. » Draco en convient cependant, ce n’est pas une solution – pas une vraie. A vrai dire, il est épaté qu’elle ait songé à une telle échappatoire. « Si jamais tu veux tenter, je peux t’aider. » La consternation fait frémir ses commissures, sourire qu’il peine à contenir tandis qu’il la dévisage encore, quelque chose pétillant au fond des prunelles. De l’amusement et– et de la fierté. Nyssandra est comme sa mère, une fleur rare ; de celles qu’on pense pouvoir piétiner, balayer d’une simple bourrasque, mais qui s’avèrent plus tenaces que les plantes sauvages, aptes à défier les intempéries, à ployer sans consentir à rompre. « Enfin, je peux te conseiller des grimoires. » « Tu es pleine de surprises », remarque-t-il à voix haute. Il ne sait pas si elle se rétracte par complexe, self-conscious, ou par souci de son égo à lui, bien connu pour être surdimensionné et lui interdire d’accepter trop aisément toute offre d’aide. Mais le contexte est aussi incongru que l’offre – ils sont bras dessus bras dessous, deux estropiés s’aidant à affronter aussi dignement que possible une banale montée de marches, et il porte sur sa robe les stigmates de la déchéance que Nyssandra nie avec acharnement, et après tout, elle est elle, réceptacle des maux qu’il couve depuis des lustres, alors… pourquoi pas ? « Tu as – combien, six mois d’avance ? » reprend-il en négligeant volontairement sa tentative de changement de sujet. « Et je suis plutôt très pris par le temps. » Il l’avoue, finalement, à demi-mots ; l’urgence de sa situation. « Tes acquis sur le sujet ne seraient pas superflus. D’autant que ce genre d’objectif s’atteint plus aisément avec l’émulation d’un groupe qu’en solitaire, non ? » Ils peuvent être une équipe. Ils le sont déjà et son regard confiant, chaleureux, le lui souffle avec une assurance assumée, avant qu’elle ne s’éclipse pour lui fournir de nouveaux effets. Il capte avec un temps de retard. « Des vêtements propres ? » Froncement de sourcils. Un brin d’ennui. « C’est… pratique, certes, mais je croyais que tu t’étais débarrassé des – » affaires de l’Autre. Il ne l’a jamais beaucoup aimé, Ian. Il lui a dérobé Nyssandra et l’a emmenée sur un autre continent, loin des siens, crime passable d’une éternelle désaffection. Draco n’est pas spécialement friand de la théorie selon laquelle les morts méritent systématiquement l’absolution (s’il y pensait un peu plus longuement, peut-être dénoterait-il quelques ressemblances entre sa réaction de l’époque et celle qu’affiche Scorpius, aujourd’hui, lorsqu’on évoque l’idée que sa marraine se marie un jour) et ses griefs sont à peine plus tempérés aujourd’hui qu’au premier jour, mais se ravivent à chaque fois qu’il constate que l’ombre du défunt plane toujours au-dessus de Nyss. Il croyait que c’était terminé, cette fois. Surtout depuis qu’Aramis… Anyway, les mots meurent sur ses lèvres avant qu’il n’ait le temps de les formuler. Ses doigts effleurent les produits pour homme qui côtoient ceux de la jeune femme, et il se fend d’un ricanement plein de dents, de ceux qu’affichent les petits frères quand ils dénichent les secrets d’une aînée. Aramis ne badinait donc pas ; son implication avec elle est réelle et en est même à ce point-là ? Draco est agacé (qui dit envahissant ?) de tout découvrir ainsi, sur le tard, par une série de coïncidences et d’aveux forcés, à demi-mots. Et tout à la fois enfle en lui une félicité palpable, au fur et à mesure qu’il s’accommode à l’idée. Il attend qu’elle revienne et lui tende les vêtements soigneusement pliés pour les récupérer et emprisonner le poignet de Nyssandra au passage, au-dessus de la pile. « Quelle chance que les tenues sorcières soient ensorcelées pour s’ajuster, n’est-ce pas ? Celle-ci aurait probablement été ridiculement grande, sinon. » Ridiculement grand, c’est tellement Aramis, tellement évident que son prénom n’a pas besoin d’être mentionné pour le dénoncer. Un sourcil arqué, il ajoute – « Je n’ai plus 15 ans, je peux tout à fait me faire à l’idée que tu recommences à vivre. » Il s’interrompt un instant, goûte la satisfaction que lui procure la découverte, et les mots qui se forment sur sa langue, suaves comme des délices sucrés, avant de les formuler. « En fait, ça me plait. Surtout si ça n’implique aucun départ Outre-Atlantique ou autre hérésie du même genre. » Il ne l’a jamais nié, son égoïsme aigu, son rejet de tout ce qui peut l’arracher elle à sa vie à lui. Il l’a toujours assumé et l’a transmis sans honte à sa progéniture, même, nouvelle chaîne entre elle et lui. Et si elle épouse Aramis – parce qu’il n’imagine pas le concerné s’investir à ce point sans nourrir de tels projets en fin de compte – elle sera un peu plus (encore plus) de la famille (nouvelle chaîne entre elle et lui), et « Ça me plait beaucoup. » Quelqu’un pour prendre soin d’elle et lui assurer une certaine sécurité, ça le soulage au plus haut point, d’autant que le fils Lestrange est féroce et hargneux lorsqu’on touche à ses proches. C’est parfait, vraiment. Et, simplement pour s’en assurer : « C’est vrai, n’est-ce pas ? Aramis et toi. » Il a besoin de l’entendre confirmer, de l’entendre de sa bouche pour être certain, pour laisser le choc des premières heures se muer en soulagement.

Et il s’en réjouit encore, de longues minutes plus tard, après qu’elle l’ait laissé à l’intimité de la salle de bains, pour chasser les relents acides de la nausée de tout à l’heure. Mais il se fige, soudain, à l’entente d’un bruit sourd qui attire son attention et se répète tandis qu’il enfile les vêtements (ridiculement grands) qui s’ajustent à son contact. « Nyssandra ? » qu’il demande en ouvrant la porte ; voix basse, soucieuse de ne pas réveiller Scorpius, supposé dormir. Mais le bruit se répète et à vrai dire, il vient justement de la chambre d’enfant, aménagée quelques années plus tôt. Inquiétude immédiate – en quelques pas, Draco est à la porte, perplexe. Et ce qui l’attend à l’intérieur ne fait qu’accroître ce sentiment.
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Rechercher dans: Trésors rpgiques   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: DRASSANDRA + ephemerian    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyLun 18 Avr 2016 - 2:04
ephemerian

Le silence n'est pas d'or, il est mortel.
C'est une fosse qui se remplit de fantômes.
20 JUILLET 2002 ; {#}Drassandra{/#} 1


« Des bagatelles, comparé à ce dont elles m’épargnent. Vraiment. » Pensif, le regard fauve tombe à leurs pieds, là où le cendrier s’est brisé un peu plus tôt. Nyssandra veut le croire. Quand leurs yeux se croisent de nouveau, elle demande si c’est « vraiment ? » la vérité. Sur sa langue hésitante, il y a des dizaines de questions qui se bousculent, toutes nées de son inquiétude pour Draco. L’absence de détails la perturbe. Des bagatelles, dit-il. Peut-être mais quoi exactement ? Ce n’est pas un manque de confiance – pas avec tout ce qu’ils se confient, pas avec tous les secrets communs qu’ils protègent. Seulement, ils ont trop l’habitude de taire les choses pour s’avouer naturellement, facilement des vérités, aussi petites et simples soient-elles, sans devoir se les arracher. A coups d’empathie intrusive, autrefois. A grands renforts de questions plus assertives qu’interrogatives, à partir de maintenant ce soir.

