sujet; Nothing is lost and in the end all is harvest (Alastar Doherty)

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Alastar Doherty
feat Joseph Morgan • crédit swan

Wizard • Prédéfini
• nom complet ; Alastar Doherty • surnom(s) ; Al pour les très intimes. Ils sont si peu nombreux qu'ils se comptent sur les doigts d'une main. On le nomme Alastar quand on a réussi à se faire inviter à une de ses somptueuses réceptions. Mr. Doherty quand on cherche à le faire ou qu'on lui demande une faveur. Alastar Doherty quand son nom est affiché à la une de la Gazette du Sorcier après une fête encore une fois grandiose qui a fait couler de l'encre. Les journaux se plaisent à lui donner des noms divers et variés. Lui il observe les gens, sourit faussement quand quelqu'un se permet une familiarité qu'il n'aime guère et note intérieurement de rayer Mr. Machin de la liste de ses prochains invités.• naissance ; 13 août 1968, Irlande, dans un petit village dont il préfère taire le nom. Pas dans un somptueux Manoir comme celui où il passe désormais toutes ses nuits. Non, plutôt dans une maison qui aujourd’hui ne lui tirerait qu’une grimace de dégout et de mépris. • ascendance ; Sang-mêlé, mais ce n'est pas ça qui l'empêche d'être celui dont on s'arrache les faveurs, les invitations et les regards. Certains même essaient d'oublier que son sang n'est pas pur et ils y arrivent très bien. Alastar sait que sans son argent ces mêmes personnes ne manqueraient pas de le chasser du monde fermé des affaires sans remords. Son argent est sa vie et il rend son sang plus attirant que celui de certains sang-purs.• camp ; Ne pensez jamais, au grand jamais qu'Alastar est de votre côté. Ce serait aller à votre perte. Alastar n'est que pour lui et ne sera jamais que pour lui. Alors même s'il affiche cette façade sans faille qui montre son soutien au gouvernement, il voit tout ce qui se joue derrière et essaie d'assurer ses arrières. Si le gouvernement tombe, il veut pouvoir retomber sur ses jambes, plus riche que jamais. Il retournera sa veste sans hésiter au moindre nuage à l'horizon. Si Alastar sourit aimablement en vous assurant son soutien, intérieurement il pense « jusqu'à ce que tu deviennes un poids. A ce moment-là, je te lâcherais sans un regard ». Il vous serre la main, mais il sait déjà quoi faire quand vous serez ruiné.• métier ; Il aurait pu être touche-à-tout, mais Alastar, il voit loin, il voit haut, il en veut toujours plus. Alastar il ne fera rien qui le déshonorera, qui mettra sa fortune et donc son avenir en péril. Il organise des réceptions magnifiques pour se faire des amis, pour avoir des faveurs, pour que les gens aient des dettes envers lui. Il mémorise tout, même cette vieille histoire qui a eu lieu il y a deux ans et que vous espérez qu’il ait oubliée. Ho, non, il ne l’a pas fait, il s’en souvient même parfaitement. Il la ressortira quand vous vous y attendrez le moins et vous paierez cher votre silence. Alastar, il investit aussi. On pourrait croire qu’il le fait sans raison, sans plan, sans autre envie que dépenser son argent. C’est faux. Chaque centime investit devra lui rapporter dix fois plus, pas moins. Il ne s’approche pas de la politique car c’est un monde beaucoup trop dangereux : combien de personnes richissimes se sont retrouvées avec pour seul bien leurs yeux pour pleurer en se réveillant un beau matin ?   • réputation ; Vous dites Doherty, on vous dit Alastar. Vous dites Alastar, on vous dit Doherty, c’est aussi simple que ça. Alastar est connu dans tout Londres, dans toutes l’Angleterre, au fin fond de la campagne anglaise, dans les plus hautes sphères de la société. On s’arrache sa présence aux réceptions, ses services quand il s’agit de les organiser, ses bons conseils, ses sourires, ses poignées de main, on lui propose d’investir dans les plus hautes sociétés, on minaude quand il est à la table, certains seraient prêts aux pires bassesses pour avoir le privilège de se faire inviter à son Manoir. • état civil ; Lui casé ? La bonne blague … • rang social ; Il est un Racheté évidemment ! Quoi d’autre ? Un simple prolétariat qui aurait tout juste de quoi gagner sa croute ? Plutôt mourir … Un élitiste ? Il ne pourra jamais y prétendre vu son sang … Un Mangemort ? Non, cela ne lui permettrait aucune marge de manœuvre en cas de déchéance (très peu probable pour lui, mais sait-on jamais) du gouvernement du Magister. Un Insurgé ? Ce serait presque pire que d’être un prolétariat : cela signifierait perdre son argent, sa réputation, son Manoir et tout ce qu’il a. Non, décidément très peu pour lui.• particularité(s) ; / • patronus ; Un renne • épouvantard ; Lui en haillon, ses yeux reflétant sa pauvreté et tout ce qu'il a perdu : sa réputation, ses privilèges, sa richesse. C'est sa plus grande peur, c'est la chose contre laquelle il se battra jusqu'à sa mort. Il a connu la pauvreté et ne serait-ce qu'envisager de l'effleurer de nouveau, cela le dégoûte. • risèd ; Franchement, que souhaiter d'autre à part rester sur son piédestal, dans sa bulle de richesse ? Oui, il ne souhaite plus rien à part ce qu'il a déjà, il veut juste se maintenir dans ce monde sans pitié. Ce qui est déjà pas mal.• animaux ; /  • baguette ; Pin, souple, ventricule de dragon, 33 centimètres • miroir à double sens; /

The stars have faded away
► Avis sur la situation actuelle :

