sujet; (Hey I just met you and this is crazy) Call me maybe ! Feat Felix Hvedrung

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"Truth is cool but unattainable... the truth is totally amazing, but you can't ever reach it."
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Les Dieux étaient avec elle. Assurément!

Anita Romero savait se tenir, merci bien. Elle stalkait généralement Aramis Lestrange le jeudi, parce que le jeudi elle terminait plus tôt et que si l’un de ses objectifs les plus important était de lui passer la bague au doigt (ou l’inverse, ne soyons pas sectaire), il était hors de question qu’elle sacrifie réellement trop d’heures de travail à tout ceci. Quand elle avait fini ses dossiers? Oui bien sûr. Rien n’était mieux que d’aller flâner gentiment au niveau 2 comme ça, par hasard…
Puis ça l’inspirait. Elle pouvait trainer son regard sans vergogne afin de trouver une inspiration sur les bouclettes brunes du Lestrange. Elle s’imaginait des discours merveilleux qui transporteraient les foules et débarrasseraient le pays de sa chape de plomb. Une premier ministre plus vaillante pour un monde plus beau et tout ça dans les cheveux d’Aramis!

C’était dommage cette propension à se carapater des gens. Aramis était vraiment du genre solitaire et romantique, enfin c’est ce qu’Anita se disait jusqu’aux photos sur Witch Weekly qui le montrait au bras d’une fille quelconque (oui quelconque! PFFF). De toute façon rien ne servait de courir tant que les patacitrouilles n’étaient pas dans le bol et Aramis pouvait bien folâtrer quelques années. Elle lui laissait trois ans avec ses bêtises et pour se rendre compte qu’il avait gout à s’occuper des cas désespérés. Trois ans pour que sa passade cesse et qu’elle se pose enfin de manière intégrale à ses yeux pour ce qu’elle était, aka la femme de sa vie.

Jeudi. 16h.

Cette heure à forte valeur pépitesque ajoutée s’ouvrit sur une magnifique chanson qui fit froncer les yeux d’Anita. Une voix aisément reconnaissable en fait tandis qu’elle longeait le couloir du niveau 2 menant au bureau microscopique de la PM.

Il chantait bien… disons plutôt qu’elle aimait bien sa voix. Ça va. C’était correct. En général, il empilait surtout les lieux communs sur le fait de trop rire, d’être trop charmeur, de croire en sa propre force et son individualité et ta gueule. (Félix était trop tout selon Anita et les ragots au trolley à café n’arrangeaient pas sa vision. Il s’était bien tapé littéralement le quart du building et la gente féminine se pâmait sous ses sourires. Pfff. Genre.)

Si l’agent Hvedrung était dans le petit bureau de la PM à chanter joyeusement une chanson parfaitement indécente, cela voulait probablement dire que l’agent Lestrange n’y était pas.

Ah mais vraiment!

Une moue glissa sur les lèvres de la jeune femme et elle se posta fermement dans l’encadrement de la porte ouverte. Aramis n’était pas là, mais il devait être quelque part ! Et Félix devait savoir ! En plus, comme le disait la carte chocogrenouille de Merlin, « le courage, c’est de poursuivre son rêve même quand tout le monde vous dit que c’est impossible » (Abba disait exactement la même chose au passage. Coïncidence ? I think not). Son rêve étant de chopper un nom prestigieux tranquille, au calme, et avec l’élégance d’un hamster trop mignon, Anita trouva extrêmement normal de rentrer sans s’annoncer.
Disons aussi que le fait que l’agent Bullstrode ne soit pas là aidait énormément (elle faisait un peu peur et il y avait de sacrés rumeurs sur elle qui remontaient allégrement jusqu’au niveau 9).

Elle arqua un sourcil en regardant le grand viking se déhancher au son groovy de sa propre voix, rangeant ses dossiers dans une armoire modeste sans daigner remuer son –joli- postérieur pour montrer qu’il l’avait vu ou sentit entrer. Crétin.  C’était probablement très mal rangé ce meuble de dossiers de toute manière et Anita eut un cillement nerveux. Il allait arrêter de balancer ses hanches comme ça? On n’était pas au Hustler! En plus c’était tout sauf professionnel. Et il ne la voyait pas? Elle lui aurait volontiers donné un coup de pied. Sa détresse était tout de même très importante! Elle avait un objectif aussi: retrouver Aramis et lui dire bonjour ♥. Elle pourrait peut-être même lui glisser quelque chose de suave comme « il fait beau aujourd’hui ♥♥♥ .»

La délicatesse c’était de ménager le petit cœur de Belin qu’était le fils de Rabastan. C’était évident qu’il avait besoin de temps et de tact. Des trucs inutiles selon la jeune Romero mais qu’elle voulait bien accorder généreusement à son futur époux, histoire de l’avoir à la bonne.

« Oh, kiss me, you sexy thing Touch me, baby, you sexy thing I love the way you touch me, darling, you sexy thing Oh, it's ecstasy, you sexy thing. »

Un soupir un peu niais s’échappa des lèvres d’Anita rêvassant oh bel Aramis. S’il était à prendre une pause, elle irait faire semblant de le cogner. Ohhh il était peut-être dans le bureau de son père pour lui parler? Son regard revint vers le danois qui accordait enfin son attention et qui dorénavant la fixait avec un air amusé. Celui du chat devant une souris.

Oh.

Il l’avait chopé à rêvasser. Mmmm. Elle fronça le nez avant de le lever en l’air d’un air dogme.

« Ce ne sont pas des chansons courtoises agent Tantrum. Mais ce n’était pas siiiiiiiiii mal. » Elle leva les yeux au ciel en une moquerie espiègle. « Tu sais où est l’agent Lestrange ? »

Priorities.
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Anita & Felix
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Je n’ai jamais été un grand adepte des jeudis soirs. En fait, je n’aime pas trop les lundis non plus, mais là, ça ne se limite pas à la soirée. Selon mon père, j’aurais un souci avec le travail, un petit évidemment. Ce serait relié à mon enfance selon mon oncle, à cause de l’empathie, des limites qu’on m’a imposées. J’ai donc un petit problème avec l’autorité, avec les responsabilités, avec les codes de vie et bla bla, en fait moi j’aime me dire que je suis seulement trop amusant pour me limiter. Je mords dans la vie à pleine dent, ce n’est certainement pas de ma faute si ça la fait parfois saigner. Chacun son problème ! En attendant, les miens comptent les jeudis soirs dans le lot. Pourquoi ? Parce que je termine toujours plus tard le jeudi. Évidemment, c’est entièrement de ma faute, à ce qu’il parait. J’accumule du retard du lundi au mercredi, donc il semble logique à mes deux collègues de travail, anglais ceux-là évidemment, que je rattrape mon retard avant le vendredi. Ce serait assurément plus facile si, moi aussi, j’avais un balai d’enfoncé entre les fesses, je pourrais alors froncer les sourcils et me balader avec un air trop mystérieux, comme Aramis. Ou encore, je pourrais prendre un air de tueur et dévisagé tout le monde avec de gros yeux de psychopathe enragé, comme Loletina. Mais non, je suis le gentil du trio moi et de ce fait, je m’attarde toujours dans les corridors pour complimenter la secrétaire de l’étage du dessous, parce que la mienne est imbuvable tien, bref je rattrape la connerie de mon groupe. Et pourtant, je dois finir plus tard le jeudi, l’injustice anglaise dans toute sa splendeur. Or, que reste-t-il à un homme qui s’ennuie à mourir à terminer de boucler ses dossiers ? La musique ! Évidemment ! Et rien de mieux qu’un bon classique moldu : You sexy thing.