Et ce n’est pas juste Draco. C’est elle aussi.
Le blond le sait bien, puisqu’il ne tarde pas à faucher ses interrogations pour lui poser une des questions qu’elle craignait le plus. « Pourquoi la deuxième potion est-elle aussi entamée que l’autre ? » Le pli sur son front pâle fait monter des angoisses dans sa gorge et lui noue les entrailles. (une excuse, trouve une excuse avant de tout rater encore, souffle la voix avec une urgence qui la fait paniquer : si tu lui dis, tu vas le perdre pour toujours, il va te détester, te mépriser, réaliser à quel point tu es inutile) « Les fioles sont pratiquement au même niveau, pourquoi ? Si tu souhaites reposer ton don et tes barrières, à quoi b– » Les lèvres se descellent, la bouche s’ouvre. Pourtant ce n’est pas pour cracher le mensonge qu’elle vient d’inventer, un peu à la va-vite ; mais pour recracher son dîner, ses angoisses et ses anxiétés. « Merlin’s balls ! » « Je ... pardon » Se dépêche-t-elle de s’excuser, proprement mortifiée par ce qui s’est passé. Vomir sur Draco, et trahir sa faiblesse devant lui. C’est toute une éducation qui vient de se faire piétiner. Qui continue d’être bafouée quand, au lieu de retrouver sa contenance et de réparer immédiatement les dégâts, la maîtresse de maison est trop occupée à calmer les douleurs de son estomac contracté. « Qu’est-ce qui t’a pris ? » Mais « je suis désolée » est la seule chose que la brune parvient à couiner entre deux souffles courts, et ses mots laissent comme un goût de larmes derrière eux. « Qu’est-ce qui ne va pas ? » La potion, son empathie, sa vie toute entière ? Par où commencer exactement ? (elle n’est même pas fichue d’être une bonne hôtesse) Avec difficulté, Nyssandra ravale son amertume et la bile qui lui brûle la gorge avant d’enjoindre Draco à rallier la salle de bain puisque, tremblante et hagarde, elle est (plus qu’) inutile. « Je ne te laisse pas derrière dans un tel état ! » La protestation la fait grogner, incapable d’exprimer autrement son mécontentement tant la nausée revient, brutale. Malgré tout, dans les deux iris fauves, il y a comme de la reconnaissance, et elle peut bien se moquer de Draco et de sa manie à tout vouloir gérer seul, elle n’est pas vraiment mieux. Elle est peut-être même pire à exiger la confiance et les confidences des autres sans jamais accorder naturellement, simplement la réciproque. (A toujours toujours toujours vouloir se débrouiller seule pour ne déranger personne) Même quand elle accepte son bras, elle s’y appuie à peine. Elle n’ose pas tellement s’y accrocher, malgré l’envie qu’elle a de se sentir soutenue, aidée. (Ne m’interromps pas pour rien, Eudoxie, et débrouille-toi. C’est pourtant simple comme bonjour à faire, même pour quelqu’un comme toi.)

« Comment as-tu pensé à la métamorphose humaine ? » Demande-t-il lorsque se soutenant l’un à l’autre, ils grimpent les dernières marches de l’escalier. « Je … » Alors qu’ils passent devant la chambre de Scorpius, Nyssandra s’interrompt, prend le temps de goûter ses prochains mots, évalue l’impact et les conséquences de chacune des réponses qu’elle peut lui offrir. « Je m’entraîne. » Finit par lâcher la brune puis elle ajoute, dans un murmure – comme si elle craignait qu’on ne l’écoute : « A devenir animagus – pour éviter que Janvier ne se reproduise. » Pour éviter d’avoir le cœur bouffé par des raz-de-marée émotionnels, pour ne pas se diluer dans la foule.  C’est la vérité, c’était pour tout ça. Au fond, ça l’est, encore un peu, même si c’est devenu secondaire d’éviter la noyade. (il n’y a rien à sauver, tout va bien après tout – et le déni avec lequel elle se berce pour se rassurer est aussi efficace, sinon plus, que l’effet de suggestion des potions d’obéissance qu’on la force à ingurgiter). « Si jamais tu veux tenter, je peux t’aider. » Nyssandra regrette ses mots à l’instant même où ils résonnent dans l’air frais de la salle de bain. L’idée est parfaitement ridicule. Elle, la sorcière médiocre et inutile ? L’aider ? Lui, le sorcier compétent et assez doué pour être Langue-de-Plomb ? Le petit rire qui lui échappe grince, un peu amer, alors qu’elle le relâche et fait couler une eau chaude dans la baignoire. « Enfin, je peux te conseiller des grimoires. » Je doute de t’être utile autrement que pour ça. Le sous-entendu est lourd dans son oreille alors elle s’empresse de changer de sujet : « Tu peux utiliser les produits là, du doigt elle pointe ceux qu’Aramis lui a laissé, sans préciser quelle est leur provenance, ignorante des aveux lâchés par le Lestrange. Puis elle tend la main vers Draco, le geste étrangement similaire à celui, très maternel, qu’elle a avec Scorpius quand elle lui fait prendre son bain : je vais te rapporter des vêtements propres. » Ceux de Ian, pense-t-elle sans se souvenir qu’elle les a déjà donnés. Et sans réaliser que les seules tenues d’homme qu’elle trouvera pour Draco seront celles d’Aramis.
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Draco Malfoy

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Rechercher dans: Trésors rpgiques   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: DRASSANDRA + ephemerian    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyMer 17 Fév 2016 - 14:56
ephemerian

Le silence n'est pas d'or, il est mortel.
C'est une fosse qui se remplit de fantômes.
20 JUILLET 2002 ; #Drassandra 1


Il ne sait pas quoi en penser. De Bones. C’est radical, comme évolution, comme amélioration, mais après tout… Si Nyssandra affirme qu’elle s’implique de façon bénéfique, il a envie de la croire. Si elle dit avoir trouvé en l’hybride une alliée, là où il n’a su être là, il a envie d’y croire. Alors il hoche la tête, simplement ; acquiesce, accepte. D’autant plus que sa vis-à-vis en revient au sujet qui le tracasse en priorité : les potions. Quelque chose titille son attention, mais il ne parvient pas à mettre le doigt dessus, dans l’immédiat, et déjà la jeune femme esquisse un mouvement négligeant pour en balayer l’importance. Elle s’éloigne d’ailleurs, sans prévenir, si bien qu’il se braque et effectue un mouvement dans sa direction, un brin alarmé de la voir s’éloigner.

