sujet; aramis ≈ le vent dans nos yeux soufflera les larmes

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aramis leodagan lestrange
feat nicolas simoes • crédit swan

   

Death Eaters • Inventé

• nom complet ; LESTRANGE La peur gronde, s'étouffe, s’essouffle. Lestrange. Le patronyme glisse, tortueux & sensuel. La lignée se fait plus noble, plus pure. L'obscurité s'agite dans le manque d'amour des tiens. Tu dois les rendre fier. Tu dois te  battre. Pas après pas, tu sais la folie qui s'agite, s'abat. Mais la peur se lie sur chaque syllabes. Lestrange. Comme une malédiction qui te traîne dans l'honneur, la douleur, la douceur. Un frisson chute, se perd. Il faut le rendre fier. ARAMIS, LEODAGAN Ils sont un peu curieux ses prénoms. Ils ne sont pas vraiment permis. Aramis se glisse. Amour des personnages de fiction, ta mère aime sans doute un peu trop la littérature. On flirte dans ce prénom avec une des légendes des Trois Mousquetaires de Dumas. On t'a conté l'histoire bien des fois. Issu d'une famille de militaire noble, le mousquetaire avait choisi une vocation d'ecclésiastique. Pourtant, l'Aramis de Dumas ne manque pas d'envoyer paitre la religion et de tout guider. Il est le comploteur, le visionnaire en quête de pouvoir. Les erreurs seront nombreuses, écrasantes & douloureuses. De cet Aramis là, tu n'as que le nom. Leodagan, un prénom de roi, un prénom de souverain. L'ironie est douce à tes yeux. Ta sœur est Guenièvre, la fille du roi Leodagan. Sans doute, espérait-on que tu la protèges ta jolie sœur. Sans doute, fait-on peser sur toi une royauté qui t'agace & te lasse. Sans doute, as-tu déçu, échoué. Pauvre prince des glaces, on ne pleurera plus pour toi.   • surnom(s) ; PRINCE DES GLACES Ce n'est pas vraiment un secret. L'évidence se lit. Tu ne trembles pas. Tu n'entends pas. Tu es de ces monstres sans coeur, sans raison. Forteresse glacée, agacée, on ne t'a jamais pris l'âme & le corps. Dépourvu de la moindre émotions, tu agis, tu bouges en bête cruelle, réelle. Certains s'agacent, d'autres sourient. Tu es un Lestrange après tout. ARA' Un peu plus intime, ceux qui y ont le droit sont rares. Tu ne les comptes que sur les doigts de ta main, que sur tes désirs simples. Ara' pour ta soeur & ton frère. Ta mère préfère poussin. Tu as des envies de vomir quand tu l'entends.   • naissance ; 11 SEPTEMBRE 1978, SAINTE-MANGOUSTE La naissance est toujours la même. Tous les Lestrange sont nés à Sainte-Mangouste. Ils continueront à y naitre. Ainsi va la vie.• ascendance ; SANG-PUR La pureté est simple, évidente. On ne remet pas en question le sang qui éclabousse tes veines. On ne remet pas en  question la lignée cent fois crainte. Tu es pur, point à la ligne. • camp ; GOUVERNEMENT Ils sont les seuls. Il n'y a pas d'autres choix à faire à tes yeux. Tu as choisi. Tu as accepté. Tu as cédé. C'est mieux ainsi, hein? Tu n'es pas très sûr, pas très certain. Tu fais semblant de l'être. • métier ; TIREUR D’ÉLITE AU SERVICE DE LA BRIGADE MAGIQUE Il paraît que tu tiens bien trop de ton père. La magie coule, brutale, dangereuse, aguicheuse dans ton sang. Elle devient reine des duels, princesse des traques infernales. Ta mère aurait voulu que tu embrases un métier tranquille, que tu sois docile. Tu aurais pu. Prédisposé aux livres & aux recherches, on te voyait langue-de-plomb. Tu as finalement choisi la beauté de la magie, les frissons des duels. Sans cesse en mouvement, sur le terrain ou ailleurs, tu te fais animal souple prêt aux moindres combats.  • réputation ; POLITESSE GLACÉE MÊLÉE AUX ODEURS DE SOUFFRE De glace, tu restes de ses fantasmes que personne n'apprivoisent réellement. On murmure que tu es prince des enfers, des hivers. Tu n'as de cœur pour la cruauté dont te voile ton nom. Sans cesse associé à ton père, on te dit portrait craché dans tes yeux trop clairs & tes cheveux d'ébène. On dit que tu as le pouvoir de tout savoir, de tout connaître avec ta voyance. On te dit puissant, horriblement puissant pour ton jeune âge. Certains te courtisent alors que pour d'autres tu n'es qu'une hantise. Ni bon, ni pire qu'un autre, tu te drapes de l'ivoire de tes mensonges pour réclamer la paix dans tes tourments. A ceux qui veulent le futur, tu murmures que l'avenir n'a jamais été fait pour les hommes. • état civil ; CÉLIBATAIRE Elle le répète, inlassablement, douloureusement, lentement, «  Tu n'es pas prêt ». Ta mère ne le souhaite pas, ne le veut pas. Et tu ne démens pas. Une femme ? A quoi bon ça sert ? Des enfants ? Pour finir comme tes parents, très peu pour toi.   • rang social ; MANGEMORT Est-ce vraiment une surprise? Tu es né pour ça, pour épouser ces idées-là. Ce n'est pas vraiment étrange, pas vraiment stupide. Tu te plies à ce qu'on attend de toi, à ce qu'il attend de toi. Tu entends encore les hurlements de ta mère à cette annonce. Tu entends encore ses larmes. On lui prend un peu plus son fils chéri. • particularité(s) ; VOYANT MORTEL Le savoir danse au bout de tes pupilles assassines. Tu es voyant. Entre passé & avenir, tu as les clés de tous les mondes, de toutes les possibilités. Tu refuses de te tromper. Tu refuses de ne pas contrôler. Mais la colère est là. Elle ronronne à tes oreilles, prête à te tuer, prête à te dévorer. Elle aime ça, te noyer, te griffer. Au fond, tu détestes ton héritage. Tu exècres ce sang qui te donne tous les malheurs, toutes les détresses. La lecture de regard & L'éveil se confondent dans tes yeux. Qui sait quel sera ta prochaine prédiction ? Quelle vie vas-tu briser, tuer ? Quelle peur dans ton cœur ?  • patronus ; AUCUN C'est une des choses que tu as du mal à accepter, du mal à gérer. Tu as toujours été incapable de produire un patronus. Les fils argentés n'étaient pas assez puissants pour former quelque chose. Tu te répètes sans cesse que ce n'est rien, que ce n'est pas si graves. Foutaises. • épouvantard ; LUI, FOU La folie se devine. Elle court après toi, la gueule ouverte, l'enfer au bout des pieds. Elle menace de t'avaler à chaque pas & à chaque fois, tu te vois aspirer dans les voiles de ta folie, de tes craintes idiotes. • risèd ; GWEN, LUI ET TOUS SES AMIS HEUREUX Tu aimerais y croire. Qu'un jour, vous puissiez tous être heureux, enfin calme & tranquilles. Loin de ce monde. • animaux ; PHILIBERT, MATIN DES PYRENEES  Cadeau pour ton anniversaire, le chien est puissant, redoutable. Gardien de tes appartements à Herpo Creek, il est un ami & un allié fidèle. Souvent, tu l'emmènes en ballade & il n'est pas rare de voir  l'animal te suivre, docile & imbécile. Il se plie à tes envies & tes caprices. Il est dressé, adapté. • baguette ; BOIS DE CHÊNE ROUGE, LONGUEUR DE TRENTE CENTIMETRE, REFERMANT UN VENTRICULE DE DRAGON Rouge, c'est le premier mot qui vient quand tu sors ta baguette. Vive, d'un très mauvais tempérament, tu as une baguette faite pour les conflits & les duels. Tu as une baguette faite pour les enfers de ce monde.


   
The stars have faded away
► Avis sur la situation actuelle : Tu n'aimes pas en parler. Tu n'aimes pas dire ce que tu penses en général.  Ce n'est pas à toi d'en parler, de dire ce qui t'arrache le cœur & l'âme.  Tu te dis que ce n'est pas vraiment ton rôle. Tu dis que ce n'est pas à toi de parler. Là où ta mère souffle prudence, tu choisis un camps, brutalement, douloureusement. Tu goûtes aux excès de pouvoir, à ton statut. Tu épouses les idées sans y croire vraiment. Égoïste, égocentrique, tu navigues en eaux troubles, peu certain de t'en sortir cette fois. La guerre roule en injustices, en supplices. Tous hurle, crève. Il ne faut pas être sourd pour voir les rebuts, la misère, la famine. On se nourrit des malheurs, tu dévores le désespoir. Tes visions te les dévoilent, ses horreurs, ses douleurs, toutes ses erreurs. Le régime ne te fascine pas. Ton nom t'impose, ose la fidélité sans limite à une cause auquel tu ne crois pas tellement. Tu es juste utile. Tu veux juste te rendre utile. Ton père est fier, non ? C'est tout ce qui t'importe. La traque te permet de laisser glisser la colère, te permet d'oublier toutes tes douleurs. Tu te lances à cœur perdu dans ce système puisque tu y es né & tu y mourras sûrement. Tu as déjà tant perdu, trop perdu. Mais prince des hivers s’ennuie, prince des enfers ne vivra pas toujours du chaos. Au final, pour ce monde, tu n'as que du dégoût.