C’est ainsi qu’une fois mes dossiers terminés, et oui répondre « il avait l’air louche » à la question « pour quelle raison le suspect as-t-il été blessé » est tout à fait acceptable, je me lance. La chanson me vient sans mal, il faut dire qu’avec mes sœurs nous avons toujours été des fans de karaoké, une autre invention moldu dont les sorciers anglais se passent, comme des demeurés. Chanter, c’est tellement libérateur. Tellement amusant. Tellement prenant aussi ! Assez pour que mes hanches suivent le mouvement, pour que je me permette quelques petits pas de danse, non pas que je sois excessivement doué dans la danse en solo, mais je me laisse porter par mon cœur. Je déteste toujours les jeudis soirs, mais j’aime chanter, ça compense. Et j’aime bien danser aussi, alors tout va bien. Tout va mieux. Je range même les dossiers en me contorsionnant un peu, mais alors que j’en suis au troisième, que je roule des reins, je sens qu’on approche. C’est plus fort que moi, c’est un peu comme si mon don d’empathie avait des tentacules et que je les déployais doucement autour de moi, par automatisme, lorsque je suis seul. C’est une façon comme une autre de survivre et puis, j’aime bien savoir quand j’ai de la compagnie. Et là, je gagne clairement un auditoire, yay ! « Oh, kiss me, you sexy thing Touch me, baby, you sexy thing I love the way you touch me, darling, you sexy thing Oh, it's ecstasy, you sexy thing. »

Un instant, je me demande s’il ne s’agit pas d’Aramis. Sauf que non, il n’y a pas d’agacement, de colère, d’anxiété exacerbé chez le nouvel arrivant. Ce n’est pas non plus Loletina, il manque l’amusement et le désir, la rage permanente. Je remue doucement le tentacule, un simple réflexe à ma curiosité grandissante, c’est que je suis un gourmand moi hein, et j’y découvre quelques sentiments. De la nervosité, de l’excitation, quelque chose de très pure. De très enfantin. Comme si une petite fille s’approchait. Or, dès que l’agacement s’en mêle, je sais de qui il s’agit : le ministère ne compte qu’une seule « fillette », soit Anita. Non seulement est-ce qu’elle est minuscule, presque naine à mon avis et mon mètre quatre-vingt-neuf, mais elle a tendance à être aussi rêveuse que les enfants. Cela dit, avec elle, c’est tout de suite plus drôle : elle est totalement dingue d’Aramis Lestrange, mais pas de façon saine, rien à voir. Non, elle en est presque à monter des photos de leurs futurs enfants et à récupérer les cheveux qu’il perd sur son bureau. Et moi dans tout ça ? Je suis son allié, BIEN ENTENDU ! Dès qu’il est question de foutre le bordel, ne serait-ce qu’un petit peu, je suis partant. Et c’est encore plus drôle si ça fait râler Aramis, biensûr.

Il me suffit d’un coup d’œil derrière moi, alors que je me dandine un peu, pour m’assurer qu’il s’agit bien de mon petit bichon préféré : Anita. Bingo ! Mon sourire me dévore aussitôt le visage et espiègle, je fais mine de ne pas l’avoir remarqué, c’est tellement plus amusant ainsi. Je sens l’agacement grandir doucement en elle, mais Anita est d’humeur changeante. C’est probablement ce qui me fascine le plus avec elle : elle est pareille à la mer. Elle est capable de passer de calme à furieuse en un éclair, véritable tempête à venir, mais le mieux c’est sa façon de refléter différentes émotions constamment. C’est comme regarder l’océan au soleil, admirer les différentes nuances de bleu, de turquoise, de marine, se relayer. Elle n’est jamais pareille, pas tellement constante, sauf dans son travail, mais là c’est mon travail à moi, que de déranger ses habitudes, que de bousculer les stylos et les papiers sur son bureau. L’un de mes grands plaisir, surtout les mercredis, comme pour me consoler du jeudi à venir. Cela dit, je ne m’attendais pas à ce qu’elle passe aujourd’hui, non pas que ce soit moi qu’elle cherche. Elle dégage bien trop d’intérêt, de curiosité et d’envie pour ça. Elle cherche Aramis à tout coup et c’est pile pour ça que je continue ma chanson, que je chante même plus fort et que je me permets d’être encore un peu plus expressif facialement parlant. « I believe in miracles, since you came along, you sexy thing ! »

Je me retourne, je lui fais face, fier. Sauf qu’en fait, elle ne me regarde même pas. Elle est perdue dans son petit monde. Je sens son élan de tendresse, je sens combien elle est en pleine admiration, combien elle veut le voir. Il lui manque. Elle l’aime, en quelque sorte. En réalité, j’ai compris il y a un bon moment qu’Anita Romero ne connaissait pas du tout Aramis et qu’elle c’était entiché, non pas de lui et de sa jolie bouille, mais bien du fantasme qu’elle a fait de lui. Or, j’aime bien Aramis, juré même que, sauf que je suis un type honnête : autant Lestrange est séduisant et efficace, autant il est d’un ennui mortel. Qu’est-ce qu’Anita peut bien lui avoir trouvé ? Pourquoi lui ? Et non pas que la vraie question soit « pourquoi pas moi ? » même si elle m’a bien frôlé l’esprit un soir, il y a quelques semaines, mais je n’arrive pas à comprendre pourquoi lui et pas un autre sang pur anglais. Sincèrement, elle aurait pu trouver plus amusant. Plus changeant, comme elle. Cela dit, elle est mignonne comme tout quand elle prend cet air niais et qu’elle oublie le monde autour d’elle. Un peu cruche, mais mignonne. Surtout ses jambes, que je me permets de reluquer un bref instant, avant de remonter à son regard, parce qu’elle émerge de ses rêveries. Oh tien, elle se vexe un peu, si prompt à froncer le nez puis à le redresser. Si elle était de sang pur aussi, je croirais presque qu’elle me snob, mais nan. Pas Anita. Pas le bichon.

« Ce ne sont pas des chansons courtoises agent Tantrum. Mais ce n’était pas siiiiiiiiii mal. » Agent Tantrum ? Ça me fait sourire un peu et je me pose les fesses contre mon bureau pour lui sourire. Amusé, comme souvent. Et déjà, elle se détend, elle redevient la collègue d’un autre niveau, que j’apprécie et à qui je raconte des conneries sur son joli rêve, aka Aramis. « Tu sais où est l’agent Lestrange ? » Oh mais ce genre de jeu se joue à deux et je croise lentement les bras pour sourire avec un air innocent, non pas que quiconque y ait jamais cru cela dit. Je hausse alors les épaules, faux cul comme pas possible. « Peut-être. Qui sait hein ? » Mes yeux pétillent de malice alors qu’elle commence à être agacée. Elle est si mignonne, la petite Anita. J’incline alors lentement la tête sur la gauche, grand gamin. « Ah mais je sais ! » J’ai presque l’air surpris, presque. Mais il y a trop de malice dans mes yeux clairs, trop de joie dans mon sourire. Diablotin. Je pointe un doigt vers elle et lui indique la sortie avec quelque chose de dynamique. « Tu devrais demander à l’agent Tantrum ! Il sait toujours tout, cet enfoiré ! » Et voilà, je ris joyeusement et croise à nouveau les bras pour la regarder s’énerver un peu. Je suis peut-être le type le plus amusant de tout le ministère, mais surtout des mangemorts quoi, mais j’exige qu’on m’appelle par mon vrai nom. Ou prénom. De ce fait, je redresse les mains en signe de paix, amusé. Toujours. Depuis ma naissance. « Ou tu pourrais me le demander à moi, Felix. OH et tu pourrais aussi être plus gentille, voir courtoise et me dire que j’ai une jolie voix. Ce serait nettement plus poli. » Quand ce genre de remarque vient de moi, il y a de quoi rire et je me retiens avec peine, tout sourire. Oui, elle devrait apprendre à faire de la lèche un peu.

Je pose alors lentement mes mains sur le bureau, de chaque côté de mon corps, pour l’observer de la tête aux pieds. Mon regard apprécie grandement la taille fine, puis les hanches, mais c’est sur ses jambes que je m’attarde. Pas assez longtemps à mon goût, tant pis. Je sens le malaise, je sais qu’elle n’aime pas particulièrement que je la dévisage de la sorte et même si Anita entretient une drôle de relation avec moi, j’aime la considérer comme une amie. Or, j’ai assurément beaucoup de défaut, mais je n’aime pas mettre les femmes mal à l’aise, encore moins celles auxquelles je tiens. « Et comment ça, ma chanson n’est pas courtoise ? Elle est très bien au contraire ! Elle donne du pouvoir à une femme qui apparait de nulle part, un peu comme toi tien, et qui subjugue le pauvre homme avec son sexappeal, un peu comme toi aussi. » Charmeur, je lui offre un sourire en coin qui a de quoi apaisé les possibles tensions restantes entre nous. Je redresse un peu le menton et lui fait signe d’approcher. « Et tu lui veux quoi, à ton fameux fantasme ? Un autographe, pour mettre sur ton poster ? » Oh là je suis un chouia vilain, mais je hausse les sourcils en souriant. Il ne fallait pas m’appeler Tantrum !
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"Your heart is the size of a fist because you need it to fight."
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Il avait une trop grande nonchalance dans la façon de poser son postérieur sur le bureau.  Elle le suivit du regard, suspicieuse. Il aurait dû râler, non? Elle avait fait exprès d’écorcher son nom de famille aux couleurs scandinaves. Au lieu de ça il arborait un sourire à faire fondre les glaces en plein mois de décembre.

Trop suspicieux.

Anita fronça son nez avant d’enchaîner. Peu importe. Felix Hvedrung était connu pour ça aussi: sa nonchalance chaleureuse. Elle comprenait cela dit. Le fait que cela fonctionne. Le charme était indéniable et Anita fronça les sourcils. Le charme était peut-être bien là mais les réponses par contre ça non!