C’est spontané et ridicule, un poil paranoïaque : il ne va pas la perdre simplement parce qu’elle s’écarte d’un pas ou deux. Il se fustige en silence, force les émotions qui l’ont vivement submergé à s’évanouir sous un air placide, maîtrisé. Elle s’arrête devant sa bibliothèque, ni plus ni moins, et il penche curieusement la tête de côté en la voyant en tirer un grimoire sans titre qu’elle lui tend. « Peut-être que tu devrais explorer la piste de Werner plutôt. Est-ce que la Métamorphose humaine n'aiderait pas ? Comme l'animagie par exemple ? » Il est surpris. Euphémisme, elle le prend complètement de cours et il fronce les sourcils, songeur. Ses neurones s’activent, titillés par la piste qu’elle vient d’offrir. « Je n’y avais absolument pas songé mais – oui… oui, ça se tient. » La suggestion est même terriblement tentante, tant pour le possible soulagement qu’elle concrétise que pour l’attrait du Langue de Plomb pour les mystères de la magie. Il feuillète rapidement l’ouvrage, ne l’évalue pas encore mais se promet de le faire une fois rentré. D’un côté, il est étonné de lui découvrir de telles lectures et tend donc à penser que le sujet n’y est abordé que de façon superficielle et qui sait – peut-être même romancée. Cependant, une part de lui ne peut s’empêcher de songer qu’elle semble étrangement parée pour toutes éventualités, comme si la guerre ne la contournait pas avec autant de diligence qu’elle le devrait. « Ta potion n'est pas labellisée, n'est-ce pas ? » Il ne répond pas, hausse simplement les épaules, comme pour minimiser le détail. Sans succès bien probant, puisqu’elle enchaîne presque aussitôt : « Quelles sont ses effets secondaires ? » Il pense en vrac au phases de dépression respiratoire qui n’ont jamais manqué de le faire paniquer, aux instants de confusion, aux crises occasionnelles de bradycardie, aux chutes de tensions à chaque changement de position et ainsi de suite – « Des bagatelles, comparé à ce dont elles m’épargnent. Vraiment. » Tout à coup, ce qui l’a frappé plus tôt lui revient, de façon plus définie. « Pourquoi la deuxième potion est-elle aussi entamée que l’autre ? » Il fronce les sourcils, les connexions s’établissent. « Les fioles sont pratiquement au même niveau, pourquoi ? Si tu souhaites reposer ton don et tes barrières, à quoi b– » les solliciter si fréquemment ? Mais le mot s’interrompt là tandis qu’il recule en s’exclamant sous le coup du choc et du dégoût : prise d’un violent haut le cœur, Nyssandra vient de l’inonder des restes régurgités de son dîner et il a tout juste le temps d’écarter le livre de sa trajectoire. « Merlin’s balls ! » « Je ... pardon », bafouille-t-elle, mais il est trop indigné pour tout à fait l’entendre. « Qu’est-ce qui t’a pris ? » Ses prunelles délavées sont écarquillées, passent de la robe souillée à la brune, puis le contraire, et ainsi de suite, son nez froncé par l’odeur qui lui retourne l’estomac. Mais il reprend ses esprits en la découvrant pâle et tremblante, prise de haut-le-cœur difficilement réprimés ; le spectacle lui plisse le front et c’est d’une mine inquiète qu’il se pare cette fois, alors que le corps de Nyssandra trahit les je vais bien mensongers qu’elle lui offre à tort et à travers depuis le début de leur échange. « Qu’est-ce qui ne va pas ? » La question est plus appropriée que celle qui l’a précédée ; il n’a jamais la brune aussi défaite, Draco, si bien qu’il peine à savoir comment réagir. « Tu devrais... La salle de bains. » Et l’hôtesse mortifiée de l’enjoindre à la précéder tandis qu’elle reste là à tituber sur ses bases. Lorsqu’elle affirme de sa voix vacillante qu’elle le rejoindra plus tard, il ne se retient pas de manifester son désaccord d’un claquement de langue, moue sévère à l’appui. « Je ne te laisse pas derrière dans un tel état ! » Il n’y a pas à discuter, la question ne se pose même pas. D’un mouvement de baguette, il fait léviter le grimoire sans nom jusqu’au meuble le plus proche, avant de faire disparaître le surplus visqueux qui dégouline de sa robe. Il hésite un instant, mais ne se résout pas à ôter la tenue tâchée – il ne porte en-dessous qu’un pyjama, vestige de sa prise de conscience chaotique de tout à l’heure et de son arrivée précipitée. Il lui présente son bras en prenant bien soin d’éloigner le pan de tissu sali pour qu’elle ne risque pas de l’avoir sous le nez ou pire, de s’y heurter. « Comment as-tu pensé à la métamorphose humaine ? » Il n’y revient pas par suspicion. C’est plutôt une tentative de concentrer son esprit sur un sujet qu’il peut maîtriser, afin d’étouffer son anxiété – à l’idée que Scorpius se réveille et les surprenne dans un tel état, à l’idée qu’une crise survienne sans prévenir… ils forment une paire terrible, vraiment ; un duo qui lentement s’effondre, tout en s’obstinant à s’offrir mutuellement la force de continuer d’avancer.
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Rechercher dans: Trésors rpgiques   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: ANIM ► This is our show    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyMar 15 Déc 2015 - 14:47
this is our show

We're the ones writing the script.
15 DECEMBRE 2002 ; {#}Drassandra{/#} {#}Reanyss{/#} {#}Draghan{/#} (animation)


« Non. » Le soupir qui échappe à l'Ollivander est lourd, pesant. Perchée sur ses talons hauts, drapée dans sa cape et son hermine, elle fixe son filleul qui, bras croisés, refuse d'aller se coucher. Qui est l'idiot qui a donné autant de sucre à cet enfant ? Nyssandra a bien une petite idée (qui débute avec Ass- et finit par -ria) mais Draco, occupé à se préparer, n'est pas là pour confirmer ses certitudes. « Non, répète l'enfant, pas décidé à se laisser faire : Je suis grand maintenant. » L'argument favori de Scorpius depuis qu'il a eu ses premières manifestations magiques. Bien entendu. « Je veux venir au bal avec toi. Je veux pas que Monsieur Lestrange danse avec toi. » Malgré elle, les traits se défroissent sous un rire léger et une main qui vient déranger les épis blonds. « Aramis - avec douceur mais fermeté, elle corrige le prénom, décidée à mettre fin à la guerre puérile entre les deux bébés de sa vie : danse avec sa soeur, Guenièvre. » Ce n'est pas un mensonge. Nyssandra ne va pas à cette soirée uniquement pour l'amusement, mais aussi pour sa chronique. Mais, bien sûr, ça ne suffit pas à son filleul qui la regarde fixement : « Alors, et Scorpius arque un sourcil exactement comme Draco le fait : si je viens pas, qui va te faire danser, marraine ? » Cet enfant ne perd jamais le nord, et il sait trop bien que Nyssandra aime danser pendant les bals et les soirées. Avec tendresse, elle se penche vers Scorpius et les lèvres déposent un baiser léger sur le front : « Ton père va me faire danser, d'accord ? » Ca, bien sûr, c'est si Draco arrive à se dépêtrer de sa horde de jeunes héritières en manque de mariage. Mais elle se garde bien d'expliquer à son filleul le sourire amusé qui tire sur les coins de sa bouche. Scorpius, en se glissant dans ses couvertures, n'est déjà pas bien emballé par l'idée de déléguer son rôle de chevalier. « Tu n'as qu'à le nommer officiellement représentant de Scorpius Malfoy. » L'idée de jouer les grands princes avec son propre père semble terrasser les réticences du garçon (ce n'est pas un Malfoy pour rien, Nyssandra en rirait). Ca, un bâillement à s'en décrocher la mâchoire et le hibou qui vient toquer à la fenêtre. « Peut-être que la fête est annulée et que tu restes avec moi au lieu de voir Monsieur Lestrange, hein, marraine ? » Suggère-t-il quand elle récupère l'enveloppe des pattes du nocturne mécontent d'avoir été ignoré. Et l'espoir vibrant de Scorpius l'aurait volontiers fait rire si sa gorge ne s'était pas brusquement nouée, asséchée par une angoisse sourde et trop familière. « Marraine ? Tu vas bien ? » (Souris, tu ne veux pas qu'il sache - et la voix dans sa tête revient, se réveille au bruit de parchemin qui se froisse entre ses doigts crispés) Sa robe fronce doucement lorsqu'elle se retourne vers Scorpius, un sourire un peu crispé sur les lèvres. C'est vraiment le mieux qu'elle puisse faire pour rassurer l'enfant. (Aramis, il lui faut Aramis - lui sait la calmer, lui promettre que tout ira bien) « Marraine ? » « Tu es sûr que tu n'es pas un peu voyant, Scorpius Malfoy ? Le baiser et l'étreinte qu'elle vient lui donner sont autant pour lui que pour elle - et devant l'expression perdue du garçon, Nyssandra explique : Marraine est triste parce que la fête est annulée et qu'elle ne peut pas rester avec toi ce soir. » Un mensonge sans vraiment l'être, comme une peinture retouchée, un portrait défiguré pour refléter une vérité moins dégoûtante. La sorcière connait cet art du bout des doigts, elle l'a gravé sur la langue, sur sa bouche. (mais Scorpius doit être protégé) Des doigts fins viennent replacer les mèches blondes avec tendresse : « Mais promets-moi qu'on dansera ensemble à la fête de fiançailles, d'accord ? » Sur la magie, même, qu'il jure, le petit Scorpius aux airs de prince. « Très bien, je dois juste voir ton père. Tu restes au lit, d'accord ? Je promets de revenir te dire au revoir avant de partir. » Avant de s'enfuir dans le couloir et de rejoindre Draco, elle ne dit pas que c'est pour glaner un peu de courage, un peu de chaleur, que c'est pour garder avec elle un souvenir de tendresse. Egoïste, elle ne dit pas que c'est pour elle, plus que pour lui.