   ► Infos en vrac : Excellent en duel, tu es redoutable face à un adversaire. Vif, stratégique, tu es puissant & très intelligent. Tu présentes pour beaucoup un adversaire d'intérêt & de taille. Pourtant tu restes trop sûr de toi, trop certain, tu penses que peu peuvent te vaincre. Tu passes constamment ta main dans tes cheveux quand quelque chose te gêne ou t'angoisse.   Tu es quelqu'un de particulièrement doué . Tu apprends vite, trouve vite & obéis tout aussi vite. Trop certain de toi, tu es quelqu'un d'égoïste & d'égocentrique, ne pensant qu'à toi & tes petits bobos. une cicatrice  au creux du poignet, tu es parait-il tombé dans l'escalier, petit. Tu aurais parait-il une collection impressionnante d'ouvrages sur la magie & la divination. Ce n'est pas faux, les livres & les parchemins jonchent ta chambre à Herpo Creek Tu préfères manger salé que sucré. Tu t'agaces vite & d'un rien On te dit voyant doué & sans limite & redoutable. Ton don offrirait des secrets sur un plateau d'argent. Ce ne sont que des mensonges Tu n'as eu qu'un seul amour dans ta vie & elle t'a joyeusement piétiné le cœur. Exclusif & possessif, tu es de ses hommes à aimer une seule personne à la fois & dans son ensemble. Amoureux passionné, tu es l'amant dont beaucoup rêve. Trop fidèle, trop passionnel, tu vas vite, très vite quand tu t'éprends. On dit que tu ressembles énormément à Rabastan Lestrange mais en beaucoup plus jeune. Cela t'a joué des tours à Poudlard. Beaucoup n'apprécie pas les sang-purs & surtout les fils de mangemort.   Ton don est su & connu de tous.  Tu as peu d'amis mais tu y tiens horriblement. Rancunier & difficile, tu as du mal à pardonner.    Pansexuel, tu t'attaches à une personnalité & non à un corps.  Tu es trop souvent collé à Zahari Vasilev Il t'arrive de porter des lunettes pour lire. Tu penses que tout contrôler t'offrira le monde. Tu es au fond particulièrement en colère contre ton sang, tes sentiments & ton héritage & tu rêves de tout envoyer en l'air. Handicapé des sentiments, sous ta franchise se cache une maladresse douce & tendre. Tu ne sais qu'aimer mal & douloureusement.   Très grand, tu domines souvent les gens avec tes 1m90 de taille. Ça te fait souvent rire, d'ailleurs.   Monstre de froideur & d'intelligence, tu restes un prince des glaces, écrasant dans ta paume le moindre sentiment, la moindre faiblesse. Tu te caches au final. Tu caches toute ta douleur.   D'un naturel indépendant, tu mènes tes propres recherches sur le troisième œil. Ton don a toujours été le centre de ta vie. Tu as horreur qu'on touche ta Marque. Certains pensent encore qu'elle te fait encore souffrir. D'un tempérament extrêmement dominateur & dirigiste, tu aimes que le monde tourne uniquement dans ton sens.

   
Nothing compares to you
• pseudo & âge ; lionheart & 20 ans. • comment as-tu trouvé le forum ? une certaine luce s'est penchée sur mon épaule par une douce soirée. oh et une jolie pansy est venue me gratter aussi.  dent  • ton avis, tes suggestions ; on peut tuer maman lestrange? non? maggle? (a) • connexion ; je me connecte tous les jours, ma fréquence de rp est un peu plus variable. • quelque chose à ajouter ? adoptez-moi?  yeux

   


Dernière édition par Aramis Lestrange le Dim 17 Mai 2015 - 9:39, édité 21 fois
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Here comes the hurricane
ma mémoire, mon histoire sans égard.
mon passé que tu enterres

   
Was a long and dark December
From the rooftops I remember
There was snow
White snow
OCTOBRE 1981. DOMAINE D'UNE FAMILLE DE SANG-PUR, ANGLETERRE.Les verres choquent, s'entrechoquent. Les cheveux de jais en bataille, tu regardes un peu émerveillé, un peu troublé l'assemblée. Du haut de tes trois ans, tu ouvres très, très grand la bouche, dans un o parfait. « Waow. », ta petite voix fluette résonne, douce & chaude.  Les adultes virevoltent, discutent, dansent. Par ici, le monde des sang-pur règne en maître, grisé, écrasé par le luxe & la fierté. Ici, des idéaux millénaires se rejoignent. Ici, tous sont purs, sont amis, alliés. Frère de tout, frère de rien, ils sont invincibles dans leur bulle, dans leur ridicule. Enfant, tu écrases la peluche au creux de tes bras. L’hippogriffe s'étouffe dans ta poitrine, accusant le choc de tes battements de cœur. « Tout va bien, poussin ? », un sourire caresse ses lèvres. Elle a ton cœur au bord des lèvres, au bord de tes rêves. Tu souris, les yeux clairs brillant d'une lueur douce, tendre. Tu l'aimes tendrement, merveilleusement. Simple cœur d'enfant qui s'envole vers celui de sa mère. Simple imbécile trop épris pour décrire les méandres de sa folie.

« 'A va. », le sourire explose dans tes prunelles, ravit tes yeux doux.  L'enfance est jalonnée de délicatesses en caresses, ne supportant pas que ton monde s'effondre. « Ze peux aller zouer ? », une envie féroce d'amusement t'agrippe les tripes, mordant à pleine dent dans ton innocence. Tu papillonnes des yeux, jouant de tes charmes sur ta tendre maman.Tu t'éclipses dans un rire et dans un baiser sur ta joue rebondi d'enfant. Tu dévales, avales les distances, assassinant les craintes de ta génitrices, brûlant la vie, les envies. Tu sacrifies les interdits, te perd dans le dédale des pièces, pressant le pas. Tout est nouveau, sans doute un peu trop beau. Doucement, tu pousses une autre porte. La bibliothèque s'étale, grandiose & pressée de savoir alléchant, intéressant. Et puis dans sa toute petitesse, elle crève l’atmosphère. Blonde, ses cheveux dévalent en mèches assassines, divines.   Elle lit un livre plus grand qu'elle, plus lourd qu'elle. Elle est un peu jolie. Timide, tu l'imagines princesse de ces royaumes stupides, volatiles. Elle est reine d'un monde secret, qui ne demande qu'à être sauver. Un sourire et tu cours vers la blonde. « Dis madame, t-tu veux bien zouer avec moi ? », tu as la voix tranquille, certain, serein. Personne ne te refuse rien, après tout. Tous se plie à tes moindres caprices. Tu es capable de délice ou de prendre tous les supplices pour mener ton monde où tu le désires. Un prince, tu es un prince de sang, certain de ses droits, certains de ses victoires. Ou pas.   

Son regard te fixe, intrigué, perplexe.  Les yeux bleus tétanisent toutes peurs, toutes craintes. Comment pourrait-elle être redoutable dans ces yeux pâles ? Petite chose fragile, tu pourrais la détruire dans un souffle. Elle ne comprend pas. Elle ne te comprend pas. « Allez, viens, madame, on va zouer, z'ai mes hippogriffes & mes dragons miniatures. », tu trépignes, impatient, vibrant d'une allégresse douce, traîtresse. Tu n'es pas de ceux qu'on fait attendre, qu'on rend à la patience. Tu n'es pas de ses enfants qui ne veulent pas un peu plus, toujours plus, dans un rire émerveillé, dans un frisson doux. Tu ne sais même pas qu'elle ne sait pas ce que signifie jouer, s'amuser. Protégé, tu es enfant prince, enfant roi de son royaume d'amour & de cookie, bercé par un doux quotidien. Aimé, tu n'es pas de ses enfances trahies, salies. Tu ne frôles ni les mensonges, ni les regrets. Déjà ignoré, déjà oublié, la princesse te délaisse. Tant pis, tu n'es que de passage, tu n'es que de ses mirages. Dommage.

Égocentrique, tu ne supportes l'indifférence, l'indécence de ses prunelles bicolores. La colère s'envole, se déporte, affamée. Elle va tout embraser. Elle va tout voler. Monstrueuse, elle s'agite en bête curieuse, accrochant de ses griffes ton cœur d'enfant. Le poison se distille. Fureur menace, se dessine, esquisse les rivages de tes crevasses, de tes trop nombreuses blessures. Tu soupires, mauvais, tirant le lourd livre de ses yeux. « Les filles, c'est pas fait pour lire. Ça joue avec des poupées moches. », ta langue claque, cruauté d'enfance masquée dans une tendre innocence. Tu dis caresses pour tes maladresses. Tu souffles brutalité pour aimer. Tu joues mal. Tu aimes mal.

Toi, tu trembles pas vraiment, voleur de raison, de pulsions. Tu as pas peur d'elle. Elle est un peu jolie mais pas vraiment toxique. Certain, tu avances calme, patient devant ses yeux, ignorant la menace. La fille ne comprend pas, ne sait pas vraiment, n'ose plus tellement. D'inepties en inepties, tu es un autre de ses gosses prêt à tout briser, tout saccager. « Ze te le rendrai quand z'aurai un bisou. », tu souris, glissant d'humour féroce en blessure véloce. « Un … quoi ? », elle murmure, faisant chanter l'oisillon dans sa voix. Elle a déjà les enfers au bord des yeux.