« Tu devrais demander à l’agent Tantrum ! Il sait toujours tout, cet enfoiré! »

Elle plissa son regard. « Ah. Ah. Ah. Très drôle!!! » fit-elle d’un ton sarcastique en croisant les bras dans une moue impressionnante. « Votre langage, agent. »  Le bout de son godillot la démangeait. Une envie toute simple d’aller se nicher sur le tibia de l’homme devant elle. Il arborait cela dit la marque des ténèbres sur l’avant-bras, et il y avait suffisamment encore un reste réservé de terreur souterraine à cet égard chez elle pour ne pas qu’elle cède –encore- à cette pulsion. Elle glissa ses mains derrière son dos, les nouant tandis qu’elle le couvait du regard. Les mains levées eurent le mérite de l’apaiser  et elle eut un petit sourire. C’était de bonne guerre après tout.

« Ou tu pourrais me le demander à moi, Felix. OH et tu pourrais aussi être plus gentille, voir courtoise et me dire que j’ai une jolie voix. Ce serait nettement plus poli. »


« Je vous interdis agent Hvédéréhung, » Elle avait essayé de le dire correctement mais n’ayant pas la patate chaude danoise dans la bouche, le nom en ressortit écorché. La mention sur sa voix la prit au dépourvu. Il savait? Il… non il ne pouvait pas savoir. Le regard se fit à nouveau suspicieux. « Je suis gentille! J’ai demandé! Et en plus personne ne peut dire ton nom. Franchement. Heureusement que ton prénom est cohérent. Certains se sentent obligés de donner des prénoms incompréhensibles, tellement pompeux... Arrête de rire! Je suis sérieuse. Et tu as pensé à chanter la sérénade à une de nos rockstar? Comme … oh Nephtys Shafiq? Tu sais tu pourrais changer de carrière. Tu es plutôt… enfin on pourrait envisager que tu plaises. Tu n’y as jamais pensé? A devenir chanteur? » Elle se mit à sourire pour de bon à l’explication de la chanson. « C’est bien ce que je dis! Totalement indécent. Au vu de tes mœurs, ce ne devrait pas être très étonnant ♥. »

D’un froussement de bouche, Anita suivit du regard le geste lui disant de s’approcher. Refuser et c’était admettre possiblement un trouble qui n’existait pas et s’avancer c’était foncer droit dedans. Le compromis étant de rigueur, Anita s’avança en prenant soin de lui écrabouiller le pied qu’il avait à terre du bout de sa chaussure cirée, le tout dans un petit sourire espiègle. « Oops, tu as de grands pieds. » Grand pied…. Grande chaussure.

Elle se recula d’un petit saut avant de lisser le devant de sa chemise proprette en évitant son regard quelques secondes. Le sourire en coin. Pfffff. Ça devait tellement marcher sur les filles ça...

« Et tu lui veux quoi, à ton fameux fantasme ? Un autographe, pour mettre sur ton poster ? »

« Tu te moques! Et je ne lui voulais rien de particulier. A moins que tu ne comptes l’idée de tomber amoureux désespérément de moi et de m’épouser auquel cas, oui. Enfin non, » Anita eut une grimace. « Pas désespérément. C’est tellement ennuyeux le désespoir chez les autres. On est un peu égoïste dans ce domaine, on ne supporte en général que ses propres affres. » Elle trouvait déjà Aramis de loin beaucoup trop … elle n’oserait pas le dire à haute voix évidemment, mais les problèmes des familles de sang-pur étaient parfois monté en épingle. Ils aimaient bien se faire des trips « ma vie, mon nimbus 2005, ma licorne » dont ils s’imaginaient une importance toute dérisoire.  Anita, dans sa candeur, ne désirait pourtant rien de moins qu’en faire partie, même si, Lestrange n’était jamais qu’une marche (qu'elle trouvait merveilleuse ♥). Le but –le vrai- restait de devenir quelqu’un de solide au sein du Ministère. De faire avancer les choses et d’avoir l’arrogance –parfaitement- de se dire qu’on avait contribué à quelque chose de plus grand que soi.

« Mais enfin il n’est pas là…»  La brunette eut un petit soupir et une moue propre à peut-être convaincre Félix de lui dire où était l'élu de son cœur, avant de se caler sur la chaise, croisant ses jambes sagement sous son vêtement bourgeois. Elle regretta son choix de s’installer sur la chaise immédiatement: d’ici il la toisait allégrement. Positivement agaçant. « Votre bureau sent le graillon. Tu le sais ça ? » Faut faire quelque chose. « L’agent Bullstrode ne râle pas à ce propos ? »


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Anita & Felix
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J’ai toujours trouvé le côté « rigide » des anglaises charmant. Probablement à cause du défi, du facteur de risque : un rien sait les froisser, un rien sait les outrer. Or, si j’ai connu mon lot d’anglaise à dévergonder, à choquer même, Anita est l’une des plus amusante à mon humble avis. Toujours prompt à me sermonner, à frousser la bouche et à froncer le nez, je ne sais tout simplement pas m’ennuyer en sa compagnie. Sans parler que le froussage et le fronçage, je trouve ça tout simplement adorable. Pour ne pas dire coquin, je l’imagine sans mal me faire la même chose, en petite tenue. Miam ! Et puis soyons sérieux un peu, on range les dessous affriolants quoi, c’est toujours amusant de l’écouter parler d’Aramis, surtout parce qu’elle ne le connait absolument pas. En fait, j’aimerais même connaître le type qu’elle l’imagine être, je crois qu’on s’entendrait très bien ! Dommage quand même qu’au lieu d’être un type génial, brave, charismatique et charmant, il se contente d’être… lui. Mouais, bof. En attendant, Anita m’offre son petit numéro de l’anglaise outrée par mon langage et mon attitude, ce qui me redonne le sourire. Elle devrait passer me voir tous les jeudis soirs en fait. Surtout quand elle prend son petit air sérieux. « Je vous interdis agent Hvédéréhung. » J’hausse aussitôt les sourcils, follement amusé, alors qu’elle se fait méfiante. Si mignonne. Franchement, Aramis devrait la reluquer, au moins une fois, il ne serait pas déçu à mon avis. Enfin, ça c’est moi et c’est bien connu, moi j’aime m’amuser. Lui pas. DONC on n’a assurément pas les mêmes goûts en matière de femme. Tout compte fait, il vaut mieux qu’il laisse Anita tranquille. « Je suis gentille! J’ai demandé! Et en plus personne ne peut dire ton nom. Franchement. » C’est vrai, cela dit, que personne ne sait dire mon nom. Je le lui concède donc d’un mouvement de tête. « C’est vrai, vous l’écorchez tous. » « Heureusement que ton prénom est cohérent. Certains se sentent obligés de donner des prénoms incompréhensibles, tellement pompeux... » D’accord, cette fois je me permet de rire. Elle dit ça avec tellement de sérieux que j’ai presque envie de lancer une fondation « renommons les pauvres gens avec des noms merdiques ». « Arrête de rire! Je suis sérieuse. Et tu as pensé à chanter la sérénade à une de nos rockstar? Comme … oh Nephtys Shafiq? Tu sais tu pourrais changer de carrière. Tu es plutôt… enfin on pourrait envisager que tu plaises. Tu n’y as jamais pensé? A devenir chanteur? » Oh. Ça, je ne l’avais pas vu venir. Ça mérite une rapide réflexion.

Je la fixe donc, surpris et à la fois amusé, un demi-sourire aux lèvres. Chanter la pomme à Shafiq ? Mmn, pas nécessairement. Pas assez proprette, trop dévergondée. J’ai mes standards quand même, j’aime les femmes aux bonnes manières et qui se vexe sous mon attitude, parfois, cavalière. Non, Shafiq est jolie, surement douée sur un lit, ou dans une ruelle même, mais ce n’est pas pour moi. Quant aux changements de carrière, là je ris à nouveau en secouant la tête. « Oh j’y vois clair ! Tu essais de te débarrasser de moi, mais c’est peine perdu. Je ne bougerais pas d’ici. » Cela dit, ça me permet d’expliquer ma chanson, de faire mandat honorable, bref de lui expliquer que tout ça est innocent et même, crédible parfois. Le rapprochement, pourtant évident, entre la réalité et les paroles ne l’émeut pas, mais je m’y attendais. « C’est bien ce que je dis! Totalement indécent. Au vu de tes mœurs, ce ne devrait pas être très étonnant ♥. » Impossible de ne pas rire, je renverse même la tête vers l’arrière, c’est plus fort que moi. Et quand je reviens vers l’avant, j’ai les yeux qui pétillent. Aller, un peu de sérieux, je lui fais signe d’approcher. Elle est si mignonne de près. Je sens pourtant son hésitation, mais elle est trop fière, elle veut en imposer. Parfait. Elle peut venir en imposer sur mes genoux même, quoi que non, normalement je suis sage avec mes amies et jusqu’ici, je l’ai été. Bravo à moi. Bravo à elle, quand elle m’écrase le pied. Une grimace de douleur se propage doucement sur mon visage. Elle fait exprès, évidemment, je vois bien, je sens surtout, la satisfaction se glisser sur elle. « Oops, tu as de grands pieds. » La douleur se nuance de plaisir et je souris de plus belle, amusé. Je retire lentement mon pied de sous le sien, alors qu’elle recule. Brave petite, elle ne sait pas ce qu’elle fait de jouer avec moi. Quelle idée ! « Bah, tu sais ce qu’on dit, la taille des pieds et des mains est proportionnelles… » non je terminerais pas cette phrase, j’aime seulement la choquer. Surtout si elle compte revenir me marcher sur les pieds. Ce que je ne lui laisse pas le luxe de faire, reprenant le contrôle de notre entretient. Que veut-t-elle donc à Lestrange hein ?