On pourrait croire Alastar avec le gouvernement actuel et ce n'est pas complètement faux. Il l'est pour l'argent et le travail. Son corps suit, mais pas son coeur. Son coeur lui dit juste de faire attention et de ne surtout pas baisser la garde, il lui dit d'être fidèle à lui-même et uniquement à lui-même. Les médias ne savent pas vraiment ce qu'Alastar pense de la situation actuelle si ce n'est pas qu'il est favorable à la politique du gouvernement sans s'y investir particulièrement. On lui demandera de financer quelques petites choses de-ci de-là qu'il le fera avec un visage parfaitement neutre en grinçant des dents : perte de temps, perte d'argent, perte de marge de manœuvre à l'avenir. La vente de Rebuts ne le choque pas pour une raison : cela rapporte à ses associés et donc à lui. Lui il ne vend pas de Rebuts pour une simple raison : ce serait perdre toutes ses chances de retomber sur ses jambes si le gouvernement tombait, cela le rendrait impardonnable. Ses sociétés n'en vendent pas, mais il ferme les yeux sur les choix de ses employés : s'ils veulent des esclaves, grand bien leur fasse, ce ne sera pas lui qui leur fera la morale ! La traque des Insurgés, il s'en fout pas mal du moment qu'on lui fout la paix dans ses affaires. Il s'intéresse à ce qu'ils deviennent, ces gens qui vivent comme des animaux traqués, qui ont tout quitté pour leurs idéaux. Il doit admettre qu'il les admire en partie pour leur choix, mais ne les plaint pas quand ils sont capturés, torturés, tués ou vendus. Il ne les plaint pas quand ils vivent dans la misère : il a ses propres problèmes et après tout, ils ont fait leur choix, ils assument. La seule chose qui le chagrine, c'est la durée du conflit. Quatre ans c'est long et les règles de restriction qui se mettent en place lui ont déjà fait abandonner plusieurs affaires qui auraient rapportées gros. Les libertés de moins en moins nombreuses aussi lui manquent, même s'il ne le dit pas et ne le dira jamais. Il tient à sa liberté, autant de mouvement, de pensée, d'actions. Il les voit diminuer en se taisant, mais ça, ça ne lui plait pas du tout.

► Infos en vrac : Il excelle dans l'art de persuader les gens pour gagner de l'argent Il se passe la main dans les cheveux quand il est ennuyé Travailleur Déloyal A une large cicatrice dont personne ne sait l'origine et qui semble avoir été tracée à l'arme blanche Il serait perverti et acheté jusqu'à la moelle Fier Il ne recule devant rien pour faire fluctuer ses affaires N'a pas de sens moral quand il s'agit de sa fortune et de son avenir Fera tout pour éviter de replonger dans la pauvreté Très fier de son Manoir Fier de son célibat, il en profite sans limite Indépendant et méfiant, il ne se fie à personne Faux et fourbe, il sera l'oreille attentive dont vous avez besoin pour mieux vous poignarder dans le dos par la suite Il a beaucoup d'imagination quand il s'agit d'innover dans le commerce Ne laisse rien au hasard et calcule tout Voit loin Applique le dicton « garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus » Fidèle au gouvernement en place pour continuer à travailler Investit dans ce qui rapporte et uniquement ce qui rapporte Attend toujours quelque chose en échange d'un service, même minime Ne parle à personne de son passé pour deux raisons : la honte et le fait que les gens ont peur et respecte davantage ce qu'ils ne connaissent pas. Or personne ne connait vraiment Alastar Doherty A laissé sa mère sans soin pour mieux investir et ne s'est pas rendu aux funérailles car il organisait la fête qui allait le propulser dans les hautes sphères de la société Aime, non, adore l'argent Il veut tout contrôler Abandonne sans pitié tout ce qui ternit sa réputation ou qui ne lui rapporte rien

Nothing compares to you
• pseudo & âge ; Mystère What a Face   • comment as-tu trouvé le forum ? Google • ton avis, tes suggestions ; Je bave devant le forum  Arrow  • connexion ; 4/7 • quelque chose à ajouter ? Nop



Dernière édition par Alastar Doherty le Mer 22 Avr 2015 - 15:43, édité 2 fois
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Here comes the hurricane
Nothing is lost and in the end all is harvest