« Un bisou. Tu es un peu bête toi. », un rire caresse ta gorge. Les filles, c'est toujours stupide, étrangement docile, presque trop fragile.  Un coup de vent, elles s'envolent. Elle n'est pas vraiment d'accord, se terrant dans une bouderie ridicule. Son visage se ferme & ses yeux n'expriment que le mépris. « Hé, madame, tu es pas zolie quand tu souris pas. », tu te mets sur la pointe des pieds, écrasant tes petites mains sur ses joues pour les tirer dans un sourire. « Mieux. », et doucement, tranquillement, tu lui voles un baiser, écrasant tes lèvres sur sa joue. Au fond, tu l'as eu ton bisou, ta petite vengeance pour son indifférence. Mais elle réplique vite, très vite, trop vite. D'un geste vif, elle te gifle sans douceur & chaleur. La claque résonne, bruyante & brutale. Elle laisse une trace rouge sur ta joue d'enfant, gravant dans ta mémoire son visage assassin.  « Tu sais pas taper, tu es une fille. ». Touché. Coulé.  

Et lentement, sous tes pas, ton rire lézarde les murs, faisant chuter la tristesse, le manque de père & la peur vertigineuse, douloureuse. Tu fuis, tu fuis, tu vis. « M'an, m'an, dis, dis, c'est qui la madame? ». Un regard. « Lucrezia Rowle, poussin. ».

≈✧≈

DÉCEMBRE 1982. HERPO CREEK, MANOIR DES LESTRANGE, ANGLETERRE. Les figurines miniatures s'étalent sur le tapis, devant la grande cheminée. Les flammes éclairent en douceur tes joues, la chaleur se  diffuse, lente & paresseuse. Tu es bien, tu es serein. La tristesse te caresse un peu, à contre cœur, à contre sens. Tu t'effondres dans le chaos des premiers chagrins, des premiers assassins de ta vie. Tu fais voler un hippogriffe au-dessus de ta tête, te noyant dans bien des histoires pour oublier la tienne. Le feu craque & t'arme, monstre du passé & de tous les avenirs. Tu es le dévoreur de cœur, le prince des malheurs. L'animal fantastique trotte & décolle, bercé par une magie douce, d'enfance. Tu t'émerveilles, enfant tranquille, enfant calme. Et puis, tout s'arrête, tu te stoppes le regard sur le feu. Tes mains se crispent sur le jouet, tes ongles éraflant brutalement les plumes de de la créature. Tes yeux se glacent, tes yeux ne sont qu'un vide immense tournés vers un avenir palpable, à deux pas de toi. « Aramis? », la voix de ta mère grimpe dans les aiguës, elle n'est qu'un souvenir lointain, gelé. Elle n'est qu'une brise familière qui t'effleure, qui t’agrippe au visage.  Et le jouet tombe, s'écrasant à tes pieds alors que tu portes tes doigts à ta gorge, que tu sens l'air se tarifier. Ce monde n'est plus le tien, tu as perdu pied, tu n'es plus le même. 

Tu as du mal à respirer.  Ton corps se secoue, s'entrechoque. La maladie te piège, te vole, te dévore. Enfant faible, trop faible, tu roules dans des supplices minables, interminables. Ton corps se percute de douleur en douleur. Tu as déjà trop lutté. Combien de temps ? Tu es un peu faible, un peu trop faible.  La pluie coule & résonne, explosant par la fenêtre. Malade, tu es malade, faible. Bientôt, la fin résonnera. Bientôt, tu ne respiras plus. Lentement ton bras se soulève, un bras de bébé, un bras de fille. Le bijoux luit à ton poignet. Cedrella.

Tes larmes s'échappent, pressent tes yeux clairs. Ton héritage sonne, résonne, fardeau écrasant, étouffant. Les flammes te font face, plus belles, plus rebelles. Épuisants, les visions n'ont jamais été si douloureuses, monstrueuses. La réalité te gifle, te griffe, mordante, puissante. Elle va te détruire, te morceler. « Poussin, je suis là, calme-toi. », son corps s'écrase contre le tien, chaud, tendre. La panique t'avale. Tu sais pourtant, c'est ton héritage. Depuis ta naissance, la voyance se dilue en douceur dans tes veines. Tu t'es soumis aux visions des cadeaux déjà ouverts, des saveurs déjà expérimentées. N'osant dévoiler aucunes horreurs, n'osant prophétiser aucunes malédictions, ton don t'a laissé vivant, ignorant. L'innocence fut préservée, guidée, aimée.  « Raconte-moi. », la voix est douce, tendre. Tu vas pulvériser sa vie, la tienne aussi. Tu vas tout détruire. Tu détruis déjà.

« C-Cedrella va partir, M'an. », elle ne comprend pas, clignant en douceur des yeux. « E-Elle va mourir. Ze l'ai vu mourir. »,  corps froid dans les draps froissés, délaissés, elle n'était qu'une poupée cassée, déjà abîmée. Elle n'était plus. Et au fond, tu sais, malgré ses non, tu sais la vérité. Ta sœur va mourir. Et tu l'as, sans doute, un peu tué.

≈✧≈
 
JUIN 1984. HERPO CREEK, MANOIR DES LESTRANGE, ANGLETERRE. « On joue à quoi, Nyss ? », tes yeux pétillent, explosent.   en construction. Le bleu se noie dans le brun fauve, quasi animale de la brune. Elle est jolie, Ollivander. Ses longs cils noirs courtisent la pâleur de son visage. Sa chevelure glisse, agile & fluide. Tu l'envies un peu Nyss. Elle va à Poudlard, elle va courir à travers les wagons, courir après vos destins. Sorciers de lignées ancestrales, le sang perdure, arrachant la magie de vos corps, de vos doigts. C'est là le terrible devoir qui vous incombe, aimer ce sang, le préserver, l'admirer. Nul autre que vous ne sont plus méritants, plus admirables ou détestables. A onze ans, Ollivander est belle de cette beauté sombre & glacée. Un peu égoïste, un peu insolente, tu sais les ravages de son don. Tu sais ta tendresse, tu sais ta maladresse. Tu n'es pas vraiment le genre de gosse auquel on s'accroche. Tu n'es pas vraiment doux. Trop sensible, tu joues d'un rien, d'un tout. « Les échecs sorciers. », un sourire frôle sa bouche, explose ton cœur. Tu fais la moue. « Les quoi ? », tu croasses comme un petit corbeau mal habile, mal aimé, un peu pressé. Tu es habitué aux jeux d'enfant, n'apprivoisant pas encore les subtilités des adultes. Et elle disparaît, revenant les bras chargés du jeu. « Les échecs. », sa voix esquisse les précipices de ton cœur. Tu n'oublieras jamais vraiment cette voix là.

Le jeu s'étire & s'étale devant tes yeux agrandis. Les pièces prennent places, figurines miniatures & précieuses dessiner dans un matériel que tu ne reconnais pas. Magiques, les pièces bougent et s'emparent du plan de l'échiquier. Les pions avancent, ils connaissent leur places, ils connaissent les règles. Certains sont plus haut que d'autres. Ils deviendront redoutables tandis que d'autres seront sacrifiables. Tu t'émerveilles, diffusant dans ton sillage toute une palette de sentiments tendres, enfantins. Tu n'es pas un grand danger pour elle. Tout sentiment négatif a déserté ton cœur. Sans surprise, les pions avancent sous les voix, pressés d'en découdre, tuant les uns & les autres. Déjà, vous jouez à la guerre. La bataille n'est pas vraiment rude. Tu perds vite dans un sourire. « Oh tu as mangé mon roi. », tu acceptes la défaite. Tu acceptes de perdre avec elle. « Je veux jouer aussi ! », la petite fille vous observe les yeux brillants. Gwen a les cheveux aussi bruns que les tiens, le même bleu dans les yeux. Elle est ta sœur. Elle est une des merveilles de ton monde. Sans un mot, tu cèdes ta place. « Tu me donnes une revanche ? ». Peut-être, est-ce là, l'un de tes derniers souvenirs heureux ?

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MAI 1986. HERPO CREEK, MANOIR DES LESTRANGE, ANGLETERRE. Le vase tombe, se brisant en milliers de morceaux. « Tu n'es pas elle ! », elle grogne, monstre métamorphosé, créature avide de sang & de brutalité. Ta mère se dresse, drapée dans tous ses enfers, prostrée dans toute sa haine. Cedrella n'est qu'une gamine à ses pieds, terrant son visage dans ses bras minces. « Tu n'as jamais été elle, sale petite peste. », la folie agrandit ses yeux bleus. Elle est prête à tuer. Elle est prête à tout & n'importe quoi. Et tu restes pétrifié, incapable de l'aider. La violence s'écrase sur l'enfant.   Douleur s'essouffle, s'insuffle, écrasant de ses talons ta douce sœur. Elle perd son équilibre entre deux larmes salées. La chute s’accélère, elle devient poupée de chiffon, poupée de salon, accusant les coups & les fautes. Bête affamée, elle se prélasse dans la souffrance de Gwen, tirant un peu plus sur elle. Tu vois la peur la déformer, l'avaler. Tu vois l'horreur l'éclipser, la voler. Ce n'est plus vraiment ta sœur. Ce n'est qu'un amas désorienté, brisé.