« Tu te moques! Et je ne lui voulais rien de particulier. » Voilà, mon sourire passe du coin gauche de mon visage, à un envahissement complet. « Mais non, allons, je n’oserais pas. » Je fais attention à exagérer mon expression faciale, histoire de lui donner le change. Sauf que même quand je taquine Anita, elle trouve le moyen de relancer ses bêtises. Cette fille est magique ! « A moins que tu ne comptes l’idée de tomber amoureux désespérément de moi et de m’épouser auquel cas, oui. Enfin non, » je me remets à rire pour ma part, tout en croisant les bras. Quelle idée d’être aussi mignonne et candide. Comme si Lestrange avait les yeux en face des trous ! Je suis même pratiquement certain que si Anita se baladait en petite tenue, il ne remarquerait rien. C’est Aramis quoi ! Sauf que ça, la petite brune ne le comprend pas. Et sa grimace actuelle ne m’aide assurément pas à me calmer. « Pas désespérément. C’est tellement ennuyeux le désespoir chez les autres. On est un peu égoïste dans ce domaine, on ne supporte en général que ses propres affres. » C’est plus fort que moi, je siffle dans les airs, amusé et à la fois intéressé par ce qu’elle raconte. Elle n’aime pas le désespoir hein ? Par Loki, elle va tomber de haut quand elle ouvrira enfin les yeux sur son apollon. Je ne déteste pas Aramis, du tout, il est sympa mine de rien, mais la tragédie et le drame, sans parler du désespoir, font partie de lui. C’est comme la pizza et le fromage, ça va ensemble. Pareille, Aramis est une pizza au drame et désespoir, recouverte de tragédie. Souci d’estomac assuré ! « Lort, c’est mal lancé alors. Aramis a le désespoir de tatouer sur la tronche, Ani. » Je secoue la tête avec humour, un sourire aux lèvres, mais elle n’écoute pas réellement. C’est LE souci avec elle en fait, de ne pas écouter ce qu’il faut, de ne pas voir la réalité. Elle c’est tellement bercé d’illusion au sujet de son cher et tendre, qu’au final elle ne connait pas du tout, qu’elle n’arrive pas à faire face à la réalité : Aramis est une tragédie vivante, saupoudrer d’ennuie. Elle aurait vite fait le tour disons.

« Mais enfin il n’est pas là… » J’adore comment elle ignore ce que je dis, quasi mon existence même, pour se parler toute seule. Tsk, un jour je lui mettrais la fessée et je sens que je vais m’éclater. En attendant, je me contente de sourire, patient. Mais son regard tombe enfin sur moi et j’écarte les bras pour lever les paumes vers le plafond, dans un signe d’impuissance, le visage grignoté par un amusement fou, sous la couche d’empathie que je lui offre. « Eh oui, il n’est pas là. » Je soupire même, presque triste, mais jamais sans me départir de mon sourire. Elle s’assoit donc, quoi faire d’autre hein ? Elle va attendre Aramis à coup sûr, sauf qu’il ne reviendra pas. Je suis à peu près certain qu’il est rentré. Il avait quelque chose de prévu, même Rabastan a quitté son bureau, probablement une réunion familiale. Ça doit être lié aux fiançailles, ce serait donc terrible d’en parler à Anita. Comment explique-t-on à une femme qu’elle a repérer le mauvais pigeon ? Qu’elle se démène pour pas grand-chose ? Et là, je ne parle pas seulement du fait qu’Aramis est complètement dingue de Nyssandra, mais bien qu’il n’est ABSOLUMENT pas celui qu’il lui faut. Déjà parce qu’il ne la voit pas, et rate sa façon toute féminine de croiser les jambes sur sa chaise, mais aussi parce que c’est un type assez assommant finalement. Sauf quand il pète une durite sur mon dos, je l’aide à s’améliorer quoi ! Or, je ne serais pas toujours dans les parages pour améliorer Aramis, eh non ! Un homme à ses besoins et son agenda. Moi surtout. « Votre bureau sent le graillon. Tu le sais ça ? » Elle me fait encore rire et je me tourne un peu plus vers elle, la toisant de ma hauteur. C’est chouette d’être perché sur un bureau quoi ! J’ai le dessus sur tout ce qui prend place sur des chaises, aka la plupart des sorciers anglais, trop coincé du cul pour tenter les meubles autres ! Ha ha ! « N’importe quoi ! » Non, je ne la crois pas et mon sourire insiste. Elle ne m’aura pas.

Sauf que c’est elle qui insiste finalement : « L’agent Bullstrode ne râle pas à ce propos ? » Bon d’accord, cette fois c’est difficile de ne pas sourire avec un air malicieux. J’aimerais bien lui dire que Loletina à mieux à faire en ma compagnie, que de râler, dans le genre de gémir et se tortiller. Me supplier ? M’ordonner de lui faire sa fête, sauf que je suis un gentleman. Je ne raconte pas ce genre de chose, même si les anglais aiment à m’imaginer comme un don juan irrévérencieux qui aime se vanter. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes, je n’aime pas ébruiter mes histoires, parce que ça ne regarde personne d’autre au fond. Mais les anglais ont tellement peu de divertissement, que voilà. Et puis bon, ça n’est jamais arrivé qu’une fois avec Bullstrode et je la soupçonne de le regretter, elle préfère accumuler la frustration et nier être une vicieuse. Elle aussi, à quelque part, elle se berce d’illusion. Tant pis hein. Moi je hoche la tête, innocent jusqu’à preuve du contraire. « Du tout ! Je crois que tu délires to-ta-lement Ani, à la limite ça sent le bacon. Et le bacon, ça sent drôlement bon et surement pas le graillon. » Bah oui, il ne faut pas insulter l’un de mes aliments préférés ! Évidemment, ça n’impressionne pas tellement Anita, tsk. Je crois à nouveau les bras et l’observe un instant. « Tu as terminé ta journée ? » Cette fois, le ton faussement outré et l’humour ce sont envolé. Je suis sérieux. Mais j’y vais doucement. Je me fais gentil. « Tu veux aller prendre un verre ? » L’offre est innocente, alors que je me redresse lentement, avec des gestes calculés. On ne devient pas un BG sans effort tout de même ! Je me passe une main dans les cheveux et lui offre un autre sourire en coin, la tête inclinée sur la droite. « Je ne suis pas Aramis mais… ça te ferait peut-être du bien de côtoyer un type de chair et d’os, qui ne soit pas ton frère ? Discuter avec un poster, c’est un peu tordu tu sais. Aller, je ramasse ma veste et on va quelque part. Un café sinon, ça me va. Ou même, l’un de vos affreux thés. » Tel que promis, j’attrape ma veste et la pose sur mon bras, pour lui sourire avec bonne humeur. « Aller, hop hop. Debout ! J’en ai assez d’être ici. Et NON ça n’a rien à voir avec l’odeur imaginaire qui traine dans ton nez. »
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Alice: Vous avez piètre allure Monsieur le chat, mais votre sourire apporte du réconfort.
Chat de Cheshire : Et tu sembles avoir pris du caractère. Toujours curieuse et avide de connaissances , j'espère...

"



Félix truc truc Hvedrung était proprement enrageant quand il s’y mettait. Mais du genre qu’Anita considérait comme capable de faire jaillir du sentiment exacerbé du type violent. Le cas où tu serais ok pour faire un remake de Shining et lui courir après avec un couteau-suisse (Rating R style).  

« Lort, c’est mal lancé alors. Aramis a le désespoir de tatouer sur la tronche, Ani. »

Un, Aramis était parfait et deux, Ani?