 
Prologue
13 août 1968 : les nuages s'amoncelaient dans le ciel, se regroupaient lentement sans pour autant laisser éclater leur fureur. Les habitants du petit village qui se trouvait sous leurs ventres rebondis regardaient avec inquiétude le ciel s'obscurcir. Bientôt, les premiers grondements sourds se firent entendre. Les volets furent fermés, les fenêtres claquées, les enfants rappelés. On alluma les lampes, on se regroupa dans les petits salons en attendant que l'orage passe. C'était le troisième en une semaine, le dernier avait été destructeur : ponts arrachés, toitures envolées, arbres déracinés, fleuve en cru, certaines récoltes perdues. Les plus superstitieux commençaient déjà à émettre l'hypothèse d'un agissement divin. Les plus pragmatiques levaient les yeux au ciel en entendant de pareils discours et passaient leur chemin. Une jeune femme, elle, se disait que décidément, elle n'avait vraiment pas de chance : non seulement, elle accouchait le jour où il y avait une tempête, mais en plus son mari venait de disparaitre sans raison et ne semblait pas vouloir lui faire l'honneur de sa présence le jour de la naissance de leur fils. Les contractions avaient commencé depuis une heure déjà et elle regrettait presque d'avoir voulu un enfant. Les histoires de sa grand-mère aux dîners de famille lui revinrent en mémoire : elle avait accouché dans la douleur, sans aide, avait perdu son premier nourrisson ... La jeune femme soupçonnait sérieusement sa grand-mère d'extrapoler pour attirer l'attention, mais elle ne pouvait s'empêcher de se dire : et si ça m'arrivait à moi aussi ? Chassant ses pensées du mieux qu'elle le put, elle descendit lentement et en grimaçant le long escalier en colimaçon qui reliait les chambres du premier étage à la cuisine du rez-de-chaussée. Là, assise à la vieille table en bois qui semblait sur le point de s'écrouler au moindre coup un peu trop brusque, faiblement éclairée par une petite lampe défaillante qui semblait vouloir rendre l'âme sans parvenir à s'y résoudre se trouvait celle qui, elle l'espérait, allait l'aider à passer cette épreuve. La voiture qui aurait dû la conduire à la clinique avait rendu l'âme lors du premier orage : le véhicule avait été emporté par les flots et retrouvé des mètres plus loin. Bien qu'il paraisse indemne, il avait été impossible de le faire démarrer. Alors quand les contractions avaient commencé, elle s'était résignée à accoucher ici, avec cette femme qui se disait femme-sage avant de partir à la retraite. Elle la croyait bien sûr, dans le village tout le monde ou presque se connaissait et on lui avait mainte fois répété que cette femme était excellente dans son domaine. Oui mais quand même, elle était seule chez elle, sans défense et sur le point d'accoucher, tout cela ne prêtait pas à la confiance. Et son mari qui avait disparu ... Elle grimaça de nouveau : le bébé arrivait. Une rafale de vent plus puissante que les autres fit grincer le toit. La jeune femme releva la tête : depuis qu'elle avait emménagée dans cette petite maison branlante, elle regrettait le luxe relatif de son ancienne vie : tout plaquer pour suivre l'homme qu'elle aimait, cela avait quelque chose de mi-romanesque, mi-cliché et à présent elle se demandait ce qui lui était passé par la tête. Son frère n'aurait pas manqué de lui payer une femme-sage de bonne réputation, elle serait tranquillement chez elle et aurait accouchée dans la sérénité. Mais voilà, elle avait suivi ce beau moldu qui l'avait séduite malgré elle, s'était mise son frère à dos et avait dû quitter la demeure familiale. Rien que l'idée de mettre au monde un sang-mêlé voire un bambin sans magie répugnait certains membres de la famille. Ce petit village était donc parfait pour calmer les querelles et attendre que tout ça se tasse.
- Le bébé arrive. Dans un orage, c'est jamais bon signe ...
La voix chevrotante de la vieille l'avant tirée de ses pensées et la jeune femme retint une grimace : allons bon, elle ne faisait quand même pas partie de ses idiots qui annonçaient la fin du monde, le Déluge ou l'Apocalypse à qui voulait bien l'entendre quand même ?

Elle avait cru mourir et avait tant crié que quand sa voix résonna dans la salle peu meublée, elle en fut la première surprise :
- Alastar.
Oui, ce serait son bébé, son enfant, son trésor. Elle allait le choyer comme personne et rien ni personne ne lui interdirait d'aimer ce petit être si doux, si innocent, si pur ...

   
Première rencontre
1976 : Il avait huit ans, il avait la vie devant lui, des ambitions qui auraient faire rire beaucoup d’adultes et des espoirs que seuls les enfants peuvent avoir. Il s’appelait Alastar Doherty et pourtant, l’homme qui se tenait face à lui, qui portait son nom, qui lui avait donné la vie, qui était son père le regardait avec froideur. Il aurait dû être le petit garçon le plus heureux et enjoué du pays, il aurait dû avoir un sourire gigantesque sur les lèvres en voyant pour la première fois son père et pourtant il lui semblait être accablé de tous les maux de la planète. Le regard de l’homme, de son père, le transperçait durement et Alastar avait l’impression que l’individu l’accusait de tous ses malheurs car une colère, une rage dévorante animait ses prunelles sombres. Le petit écossais se recroquevilla encore un peu plus sur sa chaise déjà beaucoup trop grande pour lui. Il n’osait relever le regard devant l’austère personnage et le silence qui s’épaississait de minute en minute semblait vouloir l’étouffer. Alastar avait noté chaque détail sur son paternel au premier coup d’œil, à la première seconde où il avait posé les yeux sur Mr. Doherty. Il l’avait imaginé avec un polo bleu, un pantalon beige et des chaussures marron. Il l’avait imaginé avec une voix chaude et caressante comme les brumes d’été, des yeux aussi chauds et chaleureux que le feu qui brûlait l’hiver dans la cheminée de sa petite maison en écosse. Il l’avait imaginé avec des bras forts et rassurants qui le prendraient dans ses bras en le voyant et un sourire digne des publicités pour Moldus. Au lieu de ça, il n’avait vu qu’un homme aux courbes carrées et austères, un homme au regard froid et hargneux, un homme en costard, un homme qui était à mille lieux d’être l’image qu’il se faisait de son père.
- Alastar.
La voix résonna aux oreilles du petit garçon comme un coup de gong. Il se raidit sur sa chaise, redressa ses épaules et releva timidement le regard.
- Oui ? Chuchota-t-il de sa petite voix hésitante.
- Je vais te faire visiter la maison.
Alastar aurait dû se sentir heureux. Ce ne fut pas le cas. L’homme semblait vouloir se débarrasser de lui rapidement, il semblait le considérer comme un parasite un peu trop collant, comme un facteur trop instable dans son expérience et qui pourrait tout mettre par terre. Alastar se sentait de trop. Tout chez lui était en décalage, à commencer par ses vêtements. Là, où Mr. Doherty s’habillait de marques, de belles étoffes, de beaux vêtements, lui se contentait de ce qu’il avait, de ce pantalon trop court, de ce Tee-shirt trop petit et de ces chaussures usées jusqu’à la semelle. Son comportement aussi montrait qu’il n’avait jamais évolué en compagnie de riches, de puissants, de bourgeois et de tout ce qui s’ensuit. Là où son père se tenait fièrement, comme un lion qui marque son territoire, lui cherchait à se faire petit, à se faire oublier, il se tassait pour disparaitre dans les ombres. Même son regard curieux et émerveillé devant tant de richesses dénotait avec celui neutre et blasé de l’homme.