Ton ciel tourne au gris, frôlant l'orage, sans croiser tes larmes. Tu ne souffres pas vraiment. Tu n'agis pas non plus. « Tu n'es pas Cedrella. », un rictus s'extirpe, s'agrippe. Sa baguette se lève, se soulève. Elle se recroqueville. Tombe, tombe alors ton innocence. Tombe, tombe alors ton enfance. Elle saccage, brise & enrage. Ce n'est pas Cedrella.   Tout tombe, les ruines s'achèvent. « Tu ne l'as jamais été, sale impure. », la fracture s’agrandit. Les mensonges s'enlacent, se lassent, étrangleur de sentiments, voleurs de passion. Ta famille n'est qu'une vaste mascarade. Lâche, le mensonge sort vainqueur, destructeur. « Ce n'est pas … ? », les mots se suspendent, l'interrogation s'arrête. « Oubliette. ».

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JUIN 1986. HERPO CREEK, MANOIR DES LESTRANGE, ANGLETERRE. « Bonjour Madame Lestrange. », les voix résonnent, détonnent. Elles ne sont pas vraiment habituelles, pas vraiment tendres. Les yeux de ta mère se fixent sur les deux hommes, imperturbable. « Bonjour Messieurs Vasilev. », elle ne tremble pas, ne discute pas.  Elle les attendait.  Droite, dressée dans sa robe pâle & trop coûteuse, elle te garde dans le creux de ses bras. Lionne passive-agressive, elle devient folie pour te protéger. Elle devient ses abonnés anonymes aux laideurs maternelles pour tenter de t'aimer un peu. Au fond, elle te terrasse d'une peur féroce, atroce. Elle grouille de ton cœur à ton corps, t'interdisant de trop jouer avec Gwen, te coupant d'elle pour éviter le pire, pour éviter l'inévitable. Tu es de ses monstres de vérité, prêt à tout anéantir, détruire. Elle ne te protégera pas. Tu n'es que de la chaire à canon. Elle ne te protège déjà plus. Les deux hommes te jaugent, te fixent. Les cheveux poivre & sel, le premier reste interdit, silencieux, intéressé. L'autre se fait plus jeune, derrière ses yeux clairs & ses cheveux d'ébènes. Obscurs, secrets, ils se dressent dans toute leur puissance, leur insolence. Princes des secrets, ils font des mystères, un commerce, une raison à tout. Leur puissance se dessine & s'éclipse sous les reliefs des pays de l'Est, des pays du froid. Cachés, ta mère n'a cesser de les chercher, de les appeler. Ils n'ont jamais choisis de se montrer jusqu'ici. Ils n'ont jamais cesser de se faire oublier. Le prix de leur silence n'est pas que d'or. « Bonjour. », tu chantes comme un oisillon, tombé de son nid, tombé dans les gouffre de sa vie. Ils sourient un peu, se repliant vers ta mère. La peluche s'écrase contre ta poitrine & tu te penches en douceur vers ta mère. « Il est beau le monsieur, Maman. », désinvolte, tu n'es pas encore fait de cette prison de glace, tu dis, tu oses, tu t'imposes. Les cheveux noirs t'intriguent. Beau, beau, beau, il s'égare dans un frisson de douceur. Tu admires sans tomber, chuter, caressant de tes prunelles la beauté à l'état pur.

« Il paraît que vous avez besoin de nos services. »,  la voix de l’aîné résonne, profonde & grave, caressant les plis de ton âme. « Oui. Aramis est doté de la voyance. Seulement les visions deviennent de plus en plus importantes & violentes, nous craignons pour sa stabilité mentale. », la folie la dévore, la courtise ne cessant de dévoiler le pire dans son atroce paranoïa. Tu fermes les yeux, il n'y a pas si longtemps, tes visions n'étaient pas si horribles. Il n'y a pas si longtemps. « Nous cherchons des informations pour l'aider à contrôler. », on efface pas ce qui court sous sa peau. Elle a compris, accepté. Elle n'effacera pas la voyance de ton sang. Elle te pardonne, elle raisonne. Tu apprendras, point à la ligne. Quitte à briser l'insouciance, elle  noiera ton cœur dans l'indifférence.

« Nul besoin de répéter ce que nous savons déjà. », sa voix claque, agile, fouet brutal, animal. Il y a l'accent qui t'inspire des contes de monts & merveilles. Mère aime t'en lire, elle apprécie de voir tes yeux voilés par la passion, clamer raison alors que tu tombes dans le sommeil. Elle couine, désarçonnée. Elle, si certaine, se plie sous la voix, se crevasse sous la cruauté. « Qu'avez-vous à nous offrir en contrepartie ? », le deuxième l'écrase dans l'étau de sa paume. Les jeux sont faits. « Tout ce qu'il faudra pour avoir le meilleur ». Sans une hésitation, elle donnerait son âme au diable pour t'assurer la sûreté. Intouchable, elle resterait debout, sans trembler pour devenir ton dernier bouclier. Elle ne ferait pas le dixième pour Gwen ou quand la bouteille d'alcool roule. Prince de sang, tu es l'enfant trop aimé, continuellement préféré.

Tu t'échappes en douceur des bras de ta mère, sous ses yeux inquiets, glissant vers le cadet des Vasilev. « Monsieur, tu veux jouer avec moi ? », tu le scrutes, attentif & tendre, empiétant sur l'espace vitale du jeune homme.  Tu as envie de le toucher & de jouer un peu avec lui. Tu as envie de terrasser tes peurs, glacer ton cœur. Ta mère ne te parle que de folie, de déraison. Un sourire étire ses lèvres, sa voix se fait douce, presque tendre. « Peut-être plus tard, M. Lestrange ; nous avons des affaires à voir avec votre mère d'abord. ». Tu lui réponds en frôlant son bras en douceur de tes doigts. « D'accord, Monsieur Vasi-. », tu butes sur le nom, exprimant de la difficulté à le prononcer.  « Vasilel ? Non. C'est dur à prononcer. », tes yeux clairs plongent dans les siens. « Tu aurais pas un prénom, Monsieur ?  », un regard tendre. Tu l'aimes un peu déjà, ce Zahari.  Le prénom glisse sur ta langue, précieux et doux. « D'accord, Monsieur Zahari. »  

Et puis, tes doigts se crispent sur sa manche. L'air se raréfie, tu te raidis. Il arrive, pulvérisant ton cœur & ton corps. La clarté étrange de ton regard se perd dans d'autres bras, d'autres avenir. L'hiver sonne & résonne. Les flashs te transpercent, se déversent. Un grondement résonne, se dissipe. Les coups résonnent. Le supplice. Il tire sur ses chaînes. Les portes claquent, la prison se referme. Les liens le serrent & l'enserrent. Il est blond. Il supplie. « Zdravko. Tu l'appelleras Zdravko. », ta langue se délie, ton souffle s'écrase à ses oreilles. Le sourire s'étire. « Mais es-tu sûr de ne pas être l'esclave ? ».

   
Pass the dragged cigarette
Take these brain cells out my head
Fill my lungs, drain my heart.
OCTOBRE 1989. HERPO CREEK, MANOIR DES LESTRANGE, ANGLETERRE.«  Zahari,

Je suis au regret de te dire que je ne me plierai pas au « Monsieur. ». Je n'ai plus huit ans & j'estime que j'ai dépassé cet usage avec toi. Je t'appellerai donc Zahari, en privé & dans nos lettre. Et puis ton nom est compliqué à écrire. Si tu n'es pas d'accord, c'est pareil. Si tu n'aimes pas, libre  à toi d'interrompre notre correspondance. Bien évidemment, tu es libre de m'appeler Aramis. Je serais mauvais joueur si je ne t'accordais pas cette petite, très petite, victoire.

L'été me paraît déjà loin. Je suis de retour à Herpo Creek & je m'ennuie, ferme. Il me semble que c'était hier que je découvrais la bibliothèque. Les livres emplissent ma mémoire, découvrent mon cœur, assassinent ma raison. Je pourrais m'y perdre pendant des jours & des jours. Il me faudrait des années pour apprivoiser la myriade de connaissance qui jonche tes mur, Zahari. Il m'en faudrait encore plus pour ne pas me perdre dans la demeure. Je n'ai jamais autant aimé un voyage.  J'espère te revoir l'été prochain, si ton père me l'accorde & si bien sure le contrat l'accorde. Je suis conscient de ce que tu m'offres. Je suis conscient que le pouvoir n'est pas sans contrôle. Je sais que tu ne me voles pas, tu ne me dérobes pas. Contrairement à ce qu'estime ma mère, je ne suis ni victime, ni torturé. Oserais-je dire que je suis ton allié ? Sans doute.

Je découvre encore des miracles dans certains livres. Je comprends un peu mieux mon don. Je pense l'apprivoiser d'ici quelques années. Peut-être moins. J'aimerai arrivé à provoquer les visions. Ils disent que ce n'est pas recommandé, que la folie me tuera, que mon cœur se suicidera. Qu'importe. Je ne m'inclinerai pas. Je ne céderai rien. J'ai déjà dû me perdre dans la frustration de ne pas avoir le droit à Poudlard cette année. Je ne veux pas passer à côté d'autres choses pour les peurs ridicules & étouffantes de ma génitrice. Je ne suis plus un enfant.  Je ne le serais plus jamais.

Mère a eu ce qu'elle désirait. Je me dresse en prince des glaces, en destructeur d'enfance. Je n'ai plus peur des monstres. Je suis un monstre. Je n'ai plus vraiment de cœur, ils disent. Il paraît que ce n'est pas vrai. Il paraît que je mens. Je me demande si Nyssandra me déteste pour ça.

Il paraît que tu vas épouser une femme. Je me demande si elle sera digne de toi.