Anita souffla du nez, une moue sur le visage, sourcils froncés, clairement agacée. Il aurait fallu couper le son en fait. Il était tellement joli à regarder…. Elle pouvait bien se l’avouer à elle-même n’est-ce pas. Inutile de nier ce qui était clairement devant elle. Ce n’est pas comme si monsieur lisait dans les esprits, les petites pulsions ou quoi que ce soit dans ce genre.

« Eh oui, il n’est pas là. » Fit-il avec un air… un air…

Ok. This is war. Elle allait le tuer. Elle s’attendait à ce qu’il lui dise justement où il était. Et ensuite on osait lui demander d’être plus subtile ! Il aurait pu faire un effort et au moins lui donner un indice (elle aimait bien les devinettes). Pire Père Fourras de toute l’existence! Au lieu de ça il souriait d’un air de chaton devant une souris en plastique. Il la prenait peut-être pour une de ces dindes (#insidejoke) qu’il fréquentait de manière hebdomadaire?

« Je n’y peux rien si ton nez ne sent pas. Ce doit être à force de s’allonger, Pinocchio. » Bien sûr qu’elle n’était absolument pas impressionnée par son verbiage sur le bacon. Elle était plus sucrée que salée de toute façon. La vie, c’était le petit-déjeuner avec des fruits et des céréales. Oh et des glaces ! Des profiteroles au caramel pétillant, des banana-splits au chocolat chocogrenouilles et des…

« Tu as terminé ta journée ? Tu veux aller prendre un verre ? »

Anita eut un mouvement d’incompréhension. Ce n’est pas qu’elle ne faisait pas confiance en l’agent Hvedrung. Il s’était toujours montré gentil à vrai dire. Moui. Prenez la première fois où elle l’avait rencontré par exemple - son premier jour d’ailleurs au Ministère- et bien il avait été fort aimable. Il l’avait aidé avec son carton d’affaires un peu trop lourd et l’avait appelé « ma jolie » et certes, ce n’était pas grand-chose mais elle était nerveuse et ça l’avait ravie! Vraiment. Son ego avait flotté tranquillement… avant de s’apercevoir qu’il était en train de donné du « ma jolie » à la fille de l’ascenseur, à la secrétaire du second étage, à celle devant laquelle ils passèrent au niveau de la machine à café et sincèrement arrivé à son petit bureau du niveau 3, Anita faisait une tête de trois mètres de long avant de lui envoyer un coup de pied dans les tibias et d’aboyer un ‘merci’ grognon.

(Le début d'une belle amitié. Ahem.)

Elle le regarda quelques longues secondes, pesant le pour et le contre.

Le pour c’est qu’il était tout de même prestigieux, que c’était un garçon aimable et amusant. Un petit verre ce n’était pas un bien grand risque et il n’avait jamais été désobligeant avec elle (il devait avoir des goûts tout nazes aussi).  Mmmmm. Le contre résidait principalement dans le fait qu’il n’était pas Aramis Lestrange.

Non mais, loin d’elle l’idée de se plaindre. Elle n’aimait pas se plaindre… … … Chut !!! Elle ne se plaignait pas! Elle soupirait discrètement sa misère, c’était complètement différent. D’abord.

« Aller, je ramasse ma veste et on va quelque part. Un café sinon, ça me va. Ou même, l’un de vos affreux thés. Aller, hop hop. Debout ! J’en ai assez d’être ici. Et NON ça n’a rien à voir avec l’odeur imaginaire qui traine dans ton nez. »

Elle lui donna un coup sur l'avant-bras, incrédule. On rêve où il lui donne des ordres?

« Non! Je veux une glace alors! A la noisette. Et des gaufres. Et oh mais ça suffit! Tes jambes font trois kilomètres alors forcément tu marches plus vite. Il n’y a pas idée d’être monté sur des échasses! Je viens. »
Elle leva son menton, d’un air de défi. « De toute évidence tu ne peux te passer de ma compagnie. Je m’en voudrais de causer un incident diplomatique avec ton pays qui doit avoir à peu près l’épaisseur d’un pancake. »
Un sourire de chipie vint flotter sur ses lèvres et elle marcha avec grâce -oui!- en le suivant. Un petit stop pour récupérer sa propre veste et direction l’atrium, niveau 8. Le rez-de-chaussée en quelque sorte du building.  « Tu n’aimes pas le thé d’ici ? Mais tu bois quoi ? » Elle tapota ses lèvres d’un doigt fébrile en le fixant mais détourna son regard en lissant sa robe qui était pourtant déjà lisse à la ceinture au millimètre prêt. « Mmmmm. Je vais deviner. Donne-moi un indice sur ta boisson favorite. Si je trouve… tu…feras tout ce que je veux demain. Toute la journée! Et tu dois me donner un indice. »

C’est elle qui avait inventé le jeu-là de suite maintenant alors c’est elle qui avait l’insigne honneur –coughcough- d’en imposer les règles! Puis il fallait voir le bon côté des choses: elle n’avait pas parlé d’Aramis depuis environ 4 min. Quasi un record. D’ailleurs ce ne fut qu’au moment où ils arrivèrent à l’orée de la rue qu’ils purent constater qu’il pleuvait. Pas à torrent mais de ces petites pluies fines qui ressemblent à un spray d’eau continue. Pendant un court instant, elle pensa qu’il valait mieux annuler. Elle n’avait pas pensé à prendre son parapluie après tout et lui non plus à vue de nez… mais elle avait envie d’un chocolat chaud maintenant. Et d’un macaron framboise. Puis il allait la prendre pour une chochotte. Alors que tout le monde savait que ce sont les membres du niveau 2 les chochottes (mais pas Aramis !)... enfin tout le monde… elle quoi.

Elle froussa la bouche et se tourna à demi vers lui. Trop grand. « Le dernier arrivé est un hippogriffe mouillé. »

Et c’est en positionnant bien son sac qu’elle planta le danois et se mit à courir dans la rue.

Beh au pire, il ne la suivra pas et elle pourra se moquer de lui ad vitam aeternam pendant les heures de boulot. A l’autre pire (le mieux c’était uniquement si Aramis surgissait sur un balai en apportant le soleil avec lui) il la suit et là elle avait intérêt à courir vite!

(Transplaner pffff c’est pour les chochottes aussi.)

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Anita & Felix
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Anita me frappe et ça ne manque pas, jamais même, déjà je souris. La plupart des anglaises ont cette fâcheuse habitude d’être tellement rigide, tellement prude, qu’elles osent à peine lever le petit doigt pour me corriger. Ça m’a d’ailleurs toujours fasciné chez elles, parce qu’elles seront aussi outrée que ma mère, plus même, mais contrairement à celle-ci, il n’y aucune démonstration de réelle violence à la clé. Que des mots, de grands yeux écarquillés, peut-être même un pli sur la bouche. Bref, la plupart des anglaises sont comme des petites filles vexées, qui savent que pleurer et taper des poings en se jetant au sol, ne changera rien. Mais pas Anita, évidemment que non ! J’évite presque systématiquement les femmes sans caractère, je préfère largement celle qui m’écrase les pieds, qui me fiche des coups de poing ou me tape le bras. C’est tellement plus amusant. Et puis, j’essaie de satisfaire mon petit côté masochiste, en douce quoi. Ma mère n’aime pas que ça se sache, je suis un bon fils. « Non! Je veux une glace alors! A la noisette. Et des gaufres. » J’ai aussi un gros, parfois immense même, faible pour les femmes exigeantes. J’aime les femmes avec des idées bien arrêtées, avec des listes à cocher, avec des plans qui ne tiennent pas la route parfois même et Anita me fait rire maintenant. « Tu veux attraper le diabète avec ça ? Non parce que tu es bien lancée ! » Je me moque gentiment, mais en fait, elle ne m’écoute pas vraiment, un autre habitude qui m’amuse chez elle. « Et oh mais ça suffit! Tes jambes font trois kilomètres alors forcément tu marches plus vite. Il n’y a pas idée d’être monté sur des échasses! Je viens. » Déjà, je baisse les yeux sur mes jambes, avec humour, curiosité aussi. Je suis si grand que ça ? Bon, comparé à elle, oui, mais c’est une naine. Une demi-portion. Adorable, vraiment. Surtout quand elle râle et lève le menton. Voilà, elle s’exécute et je souris avec quelque chose de ravis. « De toute évidence tu ne peux te passer de ma compagnie. Je m’en voudrais de causer un incident diplomatique avec ton pays qui doit avoir à peu près l’épaisseur d’un pancake. » En plus, elle a un sacré sens de l’humour, personne ne peut le nier. Surtout pas moi. Alors je ris de plus belle et je pose une main dans le creux de son dos, même pas peur d’abord, pour la pousser doucement vers la sortie. « Absolument, si tu me rejettes, je déclarerais la guerre aux tiens, tu as tout compris, ha ha ! » Mais elle n’avance pas très vite, possiblement l’un de ses seuls défauts. Non parce que moi, j’adore son sens de la répartie, ce petit air parfois hautain, sa mauvaise foi même, sans parler de sa facilité à retourner tout ce que je fais, ou dis, contre ma personne. Elle est talentueuse, vraiment ! Mais pas pour marcher. Alors je la dépasse un peu, sans remord. Vas-y que je suis un rebelle assumé moi.