« Draco, Scorpius est couché mais je- » Commence-t-elle, le mensonge déjà au bord des lèvres, mais elle s'interrompt brusquement quand elle réalise qu'un autre hibou attend patiemment que Draco le déleste de sa lettre, frappée d'un sceau qu'elle reconnait d'ici. Rookwood. Inutile de lire ce que contient la missive pour savoir que Draco est le mangemort mentionné sur le parchemin roulé en boule dans la poche de sa cape. « Draco ... ? » Le regard fauve qui ne lâche plus le blond est incertain, les mots s'effondrent contre cette langue d'ordinaire si agile à lancer excuses et mensonges. « Il faut prévenir les autres que nous ne pourrons pas les rejoindre. » Murmure-t-elle, finalement, en cherchant à détourner l'attention du noeud du problème. Les deux fioles qui déforment l'enveloppe destinée au Malfoy. Contenant probablement les deux potions que Draco a déjà vues chez elle.

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La foule qui se presse au Chaudron Baveur la fait stopper brusquement, agressée par le bruit qui éclate contre leurs tympans dès que la porte est ouverte. Nyssandra ne pense pas se tromper en disant que ça fait des années qu'elle n'a pas mis les pieds ici - et que la poussière sur l'étagère branlante date probablement aussi de sa dernière venue ici. Tout en prenant garde à l'endroit où elle pose ses chaussures, elle suit Draco et le laisse les guider à travers la masse compacte de plébéiens. « La lettre disait devant l'entrée moldue. » Elle signalait aussi que le rendez-vous était trente minutes plus tôt, mais il avait fallu discuter (des fioles encore, de l'étrange cicatrice sur sa cuisse aussi), se changer dans les vêtements empruntés à Draco et prévenir Aramis (Avalon n'avait pas voulu la quitter, pas plus que Scorpius n'avait voulu lâcher le petit hibou quand il avait compris que son père et sa marraine seraient absents malgré l'annulation de la fête).

Honnêtement, s'ils avaient pu grappiller une heure supplémentaire de sérénité ...
Honnêtement, s'ils pouvaient rester dans ce pub miteux plutôt que d'aller chez les moldus ...

Nyssandra ne sait pas ce qu'elle ne donnerait pas pour ne pas être forcée d'y aller. (Ce sont ses ordres, tu dois obéir. Tu ne veux pas désobéir, pas vrai ?) Oui, mais ça fait mal. C'est toujours douloureux de se perdre et de se noyer. (Tu t'en remettras.) « Est-ce que tu le vois ? » Sa question se ponctue du grésillement d'une cigarette qu'on allume et qui trahit sa nervosité, son stress à l'idée de devoir (encore) boire l'infâme potion.
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Rechercher dans: Trésors rpgiques   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: DRASSANDRA + ephemerian    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyLun 23 Nov 2015 - 1:26
ephemerian

Le silence n'est pas d'or, il est mortel.
C'est une fosse qui se remplit de fantômes.
20 JUILLET 2002 ; {#}Drassandra{/#} 1


Elle ne sait pas bien pourquoi la nausée revient brusquement et lui retourne les entrailles. Elle ne sait pas bien si c'est la potion de Bones ou si c'est l'idée d'être découverte, de voir démolis les masques qu'elle a patiemment façonnés pour cacher aux autres sa laideur véritable, cette inutilité crasse qui la brise. Elle sait déjà les réactions en chaîne qui feront s'effondrer les pans de son existence, les uns après les autres, si elle joue les maillons faibles. Nyssandra connait le prix des aveux et des vérités tranchantes (te trahir, c'est le trahir, susurre la voix dans sa tête sur des notes trop sucrées de compassion) alors elle peint un tableau pleins de demi-vérités, La faute à pas de chance. L'égoïste accuse les morts et balance toutes les fautes sur le dos de Jeremiah qui n'a pas voulu se rendre (en enfer) aux autorités. L'accusation est portée par un groupe de rafleurs qui (ont agi comme des bêtes sauvages) n'ont fait que leur travail. Comme toujours, Nyssandra s'attribue le beau rôle, joue les (collabos) victimes. Elle est celle qui (a laissé) n'a rien pu faire.

C'est pitoyable.
Je n'ai rien pu faire, son éternelle excuse.
Je n'ai rien eu le cran de faire, son écœurante vérité.

Mais ça vaut toujours mieux que d'avouer qu'elle n'est qu'une traîtresse (qu'elle détruit les coeurs et ... Merlin, elle ne veut même pas savoir ce qu'ils font (ce qu'elle fait) aux gens qu'elle dénonce). C'est toujours préférable au reste - à les perdre, à ne plus les avoir avec elle. Au fond, c'est sûrement la simple idée de les perdre qui lui donne tellement envie de vomir. Nyssandra n'est pas si facile à approcher, moins encore à accrocher - mais elle fait partie de ces faux indépendants qui ne savent pas vivre seuls, qui ont peur de finir abandonnés de tous.

« Quelles potions ? Jusqu’à quand ? Bientôt ? C’est la réponse que j’offre à Scorpius en permanence. Celle qui signifie ‘peut-être demain, peut-être jamais’ » Haussement d'épaules quand elle offre avec honnêteté : « Je ne sais pas, les potions sont ... expérimentales. Le philtre de paix est trop fort pour moi. » Elle n'a même pas songé à fuir quand les insurgés ont attaqué. Elle n'a songé à rien, pas même à Eris effrayée ou à Gwen, Aramis et Draco en danger. « Tu représentes tout ce qu’il a encore de stabilité. Et je… Est-ce que je devrai employer ce mot à propos de toi un jour ? Ta marraine ira mieux bientôt ? » Sans y réfléchir, la tête esquisse doucement un non. (tu n'as pas besoin d'être sauvée, tu veux rester, encourage la voix) C'est vrai, elle n'a pas besoin d'être sauvée ou de guérir. « Tu n'en auras pas besoin. Tu ne comprends pas : je vais bien. Ce n'est pas grave, tu n'as pas à t'inquiéter pour ça. »

Peu importe si elle doit tous les bercer de mensonges élégants, elle s'en fout d'endosser le rôle d'une autre Nyssandra, plus forte que ce qu'elle est réellement. Si c'est une illusion, plus jolie et plus brillante, qu'ils aiment et chérissent, ainsi soit-il : elle peut le faire, elle connait les mots et les gestes de cette femme. En échange, elle demande seulement à les avoir à ses côtés, sains et saufs.