A. Lestrange. »

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AOUT 1990. CHEMIN DE TRAVERSE, LONDRES, ANGLETERRE.« Aramis. Attends-moi. », tu te tournes lentement vers Gwen. Elle te suit, fendant la foule d'adolescents & d'adultes, prêts à en découdre avec les achats de rentrée. Elle est de plus en plus jolie. La crinière de cheveux bruns dévale sur ses épaules, ses yeux clairs cherchent les tiens. « Qu'y a-t-il ? », l'adolescente s'est essoufflée et tu maudis ton impatience d'en finir. Elle est fragile. Sa santé s'égare sur les rivages de ton inconscience. Tu ne réfléchis pas dans l'agacement. Tu ne penses pas à ses défauts qui lui coûtent la vie dans tes moindres cauchemars, à cette vision qui te brûle cœur & raison. Tu l'as vu mourir. Tu l'as senti partir. Tu enfonces tes ongles dans ta paume, ravalant ta grimace. Tu restes stoïque, glaçant ton cœur dans les horreurs. Le contrôle te rend indifférent, ignorant. « Mère veut que nous allions chez Ollivander. », tu soupires en fermant les yeux. Tu n'y échapperas pas. Tu ne peux pas vraiment fuir, la fuir. « Les désirs de notre chère & douce mère sont des ordres, après tout. », l'ironie glisse & suinte, piégeant ta raison dans l'étau de tes craintes. Dans un geste tendre, tu attrapes sa main, enfermant ses doigts dans les tiens. Animal possessif, tu ne la laisseras à personne d'autres qu'à toi, qu'à tes bras. Elle est tienne.

La porte se pousse. Les odeurs de poussière mêlées à la fragrance des bois s'apprivoisent & détendent tes muscles progressivement. Tes souvenirs d'enfance te reviennent en pleine figure, tirant sur ton cœur, malmenant tes barrières.  Tu as la poitrine qui se broie, le souffle douloureux. Les yeux clairs s'accrochent aux yeux bruns. Elle est là. « Nyssandra. », la glace se fait mordante, assassine, un peu craintive. Elle t'a manqué, non ? Non. Un peu brouillon,un peu mal habile, tu n'oseras pas dire qu'elle te pulvérise dans ses yeux de fauve. Sans revers, ni refus, elle te tue. « Ça faisait un moment. Tes amis vont bien ? », la tension est écrasante, étouffante.  Tu l'accuses dans toute ta souffrance, dans toute ta brutalité. Tu la maudis de te laisser seul. Seul. Elle n'est plus vraiment ton amie, hein? La rancœur enlace ton être, te pulvérise sur l'autel de la violence éternelle. La colère se fait caresse bestiale, animale. Ton humeur s'électrifie, s'agace. Elle t'a laissé, elle t'a abandonné. Tu ne pardonnes pas, ne comprends pas. Où est-ce que t'as merdé, putain ? Elle recule sous l'agression. Un seul pas en arrière, peut-être deux, pour battre en retraite, pour te fuir & te haïr. Tu vois, tu es plus rien. Ses sourcils se froncent & sa moue se suspend dans une contrariété qui la rend douce, qui la rend belle. Tu regrettes déjà. « Pourquoi t'embêter à me parler poliment alors que je t'énerve ? Je t'ai connu plus honnête. », sa voix sonne & résonne, dilapidant le reste de ce « vous ». Elle se tourne en douceur vers Gwen, « Comment vas-tu ? ». Tu grinces des dents, jetant au vent ta réplique. «  Tu as raison, j'ai déjà perdu suffisamment de temps avec toi pour toute une vie. ». Elle t'énerve tellement. Tu l'as tellement aimé, aussi.

« Bonjour. Je viens pour une baguette, Monsieur Ollivander. », tes yeux détaillent le père. Ton humeur se déploie, assassine & douloureuse. Tu avales ton monde dans l'ébullition de tes émotions, dans la gravité de tes sens. Tu l'as vraiment aimé. Tant pis, c'est déjà fini.

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SEPTEMBRE 1990. POUDLARD, ECOSSE. « Les premières années, par ici. », ton regard  clair se pose sur la vieille femme qui vous appelle. Grande, sa robe de sorcière l'épouse dans toute sa sévérité & sa bienveillance. Tu sens la poigne qui se dégage d'elle. Tu sens les craintes qui se morcellent. Tu as un peu peur de Poudlard, terrassé par l'absence de ta sœur, inquiet par les visions qui pourraient te dévorer. Trop de passé & d'avenirs s'entrecroisent, ici-bas. Trop de monde, trop d'horreur. Tu humectes tes lèvres en douceur.  Le discours commence, le même d'année en année selon ton frère. « Il paraît que c'est le fils de Rabastan Lestrange. », un murmure s'écrase sur tes oreilles & tu te tends. « Non ? Comment c'est possible ? », un rire résonne, la question est stupide, atrocement stupide. Tu détournes les yeux. C'était un risque, une possibilité. « Tu crois qu'il est aussi fou que son père ? », demande une troisième voix. « Tous les sang-pur sont fous. », tu l'entends renifler dédaigneusement. La haine monte. La haine t'agresse. «  Si vous pouviez vous taire au fond. », McGonagall grince des dents, sifflant le silence sur la petite troupe.

« Suivez-moi. », la foule se met en marche, excitée, intriguée. Vous vous stoppez comme un seul homme, une seule vie, imposant le silence sous les murmures. Un autre discours commence & tu observes, intrigué le ciel qui s'enferme sous tes yeux. Les étoiles se suspendent, brillent. Ici, tout respire la magie, tout souffle mystére. Sensible, la magie est divine, partout. Elle t'aveugle, écartant les derniers doutes. L'année sera belle. L'année sera douce. Les noms défilent en douceur, sans brusquerie alors que ta rêverie t'enferme, t’enchaîne. « Lestrange, Aramis. », tes yeux se posent en douceur sur la vieille sorcière & dans une expression froide, tu sors de la foule sous les murmures, les interrogations. Le choixpeau se pose, trop grand sur ta tête. « Mh, un Lestrange, comme c'est intéressant. », tu serres tes poings sur ton uniforme. « Le fils de Rabastan. Tu n'es pas vraiment comme lui, et tu es en colère … Mh, tu es curieux, sage. Tu ne prends pas de décisions hâtives mais tu es prêt à prendre les décisions difficiles. Têtue, tu ne recules pas, tu avances envers et contre tous.  L'ambition te dévore. », les minutes s'égrainent & il fouille ton cerveau, ta personnalité. « Serpentard t'irait bien, mais ce n'est pas la maison qui t'aidera … Oui, c'est ça : SERDAIGLE. ». Les applaudissements explosent & tu respires, inspires.  
 
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JANVIER 1991. POUDLARD, ECOSSE.«  Gwen,

Tu me manques. Non, je me demande si tu vas bien. Je. Noël a été difficile à la maison. Mère devient de plus en plus instable. Je sais qu'elle te rend la vie impossible. Je sais que ce n'est pas facile. Tu aurais mérité mieux. On aurait mérité mieux. Mais surtout toi. Elle n'était pas comme ça, avant. Il paraît. J'en sais rien. J'ai un peu peur pour toi. J'ai tout le temps peur pour toi. J'ai peur qu'elle te tue avec un sort de trop. Je sais que j'fais rien, que j'suis lâche. Tu as toutes les raisons de me détester.

Alors pourquoi moi je t'aime ?


Je dis que des conneries.
Brûle cette lettre.

Aramis. »

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AVRIL 1991. POUDLARD, ECOSSE. Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève tombe sur ton cœur. Une lueur blonde frôle tes yeux. Elle s'avance dans le silence, princesse des neiges, reine de l'hiver. . Elle courtise les non-dits, les paris. « Je te parie qu'elle va tomber dans mes bras, cette fois. », lance une voix masculine, certain & fier de son charme. Ça pue la testostérone. Tu ne bouges pas, n'interromps pas. Ton aîné agresse de ses prunelles celle qui résiste, celle que nul n'apprivoise. Elle a bien changé l'enfant douce & timide. Elle a changé. Vous avez changés. Tu n'étais pas certain, pas sûr que c'était elle. Tellement différente, tellement changeante, elle n'est plus une enfant. Et toi aussi. « Je pense que tu peux aller crever joyeusement, O'Brian. », lances-tu, désinvolte & les yeux de nouveau plongé dans ton livre. « Ah ouai et pourquoi Lestrange ? », souffle le garçon, vexé dans son ego. « Tu n'es pas assez intelligent & pour lui arriver à l'orteil, il te faudrait au moins un sang un minimum pur. », lâches-tu simplement, brisant les espoirs de ton ami. « Or toi comme moi, on sait que tu n'as ni l'un, ni l'autre. ». Un  regard sur le brun & tu fermes ton livre d'un mouvement sec. « Oh et je ne suis absolument pas désolé. ».  Tu plantes ton « ami », ici, le laissant à sa fureur débile.

Lentement, d'une démarche souple & élégante, tu la suis. La bibliothèque ouvre ses portes & tu ne tardes pas à la repérer, à vouloir l'apprivoiser. «  Bonjour Rowle, tu sais toujours pas frapper ? » , une lueur d'amusement embrase tes prunelles, alors que dans un geste lent, tu fais courir un baiser sur le dos de sa main. Un baise-main, cette foutue politesse qui t'agresse, t’obsède. Fils de bonne famille, tu t'amuses d'un rien. « Je voulais juste te saluer. », elle reste de glace, te retirant sa main. « Et te dire de rester loin d'O'Brian, il en veut à ta vertu. ». Un sourire étire tes lèvres, tu brises un peu le masque. « Personne n'en veut jamais à ma  vertu. », murmure-t-elle. « Tu serais surprise, reine des neiges. », tes talons se tournent. Tu la laisses, tu la délaisses.