Dire que la demeure était superbe serait un euphémisme. Il aurait fallu aux yeux d’Alastar des heures pour tout décrire, le hall, le salon, la salle de réception, les chambres, les jardins, les dépendances, la volière ... Il avait été de surprises en surprises et il lui coûtait de l’admettre, mais grandir ici aurait été pour lui la plus belle chose qui aurait pu lui arriver. Pourtant, en regardant son père qui marchait à grandes enjambées devant lui sans se soucier de savoir si oui ou non son fils suivait, il était envahi par un sentiment de répulsion et presque de colère. Pas une fois, l’homme ne s’était déridé, ne lui avait posé une question et quand Alastar s’était aventuré à en poser, il n’avait eu le droit qu’à quelques regards ennuyés qui lui disaient clairement « Je pose les questions, tu te tais ».
Ils étaient de nouveau dans le bureau de Mr. Doherty, Alastar était de nouveau assis sur cette chaise qui le donnait l’impression d’être un microbe facile à balayer.
- Je vais être clair Alastar, je ne t’ai pas vu naitre, grandir ni rien du tout, tu es presque comme un étranger pour moi. Si j’accepte de te garder à l’essai c’est uniquement par amitié envers ta mère. Tu restes ici un mois, pas plus. Tu vas commencer par revoir ton attitude, je ne veux pas voir quelqu’un d’aussi soumis dans ma maison, est-ce clair ?
- Oui …
- Monsieur.
- Oui Monsieur.
Alastar retint quelques larmes qui lui montaient aux yeux, ayant bien conscience que le moindre signe de faiblesse était pris par le maître des lieux comme un affront presque personnel. Tout ce bousculait dans sa tête, les paroles dures de son paternel, ses propres pensées désordonnées ... Cet homme n'était pas son père, ce n'était pas possible. C'était un mensonge, une blague, un leur ... Tout sauf ce père qui le considérait comme un tache à son CV. Ne pas pleurer, surtout ne pas pleurer pour cet homme qui n'en valait pas la peine. Il ne valait pas tous ces sentiments qui se bâtaient dans son cœur et qui lui faisaient tourner la tête. Il ne valait rien, rien du tout et il avait bien compris que dans un mois, il serait effacé à tout jamais de la vie, du cœur, des pensées de cet inconnu.


Il quittait la demeure sans remords, la tête haute, le dos droit, les épaules bien alignées. Son regard où il avait appris à cacher aux fils des jours ses expressions se posa sur la plaque du portail où était écrit en lettre dorée : Clyde Antor. On lui avait expliqué qu'après avoir quitté sa mère, sa famille n'avait pas voulu l'accepter de nouveau dans ses rangs et qu'il avait changé de nom pour pouvoir continuer ses affaires sans être gêné.
Il avait huit ans et il avait compris que plus jamais il ne verrait le monde comme avant.


Commerce
1982 :
- C'est de l'arnaque, je les aurai moins cher au Pré-au-Lard !
- Je ne crois pas, vu que les Poufsouffle ont tout raflé hier. C'est les derniers en vente. Ils se méritent. Alors tu les prends ou pas ? J'ai d'autres acheteurs qui sont intéressés ...
- Ca va, ça va, je te les prends, mais c'est hors de prix ...
Alastar le savait bien, mais il savait aussi que les bonbons exclusifs de Honeydukes faisaient fureur en ce moment. Il avait très vite compris qu'en revendre quelques uns à un prix légèrement plus élevé que la normale pouvait très vite devenir lucratif pour lui. Il avait été acheter son stock à un élève naïf pour presque rien et les revendait à tous ceux qui étaient assez désespérés pour acheter ces « cochonneries » comme disait sa mère. Il fixait un prix élevé au hasard pour voir à quel point l'acheteur était déterminé et augmentait la somme au fils de l'échange si la personne tenait à ses sucreries plus qu'à sa baguette. Il s'était fait un petit magot depuis la veille et comptait bien continuer sur cette lancée. Il savait que de toute manière, la combine ne tiendrait pas longtemps. Pas grave, il trouverait autre chose... C'était autrement plus marrant et intéressant que les cours de Botanique ou de potions ... Ses années à Poudlard avaient commencé doucement, sans problème, mais il s'était bien vite rendu compte que ses vêtements hors d'âge attiraient le regard. Les Serpentards l'avaient regardé bizarrement quand il était allé s'asseoir à leur table lors de la répartition dans les Maisons. Et si Alastar ne supportait pas une chose, c'était bien ces regards dédaigneux ou emprunts de pitié. Il ne voulait pas être plaint, il voulait être admiré. Alors dès sa première année, il avait commencé à acheter et revendre, à collecter des ragots, à rendre des services pour que les gens se sentent redevables et l'aident par la suite. Ca lui avait tout à fait réussi et on se tournait maintenant vers lui quand il s'agissait de s'approprier le dernier objet à la mode qu'on ne trouvait plus nulle part. Mais ses services n'étaient pas gratuits et il n'était pas rare de le voir débarquer dans la grande salle le sourire aux lèvres et quelques pièces au fond des poches après que Machin ai fait appel à lui. Il était doué pour ça, sans aucun doute. Il n'était pas peu fier de la réputation qu'il s'était construit seul, sans l'aide de personne. Son passage bref chez son père lui avait fait comprendre beaucoup de choses malgré son jeune âge et notamment l'art du commerce. Il ne voulait plus jamais qu'on le regarde comme son père l'avait regardé, qu'on lui parle comme on lui avait parlé, qu'on le congédie comme on l'avait fait. Il voulait regarder les gens comme ça, leur parler comme ça, les renvoyer comme ça. Il voulait qu'on dépende de lui, qu'on le regarde avec respect, crainte ou admiration. Son père ignorait qu'en le traitant de cette manière, il avait planté et arrosé une plante en Alastar qui allait le conduire à sa perte : la vengeance. Alastar voulait se venger de cet homme arrogant, il voulait lui montrer qu'il pouvait et allait faire mieux que lui.