« Si tu pouvais encore ressentir, tu serais submergée par – » autre chose que ce profond sentiment d'inutilité. Parce qu'en l'état, elle ne peut rien faire pour le déchiffrer, elle ne peut plus l'aider à se comprendre lui-même, à déchiffrer les monstres qui hantent les coins sombres de sa vie. « des émotions négatives » (elle est obligée de le laisser se livrer, lui qui déteste ça) « Je suis désolée. » - de ne pas pouvoir partager. « Montre-moi tes poisons ; je te laisserai voir les miens. » Le regard, sous le froncement de sourcils, est hanté d'interrogations. « Tu peux comprendre, même sans ressentir. » La certitude qui embrasse les mots de Draco devrait la réconforter, faire descendre un peu de paix - et pourtant, c'est une sueur glacée qui roule contre sa nuque, craintive qu'est Nyssandra de décevoir encore, de faire défaut à nouveau. "Tu ne sers vraiment à rien, Eudoxie" - la peur d'entendre ces mots sortir de la bouche de Draco lui tord littéralement les intestins, et c'est une main tremblante qu'elle tend vers la fiole qu'il lui révèle. Cette potion ne ressemble à rien de ce qu'elle connait, mais l'aspect est bien assez parlant. Il épelle "expérimentations" et "douleurs" en nuances verdâtres. « Draco, je veux juste » -m'assurer qu'elle n'est pas nocive, proteste-t-elle quand la potion est mise hors de sa portée, mais le sorcier, impitoyable et inflexible, l'interrompt : « Montre-moi les tiens. » Ses doigts se referment sur les pans de sa robe de chambre alors que Nyssandra se sent acculée de nouveau. « Si tu me fais confiance, tu ne tenteras pas de me duper. » Et quand il dévoile la flasque, tous les traits de son visage s'alourdissent de cette expression désemparée. Depuis combien de temps ?

A pas lents, Nyssandra se dirige vers le secrétaire où elle cache les potions, peu désireuse de voir Aramis tomber sur les philtres expérimentaux au milieu de la réserve médicale. Le tiroir racle et les fioles s'entrechoquent sous le geste trop brutal. Avec une réluctance évidente, la première potion, tueuse d'empathie, est sortie. (Si tu me fais confiance, tu ne tenteras pas de me duper, et les mots de Draco lui enfoncent des échardes dans le coeur) La main plonge à nouveau dans le tiroir, les doigts frôlent les deux autres récipients. (Fais attention à ce que tu fais, prévient la voix avec une douceur trompeuse : tu n'as pas envie qu'il sache, pas vrai ?) Et les doigts s'enroulent autour de la seconde fiole, laissant la potion d'obéissance dans le tiroir aussitôt refermé.

Quand elle lui tend les deux fioles, elle regrette d'avoir cédé, et la voix lui martèle qu'elle a eu tort, qu'elle s'est plantée. Ca fait presque écho aux mots de son père, c'est perturbant, ça la distrait de l'examen de l'étrange potion - pas comme si elle pouvait en déduire plus que ce qu'elle sait déjà, en vérité. Elle a beau renifler la potion, aucun souvenir d'enfant, aucune leçon d'école ne lui revient en mémoire. Les questions sont son idée - puisqu'ils sont incapable de se confier, peut-être qu'ils sauront mieux avouer sous interrogatoire. « Qu'ont dit les médicomages et les guérisseurs ? » Les a-t-il seulement consultés en vérité ? Elle le sait bien trop fier pour admettre ce qu'il voit comme une faiblesse - et la question lui brûle les lèvres. « Ils me baladent de service en service, mais ils sont contraignants et inefficaces. En attendant, en période de crise, je suis comparable à ça – » Un sursaut la déséquilibre quand il brise son cendrier d'un geste indifférent, froid. Comme si se briser en éclats lui était banal. Normal. Et voir le cendrier réparé revenir sur la table basse dans la plus grande indifférence lui donne une soudaine envie de pleurer. « Alors je cherche des alternatives ailleurs. » La première idée qui lui vient est la magie noire - elle sait que Draco comme Aramis la pratiquent, elle n'est pas naïve. Mais elle n'est pas non plus stupide au point d'ignorer que les magies sombres sont trop dangereuses pour être réellement curatives. Pernicieuses, elles vous bouffent le idées et l'âme, et ce qu'elles donnent, elles le font payer par fragments si petits qu'on ne le constate parfois que trop tard, jusqu'à vous engloutir entièrement. « Mais j’ai consulté une guérisseuse, récemment - la précision la fait respirer de nouveau - Rigel Werner, qui semble avoir des théories plus solides, au moins sur les façons de freiner les dégâts : les fractures à répétition ne sont pas tant un souci que le fait qu’elles ne se réparent pas correctement sans un suivi intensif. Elle pense que certaines formes de magie pourraient contribuer à remodeler ma structure osseuse. » Aux mots de Draco, une idée germe, engrainée dans ses récentes études. Ce nouveau projet dont elle n'a parlé qu'à Gwen.

L'examen attentif de Draco fait monter une angoisse toute bileuse dans sa gorge, relents de tous les pires scénarios que Nyssandra peut imaginer. « Celle-ci a l’air d’être un inhibiteur – mais l’autre ? Et qui te les fournit ? » Soudainement pâle, elle déglutit, grimaçant à l'acidité qui prend ses aises dans sa bouche. (Tais-toi) « Bones » Hochement de tête pour dire oui. Les hypothèses de Draco lui offrent une réponse facile, une explication logique. « Elle m'a aidée, commence-t-elle, prudente dans le choix de ses mots puisqu'ils se sont promis rien que la vérité (mais pas toute la vérité) : le 5 juillet, elle m'a aidée quand je me suis effondrée à cause de mon empathie. » Dans sa tête, la voix s'apaise un peu quand elle cache la raison véritable qui l'a jetée à terre, tremblante de fièvre et délirant d'un trop plein d'émotions étrangères. « Elle m'a soignée. C'est pour ça qu'on a commencé à se fréquenter ... moins agressivement. » Pour ce qu'il paraît aux yeux du public, du moins. Merlin, Nyssandra déteste toujours autant, sinon plus encore, cette sale chienne depuis le 5 juillet. Etre obligée de le cacher est une frustration supplémentaire qu'elle fait payer rubis sur l'ongle à l'hybride. « L'autre potion sert à neutraliser l'inhibiteur, pour ce que je puisse utiliser mon empathie de nouveau. » Dans les airs, sa main s'agite et sous-entend que c'est pour reconstruire ses barrières, pour se soigner. Mais puisqu'ils ont juré la vérité, le mensonge s'esquisse en silence.