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AVRIL 1993. POUDLARD, ECOSSE. Il faut que tu sortes. Vite. L'air te manque, l'horreur arrive. Tu la sens, tu le ressens. Le monstre griffe, ravage. Tu t'emmêles dans tes draps, agressant la soie de ton lit. Tu dois sortir de là. Lentement, prudemment, tremblant, tu t'extirpes de l'étau de tes draps, tirant sur ton pantalon de pyjama. Tu grommelles, t'écrasant maladroitement contre la porte. Tu cherches la poignet dans une inspiration brutale. Tes yeux piquent, le monde se détruit, brutalement. Tu n'appartiens déjà plus vraiment à cette réalité. Ce don va te bouffer.  Tu vas t'éclater la tête contre les escaliers de pierre si ça continue. Tu dévales les marches, respirant douloureusement. Putain, tu as tellement mal.

L'angoisse murmure, te mure dans l'atrocité de tes cauchemars. Elle a raison. Tu vas crever. Tu vas devenir cinglé. Tu plantes tes doigts dans un fauteuil, étouffant un couinement. Ton cœur s'agite, diffusant le poison mortel, cruel. Tu gémis, tu es plus un prince. Tu es plus rien. Est-ce que tu as un jour été quelque chose ? Tu as jamais rien été. Esclave des chiens, esclave de rien, tes doigts se perdent sur le tapis. « Quelqu'un … Aidez-moi. », un murmure s'échappe pour mourir dans l'obscurité. Personne ne peut t'aider. Personne ne peut t'aimer. Personne ne t'attend. T'as déjà perdu Nyssandra. Ce sera qui ensuite ? Ta sœur. Les larmes se perdent. Tu pleures ta douleur, tu pleures les horreurs. Assez, tu es lassé, exténué. Qu'on te laisse crever.

Les odeurs, les mots, les meubles se perdent, sans raison, sans passion. Ils te laissent là, t'abandonnent. Tu oublies que tout est temporaire. Tu oublies que c'est ton héritage. Tu gémis doucement, lentement. Les tremblements s'accentuent, ce n'est pas chez toi, ce n'est pas ici. Tout est sombre, tout est détruit. Ils ont peur, ils ont mal. Ils vont mourir. Combien sont-ils ? Des milliers. Des millions. Tu tousses. La fumée est partout. La fumée t'agresse. « Mal ... », tu brûles, tu t'enflammes, c'est trop tard.  Tu griffes le sol. Les visions se mêlent, le passé puis le futur, puis la souffrance, sans fond, perpétuelle, agressive, sans appel. Les bras t'enserrent à peine, t'empêchent de sombrer trop vite, t'évite la cruauté, la banalité des tortures intestines qui t'enferment. Peu à peu, tu les sens, tu les ressens. Les tremblements se stoppent, se dispersent, se déversent. C'est fini. Tu respires. « Qui es-tu ? », ta voix est enroué, effacé, rauque, perdu dans le vestige de tes larmes. « Désiré. », le français s'égare sur sa langue, doux & chaud. Il parle, il parle, moulin à vent, moulin à parole. Un sourire se dessine, s'éclipse. Il a toujours été trop bavard. Désiré comme un désir puissant de liberté, comme un désir de survivre. Désiré, le poison dans ta raison, dans ta maison.  

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JUILLET 1994. DEMEURE DES VASILEV, QUELQUE PART DANS L'EST DE L'EUROPE. « Donc, où en étions-nous ? Ah oui, la lecture de regard ... », l'accent de l'est roule, la chevelure de feu t'agace, t'excite. Illyana est belle, un brin rebelle, loin d'être superficielle. De ses trente ans, elle tire une beauté divine, assassine. Elle te brûle dans le froid de l'est, dans ses prunelles clairs. Tu n'es qu'un gosse de riche à dresser pour elle. Sans doute. Elle est ton premier désir, ton dernier émoi. « Et si on parlait d'autre chose pour une fois ? », tu oses, à peine troublé, déjà trop charmé. Elle plante ses yeux dans les tiens, redoutable, implacable. « De quoi veux-tu parler, malkiya prints ? », le bulgare glisse sur sa langue, ne dénaturant pas l'étrange surnom. Petit prince, infiniment supérieur, tu sais que son sang n'affiche qu'un père cracmol & une mère moldue. «  De toi, Illyana. Juste de toi. », elle rougit, gênée, égarée. Elle n'a pas l'habitude, elle n'est pas vraiment habituée. De tes quinze ans, elle restera le fantôme de toute une vie. La chevelure de feu revient, fascinante, dérangeante.

L'élégante détourne les yeux, pour ne pas te fixer, pour ne pas tomber. « Que veux-tu savoir ? », elle tremble et tu savoures le désir à l'état pur, à l'état cruel. « Si je peux t'embrasser. », ta voix se fait velours & caresse, elle chute dans les plis d'une envie féroce, véloce. Le temps suspend des ailes. Le temps t'agresse, t’oppresse. Illyana n'attend pas. Illyana choisit. Et brutalement, elle se colle, te vole tes lèvres dans un baiser passionné, déraisonné. Tout est folie. Tout est caresse, maladresse.  Tes doigts se perdent sous la robe. Tu veux dans l'instant. Tu n'attends pas. Maintenant. Tout de suite. Ton cœur roule, s'enroule. Tu t'abandonnes dans le creux de sa bouche. Elle a des odeurs de paradis, d'interdit. Tu menacerais de tomber, de t'éclater dans le creux de ses bras, de ses mains. Elle n'est pas à toi. Elle n'est pas pour toi.

Un monde, un fossé devrait vous glacer, vous enfermer. Tu n'es pas né dans ses horreurs.  Tu ne vis pas la souffrance d'un sang impure. Alors pourquoi tu fais tomber les vêtements ? Pourquoi ta peau s'embrase ? Pourquoi tu l'aimes?  

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DECEMBRE 1995. POUDLARD, ECOSSE. « Tu es sûr, Aramis ? », la voix du blond, de ton ami te revient. Tu te tournes légèrement, en souriant doucement. « Bien sûre que oui, Désiré. », tu lances certain & serein.  Tu en as l'envie, le désir. La salle sur demande s'ouvre dans un sourire, un plaisir, un désir. La salle s'étend vide & sans danger. « On s’entraîne juste. », lâches-tu en douceur.  Le masque se fracture, se fissure pour Désiré. Tu ne sais pas vraiment jouer, mentir, faire semblant avec lui. Ami, allié, il est de ton âge mais pas de ton année, tu ne cesses de maudire ta date d'anniversaire, haïssant ta naissance.  Tu maudis ton héritage, ton sang, ne tirant que de la colère de ce qu'on t'offre.

« Allez, je vais pas te manger, Désiré. », un rire s'égare sur ton palais & tu t'incline en douceur, repoussant ta fureur à d'autres jours, à d'autres instants. Tu t'inclines, saluant ton adversaire avec une fausse douceur, une atroce bienveillance. Il est lent, trop lent, tu le sais. C'est ce qui le perdra, le tuera. Tu détends ton bras dans un geste souple, agressif, le sort explose dans un murmure, tu déclenches les hostilités dans des lueurs passionnelles dans tes yeux clairs. « N'aie pas peur, attaque-moi, Dé'. Imagine que je suis ton ennemi. ». Tu ignores que tu n'es pas si loin de la vérité.

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JUIN 97. LES TROIS BALAIS, PRES-AU-LARD, ECOSSE. «  Donc, je vais résumer, Illyana. », tu susurres, rongé par la colère, passablement agacé, du haut de tes dix-huit ans. Tu fais le tour de la chambre confortable. « Tu me quittes. », tu serres  les dents, agressif, incisif. La froideur se liquéfie, ne devenant qu'un vaste & mauvais souvenir. Elle serre ses mains sur son ventre, sentant la violence. L'orage sonne, résonne. Il roule, prêt à la pulvériser. Tu fais le tour de la pièce encore & encore, perdant tes doigts dans tes cheveux. Elle te quitte. Tu fulmines, ta fureur te rendant cruel, désagréable, invivable.

Fraîchement diplômé, tu te sais redoutable, implacable, malgré l'étau  de la guerre, des horreurs et des non-dits. Tu sais qu'il te faudra choisir un camps. Bientôt. Mais pas sans elle, pas sans cette rousse incendiaire qui te brûle le ventre & le cœur. « Pour cette putain de guerre. », le coup part & tu grondes de douleur. Tu as les sentiments toxiques, imbéciles. Tu as le cœur en vrac, trucider sous le poids de ton âme. « Tu ne veux pas de moi parce que je suis un sang-pur. Parce que je suis un Lestrange. », les syllabes s'étranglent dans ta gorge, s'égarent sur ton cœur. C'est ce que tu es, c'est ce que tes yeux trop clair disent, tes cheveux bruns également. Fichu portrait craché de ton père, tu sais que tout ton être impose Lestrange, tout ton cœur pompe le sang bleu dans tes veines. Tu te brûles un peu plus, un peu trop. « Parce que je n'appartiens pas au même monde que toi. », siffles-tu.