- Alastar !
Le roux se retourna, interrompu dans ses pensées sur la nouvelle manière dont il allait prendre de l’arge… faire avancer ses petites affaires.
- On m’a dit que tu avais les bonbons exclusifs.
- C’est vrai, mais ce sont les derniers, tu comprends que je ne peux pas les donner pour rien.
- Ton prix sera le mien.
Alastar retint un sourire de requin.


Héritage

1991 :
- Il a perdu la raison, ce n’est pas possible.
- Il n’a pas pu tout laisser à ce gamin …
- Sa sœur n’a même pas touché un centime …
- Ils ne s’entendaient plus depuis des années.
- Il n’avait pas d’enfant et il laisse tout à son neveu qu’il ne connait même pas ?
Alastar se tenait dans un coin et son regard neutre courait d’un groupe à l’autre. Il entendait et écoutait tout. Il avait bien compris que le revirement soudain d’avis de son oncle ne plaisait à personne. Sauf à lui évidemment. Il n’avait jamais vu ce vieil homme au bord de la mort et il avait été surpris d’être invité à la lecture du testament. Il y avait été plus par principe que par réelle envie, en espérant pouvoir lier des liens avec sa famille maternelle pour pouvoir faire fluctuer ses affaires qui avançaient lentement. Il ne s’attendait sûrement pas à ce que l’homme lui lègue l’intégralité de sa fortune. Et quelle fortune ! Jamais il n’aurait pu espérer autant ! C’était un rêve éveillé, il en prenait lentement conscience et c’était jouissif de voir que les personnes qui l’avaient à peine regardé quelques minutes plus tôt le regardait avec jalousie et envie maintenant. Il retint un sourire arrogant. Il savait que ces gens allaient tout faire pour remettre en cause le testament, qu’ils allaient accuser son oncle de folie, dire qu’il n’avait pas toute sa tête, qu’il ne savait pas ce qu’il faisait. Pas de chance, à la minute même où Alastar avait appris l’heureuse nouvelle, il avait appelé la clinique où était décédé son oncle et on lui avait dit qu’un médecin avait officiellement signé un papier sur la bonne santé mentale de son patient. Oh, Alastar savait aussi que les sangsues comme il les appelait, ces personnes qui voulait lui voler son argent avaient d’autres excuses, d’autres combines. Ils devaient être prêts à tout pour recevoir un peu de cette immense fortune. Ils n’auraient rien, c’était son argent, il allait le garder. Ils avaient beau être de sa famille, jamais ils n’étaient venus se soucier de lui et de son bien-être alors lui non plus n’allait rien faire pour eux. Il était riche. Lui et personne d’autre. Même pas sa mère. Sa pauvre mère qui avait commencé à perdre la tête récemment. Alastar ne l’avait pas envoyé dans une clinique spécialisée. Cela coutait trop cher, c’aurait été renoncé à tous ses investissements passés, tout mettre par terre, tout faire échouer pour elle. Il l’avait laissé à l’hôpital. Il allait la laisser à là-bas et s’arranger pour qu’on ne fasse pas la liaison entre cette femme au bord de la démence et lui. Il ne voulait pas que les médias qui allaient s’intéresser à ce jeune homme soudainement richissime voient qu’il avait une mère qu’il avait laissée seule sans soin. De toute manière, les médecins avaient été très clairs, il n’y avait rien à faire, ce n’était pas la peine de dépenser autant d’argent pour un cas désespéré. Elle était très bien là où elle était et ne s’apercevrait jamais de rien dans son état …



Mauvaise nouvelle, grandes perspectives

1992 :
Mary Doherty, la mère d’Alastar mourut à l’hôpital. Sa famille fut mise au courant, Alastar l’appris de ses contacts. Il n’envisagea pas la possibilité de se rendre aux funérailles. Il avait quelque chose à faire d’autrement plus important à faire.


 
Première réussite reconnue
1992, le même jour :
Alastar Doherty viendrait-il se signer son billet d'entrée pour le grand monde ? Ce jeune homme qui avait hérité l'année dernière de la fortune de son oncle était jusque là resté dans l'ombre. On vient d'apprendre que la somptueuse réception qui s'était déroulée hier chez les Greengrass était organisée par ses soins. On peut dire que le jeune homme à le sens de la fête, jamais on n'avait vu dans la demeure une si somptueuse réception. Rares sont les personnes qui peuvent se vanter d'avoir pu admirer de ses propres yeux les efforts de Doherty, mais nous avons pu récolter pour vous chers lecteurs, quelques anecdotes croustillantes.