Quand c'est son tour de poser les questions, ses doigts glissent entre les mèches châtain, comme lorsqu'elle travaille à décrypter les grimoires de magie qui ont commencé à envahir sa bibliothèque. Passant devant Draco, Nyssandra déniche l'un d'eux, conseillé par Gwen, avant de lui tendre l'objet relié de cuir et dépourvu de titre. « Peut-être que tu devrais explorer la piste de Werner plutôt. Est-ce que la Métamorphose humaine n'aiderait pas ? Comme l'animagie par exemple ? » Sa proposition est faite sur un ton dégagé. Comme si ce grimoire qu'elle lui passe est dans sa bibliothèque depuis des années, au milieu de romans sorciers et de livres d'histoire, ses lectures usuelles. Et avant de lui laisser le temps de devenir suspicieux, elle enchaîne : « Ta potion n'est pas labellisée, n'est-ce pas ? » Et Draco la sait assez spécialiste en potions apaisantes. Depuis son plus jeune âge, les migraines causées par son don sont si fréquentes que l'accoutumance l'a souvent forcée à changer de traitement. « Quelles sont ses effets secondaires ? » Qu'est-ce que tu risques ? Poser la question rend tout tellement plus réel, tellement plus tangible que son corps entier est parcouru d'un frisson. L'idée de le perdre lui est insupportable, ça lui contracte l'estomac alors qu'une bile acide lui crame la gorge, lui ouvre de nouveau la bouche pour déverser sur les vêtements de Draco le dîner léger qu'elle s'est efforcée de manger pour ne pas inquiéter Scorpius. « Je ... pardon » Souffle-t-elle, encore pâle comme un linge et tremblante des contractions violentes qui lui nouent le ventre. Parlons-en d'effets secondaires, justement. « Je suis désolée. » La gorge se serre plus fort entre les spasmes résiduels de ses vomissements et l'horreur d'avoir souillé la tenue coûteuse de son ami. « Tu devrais ... et, l'oeil un peu hagard, Nyssandra cache sa bouche derrière sa main, craignant de vomir à nouveau : La salle de bains. - son autre main lui désigne l'escalier, Draco connait l'endroit par coeur après tout - Je te rejoins. » Dès que le monde cessera de tanguer autour d'elle.
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ephemerian

Le silence n'est pas d'or, il est mortel.
C'est une fosse qui se remplit de fantômes.
20 JUILLET 2002 ; {#}Drassandra{/#} 1


« Pourquoi ? » demande-t-il et elle a le goût de la trahison sur la langue. Dans la voix de Draco résonnent les espoirs déçus et les promesses brisées. Et c'est de sa faute. Parce qu'elle a trop de fierté pour simplement admettre qu'elle est cassée d'inutilité. Parce qu'elle a simplement trop peur qu'ils finissent tous par l'abandonner, poupée brisée sans valeur, jetée sur le bord de la route quand on réalise son absence d'utilité. « M’aider ? En optant pour les bonnes vieilles méthodes : cécité et discussions à cœur ouvert ? A quoi bon ? Laisse ça aux autres, pourquoi vouloir changer nos règles ? » Parce que c'est ce qu'elle est maintenant. Aveugle, et pourtant affreusement, douloureusement consciente du mal être de Draco. Inutile, et voulant pourtant désespérément l'aider. « Pas comme ça ! » La tête est secouée (si. uniquement comme ça), les méchés brunes s'affolent, se dérangent sous le mouvement. Entre les côtes, le cœur se serre avant de se figer, compressé d'horreur, quand les doigts de Draco s'enroulent autour de sa main. « C’est toi qui refuse de m’aider » Tu m'abandonnes, accuse-t-il, et Nyssandra n'a pas besoin du sous-titrage émotionnel pour comprendre. Pour savoir. Instinctivement, les muscles se tendent. Les mots du blond sont autant de coups qui pleuvent, des preuves de son inutilité qu'elle se prend en pleine gueule. « C’est toi qui refuse de comprendre. » C'est toi qui ne comprends rien, entend-elle et la tête rentrée dans les épaules, elle veut se fondre dans le fauteuil où il l'accule. Dans sa poitrine, la respiration s'emballe et trahit le début d'une crise de claustrophobie quand Nyssandra se sent piégée contre le dossier, Draco lui coupant, lui interdisant toute échappatoire. Plus que la poigne fermée sur sa main, le regard au gris tranchant des silex la cloue sur place, refuse la fuite. Et contre la peau fine de son avant-bras, les doigts de Draco tracent des chemins glacés à lui en cramer les nerfs. Pour la sorcière, les contacts, catalyseurs d'empathie débridée, ont toujours été difficiles, des faveurs accordées à une poignée soigneusement sélectionnés. Mais ne rien sentir ? Ne rien voir ? Elle pense qu'elle va en crever un jour. Dans ses entrailles, s'accumule la glace en blocs d'angoisse. Sur ses nerfs, une solitude aux crocs givrés se fait les dents. Merlin, parfois, elle se demande comment font les gens, comment ils vivent si seuls, si isolés. Sans empathie pour éclairer ses pas, Nyssandra n'est qu'une enfant perdue dans le noir.

Enfermée dans le noir.

Draco la relâche, se relève. Et le souffle se délie enfin quand l'espace est libéré (qu'elle est libérée). « Je ne sais pas à quoi tu joues. Que tu choisisses de te fermer à moi passe encore. Mais que tu sortes la carte des bons sentiments, que tu prétendes » Dans ses oreilles sifflent encore les reproches de sa grand-mère. (tu te donnes toujours le beau rôle, Eudoxie, pas vrai ? tu n'essaies jamais jusqu'au bout, tu préfères abandonner et jouer les victimes, n'est-ce pas ?) Non, c'est faux. Elle essaie, elle essaie vraiment de son mieux. (menteuse) « C’est pire que tout. » La panique de le voir partir, de l'avoir blessé sans le vouloir la jette hors du fauteuil, trace une expression désolée sur son visage et pousse un « je ne joue pas ! » sur ses lèvres. Les doigts maladroits et tremblants accrochent la robe de sorcier, évitant la peau et préférant le tissu. « Tu crois que je joue, mais ce n'est pas le cas ... » Avec les autres peut-être. Elle en a piétiné des cœurs et des ego, la petite Ollivander. Elle en a blessé des gens, elle en a cassé aussi. Aramis peut témoigner des abandons et des égoïsmes qui ont pavés leur relation. Mais « jamais avec toi, Draco. » Pas avec lui. Pas avec le fils de Narcissa, l'enfant qu'elle a vu au berceau et qui lui a fait découvrir qu'une mère pouvait être belle à ressentir aussi. « Je ... je ne peux simplement pas. » Pas le sentir. Pas le déchiffrer. Pas le dire. Pas avouer. Elle ne peut pas. C'est trop dangereux s'il apprend la vérité. Rockwood est son supérieur. Rookwood est Legilimens, elle ne le sait que trop bien. « Mes barrières, elles ... » La main s'agite dans l'air, traçant en mouvements désordonnés et hâtifs la destruction et la ruine. Les boucliers sont effondrés, laissant l'esprit nu et vulnérable. « C'est depuis le retour des rebuts, ils en ont battus un à mort devant moi. » Ils ont tué Jeremiah et elle n'a rien fait pour le sauver, elle n'a rien essayé. Elle l'a abandonné pour sauver sa peau (comme les autres, comme ceux dont elle trahit les secrets, les laissant à la merci des Mangemorts) et la culpabilité lui grignote le cœur. « Je n'arrive plus à les reconstruire, pas sans beaucoup de temps. » Trop pour que ça passe inaperçu. Trop pour que Rookwood ne revienne pas la chercher. (Et tu ne veux pas désobéir, pas vrai ? Il a dit de continuer comme ça, susurre encore la potion d'obéissance dans sa tête) « Alors je prends des potions. » Mensonges aux relents de vérité. « C'est temporaire. » C'est aussi le mensonge qu'elle se répète tous les jours. Que ça ne durera pas, que ça cessera. Elle se berce d'illusions confortables qui, pourtant, laissent toujours sur sa langue ce goût âcre familier qu'elle refuse d'identifier. « S'il te plaît, ne dis rien à Aramis et aux filles. Ils vont s'inquiéter pour rien. » Parce qu'il n'y a rien à faire. Ce n'est pas vraiment un problème puisqu'il n'y a pas de solution. « Je te le dis parce que je ne veux pas que tu penses que je te fais défaut. » Elle ne veut pas qu'il conclue qu'elle est devenue inutile au point de ne plus pouvoir l'aider.