Tu le sais. Cette différence entre toi & elle qui crée des fossés, des rivières & des monstres d'indifférence. Tu le sais qu'elle n'est pas toi. Tu le sais qu'être avec elle est impossible.  L'amour n'a pas de frontière mais les mondes si. Et parfois, il est inutile de lutter, d'aimer à l'infini. Tu reposes ton front contre le mur. « Tu as raison, tu es qu'une foutue sang-de-bourbe. », la colère a déserté ta voix, remplacé par la froideur de toute une vie, de tout un pari. C'est le seul moyen de survivre. Tu ne dois pas aimer. Tu ne dois pas t'accrocher. La haine est vive, les blessures s'écrasent, à vif, à fleur de peau. « Pars, Illyana. On a plus rien à se dire. », la porte claque & tu remets le masque. Tu te glaces.  Tu t'écrases, pauvre prince des hivers, des enfers.

   
Pourtant malgré moi de la peur je suis l'hôte. Je suis l'enfant d'un peuple sourd. Qu'on vienne à mon secours. J'ai construit des barrières, la vie suit son cours. Je n'attends plus le jour, j'ai renié mes dieux pour toujours.
OCTOBRE 1997. CHAUDRON BAVEUR, CHEMIN DE TRAVERSE, LONDRES, ANGLETERRE. « Tu as triché, Lestrange. », siffle l'homme face à toi, caressant une fureur brutale dans son cœur. Mauvais perdant, les odeurs d'alcools le font tanguer, vaciller, ciller. « Je ne pense pas. », les cartes s'étalent sur la table, te ramenant aux jeux de l'enfance, au temps de l'innocence. Tu ne triches pas, tu n'as jamais triché. Tu détestes perdre, ne supportant pas le goût des échecs & des défaites. « Je t'ai vu avec tes cartes dans ta manche ! », il siffle, obsédé, écrasé par la honte de se faire battre par un jeune adulte à peine sorti de l'adolescence. Tu ébouriffes ta tignasse brune, glissant vers l'assemblée qui vous écoute. Il se fait plus menaçant, plus désobligeant.  Il ne comprend pas l'indécence de sa position, le ridicule de ses mots. « Je ne triche jamais, par Merlin. », ta voix se fait froide, teintée de mépris & de glace. Tu l'assassines d'un regard, les doigts crispés sur ta baguette. « Si vous ne supportez pas de perdre une ridicule partie de cartes, ce n'est pas mon problème. », non, ça ne l'est pas. Tu es venu fuir ta mère, fuir la maison & les problèmes. Rabastan est  libre, encore. Elle craint pour sa vie & la tension s’accélère, s'égare. Tu ne supportes plus les cris, les reproches & les approches de ta génitrice. Tu veux juste la paix. « Tu n'es qu'un fils de pute, Lestrange. Un enfant sans père. », il grimace un sourire, fier de sa réplique, certain de te toucher, de te blesser. « Et ce soir, tu vas payer pour tout ce qu'à fait ton ... », la voix se suspend, s'étrangle. Une baguette est tendue , sans un mot, pliant l'homme de douleur, d'horreur.

Tes yeux clairs s'agrippent à ceux de l'homme face à toi. Sec, il semble avoir vécu l'enfer, il semble avoir volé la vie à d'autres. Il semble ressembler à la photo coincé dans le miroir de ta chambre. Il a vieilli, il s'est corné, écorné. Il n'est plus le même. Tu  n'étais qu'un bambin. Les souvenirs ont depuis longtemps oublié ce père. Il n'existe que dans les terreurs nocturnes de ta mère. Il n'existe que sur des photos de vieux journaux. La débâcle te malmène. Ce n'est pas possible. « Rabastan ? », tu n'es pas sûr, pas certain. Fils de rien, tu es l'enfant sans père, accusé des déboires d'une ombre étrangère. « Vous êtes Rabastan Lestrange ? », les mots défilent, te lacèrent.Tu n'en comprends pas bien le sens. Tu n'en comprends pas bien les accents. « Oui. », il semble souffler dans ses yeux trop clairs, trop nets, trop sales : Oui, je suis ton père.

Tout s'embrouille, se mêle & se démêle. Un canon sur la tempe, tu as le cœur & l'âme en flamme. Les cendres s'envoleront au matin. Tu n'es plus l'enfant sans père. Tu n'es plus vraiment le fils d'un mangemort. Tu es son fils. «  Je ... », comment on appelle un homme qui n'a jamais eu le nom de père ? Tout de lui était tabou, à jeter à la cheminée. Tout en lui n'est que pure souffrance, cauchemars & mensonges. Tu devrais le fuir, le détester. « Nous devrions trouver un endroit calme pour parler, Aramis. », tu  hoches la tête en douceur, enjambant l'homme sans un regard. Il est le seul qui compte. Il est le seul à avoir toutes les réponses. Confiance aveugle, tu ne réalises pas qu'il tire toutes les ficelles. Tu ne réalises pas qu'il n'est pas si bienveillant.  En quête de vengeance, il t'enrobe dans le sucre & le miel. Trop vite, tu veux lui plaire. Trop vite, tu l'aimes. Cruelle erreur.  

≈✧≈

MAI 1998. DEMEURE DES VASILEV..  Gwen va bien. Tu inspires brutalement. Ton père va bien. Tu soupires, calmement. La lettre est claire, courte & nette. Tu ne dois plus t'inquiéter. Le papier s'embrase dans la cheminée. Tu inspires & expires calmement, lentement. « Tu n'as pas été blessé, Zahari ? », tu as pu t'approcher, te battre un peu mais trop vite, tu n'as pas pu plus approcher, gagner de la distance. Les cheveux d'ébène attrape tes pupilles, tu ne sais que trop bien son côté. Il n'en a jamais fait un secret.  Pas la moindre blessure s'étale. Pas la moindre douleur. Presque animal, tu ne sens aucune souffrances, aucune tensions. Il n'a pas mal. Il va bien. Les yeux clairs sont plus sauvages, plus audacieux. Il a vu la mort. « On ne dirait pas. », ce n'est pas un reproche, c'est un soulagement. Brutal, incisif, agressif, tu t'étales dans ton soulagement.

Crac, le mangemort est là, dressé dans sa tenue de mort, prêt à tuer, prêt à tout écraser. Et sur son épaule, la chevelure rousse familière, trop connue. Tant aimée & tant détestée, elle s'est évanouie dans son sommeil. « On vous l'a mise de côté. », tes yeux clignent, ne comprennent pas. Le cœur décharné, tu subis la terrible vérité. Tes yeux se plongent dans ceux de Zahari. L'agacement se lit, évident dans ce sourcil qui se hausse. Il n'avait sûrement pas prévu que tu sois mis au courant. Tu sais qu'il le fait pour toi. Tu sais que c'est sa tendresse à lui. Un peu touché, les paroles n'ont pas besoin d'être entre lui & toi.  Des années que vous vous rencontrez. Des années à être alliés. Tu sais qu'il t'a toujours un peu protégé. Tu n'as pas pu retenir la douleur quand elle t'a quitté. Tu n'as pas pu lui cacher. Elle t'a pulvérisé, piétiné. Pourtant, ce n'était jamais assez. « Que comptes-tu en faire ? ». Au fond tu sais déjà, mais tu veux juste l'entendre. Tu veux dire adieu.

Ses yeux se perdent dans les tiens, le silence s'égraine. « Tu le sauras bien assez  tôt. », sa voix est douce, trompeuse, mielleuse. Il peut tous les tromper, les troubler. Mais pas toi. Jamais toi. On ne te trompe pas, on te trahit pas. On ne te ment pas. « Je le sais déjà. ». Tu sens l'odeur du sang sur elle, les cris, la violence, sa chaire qui se disloque. Elle te supplie, elle pleure. Un peu d'indulgence. Est-ce qu'elle en a eu pour toi ? Dans  un souffle, un murmure, tu lâches non. C'est fini. Tu ne bronches plus. Tu n'as plus de cœur. « Détruis-la. », ce n'est pas un ordre, c'est une demande silencieuse, une vengeance rampante & cruelle.

≈✧≈

DECEMBRE 1998. HERPO CREEK, MANOIR DES LESTRANGE, ANGLETERRE..  « Je te l'interdis, Aramis. », sa colère est partout. Elle vibre, se faisant brutale, implacable, animal. Elle n'accepte pas, ne tolère pas. La neutralité lui est vitale, importante. Elle refuse la frénésie de ton père. Elle souffle horreur & douleur sur le nom de Lestrange, ne supportant pas tes choix. « Et que m'interdisez-vous au juste, mère ? De choisir ma vie ? », ta voix est calme, posée, glaciale. Le petit garçon joueur est mort, étouffé par ses peurs. Prince des glaces, tu n'as sur le cœur qu'une couche d'horreur. « De choisir cet homme. », elle crache ses mots comme une insulte. Tes doigts plient la page du livre pour la tourner, peu concerné par ses crises. « Cet homme est mon père. Cet homme ne me voit pas comme un gamin stupide et effrayé. », laconique, tu te désintéresses de ses opinions, de ses gestes. La partie d'échecs entre eux vous a pris en otage, en esclavage.  « Cet homme veut juste te voler à moi ! », le vase tombe dans ses hurlements d'hystéries. La maison vrombit d'une magie furieuse, monstrueuse. Elle vomit sa haine. Elle ignore que  tu l'aimes. Elle ignore qu'il t'offre  ce qu'elle ne t'a jamais offert. Il n'est pas question de contrôle, d'éviter la folie, de pleurer sur ton héritage. Il n'est question que de fierté, de tendresse paternel & des mots qui ne t'échappent pas, qui ne s'égarent pas. « J'ai déjà choisi & le maître sait. ». Il sait le don. Il sait la puissance. Ton devoir est là. Il est fier ton père. Tu es précieux. Tu seras victorieux.