Un petit saut dans l’ascenseur, le temps d’aller récupérer sa veste, pendant que je maintiens la porte ouverte, il ne faudrait tout de même pas que l’ascenseur se tire sans nous hein, puis nous descendons. La conversation peut donc reprendre, moi dans un coin, appuyé à la paroi de la cabine, les bras croisés avec un sourire amusé aux lèvres. Elle, debout comme la lady qu’elle est, près de l’autre paroi, mais toute droite, à me jeter des coups d’oeils. « Tu n’aimes pas le thé d’ici ? Mais tu bois quoi ? » La question fait jouer la courbe de mes lèvres et je laisse doucement retomber ma tête contre la cabine : « Non, je n’aime pas le thé, c’est immonde. Vous avez des goûts étranges, vous, les anglais. » Évidemment je la taquine, ils ne sont pas SI étrange, pas toujours. Puis elle se met à lisser sa robe, pourtant parfaitement en ordre, comme pour me donner raison. Voilà, ÇA c’est étrange. « Mmmmm. Je vais deviner. Donne-moi un indice sur ta boisson favorite. Si je trouve… tu…feras tout ce que je veux demain. Toute la journée! Et tu dois me donner un indice. » Je ne fais pas immédiatement attention à son jeu, je me contente de redresser un doigt et de lui indiquer sa robe. « Laisse-là tranquille, elle est très bien déjà. » Un sourire au coin des lèvres et je réfléchis sincèrement à son offre. Mais alors, si grâce à sa victoire elle se mérite que je fasse tout ce qu’elle désire, je gagne la même chose si elle n’arrive pas à trouver ma boisson favorite ? Ça me donne des idées, de celles qui me font sourire avec un air presque diabolique. « D’accord, mais si tu ne trouves pas, ce sera l’inverse. C’est toi qui feras tout ce que je veux demain. » Et voilà, l’ascenseur tinte et tout le monde descend, mais elle en premier, parce que je suis un gentleman. Je la suis docilement, brave toutou, et me glisse dehors avec elle.

Je dois bien jouer mes cartes, je dois me montrer vague, mais pas trop. Non pas que j’ai peur de tricher, absolument pas même. L’intérêt ce n’est pas toujours de participer, non, parfois, comme quand une jolie fille un peu étrange et avec un souci de gestion de la colère telle qu’Anita, le plus important c’est de gagner. Coûte que coûte. Que ce soit fairplay ou pas. Il n’y a que les chochottes pour s’accrocher à la notion des règles, moi je suis un descendant de Loki et sa vie aurait été bien plus chiante et ennuyante s’il c’était montré raisonnable ! Je réfléchis donc alors que nous avançons dans la rue, en direction d’un café un peu plus loin. Mais on a tout juste le temps de gagner une intersection, que la pluie décide de s’en mêler. Merci bien à elle, de foutre le bordel dans ma tête, comme si l’empathie ne suffisait pas. Je sens clairement Anita hésiter, juste à côté de moi. Elle s’inquiète, pour ses cheveux ? Pour sa tenue ? Dur à dire. Mais elle a cet air féroce dans le regard et je la sens prendre courage. Elle ne va pas fuir, elle compte bel et bien prendre son dessert en ma compagnie. Bien, bien. Sinon j’en aurais profité pour tricher et lui imposer d’être mon esclave, quand même, demain. Sauf que ce n’est pas aussi drôle que si elle se questionne tout le long de son dessert. Beaucoup moins, oui ! « La pluie t’effraie, Ani ? » Je la taquine encore, mais elle me tient tête, oh ça oui. Elle frousse même la bouche, adorable, pour lancer les offensives : « Le dernier arrivé est un hippogriffe mouillé. » Puis elle se pique un sprint à l’anglaise, le sac bien serré contre elle et le port de tête droit, comme si même en courant elle devait garder sa grâce. Trop mignonne ! J’éclate aussitôt de rire, elle ne sait pas à qui elle se frotte, elle ne sait pas qu’elle va devenir un hippogriffe oui ! Je pousse un petit cri de guerre et je m’élance à sa suite, bon joueur, la compétition dans le sang. « Tu vas perdre ! » que je lui lance en la dépassant joyeusement. Et avec raison, mes grandes jambes font des miracles et j’atteins la porte avant elle, pour la lui ouvrir en souriant, les cheveux plaqués sur le front, de la malice plein les yeux. « Belle tentative, Mme l’hippogriffe mouillée. » Elle se mérite même un clin d’œil, chanceuse !

Quand une serveuse nous rejoint enfin, la porte se refermant dans mon dos, je me suis remis à rire tout bas. On nous amène à une table, avec vu sur la rue, c’est joli tien, on doit nous prendre pour un couple. Tant mieux. Ça fera du bien à son CV, pauvre Anita coincée sur Aramis. Tsk, si ce n’est pas malheureux. Mais là, elle n’a pas l’air malheureuse, juste un peu trempée, les joues roses à cause de la course. Moi, ça me fait sourire avec intérêt, mon veston quittant mes épaules pour sécher sur le dossier de mon siège. « Ce n’était pas très «malin» de te mettre en compétition avec un homme ayant de longue jambe tu sais. Je te soupçonne donc fortement de tenter de me déstabiliser, face à ta défaite. Mais ça ne fonctionnera pas… » Je joue avec elle, parce que c’est amusant. Parce que c’est ce que nous faisons le mieux, tous les deux. « Je n’ai aucune pitié et je ne serais pas ton esclave demain. J’ai bien trop envie de te voir, toi, me servir des muffins et me masser les épaules, dans une tenue de soubrette. » D’accord, j’hésite encore au sujet de la tenue, mais je suis fortement tentée. Est-ce que je la choque ? Peut-être, mais ce n’est que plus amusant encore. En attendant, je dois au moins lui donner un indice. « Mais revenons-en a la devinette… alors, ce que j’aime boire le plus…  » je me passe une main dans les cheveux, je prends mon temps, les yeux glissant sur les autres clients, puis sur notre serveuse, qui déjà se mordille une lèvre. Oh tien, je lui offre un petit sourire et déjà elle a les joues roses. Si mignonne. « Ah je sais ! » Mon regard retourne aussitôt sur Anita, amusé, alors que je tends les doigts et écarte une mèche humide de son front : « Ce que j’aime boire, réchauffe l’intérieur presque aussi bien que les fantasmes de notre serveuse, me concernant, la réchauffe la nuit. » J’incline la tête sur le côté, presque innocent alors que je repose mes bras, croisés, sur la table. « Et comme je suis un gentil, que tu as couru pour rien, que j’aime bien les hippogriffe humide… j’ajoute un autre indice : ça m’aide à dormir la nuit. Qui suis-je ? » Une soubrette à muffin qui donne des massages, assurément ! J’ai hâte d’être demain déjà et de voir la gueule de mes collègues, mais surtout celle d’Anita quand elle sera dans l’action.
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Call me maybe.
Anita & Félix

I know it is wet and the sun is not sunny, but we can have lots of good fun that is funny. ▬ Dr Seuss



« Absolument, si tu me rejettes, je déclarerais la guerre aux tiens, tu as tout compris, ha ha ! »

La guerre? Elle lui décocha un sourire bien à elle. La guerre hein… Il était quelque chose tout de même.  Si différent des autres mangemorts. Le verbe clair, le rire grandiose et le sourire lumineux. C’était rassurant en soi. Peut-être (sans doute) était-ce là un leurre. Tellement effectif. Un peu comme ses seiches dans les tréfonds de l’océan qui hypnotisaient leurs proies en émettant une lueur nacrée. Anita, se demanda si tous les danois étaient atteint de ce syndrome du popotin clignotant ou si il ne s’agissait que de Félix. Au demeurant, elle était de mauvaise foi, il savait souvent se tenir. Il était juste naturellement charmeur. Peu importe.

La pluie lui arracha un tremblement et elle trépigna en le voyant la dépasser. L’idée lui vint de lui lancer un sortilège croc-en-jambes mais cela restait un employé de la brigade de la PM, les tireurs d’élite et si Anita n’avait pas l’âme d’une damoiselle en détresse, il n’en restait pas moins qu’elle savait tout de même se montrer raisonnable. Parfois.