Elle ne veut pas qu'il parte.
Ni dans cet état. Ni jamais.
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Le silence n'est pas d'or, il est mortel.
C'est une fosse qui se remplit de fantômes.
20 JUILLET 2002 ; {#}Drassandra{/#} 1


« Il survivra. » Un reniflement sarcastique lui racle la gorge, s'alanguit sur sa langue. Bien sûr qu'il va survivre. Ils y ont bien survécu, eux. Des enfants en quête d'attention aux adultes en manque d'affection, ce sont toujours les mêmes schémas qui se retracent, les mêmes rengaines qui se répètent. Les mêmes erreurs qui se refont et qui ne se défont jamais. Et ils ont tous survécu. De Draco à Aramis en passant par Pansy et tous les autres. Mais dans quel état ? Le regard coule avec une pesante lenteur vers le bras, caresse le tissu qui dissimule la Marque. Est-ce que c'est ça, le prix ? Sacrifiés pour satisfaire leurs pères, retaillées pour plaire à leurs mères, ils sont tous les mêmes. Ils deviennent les pantins de la tradition, les esclaves d'un nom. Et Nyssandra, de son statut d'enfant reniée, déniée, les voit s'exploser, se démolir pour un putain d'héritage, pour des fiertés de pacotille, des honneurs froids et cruels. « C'est vraiment ce que tu veux ? » Souffle-t-elle, désolée autant qu'agacée. Est-ce que ça en vaut la peine ? L'aînée des Ollivander ne voit plus de la gloire dans le devoir familial. Qu'y voient-ils tous de si beau, de si grand que ça vaille tous les malheurs, tous les mal-êtres du monde ? Qu'est-ce qu'elle n'a pas su voir à l'époque ?

(Et qu'est-ce qu'elle n'arrive pas, ne peut pas voir chez Draco ?)

Par-dessus la porcelaine blanche de la tasse, l'iris fauve a beau chercher, il glisse sur l'armure, incapable de trouver une accroche, une entaille, quand Draco goûte la pâtisserie, l'argent claquant à peine contre la porcelaine. Il est l'image même du fils de bonne famille, le parfait petit héritier de Sang Pur. Impeccable. « Un délice. » C'est beaucoup trop parfait. Et elle enrage d'être aussi insensible, de ne rien sentir. De jouer à l'aveugle cette partie de poker. (Tricheuse ? Elle l'a toujours un peu été. Elle n'en a jamais ressenti beaucoup de honte : chacun ses atouts après tout.) « La privation aidera peut-être Scorpius à comprendre que les autres ne peuvent pas toujours se rendre disponibles dès l’instant où il l’exige. » Le début d'un rire lui échappe dans un grincement avant d'échouer contre le plancher, d'y éclater en brisures tranchantes. C'est ça, Draco, accuse-le maintenant. Les dents crissent un peu, et les traits se froissent entre l'inquiétude et l'agacement. Ne peut-il pas simplement avouer et qu'ils en finissent ? Et qu'ils trouvent une solution ensemble ? Draco a-t-il toujours été si difficile à pousser aux confidences ?

(Peut-être que tu es plus inutile qu'à l'ordinaire, tout simplement)

« Les pics d’abord, puis l’ingérence… On croirait entendre ma mère. » Un haussement d'épaules marque l'indifférence et Nyssandra prend même le temps de savourer son thé avant d'ajouter, du ton de ces conversations banales qui n'effleurent que la pluie et le beau temps : « Et puisque tu agis comme ton père, je suppose que les rôles sont désormais tous remplis. » L'avertissement glisse, épouse les lèvres et teinte les mots de sarcasmes. Lucius n'est pas plus terrible qu'un autre (et au fond, ils le sont tous, terribles à leur façon, dans les cercles tordus de l'Elite) mais il a ses failles et ses défauts. Elle sait comme il en a souffert, le garçon en éternelle quête d'approbation paternelle. Elle sait à quel point Draco prend soin de faire sentir à Scorpius qu'il l'aime, même avec ces attentions maladroits d'adulte qui apprend encore les gestes de l'affection. « Aux dernières nouvelles tu n’es la marraine que de Scorpius, à moins qu’on ait omis de m’informer d’un aspect du rituel ? Mais puisque tu insistes alors soit. Tu as mis les pieds dans le quotidien d’un père célibataire impliqué dans une guerre, ni plus ni moins. Mais bien sûr tu peux te permettre d’oublier la situation politique, après tout ce n’est pas le sujet qu’aborde ta rubrique. » Le sous-entendu la redresse, la dresse sur le canapé où elle prenait ses aises ; et sans même songer à se contrôler, sa langue claque son irritation et crache la critique acide : « Nous n'avons pas tous un amour démesuré pour les Détraqueurs. » Le ton grince et la bouche grimace au souvenir des émeutes. Draco sait ce que la guerre lui a déjà coûté, ce que les Insurgés et les Mangemorts lui ont déjà pris. Et si elle n'a jamais choisi aucun camp, c'est simplement parce qu'il n'y a pas de vrai choix. La folie vengeresse des insurgés ou la folie destructrice du Magister ? Ce n'est pas un choix, ce n'est que le chaos sous des noms différents. Les humains sont tous les mêmes au fond. Ils seront toujours les mêmes, rien ne change jamais au final.

« Merde Nyssandra, et la grossièreté, inhabituelle dans la bouche de Draco, la surprend si bien qu'elle le fixe, choquée : tu crois que j’ai choisi de ne pas être à la hauteur ? De l’oublier ? » C'est justement parce qu'elle ne l'en croit pas capable qu'elle s'inquiète et s'agace de ses airs de rien. Draco Malfoy n'oublie pas son fils. Pas celui qu'elle connait du fond du coeur. « Parce que non, je n’ai pas de meilleure excuse à t’offrir. Rien de plus sophistiqué que ‘j’ai oublié mon fils’. » « C'est une explication que je veux Draco. C'est ça la meilleure excuse que tu cherches. » La suggestion n'est qu'un souffle, mais le ton est ferme, clôt toute possibilité de débat. Cette satanée menteuse, cette éternelle taiseuse n'acceptera rien d'autre que la vérité. « Tu veux savoir ce qui me tracasse ? » Oui, elle veut savoir. Nyssandra pousse même l'audace, l'égoïsme jusqu'à ne pas éprouver la moindre honte à réclamer aux autres ce qu'elle ne donne pas. Jusqu'à exiger plus que ce qu'elle rend. Alors, sans une hésitation, la tête acquiesce d'un mouvement décidé, la main l'invite d'un geste assuré. A cet instant, elle est même inconsciente des mots que le blond a déjà sur le bout de sa langue trop maligne. Et, sans le savoir, ce sont dans des propres failles qu'elle se jette. « Alors lis-le. » Et les bras qu'il ouvre en grand annoncent le pire, la prennent à son propre piège. « Décrypte-moi. » Il lui faut toute sa volonté pour ne pas croiser les bras comme elle le fait toujours quand elle se sent agressée, poussée dans ses retranchements. Une main, pourtant, se crispe et les doigts appuyent plus fort contre la tasse, se pressent plus franchement l'espace d'un instant. Moment durant lequel elle ne sait ni quoi dire, ni comment mentir. Comme Aramis, Draco sait lire entre ses lignes, entendre au-delà de ses mots. Contre sa langue, les explications et les mensonges roulent alors qu'elle en teste le goût, cherche lequel faire avaler à son ami d'enfance. « Cette fois, je veux que tu le dises. » Elle ment trop, elle en a bien conscience. Elle ne se serait jamais gênée en temps normal, toujours trop prompte à saisir toutes les cartes à portée de main, toujours trop prompte à prendre toutes les opportunités, à choisir la facilité. Alors elle ajoute, pour faire bonne mesure, un peu de vérité, un soupçon d'honnêteté : « Je veux t'aider, Draco. J'en ai assez de vous voir tous vous déglinguer les uns après les autres. » Par-dessus la table basse, un vieux réflexe d'empathe lui fait tendre la main vers lui, chercher le contact pour mieux le ressentir avant que le frôlement de ses doigts trop froids contre la main de Draco ne lui renvoie sa nouvelle réalité à la figure. Encore. Toujours. (Merlin, elle ne s'habituera jamais à ces contacts impersonnels. Comment font les autres ?) Pourtant, malgré toute l'horreur qui la glace brusquement, cette nausée qui la prend de nouveau à la gorge, l'Ollivander se force à rester, à ne pas trembler. « Laisse-moi t'aider, s'il te plaît. Qu'est-ce qui te mine, Draco ? »
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Rechercher dans: Trésors rpgiques   Tag drassandra sur EXCIDIUM Nonew12Sujet: DRASSANDRA + ephemerian    Tag drassandra sur EXCIDIUM EmptyMar 18 Aoû 2015 - 19:55
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Le silence n'est pas d'or, il est mortel.
C'est une fosse qui se remplit de fantômes.
20 JUILLET 2002 ; {#}Drassandra{/#} 1