Elle s'approche, sa main se lève, assassine, prête aux coups. Un grondement résonne. Le mâtin des Pyrénées se dresse, hostile, peu fragile. Imposant, l'animal est prêt à la réduire en cendre. Le cadeau de tes vingt ans. Un chiot devenu gardien féroce, véloce. « Philibert. », il écoute, fixé sur toi. Il sait son rôle. Il sait les dangers qu'il doit t'éviter. Ta mère frémit, se raidit. Tu gagnes la partie. « Couché. », brutalement, le chien se plie à tes volontés. Il s'écrase au sol, chassant toute violence du bout de sa gueule.

≈✧≈

FEVRIER 1999, ANGLETERRE. Tu te fractures. De défiance en méfiance, tu as gagné la marque. Simple arriviste, fragile serdaigle, tu as vaincu. D'épreuves en épreuves, tu as fait tes preuves. Redoutable en duel, pratique, discret, tu es devenu un peu plus utile, un peu plus précieux. Tu te persuades de protéger Gwen. Tu te persuades de faire les bons choix quand la marque te disloque. La chaire brûle, s'embrase.  Ton cœur s'écrase, s'échappe. Père est fier. Tu as vu la lueur dans ses yeux. Tu as vu. Tout ira bien. Tout ira pour le mieux. La douleur te courbe, te découpe. Tu geins, gémis, t'oublies.  Tout te bouleverse & part à la renverse. Assez, assez de pleurs, de douleurs. Il te fallait choisir. Il te fallait gagner, régner. Tu devais le faire. Tu y crois. Tu te persuades. Tu es fort sous la vie qui se dérobe. Tu es fort sous la marque. La douleur te fracture & tu renais. Tu es mangemort.

≈✧≈

DE 1999 à 2002, ANGLETERRE.  « Zahari,

Je te le répète encore : Méfie-toi. Désiré ou Zdravko , comme tu l'appelles, ne sont qu'un morceau de la vision que j'ai eu. Tu la connais. Tu le sais. Et je ne me trompe jamais. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur. Je ne veux pas qu'il te fasse souffrir. Ce n'est qu'un rebut, il n'est plus un ami. Je n'ai plus d'amis. Ni lui, ni Nyssandra, je n'ai que toi. Et je le tuerai de mes mains à la moindre souffrance, à la moindre erreur qu'il commettra. Entre lui & toi, j'ai choisi. Et je choisirai encore & encore.  Il ne doit pas t'ensorceler, ce bâtard de pacotille. Je m'en voudrai de te perdre pour ce garçon. Je tiens d'avantage à toi, qu'à lui. Toi, tu as toujours été là.

Je sais que tu le sais. Il ne s'est pas libéré seul. Les insurgés ont aidés. Mais qui dit que toi, tu y es étranger ? Je n'accuse pas. Tu sais que je sais tout. J'avance, mon don avance. Les visions sont imperméables, difficiles, mais pas imprenables. Son journal est utile. J'y suis arrivé, à en provoquer. Elles demeurent pourtant floues, étranges. Je ne suis pas assez concentré. Il faudrait que j'y arrive. C'est proche, tout proche. Le contrôle est là, je le sens. Les secrets ne peuvent pas rester secrets après tout.

Les événements se précipitent. Depuis la bataille de Poudlard,  et puis les derniers événements, tout est allé très vite. Les tortures, les interrogatoires, les disparitions. C'est normal. On ne fait pas ça sans raison, je le sais. Les batailles contre les insurgés s’accélèrent. Les nocturnes & les métamorphes & plus encore. Il était temps que Beltane arrive. On peut peut-être souffler un peu.

Je te remercie, Zahari.
D'être ce que tu es.
De me protéger.
D'être toi.

Aramis. »

   


Dernière édition par Aramis Lestrange le Sam 16 Mai 2015 - 20:33, édité 116 fois
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TEY MOCHE.
JE T'AIME PAS.
Bienvenue What a Face Bonne chance pour ta fiche, bad boy kr
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Soit le bienvenue grand frère !!! calin
Bon courage pour la rédaction de ta fiche et je suis à ton entière disposition en cas de question/doute etc... ^^
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Bienvenue ici, sale Mangemort moche mg Bonne chance avec cette fiche ! Du sang neuf, ça fait du bien, et nos vilains seront bien contents de voir leurs rangs gonflés un peu.
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bienvenue parmi nous, BG !
bonne rédaction de fichette, hâte de lire tout ça ! minikr
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Bienvenue parmi nous ! I love you Bon courage pour ta fiche, et j'adore son prénom yeux
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WIZARD • always the first casuality
Pansy Parkinson
‹ disponibilité : dispo bitches
‹ inscription : 25/10/2014
‹ messages : 4640
‹ crédits : prométhée
‹ dialogues : 'lightcoral'
aramis ≈ le vent dans nos yeux soufflera les larmes 1481838266-pangif

‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : vingt-quatre ans (née le 5 mars 1980)
‹ occupation : rentière déchue, mondaine destituée.
‹ maison : le choixpeau s'est a peine attardé sur sa tignasse brune avant de l'envoyer à Serpentard, dont elle est devenue préfète en 5ème année.
‹ scolarité : de 1991 à 1998.
‹ baguette : Elle faisait 19 centimètres, en merisier et cheveux de vélane, capricieuse et imprévisible, sensible aux sentiments négatifs. Cette baguette a cependant été volée par le Limier et aujourd'hui, elle en utilise une autre, bien moins adaptée à sa main.
‹ gallions (ʛ) : 7012
‹ réputation : Rien qu'une sorcière de salon, une bonne à pas grand-chose en dehors des ragots et commérages, une peste se régalant du malheur des autres, une idiote aveuglée par ses sentiments, moralisatrice en dépit de son propre penchant pour les écarts et les erreurs. Le roquet de Malfoy, puis celle que Blaise Zabini a cocufié, abandonné puis engrossé avant de partir à nouveau. Une garce qui mérite tout ce qui lui arrive. Une enfant gâtée, malgré l’aide donnée aux insurgés dans l’infirmerie de fortune de Poudlard.
‹ particularité : Complètement à la dérive depuis la fin de la guerre, on la croise souvent alcoolisée et cruelle, prête à se greffer à la moindre rixe, au moindre esclandre.
‹ faits : Elle a perdu la garde de ses filles, les jumelles Violet et Briar-Rose (née en Aout 2002) à la fin des combats, car on a jugé son sang pur comme inapte à les élever et ce même si leur père, Blaise Zabini, est considéré comme un héros de guerre. Elle a également perdu sa fortune et son statut et n’a plus aucune influence. Personne n'est tendre avec elle car les anciens rebelles la voient comme une garce à abattre et les sorciers lambda n'ont l'image que d'une gamine pourrie gâtée qui vivait dans une tour d'ivoire alors qu'ils crevaient de faim. Condamnée à vivre dans une demeure autrefois grandiose mais maintenant totalement insalubre, elle ère coincée entre sa mère tyrannique et sa tante furieuse, désœuvrée et désabusée.
‹ résidence : Dans l'hôtel particulier Parkinson, situé dans le quartier de Barkwith, sur le Chemin de Traverse. Ancien symbole d'une grandeur aujourd'hui étiolée, la demeure tombe en ruine et menace de s'écrouler depuis les émeutes de janvier 2002. Ses parents possédaient un manoir à Herpo Creek, il n'en reste qu'un tas de cendres et elle n'a plus accès à son bel appartement de la Bran Tower depuis la désertion de Draco durant laquelle elle a également pris la fuite.
‹ patronus : Une hirondelle à peine corporelle
‹ épouvantard : Les corps inanimés de Briar-Rose et de Violet.
‹ risèd : Simplement un matin ordinaire, des draps clairs et propres, une chambre lumineuse, des rires d'enfant emplissant le couloir avant que les deux têtes brunes ne sautent sur l'épais duvet. Un avenir pour elles, aussi, surtout.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t3200-pansy-fleur-du-mal
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Toi ici :-^: quel heureux 'hasard' hehe
Bienvenue sur Excidium kr J'te sens bien entouré mais si tu as besoin de quoi que ce soit ou la moindre question, n'hésite pas à venir nous trouver kr J'ai hâte de lire ta fiche et de voir ce personnage, gosh ça fait beaucoup trop longtemps jule sex

• • •


Some days I feel everything, others are numbing, can never find the in between, it's all or nothing. Half my bones in city streets, the other in my sheets, and I don't think they'll ever get the chance to meet. I never wanted to be here now, one foot in the grave, other on the ground. I can't process what I'm feeling now, this skin I can do without.
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bienvenue! pétille
je ne connaissais pas ton avatar qui est très mignon :russe:
bon courage pour la suite de ta fiche fire
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
Draco Malfoy
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.
aramis ≈ le vent dans nos yeux soufflera les larmes Tumblr_ob1ibueZ761rmsoypo3_250

‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 12287
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
aramis ≈ le vent dans nos yeux soufflera les larmes 489546spea
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
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ouuuh que j'aime ton choix de pseudo jule BIENVENUUUE officiellement parmi nous avec ton beau brun iiih comme l'a dit Pansy, on est à ta disposition si besoin donc n'hésite surtout pas si besoin superman bon couraaage pour ta fiche !

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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