« Belle tentative, Mme l’hippogriffe mouillée. »


Reprenant son souffle, mi-figue de barbarie mi-poisson de lune (comprenne qui voudra), Anita écrasa avec courtoisie le pied de son adversaire dans un mouvement d'humeur. Elle était peut-être un hippogriffe mouillée mais lui était un danois avec des orteils moulus dorénavant et c’est le nez en l’air et la mine de mauvaise perdante en bandoulière qu’elle entra à son tour dans le café.

Il y faisait meilleur. La course avait rosit ses joues mais la pluie avait aplatie ses cheveux et elle se débarrassa de sa veste se tassant sur la banquette chaudement. Elle croisa le regard d’une des serveuses avant de porter son attention sur son collègue.

« Ce n’était pas très «malin» de te mettre en compétition avec un homme ayant de longue jambe tu sais. Je te soupçonne donc fortement de tenter de me déstabiliser, face à ta défaite. Mais ça ne fonctionnera pas… »


« Ce serait donc facile de te déstabiliser? » Elle afficha un air innocent. Quelle idée…. Pfff…. Quelle idée…

Anita se mordilla les lèvres avant de sourire, à peine, laissant la question en suspens. Il plaisantait évidemment mais c’était drôle. Il était rare de trouver quelqu’un d’aussi joueur qu’elle. Il y en avait parfois au Magister mais la plupart était si terriblement sérieux. C’était une bonne chose, attention! Elle trouvait cela admirable au contraire et se montrait souvent tout aussi sévère, mais elle ne pouvait non plus toujours nier ses pulsions ludiques qui reprenaient parfois le dessus malgré elle.

« Je n’ai aucune pitié et je ne serais pas ton esclave demain. J’ai bien trop envie de te voir, toi, me servir des muffins et me masser les épaules, dans une tenue de soubrette. »

Un court instant, le choc traversa le visage juvénile d’Anita et les grands yeux marron s’agrandirent sous la surprise. Un petit rire incrédule suivit. Il plaisantait encore et elle ne savait vraiment pas comment prendre la chose…

(En s’amusant ♥.)

« Une tenue de soubrette? Huh. Vraiment monsieur Hvedrung? N’est-ce pas là trop bateau? Tu ne préfèrerais pas que je me déguise en princesse indienne? …Tu pourras faire le cow-boy. » Le sourire se creusa de manière faussement douce avant qu’elle ne lui envoie un coup de pied sous la table, un froncement de sourcils perlant dorénavant sur le visage.

Nanmaisoh!

Elle avait un petit-ami! Bon… un pseudo petit-ami. Qui ne la connaissait pas. Et qui ne semblait pas vouloir le faire.

Quand bien même!

L’image était choquante. Et le pire –et elle en avait tout à fait conscience n’est-ce pas- c’était qu’on lui portait en général peu d’intérêt (en tout cas généralement pas après qu’elle ait écrasé le pied, râlé ou donné des coups sur les tibias), aussi ne pouvait-elle s’empêcher d’être curieusement flattée par la chose.

Oui. Flattée.

« Mais revenons-en a la devinette… alors, ce que j’aime boire le plus…  »

Les mains d’Anita vinrent se fermer en poing sur ses genoux, droite sur le moelleux de la banquette, le regard fixé sur le mangemort devant elle qui semblait déjà charmer la serveuse. Il n’avait rien vu (ou plutôt ne s’en apercevait que maintenant) mais Anita avait perçu la papillonnade dès le début. Ridicule. Quand elle séduirait enfin Aramis, elle prendrait garde à ne pas commettre ce genre d’erreur, quoique au vu de l’air niais de Félix, c’était peut-être finalement plus effectif qu’elle ne l’aurait cru.

Une moue courba la ligne de ses lèvres roses et elle froussa la bouche dédaigneusement reportant son attention sur l’énigme. Ce que j’aime boire, réchauffe l’intérieur presque aussi bien que les fantasmes de notre serveuse, me concernant, la réchauffe la nuit. Et ça aide à dormir la nuit. Anita s’enfonça à nouveau sur la banquette, croisant ses jambes et tapotant sous la table du bout du pied le bois.

« Réchauffe de l’intérieur mmmm… je ne vais pas commenter ton histoire de serveuse c’est hors-de-propos. » Elle le fusilla du regard quelques secondes avant de reprendre sa réflexion.  « Probablement de l’alcool… mais ça ne te ferais jamais dormir la nuit…Mmmm… il doit y avoir une astuce. Tu fais ton malin Félix j’en suis certaine. Et si tu me fiches en soubrette, moi je te mettrais en… chocogrenouille! Tu seras tout appétissant. » Jubilant, Anita eut à peine un regard pour la serveuse qui de toute façon semblait s’étaler allégrement du côté de Félix. Décolleté avenant (pffff), sourire charmant (double pffff) et gentillesse surannée (n’importe quoi) la serveuse nota le café glacé pour Félix et l’énorme montagne de glace pour Anita.

« Avec deux cuillères? C’est une grosse glace. »


Ce qui ne va être pas gros du tout c’est le pourboire! Oh. Le stratagème pour tester la chose était si énorme qu'Anita daigna enfin regarder la serveuse. Non seulement c’était subtil mais il y avait définitivement de l’astuce dans la question. Un non voulait dire que Félix était un peu plus libre que la minute d’avant (qu’à cela ne tienne, Anita pouvait même dire qu’il était tout libre tout court, franchement!) mais ça sous entendait en prime qu’elle était un petit ogre si jamais elle mangeait toute cette glace à elle toute seule.
Et l’idée plaisait à Anita superbement! Mais uniquement parce que la jeune femme s’attendait à un refus de deuxième cuillère, Anita écrasa alors à nouveau son pied sur celui de Félix en l’empêchant de répondre pour le faire à sa place.

« Oui, deux cuillères s’il vous plait. » Anita dodelina de la tête, sage, attendant que la jeune femme s’éloigne pour expliquer à Félix. « Une pour la chantilly, une pour la glace. »

Aka, tout pour moi. Ne rêve pas.

« Bon cette énigme!! » La brunette se redressa bien, posant son coude sur la table, son fin visage dans l’écrin de sa paume. « Je dirais…. Qu’est-ce que vous pouvez bien boire comme alcool chez toi… de la bière? Oui c’est ça! De la bière! Mais sache que je vais te juger très durement si jamais tu bois pour t’endormir. Tu es un agent de la brigade! »





© Gasmask
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A lady's imagination is very rapid; it jumps from admiration
to love, from love to matrimony in a moment.

Je n’ai plus les idées bien en place, pas depuis qu’elle s’est décidée à flirter avec moi. Assise là, en face de moi, les cheveux humides et les joues roses, le regard brillant d’une lueur rarissime chez elle : du plaisir. « Ce serait donc facile de te déstabiliser? » Peut-être que sa question est innocente, mais les détails de ma réponse, le sont beaucoup moins. Alors je me contente d’un sourire en coin, un peu gourmand, voire beaucoup. « Je ne répondrais pas… ça vaut mieux. Ça ne te plairait pas… il y a trop de détail. C’est trop… graphique. » Oh j’aime bien la surprendre et lui peindre un petit air farouche sur son visage de chipie, mais je ne suis pas stupide : je sais très bien que sous ses dessous de petite gratte-papier parfaite, elle brule d’une toute autre flamme. Sauf que nous sommes amis et j’ai beau avoirs des mœurs relativement légères, je ne couche pas avec mes amies. Pas si je tiens à leur amitié, ce qui est tout de même le cas avec Anita. C’est une fille intelligente, elle est drôle, elle m’amuse, ce serait dommage de tout foutre en l’air à cause de ce petit sourire. Pourtant, c’est tentant. Très, même. Mais allons, je me secoue un peu et je déplace le sujet. La tenue de soubrette retient son attention et je souris avec satisfaction. Il n’y a qu’à voir comment je la déshabille, poliment tout de même, merci à la bonne éducation de maman, du regard. « Une tenue de soubrette? Huh. Vraiment monsieur Hvedrung? N’est-ce pas là trop bateau? » Je secoue alors doucement la tête, amusé, joueur aguerris : « Absolument pas, les soubrettes sont merveilleuses. » Oh ça oui et je rêve de la voir s’agenouiller dans mon bureau, encore plus avec une jupe trop courte et un plumeau. Bon d’accord, j’avoue que ma petite fixation sur le plumeau tient avantage du fétiche que du souci du détail, mais j’assume. J’aimerais bien qu’elle me menace avec son plumeau. Absolument ! « Tu ne préfèrerais pas que je me déguise en princesse indienne? …Tu pourras faire le cow-boy. » Ça, je ne l’avais pas prévu, pas plus que le sourire séduisant. Je sens l’envie enfler doucement dans mon ventre. Au fond, nous ne sommes pas de SI BON amis que ça, non ? L’autre truc que je n’avais pas prévu, c’est le coup de pied qu’elle m’envoie sans aucune douceur. En fait, elle me surprend assez pour que je pousse un petit hoquet de surprise mêlé de douleur. Je sens la colère flamber en elle, elle est outrée, j’ai été trop loin hein ? Tsk, c’est elle d’abord, elle me met des images en tête, maintenant je ne pourrais pas m’empêcher de l’imaginer en indienne sexy ! J’ai envie d’aller conquérir ses terres sauvages, de l’assimiler à ma religion et de lui enfoncer mon nom dans la gorge à coup d’amen, là à l’intérieur de son tipi. Lort ! Je devrais probablement m’excuser et j’y songe un instant, mais la colère, la frustration, cèdent plutôt le pas à autre chose : à une sensation plus chaude. Doucereuse même : elle est flattée. Voilà qui est mieux, en effet !