On prétend qu'on s'habitue à tout.
Mais les nausées vont et viennent comme le reflux de la mer, lentes et paresseuses mais inévitables. Bones peut bien promettre, faussement rassurante et définitivement hypocrite, que les dosages finiront par être les bons, que les effets des potions deviendront plus confortables. Pour ces belles couleuvres, Bones n'a récolté qu'un regard chargé de mépris et des mots enduits à l'acide directement au visage. Tch. Nyssandra n'est pas totalement stupide. Elle sait. Elle sait que ce ne sont pas les dosages le vrai problème. Le problème, ce sont ces foutues potions. Ce poison qui lui tue l'empathie. L'antidote qui lui crève la cervelle et la personnalité. Le problème, c'est qu'on l'a arrachée au monde pour la jeter dans une solitude noire, qu'elle ne peut plus frôler le coeur de ses proches.

Elle n'est pas certaine de pouvoir s'habituer à ça un jour.
Elle n'est pas vraiment certaine de pouvoir vivre comme ça.

Aujourd'hui encore, Scorpius lui a demandé si son coeur était cassé et Nyssandra n'a pas su quoi répondre. Pour la première fois depuis la naissance du garçon, elle n'a su trouver les meilleurs mots pour le consoler, le rassurer. Lui embrassant les joues et les mains, elle lui a pourtant promis des dizaines de fois que « tout allait bien », que « tout ira bientôt mieux pour tout le monde ». Elle a espéré, un peu bêtement, vraiment naïvement que la répétition allait additionner les convictions. Mais elle a bien vu qu'il ne la croyait pas, pas une seule fois. Le manque de crédulité était écrit sur tout son visage, des épis blonds jusqu'à la bouche rose, et elle a eu l'impression de l'abandonner à ses peurs solitaires, aux monstres qui se terrent sous le lit.

De rompre une promesse.
Une de plus.

(ça fait deux, déjà, en un mois, tu n'en as pas assez ?)
(comment ça "deux" ? c'était quoi cette première promesse exactement ?)
(...)

Mais son incapacité à se souvenir la perturbe à peine maintenant : ce n'est pas plus qu'un ricochet froissant la surface d'un lac, l'espace de quelques secondes, avant de disparaître. Nyssandra se doute que des choses se perdent, se dissolvent dans les tempêtes d'émotions. Il y a parfois des morceaux qui ne collent pas ... qui ne collent plus. Comme cette fois où elle a dit à Eris qu'elle devait voir un ami et qu'elle est directement rentrée à Lake District. Comme la fois où elle est allée demander des comptes à Aramis sur un baiser dont elle ne se rappelle même plus. Ou les affaires de Ian - quand s'en est-elle débarrassées exactement ? Il manque des choses, elle en est vaguement consciente, vaguement effrayée. Et si elle finissait par oublier les choses ? Et si, trop souvent plongée dans des émotions étrangères, elle finissait par se perdre ? La pensée tourne parfois, fait quelques ronds entre les circonvolutions de sa cervelle migraineuse avant qu'elle ne la chasse d'un geste agacé, comme à l'instant. Elle est fatiguée de rassembler les morceaux disloqués qui la constituent, fatiguée de se trancher les doigts sur des choses inutiles.

Il y a d'autres soucis, d'autres problèmes dans sa vie.
De vrais soucis, de vrais problèmes. Ceux avec des solutions et des possibles réconciliations.

Comme celui qui vient de sortir de sa cheminée, recraché par une gerbe de flammes émeraude. Lui, elle peut encore le sauver.

« Bonsoir, Draco. Tu prendras bien quelque chose ? Tu as une mine affreuse. » La voix d'ordinaire amicale emprunte les accents sophistiqués de Nyssandra, la mondaine qui marque son nom d'un point bien rond, bien final pour s'attribuer le dernier mot. C'est suave et sucré, trop sucré de cette politesse typiquement anglaise. Et les yeux fauves le détaillent. De haut en bas, de bas en haut ; ils cherchent la faille sur la robe de sorcier, dans les mèches blondes et les yeux clairs. Ils ne le lâchent pas même quand elle se relève, se redresse pour contourner le canapé, l'abandonner dans le salon. Sans un mot, ses pas la mènent jusqu'à la cuisine et quand la sorcière revient, ce n'est pas avec le thé d'usage, mais une assiette où trône un dessert sophistiqué. Au chocolat parce que c'est ce que Scorpius aime. La douceur est intacte, pourtant. « C'est sa part, il voulait absolument la manger avec toi. » La porcelaine blanche claque sèchement contre le bois de la table basse. « Tu me pardonneras de l'avoir couché sans dessert quand il est devenu évident que tu ne viendrais pas. Mh ? » Un regard se perd vers l'étage où le garçon dort, persuadé que sa marraine est celle qui a oublié, celle qui ne s'est pas rappelée que son père allait finir tard du bureau. Quitte à se rendre coupable de duplicité une fois de plus, plutôt ça que de laisser les insécurités de Scorpius le bouffer. « J'espère vraiment qu'une partie de ton retard est dû au temps passé à répéter tes excuses pour ton fils. Parce qu'à moi, tu vas raconter la vérité, Draco. C'est le prix que j'exige pour avoir assuré à Scorpius que son père ne l'a pas oublié. » Pour avoir menti à Scorpius. Le mensonge est un art que l'ancienne Poufsouffle pratique sans restriction, selon des règles qui lui sont propres. Ce qui ne signifie pas qu'elle aime jouer cette carte avec son filleul. « Maintenant que je suis ta complice, est-ce que tu peux m'expliquer dans quoi j'ai mis les pieds ? » Pas qu'elle n'ait pas une petite idée, ou même une idée très précise des gouffres qui se faisaient un festin de Draco.

« Dis-moi ce qui te tracasse, Draco. »

Le regard s'adoucit sous l'inquiétude qui transparaît enfin au coin de la bouche. Mais le ton ne laisse pas de doute : ce n'est pas une question. Ni une demande. Ca ne fonctionne pas ainsi entre eux. Ils ne demandent pas, ils n'appellent pas les confidences. Pas consciemment, pas volontairement. Ils laissent les certitudes se creuser, les conclusions se bâtir avant de les présenter, de les imposer.

C'est le seul moyen d'exploser les murailles de silence où ils se terrent.

« Ca dure depuis Mai, Draco. J'ai laissé faire trop longtemps. »

Elle ne peut plus le sentir, la fiole fournie par Bones traîne encore, vide, sur le meuble à alcool. Mais Nyssandra a senti, et elle le connait. C'est bien suffisant pour maintenir l'illusion de l'empathie, pense-t-elle.
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