Alastar reposa le journal, un sourire aux lèvres. Il était ravi et éreinté. Cette fête avait eu un résultat à hauteur de ses attentes, mais il avait dû travailler avec acharnement pour en arriver là. Les retards et paiement non débités avaient été les soucis majeurs après la programmation de la soirée. Il avait fallu être ingénieux pour surprendre ces messieurs dames qui en voulaient toujours plus, qui grognaient à la moindre imperfection. Il avait dû commander des tissus hors de prix pour orner la grande salle. Il avait dû faire appel aux meilleurs cuisiniers du monde sorcier et avait dû les payer une fortune pour qu'on ne revoie pas avant cent ans un tel festin. Il avait dû faire appel aux plus grands sorciers d'animation qui excellaient dans leur domaine et qui avaient des honoraires à s'en crever les yeux pour que les jeunes comme les plus âgés y trouvent leur compte. Il avait été là le problème majeur : bien que la fête soit à l'honneur des héritiers de la famille Greengrass, les parents et doyens étaient présents et Alastar s'était arraché les cheveux pour trouver quelque chose qui plairait aux jeunes comme aux vieux. Il fallait qu'on parle bien de son travail par la suite, autant les plus âgés que les plus jeunes pour gagner une clientèle variée.
C'était un pari qu'il s'était lancé à lui-même en se proposant pour organiser la fête. Les Greengrass avaient accepté, tentés par un peu de sang neuf dans le domaine fermé des organisations de fêtes. Ils lui avaient fait comprendre que s'il réussissait, il aurait bien plus qu'il ne pouvait imaginer et que s'il échouait, jamais son nom ne réapparaitrait dans le monde des affaires.
Les journaux sorciers s'étaient emparés de l'affaire et lui faisaient une pub magnifique. Ils exagéraient tout comme à leur habitude et ce n'était pas pour lui déplaire. Une famille de Sang-Pur venait tout juste de lui téléphoner pour s'assurer de ses services pour leur propre fête quelques jours plus tard. Il avait peu de temps et c'était parfait. C'était à la hauteur de ses ambitions, de son talent. Il allait faire couler de l'encre de nombreuses fois encore, il l'espérait. Non, il le savait ...
Le Manoir
1995 :
Il regardait avec satisfaction le Manoir, planté fièrement sur les marches de l'entrée. D'imposante statues étaient disposées de part et d'autre des marches et regardaient de haut les visiteurs. Elles représentaient les dieux grecs et c'était la seule chose qu'il avait bien voulu garder du bâtiment avant les grands changements. Ce n'était plus le Manoir abimé et mal entretenu que ses anciens propriétaires avaient connu. Il était dorénavant somptueux. La façade était magnifique, les jardins étaient un paradis terrestre, les nombreuses cheminées qui peuplaient le toit démontraient de tout l'espace disponible dans la demeure et le petit lac derrière l'imposant bâtiment allait en ravir plus d'un. Quant à l'intérieur ... Le hall en imposait dès qu'on posait un pied sur le carrelage en marbre, les chambres étaient toutes richement meublées, la cuisine aurait fait baver d'envie toutes les ménagères du monde, les nombreux petits salons disséminés çà et là avaient un cachet fou et la salle à manger avait la superficie d'une petite maison. Derrière se trouvait une serre où les plantes exotiques se mêlaient aux oiseaux des contrées lointaines. Alastar n'avait rien à faire des perroquets aux plumages baroques et aux petits animaux venus des pays chauds, mais il avait vite compris que cela donnait un côté exotique à la maison. Et les gens aimaient l'exotisme en ce moment. Quand la mode passerait, il virerait cette serre bruyante.
Le silence résonnait aux oreilles d'Alastar. Le calme avant la tempête. Il allait inaugurer le Manoir après des mois de travaux intenses avec une petite fête en comité restreint le soir-même. D'anciennes connaissances avaient refaits surfaces quand il avait annoncé la nouvelle et les journaux s'étaient emparés du phénomène avec fureur, publiant chaque jour de nouvelles listes de personnes potentiellement invités. Il avait convié une trentaine de personnes à se joindre à lui (et aucune n'avait refusé bien que certaines soient à l'étranger), bien moins que ce que le Manoir pouvait contenir, mais il comptait utiliser cette soirée pour rester sobre là où ces chers invités boiraient sans compter le nombre de coupes de champagnes (le meilleur) ingurgitées, pour conclure quelques affaires dans le plus grand secret et aussi peut-être, qui savait, au dépend des autres. Il était déjà excité à la simple idée de signer ce fameux contrat avec cette famille de Sang-Pur qui se ventait d'exporter les meilleurs bois de baguettes à l'étranger. Il avait bien besoin d'une petite publicité internationale gratuite. Ça ne nuirait à personne et surtout pas à lui.
La revanche
1999 :
- Alastar, j'en ai besoin.
- Je sais et tu n'auras rien.
Oublié le vouvoiement. Oubliée la crainte. Oubliée la soumission. Les rôles étaient inversés. Ce n'était plus lui qui inspirait la crainte, ce n'était plus lui qui demandait quelque chose, c'était son père. Il aimait ça, adorait ce sentiment de puissance. Son père avait besoin de lui, enfin. Depuis le temps qu'il en rêvait, ce qui l'avait motivé pour construire tout ça était enfin à portée de main. Il allait pouvoir donner le coup de grâce.
- Je suis en faillite Al, j'ai besoin de cet arg...
- Tais-toi. Je suis chez moi, c'est Monsieur, pas Al.
- Je t'ai hébergé un mois, tu me dois bien ça ...
- Pour un mois de dédain, tu veux que je te donne des milliers de livres ? A ta place je partirais très vite avant que je ne me mette en colère.
- Je suis ton père, tu dois me don...
- Je ne te dois RIEN. Tu n'es pas mon père, tu n'es rien, tu es comme les autres, tu viens demander mon aide sans rien en échange, tu es aussi misérable qu'eux.
Ce fut les mots en trop. L'homme se leva, prêt à frapper ce visage trop calme qui le condamnait à la misère. Son propre fils qui l'achevait, la chaire de sa chaire ! Alastar se releva de son fauteuil, les yeux habités par une fureur sans nom. Le jeune homme n'eut pas le temps d'éviter le coup de couteau que son père lui donna. La lame s'enfonça dans la chaire de sa cuisse et la douleur lui arracha un cri. Il s'était attendu à un sort, mais avait oublié que son père, moldu ne pouvait pas manier de baguette. Le couteau, il n'y avait pas pensé et il regardait avec horreur le sang tacher son beau trois-pièces.
- Je le savais, je le savais que tu dirais non, que tu m'abandonnerais ! Tu n'es pas digne d'être mon fils, tu n'es pas ...
Il fut très surpris quand un flot de lumière verte sortit d’un bout de bois pour le frapper un plein torse.
- J’ai dit non.
Alastar contempla le corps à ses pieds quelques secondes, une douleur sourde dans la jambe. Etait-il allé trop loin ? Tant pis.
- Qu’on brûle le corps, je ne voudrais pas que la Gazette du Sorcier apprenne ce qui vient de se passer. Discrétion comme d’habitude.
Ses doigts tâchés de son propre sang étaient crispés sur son bureau : il n’avait pas imaginé une seule seconde que son père sorte une arme blanche. Il n’avait pas tout envisagé, tout calculé … Il lui restait encore beaucoup à apprendre.