Puisque la jolie Anita, petite indienne sauvage et colérique, c’est apaisée, je me permets de relancer le jeu. Un peu pour cesser de l’imaginer en robe à frange trop courte, mais aussi parce que c’est là la beauté de la chose ! Je veux gagner ce satané pari, il ne faut pas croire, j’apprécie beaucoup la compétition hein. Je lance ma petite devinette et elle se met à y réfléchir. Sérieusement d’ailleurs ! C’est l’une des raisons pourquoi je trouve Anita aussi formidable : les jeux ne sont justement pas QUE des jeux, pas avec elle. Or peut-être suis-je encore trop immature, comme beaucoup d’anglaise pourrait me le reprocher, mais le jeu à encore une très grande importance dans mon existence. Les descendants de Loki sont tous ainsi fait : accros aux sensations fortes, amoureux des jeux et allergique à la routine. Et en participant à mon jeu, Anita me fait terriblement plaisir, bien davantage qu’elle ne peut le supposer. Presque autant qu’avec ses plumes, plumeau coquin ou plume d’aigle dans les cheveux. Elle ne comprend pas, mais ce n’est pas grave. « Réchauffe de l’intérieur mmmm… je ne vais pas commenter ton histoire de serveuse c’est hors-de-propos. » Mais ce qui est encore plus magique avec la charmante sang-mêlée, c’est cette facilité qu’elle a de me sermonner, d’écarter ma bêtise innée d’un revers de la main. Elle me gronde presque actuellement, non en fait elle m’accuse, il suffit de voir son regard, mais c’est loin de me déplaire. En fait, elle se mérite un sourire charmant de ma part, un bout de langue glissant sur mes lèvres. « J’adore quand tu me grondes avec autant de professionnalisme, c’est… sexy. » Le pire, c’est que je le pense, elle ne s’en rend pas nécessairement compte, après tout je suis réputé pour dire une tonne de bêtise à l’heure, je soupçonne même Aramis d’être l’auteur de cette rumeur, mais je pense ce que je dis. Ma voix se fait d’ailleurs subtilement plus rauque, chaude même. Sauf qu’elle parle aussi, même si je n’écoute pas et me contente de lui sourire, charmant. Ou presque ? C’est justement ce moment que choisis la serveuse pour nous retrouver, la poitrine offerte, ainsi que probablement tout le reste de sa personne. Si seulement ça pouvait m’intéresser.

La grande blonde n’est pas mal, plutôt mignonne même. Sa poitrine est alléchante, surtout vu les boutons de son chemisier qu’elle a fait sauter entre le moment où elle nous a fait assoir et celui actuel, où elle vient prendre notre commande. Charmante enfant, elle se mérite un sourire de ma part. Seulement, mon attention est ailleurs, mon intérêt surtout, et tout ça se porte sur la brune qui me fait face. Je me contente de commander, sans rien de plus, pas de regard qui s’attarde, pas de plissement des yeux, pas même de clin d’œil pour l’employer, qui pourtant, se fait adorable. Je ne relève qu’à moitié la question, bien trop occupé à attendre la réponse d’Anita, parce qu’au fond, je m’en fiche un peu, voire beaucoup, du café et de la glace. Je ne suis pas là pour ça, pas vraiment. Je suis là pour jouer avec elle, Anita. Sauf que la serveuse attend une réponse et que ma compagne est bien trop absorbée par sa venue pour jouer avec moi, ce qui est franchement embêtant. Aller, je me lance, j’ouvre la bouche pour refuser la deuxième cuillère, parce que je n’ai pas envie de glace. En fait, je suis plutôt salé que sucré, donc la glace… bref. Je n’ai pourtant pas le temps de m’exprimer, que ma collègue, l’indienne en colère, m’écrase le pied à nouveau. Je gémis tout bas, mais ma grimace se transforme bien vite en sourire, devant le regard ahuris de la serveuse, qui ne sait visiblement plus quoi penser. Que se passe-t-il ? Il se passe qu’Anita Romero tente de me brancher ! « Oui, deux cuillères s’il vous plait. » Le jeu se corse et je souris avec encore un peu plus d’intérêt, ce qui trouble la serveuse. Je donne pourtant mon accord d’un hochement de tête, sans la regarder, parce que je suis bien trop captivé par la squaw. Oui, deux cuillères c’est parfait. Mais ma compagne à vraiment l’intention de me faire du pied, pas seulement en les écrasant, mais bien en me sermonnant encore : « Une pour la chantilly, une pour la glace. » Donc, rien pour moi. Évidemment. Pourtant, c’est loin de me déplaire. « Gourmande… » est un mot vicieux dans ma bouche, surtout quand je regarde Anita ainsi. Oh oui, c’est une gourmande, je le sens, je le veux. Lort, elle me complique la vie ce petit bout de femme.

Or, si je perds un peu de vu mon objectif premier, soit d’avoir une soubrette ou une indienne rien que pour moi demain, elle non. « Bon cette énigme!! » Si seulement elle savait qu’elle va devoir se déguiser réellement, peut-être qu’elle serait moins encline à jouer. Quoi que non, Anita est une vrai rivale dans l’âme, trop mignonne oui. Et elle se lance la belle enfant : « Je dirais…. Qu’est-ce que vous pouvez bien boire comme alcool chez toi… de la bière? » La question est d’une candeur qui t’arrache un sourire presque attendris. Oui, il n’y a pas de doute à avoir, ta collègue est adorable. Vraiment. Et elle continue, s’enfonçant un peu plus dans ton piège, insouciante de ce qui se referme autour d’elle. « Oui c’est ça! De la bière! Mais sache que je vais te juger très durement si jamais tu bois pour t’endormir. Tu es un agent de la brigade! » Bon aller, je me permet de rire et m’avance un peu, histoire de raccourcir la distance nous séparant, plus d’intimité c’est plus de plaisir, foi d’Hvedrung ! Je n’ai pourtant pas le temps de répondre, que la serveuse revient. C’est moi où elle a encore fait sauter un bouton de plus ? Oh aller, je me permets un petit coup d’œil, curieux, mais j’attrape mon café glacé et la remercie d’un hochement de tête. Bon, elle a une jolie poitrine, même Anita a regardé, j’ai tout vu et ça me donnerait presque des idées, mais sans plus. J’ai mieux à faire. Elle aussi.

Donc la pauvre employée s’en retourne, l’air maussade de celle qui a perdue, ce qui est un peu vrai. Je me permets une petite gorgée de café, les glaçons tintant doucement, puis je la regarde avec amusement. « Oh, Anita… Anita, Anita. Tu sais que tu es merveilleuse ? » J’incline la tête sur la droite, charmant. Enjôleur même, un bout de langue récupérant le café s’attardant sur mes lèvres. « Et tu seras encore plus fantastique dans une tenue d’amérindienne. » Et voilà je la sens déjà s’enflammer, la colère à des teintes de panique, l’inquiétude y brille et je souris avec grand plaisir. « Enfin, ça ou en soubrette, je suis un grand amateur de plume. » Je me permet même de rire, ravis et aller hop, je me lance. Je me la joue mission impossible, mon index se tendant vers son bol pour récupérer un peu de glace, que je fais disparaitre dans ma bouche. Oh oui, j’ai osé et je suis fier ! « Mmn, je passerais te déposer les vêtements demain matin, ça te va ? » Je suis adorable, je sais. Je me suce lentement le doigt, puis incline la tête sur le côté, à nouveau. « Mais ne t’inquiète pas, je ne compte pas empiéter sur ton travail. Je sais que tu es occupée… mais tu as une pause repas et puis… » je recommence, mon doigt plonge dans la glace. Elle est pas mal du tout cette glace d’ailleurs ! « Et puis, tu termineras tôt, voilà tout. » Comme je suis gentil. Comme je suis adorable. Gloire à ma conciliation !
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