Actuellement
2002 :
Il se passa une main dans les cheveux, agacé. On venait de lui proposer encore une fois un contrat pour Rebuts qu’il avait encore une fois refusé. Pas par bonté d’âme non. Il n’en avait rien à faire de ces sorciers traités comme des esclaves, cela lui aurait même bien servi pour son compte personnel, mais il ne pouvait se permettre de faire ça pour une raison simple : le futur. Il ne savait pas de quoi il serait fait et se battait chaque jour férocement pour garder sa fortune, son empire, son Manoir, tout ce qu’il avait réussi à bâtir par lui-même. Il avait fait fluctuer la fortune de son oncle, ne l’avait pas dépensé rapidement comme l’aurait fait sa famille maternelle, s’était fait une place dans son monde sans pitié. Il était sans pitié. Il n’avait reculé devant rien pour en arriver là, pour dormir dans son beau lit chaque soir, pour fermer les yeux en s’endormant en sachant que sa fortune était en sécurité. Il n’avait rien dit quand le Magister était arrivé au pouvoir, quand toutes les règles de répression étaient nées petit à petit, quand on avait commencé à traquer les rebelles. Il n’avait rien dit, avait tourné le dos au problème de la populace pour se concentrer sur les siens. Il avait dit qu’il était pour le gouvernement actuel et accordait quelques interviews de temps en temps pour redire la même chose à chaque fois qu’il sentait qu’on doutait de sa fidélité au pouvoir mis en place par la force. Cela ne voulait pas dire qu’il était d’accord. Mais la question n’était pas de savoir si ça lui plaisait. Non, elle était toute autre : comment faire pour ne pas chuter comme le faisait beaucoup d’autres ? Il avait tout accepté pour ne tomber de son piédestal, même les règles qui ne permettaient pas d’être aussi libre qu’avant dans ses petites affaires.
Mais les Rebuts, il ne pouvait pas l’accepter pour le simple fait que ce serait la chose en trop qui le rendrait impardonnable si le gouvernement tombait. Il doutait que ce soit possible, mais il avait bâti toute sa vie sur les prédictions et les « et si », cela ne changerait pas, surtout là. Ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait se permettre de faire. Ses employés avaient tout à fait le droit de s’acheter des Rebuts, il n’allait certainement pas leur enlever ce droit. Pas parce qu’il était un fervent défenseur des libertés des gens qu’il employait, non, mais plus parce que leur défendre ça, c’était un peu comme dire « je ne crois pas en la survie du gouvernement » et serait signer son arrêt de mort. Ses employés d’accord, ses sociétés non.

 


Dernière édition par Alastar Doherty le Mer 22 Avr 2015 - 16:45, édité 11 fois
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HERO • we saved the world
June Winchester
June Winchester
‹ inscription : 13/02/2014
‹ messages : 2868
‹ crédits : moi et ma signature à crackle bones.
‹ dialogues : lightblue
Nothing is lost and in the end all is harvest (Alastar Doherty) Tumblr_n386dvTGPL1rv3a9bo4_250

‹ liens utiles : présentation - reaghan - ronald - daphne - mood - lyanna - lorcàn - remus
‹ âge : trente ans. (01/06/1974)
‹ occupation : à la renaissance du phénix, je n'ai pas de métier (la faute au gouvernement qui estime que les loups-garous sont trop dangereux pour avoir un métier).
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1984 et juin 1991.
‹ baguette : Elle est en bois d'ébène avec une plume de phénix à l'intérieur et mesurant vingt-quatre centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 5941
‹ réputation : À Poudlard et jusqu'à sa morsure, on la connaissait parce qu'elle ne ressentait pas la douleur et qu'elle passait plus de temps à l'infirmerie pour vérifier qu'elle ne s'était pas fait mal qu'en cours. Elle a été joueuse de Quidditch aussi et pas une mauvaise. C'est un sport qu'elle a toujours adoré et qu'elle aurait bien continué par la suite. Puis après sa morsure, sa maladie s'est guérie grâce (ou à cause du) au gène loup-garou et on a fini par l'oublier. Puis après elle a été recherchée parce qu'elle a fait partie de l'Ordre du Phénix puis des insurgés. On l'a connu comme étant le rebut de Severus Snape. Puis de nouveau une insurgée. Puis héros de guerre, mais un héros qu'on remercie par un simple sourire et une petite somme d'argent, pas un héros qui mérite l'Ordre de Merlin. Vous comprenez, elle n'est pas normale. L'Ordre de Merlin, June s'en moque, mais elle ne supporte pas le snobisme de ce gouvernement qui se veut tolérant. Depuis la fin de la guerre, June se renfonce dans l'anonymat et ça lui va très bien.
‹ particularité : Loup-garou. Totalement. Elle a été mordue par Claevis, un membre de la meute de Thurisaz en 1995. La cicatrice est toujours visible et bien brillante sur son flanc gauche. Le gène lui a permis de guérir de sa maladie d'insensibilité congénitale à la douleur, mais il lui a fait perdre son boulot d'Auror aussi.
‹ faits : uc
‹ résidence : à storm's end.
‹ patronus : un renard roux
‹ épouvantard : le feu.
‹ risèd : Teddy avec Dora et Remus. Et puis elle avec Elijah et leurs enfants. Des enfants qui ne souffrent pas du gène du loup-garou.
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gaah gaah épouse moi trognon j'adore ce pv et j'adore encore plus Joseph brille breeef bienvenuuue sur exci, si tu as la moindre question, n'hésite surtout pas à nous mp cute bon courage pour ta fiche et amuse toi bien parmi nous minikr

• • •

she wolf but i can't compete with the she-wolf, who has brought me to my knees. what do you see in those yellow eyes? 'cause i'm falling to pieces.
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oh lord, dat pv ! gaah
Excellent choix. Bonne chance pour la suite de ta fiche et n'hésites pas à aller embêter le staff si tu as des questions, ils sont là pour ça (a)
*lui tend un cookie de bienvenue*
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Bienvenue sur Excidium !!
Je suis ton employée j’ai donc hâte que tu sois validé alors bon courage pour la rédaction de ta fiche.  pompom
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Bienvenue et bon courage pour ta fiche.
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WIZARD • always the first casuality
Pansy Parkinson
Pansy Parkinson
‹ disponibilité : dispo bitches
‹ inscription : 25/10/2014
‹ messages : 4640
‹ crédits : prométhée
‹ dialogues : 'lightcoral'
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‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : vingt-quatre ans (née le 5 mars 1980)
‹ occupation : rentière déchue, mondaine destituée.
‹ maison : le choixpeau s'est a peine attardé sur sa tignasse brune avant de l'envoyer à Serpentard, dont elle est devenue préfète en 5ème année.
‹ scolarité : de 1991 à 1998.
‹ baguette : Elle faisait 19 centimètres, en merisier et cheveux de vélane, capricieuse et imprévisible, sensible aux sentiments négatifs. Cette baguette a cependant été volée par le Limier et aujourd'hui, elle en utilise une autre, bien moins adaptée à sa main.
‹ gallions (ʛ) : 7164
‹ réputation : Rien qu'une sorcière de salon, une bonne à pas grand-chose en dehors des ragots et commérages, une peste se régalant du malheur des autres, une idiote aveuglée par ses sentiments, moralisatrice en dépit de son propre penchant pour les écarts et les erreurs. Le roquet de Malfoy, puis celle que Blaise Zabini a cocufié, abandonné puis engrossé avant de partir à nouveau. Une garce qui mérite tout ce qui lui arrive. Une enfant gâtée, malgré l’aide donnée aux insurgés dans l’infirmerie de fortune de Poudlard.
‹ particularité : Complètement à la dérive depuis la fin de la guerre, on la croise souvent alcoolisée et cruelle, prête à se greffer à la moindre rixe, au moindre esclandre.
‹ faits : Elle a perdu la garde de ses filles, les jumelles Violet et Briar-Rose (née en Aout 2002) à la fin des combats, car on a jugé son sang pur comme inapte à les élever et ce même si leur père, Blaise Zabini, est considéré comme un héros de guerre. Elle a également perdu sa fortune et son statut et n’a plus aucune influence. Personne n'est tendre avec elle car les anciens rebelles la voient comme une garce à abattre et les sorciers lambda n'ont l'image que d'une gamine pourrie gâtée qui vivait dans une tour d'ivoire alors qu'ils crevaient de faim. Condamnée à vivre dans une demeure autrefois grandiose mais maintenant totalement insalubre, elle ère coincée entre sa mère tyrannique et sa tante furieuse, désœuvrée et désabusée.
‹ résidence : Dans l'hôtel particulier Parkinson, situé dans le quartier de Barkwith, sur le Chemin de Traverse. Ancien symbole d'une grandeur aujourd'hui étiolée, la demeure tombe en ruine et menace de s'écrouler depuis les émeutes de janvier 2002. Ses parents possédaient un manoir à Herpo Creek, il n'en reste qu'un tas de cendres et elle n'a plus accès à son bel appartement de la Bran Tower depuis la désertion de Draco durant laquelle elle a également pris la fuite.
‹ patronus : Une hirondelle à peine corporelle
‹ épouvantard : Les corps inanimés de Briar-Rose et de Violet.
‹ risèd : Simplement un matin ordinaire, des draps clairs et propres, une chambre lumineuse, des rires d'enfant emplissant le couloir avant que les deux têtes brunes ne sautent sur l'épais duvet. Un avenir pour elles, aussi, surtout.
http://www.smoking-ruins.com/t3200-pansy-fleur-du-mal
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GOSH ce PV est trop cool ( j'ai Nepthys en construction pour mon DC en plus, on a un lien il me semble jule ) Bienvenue sur Exci et bon courage pour la suite kr j'ai hâte de voir ce que tu vas en faire et de lire tout çaaa gaah

• • •


Some days I feel everything, others are numbing, can never find the in between, it's all or nothing. Half my bones in city streets, the other in my sheets, and I don't think they'll ever get the chance to meet. I never wanted to be here now, one foot in the grave, other on the ground. I can't process what I'm feeling now, this skin I can do without.
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    Comme l'ont dit les autres, ce PV est parfait !! *^*
    Bienvenue parmi nous et bonne chance pour la finition de ta fiche :3
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June > Je n’hésiterais pas à vous harceler si je n'ai pas compris quelque chose Nothing is lost and in the end all is harvest (Alastar Doherty) 3922488496 Et le PV+Joseph = bave

Panthea, > Merci minikr Je te prends ton cookie jule

Guenièvre > J'avoue avoir bugué sur ton vava (qui est le même que celui d'un de mes autres persos sur un forum mais je m'égare) inlove De si charmantes employées sous mes ordres, quelle chance j'ai ... What a Face

Meredith > Merci beaucoup iiih

Pansy > Nepthys jule Lien qui m'a paru très intéressant après lecture et relecture (j'ai dû lire tous les liens vingts fois et non je ne suis pas la seule qui fais ça  Arrow )

Milo > Merci minikr
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PRINCE ALIII OUI CEY BIEN LUI Arrow Arrow
Pardon, je m'égare hehe Bienvenue dans le coin, monsieur Doherty hehe
J'ai un business à vous proposer, donc je viendrai en harcèlement wesh Bon courage pour l'écriture hehe
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